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mardi 4 mars 2014

L'Ukraine envoie sa note d'électricité à l'Union Européenne

Un nouveau boulet pour les Européens

L'Union européenne va aider l'Ukraine à régler sa dette de 2 milliards de dollars pour ses achats de gaz russe

Une Merkel vaut plusieurs
Hollande et Obama
Le géant gazier russe Gazprom suggère d'accorder un crédit de 2 à 3 milliards de dollars à l'Ukraine pour régler sa dette gazière. Mais Gazprom a par ailleurs décidé de mettre fin à partir du mois d'avril à la baisse du prix du gaz vendu à l'Ukraine, accordée en décembre dans le cadre d'un plan de sauvetage de cette ex-république soviétique, a annoncé mardi le patron du géant russe Alexeï Miller. "Étant donné que l'Ukraine ne remplit pas ses obligations, ne remplit pas les accords sur l'octroi d'un rabais signés comme avenant au contrat, Gazprom a décidé de ne pas prolonger la durée de ce rabais, et ce, dès le mois prochain", a déclaré Alexeï Miller, cité par les agences russes.

En visite symbolique de quelques heures
 en Ukraine, John Kerry  annonce que les Etats-Unis vont apporter une assistance économique à Kiev, offrant d'accorder notamment un milliard de dollars dans le cadre d'un prêt international, selon ces responsables voyageant avec leur ministre et la presse.

Dans le même temps, 
l'UE offre de fournir du gaz à l'Ukraine, annonce le commissaire européen à l'Énergie, Gunther Oettinger. "Le paiement des factures de gaz dues par l'Ukraine figure en bonne place dans le programme d'aide de la Commission européenne" qui sera adopté mercredi, a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des ministres européens de l'Énergie, bien que le pays soit en faillite.
Le Premier ministre provisoire ukrainien, Arseni Iatseniouk, doit rencontrer les dirigeants de l'Union européenne jeudi à Bruxelles, a annoncé mardi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. 

La situation politique évolue

Le président russe Vladimir Poutine a estimé mardi que si le chef de l'État déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch et remplacé par un président par intérim, n'a plus d'avenir politique, il reste néanmoins le seul pouvoir légitime à Kiev. "Il n'y a du point de vue juridique qu'un seul président légitime, il est clair qu'il n'a pas de pouvoir. Mais, je l'ai déjà dit, je veux le répéter, ce président légitime du point de vue purement juridique est évidemment Ianoukovitch", a-t-il dit.
Interrogé par un journaliste lui demandant si des forces russes opérent en Crimée, il a répondu : "Non, elles ne participent pas. Ce sont des forces locales d'autodéfense" qui bloquent les bases ukrainiennes en Crimée.

Ingérence occidentale vs légitimité russe
Obama maintient ses menaces de sanctions contre la Russie et pourrait les mettre à exécution, "probablement dans la semaine". 
Ces menaces de sanctions ne changeront pas la position russe sur l'Ukraine, déclare le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, fort du bon droit que lui confère la légitimité de son assistance à l'Ukraine orientale, et à la Crimée notamment au Sud, qui ont appelé la Russie à l'aide contre l'invasion des troupes insurgées de Kiev. "Notre position est juste et, comme elle est honnête, on n'en changera pas. (...) Nous avons toujours été opposés aux politiques de sanctions unilatérales. J'espère que nos partenaires vont comprendre le caractère contre-productif de telles actions", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Vladimir Poutine a fait valoir é que toute décision d'envoi de forces armées russes en Ukraine serait "légitime", tout en estimant qu'un envoi  n'est "pas nécessaire pour le moment". Il a toutefois ajouté que la Russie se réserve le droit de recourir à "tous les moyens" pour protéger ses citoyens dans ce pays. 

Les altermondialistes français font monter la pression
L'eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a proposé mardi de menacer Vladimir Poutine de boycotter la coupe du monde de Football dans son pays en 2018. "Il faut une réponse, la plus mauvaise, c'est de ne rien faire", a assuré le responsable d'Europe Ecologie-les Verts sur France Inter. "Il y a une chose qui peut toucher profondément Poutine : dire que les Européens et tous ceux qu'on pourra entraîner n'iront pas à la coupe du monde dans quatre ans s'il n'arrête pas". "Vous l'avez vu à Sotchi ? Il pérorait !" a commenté Dany-le-Rouge. "Si on lui dit : mon pote, si tu continues comme ça, tu seras seul dans tes stades et une Coupe du monde sans les Européens..." A condition que les mercenaires du football marche dans la combine... "Il faut l'isoler", a insisté l'élu franco-allemand, "politiquement, humainement". 

José Bové, tête de liste Europe Écologie-Les Verts 
aux élections européennes dans le Sud-Ouest, a prôné mardi le gel des visas européens des "oligarques" et des "responsables russes" comme moyen de pression symbolique contre la Russie dans le dossier ukrainien. L'Union européenne (UE) "peut prendre un certain nombre de sanctions au niveau commercial. La Russie a énormément besoin de l'Europe. On pourrait par exemple déjà geler toutes les ventes d'armes. Ce devrait déjà être fait et annoncé", a estimé M. Bové sur France 2. "On peut aussi, à mon avis, prendre des sanctions très symboliques comme couper les visas à tous les oligarques, à tous les responsables russes qui aiment bien envoyer tel ou tel jeune dans les universités européennes, ou aller à Megève ou sur la Côte d'Azur. Ça n'aura pas une efficacité militaire... sauf qu'à un moment la nomenclature autour de M.Poutine va lui dire ça commence à bien faire tes rodomontades", a-t-il poursuivi.
Sauf que l'Europe, et singulièrement la France, a besoin de la Russie, n'en déplaise aux idéologues verts.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze indiquer ce matin sur BFMTV qu'aucun protagoniste n'a intérêt à envenimer le conflit ukrainien:



Comment l'inutile péroreur Verts peut-il ignorer (en tant que responsable?) que la Bourse de Londres compte une soixantaine d'entreprises russes qui se sont cotées ces dernières années. D'autres encore s'apprêtent à s'introduire en Bourse. Et la City mise particulièrement sur ce marché en ce moment pour doper les revenus de ses banques d'investissements.
Enfin, il convient d'ajouter les riches oligarques, qui selon une étude publiée récemment, dépensent près de 4 milliards de livres chaque année au Royaume-Uni, hors investissement immobilier.
Le gouvernement britannique a pris soin de désamorcer la polémique en précisant qu'il n'était pas question de faire passer les intérêts de la City avant ses efforts pour régler la crise ukrainienne. Mais, selon la presse britannique, le gouvernement veille malgré tout de près aux coûts et aux conséquences d'éventuelles sanctions.

La Russie envisage d'ailleurs des actions de rétorsion à l'encontre de l'Occident
Les Américains, démocrates comme républicains, restent des impérialistes. Alors que le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, est attendu mardi à Kiev pour jouer un rôle de "gendarme du monde" et apporter son soutien au nouveau pouvoir ukrainien, un conseiller du Kremlin, Sergueï Glaziev, s'est exprimé.  

La Russie 
réduira "à zéro" sa dépendance économique vis-à-vis des États-Unis si Washington impose des sanctions
à son égard en raison de la situation en Ukraine, ce qui aboutira au "krach" du système financier américain, a mis en garde mardi Sergueï Glaziev. "Non seulement nous trouverons un moyen de réduire notre dépendance financière des États-Unis, mais nous tirerons de ces sanctions un gros profit", a déclaré Sergueï Glaziev à Ria Novosti.Une source au Kremlin a toutefois peu après indiqué à l'agence publique Ria Novosti que M. Glaziev avait exprimé son opinion personnelle et qu'il ne s'agissait pas de la position officielle du Kremlin. 
Glaziev expliqua qu'à la fin de la domination des États-Unis sur le système financier mondial, "nous serons contraints d'utiliser d'autres devises, de créer notre propre système de règlement. Nous avons de merveilleuses relations économiques et commerciales avec nos partenaires à l'Est et dans le Sud", a-t-il expliqué, faisant référence à un axe vertical Moscou-Moyen Orient et non plus horizontal. "Si des sanctions sont prises contre les structures étatiques, nous serons contraints de reconnaître notre incapacité à rembourser les crédits accordés aux structures russes par les banques américaines", a-t-il aussi averti. "Car les sanctions sont une arme à double tranchant, et si les États-Unis gèlent nos actifs, alors le passif de nos organisations en dollars sera aussi gelé. Cela signifie que nos banques et nos entreprises ne pourront rembourser les prêts à nos partenaires américains", a-t-il insisté.
Les États-Unis ont suspendu lundi leur coopération militaire avec la Russie (!) pour protester contre l'intervention des troupes russes, qui encerclent les soldats de l'armée ukrainienne dans leurs casernes en Crimée, république autonome et russophone. La Maison-Blanche avait brandi plus tôt dans la journée la menace de sanctions diplomatiques, mais aussi économiques contre la Russie. 

Le front de l'ingérence occidentale se fissure

Soucieux de légalité, le Royaume-Uni "ne devrait pas soutenir des sanctions commerciales" contre la Russie dans la crise ukrainienne ou "fermer" la City aux Russes, à en croire un document saisi au téléobjectif par un photographe et présenté comme officiel par les media britanniques mardi. Le photographe placé devant Downing Street a pris un cliché de ce document que tenait en main un conseiller de David Cameron. "Le Royaume-Uni ne devrait pas soutenir, pour l'instant, des sanctions commerciales (...) ou fermer aux Russes le centre financier de Londres", peut-on lire sur ce document publié par la BBC et plusieurs journaux.

Merkel maintient le contact avec la Russie, tandis que Fabius exécute les basses oeuvres d'Obama. L'Allemagne compte en revanche sur sa relation "particulière" avec la Russie pour tenter de convaincre Vladimir Poutine de ne pas riposter à l'invasion de l'Ukraine russophone et à la diplomatie belliqueuse occidentale. Angela Merkel s'est entretenue avec Vladimir Poutine deux fois ce week-end et elle s'est aussi concertée avec Barack Obama, par-dessus la tête de Hollande. Pour éviter l'escalade armée aux portes de l'Europe, dans la zone d'influence de l'Allemagne, la chancelière n'a pas d'autre choix que monter en première ligne: pour les États-Unis, la lointaine Ukraine n'est pas une priorité; quant à l'Union européenne, elle peine toujours à se faire entendre en tant que telle. Comme les autres puissances européennes, Angela Merkel a haussé le ton, mais elle a aussi dénoncé la "violation" du droit international contre la Russie.

Depuis, le commandant en chef des forces armées russes, Vladimir Poutine a donné l'ordre aux troupes et aux unités participant aux exercices militaires de rentrer dans leurs bases permanentes, a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, cité par les agences russes. 
Le président russe avait ordonné mercredi la mobilisation des troupes des districts militaires de l'Ouest - un vaste territoire à la frontière de l'Ukraine , du Belarus, des États baltes, de la Finlande et de l'Arctique - et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat. Cette opération devait durer jusqu'au 3 mars et mobiliser 150.000 soldats. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait précisé que l'opération n'était "pas liée aux événements en Ukraine".
La médiation de Merkel a apaisé les tensions, tandis que le globe-trotteur Fabius est resté en orbite autour de la planète.

lundi 3 mars 2014

Ukraine: visées américaines sur la Crimée autonome

La Crimée appelle Poutine à l'aide contre l'Ukraine, mais Obama met la pression sur la Russie 

Les Américains soutiennent les insurgés de l'Ukraine
 occidentale

Le Parlement russe a autorisé une assistance militaire à l'Ukraine de l'Est menacée par les insurgés de l'Ouest. La situation s'est tendue un peu plus encore avec la fermeture de l'espace aérien et le rappel des réservistes ukrainiens par le nouveau pouvoir issu de la rue à Kiev,instrumenté par les USA.

L'intox de l'opinion par la presse française est digne de l'époque soviétique 
Le Monde exploite la déclaration de l'Ukraine qui s'est dite "au bord de la catastrophe", dimanche 2 mars, prétendant que c'est "à la suite des opérations de l'armée russe sur son territoire", en Crimée "dont elle semblait perdre rapidement le contrôle". Or, d'une part, la Crimée -où la population est à plus de 80% russophone- a des accords bi-latéraux avec la Russie, et d'autre part, le 1er mars, le nouveau premier ministre de Crimée a appelé le président russe Vladimir Poutine à l'aider à restaurer la "paix et le calme" dans sa république du sud de l'Ukraine, au bord de la Mer Noire. "Prenant en compte ma responsabilité pour la vie et la sécurité des citoyens, je demande au président russe Vladimir Poutine d'aider à assurer la paix et le calme sur le territoire de Crimée", a déclaré Sergiï Aksionov -nommé après la destitution jeudi du gouvernement local par les députés- dans un discours retransmis in extenso par la télévision d'Etat russe. (lien)

Le Monde prétend que "l'Occident cherchait une issue à l'un des plus graves conflits avec Moscou depuis la guerre froide" et c'est une autre manipulation de l'opinion.
A la demande de la Crimée, comme le Mali auprès de Hollande, en Crimée, république autonome pro-russe d'Ukraine, les militaires russes accentuent leur pression sur le pouvoir insurrectionnel pro-occidental de Kiev, soutenu par les Américains et l'Union Européenne, pour des raisons stratégiques de domination de la Mer Noire contre les Russes. Etrangement, le journal Le Monde donne pour preuve d'un supposé "coup de force" russe avec la décision du commandant en chef de la marine ukrainienne de prêter allégeance aux autorités pro-russes de Kiev ! Le Monde rapporte la décision de l'amiral Denis Berezovski, a annoncé sa décision au cours d'une conférence de presse à l'état-major de la flotte russe à Sébastopol, mais n'en tire aucune conclusion sur la volonté légitime du peuple de Crimée de défendre son alliance avec la Russie contre l'ingérence occidentale.

Parallèlement, François Hollande fait son petit supplétif d'Obama en suspendant la participation française aux réunions préparatoires au sommet du G8 de Sotchi en juin, dans quatre mois.

Rejet des militaires ukrainiens de Crimée 

Des militaires russes dans la ville portuaire de Theodosie, le 2 mars.Les forces ukrainiennes de Crimée n'ont pu faire obstacle à l'assistance apportée par les militaires russes sous la protection desquels le pouvoir autonome de Crimée s'est placé. Les Russes protègent en effet les bâtiments publics, les aéroports et d'autres sites depuis les trois derniers jours.

Le gouvernement provisoire de Kiev et la presse occidentale ont mené dimanche une guerre des nerfs contre la Russie et la Crimée. Relayant le Quai d'Orsay, l'AFP participe à cette désinformation des organes de presse hexagonaux en contestant  la chaîne de télévision Russia Today qui  annonce les redditions de troupes fidèles à Kiev.

Des annonces qui font suite à celle de la défection de la frégate Hetman-Sahaydachniy, le navire amiral de la flotte ukrainienne, qui aurait, samedi 1er mars, refusé de suivre les ordres du gouvernement de Kiev et hissé le pavillon russe après une patrouille dans le golfe d'Aden. Kiev a évidemment démenti l'information.

Le ministère de la défense ukrainien a confirmé son occupation de la Crimée en indiquant qu'un millier d'"hommes armés" auraient tenté de bloquer dimanche l'entrée d'une unité des gardes-côtes ukrainiens à Perevalne (près de Simferopol, chef-lieu de la Crimée), afin de les contraindre à rendre les armes.
Selon un "media" local, quelque 400 fusiliers-marins ukrainiens étaient bloqués dimanche matin dans leur base à Feodossia, port à 200 km de Simferopol, Crimée, par un millier de militaires russes pour leur faire rendre les armes.
Des soldats des troupes de marines ukrainiens sont barricadés dans une base à Théodosie, un port de Crimée, et la Russie demande à ces troupes d'occupation de reconnaître la légitimité des autorités régionales favorables à Moscou. "Nous avons des ordres, a dit Dmitro Deliatiskiy, commandant de la base. Nous sommes en train de préparer notre défense."
A Perevalnoye, toujours sur le territoire de la Crimée, près de Simferopol, les occupants ukrainiens de la garnison locale a résisté aux appels à la reddition de la base, formant une chaîne humaine à l'entrée de la caserne et "dépliant un blindé" en signe de défiance. 

La Russie réagit aux atteintes à l'intégrité du territoire ukrainien

Le président de transition des Ukrainiens sécessionnistes de l'ouest du pays, Olexandre Tourtchinov, a annoncé dimanche 2 mars la fermeture de l'espace aérien du pays à tout appareil non civil, et fait de la surenchère estimant que la réponse du chef de l'Etat russe, Vladimir Poutine, à la demande d'assistance de la Crimée s'apparenteraient à une déclaration de guerre à l'Ukraine.  Il tient des propos typiques des pouvoirs illégitimes pour tenter de se maintenir au pouvoir. "Toute tentative d'attaque des installations militaires sera de fait une agression armée directe contre notre pays, et la responsabilité en sera imputée à l'armée et aux dirigeants russes."  Le président ukrainien a en outre demandé à la communauté internationale de prendre de "véritables mesures" pour aider son pays, alors que les tensions s'accroissent dans la République autonome de Crimée, où les russophones sont majoritaires et souverains.

Le journal Le Monde prend fait et cause pour les insurgés sécessionnistes pro-occidentaux
Il se fait le porte-parole du nouveau premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui affirme que le pays se "trouve au bord du désastre" depuis les événements du Maïdan qu'il a lui-même créés. "C'est l'alerte rouge. Ce n'est pas une menace, c'est en fait une déclaration de guerre à mon pays, a-t-il dit. Nous appelons le président Poutine à retirer ses forces armées."

Par ailleurs, le Parlement ukrainien a tenu une réunion à huis clos, dimanche matin. Le nouveau secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, Andryi Paroubyi, a livré cette réplique qui démontre que le monde marche sur la tête : le légalisme des insurgés contre l'"agression" des sauveteurs de la Crimée. 

Le rôle détestable des puissances occidentales

Les intérêts stratégiques et politiques des soutiens de l'Ukraine sécessionniste sont transparents. Outre le parti-pris de la presse, notamment de gauche, qui fustigeait l'impérialisme américain du temps des présidents républi
cains, et titrant contre toute vérité "Malgré les bruits de bottes, Kiev tente la voie diplomatique", les vertueux VRP occidentaux de la démocratie ont des visées hégémoniques sur la Mer Noire où ils veulent réduire l'influence russe, et donc aussi en Méditerranée.

Les pro-américains menacent 
François Hollande et de Laurent Fabius, ministre va-t-en guerre des Affaires étrangères qu'on pourrait confondre avec celui de la Défense ont pris la décision dimanche de "suspendre" la participation de la France aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi prévu en juin. La diplomatie britannique a indiqué qu'elle suspend également sa participation et les Etats-Unis vont en faire autant. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, a de surcroît assuré qu'il pourrait y avoir des mesures pour "isoler" l'économie russe en cas d'invasion de l'Ukraine. La question se pose-t-elle vraiment de savoir qui est agressif...

Vaste programme, à la mesure des ambitions américaines. 
Le Danois Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN depuis 2009, a quant à lui affirmé que la Russie "menace la paix et la sécurité en Europe" et doit "cesser ses activités militaires et ses menaces" sur l'Ukraine, un ultimatum. "Nous allons discuter des implications pour la paix et la sécurité en Europe, et pour les relations entre l'OTAN et la Russie", a ajouté ce proche de l'administration Bush, avant une réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance atlantique sur la crise en Ukraine.

dimanche 2 mars 2014

Crimée : le chef de la marine ukrainienne se rallie aux autorités pro-russes

Camouflet pour les insurgés au pouvoir à Kiev
et les Obama, Hollande et Fabius

La propagande de la presse n'avait pas prévu et relaie peu l'information

L'amiral Berezovski, nommé vendredi  par le président ukrainien par intérim à la tête de la marine ukrainienne, a déclaré qu'il prête allégeance aux autorités pro-russes de Crimée.

La Crimée faisait partie de l'URSS, puis, en 1954, de la République socialiste soviétique d'Ukraine. En 1991, bien qu'à majorité russophone, elle a été finalement rattachée à l'Ukraine devenue indépendante. L'intervention de la Russie n'est donc pas aussi illégitime que l'ingérence américaine dans les affaires de la région.

Kiev est en train de perdre le contrôle de la Crimée

Des milliers de soldats non identifiés bloquent les militaires ukrainiens dans leurs casernes. En situation stratégiquement convoitée sur la Mer Noire non seulement la république autonome ukrainienne de Crimée abrite la flotte russe de la mer Noire, mais la Russie a des accords bilatéraux qui l'y autorisent.

Les Américains lorgnent sur Sébastopol en Crimée
La ville possède un statut spécial en Ukraine et son arsenal maritime est loué à la Russie qui continue à y entretenir sa flotte du Sud. Les Occidentaux ont donc tout intérêt à la partition de l'Ukraine et à son occupation de la Crimée. 

Obama et Hollande, son adjudant de quartier, tentent de provoquer la sécession de l'Ukraine occidentale. En favorisant l'éclatement de l'Ukraine et l'alliance de l'ouest de l'Ukraine à l'Union européenne, les Américains s'implanteraient en Mer noire, affaiblissant les positions russes et Poutine, mais faisant un cadeau empoisonné à l'Union européenne - et notamment à Hollande et aux Français - , vu l'état désastreux de l'économie de l'Ukraine.

  

samedi 1 mars 2014

Ukraine: le Premier ministre de Crimée veut l’aide de Moscou contre les insurgés pro-occidentaux

La France se fait une spécialité d'aider les rebelles: Syrie, Centrafrique ou Ukraine  

Le pouvoir français est-il républicain?
Le droit d'ingérence:
Hollande aligné sur Obama
République autonome de l'Etat indépendant d'Ukraine, la Crimée est contaminée par l'insurrection anti-russe dans l'Ouest de l'Ukraine et à Kiev. Washington a encore accentué les tensions en haussant le ton à l'encontre de Moscou en fin de journée vendrediet, ce samedi, le Premier ministre de Crimée, Sergey Askenov, a demandé l'aide de la Russie, afin de maintenir la paix dans cette région russophone à 60 % d'Ukraine où les deux aéroports sont toujours bloqués, annonce l'agence Itar-Tass.

Mais les grandes puissances occidentales poursuivent leur action de déstabilisation de la région, puisque le Président Obama s'est ingéré dans le conflit, prenant le parti des rebelles qui ont pris le dessus en Ukraine et mettant même en garde Moscou qui a dû envoyer 6.000 hommes pour maintenir l'intégrité de la Russie.
L'Ukraine est membre de la Communauté des États indépendants (CEI), une entité intergouvernementale composée de 11 des 15 anciennes républiques soviétiques. En 1997, les tensions entre l'Ukraine et la Russie s'apaisèrent lorsqu'un traité est conclu, par lequel la Russie reconnaît l'appartenance de la Crimée à l’Ukraine. Kiev et Moscou s'entendent alors pour se partager l’ancienne flotte soviétique de la mer Noire et ses installations stratégiques, grâce à un bail qui expirera en 2017. 
Dans les années 2000, la CEI s’est ouverte à d'autres États, tels la Mongolie (ancienne démocratie populaire soviétique) et l'Afghanistan (ancien régime procommuniste) qui a émis le souhait de rejoindre l'organisation.

En novembre 2013, l'Ukraine décide de refuser un accord avec l'Union européenne et de "relancer un dialogue actif avec Moscou". Ce refus entraîne d'importantes manifestations pro-européennes à Kiev rassemblant des centaines de milliers de personnes, l'occupation du Maïdan et de la mairie par les insurgés, avec pour objectif de chasser le président Ianoukovytch, chef légitime de l'Etat ukrainien, et de le remplacer par Ioulia Tymochenko, une femme d'affaires, fondatrice de la "Compagnie du pétrole ukrainien", puis d'une compagnie de distribution d'hydrocarbures, favorisée par son ami le ministre de l'énergie, Pavel Lazarenko. La "princesse du gaz" a pris la tête de l'opposition à la suite de sa défaite aux élections de 2010.
Ioulia Tymochenko s'investit en politique lorsqu'elle doit s'éloigner de son protecteur. Le 9 avril 1997, le New York Times accuse Pavel Lazarenko de corruption à travers la compagnie d'hydocarbures de Ioulia Tymochenko. Une enquête de justice est ouverte contre Ioulia Tymochenko et Pavel Lazarenko, bien que tous deux bénéficient d'une immunité parlementaire. En décembre 1998, Pavel Lazarenko est arrêté à la frontière franco-suisse et accusé de blanchiment d'argent. La justice suisse le libère contre une caution de 3 millions de dollars. Le Parlement ukrainien obtient, le 17 février 1999, la levée de son immunité politique. Le 20 février, P. Lazarenko est arrêté à l'aéroport JFK de New-York. Il est condamné en mai 2004 pour blanchiment d'argent, corruption et fraude.

Le Premier ministre de Crimée, Sergiï Aksionov, a demandé à Vladimir Poutine de l'aider à restaurer "la paix et le calme"

"La Russie ne va pas ignorer cette demande" d'assistance, a déclaré un responsable de l’administration présidentielle russe. A l’occasion d’un premier conseil des ministres du nouveau gouvernement ukrainien insurrectionnel, Igor Peniouk, ministre ukrainien de la Défense, a évalué à 6.000 hommes les renforts envoyés par Moscou en Ukraine, tandis que le Premier ministre porté par la rue au pouvoir, Arseni Iatseniouk, a estimé que "la présence inadéquate des militaires russes en Crimée est une provocation", malgré l'appel à l'aide du Premier ministre de Crimée menacée par les rebelles ukrainiens.
Le Parlement de Crimée a voté la création d’une unité spéciale de sécurité afin de protéger les habitants de la région. Celle-ci a été créé avec les hommes exclus par le nouveau pouvoir de Kiev de l’unité d'élite de la police anti-émeute (la Berkut) accusée de violence lors du mouvement insurrectionnel qui a conduit à la déstitution du président Viktor Ianoukovitch.

L'insurrection d'Ukraine est-elle légitime?
Ceux qui sont assez simples pour considérer que tout ce qui vient de la rue est populaire et démocratique sont naïfs. Le monde fait l'expérience des "printemps arabes" nés de soulèvements qualifiés de spontanés, mais n'est pas plus "éclairé" d'avoir pu observer les effets, non seulement pervers mais durablement tragiques de l'arrivée des islamistes au pouvoir. Les peuples "libérés de l'oppression" sont aussitôt retombés dans la dictature, cette fois religieuse. 
Pourtant, il n'est toujours pas politiquement correct d'appeler "coup d’État" ce que la "pensée unique" impose de considérer comme une "résistance à l’oppression". La révolution bolchévique de 1917 a conduit au totalitarisme soviétique et à la chute du mur du Berlin. Le Vénézuela est en train d'administrer une nouvelle preuve de l'irréalisme du marxisme. Mais le cycle libération-oppression recommence sans qu'il soit permis de remettre en question la Déclaration des droits de l’homme de 1789 (article 2). Spérimée et inadaptée au monde nouveau qu'elle puisse être, elle continue de faire autorité. Car nos sociétés sont certes dominées par la finance, mais aussi bien par les ONG et réseaux internationaux douteux, voire sulfureux, qui y font référence pour d'attribuer un semblant de légitimité.  
Les "droits naturels et imprescriptibles" des habitants de l'Ouest  de l'Ukraine sont-ils supérieurs à ceux de l'Est et de la Crimée? Les grandes puissances utilisent la Déclaration des droits de l’homme pour en détourner les grands et beaux  principes démocratiques à des fins stratégiques, en tentant de chasser la Russie de Mer Noire, et économiques, en prenant en compte le rôle central de l'Ukraine dans la distribution gazière européenne.

Le clivage entre l'est et l'ouest de l'Ukraine
La Russie n'a reconnu qu'en 1997 le rattachement de la Crimée à l'Ukraine et pour dix ans seulement et uniquement du fait du statut autonome de la république de Crimée. Il en est résulté un clivage à l'intérieur même de l'Ukraine entre les pro-russes et les pro-occidentaux. Or, la carte ethnique montre que seulement 25% de la population de la péninsule de Crimée sont constitués d'Ukrainiens, contre 60 % de Russes, et que près de 98 % des habitants de Crimée parlent le russe.

Les insurgés de Kiev sont-ils plus "éclairés" ou tout aussi manipulés que ceux de Tunisie d'abord et de Lybie ou d'Egypte ensuite. Après bientôt quatre années, aucun des régimes qui se sont imposés n'est pas transitoire, et il est apparu que la lutte démocratique pour la "libération du peuple" syrien est en fait  une guerre de religion. Et tous ces conflits étaient au départ des "révoltes de la jeunesse", à forte dimension sociale, selon les marxistes invétérés ! C'est encore actuellement le cas au Vénézuéla: le libérateur Chavez  n'était-il pas un libérateur ? Maduro, son dauphin, un dicateur?

Résultat ? Déjà trop de morts et de blessés, mais les longs affrontements parlementaires et les violences se poursuivent dans la rue lors de la discussion de la constitution en Égypte et en Tunisie. 
Des partitions sont redoutées en Ukraine, mais aussi en Centrafrique.

samedi 2 novembre 2013

Medvedev refuse de libérer les activistes de Greenpeace

En Russie, une organisation supranationale ne fait pas la loi

Le chef du gouvernement russe n'est pas un Zayrault

Suite à l'attaque d'une plate-forme pétrolière,
l'équipage de Greenpeace a été arrêté 
et transféré de Mourmansk à Saint-Pétersbourg

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2013_11_01/Affaire-Arctic-Sunrise-les-accuses-transferes-a-Saint-Petersbourg-0909/

Les échanges  entre le premier ministre français et son homologue n'ont pas abouti vendredi, au sujet de l'arrestation de 30 militants écologistes venus s'immiscer dans la politique de Moscou: 26 ne sont pas russes.
Mercredi, le comité d’enquête russe a annoncé étudier de nouvelles inculpations pour "crimes graves" à l’encontre de l’équipage, affirmant notamment que des "produits stupéfiants" ont été saisis à bord de l’Arctic Sunrise.

La sémantique des Hollande et Ayrault ne fonctionne pas davantage en Russie qu'en France. 
Jean-Marc Ayrault s'était ingéré sur la question des droits de l'homme dès son arrivée à Moscou pour la 18e session du séminaire intergouvernemental franco-russe. L' "amitié" entre les deux pays "autorise aussi la franchise", avait assuré le premier ministre jeudi aux étudiants du collège universitaire français de Moscou. "Et c'est avec franchise que nous évoquons, ensemble et dans le respect mutuel, nos différences, comme c'est le cas sur la Syrie et sur la portée universelle des droits de l'homme", avait-il prétendu, sans citer un dossier très sensible, celui de 30 militants de Greenpeace, dont le Français Francesco Pisanu, 38 ans, interpellés et placés en détention provisoire pour "pour acte de piraterie" comme les autres membres de l’équipage altermondialiste de l’Arctic Sunrise, suite à l'attaque d'une plateforme Gazprom en mer de Barentz dans l'Arctique.
Jusqu'ici, seuls les Pays-Bas avaient pris des mesures concrètes en vue d’obtenir leur libération. À ce stade, ces militants risquent jusqu'à 15 ans de prison, selon les uns, mais sept, selon d'autres sources.

Jean-Marc Ayrault et son homologue Dmitri Medvedev ont laissé entrevoir les tensions sur le dossier Greenpeace, vendredi après-midi, lors de leur conférence de presse commune. "J'ai demandé, au-delà des procédures judiciaires qui sont en cours, qu'il puisse y avoir un geste humanitaire à son égard", a fait savoir Jean-Marc Ayrault à propos de Francesco Pisanu. 
Dmitri Medvedev a pris la parole dans la foulée pour rappeler à son hôte que "cette question [le] concerne aussi". Il opposa ainsi une fin de non-recevoir concernant les activistes de Greenpeace. 
Considérant la dangerosité des sites pétroliers et gaziers, et que "personne ne doit violer l'exploitation de ce type de site", le chef du gouvernement russe a affirmé que la Russie "ne peut soutenir les activités qui portent atteinte à l'environnement". "Toute personne soucieuse de l'environnement doit le comprendre", a-t-il insisté. 
Au terme de ces mises au point tendues, Medvedev a écarté comme inapproprié le "geste humanitaire" que lui réclamait Ayrault. "La République française peut être sûre que l'examen du dossier va être regardé dans le strict respect du droit russe", a-t-il conclu.

Ayrault, oublieux du matraquage des opposants politique en France

Le premier Sinistre est allé faire la leçon à la Russie
Manif pour tous
"En France, si des hommes ont envie de manifester, ils en ont parfaitement le droit", a-t-il affirmé en dépit de la répression subie par les opposants de Notre-Dame des Landes ou des Champs-Elysées. 
Notre-Dame des Landes

La mauvaise foi Jean-Marc Ayrault n'a pas facilité le dialogue, ni plaidé en la faveur des activistes altermondialistes. Avant de faire la leçn aux autres, on balaie devant sa porte.

Interrogé ensuite -avec à propos - sur les manifestations prévues ce samedi après-midi en Bretagne, le premier ministre français a tenu à rappeler que la France est "un pays démocratique" et que "si des hommes ont envie de manifester, ils en ont parfaitement le droit". Un message déplacé au pouvoir russe, connaissant le procès d'intention qu'il a instruit à l'encontre du mouvement de Quimper menacé, selon lui, de "spirale de la violence", à la différence d'ailleurs de celui de Carhaix.

Avec Greenpeace, plusieurs organisations supranationales (ONG) ont instrumentalisé le déplacement des activistes de Mourmansk vers une prison de Saint-Pétersbourg.
"Il n'y a aucune garantie que, dans le nouveau centre de détention, ils seront mieux qu'à Mourmansk", a estimé Greenpeace International, vendredi soir.
Concernant l'intervention de Jean-Marc Ayrault sur ce dossier,
l'organisation écologiste   est dubitative sur le message délivré par Ayrault: "Que signifie un ‘geste humanitaire'? En employant cette expression, le premier ministre demande-t-il la libération immédiate de Francesco Pisanu? A-t-il évoqué le sort de tous les militants ou uniquement celui du ressortissant français? ", s'interroge Greenpeace France dans un communiqué.
L'ambiguïté est la marque de fabrique de l'exécutif socialiste.

 

samedi 15 juin 2013

Le pape évoque le droit des parlementaires à "amender ou abroger" des lois

Le pape exhorte les catholiques à défendre les valeurs chrétiennes

Le pape François a appelé les parlementaires à "amender et même abroger" les lois contraires à leur conscience
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Recevant une délégation de 45 parlementaires français samedi pour la première fois au Vatican depuis son élection le 13 mars, le souverain pontif a  exhorté les élus à exercer ce droit à différents thèmes éthiques divisant les Français, du mariage homosexuel à l'euthanasie.
Décrivant de manière générale la mission du parlementaire, le chef de l'Eglise catholique ne fit donc pas allusion à la récente loi autorisant le "mariage" entre personnes du même sexe, pourtant très critiquée par les croyants, toutes religions confondues à travers le monde.
"Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l'État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier (...) une exclusion des religions du champ social et des débats qui l'animent", a estimé le pape, selon un communiqué du Vatican.

Devant 29 sénateurs et 16 députés, majoritairement UMP, et deux socialistes, il leur a rappelé leur droit à "amender et même à abroger" les lois si nécessaire, pour leur "apporter l'indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine".

Le message du pasteur catholique fait écho à l'autorisation parlementaire du mariage et de l'adoption homosexuels, le 23 avril, qui a profondément clivé la société. Il s'agit d'"insuffler" à ces lois "un supplément, un esprit, une âme qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment".

Le pape a paru rendre hommage à la mobilisation de centaines de milliers de Français lors des manifestations contre "le mariage pour tous"

"On peut se féliciter, a-t-il dit, que la société française redécouvre des propositions faites par l'Eglise, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne". 

A la sortie de l'audience, le sénateur UMP Charles Revet, qui dirige au Sénat le groupe d'amitié France-Saint-Siège, a affirmé que le terme "abroger" était "un terme que le pape a appuyé".
"Le Parlement aura, après, s'il le juge utile, à revoir les choses", a ajouté l'élu.

Erwann Binet, député PS et rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel, a estimé qu'il n'y a "pas lieu de polémiquer" sur les propos du pape François.
Ils sont "bien plus 'soft', ai-je envie de dire, que certains de ceux que nous avons pu entendre dans notre pays, y compris par des représentants de l'Eglise", a assuré l'élu socialiste, interrogé par BFM-TV.

L'un des deux socialistes parmi les élus reçus par le pape,  le député PS de Saône-et-Loire, Thomas Thévenoud, a soutenu par communiqué que le chef spirituel des catholiques n'aurait "absolument pas demandé l'abrogation de la loi sur le mariage pour tous".
Dans un discours très courtois et dépourvu de critiques, le pape a souligné les "relations de confiance qui existent généralement" en France entre responsables de l'Etat et de l'Eglise.

Le pape a ajouté que l'Eglise désire "apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne", une vaste contribution qu'elle souhaite non seulement "anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel".
Il a diplomatiquement souligné que la France est une "nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent".

L'exhortation du pape à amender et abroger les lois est "un message significatif", a estimé le sénateur UMP Christian Cambon, si "les mots veulent dire ce qu'ils veulent dire".

Le pape "exprime son inquiétude", car "le pays n'est pas apaisé sur cette affaire"
, a-t-il poursuivi, mais il "ne part pas en guerre" contre la loi sur le mariage homosexuel. Le chef de l'Eglise catholique "prend la mesure de la grande crise des valeurs qui touche l'Europe".

Le pape François s'était implicitement félicité vendredi que le primat anglican Justin Welby ait pris position contre le projet de mariage homosexuel pendant le débat parlementaire à Londres.
Mais le nouveau pape n'a jamais abordé le sujet de front et reste très attentif à éviter les ingérences de l'Eglise. Il invite en revanche les catholiques à s'engager davantage dans la vie politique pour défendre sans peur les idées chrétiennes.

Quand il était archevêque de Buenos Aires, Argentine, il s'était prononcé contre le "mariage" entre personnes de même sexe, tout en semblant adopter à titre personnel une position pragmatique plutôt favorable aux contrats d'unions civiles homosexuelles.

Pour l'Eglise, le terme de "mariage" est fondé dans la Bible sur l'union d'un homme et d'une femme. Le Vatican proteste surtout contre le volet filiation de la loi adoptée en France, l'ex-pape Benoît XVI estimant déjà qu'elle pose un grave problème "anthropologique".
Les chefs religieux sont dans leur rôle.