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mardi 29 mars 2016

Seuls 26% des Français jugent positive l'appartenance de la France à l'UE

L'UE présente plus d'inconvénients que d'avantages, selon trois Français sur quatre

Les populations européennes jugent sévèrement leur appartenance à l’Union européenne


Un sondage Elabe pour Atlantico révèle d'importantes disparités entre les plus grands pays d’Europe  
sur la manière dont leurs populations jugent avantageuse ou pas leur appartenance à l’Union européenne.  En effet si les Espagnols et les Allemands sont respectivement 54 et 42% à juger cette appartenance bénéfique, les habitants du Royaume-Uni ne sont que 26% à le penser, tout comme les Français et les Italiens, et les habitants du Benelux (25%).





 Yves-Marie Cann : Deux pays se démarquent par la perception majoritaire au sein de leur population d’un avantage à appartenir à l’UE : l’Espagne et l’Allemagne. A contrario, on constate que le sentiment majoritaire au Royaume-Uni, en France, en Italie et dans les principaux pays du Benelux est que l’appartenance à l’Union européenne a plus d’inconvénients que d’avantages.

Yves-Marie Cann : Cela peut relever de facteurs culturels et politiques comme au Royaume-Uni, où l’appartenance à l’UE est un sujet de débats depuis des décennies. Cela peut également être lié à la situation économique du pays ou de son niveau de leadership dans l’Union européenne



dimanche 20 décembre 2015

Le secteur public ne connaît pas la crise et l'austérité

Enquête sur un mal très français, le train de vie du secteur public

Un article de Philippe Eliakim dans capital.fr du 18 décembre 2015

Nos finances ont beau être à l’agonie, beaucoup d’élus et de [hauts] fonctionnaires continuent de mener grand train avec l’argent public. 

Tout le monde au sol !
Le bouton va péter...
[L'alternance socialiste n'y a-t-elle rien fait ? A-t-elle même enkysté plus profond les vilaines habitudes ?]

Les naïfs convaincus que nos élus et nos [hauts] fonctionnaires sont devenus économes avec les deniers publics feraient bien d'aller flâner un peu dans les sous-sols de Paris. Pas dans les égouts ni les catacombes, rassurons-les, juste sous l'esplanade des Invalides [lieu de compassion de l'Etat-PS], dans le très chic quartier des ministères et de l'Assemblée nationale.
Là, en contrebas du gazon (la terrasse est quand même à l'air libre !), ils tomberont sur le fameux restaurant Chez Françoise (ci-contre) cantine attitrée de nos hommes politiques et de leurs conseillers de cabinet.  [Outre Chez Laurent (lien PaSiDupes) ou aussi La Maison de l'Amérique latine (lien PaSiDupes) ]. Comme eux, ils pourront y déguster une Poêlée de cèpes à la pointe d'ail (22 euros), suivie d'une Sole meunière entière (45 euros) 
accompagnée d'un Rully Clos de Bellecroix (40 euros) [désolé pour les "sans dents" du si 'compassionnel' Hollande]. Mais eux devront régler avec leur propre argent, pas avec celui des ministères, ni avec l'indemnité de 2.500 euros que l'Assemblée accorde tous les mois à chaque député pour ses menues dépenses [et plaisirs].

Après quoi, nos enquêteurs seront en forme pour rejoindre la station Total, enterrée elle aussi sous l'esplanade à une petite centaine de mètres de là. On leur conseille de s'y boucher le nez et les oreilles, car le ballet des grosses berlines officielles qui viennent y faire le plein au tarif fort (1,485 euro le litre de SP 98 à la mi-septembre) ne cesse pas de la journée. Et les chauffeurs font volontiers tourner l'appareil de lavage, pour tromper l'ennui en attendant leur directeur de cabinet ou leur député... On pourra toujours objecter que les tarifs de "Françoise" sont relativement raisonnables (le quartier abrite des tables nettement plus onéreuses), qu'il faut bien mettre de l'essence dans les voitures et que, de toute façon, les choses se sont toujours passées comme ça aux abords de l'Assemblée. Peut-être. Mais c'est justement cela le problème.

[A 'bling bling', bling bling et demi]  

Lorsque les finances de la République se portaient à peu près bien, on pouvait à la rigueur [?] accepter [ou tolérer] que nos élus, nos hauts fonctionnaires et pas mal d'autres agents publics prennent leurs aises avec l'argent du contribuable. Mais maintenant que le pays croule sous les déficits, que les impôts battent des records et qu'une bonne partie de la population peine à boucler ses fins de mois, leurs frasques deviennent difficiles à supporter. 

La lecture de ces lignes fera sans doute bondir plus d'un fonctionnaire. Entre le gel de l'indice, imposé depuis quatre ans par les gouvernements successifs, la réduction généralisée des crédits et les coupes claires dans les effectifs des ministères non prioritaires (2.500 postes ont encore été supprimés à la direction des impôts l'an dernier), beaucoup d'entre eux subissent la rigueur de plein fouet. Et travaillent dans des conditions qui frôlent la misère. Les policiers condamnés à officier [disons même à "s'éclater' ?] dans des commissariats aux murs lézardés avec des voitures de service hors d'âge en savent quelque chose. Les enseignants des maternelles, qui doivent faire des pieds et des mains pour obtenir un simple lot de crayons de couleur, aussi [mais c'est une affaire entre le SNUipp -étrangement patient- et les communes, tandis que les lycées, sous le joug de Najat Vallaud-Belkacem, n'ont guère d'autre priorité que la causette à bas coût (compassionnelle mais aussi idéologique), à hauteur des crédits réellement palpables sur le terrain, avec la diversité -réduite à telle ou telle communauté, notamment homosexuelle- en passant par le néo-colonialisme ou l'anti-libéralisme et l'anti-mondialisation, sans oublier le manque de considération -voire de respect- dus par les adultes aux jeunes].   

Mais à côté de ça, quels gâchis ! 
Et quelle désinvolture dans l'utilisation des fonds publics ! Un exemple entre mille. Il y a quelques mois, deux élus de Saint-Laurent-du-Maroni, un minuscule port de Guyane [chérie de Christiane Taubira], se sont offert un voyage de 16.500 kilomètres jusqu'à Durban, en Afrique du Sud, avec l'argent de leurs électeurs. [Bon, peut-être ne devons-nous pas être si mesquins: ils suent sang et eau pour nous servir...] Officiellement, il s'agissait d'assister au congrès de l'Association internationale des villes portuaires, mais nos deux amis ont dû se sentir bien petits aux côtés des représentants d'Anvers, de Buenos Aires ou de Rotterdam ! Et bien seuls aussi, car le délégué aux affaires portuaires de Saint-Laurent-du-Maroni n'était pas du voyage... Le plus inquiétant, c'est que cette affaire, révélée par le site Guyaweb, n'a donné lieu à aucun scandale [dans Le Monde ou Libération], à aucune sanction [du très sourcilleux Manu Valls], ni à aucune reprise, même dans la presse locale [BFMTV a tant à faire pour lutter pour le muticulturalisme et contre le pluralisme de l'information]. Trop banal, sans doute. Comme le dit le député apparenté PS René Dosière, "la France n'a pas rompu avec la culture de la dépense"[Son patron, Bartolone, n'est pourtant pas tendre avec certains, s'ils ne sont pas des siens]. 

[La presse détourne son regard impitoyable sur le gaspillage alimentaire et tacle la grande distribution ]

Notre enquête ne fait que le confirmer. Entre les logements de complaisance distribués à la pelle [S'ils étaient de droite, on saurait que des élus, recteurs d'académie ou diplomates, plusieurs milliers de personnes -y compris des gendarmes, militaires ou des directeurs d'école communale- habitent toujours dans des appartements de prestige aux frais des contribuables], les flottes de voitures de fonction un peu trop généreuses et les incroyables privilèges de certains systèmes de retraite, plusieurs milliards d'euros s'envolent chaque année [Rendant évidemment la suppression des taux réduits de TVA inéluctables]. 
Havre de paix de style Renaissance
pour ronds de cuir bien-pensants
[L'AP-HP, qui met gratuitement plus de 1.100 logements à disposition de ses employés -dont certains ne travaillent plus dans l'institution-, et loge une demi-douzaine de hauts cadres dans le prestigieux hôtel Scipion, à Paris [sis au 13, rue Scipion dans le 5e arrondissement de Paris [quartier Sorbonne et Panthéon], qui n'héberge donc pas seulement l'administration de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis 1983, au temps du président Mitterrand, icône socialiste].

Dans ce concert de gaspis, l'Elysée fait figure d'exception. Compressé comme jamais sous les ordres de François Hollande, son budget est repassé l'an dernier sous la barre des 100 millions d'euros. Comme quoi on peut laisser dériver un pays et s'appliquer à soi-même une discipline de fer. 
[Un arbre de vertu (médiatique) peut cacher une forêt de turpitudes]

samedi 10 mai 2014

Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée

Vincent Feltesse nommé conseiller à l'Élysée

Les dépenses de Hollande, hors "pacte" de stabilité de Valls


Battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été nommé vendredi conseiller "spécial" à l'Élysée. 
Vincent Feltesse, 47 ans, avait été le directeur de la campagne numérique de François Hollande en 2012. 
Il était devenu député mi-2012, étant le suppléant de la socialiste Michèle Delaunay, dont le patrimoine est (officiellement) évalué à 5,4 millions d'euros, sortie du gouvernement avec l'arrivée de Manolo Valls.
Feltesse lui a rendu son siège au Palais Bourbon le 2 mai et s'est retrouvé perdant de tous côtés, Gros-Jean comme devant.

L'Elysée devient un asile pour chiens battus

Feltesse ne fera pas d'ombre à Hollande. Battu aux dernières élections municipales à Bordeaux par le maire UMP sortant Alain Juppé, l'ancien maire de Blanquefort de 2001 à 2012 a perdu dans la foulée la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), qu'il détenait depuis 2007. "Il est très intelligent (et ça se voit aux photos), mais n'a pas tellement de réseau au sein du groupe socialiste", jugeait récemment un parlementaire anonyme du PS.

Salle d'attente pour Moscovici qui se fait attribuer une ..."mission" 

En dépit de son bilan calamiteux, l'ancien ministre de l'Économie vise un poste à la Commission européenne
En attendant, Hollande lui attribue une mission-bidon -et probablement bénévole - dont on ne sait encore rien. Ce n'est en fait qu'une astuce pour lui permettre de transmettre son siège à son suppléant sans passer par une législative partielle. Comme si l'ex-locataire de Bercy n'était pas demandeur, ceux qui mettent des mots dans la bouche de Hollande assurent qu'avant son départ du gouvernement François Hollande aurait "confié" à Pierre Moscovici: "Tu ne seras plus ministre, tu seras commissaire européen". Un échange que Pierre Moscovici confirme "à demi-mots" sur LCI lundi, évoquant des "responsabilités européennes" à venir, comme, justement, il le souhaitait.

L'ancien ministre de l'Économie retrouve aujourd'hui son fauteuil de député du Doubs.
 
Un fauteuil qu'il devrait logiquement remettre en jeu dans une élection législative partielle lors de son hypothétique départ pour Bruxelles, prévu en novembre. Le poste de commissaire européen ne rentre en effet pas dans les conditions lors desquelles un député peut transmettre son mandat à son suppléant (conditions énoncées dans l'article LO-176 du code électoral). 
Mais, au vu des résultats des élections municipales dans la circonscription de l'ancien ministre, tout porte à croire qu'une telle élection aurait été perdue par le PS. Or, avec le retour de Cécile Duflot à l'Assemblée, la majorité absolue du PS ne tient qu'à un siège: avec le départ de Moscovici, elle risquait donc d'être perdue.

Sachant que les ministres sortants sont nommés dans les commissions parlementaires, le changement de gouvernement ne leur imposera pas un retournement douloureux. Jean-Marc Ayrault siégera dans la commission des Affaires étrangères, Moscovici aux finances, Philippe Martin au Développement durable, sans les conflits d'intérêts assortis à un recyclage dans le privé, mais avec un bonus sur leur rémunération de représentant du peuple laborieux. 
Moscovici, ministre socialiste
en montre Jaeger Lecoultre,
a réussi sa vie...
Soit 7.100,15 € brut mensuel (quelques fois le SMIC), avec les avantages en nature, les indemnités (de fonction ou de résidence, par exemple), les prestations familiales et allocations diverses, les régimes spéciaux de sécurité sociale, de prêts et de retraite (à 62 ans en 2016: 2.700 euros nets par mois, en moyenne), et les budgets liés à la fonction.


Une misère par rapport au traitement du président de l'Assemblée nationale à hauteur de 14. 270,65 € brut. Et pour le socialiste Bartolone, représentant de la très défavorisée Seine-Saint-Denis, ce n'est pas le Pérou: ce n'est que "justice sociale"... Les dealers du 9.3 ne sont même pas envieux !