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lundi 18 mai 2020

Xavier Bertrand rappelle Macron au respect des gestes-barrière et donc des autres

Le président de Région porte ostensiblement son masque face à un Macron irrespectueux

La consigne présidentielle était le non-respect des gestes-barrière

Pourquoi un état d'urgence sanitaire si le président incohérent s'assoie sur ses consignes
, lors de la cérémonie d'hommage au général De Gaulle ?
Les officiels s'étaient pliés aux ordres de Macron, au péril de leurs vies
















Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, Charles de Gaulle, alors inconnu du grand public, freinait l’avancée allemande à la bataille de Montcornet. Il venait d’être nommé à la tête de cette division composée à la hâte, réunion d’unités disparates. "Au moment même où l’ombre de la résignation et du renoncement s’étendait sur notre pays, l‘esprit de la résistance se leva", raconta le président Macron, cambré dans une raideur théâtrale derrière son pupitre, en bordure d'un champ d'éoliennes, escorté d'une poignée d'officiels en contradiction avec ce qu'on attend de personnages responsables et exemplaires.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a été la seule personnalité politique à garder son masque dimanche, lors de la célébration des combats de Montcornet, dans l'Aisne.
La bataille de Montcornet s'est déroulée le 17 mai 1940 dans l'Aisne entre des unités de la Wehrmacht et de l'Armée française, lors de la bataille de France, pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est une des tentatives de contre-attaque de l'armée française, devenue célèbre parce qu'elle était commandée par le colonel Charles de Gaulle qui prend initialement plusieurs points stratégiques, mais qui se solde par un repli, sur ordre, de la 4e division française cuirassée.
Interrogé par Oise Hebdo, Xavier Bertrand explique que l’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque avant le début de la cérémonie mais qu'il a refusé l'incohérence.
"L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents. Mais ils sont à moins d'un mètre", a expliqué le président des Hauts-de-France à la chaîne locale.
Des photos ont révélé que le président Xavier Bertrand a opposé ses convictions aux volontés du président de la République pendant la cérémonie en hommage au général de Gaullece dimanche, en présence de Macron.

Oise hebdo prend parti

Le président de la région Hauts-de-France
"Xavier Bertrand s’est distingué" [sic] pendant la cérémonie en hommage à de Gaulle organisée dans l’Aisne ce dimanche 17 mai, estime le journal local de Compiègne qui diffuse notamment sur Creil, où se situe la base militaire qui fut le premier noyau épidémique de diffusion de la Covid-19
L’hôpital de Creil a accueilli à la mi-mars le premier patient français mort du Covid-19. Depuis, dix autres sont décédés et cinq soignants sont contaminés. L’établissement de l’Oise a traversé une longue période de "grand épuisement et parfois de la colère".
L'hebdomadaire est connu pour ses Unes morbides

L’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque, précise Oise hebdo. L’élu a préféré rappeler que le Covid-19 est toujours là, hommage ou pas.
Xavier Bertrand a néanmoins échangé quelques mots avec Macron à l’issue de la cérémonie.

"Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", a raconté après coup l'Elysée, tentant de sauver la face. "Du reste ceux qui ont souhaité le garder n'en ont pas été privé," commente la présidence...

Une tribune critique du gouvernement par Xavier Bertrand

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait déjà précisé 
sa position face au gouvernement le matin même.
Rendant hommage à Charles de Gaulle dans une tribune publiée dans le JDD, il établit un parallèle entre la défaite de la France en 1940 et la gestion du gouvernement face à la crise du coronavirus.
"Face à la menace, l'Etat n'était pas prêt. Il n'avait pas les équipements nécessaires: les avions manquaient. Pire, les gouvernements de passage avaient menti à la population crédule, leur laissant croire que la France attendait l'ennemi de pied ferme", écrit-t-il dans cette tribune. 
"Lorsque le conflit éclata, nous avons pris les mauvaises décisions" et "le courage des hommes n'a pas suffi pour combattre l'ennemi."

Suivez son regard.
Les décrypteurs de la presse n'ont pas tenté d'expliquer aux Français qui ont su lire entre les lignes...

vendredi 15 septembre 2017

Levothyrox : l'ancienne formule disponible "dans 15 jours", se félicite Agnès Buzyn

Après plusieurs mois d'angoisses des patients, la ministre leur demande d'attendre encore "quinze jours" 

Nouvel exemple de non réactivité du pouvoir macronien

Résultat de recherche d'images pour "agnes buzyn"
Empathie, effet retard
L'ouragan Irma était annoncé sur les Antilles, mais le président trentenaire n'a pas pour autant fait la preuve de sa capacité d'anticipation. Depuis plusieurs mois, près de 9.000 patients jusqu'ici n'ont cessé de signaler des effets indésirables "graves" depuis l'instauration de la nouvelle formule du médicament du laboratoire Merck Serono (groupe Merck KGaA) en mars 2017 : fatigue, crampes, vertiges, maux de tête ou incapacité soudaine à se déplacer... Ils devaient s'administrer une nouvelle formule qui leur rendait la vie difficile ou à risques, mais personne n'a pris leur souffrance en compte. 

Dans l'affaire du 
Levothyrox, le pouvoir a donc pareillement manqué à ses obligations d'assistance sanitaire.
 L'ancienne formule de ce médicament indispensable au traitement de 3 millions de malades atteints de pathologies thyroïdiennes n'est plus actuellement accessible en France - le laboratoire Merck en a en effet le monopole - et il ne sera à nouveau disponible que dans les "dans les jours qui viennent", a annoncé la ministre la Santé, Agnès Buzyn, ce vendredi 15 septembre. 
D'autres médicaments "alternatifs" seront également mis en vente ..."dans un mois". Ces différents choix -qui étaient jusqu'ici refusés aux patients- leur permettront "progressivement de choisir le médicament qui leur convient le mieux", a-t-elle ajouté. 

"J'ai écouté la souffrance des malades," se félicite la ministre de la Santé

C'est en ces termes que, jeudi sur LCI, Agnès Buzyn s'est vantée de ne pas être sourde à la douleur des Français dont la vie était mise en péril par le manque de réactivité du gouvernement. 
La ministre avait cependant tenu à souligner qu'il n'y avait pas eu d'hospitalisations liées à la prise de ce médicament : des cas de décès auraient motivé la ministre à agir plus tôt... 

Elle a justifié sa passivité en rappelant que "le plus grand danger est d'arrêter le médicament" qui est "vital". "Si beaucoup souffrent d'effets secondaires, la grande majorité est confortable avec le traitement", avait-elle ensuite affirmé sur BFMTV. 
"Les gens se sont sentis quelque part floués de ne pas être mis dans la boucle, (...) de ne pas avoir été informés. Comme on partait du principe que le nouveau médicament était meilleur, (les médecins) ont quelque part pu sous-estimer la sensation et l'importance des effets secondaires", a-t-elle accusé, bien qu'elle-même hématologue, professeure des universités et ex-praticienne hospitalière.
A noter que Agnès Buzyn  - ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, nommé en mars 2016 par le président de la République - était mariée en premières noces à Pierre-François Veil, l'un des fils de Simone Veil, et qu'en secondes noces, elle a épousé Yves Lévy, directeur général de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et ancien conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso.
Le Levothyrox est prescrit à vie pour remplacer une hormone naturelle, la thyroxine, lorsque la glande censée la produire, la thyroïde, ne fonctionne pas bien ou pas du tout.

Cette hormone joue un rôle très important dans la croissance mais aussi sur le système nerveux. Le changement de formule ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution) mais porte sur des substances, appelées "excipients", qui lui sont associées, comme par exemple le lactose qui a été remplacé par le mannitol. Ces modifications visent à garantir une teneur en substance active plus constante - et donc normalement mieux tolérée - soutient l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), ex-AFSSAPS critiqué dans l'affaire du Mediator et dont des membres ont été soupçonnés de conflits d'intérêts dénoncés en mars 2011 dans un rapport du député Bernard Debré, urologue, et du directeur de l'Institut Necker, Philippe Even, remis au président de la République et dans lequel ils dénoncent entre autres les conflits d'intérêts des experts de l'Afssaps et critiquent leurs compétences.


Les premières offensives judiciaires sont toutefois lancées : selon l'avocate et ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy, une cinquantaine de nouvelles plaintes de patients mécontents, dont celle de l'actrice Anny Duperey, vont être déposées au Parquet de Paris dans les prochains jours.


Et, selon la ministre, il n'y aura pas de retour à l'ancienne formule.

lundi 13 juin 2016

Rixes à l'Euro 2016 : organisateurs et forces de l’ordre suspectés d’avoir minimisé le phénomène 'hooligans'

""Droit aux brutes, titre finement Libération

Les Anglais sont encore dans le coup


Des violences entre Russes et Anglais ont ravagé le centre de Marseille vendredi et samedi, mais organisateurs et forces de l’ordre ont sous-estimé le dangerpuis minimisé les affrontements entre hooligans, phénomène loin d’être éradiqué, notamment en Europe de l’Est et en Angleterre. 

On croyait les images de 1998 définitivement remisées aux archives. Mais le premier week-end de l’Euro a rappelé que le hooliganisme sévit toujours. Vendredi et samedi, supporteurs russes et anglais ont à nouveau mis à sac le Vieux-Port de Marseille. Pluie de bouteilles, jets de chaises en quantité industrielle et tabassages à la barre de fer ont laissé le centre-ville KO. 

Une trentaine de blessés sont a délorer, dont quatre graves, sept personnes écrouées et dix déférées, pour des milliers d’euros de casse. 

Dimanche, la plupart des quotidiens titraient sur le camouflet infligé aux autorités françaises. 

La presse - qui a relayé la légende de la fin du hooliganisme - s’alarme maintenant des nombreux matchs à risque, notamment le Ukraine-Pologne du 21 juin attribués à… Marseille. 

De son côté, organisateur de l’Euro qui a fait confiance à la France, le comité exécutif de l’UEFA, a prévenu qu’il "n’hésitera pas à sanctionner plus lourdement les fédérations anglaise et russe, allant jusqu’à la disqualification de leurs sélections en compétition, si de telles violences venaient à se reproduire". 
Une procédure disciplinaire spécifique a également été ouverte contre la Russie pour des "perturbations" au Stade Vélodrome, un "comportement raciste" et le lancer de "fumigènes".

Un déficit d’anticipation des risques, malgré l' "état d'urgence" en vigueur 

Depuis de longs mois, le match Angleterre-Russie promettait de plonger Marseille en plein enfer. Antoine Boutonnet, le patron de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), l’indiquait à Libération lors d’une entrevue réalisée il y a une quinzaine de jours : "Ce match est vraiment problématique", disait-il. Sachant cela, il est d’autant plus étonnant d’avoir assisté à de telles scènes de Far West.

La politique française anti-Poutine s'étale dans le parti-pris de la presse   
"Visiblement (?), c’est la stratégie ultra-rodée des hooligans russes qui a mis le feu aux poudres". "Il s’agissait de bourrins répartis en petits groupes. Ils frappaient simultanément et étaient très mobiles. On sentait une vraie expérience", témoigne un flic marseillais.
Ils seraient de plus entrés en France au compte-gouttes depuis la Suisse et l’Italie, ce qui a surpris le ministère français de l'Intérieur. A croire que l' "état d'urgence" est une mascarade. 

Quant aux Anglais, si 28.000 d’entre eux étaient présents au Stade-Vélodrome, environ le double a sillonné les pubs du Vieux-Port, sans billet pour le match. Cette frustration et cette errance expliquent-elles les heurts qui s'en sont suivis avec les Russes ? "L’enjeu, face à ce type de masses, est d’avoir une idée des volumes, explique-t-on au ministère de l’Intérieur. Mais c’est une science inexacte. La billetterie donne une indication fiable de la répartition dans les stades. Pour le reste, il faut envoyer des requêtes aux voyagistes, aux compagnies aériennes, mais on n’obtient jamais un comptage précis." Pas mieux de la part de la police de l'air et des frontières ?

Si un travail en amont a pu être mené avec les autorités britanniques - 2.000 passeports ont été confisqués par Londres aux hooligans fichés -, les échanges d’informations ont été plus lâches avec les autorités russes. Et les tensions diplomatiques y sont pour beaucoup, mais une collaboration difficile devait être envisagée. Dimanche, depuis le ministère défaillant, Pierre-Henry Brandet, le porte-parole de la Place Beauvau, a assuré que "ceux qui se sont livrés aux actes de violence n’étaient pas connus des services de sécurité de leur pays".

Le maintien de l’ordre était-il au niveau de l'enjeu ?

Les ordres donnés aux forces de l'ordre ont envenimé la situation. Les rixes à peine terminées, Geoff Pearson, un expert britannique du hooliganisme, estimait que le maintien de l’ordre à la française, jugé trop rigide, avait contribué à échauffer les esprits : "La première interaction avec un fan de football ne devrait pas être un gazage ou un coup de matraque. S’il n’y a pas d’engagement positif avant, c’est que le policier a failli dans sa mission."

Le préfet de police de Marseille, Laurent Nunez, nie le bien-fondé des faits "Qu’est-ce que vous voulez que l’on aille dire à ces groupes ? Vous avez des milliers de personnes assises en terrasse en train de s’alcooliser dans le calme et, d’un coup, un groupe antagoniste arrive et ça part en rixe. Il suffit d’une étincelle. A quel moment voulez-vous qu’on intervienne ?", a-t-il confié, visiblement débordé. 

A Marseille, dix policiers anglais étaient déployés, en assistance. 
Parmi eux, se trouvaient les fameux "spotters", chargés d’identifier et de dialoguer avec les franges les plus agitées. Mais, comme les quatre unités de forces mobiles, ils ont un temps été dépassés, estime la presse française aux ordres. "Les incidents n’ont pas excédé une heure et demie", relativise Laurent Nunez, comme si le temps faisait beaucoup à l'affaire. 

S'ajoute la querelle des chiffres. Pour le Turquie-Croatie de dimanche après-midi au Parc des Princes, autre match classé "à risque", 1.500 policiers étaient mobilisés, 500 de moins que lors des PSG-OM du début des années 2000. Savoir si cette disparité ne serait pas en lien avec l'engouement moindre suscité par ce type de matchs...

Comment gérer la suite de la compétition ?

Bien que confrontée durant de longues années au hooliganisme, les autorités anglaises doivent continuer d'actionner plusieurs leviers qui n'ont donc pas fait la preuve de leur efficacité sur le long terme: un fichage draconien des éléments les plus violents, l’augmentation astronomique du prix des places et l’avancement de l’horaire des matchs. Ainsi, des Liverpool-Manchester de tout premier ordre se jouent parfois à l’heure du déjeuner.  L'objectif, puisque la consommation d'alcool n'est pas prohibée, est éviter que les supporteurs finissent les fûts de bière avant d’aller au stade. Cette parade est-elle une solution applicable à l'Euro ? Les horaires et la localisation des rencontres ont été figés dans le marbre à l’occasion d’un tirage au sort. Question d’équité, dixit l’UEFA.

Dès lors, de nombreuses voix s’élèvent pour interdire la vente d’alcool. Envisageable légalement, la mesure n’en est pas moins difficile à mettre en œuvre dans certaines villes. A Marseille, deux arrêtés avaient été pris pour interdire la consommation sur la voie publique, comme la vente aux abords du stade et de la fan-zone. Si, en cas d’arrêté d’interdiction généralisée, les grandes surfaces joueront le jeu, par crainte de contrôles plus faciles, les épiceries indépendantes, alléchées par une possible hausse du chiffre d’affaires, continueront probablement d’écouler les canettes sous le manteau. Dimanche, lors d’une déclaration à la presse, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a tout de même plaidé pour des "interdictions strictes dans des périmètres sensibles". Ce gouvernement en reste éternellement aux intentions, sans que viennent jamais les décisions. 

En outre, la Place Beauvau a annoncé des interdictions d'accès en des lieux précis - mesure permise par l’état d’urgence -, ainsi que des obligations de quitter le territoire français (OQTF) pour les hooligans impliqués dans des troubles à l’ordre public. 
De nouvelles interdictions de territoire pourraient également être prononcées. 

Or, pour la seule journée de jeudi, deux matchs à risque sont programmés : Angleterre-Galles à Lens et Allemagne-Pologne à Saint-Denis.

samedi 18 mai 2013

Hollande, président de baraque à frites

Hollande, risée du monde entier

Pour sa première visite officielle aux Etats-Unis,
le 18 mai 2012, François
Hollande en constant décalage,
ici avec D. Cameron
Hollande a fait le plein de belles images en compagnie du président américain, Barack Obama, qui l'a reçu à la Maison Blanche. Cette première rencontre entre le président américain et le nouveau président français précédait
le sommet du G8, qui se tient à Camp David, la résidence de campagne des présidents américains, et le sommet de l'Otan qui avait lieu à Chicago dimanche 20 et lundi 21 mai.

Les deux présidents ont discuté une heure dans le bureau Ovale et Barack Obama en a profité pour évoquer, non sans malice, le premier voyage aux Etats-Unis de François Hollande, effectué en 1974… dans le cadre d’un voyage d’études consacré aux ...fast-food ! "Les cheeseburgers se marient très bien avec les frites", a alors raillé Obama. Manière de souligner que l’entente est bonne, puisque "frites" se dit "french fries" aux Etats-Unis, tente de rattraper Rue89.




Un peu plus tard, Obama a accueilli François Hollande à Camp David. Qui est arrivé en cravate, alors que tous les autres chefs d'Etat présents l'avaient laissée au vestiaire. Et
la fashion police n'a pas tardé à relever le détail: le président Obama lui-même s'en est amusé: "François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate !" a lancé le président américain. Réponse immédiate du président français, en anglais : "Pour ma presse !" "Pour ta presse, il faut que tu présentes bien!", a alors convenu Barack Obama, hilare.



Concours de blagues aux dépens du socialiste français

Avec chauffeur noir
Avec un aussi bon client, le bizutage ne s'est pas arrêté là et Obama a continuer de chahuter le lourdaux hexagonal. Il a en effet évoqué le scooter de François Hollande : "J'ai essayé avec le secret service, ils ne m'ont pas laissé faire", a-t-il rigolé. Et l'Américain d'ironiser ensuite sur François Hollande venu aux Etats-Unis avec l'A330 spécialement aménagé pour son prédécesseur. Pépère a dû s'en justifier avec humour : " Il existe, il fallait bien que je l'utilise. Sinon, qu'aurait-on dit…"


Soirée foot pour Merkel et Cameron: Hollande déphasé

Gros sportif !
Le soir du G8 venu, David Cameron et Angela Merkel se sont accordés un moment de détente pour regarder ensemble la finale de la Ligue des champions entre Chelsea et le Bayern de Munich depuis la salle de cinéma de la résidence présidentielle de campagne dans le Maryland. Hollande a retiré sa cravatte, mais a l'air de trouver le temps long, sur la touche.

L'ami Ricorée

Dans sa petite lettre de félicitations envoyée le 7 novembre 2012 à Barack Obama pour sa ré-élection, François Hollande s'est cru plus malin qu'il n'est et a décidé de personnaliser ce courrier rédigé sur ordinateur, avec une petite formule manuscrite, écrite en langue qu'il croit anglaise. 



Or, il s'est grossièrement planté dans l'apposition de sa formule de politesse. Malgré son suffixe, "friendly" est en effet un adjectif, ce que les bacheliers savent. Mais l'énarque n'a pas appris que le mot à mot est source d'erreurs. En ajoutant "friendly", ce pauvre Hollande n'affirme pas qu'il s'exprime "amicalement", mais se flatte d'être "amical". L'annonce de son projet de "mariage" pour tous ?

En Allemagne, Angela Merkel lui sert de canne blanche 

En Angleterre, la presse épingle le "froggy"
"Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge et nous accueillerons plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni", avait déclaré David Cameron.
Un nain à qui manquent les talonnettes















Bonus: son lapsus du complot de la BCE
Lien


mardi 14 mai 2013

Un "gros raté" du PS assimile la Manif pour tous aux violences liées au PSG


Jean-Christophe Cambadélis (PS) a vu mardi une "connexion"
Manifestants contre le mariage gay (à gauche) et lors des cérémonies au Trocadéro lundi (à droite).
Montage partisan agréable au PS
Le député de Paris tente d'occulter la responsabilité du pouvoir socialiste dans les violences commises la veille dans la capitale, faute d'encadrement policier de la fête du PSG. Parlant d'un "gros raté" faute d'avoir "anticipé", il admet d' "intolérables, inqualifiables" violences la veille à Paris, mais l'ancien trotskiste les impute,  sans preuve, à des  " hooligans" présumés.


Sur Radio Classique et Public Sénat, le député PS de Paris feint d'être "étonné" que la victoire de ce club de football soit célébrée au Trocadéro, alors qu'il sait parfaitement que l'autorisation de la préfecture était nécessaire pour faire la fête au Trocadéro, et que cet accord avait été négocié avec le club et la Ligue de football. D'autres malhonnêtes, comme le servile Sylvain Courage, grand reporter au Point ce jour sur BFMTV, évacuent cette négociation pour mieux accabler le PSG.

Autre mauvaise foi de Cambadélis, sa
comparaison hasardeuse entre cette fête en extérieurs et les matchs ordinaires en milieu clos. "On était installés dans la victoire du PSG, dans ce qui s'était passé dans les stades, qui était plutôt mieux géré que d'habitude". Cambadélis ne peut ignorer non plus que 1500 policiers sont de service lors des rencontres de Ligue 1 et qu'ils n'étaient que 800 au Trocadéro, selon les propres dires du ministre de l'Intérieur soi-même.

La perfidie du député PS ne s'arrête pas là
La tournure impersonnelle est d'ailleurs révélatrice de sa duplicité. "On n'a pas anticipé la connexion entre ce que l'on avait vu lors des manifestations" contre "le mariage pour tous et les hooligans qui gravitent autour du PSG. Là, il y a eu la conjonction des deux et évidemment ils s'en sont donné à coeur joie", a assuré l'infâme socialiste. 

Interrogé sur un appel d'un député-maire UMP à la démission de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, Cambadélis ajoute l'insulte : "Il ne faut pas ajouter à des agissements de crétins un débat débile." Manuel Valls n'est "pas responsable de la situation", affirme-t-il malgré tous ses manquements déjà énumérés. 

Il conclut son odieuse intervention sur un amalgame  

Parlant de "gros raté parce qu'on n'a pas anticipé", ce "débile" (ou "crétin") exonère son camp: "Mais personne ne l'a fait", et à droite non plus.

Le député de Paris 
avait deux media à sa disposition pour répandre ses mensonges, Radio Classique (groupe Les Echos) et Public Sénat (chaîne du Sénat, à majorité de gauche).


mardi 26 mars 2013

Point sur les "débordements" lors du rassemblement d'opposition au mariage homo

Des schémas révélateurs

Une démonstration due à Lionel Tardy, député de Haute-Savoie

Photo ajoutée
Je profite de quelques minutes pour revenir, par ce billet, sur la manifestation contre le mariage pour tous de ce dimanche.

Les médias et les réseaux sociaux se sont agités depuis dimanche soir, concernant les débordements de la manifestation pour tous ... sans forcément avoir tous les éléments.

Présent sur les lieux, j'ai assisté à tout, de façon à vérifier par moi-même le bon déroulement de la manifestation ... vu qu'aucun accès internet mobile, ni téléphonique mobile, n'étaient accessibles avenue de la Grande Armée et sur les Champs Elysées ... même certains médias avaient du mal à joindre leur rédaction en direct.

La police n'avait pas prévu une manifestation de cette ampleur :
Vue générale ajoutée

Il apparait clairement que la Préfecture de police a sous-estimé le succès de la manifestation : un CRS m'a confié qu'il était attendu 100 000 manifestants tout au plus ... Résultat, une avenue de la Grande Armée inadaptée à une manifestation statique de cette importance, qui a rapidement été saturée.

La place de l'Etoile rapidement envahie :

Les élus, dont j'étais, étaient regroupés devant le podium en haut de l'avenue de la Grande Armée, juste devant l'Arc de Triomphe ... la pression aidant, une brèche s'est ouverte sur la droite du podium et un certain nombre de manifestants ont enfoncé le premier cercle rouge et se sont retrouvés place de l'Etoile, sous l'Arc de Triomphe ...

C'est là que tout s'est joué : les policiers auraient dû réagir immédiatement, ce qui n'a pas été le cas ... et les CRS sont arrivés trop tard !
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Il faut sauver les Champs Elysées :

Branle-bas de combat chez les forces de l'ordre : la première ligne étant enfoncée,
les CRS mettent en place une ligne de défense qui coupe en deux la place de l'Etoile et renforcent leur ligne de défense en barrant le haut de l'avenue des Champs Elysées, à hauteur de la rue Arsène Houssaye.

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Matraque caoutchouc au poing
La bataille des Champs Elysées est perdue depuis longtemps ... mais on gaze quand même :
Pendant que les forces de l'ordre sont occupées à barrer le haut des Champs Elysées ... les manifestants n'ont aucun mal à contourner le barrage en redescendant les Champs Elysées via les rues parallèles (rue du Vernet notamment).
Il rejoignent facilement l'avenue des Champs Elysées au niveau de l'avenue George V ...
... et finalement, ce sont les forces de l'ordre qui se retrouvent prises en tenailles sur l'avenue des Champs Elysées, entre la rue Arsène Houssaye et l'avenue George V !!!!
L'accès a l'avenue des Champs Elysées aura donc été interdit sur 100 mètres (rectangle rouge) ... pour protéger le Mac Donald's ? Et de quoi ???
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croisement rue Arsène Houssaye :
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Croisement avenue George V :
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Pendant ce temps, les manifestants, enfants compris,  circulent librement sur le milieu et le bas des Champs Elysées !!!
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Conclusion :

Les forces de l'ordre, visiblement en nombre réduit et probablement mal dirigées ... ont donc [inutilement] gazé des manifestants
, alors qu'elles savaient pertinement que le milieu et le bas des Champs Elysées était déjà sous le contrôle des manifestants :
  • Qui a donné l'ordre de lancer des lacrymogènes ?
  • Si les forces de l'ordre avaient peur pour leur propre sécurité, la partie étant perdue (prises en tenailles), pourquoi ne pas avoir donné à temps un ordre de repli ?
  • Quel était l'intérêt pour les forces de l'ordre de préserver une zone tampon de 100 mètres sur l'avenue des Champs Elysées, qui n'avait aucun intérêt stratégique ... sauf à ce que le pouvoir politique ait donné l'ordre de tenir ... pour éviter de perdre la face, face à l'ampleur de la manifestation ?
Bref, beaucoup de questions que j'aurais aimé voir posées par les médias ??
En tout cas, aucune voiture et mobilier urbain dégradés, aucune effraction ou bris de vitrine constatés sur les Champs Elysées et ailleurs ... et des enfants qui poussent leur poussette sur les Champs Elysées, pendant que d'autres ont droit un peu plus haut aux lacrymogènes ... sous vent portant ! J'ai testé, merci !
Il serait bien que la Préfecture de police de Paris rende des comptes.
Dauphiné Libéré du 25 mars :
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mercredi 13 mars 2013

La méthode Hollande, c'est l'absence d'idées, de cap et de détermination

La gauche s'est laissée piéger à sa propagande de campagne


"Ces Français schizophrènes" [?]

Dans Valeurs Actuelles, Olivier Duhamel répugne à rechercher les causes

L’intéressante enquête BVA pour le Parisien, réalisée les 28 février et 1er mars et publiée dimanche, ne confirme pas seulement la défiance des Français à l’égard du pouvoir. Elle atteste aussi qu’ils demandent plus de réformes : 54 % d’entre eux estiment que le gouvernement ne va pas assez loin dans le domaine des réformes, 21 % qu’il les mène à un bon rythme et 21 % qu’il va trop loin. Réjouissant et encourageant : François Hollande peut donc enfin redoubler d’audace. Sauf que…

Sauf que si le ministre de l’Éducation nationale veut revenir à la semaine de 4 jours et demi, enseignants et collectivités locales protestent. S’il est question d’augmenter la TVA, la contestation se lève. Si l’on ferme une petite maternité ou un service d’urgence, médecins et malades s’indignent, etc. Partout frappe le célèbre syndrome Nimby, not in my back-yard, pas dans mon arrière-cour. La réforme, oui, mais pour les autres.

Face à cet obstacle structurel, le gouvernement [impréparation ?], au lieu de fixer quelques réformes nécessaires, les expliquer et s’y tenir, en suggère une, envisage une autre, suppute une troisième, avant de, finalement, y renoncer. Et les familles de s’inquiéter de la fiscalisation de leurs allocations, les retraités de redouter l’augmentation de leur CSG, les conducteurs de diesel d’une taxation aggravée, les parents d’étudiants de la perte de leur demi-part… ["Le sujet est sur la table", expliquent les barjos, qui tentent de faire passer pour une méthode leurs tergiversations et leurs délégations aux experts et aux associations.] 

Ce faisant, au lieu de mobiliser la part réformatrice qui s’est fait jour chez nos concitoyens, le pouvoir réveille la part conservatrice qui sommeille en chacun d’entre eux.