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lundi 3 mars 2014

Ukraine: visées américaines sur la Crimée autonome

La Crimée appelle Poutine à l'aide contre l'Ukraine, mais Obama met la pression sur la Russie 

Les Américains soutiennent les insurgés de l'Ukraine
 occidentale

Le Parlement russe a autorisé une assistance militaire à l'Ukraine de l'Est menacée par les insurgés de l'Ouest. La situation s'est tendue un peu plus encore avec la fermeture de l'espace aérien et le rappel des réservistes ukrainiens par le nouveau pouvoir issu de la rue à Kiev,instrumenté par les USA.

L'intox de l'opinion par la presse française est digne de l'époque soviétique 
Le Monde exploite la déclaration de l'Ukraine qui s'est dite "au bord de la catastrophe", dimanche 2 mars, prétendant que c'est "à la suite des opérations de l'armée russe sur son territoire", en Crimée "dont elle semblait perdre rapidement le contrôle". Or, d'une part, la Crimée -où la population est à plus de 80% russophone- a des accords bi-latéraux avec la Russie, et d'autre part, le 1er mars, le nouveau premier ministre de Crimée a appelé le président russe Vladimir Poutine à l'aider à restaurer la "paix et le calme" dans sa république du sud de l'Ukraine, au bord de la Mer Noire. "Prenant en compte ma responsabilité pour la vie et la sécurité des citoyens, je demande au président russe Vladimir Poutine d'aider à assurer la paix et le calme sur le territoire de Crimée", a déclaré Sergiï Aksionov -nommé après la destitution jeudi du gouvernement local par les députés- dans un discours retransmis in extenso par la télévision d'Etat russe. (lien)

Le Monde prétend que "l'Occident cherchait une issue à l'un des plus graves conflits avec Moscou depuis la guerre froide" et c'est une autre manipulation de l'opinion.
A la demande de la Crimée, comme le Mali auprès de Hollande, en Crimée, république autonome pro-russe d'Ukraine, les militaires russes accentuent leur pression sur le pouvoir insurrectionnel pro-occidental de Kiev, soutenu par les Américains et l'Union Européenne, pour des raisons stratégiques de domination de la Mer Noire contre les Russes. Etrangement, le journal Le Monde donne pour preuve d'un supposé "coup de force" russe avec la décision du commandant en chef de la marine ukrainienne de prêter allégeance aux autorités pro-russes de Kiev ! Le Monde rapporte la décision de l'amiral Denis Berezovski, a annoncé sa décision au cours d'une conférence de presse à l'état-major de la flotte russe à Sébastopol, mais n'en tire aucune conclusion sur la volonté légitime du peuple de Crimée de défendre son alliance avec la Russie contre l'ingérence occidentale.

Parallèlement, François Hollande fait son petit supplétif d'Obama en suspendant la participation française aux réunions préparatoires au sommet du G8 de Sotchi en juin, dans quatre mois.

Rejet des militaires ukrainiens de Crimée 

Des militaires russes dans la ville portuaire de Theodosie, le 2 mars.Les forces ukrainiennes de Crimée n'ont pu faire obstacle à l'assistance apportée par les militaires russes sous la protection desquels le pouvoir autonome de Crimée s'est placé. Les Russes protègent en effet les bâtiments publics, les aéroports et d'autres sites depuis les trois derniers jours.

Le gouvernement provisoire de Kiev et la presse occidentale ont mené dimanche une guerre des nerfs contre la Russie et la Crimée. Relayant le Quai d'Orsay, l'AFP participe à cette désinformation des organes de presse hexagonaux en contestant  la chaîne de télévision Russia Today qui  annonce les redditions de troupes fidèles à Kiev.

Des annonces qui font suite à celle de la défection de la frégate Hetman-Sahaydachniy, le navire amiral de la flotte ukrainienne, qui aurait, samedi 1er mars, refusé de suivre les ordres du gouvernement de Kiev et hissé le pavillon russe après une patrouille dans le golfe d'Aden. Kiev a évidemment démenti l'information.

Le ministère de la défense ukrainien a confirmé son occupation de la Crimée en indiquant qu'un millier d'"hommes armés" auraient tenté de bloquer dimanche l'entrée d'une unité des gardes-côtes ukrainiens à Perevalne (près de Simferopol, chef-lieu de la Crimée), afin de les contraindre à rendre les armes.
Selon un "media" local, quelque 400 fusiliers-marins ukrainiens étaient bloqués dimanche matin dans leur base à Feodossia, port à 200 km de Simferopol, Crimée, par un millier de militaires russes pour leur faire rendre les armes.
Des soldats des troupes de marines ukrainiens sont barricadés dans une base à Théodosie, un port de Crimée, et la Russie demande à ces troupes d'occupation de reconnaître la légitimité des autorités régionales favorables à Moscou. "Nous avons des ordres, a dit Dmitro Deliatiskiy, commandant de la base. Nous sommes en train de préparer notre défense."
A Perevalnoye, toujours sur le territoire de la Crimée, près de Simferopol, les occupants ukrainiens de la garnison locale a résisté aux appels à la reddition de la base, formant une chaîne humaine à l'entrée de la caserne et "dépliant un blindé" en signe de défiance. 

La Russie réagit aux atteintes à l'intégrité du territoire ukrainien

Le président de transition des Ukrainiens sécessionnistes de l'ouest du pays, Olexandre Tourtchinov, a annoncé dimanche 2 mars la fermeture de l'espace aérien du pays à tout appareil non civil, et fait de la surenchère estimant que la réponse du chef de l'Etat russe, Vladimir Poutine, à la demande d'assistance de la Crimée s'apparenteraient à une déclaration de guerre à l'Ukraine.  Il tient des propos typiques des pouvoirs illégitimes pour tenter de se maintenir au pouvoir. "Toute tentative d'attaque des installations militaires sera de fait une agression armée directe contre notre pays, et la responsabilité en sera imputée à l'armée et aux dirigeants russes."  Le président ukrainien a en outre demandé à la communauté internationale de prendre de "véritables mesures" pour aider son pays, alors que les tensions s'accroissent dans la République autonome de Crimée, où les russophones sont majoritaires et souverains.

Le journal Le Monde prend fait et cause pour les insurgés sécessionnistes pro-occidentaux
Il se fait le porte-parole du nouveau premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui affirme que le pays se "trouve au bord du désastre" depuis les événements du Maïdan qu'il a lui-même créés. "C'est l'alerte rouge. Ce n'est pas une menace, c'est en fait une déclaration de guerre à mon pays, a-t-il dit. Nous appelons le président Poutine à retirer ses forces armées."

Par ailleurs, le Parlement ukrainien a tenu une réunion à huis clos, dimanche matin. Le nouveau secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, Andryi Paroubyi, a livré cette réplique qui démontre que le monde marche sur la tête : le légalisme des insurgés contre l'"agression" des sauveteurs de la Crimée. 

Le rôle détestable des puissances occidentales

Les intérêts stratégiques et politiques des soutiens de l'Ukraine sécessionniste sont transparents. Outre le parti-pris de la presse, notamment de gauche, qui fustigeait l'impérialisme américain du temps des présidents républi
cains, et titrant contre toute vérité "Malgré les bruits de bottes, Kiev tente la voie diplomatique", les vertueux VRP occidentaux de la démocratie ont des visées hégémoniques sur la Mer Noire où ils veulent réduire l'influence russe, et donc aussi en Méditerranée.

Les pro-américains menacent 
François Hollande et de Laurent Fabius, ministre va-t-en guerre des Affaires étrangères qu'on pourrait confondre avec celui de la Défense ont pris la décision dimanche de "suspendre" la participation de la France aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi prévu en juin. La diplomatie britannique a indiqué qu'elle suspend également sa participation et les Etats-Unis vont en faire autant. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, a de surcroît assuré qu'il pourrait y avoir des mesures pour "isoler" l'économie russe en cas d'invasion de l'Ukraine. La question se pose-t-elle vraiment de savoir qui est agressif...

Vaste programme, à la mesure des ambitions américaines. 
Le Danois Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN depuis 2009, a quant à lui affirmé que la Russie "menace la paix et la sécurité en Europe" et doit "cesser ses activités militaires et ses menaces" sur l'Ukraine, un ultimatum. "Nous allons discuter des implications pour la paix et la sécurité en Europe, et pour les relations entre l'OTAN et la Russie", a ajouté ce proche de l'administration Bush, avant une réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance atlantique sur la crise en Ukraine.

mercredi 3 juillet 2013

"Houlan", c'est le président Hollande, pour Obama

Obama connaît un "président Houlan" aux cheveux teints

La Méditerranée, ça va encore, mais l'Atlantique, alors là, c'est loin !


Même si Hollande est rendu indulgent par ses bourdes et lapsus à répétition, pas sûr qu'il apprécie totalement les approximations du président Obama.  D'une part, le président US a totalement écorché son nom, mais d'autre part sa   mémoire n'a conservé de lui que ses cheveux teints et son physique rondouillard,  raillés par Nicolas Sarkozy.

Lors d'une conférence de presse en Tanzanie (Afrique), le président des Etats-Unis a répondu aux questions sur le scandale de l'espionnage américain, révélé par l'affaire Snowden, dont l'Europe serait également la cibleBarack Obama a déclaré gravement: "Si je veux savoir ce que le président Houlan pense sur un sujet particulier, j'appellerai le président Houlan" (prononcé "ou-lent"). "Hollande" reste un nom quasiment inconnu aux Etats-Unis, mais Obama a néanmoins croisé le président "normal". A l'évidence, il l'a aussitôt chassé de sa mémoire.
Lien PaSiDupes - RFI a vu un "sans faute" de F. Hollande au G8 et à l'OTAN : désinformation du service public: la vérité sur ce "sans faute"

VOIR et ENTENDRE Obama écorcher le nom de François Hollande (à partir de 5:00')



Il ne manquait plus que Pépère !
Plus tard, en réaction à ce trou de mémoire désobligeant, une présentatrice d'i-télé a demandé à ...Laurent Fabius, invité sur le plateau de la chaîne d'information socialiste, de rattraper le coup : "Qui connaît François Hollande dans le monde ?" Et, sans surprise, le ministre des Affaires étrangères de lui répondre: "Tous les chefs d'Etat, la réponse est simple"...
Obama n'en est pas un (chef d'Etat), pour Fabius, c'est tout aussi simple  ! Mais il est tout aussi vrai que Fabius connaît  mieux que quiconque la "fraise des bois"... Avant sa prise de fonctions à l’Élysée, c'était l'un de ses surnoms les plus connus :"Fraise des bois", en référence à une phrase assassine, prononcée par... Laurent Fabius en 2003. A l'époque la guerre fait rage au PS et l'actuel ministre des Affaires étrangères interroge : "A-t-on jamais caché un éléphant derrière une fraise des bois ?"

En matière de surnoms, François Hollande n'a jamais été aussi bien servi que par sa famille politique. 
Le plus connu, "Flamby", est en effet l’œuvre d'Arnaud Montebourg, au début des années 2000. Le ministre du Redressement productif "a toujours eu Hollande dans le collimateur", expliquait Le Figaro en 2007.
Le dernier surnom en date vient, lui, du cœur du pouvoir : "Pépère" est employé, selon le Canard Enchaîné, par certains conseillers élyséens pour désigner François Hollande. "Un surnom qu’ils ne se privent pas d’utiliser dans les conversations privées, au téléphone comme dans les couloirs", précisait l'hebdomadaire satirique, cité par le Lab d'Eurpe 1.
En pleine campagne pour 2012, c'est cette fois de sa gauche qu'est venue une autre attaque. Dans une interview au JDD, Jean-Luc Mélenchon attaque la ligne politique de son concurrent socialiste face à la crise : "A gauche, pourquoi choisir, pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ?". Là encore, la petite phrase est restée.

Nicolas Sarkozy ne pouvait faire moins
 en parlant de son successeur. 
Selon un confidentiel publié par L'Express, l'ex-chef de l'Etat aurait dit à un visiteur : 
"Tu l'as vu, ce petit gros ridicule qui se teint les cheveux. T'en connais, toi, des hommes qui se teignent les cheveux ?"


samedi 18 mai 2013

Hollande, président de baraque à frites

Hollande, risée du monde entier

Pour sa première visite officielle aux Etats-Unis,
le 18 mai 2012, François
Hollande en constant décalage,
ici avec D. Cameron
Hollande a fait le plein de belles images en compagnie du président américain, Barack Obama, qui l'a reçu à la Maison Blanche. Cette première rencontre entre le président américain et le nouveau président français précédait
le sommet du G8, qui se tient à Camp David, la résidence de campagne des présidents américains, et le sommet de l'Otan qui avait lieu à Chicago dimanche 20 et lundi 21 mai.

Les deux présidents ont discuté une heure dans le bureau Ovale et Barack Obama en a profité pour évoquer, non sans malice, le premier voyage aux Etats-Unis de François Hollande, effectué en 1974… dans le cadre d’un voyage d’études consacré aux ...fast-food ! "Les cheeseburgers se marient très bien avec les frites", a alors raillé Obama. Manière de souligner que l’entente est bonne, puisque "frites" se dit "french fries" aux Etats-Unis, tente de rattraper Rue89.




Un peu plus tard, Obama a accueilli François Hollande à Camp David. Qui est arrivé en cravate, alors que tous les autres chefs d'Etat présents l'avaient laissée au vestiaire. Et
la fashion police n'a pas tardé à relever le détail: le président Obama lui-même s'en est amusé: "François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate !" a lancé le président américain. Réponse immédiate du président français, en anglais : "Pour ma presse !" "Pour ta presse, il faut que tu présentes bien!", a alors convenu Barack Obama, hilare.



Concours de blagues aux dépens du socialiste français

Avec chauffeur noir
Avec un aussi bon client, le bizutage ne s'est pas arrêté là et Obama a continuer de chahuter le lourdaux hexagonal. Il a en effet évoqué le scooter de François Hollande : "J'ai essayé avec le secret service, ils ne m'ont pas laissé faire", a-t-il rigolé. Et l'Américain d'ironiser ensuite sur François Hollande venu aux Etats-Unis avec l'A330 spécialement aménagé pour son prédécesseur. Pépère a dû s'en justifier avec humour : " Il existe, il fallait bien que je l'utilise. Sinon, qu'aurait-on dit…"


Soirée foot pour Merkel et Cameron: Hollande déphasé

Gros sportif !
Le soir du G8 venu, David Cameron et Angela Merkel se sont accordés un moment de détente pour regarder ensemble la finale de la Ligue des champions entre Chelsea et le Bayern de Munich depuis la salle de cinéma de la résidence présidentielle de campagne dans le Maryland. Hollande a retiré sa cravatte, mais a l'air de trouver le temps long, sur la touche.

L'ami Ricorée

Dans sa petite lettre de félicitations envoyée le 7 novembre 2012 à Barack Obama pour sa ré-élection, François Hollande s'est cru plus malin qu'il n'est et a décidé de personnaliser ce courrier rédigé sur ordinateur, avec une petite formule manuscrite, écrite en langue qu'il croit anglaise. 



Or, il s'est grossièrement planté dans l'apposition de sa formule de politesse. Malgré son suffixe, "friendly" est en effet un adjectif, ce que les bacheliers savent. Mais l'énarque n'a pas appris que le mot à mot est source d'erreurs. En ajoutant "friendly", ce pauvre Hollande n'affirme pas qu'il s'exprime "amicalement", mais se flatte d'être "amical". L'annonce de son projet de "mariage" pour tous ?

En Allemagne, Angela Merkel lui sert de canne blanche 

En Angleterre, la presse épingle le "froggy"
"Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge et nous accueillerons plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni", avait déclaré David Cameron.
Un nain à qui manquent les talonnettes















Bonus: son lapsus du complot de la BCE
Lien


dimanche 20 mai 2012

Obama cherche à se mettre Hollande dans la poche, selon The Guardian



Sommet du G8: le Royaume-Uni rejette le plan français de 57 milliards € de taxe financière


Le thème de la croissance convient parfaitement à la communication du président américain Obama en campagne.


Cette notion de croissance est  en effet relativement consensuelle et porteuse auprès de l'électorat américain, aussi longtemps que les grands de ce monde n'abordent pas la question des moyens qu'ils sont prêts à mettre en oeuvre ensemble pour l'atteindre. A cet égard, ce G8  de Washington ne laissera vraisemblement pas d'autre souvenir que celui d'une rencontre de bisounours.


Histoire de lire autre chose que la presse française de gauche actuellement en état de lévitation, après de longues années d'insolence, voire de mensonge, voici une traduction d'un article du journal britannique The Guardian, daté du vendredi 18 mai.


La Zone euro commence  à  dominer les entretiens, avec Obama pris entre deux visions concurrentes pour résoudre la crise.


Barack Obama a été pris entre deux visions concurrentes de l'Europe sur la façon de résoudre le crise financière au sommet du G8 lorsque David Cameron a rejeté d'emblée la proposition française visant à accroître de € 57 milliards (£ 46 milliards) la taxe sur les transactions financières.

La crise de la zone euro va dominer les quatre jours de  diplomatie intense qui a débuté à Washington vendredi matin et s'est poursuivie par une réunion des dirigeants du G8 à la résidence présidentielle de Camp David vendredi soir. Les discussions se sont poursuivies samedi et jusqu'à la réunion de l'OTAN prévue à Chicago.

Lors de ces entretiens à la Maison Blanche, quelques heures seulement avant le sommet de Camp David, Obama a rencontré le nouveau président français, François Hollande, pour une conversation en tête-à-tête au cours de laquelle il a exploré la possibilité d'une nouvelle approche de la crise de la zone euro reposant sur une croissance positive et une stratégie de relance. Obama qui a fait pression en faveur d'une telle stratégie ces trois dernières années, dispose d'un allié potentiel avec Hollande [et non l'inverse!].
La Maison Blanche a salué ce qu'elle considère comme un changement dans le débat depuis l'élection de Hollande qui fait pencher la balance un peu plus en faveur d'une stratégie de croissance.

Le président français propose une taxe à l'échelle européenne sur les transactions financières (TTF) qui pourrait atteindre jusqu'à 57 milliards € par an et  être utilisée pour stimuler le bloc des 27 nations.

Après avoir rencontré Barack Obama, il était prévu que Hollande rencontre David Cameron à Washington avant de s'envoler pour Camp David.

Cependant, en arrivant aux États-Unis, Cameron a déclaré: " A propos de l'impôt sur ​​les transactions financières, je suis très clair, nous n'allons pas obtenir une croissance en Europe ou en Grande-Bretagne par l'introduction d'une nouvelle taxe qui  en vérité frapperait les gens, ainsi que les institutions financières. Je  ne pense pas que c'est une mesure raisonnable. Je ne compte pas la soutenir. "

Cameron soutint ostensiblement le rival conservateur de Hollande, Nicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle et a refusé de rencontrer Hollande à Londres pendant la campagne, rappelle le quotidien des intellos britanniques de gauche. Le Premier ministre essaie toutefois de tisser des liens avec le nouveau gouvernement français pour pousser l'Allemagne à faire davantage d'efforts dans la résolution de la crise de l'euro. Le FTT se révèle être un point de friction entre eux.


Hollande a fait allusion à un compromis sur sa promesse électorale de retirer les troupes de combat français de l'Afghanistan au début. 

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne craignent un retrait prématuré de la France qui pourrait aussi entraîner d'autres pays à opérer un retrait précipité avant l'échéance de 2014.

A la Maison Blanche, lors de sa rencontre avec Obama, Hollande a maintenu qu'il tiendrait sa promesse, mais a laissé la porte ouverte à un compromis. 
Il a dit qu'il s'était engagé à fournir une assistance à l'Afghanistan en matière de sécurité, mais d'une manière différente, et que ce serait discuté lors du sommet de l'OTAN qui se tient à Chicago dimanche 20 et lundi 21. On pense que Hollande et Obama ont discuté des moyens de faire passer les troupes françaises à un rôle de formation. [ce qui est en fait déjà le cas]

Obama s'est efforcé d'établir de bonnes relations avec Hollande, espérant en faire un allié dans la campagne des États-Unis en faveur de la croissance dans la crise de la zone euro.

Les deux semblaient s'entendre, avec Obama taquinant  Hollande sur son étude de la restauration rapide et Hollande assurant qu'il n'a rien contre les "cheeseburgers", ce qui incita Obama à ajouter maladroitement que les cheeseburgers "vont très bien avec les frites françaises".

Les dirigeants du G8 ont engagé les discussions sur les questions de sécurité nationale, tels que la Syrie et l'Iran, au cours du dîner et d'aide aux pays en développement, dans la matinée. Mais la majeure partie du temps fut consacrée à la crise européenne.

C'est la première fois qu'un président des États-Unis rassembla autant de dirigeants à  la relativement petite résidence de Camp David. La plupart des réunions impliquent normalement un ou deux autres invités seulement. L' l'espace étant très recherché, chacun des dirigeants du G8 s'est vu attribuer un chalet et ils se réuniront pour des discussions autour d'une table commune.

Outre Hollande, Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel, il y aura le premier ministre canadien, Stephen Harper, le Premier ministre italien, M. Mario Monti, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, et le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, qui représente le président russe, Vladimir Poutine.

Bien que le G8 ou l'OTAN soit peu motivé pour une intervention militaire en Syrie, Cameron doit appeler à un envoi en Syrie de davantage d'observateurs militaires. Il propose d'envoyer un haut fonctionnaire du ministère de la Défense, au grade de colonel, comme chef de cabinet du général Robert Mood, le chef des observateurs militaires de la mission de contrôle de l'ONU en Syrie.

Dans un discours prononcé à Washington qui a ouvert le week-end diplomatique, Obama a annoncé 3 nouveaux milliards de dollars (2 milliards de livres) de  fonds pour s'attaquer à la faim, essentiellement des projets d'aide aux petits agriculteurs d'Afrique. Fait décisif, l'argent doit cependant venir du secteur privé. Aucune annonce n'a encore été faite pour savoir s'il y aura des fonds en provenance des pays du  sommet du G8, en plus du versement des 22 milliards de dollars auxquels ils se sont engagés en 2009 pour faire face à la faim au cours des trois années suivantes.

Obama a déclaré qu'il était important que le G8  porte sur «le défi urgent qui auquel sont confrontés environ 1 milliard d'hommes, de femmes et d'enfants du monde entier, l'injustice de la faim chronique". Il a ajouté: «En tant que nation la plus riche sur terre, je crois que le Etats-Unis a une obligation morale de mener le combat contre la faim et la malnutrition, et de s'associer avec d'autres. "

Oxfam s'inquiète du fait que l'annonce d'Obama "est trop axé sur le rôle du secteur privé pour relever les défis complexes de l'insécurité alimentaire dans le monde en voie de développement". Il a appelé le G8 à engager des fonds substantiels.




mardi 8 mai 2012

Sarkozy a célébré le 8-Mai avec Hollande

Nicolas Sarkozy a fait participer François Hollande aux cérémonies du 8-Mai


Le nouveau président n'est pas plus grand que le précédent.
Les critiques physiques vont-elles pleuvoir équitablement sur ses rondeurs et sa calvitie ?


Le président-sortant a démontré sa capacité d'apaisement, une parenthèse républicaine inédite

Le président sortant, en fonction jusqu'au 15 mai, avait invité son successeur à commémorer avec lui la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'Arc de triomphe de l'Etoile, à Paris.
Le Chef de l'Etat a serré la main de son successeur au début de la cérémonie et ils ont déposé une gerbe et rallumé la flamme sur la tombe du Soldat Inconnu, avant d'écouter, côte à côte, la Marseillaise, puis le Chant des partisans.
Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas exprimé, a reçu  des témoignages de sympathie venus de la foule.
Pour François Hollande, il était "utile et précieux pour le pays de savoir qu'il était rassemblé à travers le président encore en exercice et le nouveau", sur "un même enjeu, celui de la patrie retrouvée", après une rude campagne électorale.

La présence de deux présidents réunis pour l'occasion est inédite.
Le 8 mai 1995, Jacques Chirac, au lendemain de sa victoire à la présidentielle, avait participé à la cérémonie aux côtés de François Mitterrand, mais ce dernier ne s'était pas représenté pour un nouveau mandat.
"C'est une image de la démocratie française, de l'alternance réalisée, qui est bonne. C'est mieux qu'en 1981. Reconnaissons-le", a commenté mardi sur RTL Pierre Moscovici, chargé par François Hollande de gérer cette période de transition. Une rencontre était d'ailleurs prévue mardi entre les équipes du vainqueur et du vaincu.
MM. Sarkozy et Hollande se reverront ensuite le 15 mai, sur le perron de l'Elysée, pour la passation de pouvoirs.
Tel père, tel fils
Le nouveau président partagera-t-il alors le jugement de son père Georges, 87 ans et ancien OAS, qui vient de déclarer, confondant les électeurs du suffrage universel direct et la petite polémique, dans une entretien à Nice-Matin, que Nicolas. Sarkozy faisait "un cadeau empoisonné" à son fils en lui transmettant les clefs de l'Elysée ? En tout cas, l'AFP compâtit déjà, estimant que le calendrier ne laissera pas de répit au dilettante Hollande.

L'agenda du président-élu

Alors enfin, François Hollande annoncera le nom de son Premier ministre: la Voix de son Maître, Jean-Marc Ayrault, est favori, la Ch'tite Martine Brochen-Aubry tient la corde et a déjà annoncé qu'elle libère la place de Premier secrétaire du PS, tandis que Pierre Moscovici fait figure de troisième homme.
Le 16 ou le 17 mai, François Hollande fera le déplacement de Berlin pour rencontrer Angela Merkel, qui l'attend "les bras ouverts" mais de pied ferme depuis la dissolution du couple franco-allemand. " Mélenchon appela d'ailleurs à "briser le joug Sarko-Merkel".
Hollande est très isolé et la question de la relance de la croissance en Europe apparaît bien d'ores et déjà comme le dossier international majeur qui va occuper le socialiste ces prochaines semaines.
Les deux dirigeants affichent pour l'instant des positions de fermeté, François Hollande plaidant pour une renégociation du traité de discipline budgétaire européen dans le sens de la croissance contre l'avis d'Angela Merkel.
Dans un message de félicitations à François Hollande, la chancelière allemande a d'ailleurs rappelé sa détermination, soulignant que la France et l'Allemagne doivent "prendre les décisions nécessaires" pour assurer la "prospérité" de l'Europe et de la zone euro.
Les dirigeants de l'UE se retrouveront le 23 mai à Bruxelles pour une réunion extraordinaire qui marquera le baptême du feu européen du président élu français et consacrée au conflit croissance-austérité, a annoncé mardi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
Pierre Moscovici, désormais conciliant, s'est déclaré persuadé qu'un "compromis" émergera avec l'Allemagne sur la question de la croissance.
Au-delà du couple franco-allemand, le Japon a interpellé François Hollande sur la maîtrise des déficits. "Nous voulons qu'il fasse ce qui a été décidé jusqu'à présent, et j'aimerais le lui dire si j'en ai l'occasion", a déclaré mardi le ministre japonais des Finances, Jun Azumi.
Les sommets du G8 et de l'Otan à Chicago, du 18 au 21 mai, précédés d'une rencontre à la Maison Blanche avec Barack Obama.
Le retrait anticipé des troupes françaises d'Afghanistan, que François Hollande veut à la fin de l'année, constitue un "dossier difficile",  suite aux promesses de campagne du socialiste, souligne le  président démocrate américain.

A l'intérieur,  la nécessité de former un gouvernement, fait l'objet de  pronostics.
Michel Sapin est bien placé pour l'Economie, Pierre Moscovici en compétition avec Laurent Fabius pour les Affaires étrangères, Manuel Valls avec François Rebsamen pour l'Intérieur, Christiane Taubira avec Bertrand Delanoë et André Vallini, pour la Justice...
C'est dans ce contexte de pléthore que s'inscrit la rencontre, mardi matin, de François Hollande avec le président socialiste du Sénat, Jean-Pierre Bel. Pierre-René Lemas, directeur de cabinet de Jean-Pierre Bel, pourrait être nommé en effet secrétaire général de l'Elysée.
Le futur Premier ministre aura pour tâche de conduire la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin.
Le PS va affronter une UMP bien décidée à transformer ce scrutin en un troisième tour de la présidentielle, mais il va devoir gérer aussi ses relations avec ceux qui ont soutenu François Hollande au second tour: le PRG (Baylet, Taubira),  EELV, qui en la personne de Cécile Duflot, va réclamer ce mardi sa place au gouvernement, le Front de gauche, avec qui doivent être négociées des candidatures communes là où le FN est puissant, et enfin, François Bayrou.
L'UMP a en effet annoncé lundi qu'elle présenterait un candidat dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques contre le dirigeant centriste, qui risque ainsi de perdre son siège de député acquis de justesse. Le PS lui renvoie l'ascenseur et ne devrait pas présenter de candidat, solution qui "peut tout à fait se concevoir", selon Pierre Moscovici.

 

mardi 1 mai 2012

Quand DSK travaillait avec Khadafi


DSK a-t-il payé de sa réputation sa collaboration avec Khadafi ?


DSK travaillait main dans la main avec Khadafi

Sa mission était la création d'une nouvelle monnaie capable d’aider les pays pauvres et en voie de développement, une monnaie dont il devait annoncer la naissance à Deauville deux semaines après son arrestation à New York.

Les USA ont-il grillé DSK pour faire échouer son projet lybien ?

Cette information jette un éclairage nouveau sur l'affaire du Sofitel de Manhattan à New-York, où une femme de chambre noire immigrée a porté plainte contre DSK pour violences sexuelles en mai 2011.

On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet lybien qu’il incarnait.

Ce projet lybien de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour le 26 mai 2011 était attendu par les États émergents, tout autant que par la Grèce et les autres pays en difficulté, mais refusé par le complexe militaro-industriel américain sous l'administration Obama

Par ailleurs, dans son affaire de moeurs, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû bénéficier d’une liberté sous caution plutôt que d'être placé en détention préventive, pour l'isoler.  Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission et le lendemain même,  un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou, puisque le FMI avait recouvré sa capacité d' agir.

Le complot n'est pas celui qu'on croit

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ?  
D'abord, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan remit en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve et ensuite proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle. Les États-Unis acceptèrent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptèrent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents. Cette idée fut discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009.

La Russie proposa en outre de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’émettre.
Le processus devait aboutir le 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond de cessation imminente de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait dû renoncer au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

VOIR et ENTENDRE un reportage sous-titré comme la presse militante de France n'en propose pas:


La savonnette fatale

L’arrestation de DSK entre dans la stratégie de blocage du processus sino-russe par Washington.
D'une part, Dominique Strauss-Kahn travaillait à une prise du pouvoir des pays émergents au Fonds monétaire international
D'autre part, bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que Khadafi et DSK y jouaient un rôle clé en Libye: à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or, plutôt que sur le dollar, et au-delà sur les DTS (un DTS est un actif de réserve international, créé en 1969 par le FMI pour compléter les réserves de change officielles de ses pays membres.
).
La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

DSK devait se présenter aux élections présidentielles le 15 juin 2011.

Aujourd'hui, la presse militante internationaliste s'en prend au bloc occidental et, aujourd'hui, sans le nommer, DSK interfère dans le processus démocratique de la présidentielle, montrant  Nicolas Sarkozy du doigt dans le Guardian,  en plein entre-deux tours !...
La campagne du candidat socialiste Dominique Strauss-Kahn aurait pu autrement plus vraisemblablement être financée par Khadafi ...


samedi 11 juillet 2009

La Toquée Royal demande pardon pour les mateurs nommés Obama-Sarkozy

« Obama, je te vois! »
La chaire des puissants est faible

Barack Obama semble fort distrait par les atouts d'une jeune gazelle brésilienne de 16 ans
, déléguée junior au sommet du G8. Barack Obama se rince visiblement l'oeil. Pas bien, ça !
En témoin de la scène, Nicolas -qui n'est ni socialiste, ni moralisateur- ne fait pas semblant d'être choqué.


Barack va-t-il dormir sur le canapé?

Pas si sûr, car ABC vient au secours du président, avec la vidéo.
A vrai dire, si la photo semble claire, la vidéo laisse en effet, planer le doute...

Obama n'est pas contre un second arrière train de mesures de relance !
La crise économique internationale est bien la seule à requérir des mesures de stimulation.

VOIR et ENTENDRE


Vendredi 10 à l'heure du petit déjeuner, les media américains se régalaient de cette photo.
«The president is an ass-man» (un cavaleur), s'amusait Gawker, Mais la palme revient à Matt Drudge, avec sa légende «Second stimulus package » (second train de mesures), en référence au premier plan de relance économique.

La prude Toquée Royal tarde à s'élever contre ce comportement machiste qui humilie la femme, mais nul doute qu'au ciel comme à ses consoeurs elle a déjà demandé pardon...