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mardi 13 octobre 2020

Covid : l'Oise passe en alerte rouge renforcée

Creil (Oise) avait été l’un des tout-premiers foyers de contamination en France

Les nuances de contamination sont passées au bleu, pour plus de transparence ?

Le conseil de défense du mardi 13 octobre 2020 devrait annoncer le passage du département de l’Oise «en alerte rouge renforcée», apprend-on des services de l’Etat dans l’Oise. Le taux d’incidence dépasse désormais 150 pour 100.000 habitants. Il était «seulement» à 109,1 au 4 octobre. Le taux chez les personnes âgées de plus de 65 ans a progressé de presque 40 points en quelques jours.

La préfète devrait s’adresser aux principaux maires de l’Oise par le biais d’une audio-conférence, mercredi 14 octobre, à 14 heures. Corine Orzechowski les informera des nouvelles mesures qui s’imposent dans le cadre de cette «alerte renforcée».

Jusqu’ici l’Oise était en «zone d’alerte» simple. Le premier échelon d’alerte. L’alerte «renforcée» est le second sur une échelle qui en compte trois. Les zones d’alerte renforcée concernent les lieux où le taux d’incidence est de plus de : 150 cas pour 100.000 habitants sur une période de 7 jours, (150,6 pour l’Oise) ; 50 cas pour 100.000 chez les personnes âgées sur une période de 7 jours (89 pour l’Oise).

Les restrictions seront les suivantes:

  • jauge des rassemblements fixée à 1 000 personnes ;
  • interdiction au cas par cas d’événements de moins de 1000 personnes dans des établissements recevant du public ;
  • interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public à l’exception des rassemblements à caractère professionnel, des services de transport de voyageurs, des établissements recevant du public, des cérémonies funéraires, des visites guidées organisées par des personnes titulaires d’une carte professionnelle et des marchés ;
  • fermeture des salles des fêtes et des salles polyvalentes pour toute activité festive et associative ;
  • fermeture des salles de sport et des gymnases (sauf activités des groupes scolaires, parascolaires ou de mineurs, sportifs professionnels et de haut niveau, formations continues, et activités de plein air) ;
  • fermeture anticipée des bars, au plus tard 22h ;
  • depuis le 5 octobre, les salles de classe ou amphithéâtres des universités ne peuvent être remplis qu’à 50 % de leur capacité au maximum.

Le préfet peut prendre des mesures complémentaires :

  • fermer des piscines en milieu clos, après concertation avec les élus locaux ;
  • interdire la musique amplifiée sur la voie publique et/ou dans les bars et restaurants ;
  • interdire les brocantes, vides-greniers et fêtes foraines ;
  • inciter au télétravail ;
  • renforcer les contrôles par l’inspection du travail ;
  • renforcer le protocole en EHPAD et les mesures d’hygiène et de protection des personnes âgées en EHPAD et à domicile ;
  • renforcer le cadencement des transports en commun aux heures de pointe.

Les mesures qui seront prises, le seront en concertation avec les maires et les services de l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France.

En mars dernier, les militaires de la base de Creil qui ont organisé le rapatriement des Français de Chine n’auraient pas été placés en isolement.

Le ministère des Solidarités et de la Santé déclara alors que l’Oise est un « cluster », un endroit où se trouvent réunis plusieurs cas de contamination de coronavirus. En effet, au moins 18 personnes avaient été testées positivement à la nouvelle souche de Covid-19, selon les chiffres publiés vendredi 28 février. Plus spécifiquement, c’est la base aérienne de Creil qui interroge, où six cas ont été répertoriés, trois civils et trois militaires.

Selon les informations de la presse, il y a sept mois, le « patient zéro » de l’Oise ait été identifié : il s’agirait d’un membre de la mission militaire qui s’est rendue à Wuhan, en Chine (le foyer de l’épidémie au Covid-19), pour rapatrier des citoyens français et européens. Cette personne aurait ensuite contaminé un patient hospitalisé à Amiens, ainsi qu’un proche qui a contaminé à son tour un enseignant de 61 ans, décédé le 24 février.

Une enquête épidémiologique était en cours. Il semble que, sans attendre, les résultats sont connus.

LIENS PaSiDupes

lundi 15 juin 2020

Coronavirus : un cluster identifié en Ardèche samedi 13 juin

L'ARS révèle un cluster d'au moins 38 cas positifs identifiés

L'autoritarisme de la préfète Souliman n'a pas fait barrage au virus


D'abord portée à 22 cas positifs,
la contamination s'est étendue à un nombre total de 38 personnes testées positives au Covid-19.
Ce premier un foyer épidémique (cluster) du coronavirus en Ardèche a été identifié à Aubenas par l’Agence régionale de santé depuis le déconfinement.

Selon l’ARS, ce cluster aurait développé huit chaînes de contamination, surtout à Aubenas

Les 38 personnes testées positives au Covid-19 sont fixées pour 34 en Ardéche, sur Aubenas, et pour quatre dans la Drôme, à Valence et Bourg-lès-Valence, détaille le Dauphiné Libéré. Un agent périscolaire d’une école de Valence fait notamment partie des personnes contaminées.

Ce nouveau cluster se serait déclenché autour d’une réunion familiale dans le quartier des Oliviers, précise France Bleu.
L’agence sensibilise actuellement les habitants au respect des gestes barrières et à l’importance de l’isolement, nécessaires pour briser la chaîne de contamination.
Détails dont les trois organes de presse cités privent leurs lecteurs: ce quartier "sensible" compte aujourd'hui 1.800 habitants répartis dans 540 appartements classés en ZUS (Zone Urbaine Sensible:  à quoi ? pour qui ?) et majoritairement destinée aux arrivants des années 50, puis de la deuxième vague dans les années 70. L'offre de logements sociaux représente 20% du parc total de la ville et concentre plus de 54% de l'offre de la commune. En février dernier, était annoncée (période électorale oblige) l'implantation d'une maison de services et la création d'une maison pluridisciplinaire de santé pour "finaliser la rénovation de l'ensemble du quartier des Oliviers".
La préfète, Françoise Souliman, s'était pourtant montrée fermée à toute mesure d'assouplissement. 
Venue de Haute-Marne où le ministre socialiste de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, l'avait promue en 2016 (bien qu'elle n'ait été titularisée dans le cadre des préfets qu'en 2015), elle avait d'abord été chargée de mission au cabinet du ministre de l'Intérieur (mais aussi auprès du directeur de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure), puis préfète déléguée pour la défense et la sécurité auprès du préfet de la région Bretagne, préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine. A son arrivée en Ardèche, sa rigueur militaire n'était un mystère pour personne. 
La préfète de l’Ardèche s'était adressée aux Ardéchois dans une lettre publiée sur... les réseaux sociaux (!) et sur le site internet de la préfecture. Elle y abordait le déconfinement commencé le lundi 11 mai 2020. C’était la deuxième fois que la préfète s’adressait ainsi à la population: c’était alors pour appeler à la prudence alors que l’Ardèche enregistrait un triste record de... morts sur les routes.
Le coronavirus a démontré les limites de l'autoritarisme.

lundi 18 mai 2020

Xavier Bertrand rappelle Macron au respect des gestes-barrière et donc des autres

Le président de Région porte ostensiblement son masque face à un Macron irrespectueux

La consigne présidentielle était le non-respect des gestes-barrière

Pourquoi un état d'urgence sanitaire si le président incohérent s'assoie sur ses consignes
, lors de la cérémonie d'hommage au général De Gaulle ?
Les officiels s'étaient pliés aux ordres de Macron, au péril de leurs vies
















Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, Charles de Gaulle, alors inconnu du grand public, freinait l’avancée allemande à la bataille de Montcornet. Il venait d’être nommé à la tête de cette division composée à la hâte, réunion d’unités disparates. "Au moment même où l’ombre de la résignation et du renoncement s’étendait sur notre pays, l‘esprit de la résistance se leva", raconta le président Macron, cambré dans une raideur théâtrale derrière son pupitre, en bordure d'un champ d'éoliennes, escorté d'une poignée d'officiels en contradiction avec ce qu'on attend de personnages responsables et exemplaires.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a été la seule personnalité politique à garder son masque dimanche, lors de la célébration des combats de Montcornet, dans l'Aisne.
La bataille de Montcornet s'est déroulée le 17 mai 1940 dans l'Aisne entre des unités de la Wehrmacht et de l'Armée française, lors de la bataille de France, pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est une des tentatives de contre-attaque de l'armée française, devenue célèbre parce qu'elle était commandée par le colonel Charles de Gaulle qui prend initialement plusieurs points stratégiques, mais qui se solde par un repli, sur ordre, de la 4e division française cuirassée.
Interrogé par Oise Hebdo, Xavier Bertrand explique que l’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque avant le début de la cérémonie mais qu'il a refusé l'incohérence.
"L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents. Mais ils sont à moins d'un mètre", a expliqué le président des Hauts-de-France à la chaîne locale.
Des photos ont révélé que le président Xavier Bertrand a opposé ses convictions aux volontés du président de la République pendant la cérémonie en hommage au général de Gaullece dimanche, en présence de Macron.

Oise hebdo prend parti

Le président de la région Hauts-de-France
"Xavier Bertrand s’est distingué" [sic] pendant la cérémonie en hommage à de Gaulle organisée dans l’Aisne ce dimanche 17 mai, estime le journal local de Compiègne qui diffuse notamment sur Creil, où se situe la base militaire qui fut le premier noyau épidémique de diffusion de la Covid-19
L’hôpital de Creil a accueilli à la mi-mars le premier patient français mort du Covid-19. Depuis, dix autres sont décédés et cinq soignants sont contaminés. L’établissement de l’Oise a traversé une longue période de "grand épuisement et parfois de la colère".
L'hebdomadaire est connu pour ses Unes morbides

L’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque, précise Oise hebdo. L’élu a préféré rappeler que le Covid-19 est toujours là, hommage ou pas.
Xavier Bertrand a néanmoins échangé quelques mots avec Macron à l’issue de la cérémonie.

"Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", a raconté après coup l'Elysée, tentant de sauver la face. "Du reste ceux qui ont souhaité le garder n'en ont pas été privé," commente la présidence...

Une tribune critique du gouvernement par Xavier Bertrand

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait déjà précisé 
sa position face au gouvernement le matin même.
Rendant hommage à Charles de Gaulle dans une tribune publiée dans le JDD, il établit un parallèle entre la défaite de la France en 1940 et la gestion du gouvernement face à la crise du coronavirus.
"Face à la menace, l'Etat n'était pas prêt. Il n'avait pas les équipements nécessaires: les avions manquaient. Pire, les gouvernements de passage avaient menti à la population crédule, leur laissant croire que la France attendait l'ennemi de pied ferme", écrit-t-il dans cette tribune. 
"Lorsque le conflit éclata, nous avons pris les mauvaises décisions" et "le courage des hommes n'a pas suffi pour combattre l'ennemi."

Suivez son regard.
Les décrypteurs de la presse n'ont pas tenté d'expliquer aux Français qui ont su lire entre les lignes...

dimanche 17 mai 2020

Des travailleurs saisonniers étrangers circulent en France pendant l'état d'urgence sanitaire

Lieux de spectacles et plages fermés aux Français, mais libre circulation des étrangers... 

Le coronavirus et les étrangers circulent dans la population quant à elle contrôlée, verbalisée et contaminée

Le Monde estime que c'est pour les saisonniers que "le manque de visibilité est terrible". Et la cohérence ?
Les agriculteurs ont souvent recours aux travailleurs saisonniers pour ramasser les fraises, les cerises, les abricots et encore les asperges. Photo d\'illustration.
Pas de gants:  donc ni masque, ni gel ? Bonne dégustation !

Faute de consignes sur ce qui est autorisé ou non cet été, le gouvernement centralisateur qui décide plus que jamais de tout en période d'état d'urgence sanitaire entretient flou et inquiétudes, maintenant hôtels et restaurants notamment dans l’expectative. 

Pour le million de personnes qui, chaque année, font les saisons, l’été 2020 s’annonce donc à haut risque. En 2019, près de la moitié des saisonniers ont exercé leur activité dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et des loisirs, principalement sur les lieux de vacances, selon les données compilées par la Dares, la direction chargée de la recherche au ministère du travail, fin décembre. Et une part non négligeable (15 %) dans le commerce. Environ un quart ont été embauchés pour effectuer des travaux de cueillette de fruits ou les vendanges. Or, si les opportunités de contrats existent bel et bien dans l’agriculture, sur le littoral ou dans les lieux touristiques, il en va tout autrement cette année en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus.

Alors qu’hôtels et restaurants font travailler 150.000 saisonniers l’hiver et 300.000 l’été, le marché est aujourd’hui au point mort, en l’absence de consignes gouvernementales. "Tous les recrutements sont suspendus, faute de visibilité, déclare Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH)-saisonniers. Et puis, lorsque nous le pourrons, nous ne rouvrirons pas dans les mêmes conditions." 
Le respect des règles de distanciation, notamment dans les restaurants, va réduire les flux de clientèle, avec sans doute un impact sur les effectifs des établissements. Selon Th. Grégoire, même en cas de réouverture, "environ 75 % seulement des saisonniers du secteur pourraient trouver du travail cet été."

Malgré la pandémie, l'Union européenne favorise la circulation des travailleurs étrangers

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"Le gouvernement vole au secours
des agriculteurs," dixit Les Echos
 
Pour soutenir l'économie, l'UE assure la liberté de circulation des travailleurs saisonniers en les incluant dans les nouvelles directives.
Dès le 30 mars, la Commission européenne a publié de nouveaux conseils pratiques pour garantir la libre circulation aux saisonniers étrangers à l'intérieur de l'UE en sorte qu'ils puissent atteindre leur lieu de travail, au risque de propagation du coronavirus de pays à pays. Le secteur alimentaire est un secteur clé inclus dans ces lignes directrices, notamment en ce qui concerne les travailleurs saisonniers.

Ces lignes directrices visent donc à répondre aux préoccupations des citoyens et des entreprises touchés par les mesures visant à contenir la propagation du coronavirus, ainsi que des autorités nationales qui mettent en œuvre ces mesures. Ces mesures incluent les contrôles aux frontières intérieures et la restriction de la circulation des personnes au sein de l'UE.

Le secteur agroalimentaire de l'UE tente en fait d'assurer l'efficacité de la chaîne alimentaire et la sécurité alimentaire dans toute l'UE pendant cette crise sanitaire sans précédent. Or, il prévoyait que dans les semaines suivantes, il serait néanmoins confronté à une importante pénurie de main-d'œuvre si les travailleurs saisonniers ne pouvaient pas se rendre sur leur lieu  de récolte, de plantation et de soins aux plantes, en raison de mesures trop restrictives.

Les directives de la Commission incitent les Etats membres à mettre en place des procédures spécifiques, rapides et exemptes de charges, pour assurer un passage efficace des travailleurs frontaliers et saisonniers, y compris un dépistage sanitaire proportionné. On note ainsi un "en même temps" désemparant de la Commission qui dit restreindre et faciliter à la fois...

En ce qui concerne les travailleurs saisonniers dans le secteur agricole, les Etats membres devraient échanger des informations sur leurs différents besoins au niveau technique et établir des procédures spécifiques pour assurer le déplacement de ces travailleurs. En outre, les Etats membres devraient traiter ces personnes comme des "travailleurs critiques" [comprendre "à risques"] et communiquer aux employeurs la nécessité d'assurer une protection adéquate en terme de santé et de sécurité. Comment ?
La Commission continuera à identifier avec les Etats membres les meilleures pratiques qui peuvent être étendues à tous les États membres pour permettre aux travailleurs d'exercer leurs professions essentielles sans entraves excessives. Quelle part l'Union européenne accorde-t-elle donc à la protection des populations sédentaires ?

En Nouvelle-Aquitaine, les locaux s'engagent pour éviter l'arrivée de saisonniers étrangers

Des saisonniers récoltent des fraises, en avril 2020.

Pour leur sécurité face au coronavirus, ils acceptent d'être mal payés.
En Lot-et-Garonne ou en Gironde, viticulteurs, fraisiculteurs et producteurs d'asperge ont reçu "un coup de main local d’étudiants ou de restaurateurs d'Arcachon dont les établissements étaient fermés".

Une solution temporaire qui fait espérer aux nombreux agriculteurs français de voir rapidement les frontières rouvrir aux saisonniers étrangers : la pénurie de main-d’œuvre s’aggravant avant l'entrée en pleine saison des récoltes, à la roulette russe, polonaise ou roumaine, la priorité à la santé le cède à l'économie.

La main-d’œuvre étrangère a maintenant débarqué en Nouvelle-Aquitaine, et viticulteurs, fraisiculteurs ou producteurs d’asperges qui "craignaient le pire" pour leurs trésoreries attendent de voir les conséquences sanitaires de leurs choix, puisqu'ils ont dû héberger des étrangers et partager le travail sans sacrifier les gestes barrière contre la Covid-19.
Au temps du confinement et tant que l'UE n'a pas donné son feu vert, les cultivateurs de fraises du Lot-et-Garonne, les producteurs d’asperges des Landes ou de Haute-Gironde mais aussi des viticulteurs du Bordelais ont redouté le manque de main-d’œuvre étrangère, levant les appréhensions de contamination pour eux-mêmes et leurs familles. Ont-ils contribué à la propagation de la Covid-19 ?

Deux mois plus tard, le président de l’Association interprofessionnelle des fruits et légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG) évalue la récolte 2020. Le fraisiculteur explique que ses saisonniers venant surtout "d’Espagne, du Portugal ou de Pologne" ont pu rejoindre son exploitation malgré la fermeture des frontières. "On craignait le pire mais on réussit à bien vivre la saison", se satisfait Philippe Blouin. A-t-il été plus raisonnable que les fêtards parisiens qui se sont agglutinés le long du Canal Saint-Martin, bravant les arrêtés interdisant les rassemblements publics

Ailleurs, notamment
en Provence-Alpes-Côte d’Azur, maraîchers et viticulteurs ont attendu l’autorisation gouvernementale. Le régional de l'exécutif, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a annoncé la semaine dernière que des "dérogations supplémentaires" seront lancées pour faciliter la venue des saisonniers. 
Dans le Vaucluse, Frédéric Vève attend ainsi "avec impatience" l’arrivée d’une quinzaine de travailleurs andalous pour récolter ses cerises et préparer ses vignes. Jusqu’ici, le viticulteur avait réussi à combler ses besoins avec des gens du coin. Surveillante scolaire, cantinière, charpentier, etc : "J’ai embauché une dizaine de Français qui n’avaient jamais vu de vignes de leur vie et qui ont fait un travail super." Mais la plupart de ces personnes en chômage partiel vont progressivement reprendre leur activité avec le déconfinement.

"Accueillir nos saisonniers cette année, ça n’était pas de tout repos"
A Reignac, les travailleurs locaux devraient également voir leur contrat "se finir d’ici la fin de la semaine prochaine", précise Jean-Pierre Bouillac. Il faudra attendre la fin du joli mois de mai pour dresser le bilan épidémiologique de ces flux de saisonniers venus de France et d'ailleurs
Les saisonniers étrangers, eux, passeront à d’autres travaux. Et tous continueront d’être logés dans des gîtes ou dans des mobil-homes près de la large propriété, sans garanties que les gestes-barrière sont scrupuleusement respectés en dehors des heures de travail. "Il a fallu rester vigilant et tenter le plus possible de faire respecter les règles sanitaires", assure Jean-Pierre Bouillac, militant agriculteur qui ne voudrait pas d'un "cluster bis" comme parmi les récoltants d'asperges des Landes
A Pâques, l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine avait vu des foyers de Covid-19 émerger "chez des travailleurs saisonniers qui ramassaient des asperges". Chaque fois, l’épidémie s’est déclarée "dans les lieux d’hébergement ou de rassemblement à la pause", pour autant qu'on puisse savoir aussi sûrement, avait prévenu le Dr Daniel Habold. "Le logement des travailleurs saisonniers en promiscuité ne peut plus avoir lieu", avait insisté le directeur du pôle santé publique de l’ARS. Mais la récolte a été maintenue jusqu'à son terme. Le Dr Daniel Habold a-t-il assuré la traçabilité de ces saisonniers des Landes jusqu'en Provence ? 

Dérogations pour les saisonniers étrangers,  contraintes pour les Français

Aucune contrainte de
 quarantaine pour les personnes "en provenance de l’UE, espace Schengen ou Royaume-Uni"... La prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet ne s'applique pas à tous: un régime d'exception à bien des égards !
Le texte, qui sera examiné mardi à l’Assemblée nationale, rend obligatoire une quatorzaine pour les personnes arrivant sur le territoire. Des mesures d’isolement seront imposées aux personnes malades sur le sol français, mais sans contrainte. L’application StopCovid ne sera pas disponible le 11 mai comme promis, mais il y aura bien un système flou de traçage vague des "cas contacts" des personnes testées positives. Le cabotin ne navigue plus à vue, il cabote.  Le "capitaine de pédalo" est de retour.
Un Britannique ou un Italien peut entrer en France et traverser le pays en tous sens, mais un Français est verbalisé au-delà de 100 kilomètres à partir de son domicile.

vendredi 15 mai 2020

Ardèche : un inconnu arrache le masque d’un biologiste et lui crache au visage

L'individu dont l'identité est dissimulée a-t-il tenté de contaminer le soignant?

Le sauvage arrache le masque d’un biologiste avant de lui cracher au visage


L’agresseur n’a pas supporté que le professionnel de santé lui demande de prendre rendez-vous pour faire le test. Le biologiste albenassien qui respectait la distanciation physique a subi l’agression devant l’entrée du laboratoire Synlab ci-dessus lundi 11 mai. 
Trois jours plus tard, Michel Jouve, biologiste au laboratoire Synlab d’Aubenas, est encore sous le choc. 

Lundi 11 mai, aux alentours de 15 h 30, un "homme" - sans caracteritique précise, semblerait-il - est arrivé très énervé sur le parking, exigeant que sa concubine soit testée sur le champ pour dépister le Covid-19. "Je validais des dossiers, puis une secrétaire m’a appelé, précisece-t-il. Je suis donc sorti pour lui expliquer calmement qu’il fallait prendre rendez-vous et que les tests ne se faisaient que le matin. Sinon, en cas d’urgence, il y a l’hôpital juste en face."

"Ça ressemble à une tentative d’empoisonnement"

Son interlocuteur ne veut rien savoir et ne cherche même pas à obtenir de rendez-vous… "Il a même essayé de me filmer, de m’enregistrer…"

Michel Jouve décide alors de retourner dans le laboratoire, mais au moment d’entrer, l’homme le tire par l’épaule, lui arrache son masque et lui crache à la figure. "Je l’ai repoussé de la main, avant de me réfugier à l’intérieur pour appeler le 17. Je suis allé porter plainte aujourd’hui [jeudi 14 mai]. On a l’habitude que les gens soient agressifs en ce moment, surtout par téléphone, mais jamais à ce point. Ça ressemble à une tentative d’empoisonnement."

Alors que les laboratoires sont surbookés, Michel Jouve ne peut pas se permettre de quitter son poste et se confiner chez lui. "J’ai décidé de m’isoler de ma famille et de faire très attention au travail en attendant d’être testé, explique-t-il, visiblement bouleversé et inquiet. Je vais voir si des symptômes apparaissent déjà."

Un acte qui ne restera pas sans suite: l’inconnu, qui pourrait être étranger puisque son identité est cachée, était encore sur place à l’arrivée des policiers albenassiens. A aucun moment la femme n'est mentionnée...


mercredi 6 mai 2020

Covid-19: les patients zéro proviendraient des Jeux Mondiaux Militaires d'Eté

Une athlète française partage ses soupçons 

Les 'JO' militaires ont eu lieu en octobre dernier à Wuhan

La délégation française aux 7e Jeux mondiaux militaires d'été à ...

La délégation française était présente à l'
épicentre chinois de l’épidémie de coronavirus 
du 18 au 27 octobre 2019 à... Wuhan, en Chine. Or,  les milieux spécialisés dans la gestion de la crise sanitaire ne négligent pas cette hypothèse de l’origine de la diffusion mondiale de la Covid-19 à ces Jeux militaires mondiaux d’été (JMME), organisés par le Conseil international du sport militaire (CISM). Près de 10.000 personnes étaient réunies dans la capitale du Hubei quelques semaines avant que l'épidémie ne se déclare officiellement.

Certains sportifs ont été malades le mois suivant de ce qui pourrait bien avoir été déjà la Covid-19..Aucune preuve ne permet pour l’instant de valider cette hypothèse, mais la piste épidémiologique devra être explorée, du fait de témoignages rendus publics par les intéressés.

Les autorités chinoises ont évoqué cette hypothèse dès le 12 mars

Mais la France, dont sa presse aux ordres, avait écarté cette possibilité, la jugeant malveillante. La Chine suggérait ainsi que le virus avait pu être introduit en Chine par l’armée américaine, c’est-à-dire les athlètes militaires américains.

L'armée française balaie d'un revers de main toute contamination dès octobre lors des jeux militaires mondiaux à Wuhan. Pourtant, plusieurs participants à ces jeux militaires mondiaux d'été ont révélé être revenus malades de l'événement. Le patient zéro se trouve-t-il parmi eux ?
 
Elodie Clouvel et Valentin Belaud étaient présents à Wuhan fin octobre 2019 pour les Jeux militaires mondiaux.
Une sportive de haut niveau, la championne de pentathlon Elodie Clouvel, a en effet expliqué avoir été malade après les jeux, comme d'autres athlètes. Après consultation médicale, elle a conclu avoir été atteinte de la covid-19, a révélé cette sous-lieutenante - assermentée - dans la Gendarmerie nationale, fin mars à la télévision Loire7 (TL7) qui diffuse dans le département de la Loire, notamment à Saint-Etienne. 
"Il y a beaucoup d'athlètes des Jeux mondiaux militaires qui ont été très malades", avait-elle témoigné. "On a eu un contact avec le médecin militaire récemment qui nous a dit : je pense que vous l'avez eu parce qu'il y a beaucoup de gens de cette délégation qui ont été malades", avait-elle ajouté. Mais les propos rapportés ne sont pas exactement les mêmes selon l'organe de presse. Comparé Le Figaro ci-dessus et 20minutes, ci-dessous
"Je pense qu’avec Valentin on a déjà eu le coronavirus, enfin le Covid-19, parce qu’on était à Wuhan pour les Jeux mondiaux militaires fin octobre. Et en fait, il s’avère qu’après les Jeux mondiaux militaires on est tous tombés malades avec les mêmes symptômes. Valentin a loupé trois jours d’entraînement. Moi, j’ai été malade aussi. J’avais une grosse conjonctivite (…) c’était trop bizarre… j’avais eu des trucs que j’ai pas eus avant, a-t-elle déclaré. On ne s’est pas plus inquiété que ça parce qu’on n’en parlait pas encore mais c’est vrai qu’on rentrait de Wuhan et c’est à ce moment-là que le virus s’est développé et on a commencé à en parler."
L'hypothèse d'une contamination en octobre est "abracadabrantesque", soutient l'un des participants qui se confie anonymement. Cet officier  - qui porte clairement la voie officielle du ministère -  met en garde aussi contre la "bobologie" inhérente à une pratique sportive qui ne peut pas présager d'une infection par le coronavirus. Une autre sportive, Aloïse Atornaz ajoute ses doutes: "Je ne pense pas qu'il y ait eu de grands risques d'avoir été contaminés", a-t-elle estimé en écho. "On a vécu sous cloche", a-t-elle raisonné, comme si l'incubation de la covid-19 n'avait pas démarré autour du 18 octobre jusqu'en début novembre

Sur les réseaux sociaux chinois où se joue la guerre médiatique, l'hypothèse a aussi été émise que le virus ait été "importé" en Chine à l'occasion des JMME. 
La cycliste américaine Maatje Benassi a été soupçonnée. Pour en avoir le coeur net, elle a été testée. La réponse a été négative pour ce qui la concerne, en admettant que le test soit fiable à la date où il a été pratiqué.

Le ministère des Armées n'a pas pu refuser de communiquer.
Dans sa réaction tardive  - et mûrement réfléchie -  il égare lee raisonnement, insistant sur le fait qu'au moment des épreuves, "l'épidémie liée au à la Covid-19 n'était pas connue". Connu ou non, le virus a pu surgir aux JMME...
La délégation française qui a participé à l'événement était composée de 406 personnes dont 281 athlètes, une centaine de sportifs de haut niveau et 18 militaires blessés. Cette délégation "a bénéficié d'un suivi médical avant et pendant les jeux avec une équipe médicale dédiée composée de près d'une vingtaine de personnels. Si ce virus est alors inconnu, il n'a pu être repéré...
Il n'y a pas eu, dans la délégation française des JMME, de cas déclarés auprès du service de santé des armées de grippes ou d'hospitalisation pendant et au retour des JMME pouvant s'apparenter, a posteriori, à des cas de Covid-19", a-t-on complété au ministère. Le coronavirus a pu gagner en puissance et en virulence avec le temps, se renforçant au contact d'autres porteurs.
Si en octobre personne n'avait effectivement connaissance du coronavirus, ces commentaires de la ministre Florence Parly n'apportent aucune réponse fiable et crédible. 

Pas de tests rétrospectifs, oppose la "Grande Muette"

La délégation française aux derniers Jeux olympiques militaires.

La ministre Parly fait de l' "infox coronavirus"...
 
Le suivi médical qu'elle évoque pour preuve n'avait rien à voir avec la prise en compte de risques infectieux : il s'agissait plutôt de kinésithérapeutes et autres médecins du sport. Les sportifs qui auraient déclaré des symptômes ont pu consulter plus tard des médecins hors SSA (service de santé des armées). 
De plus, la réalisation de tests sérologiques rétrospectifs n'est a priori ni envisagée, ni envisageable. Aussi longtemps après les faits, les résultats ne seraient pas pertinents, dit-on au service de santé des armées. 

En Belgique, on oppose pareillement une fin de non-recevoir : "rien de concret ne permet de confirmer l'hypothèse" d'une contamination en octobre, assène-t-on. 
Pourtant, certains participants aux jeux - soit une délégation de 80 personnes - ont connu "fin novembre, début décembre des maux de gorge, de la toux ou encore des extinctions de voix, mais cela n'a pas nécessité des mesures particulières et n'a jamais été mis en lien avec la participation aux jeux militaires", ajoute-t-on au ministère de la défense belge qui est toutefois amené à s'interrogé depuis...

Cent dix pays étaient représentés lors de ces jeux militaires mondiaux. 
Tous ne participaient pas aux mêmes épreuves (31) et l'une d'entre elles a pu être l'occasion singulière d'une contamination d'un porteur-euse sain(e)...

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La moisson avait été bonne pour la France, la troisième nation la plus représentée après la Chine et le Brésil : 26 médailles d'or, 27 médailles d'argent et 29 médailles de bronze. Les sportifs français avaient aussi reçu le trophée du fair-play. La Chine avait récolté 239 médailles. La fête avait été réussie, dit-on. Les lendemains le sont nettement moins.

lundi 27 avril 2020

Des Parisiens du 18e dansent dans la rue pendant que meurent des contaminés au Covid19

Des rebelles aux règles de la vie en communauté ont sottement brisé le confinement, méprisant leurs congénères

Des passants se sont trémoussés sur un air de Dalida samedi, dans le 18e arrondissement de la capitale, jusqu’à l’intervention de la police.

Vidéo. À Paris, des passants dansent dans la rue en plein confinement
'Le Parisien' en dénombre objectivement une vingtaine...
Les images ont provoqué de vives réaction d'indignation sur les réseaux sociaux. Samedi, en fin d’après-midi à Paris, plusieurs dizaines de passants se sont amassés sur une place du 18e arrondissement pour danser sous un balcon, qui diffusait de la musique, rapporte Le Parisien.
Dans une vidéo postée sur Twitter et partagée près de 20.000 fois, un journaliste écrit : "Le 18e vient officiellement de s'auto-déconfiner (et il aimerait qu'on le laisse danser)".

"Laissez-moi danser"

Coronavirus : sauvez des vies, restez chez vous | Agence régionale ...
Place Constantin Pecqueur ('square Joël-Le-Tac'), dans le quartier des Grandes-Carrières, au pied de la butte Montmartre, des écervelés se sont laissé entraîner par la musique de la célèbre chanson de Dalida, bravant jusqu’à l’arrivée des policiers les règles de confinement et de distanciation sociale qui sont édictées pour les protéger, mais aussi tous ceux que menacent le virus tueur, au premier rangs desquels, les soignants, mais aussi les transporteurs et livreurs qui leur permettent de continuer à s'alimenter.

Sur la vidéo postée sur Twitter, on peut en effet voir "une vingtaine" d’habitants  - en vérité, plusieurs vingtaines, si on élargit le plan (cf. ci-dessous) - danser sous le regard de passants responsables étonnés, certains fixant même les preuves avec leur téléphone
Tandis qu'une certaine presse se refusait à faire des vagues, les internautes ont lâché des commentaires de condamnation.

Le 18ème vient officiellement de s’auto-déconfiner (et il aimerait qu’on le laisse danser).


"Dépassé" par les événements

L'Express parle de "bal de rue" "organisé", alors, face au scandale, l’auteur de la vidéo s’est senti obligé de rétro-pédaler pour ne pas subir la colère des "libertaires" du 18e arrondissement (qui dispose de quatre mosquées), géré comme il peut par un socialiste, successeur de Daniel Vaillant. Au premier tour des municipales de 2020, Eric Lejoindre a rassemblé 31,66% des suffrages exprimés, contre 39,86 %, six ans plus tôt. Et le député est Pierre-Yves Bournazel (Agir !): ni l'un ni l'autre ne s'est exprimé sur cette rupture du confinement...

Mais l'argumentaire du vidéaste vole bas...
Quand la presse foireuse faillit à son rôle éducatif

"Précision pour nuancer des réponses très violentes.
Le 18e est très confiné [le contexte n'est-il pas le même dans le 15e ?]. Il s’agissait de 20–30 personnes [jugez vous-même] dansant sous un balcon plus des badauds ébahis [et participants sans respecter les règles de distanciation]Une minute après mon arrivée [et depuis combien de temps avant ?], la police a mis fin à la musique avant même que Dalida ait fini de chanter", a-t-il tenté d'expliquer dans un second tweet. 

Un "bal" de rue qui avait été organisé dans le 18e arrondissement de Paris a été interrompu ce samedi par la police.Le résident qui a diffusé la musique sur son balcon, a tenu lui aussi à s’expliquer sur Instagram. L'individu à l'origine du "concept" et des troubles tient un compte "Discobalcons" sur lequel il fait régulièrement des directs vidéo, indique Le Point. Il y filme des passants interpellés par sa musique, mais cette fois l'artiste a été "dépassé par les événements" !...
La presse lui donne largement la parole et il assure qu’il "n’a jamais rassemblé autant de monde sous son balcon" et que ces petits rendez-vous musicaux organisés le samedi [et nous en sommes à la 7e semaine de confinement] "n’auraient désormais plus lieu". Il diffusera uniquement une musique à 20 heures en semaine pour soutenir les soignants, mais "l’éteindra si un rassemblement venait à se reformer". 

Plus les jours passent, et plus le respect du confinement devient pénible et difficile à respecter par les Français qui ne savent pas prendre sur eux-mêmes. Et la capitale - encore moins la Butte Montmartre - n'est difficile à vivre le samedi, même au 40e jour de confinement, le même pour tous... Certains y voient une chance.

L'ennui, c'est aussi que cette vidéo postée sur Twitter révélé ce que dissimulait la presse institutionnelle qui fait moins d'information de terrain que de propagande en salle et en studio

Le document a bien naturellement mis le feu sur le réseau social, et bien au-delà, puisque les slogans tels que "Restez chez vous: sauvez des vies" paraissent bien vains dans certains milieux.

Si cette extravagance n'a pas duré très longtemps, c'est que les forces de l'ordre n'ont pas tardé à ramener les inconscients à la raison.
Et si elles sont arrivées vite, c'est aussi que ce n'était pas la première fête de rue à cet endroit.

Le Parisien, qui n'hésite pas à publier des contre-vérités, écrit en revanche que le "spectacle" a pris fin au bout de "quelques secondes de relâchement", certes qualifiées avec indulgence de "coupables", mais le quotidien condamne "en même temps" les nombreux internautes que cette mise en danger de la vie d'autrui a "suffi à rendre fous de rage".

Cette incitation au déconfinement n'est pas la première.
Alors qu'avec constance d'autres applaudissent chaque soir les soignants en respectant à leurs fenêtres les règles de distanciation sociale, certains  bravent les recommandations des "scientifiques" et prennent des risques qui mettent en péril des vies humaines, celles de leurs proches et des soignants.

La presse ne précise pas si les inconscients ont été verbalisés.
Il se dit toutefois que la dispersion s'est effectuée dans une ambiance bon enfant: les danseurs se sont carapatés comme des garennes.

Alors que la France est confinée depuis plus de quarante jours, le gouvernement doit annoncer mardi un plan déconfinement qui devrait prendre effet à partir du 11 mai. Seulement pour ceux et celles que ça intéresse ?...