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jeudi 5 mars 2020

L'Assemblée nationale contaminée au coronavirus

Le député alsacien Jean-Luc Reitzer et un salarié hospitalisés pour coronavirus

Jean-Luc Reitzer, député (LR) du Haut-Rhin est hospitalisé ce jeudi à Mulhouse. 

Il est atteint du coronavirus. L'information est confirmée. Son état est jugé inquiétant.

Jean-Luc Reitzer, député alsacien (Les Républicains) est hospitalisé dans un "état sérieux" en réanimation à l'hôpital de Mulhouse, selon l'un de ses collègues. Le test de diagnostic pratiqué ce jeudi confirme la maladie.

Le député du Haut-Rhin, âgé de 68 ans, était absent cette semaine de l'Assemblée nationale  il était présent aux questions au gouvernement le mardi 25 février. A Altkirch, commune dont il a été maire pendant 34 ans, son successeur, Nicolas Jander lui a souhaité un "prompt rétablissement". 
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand confirme jeudi soir qu’un député est contaminé, ainsi qu’un salarié de la buvette de l'institution. 

Jean-Luc Reitzer est député de la 3e circonscription du Haut-Rhin depuis près de 32 ans. Mulhouse est l'un des principaux foyers de coronavirus en France. De nombreuses personnes ont été contaminées lors d'un rassemblement évangéliste dans la semaine du 17 au 24 février dans le quartier de Bourtzwiller.

lundi 6 janvier 2020

Harcèlement sexuel: les députés ne s'épuisent pas surtout au travail

L'Assemblée reconnaît de "nombreuses" situations

Face à des conditions propices au harcèlement moral ou sexuel,
 

Les ronflements de députés alimentent l'antiparlementarisme 

travail de nuit, promiscuité, relation de pouvoir, etc..., l'Assemblée nationale muscle son dispositif. Mais, deux ans après #MeToo, les collaborateurs s'alarment de situations encore "nombreuses et préoccupantes". Et encore, seul(e)s sont en cause des adultes.

"Un cas de harcèlement, c'est déjà trop, il faut que ça s'arrête," s'étrangle d'emblée Brayen Sooranna, représentant CFDT des quelque 2.000 "petites mains", hommes et femmes vaccinés qui assistent les élus du Palais Bourbon, sur place ou en circonscription : bien évidemment, ils ne sont recrutés qu'au vu de leurs seules compétences, mais la plupart ont des ambitions politiques et nombreux sont les députés qui ont commencé comme collaborateur ou collaboratrice d'élu. Les moyens mis en oeuvre par les uns pour parvenir à leurs fins, comme ceux exigés par les autres, renvoient au monde interlope de la nuit qu'imaginent les électeurs et qu'évoquent les carrières de starlettes soi-disant tombées aux mains de tous les Harvey Weinstein ou Gabriel Matzneff qui n'ont qu'à se baisser pur ramasser des Adèle Haenel et autres Vanessa Springora, qui vingt et trente ans plus tard crient leur dégoûts d'elles-mêmes. Les unes et les autres font tout-à-coup oeuvre de salut public, quand, lesbiennes ou féministes, elles ne sont pas mues, avant tout, par la haine du sexe opposé. 

La presse se fait rarement mais régulièrement l'écho de procédures aux prud'hommes à l'encontre de députés 

Comme dans les cas de pédérastie ou/et de pédophilie - on pense à Daniel Cohn-Bendit et Gabriel Matzneff ou Frédéric Mitterrand - , les dossiers ne sont qu'entr'ouverts et traités de manière allusive, tel celui de la LFI Muriel Ressiguier dernièrement (en novembre 2019, deux anciennes attachées parlementaires de la communiste Muriel Ressiguier, leur bourreau au Parti de gauche, l'attaquent aux prud'hommes pour motif de licenciement abusif et de harcèlement moral) ou, plus ancien, de Clémentine Autain, fille d'actrice (et petite-fille du fondateur du Front national pour l'Algérie française) et de chanteur, victime d'un viol à l'âge de 23 ans, et collaboratrice d'un sénateur, puis d'une conseillère de Paris. 

Des accusations démenties à chaque fois par les intéressés, certains portant plainte pour "dénonciation calomnieuse", comme cet ex-Cap21 toulousain, Pierre Cabaré (62 ans, LREM), vice-président de la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.

Il n'existe pas de statistiques du harcèlement à l'Assemblée.
En matière de sexualité, la transparence n'est pas du voyeurisme et encore moins qu'ailleurs à l'Assemblée. Le 30 janvier 2019, dans son rapport annuel remis au Président et au Bureau, la Madame Déontologie du Palais Bourbon avait pourtant indiqué avoir en moyenne deux rendez-vous par mois avec des personnes se disant victimes, principalement de harcèlement... moral. L'honneur est-il sauf ?

Depuis 2013, cette personnalité indépendante - on peut donner son nom, Agnès Roblot-Troizier (non pas sexologue, ni psychologue, mais juriste) : elle n'est pas islamiste -  a en sus de ses attributions (conflits d'intérêts, contrôle des frais de mandat...) une mission de lutte anti-harcèlement, avec un "référent". 

Au vu d'un dispositif "insuffisant" de son propre aveu, et après des alertes répétées, une cellule "de prévention et d'accompagnement", avec un médecin, un psychologue et un juriste spécialisé - c'est du lourd ! - est lancée en janvier, conformément à un vote des députés au printemps. En accord avec la victime, la cellule pourra transmettre son analyse à la déontologue.

En matière de harcèlement sexuel, la collaboratrice parlementaire de la députée Danièle Obono (LFI), Mathilde Julié-Viot, du collectif "Chair collaboratrice" (un jeu de mots malin qui en dit long du sérieux du problème), qui a lancé un site recensant les cas de sexisme en politique et qui avait dénoncé fin mars la persistance de ces phénomènes, estime que les choses n'ont pas évolué en dépit de la vague #MeToo: "messages à connotation sexuelle" et agressions "comme des mains aux fesses" restent d'actualité. Tous les députés ne sont pas des Brad Pitt...

Des harceleurs sont même "promus ou maintenus", s'offusque la collaboratrice. "Je ne vois aucun mec grillé !", s'étonne-t-elle, alors que "dès qu'une femme bouge un neurone cil, il y a une plainte".  Ainsi, bonne nouvelle, les "pots à tabac" seraient-elles également portées sur la bagatelles: simplement, elles réclament l'impunité ?

Le harcèlement moral a "explosé sous cette législature"
Résultat de recherche d'images pour "deputés endormi bancs Assemblée"
Surmenage de député (ou ministre) : est-ce crédible ?
Astrid Morne (UNSA-USCP, Union Syndicale des Collaborateurs Parlementaires) le dénonce, évoquant "une constante malheureuse" en matière de harcèlement sexuel, plusieurs groupes étant concernés.
De février 2018 à octobre 2019, "34% des collaborateurs sont partis", souligne un autre responsable syndical. "Ceux qui font la loi ne la respectent même pas" et la "seule échappatoire est de partir" face à un supérieur hiérarchique qui a "droit de vie ou de mort sur votre contrat de travail". 

Dans la majorité, on renvoie certains conflits député-collaborateur à un enjeu de "compétences" et de "compréhension" de la fonction. Un jeune collaborateur, qui ne pointe aucun sexe en particulier - toutes les options sont ouvertes -, raconte avoir subi un processus "toxique": ce sont des "petites remarques", puis "on vous rabaisse" et ensuite viennent des "brimades en public"... aboutissant à une "perte de confiance". Et, très "fashion", le burn-out ? On se croirait chez Orange...

De Rugy et Ferrand successivement auraient des verges à donner à fouetter
Les syndicats déplorent un certain manque d'allant au plus haut niveau de l'institution, qui n'est pas employeur des députés. Ils espèrent que la nouvelle cellule ne sera pas "de l'affichage", déplorant ne pas y être associés.

"Deux points essentiels" manquent, affirme en outre l'assistant parlementaire Les Républicains Gonzague de Chantérac (CFTC Parlement): un lien avec l'inspection du travail, qui ne peut pas intervenir à l'Assemblée, et la capacité de saisir la justice. "Si c'est une marche supplémentaire pour atteindre la déontologue (...), c'est décevant", abonde Mathilde Julié-Viot.

La Fondation Jean Jaurès (PS) a épinglé l'Assemblée mi-décembre pour la "lenteur" de sa réponse, soulignant que l'institution "ne paraît pas déterminée" à des sanctions en interne, contrairement au Parlement européen et au Sénat.
"On privilégie le droit commun avec une saisine de la justice plutôt que des petits accommodements pour régler en interne des sujets de nature pénale", rétorque l'entourage du président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM). Et de souligner que la cellule, "parfaitement indépendante", pourra aider les potentielles victimes à porter plainte.

Co-signataire en 2008 d'une proposition de loi visant à interdire la chasse à courre, le député LFI de l'Ariège Michel Larive, qui a présidé un groupe de travail consacré notamment à ces questions, pousse - comme les syndicats - pour une meilleure formation des députés-employeurs. Il note une volonté des députés "d'essayer de réagir". "Pas d'omerta", assurent des élus de divers bords.

samedi 7 décembre 2019

Les ministres de Macron ont-il la classe ? Sibeth Ndiaye sait-elle se tenir ?

L'Agence Française de Presse est-elle porte-parole de la porte-parole du gouvernement ?

Non, Sibeth Ndiaye ne "dormait" pas à l'Assemblée nationale en gagnant "15.000 euros mensuels", soutient l'AFP 

Cette proche de Macron s'est encore fait remarquer : elle a la classe !

L'agence de presse est dans la peau de Sibeth: l'AFP est catégorique. Toutes les publications qui, depuis début décembre, ont partagé le document photo plusieurs milliers de fois ont tout faux ! Elles s'indignent que Ndiaye, à "15.000 €/mois comme ministre", puisse dormir au travail à l’Assemblée nationale. La photo qui circule ne prouve rien, objecte le 'fact-checker' de l'AFP - ce qui, soit dit en passant, jette le discrédit sur tous ceux de son espèce - : l'AFP est meilleure juge, contre les "illettrés" et tous les "gens qui ne sont rien"...

Une capture d'écran d'une publication
Facebook erronée ('glanded' pour
'glanding', soit "perdre son temps"),
prise le 6 décembre 2019
La photo la montre les yeux clos. 
Et elle clignait des yeux au moment où cette photo a été prise lors de cette séance du 9 avril 2019, finasse l'AFP ! Car, quand on "cligne des yeux", le dos s'arrondit et la nuque se relâche, c'est bien connu, même de ceux qui ne se vautrent pas sur une table ou un pupitre... Ses parents ne lui ont jamais appris qu'on ne met pas les coudes sur la table, sauf si on est ministre et soutenue par la presse aux ordres.
En réalité, elle réfléchit ! 

Et elle ne gagne pas 15.000 € mensuels, mais environ 9.500 € bruts, selon l'AFP. La vérité est entre les deux et on peut jouer sur les mots, car les ministres touchent 9.940 euros brut par mois et leur salaire se décompose en trois parties : le traitement brut mensuel, auquel il faut ajouter l’indemnité de résidence égale à 3% du traitement brut (300 euros) et l'indemnité de fonction égale à 25% du cumul des deux (2.250 euros) et on arrive à 12.200 euros), pas de quoi chercher des noises aux détracteurs, puisqu'ils sont nourris, manucurés et entretenus (cf. le coiffeur méritant de Sibeth). On atteint en effet largement plus de 10.000 bruts/mois, plutôt que les 9.500, sans compter qu'elle est nourrie, logée et bénéficiaire des privilèges attachés à la charge. C'est ce que veulent ignorer les journalistes dont l'un des avantages acquis est un abattement de 7.650 euros. Comme on le voit, ça se mérite...

"Sibeth N'Diaye payée 15000€/mois comme ministre à dormir à l'Assemblée nationale. De l'argent bien investi. Partagez massivement", écrit le 2 décembre la page Facebook 'La Gauche m'a tuer', qualifiée d'extrême droite, histoire de décrédibiliser la critique. 
Résultat de recherche d'images pour "sibeth ndiaye cheveux afro"
Parfait, à Dakar
Le message a été repartagé par plus de 5.000 fois trois jours plus tard et c'est à croire que les internautes ne savent pas compter : la presse inféodée croit-elle donc sérieusement que les Français sont des demeurés, comme l'affirment les "incompris" du  gouvernement ? N'en déplaise à l'AFP, on est bien à 10.000 et plus, avec chauffeur en sus.

L'AFP a assez de personnel pour aller rechercher l'endroit et le moment auquel cet photo a été prise. Comme ils sont forts, concernant l'endroit, il s'agit des banquettes du gouvernement de l'Assemblée nationale, comme en témoigne l'inscription "Banc des ministres"...
L'enquête continue. Pour la date, l'AFP a fait une recherche d'images inversée sur Google, GAFA bien utile, qui rend des services à la presse d'investigation en chambre, et l'AFP a vu, dites donc, que plusieurs publications avaient utilisé cette photo... autour du 10 avril : celle-ci n'est donc pas récente. Si ça change quoi que ce soit, sachant qu'elle était déjà sous-ministre, lâchez-moi un commentaire!

Mais attention, l'AFP 
a "présupposé" que si Mme Ndiaye était présente, elle qui avait été nommée quelques jours plus tôt porte-parole du gouvernement, c'est qu'il s'agissait d'une séance de questions au gouvernement. Elément à sa décharge ?
Il y en a eu une le 9 avril, une le 10. Mais ce n'était pas lors de ces séances : le 10 avril, Mme Ndiaye n'était pas vêtue de la sorte, observe finement l'AFP. Le 9 avril, en revanche, elle portait bien ce haut blanc, ce collier et cette veste noire. Pourtant, pendant l'intégralité de la séance que nous avons visionnée, elle avait à sa droite non pas une personne aux cheveux blonds, mais son collègue du gouvernement Cedric O. Mme Ndiaye était en outre assise sur un banc derrière lequel ne figurait pas la mention "banc des ministres". Est-il envisageable que le "présupposé" du raisonnement soit faux ? "Cela ne pouvait donc être pendant cette séance," conclut provisoirement le petit journaliste, avant de poursuivre ses recherches oiseuses. Indice omis par notre investigateur : la couleur de ses lunettes... Et celle de ses baskets ?
Résultat de recherche d'images pour "guillaume daudin"En fait, on s'en moque: qu'elle cligne des yeux en tournant le dos à Ruffin, ou non, il reste qu'elle est avachie. 

Voilà. Nous avons perdu notre temps ensemble... 
Mais, avec Guillaume Daudin, journaliste politique à l'AFP, "petit nouveau dans la grande galaxie des spécialistes de l'extrême droite", c'était un plaisir ! 
Mais au fait, on est payé combien pour ce genre de "travail" dans la presse d'investigation ?

samedi 12 octobre 2019

Des militants écologistes d'Extinction Rebellion bloquent le coeur de Paris

Ces activistes de l'écologie radicale bloquent l'accès à l'Assemblée nationale

Après Italie Deux, symbole capitaliste, le siège de la démocratie
Des militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion bloquent un pont menant à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 12 octobre 2019.
Occupation de la voie publique par des activistes du mouvement écologiste Extinction Rebellion, ici, sur un pont menant à l'Assemblée nationale à Paris, le 12 octobre 2019
Il a fallu l'intervention de la police pour avoir raison de la chienlit - pacifiste - écolo et dégager certains de ces manifestants, mais le blocage continuait samedi en fin de matinée.
Après le centre commercial Italie 2, la place du Châtelet ou encore la rue de Rivoli, quelques centaines de militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont bloqué les accès à l'Assemblée nationale, samedi 12 octobre. Malgré l'intervention des forces de l'ordre, d'habitude particulièrement énergiques en France, les entraves à la circulation perduraient en l'absence des députés qui sont supposés être dans leurs circonscriptions le samedi: seuls les Parisiens et les touristes ont donc subi ces obstructions à la circulation sur la voie publique.

Les activistes ont débuté leur blocage peu après 10h du matin. 
Des militants du mouvement écologistes Extinction Rebellion ont bloqué la célèbre rue de Rivoli à Paris, le 10 octobre 2019.
Rue de Rivoli, rue morte : les commerçants osent-ils se plaindre ?
Des meules de foin et des gros bidons noirs ont été déversés sur les quais devant le Palais Bourbon, et des manifestants ont fait un sit-in sur la chaussées dans plusieurs rues autour du bâtiment, dans le 7e arrondissement de Paris. La police ne réussit pas à les disperser.

Le pacifisme des écolos, vertu ou chienlit ?

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Des pacifistes comme ça, en voulez-vous dans votre environnement ?
Cette nouvelle opération inspirée de l'étranger s'inscrit dans le cadre d'une semaine mondiale de désobéissance civile organisée par Extinction Rebellion pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique. Ils ont notamment occupé pendant cinq jours la place du Châtelet et le pont au Change, dans le 1er arrondissement. 
Les militants d'Extinction Rebellion ont commencé à bloquer l'aéroport de London City jeudi 10 octobre au matin
Et Extinction Rebellion (XR) va bloquer l’aéroport de London City pendant trois jours,  ci-dessus, au prétexte d’un projet d’extension, que les activistes jugent incompatibles avec l’urgence climatique : une réplique à Notre-Dame-des-Landes contre l'aéroport Ayrault à Nantes ?
Installation d\'Extinction Rebellion, à Paris, le 8 octobre. 
Les extrémistes d'Extinction Rebellion ont décidé de 
déplacer une partie de leur campement à Paris, vendredi 11 octobre
Alors que la Préfecture de police de Paris n'avait pas dispersé le campement de la place du Châtelet, à la surprise des militants eux-mêmes, les forces de l'ordre ont pris la mesure de la menace écologiste : elles sont intervenues samedi contre ce nouveau blocage. Elles ont dû traîner les corps inertes des manifestants assis par terre pour rendre la voie publique à la circulation, une scène notamment filmée par le journaliste Remy Buisine.


Mais nos pacifistes vertueux, exemplaires et respectueux de la planète ont poursuivie leur prise d'otage de ses habitants, réoccupant un peu plus loin, l'espace public.

jeudi 26 septembre 2019

Débat sur la bioéthique : Richard Ferrand soupçonné de manipulation du vote

Le président LREM de l'Assemblée a-t-il faussé le vote à main levée? 

Déni de démocratie à l'Assemblée nationale à majorité LREM

Déni de démocratie ? Richard Ferrand fait adopter un amendement retoqué par les députés
Un citoyen vigilant a partagé sur Twitter une vidéo montrant un vote à main levée houleux des députés sur le projet de loi sur la bioéthique. "Regardez comment on compte les votes avec la méthode LREM… C’est hallucinant", s’insurge-t-il, prenant les internautes à témoins en diffusant l’extrait. 
On y voit en effet Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale (LREM) mettre au vote l'amendement 2123 déposé par des députés de la majorité et qui vise à introduire la notion de projet parental ("L’assistance médicale à la procréation [PMA] est destinée à répondre à un projet parental"), lors de la deuxième séance du 25 septembre.
Regardez comment on compte les votes avec la méthode LREM... c'est hallucinant 😱

Le vote est effectué à main levée. En un clin d'oeil, Richard Ferrand annonce que l’amendement est adopté. Un vent de protestation se lève alors dans l’hémicycle, majoritairement en provenance des bancs des Républicains présents en nombre, souligne le contre-rendu de la séance. Le député Thibault Bazin (34 ans, LR, Meurthe-et-Moselle) demande donc au président de voter à nouveau par "assis-debout". Une demande également formulée par le député LR de l'Ain Xavier Breton, 56 ans, faisant notamment valoir que "les votes favorables ont été à peine plus élevés que les contre au sein du groupe majoritaire", son groupe ayant voté majoritairement contre.
Demandes réglementaires rejetées par Richard Ferrand. 
"Le vote sur l’amendement no 2123 a été constaté et proclamé. Il est donc acquis", tranche-t-il.

Que le citoyen interloqué se fonde sur les images qui montrent le moment du vote uniquement sur les bancs de la République en Marche et des Républicains est une chose. Sur la vidéo, on peut voir qu’au moins 8 députés (et non 7, comme l’indique l’internaute) se sont prononcés pour l’amendement, et qu’au moins 15 ont voté contre parmi les élus de la majorité. Un autre plan partiel sur le groupe des Républicains montre qu’au moins quatre d’entre eux ont voté contre.
Mais Xavier Breton est quant à lui présent dans les travées. Le député LR a donc une vue d'ensemble de l'hémicycle et sa contestation ne peut être contredite par un 'fact-checker' qui n'est pas présent et porte un jugement extérieur sur la base de prises de vue en plan restreint. 
Vanneur @Vanneur
Il y a eu + 43% de mains levées entre le vote POUR et le vote CONTRE, selon cette prise de vue essentiellement cadrée sur la majorité LREM (on voit qu'un zoom en fin de vote sur LR). Mais Ferrand a vue un vote POUR... Ophtalmo!!!

Une vidéo authentique et consultable sur le site de l’Assemblée nationale "suffit-elle à prouver que Richard Ferrand s’est trompé ou a faussé le vote" ?

La question de la presse comporte la réponse... Le président de l'Assemblée dernier n'a donc pas à répondre aux sollicitations de la presse, semble-t-il curieuse de connaître son point de vue, mais qui, comme Libération, a une idée toute faite sur le sujet: il ne "suffit" pas d'images, à la différence, pour la police, de celles de vidéo-surveillance.

Le président "qui par sa situation dispose d’une vision complète et précise de l’hémicycle, a estimé que le résultat du vote sur l’amendement que vous évoquez ne faisait aucun doute," expliquent les services "libres et indépendants" de l’Assemblée Nationale, à propos des méthodes expéditives de leur patron. 
Ils arguent encore que les seules images disponibles - les mêmes que celles de l’internaute - sont celles diffusées sur le site de l’Assemblée. Or, ces documents ne permettent pas d’avoir une vue sur l’ensemble de l’hémicycle. 

Thibault Bazin ne se satisfait pas de ces commentaires, puisque, depuis l'aile droite de l'hémicycle, le député a lui aussi une vue d'ensemble qui n'exclut pas ses collègues de la majorité, comme de l’opposition, hors cadre sur l'extrait vidéo.

Le détail des votes n'est pas disponible auprès des services de l’Assemblée, bien qu'ils s'autorisent à voler au secours de leur président, puisque le vote a eu lieu à main levée, régulièrement utilisé par facilité. Mais le coup de force de Ferrand apparaît d'autant plus démocratiquement malsain qu'il ne laisse pas pas de trace : c'est un sorte de hold-up de voix, avec masque et gants, sans empreintes. Le président de séance - qui se trouve être le président de l'Assemblée soi-même - effectue un comptage à vue de nez : il décide s’il y a majorité absolue - ou non - et proclame si l’amendement est adopté ou non.

Les questions de la transparence et du respect du vote des représentants du peuple ne sont pas résolues.
En cas de suspicion et de contestation, "il est procédé au vote par assis et levé [rappel au règlement exprimé par les députés LR, stipule l’article 64 du règlement de l’Assemblée. Mais l'arrogant Ferrand en fait une boulette qu'il balaie d'un revers de la main.
Si le doute n'est pas levé, le vote par scrutin public ordinaire est de droit. Et, pareillement, Ferrand s'y refuse autoritairement. Toutefois, lorsque le premier scrutin à main levée est déclaré douteus, le Président peut décider qu’il sera procédé par scrutin public ordinaire". Ferrand fait obstacle à toutes les rappels à l'application du règlement.
Les services de l’Assemblée expliquent qu’une fois l’amendement adopté - même de nuit, à la sauvette et dans la contestation -, il n’est pas possible de revenir sur le vote...
Si les recours de Macron à l'article 49.3 sur la réforme du droit du travail sont constitutionnel, la conception LREM du vote à main levée est un déni de démocratie, un mauvais signal à l'entrée du parti présidentiel dans l'acte 2 du quinquennat.

vendredi 12 juillet 2019

Les homards de Rugy régalent les internautes

Les internautes digèrent mal les repas fins du président de l'Assemblée 

Le ministre d'Etat de Macron mène grand train aux frais du contribuable
Le deuxième personnage de l'Etat macronien est soupçonné de nombreux détournements.
Ce mercredi 10 juillet, Mediapart a mis de la transparence dans le train de vie du ministre de l'Ecologie, notamment de fastueux dîners organisés entre amis, aux frais du contribuable à l’Hôtel de Lassay, la résidence de la République du président de l’Assemblée nationale.

Apéro saucisson et pinard ?
Rugy ne boit pas de cette eau-là :
il les laisse aux fachos! 

La défense désordonnée du ministre de l’Ecologie a accru le ressentiment des travailleurs et la conférence de presse qu'il a donnée après le Conseil des ministres n'a fait que mettre en lumière les contradictions formulées par les époux Rugy, lequel argue notamment d’un parti-pris de Mediapart et de dîners d’ordre professionnel.


Rugy contre-attaque en se plaignant de harcèlement ?

 

Mais les internautes ne s'en laissent pas conter. 
Usant de détournements d'images, avec humour ou aigreur, les internautes ont laissé éclater leur colère au travers de montages photo et de calembours. Ainsi, sur les réseaux sociaux est-il impossible d’échapper au hashtag du jour, #homardmatuer, le crustacé ayant concentré l’essentiel des manifestations de l'indignation populaire.
Illuminati Reptilien@IllumiReptilien
LE CULOT DE #DeRugy !
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Rugy boit la coupe jusqu'à la lie
BRΞIZH is BΞAUTIFUL@BreizhOfficiel
C’est trop tôt pour faire la vanne : « Homard m’a tueR » ? pic.twitter.com/zs35XBgyfU
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Les comparaisons y sont également allées de bon train. Comme avec ce tweet posté par l’humoriste et chroniqueur de France Inter, Guillaume Meurice.
Guillaume Meurice
✔@GMeurice
Très jolie voiture de fonction de François de Rugy, idéale pour « rester connectée à la vraie vie ». #EtÉcoloEnPlus
10,4 k

Madame Clairon@Madame_Clairon
Quand tu vas féliciter le chef pour la cuisson de son homard
574

Mélusine@Melusine_2
Tu préfères : manger du homard et avec François de Rugy ou écouter du Lully avec Carlos Ghosn ?
425

RT Pierre@RouatP
La fontaine à eau du bureau de François #DeRugy #RendsLargent
Mediapart #homard

494

Marc Davancens@m_davanc
Rassurez-vous #DeRugy a conservé sa fibre verte #homard
106
Le sélectionneur de l'équipe Macron n'en sort pas des affaires :


En plus de la pêche aux voix :


Rugy fracture LREM qui bruise de commentaires peu amènes

Macron et Philippe couvrent l'aristo-écolo, donneurs de leçons de vertu et de transparence,
 mais les élus macroniens grondent, alors que la campagne des municipales est lancée et qu'ils sont à courts de bobards pour les "gens qui ne sont rien":
 
Il est toutefois un neuneu tout nier en bloc, sur ...BFM TV :


Et le cas n'est pas isolé: