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dimanche 26 janvier 2020

Libye: Macron est-il parmi les violeurs de l'embargo sur les armes ?

L'ONU dénonce la poursuite des violations de l'embargo sur les armes 

La Mission des Nations unies en Libye (Manul) a dénoncée cette violation dimanche, malgré les engagements pris lors d'une récente conférence internationale à Berlin


Macron a participé à cette Conférence organisée le 19 janvier 2020 à la Chancellerie fédérale (ci-dessus)et consacrée au règlement de la situation en Libye, tout en se réjouissant de la persistance d'un cessez-le-feu précaire.

La Manul "regrette profondément les violations flagrantes et persistantes de l'embargo sur les armes", objet de la résolution 1970 de 2011 au Conseil de sécurité, "malgré les engagements des pays concernés lors de la conférence internationale sur la Libye à Berlin le 19 janvier", est-il écrit dans un communiqué.
En avril 1992, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 748, qui met en place un embargo aérien et un embargo sur les armes contre la Libye.

En février 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies vote un embargo sur les armes contre la Libye (le deuxième après celui de 1978 (jusqu'en 2003, à la suite à l'attentat de Lockerbie), soit le gel des actifs financiers de la banque centrale libyenne, l'interdiction de voyager pour certaines des personnalités les plus notables du régime dont Mouammar Kadhafi9. Le même mois, l'Union européenne met en place des mesures similaires mais plus étendues contre davantage de personnalités du régime. En parallèle, les Etats-Unis mettent en place également un gel des actifs financiers de la Libye et ferme leur ambassade.
En décembre 2011, les sanctions du conseil de Sécurité et des Etats-Unis sont en grande partie supprimées, consécutivement à la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Cette levée des sanctions concernent notamment 30 milliards de dollars d'actifs financiers de la banque centrale libyenne
Parmi les principaux engagements pris par les participants lors de cette conférence internationale figurait la fin de la livraison d'armes aux pouvoirs rivaux, le gouvernement d'union (GNA) à Tripoli et le camp du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

A Berlin, les parties présentes, dont la Turquie, soutien du GNA, s'étaient également engagées à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires libyennes et de tout acte susceptible d'exacerber le conflit, tel le financement des capacités militaires ou le recrutement de mercenaires.

Le maréchal Haftar, qui est de son côté notamment soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l'Egypte, a lancé le 4 avril une offensive sur la capitale Tripoli, siège du GNA, reconnu par l'ONU.
Un cessez-le-feu a été instauré le 12 janvier à l'initiative de Moscou et Ankara.
Malgré les accusations réciproques et quelques combats recensés, celui-ci est globalement respecté, selon l'ONU, ce qui offre "un répit bienvenu pour les habitants de la capitale".

Macron préoccupé par l’arrivée à Tripoli de combattants étrangers

Ces rebelles se transforment en demandeurs d'asile entre la Libye et la France, via l'Italie, par l'entremise des passeurs revêtus des habits d'humanitaires. La France n'ignore rien des dangers du statut de demandeurs d'asile qui leur est octroyé sous la pression internationales et des associations internationalistes
"
Cette trêve fragile est aujourd'hui menacée par l'acheminement de combattants étrangers, d'armes, de munitions et de systèmes avancés aux parties par les Etats membres, dont plusieurs ont participé à la Conférence de Berlin", a toutefois fait valoir la Manul, sans identifier ces pays.

L'ONU révèle que "des vols de fret et autres" ont atterri au cours des dix derniers jours dans des aéroports de l'ouest et de l'est du pays pour livrer aux deux belligérants "des armes avancées, des véhicules blindés, des conseillers et des combattants".⁸

Ces "violations en cours" risquent de replonger le pays dans "une nouvelle spirale de combats intenses", s'alarme la Manul.
Ainsi, samedi, des affrontements autour de Tripoli ont fait au moins un mort -un ressortissant marocain- et sept blessés parmi les civils, a déclaré Amine al-Hachemi, porte-parole du ministère de la Santé du GNA.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

En avril 2014, dans un entretien avec le journal Le Monde, le président Hollande a admis la vente d'armes françaises aux rebelles syriens combattant l'armée régulière.
Le journaliste Alban Mikoczy affirme sur France 2 que l'Inde devance l'Arabie Saoudite (10%) l'Égypte (5%) et les Emirats arabes unis (4,5%) comme clients de Macron. En revanche, les 27 états de l'Union européenne ne nous achètent pratiquement rien. 
Les armes françaises circulent et sont-utilisées au Yémen", précise Alban Mikoczy. "L'aviation des Etats du Golfe, principalement celle de l'Arabie saoudite, utilise régulièrement des avions et des munitions françaises. Cette question embarrasse d'ailleurs notre ministre de la Défense, le belliqueux Le Drian. Beaucoup moins en Syrie, car l'armée de Bachar el Assad s'équipe quasiment exclusivement auprès des Russes, qui, en soutenant le régime de Damas, font aussi tourner leur propre industrie", conclut le journaliste.



lundi 11 novembre 2019

Un agriculteur sur cinq n'a dégagé aucun revenu en 2017

L'agriculteur, espèce en voie de disparition

Les écologistes radicaux les accablent, mais "en même temps" veulent-ils des bras pour une alimentation saine et de proximité ?

Près d'un agriculteur sur cinq n'a dégagé aucun revenu en 2017
Un rapport de l'INSEE pointe les très grands écarts de revenus entre les différentes filières agricoles. Si le secteur du vin reste le plus prospère, ceux des céréales et de l'élevage d'ovins sont frappés de plein fouet par une conjoncture défavorable et les critiques contre une profession pourtant en pleine mutation.

A l'heure où le gouvernement a présenté son premier bilan de la loi Alimentation, dont les effets sur les professionnels de l'agriculture et les consommateurs peinent à se faire ressentir, l'institut national de la statistique a publié un panorama des rémunérations des agriculteurs, aux conclusions contrastées. Si le revenu moyen affiché a connu une augmentation sur l'année 2017, à 1.390 euros mensuels, 19% des agriculteurs français ont déclaré un revenu nul, voire un déficit de leur exploitation.

La part d'exploitations sans revenus "est particulièrement élevée dans la production de céréales et grandes cultures (30%) et dans l'élevage d'ovins, caprins, équidés et autres animaux (28%)", relève l'Insee dans son rapport publié jeudi 7 novembre. 
Pour les céréaliers, cela peut s'expliquer par les répercussions de l'année de récolte catastrophique en France en 2016, doublée d'une chute des cours mondiaux. La situation a continué d'affecter les fermes françaises en 2017, la commercialisation des grains étant à cheval sur deux années.


Cette conjoncture a affecté les céréaliers, pourtant traditionnellement présentés comme la vitrine prospère de la ferme France. Ils ont dégagé en moyenne un revenu net avant impôts inférieur à 1.000 euros par mois cette année-là (+6,7%). 

En moyenne et
 avec également une crise au long cours du secteur de l'élevage bovin, les exploitants agricoles ont enregistré un revenu net imposable mensuel moyen de 1.390 euros par mois en 2017, en progression de 8,2% par rapport à 2016, avec d'énormes écarts selon les productions.

Sans surprise, la viticulture est le secteur le plus prospère, avec un revenu moyen de 2.790 euros par mois, mais en recul de 3,9% par rapport à 2016. 

En bas de l'échelle, les éleveurs d'ovins, caprins, équidés sont particulièrement menacés (jusque dans la vallée de la Roya?), avec un revenu moyen de 620 euros par mois, en recul de 9% par rapport à celui de 2016.
Quid de l'élevage porcin ? 

Si l'année d
es éleveurs bovins n'a pas été florissante, elle a connu un mieux en 2017: avec 1.100 euros de revenus par mois, ils ont bénéficié d'une forme de "rattrapage" (+15,9%). 
Dans le même temps, les revenus des agriculteurs en polyculture-élevage voyaient leur revenu moyen passer à 1.090 euros, une progression de 25,2%. 

En 2016, ils avaient subi l'effondrement des prix du lait, dû à la fin des quotas laitiers en 2015.

Faut-il aussi parler des sujets qui fâchent, les embargos politiques ? 
En 2017, les Etats-Unis avaient pourtant levé l'embargo sur les importations de France, mais, en 2019, ils ont annoncé des tarifs douaniers renforcés sur un éventail de produits européens.
Le 1er octobre, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a autorisé les États-Unis à imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) de biens européens par an en représailles à des aides accordées au constructeur aéronautique Airbus. L'administration Trump avait annoncé dans la foulée que des droits de douane allant de 10 % pour les avions à 25 % pour toute une série d'autres produits entreraient en vigueur le 18 octobre.
Outre sa plainte à l'OMC, l'Union européenne a engagé des mesures de rétorsion sur des produits industriels, mais également agricoles américains : fin avril, la Commission a ainsi préparé une liste de produits emblématiques, dont les jeans ou les motos, mais aussi le tabac ou le bourbon. Le monde agricole français a-t-il besoin de cette guerre-là ?
En juin dernier, le président russe Vladimir Poutine a prolongé jusqu’à la fin de 2020 l’embargo sur les produits alimentaires occidentaux, introduit en 2014 en représailles aux sanctions décrétées par les Américains et les Européens contre Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne.

mardi 3 mars 2015

Pourquoi Obama soutient-il maintenant le nucléaire iranien ?

Netanyahou accusé de vouloir torpiller l'accord entre Washington et Téhéran

Benyamin Netanyahou monte ce mardi à la tribune du Congrès des Etats-Unis
 

Barrack Hussein Obama tend les relations privilégiées des Etats-Unis avec l'Etat d'Israël. 
Le chef du gouvernement israélien entend dénoncer l'accord sur le nucléaire iranien que Washington veut conclure avec Téhéran à la fin du mois.

A quinze jours des élections législatives en Israël, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou,  va dire son désaccord avec le revirement de la diplomatie américaine, mardi 3 mars devant le Congrès des Etats-Unis.
Parce que l'accord est imminent

John Kerry et Mohammad Javad Zarif, les chefs des diplomaties américaine et iranienne, négocient cette semaine en Suisse la dernière ligne droite vers un règlement définitif censé encadrer le programme nucléaire de la République islamique. Or, le Premier ministre israélien refuse catégoriquement cet accord avec son ennemi mortel. Lundi, devant 16.000 délégués du groupe de pression américain pro-israélien Aipac, il a déjà tenté de contrecarrer la négociation que le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l'Iran s'efforcent de conclure d'ici au 31 mars.

Israël a déjà subi une attaque partisane de l'ONU
La Commission d'enquête du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU  avait exprimé des soupçons de possibles crimes de guerre durant la contre-offensive israélienne contre Gaza de l'été dernier. Mis en cause par Israël pour "conflit d'intérêts", son président, le professeur William Schabas, a adressé sa démission "avec effet immédiat". "Après la démission du président, c'est tout le rapport [attendu en mars 2015] de cette commission biaisée, aux positions anti-israéliennes, qui doit être mis au rebut", a réagi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, par communiqué.

Benjamin Netanyahu va aussi essayer de convaincre les parlementaires américains 
Le secrétaire d'Etat John Kerry a mis en garde Israël sur d'éventuelles fuites "sélectives" concernant le contenu de l'accord. "La confiance serait trahie" entre les Etats-Unis et Israël, a menacé le département d'Etat.

Lundi 2 mars, à la veille de la prise de parole d'Israël au Congrès, la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a exercé des pressions sur les parlementaires américains.  Susan Rice leur a demandé de ne pas voter de nouvelles sanctions contre l'Iran qui "feraient voler en éclats les discussions" internationales en cours.

Barrack Hussein Obama opère un bouleversement des alliances
Les dernières sanctions de l'administration Obama -depuis janvier 2009- contre l'Etat islamique d'Iran datent de 
- 2013: mesures visant la monnaie iranienne, le rial, ainsi que le secteur automobile;
- 2012: gel des intérêts de la banque centrale et du gouvernement iraniens, gel des avoirs et interdiction de territoire ciblant les personnes impliquées dans des atteintes aux droits de l’homme par l’intermédiaire d’Internet, interdiction de transaction et interdiction de territoire ciblant les personnes ayant contourné les sanctions, sanctions nouvelles touchant le secteur de l’énergie, nouvel élargissement des sanctions lié au Iran Threat Reduction and Syrian Human Right Act de 2012 visant particulièrement les gardiens de la révolution;

- 2011: précisions sur les sanctions financières de l’Iran en date de 1996 et ciblage de la banque centrale iranienne et entraînant la chute du rial;

- 2010: élargissement des sanctions de 1996 et gel des avoirs de responsables gouvernementaux iraniens en réponse aux atteintes aux droits de l’Homme.
Netanyahou craint pour la sécurité d'Israël

Pour le Premier ministre israélien, tout accord, même a minima, avec les Iraniens ne les empêchera pas de se doter de l'arme atomique, ce qui "pourrait menacer la survie d'Israël". 

A l'inverse, les négociateurs américains mettent en avant les concessions faites par les Iraniens.
"A de nombreux égards, l'Iran a fait machine arrière sur certains éléments de son programme", a estimé le président américain. Selon France 24, l'Iran semble avoir accepté le principe d'un contrôle accru de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur ses stocks de combustible nucléaire.

En échange de ses engagements, Téhéran souhaite une levée rapide des sanctions financières et pétrolières qui frappent durement son économie. La République islamique, qui se défend de chercher à fabriquer la bombe atomique, entend pouvoir développer ses capacités d'enrichissement d'uranium pour alimenter ses centrales civiles.

Washington a intérêt à se rapprocher de Téhéran

Autre divergence de taille : outre qu'il veut régler définitivement le casse-tête du nucléaire, le président Barack Obama désire un rapprochement de son pays avec Téhéran, trente-cinq ans après la rupture des relations diplomatiques qui a suivi l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeiny, au début de la Révolution islamique.

"Les Etats-Unis et l'Iran ont notamment l'un et l'autre intérêt à lutter ensemble contre l’extrémisme sunnite, en stoppant la progression fulgurante de l’organisation de l'Etat islamique, implantée en Syrie et en Irak".

Obama a des relations notoirement exécrables avec Netanyahou.  L'adresse exceptionnelle du Premier ministre israélien au Congrès est un défi au renversement d'alliance qui se dessine, même si  Benyamin Netanyahou  a assuré que cette visite n'est pas un signe d'"irrespect" à l'égard du président américain.

Ce voyage controversé s'ajoute à une longue liste de différends avec l'administration Obama. 
Le président des Etats-Unis n'a jamais pu avancer sur le dossier israélo-palestinien ni obtenir de son allié israélien qu'il cesse le processus de colonisation dans les territoires occupés. 

Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste  Daniel Pipes a affirmé qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie (donc entre 6 et 10 ans). Obama affirme pourtant que sa famille n'était pas religieuse. Barack Obama se fait pourtant remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner l'invasion l'Irak, majoritairement Chiite comme l'Iran.

B. Hussein Obama est garçon honneur de 
son demi-frère Malik (1992), soupçonné 
d'être Frère musulman en Egypte
Fils d'un Kényan noir éduqué dans la religion musulmane et d'une Américaine blanche du Kansas de "souche" européenne, Obama admettra que sa plus grande erreur aura été de ne pas avoir été aux côtés de sa mère au moment de sa mort.
Obama est toujours resté attentif à ses racines noires. Son diplôme de l'université Columbia en poche, il envisagea de devenir "organisateur communautaire" et travaillera effectivement dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville à Chicago. Quand il devient enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago où il travaille jusqu'en 2004, il entre dans un cabinet juridique spécialisé et c'est pour la défense des droits civiques.

Barack H. Obama lors de son voyage de 2006 au Kenya:
au côté de sa grand-mère de coeur,
Sarah Obama, 89 ans, 3e épouse 
du grand-père paternel du président métis.
Au 1er plan, une fille Obama arbore la coiffure locale.
Le Kenya est à 80% chrétien, mais sa famille paternelle appartient à la minorité musulmane (15%) et au groupe ethnique des Luo, originaire de Haute-Egypte. 
Le 7 août 1998, un attentat organisé par Al-Qaïda vise l'ambassade des États-Unis à Nairobi tuant 220 personnes et blessant plus de 5. 500 autres. 

La rumeur veut qu’Obama ne soit 
pas né à Hawaï, mais au Kenya, 
ce qui le rendait tout simplement
inéligible à la fonction présidentielle
Au mois d'octobre 2011, au cours de sa mandature, une série d'attentats à la grenade est perpétrée au Kenya et attribuée à un groupe islamiste somalien qui milite pour l'instauration de la charia. Or,  le 2 mai 2011, chef spirituel du réseau djihadiste Al-QaïdaOussama ben Laden est mort. Parce que Sunnite d'Arabie saoudite ?

Fin juin 2013, au cours d'une tournée d'une semaine sur le continent africain, il fait étape au Kenya, terre natale de son père où une ville porte désormais le nom d'Obama.

Mars 2015, en fin de mandat, Obama apporte son soutien aux Chiites de l'Etat islamique d'Iran. 
Barack Hussein Obama vire sa cuti en fin de second mandat

Israël n'a rien à perdre, mais tout à gagner à cette visite au Congrès 
Cette "mission historique" à Washington du Premier ministre israélien, "l'envoyé (…) de l'ensemble du peuple juif", a confirmé le sérieux coup de froid imposé par l'allié américain. Barack Obama, d'ailleurs, ne recevra pas le Premier ministre israélien.

Obama se désolidarise de l'Union européenne
Sanctions de l'Union européenne contre l'Etat islamique d'Iran:
- 2012: le Conseil européen décide un embargo sur le pétrole iranienainsi que le gel des avoirs de la Banque Centrale iranienne et l’interdiction du commerce de métaux précieux vers ou depuis l’Iran.Au Canada, extension des sanctions ciblant une centaine de nouvelles personnes morales et allongement de la liste des produits interdits de commerce avec l’Iran;

- 2011 : le Conseil européen déplore l’extension du programme nucléaire iranien et l’absence de coopération du régime;

- 2010: renforcement des dispositions prises en 2007 et ajout du gel d’avoirs iraniensinterdiction de transactions financières ainsi que des restrictions aux transports.

- 2007: le Conseil européen impose des restrictions commerciales portant sur les biens et technologies liées à l’armement et au nucléaire.
A l'un, la reconnaissance du droit à développer son énergie nucléaire;
aux autres celui d'un moulin à vent à monter...

(sous les applaudissements d'Europe écologie-les Verts)

Quand et comment l'Union européenne se fera-t-elle entendre?
L'antisioniste L. Fabius ne nous surprendra pas en restant égal à lui-même.
Quant à Manuel Valls, depuis la révélation que sa femme est israélite, il multiplie les gages à la communauté musulmane...

mercredi 17 décembre 2014

Embargo: le "Flamby" Hollande retombe face à Poutine

Hollande évoque une "désescalade" des sanctions contre la Russie

Nécessité socialiste n'a point de loi politique ni morale

Pour forcer le président Poutine à cesser de soutenir les séparatistes russophones dans l'est de l'Ukraine, l'Union européenne s’est attaquée à des secteurs économiques clés pour la Russie. Mardi 29 juillet, Bruxelles a formellement adopté de nouvelles sanctions contre la Russie pour son soutien aux séparatistes pro-russes qui combattent dans l’est de l’Ukraine pour leur rattachement à la Russie, à la suite de la Crimée qui ne reconnaît pas les nouvelles autorités provisoires à Kiev et a voté pour son rattachement par référendum en mars 2014. Réunis à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 ont décidé de frapper directement l'économie russe avec des mesures fortes: blocage de l'accès des marchés financiers européens aux entreprises russes et interdiction de ventes d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage militaire et civil à la Russie. Ainsi, l'UE a-t-elle également décidé de bloquer les avoirs de quatre hommes d'affaires russes ciblés en tant que proches du président Vladimir Poutine et accusés de bénéficier de la soi-disant annexion de la Crimée ou de soutenir activement la déstabilisation de l'est de l'Ukraine. C'était la première fois que l'UE s'attaquait aux milieux d'affaires, ce qui devait être un "avertissement fort" de sa détermination à sanctionner, selon le président du Conseil européen, Herman van Rompuy.
VOIR et ENTENDRE les Occidentaux montrer leurs muscles en juillet 2014: 


Depuis l'entrée en vigueur des sanctions économiques contre la Russie, les autorités allemandes chargées du contrôle à l'exportation étaient devenues très pointilleuses: les permis d'exportation étaient délivrés au compte-goutte. "C'est supposé être une sanction contre la Russie, mais en réalité c'est une sanction qui nous touche nous en premier lieu", affirme aujourd'hui Hans Naumann, un chef d'entreprise. Dès le début septembre, Angela Merkel mettait d'ailleurs en garde contre de nouvelles sanctions qui ne resteraient pas sans conséquences pour les entreprises allemandes. De quoi inquiéter les patrons qui souffrent déjà des restrictions en vigueur.
La Russie a décrété une "interdiction totale" de la plupart des produits alimentaires en provenance notamment des pays d'Europe et des Etats-Unis en réponse aux sanctions occidentales à l'encontre de Moscou.
VOIR et ENTENDRE la riposte de Poutine aux sanctions européennes:


En France, le déni était en revanche la règle à l'extérieur comme à l'intérieur. Qui, de la Russie ou de la France, paierait le prix fort, du fait de la décision de François Hollande de suspendre jusqu'à nouvel ordre la livraison à Moscou du BPC Vladivostok, le premier des deux Mistral, navires de guerre qui maintiennent l'emploi des chantiers de Saint-Nazaire - dont les entreprises concernées (DCNS, STX et les sous-traitants) pourraient se retourner contre l'Etat pour obtenir des dédommagements - et assurent de précieuses rentrées aux budgets déficitaires du marchand d'armes socialiste ? Il n'est pas sûr que ce soit la Russie et, si la vente suspendue était annulée - ce qui, à ce stade, n'est plus assuré - au final, l'arroseur est l'arrosé...

Le chef de guerre au Mali rétro-pédale en Russie. Comment le soi-disant expérimenté  Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères à la pochette de Hollande, a-t-il pu ignorer que la Russie est moins attachée qu'il le croyait à ces contrats russes ( 1,2 milliards ), qui ont été très contestées au sein de l'appareil militaro-industriel du pays. Le contrat avait été conclu par l'équipe précédente, celle de Medvedev et du ministre de la Défense Serdioukov, très critiqué en interne pour ce choix d'ouverture - dans le style de Kiev ! - vers l'Occident qui marquait une rupture radicale avec la tradition soviétique.
Et la France de Hollande aurait encore à perdre un peu plus en termes d'image. La valeur de la signature de l'Etat français risquerait d'être encore davantage dépréciée, au point de fragiliser d'autres possibilités de contrats, au premier rang desquels, la vente de Rafale en Inde.

Tout ça pour en arriver là: 
Hollande s'aligne !... 


Alors que la Russie fait face à une chute importante de la valeur du rouble et que Obama se rapproche des frères Castro, voilà que François Hollande évoque jeudi une possible atténuation des sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Il ne s'agit en aucune façon d'une initiative personnelle, alors que la crise financière russe sert de prétexte à débloquer les relations diplomatiques entre l'Union européenne et Moscou. Bruxelles profite de la faiblesse actuelle des marchés russes pour tenter d'infléchir Vladimir Poutine, en promettant d'atténuer les sanctions économiques en cas d'efforts notables: Hollande ne fait pas autrement. "Je considère que, aujourd'hui, si les gestes sont envoyés par la Russie tels que nous les attendons, il n'y a pas lieu de prononcer de nouvelles sanctions", a ainsi déclaré François Hollande au sortir d'une réunion des chefs d'Etat européens à Bruxelles, estimant qu' "il conviendra au contraire de regarder comment nous pouvons engager nous aussi une désescalade".

Poutine n'est pas du "Flamby" et reste inflexible 

Consciente de l'enjeu que représente le marché russe pour l'Europe et soucieuse de ne pas enfoncer plus encore Moscou, l'Union européenne pourrait assouplir sa posture. Envoyée sur le front, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a fait une nouvelle tentative, appelant jeudi Vladimir Poutine à un "changement radical" d'attitude. La diplomate a par ailleurs appelé le Kremlin à adopter un "mode coopératif" face aux crises actuelles, mais elle aussi avoué que la crise financière russe "n'est pas une bonne nouvelle" pour l'Europe"Le monde n'a jamais été aussi dangereux et instable que maintenant", a-t-elle raconté, plaidant tout à coup pour une "relation constructive" avec la Russie afin de "faire face à ces crises, spécialement en Ukraine". "Nous devons développer une stratégie solide et responsable avec la Russie", a-t-elle lancé. 

Sur la même ligne, François Hollande a estimé que si la Russie s'engage dans un processus de "résolution de la crise en Ukraine, il n'y a pas de raison que nous prolongions cette situation". "L'intérêt de tous, l'intérêt de l'Ukraine, de la Russie, de l'Europe, c'est qu'il y ait rapidement des solutions qui puissent être trouvées", a-t-il soudainement estimé. Le sommet européen, qui se poursuit encore vendredi, s'est ouvert sur des sanctions à l'égard de la Crimée, annexée par la Russie, mais ne devrait déboucher sur aucune nouvelle sanction contre Moscou.

"L’Occident se comporte comme un empire": en peau de lapin, alors !
Jeudi matin, à l'occasion de sa grande conférence de presse annuelle, Vladimir Poutine s'était encore montré inflexible avec l'UE, estimant que les Occidentaux se comportaient en impérialistes, une référence directe aux multiples sanctions prononcées par Bruxelles depuis le crash du vol MH17 dans l'Est ukrainien. Le président russe a néanmoins reconnu que la Russie avait sa part de responsabilité en matière économique, n'ayant pas profité suffisamment des années passées pour diversifier son économie, très dépendante des cours des hydrocarbures.

Poutine ne lâche rien. 
L’Union européenne doit comprendre que la Crimée est une "partie inaliénable" de la Russie, a réagi jeudi soir la diplomatie russe après l’adoption à Bruxelles de nouvelles sanctions visant de facto Moscou. " Et nous rappelons à l’UE notre droit de répondre de manière adéquate à ces soi-disant "mesures de restrictions contre les citoyens russes sans distinction", a riposté le ministère russe des Affaires étrangères.
Crise économique en Russie et conflit ukrainien, ou non, le vertueux Hollande n'a pas renoncé à livrer ses deux navires de guerre à la Russie !... 
Mais Hollande risque de devoir trouver d'autres prétextes.

vendredi 8 août 2014

Russie: impact désastreux de la politique internationale de Hollande et Fabius sur la France

Ils l'ont bien cherché, l'embargo russe !

Hollande n'a pas mesuré les conséquences de son alignement sur Obama


Suite à l'appel à l'aide de Vladimir Poutine par les séparatistes russophones face aux rebelles ukrainiens pro-occidentaux, Obama a incité les Européens et Hollande à frapper fort sur l'économie russe.
En sanctionnant la Russie sur le dossier ukrainien, les Etats-Unis et l'Europe relançaient la guerre froide et savaient qu'ils exposaient leur économie. La riposte russe est tombée mercredi : le président russe a fait décréter une "interdiction totale" de la plupart des produits alimentaires qu'ils importent en Russie, à compter du 7 août. 
Vladimir Poutine menace de ne pas s'arrêter là et d'interdire le survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie. Cela provoquerait pour les compagnies aériennes un important surcoût en carburant qui se répercuterait sur les prix. Cette hypothèse reste toutefois au stade de la "réflexion", selon le gouvernement russe.
Les Etats-Unis, les 28 états membres de l'U.-E., la Norvège, l'Australie et le Canada, qui ont tous adopté des sanctions économiques à l'encontre de la Russie, sont concernés, mais, p artenaire privilégié dans les échanges commerciaux avec la Russie, c'est surtout l'Union européenne (UE), qui a pris les plus gros risques de riposte économique.

La Russie achetait ses pommes, ses tomates et ses pêches chez les Européens, dont la France: c'est fini! Déjà qu'ils traversaient justement une grave crise cet été, en raison d'une production abondante, Obama et son valet Hollande en rajoutent une palette !

"La Russie va suspendre ses importations agroalimentaires en provenance d'Europe, à commencer par de nombreux produits frais, mais les sanctions risquent aussi d'engorger l'espace communautaire qui perd un débouché important, en fruits et légumes notamment. Avec l'Ukraine d'avant la crise provoquée par l'ingérence d'Obama et sa suite et le Brésil, l'Allemagne et les Pays-Bas figuraient en 2013 parmi les principaux fournisseurs de la Russie, qui importe 35 % de sa consommation alimentaire. Ce pays absorbe ainsi 10 % des exportations agricoles et agroalimentaires de l'UE, pour un montant de 12 milliards d'euros par an, selon Eurostat." 

C'est approximativement en ces termes que l'hebdomadaire Le Point tente de noyer le poisson français dans l'embargo de l'Europe par la Russie.
Or, Le Point  occulte qu'au sein de l'UE, la France compte parmi les plus gros fournisseurs de produits agro-alimentaires de la Russie. "Elle se place au 8ème rang mondial, et au quatrième rang européen derrière l'Allemagne, l'Ukraine (avant la crise d'influence géo-politique) et les Pays-Bas", selon le ministère de l'Agriculture, et donc au troisième rang, de fait. Des données qui sont à relativiser : selon les chiffres de 2012, les exportations françaises vers la Russie représentent 6,5% du total de ses exportations, soient 1,2 milliard d'euros. Il s'agit surtout de champagne et de produits de luxe, qui ne sont pas concernés par l'embargo russe. Ce qui ne signifie pas pour autant que la France ne doit pas craindre Moscou. En effet, la Russie constitue le premier marché à l'export pour les producteurs français de pommes et de poires. Moscou va donc se détourner des producteurs français pour se tourner vers des pays producteurs avec lesquelles elle reste en bons termes. "Les Russes vont continuer à manger des pommes, des tomates, des pêches. Sauf que l'origine ne sera plus européenne : elle sera d'Asie, du Brésil, d'Afrique du Sud, etc... Donc quand ce marché se rouvrira, il faudra des années pour reconquérir des parts de marché, décrypte sur Europe 1 Luc Barbier, président de la fédération nationale des producteurs de fruits. C'est dramatique", conclut-il.

"Exportatrice de céréales, la Russie est "fortement importatrice de légumes et fruits et de produits transformés tels la viande, les produits laitiers", a ajoutéé Xavier Beulin, patron du principal syndicat agricole, la FNSEA.

Le Point adopte l'angle obtus d'un soi-disant manque des tables russes

Comme si la Russie ne pouvait pas faire appel aux concurrents des producteurs français, l'hebdomadaire note bien que "fruits frais, fromages, porcs... représentent à chaque fois un volume d'affaires d'un milliard d'euros environ pour faire croire que Poutine impose une disette à son pays.  "Ce sont avec les légumes (770 millions) les marchandises qui manquent le plus aux tables russes et constituent les principales importations alimentaires d'Europe avec les vins et spiritueux (1,5 milliard euros). Les pommes, les tomates et les pêches en particulier sont achetées chez les Européens qui traversent justement une grave crise cette saison, en raison d'une production abondante, au demeurant hautement périssable. L'angle choisi par Le Point est celui d'un amalgame qui minimise l'impact de l'embargo russe sur la France.
Le Point interprète à sa guise les craintes de Xavier Beulin sur un double effet probable: "La Russie se ferme aux importations, mais les produits [français] qui n'iront plus à l'exportation vont [tenter de] se rabattre sur les pays européens et créer une situation de crise". Il a demandé à rencontrer le président de la République "dans les meilleurs délais".

La déclaration du président de la Fédération des producteurs de fruits français (FNPF), Luc Barbier, est moins tortueuse: les "Espagnols exportaient (en 2012) environ 100.000 tonnes de fruits vers l'Ukraine et la Russie : autant de quantités qui vont se rabattre sur le marché communautaire". Or, "Italie, Espagne et France connaissent déjà une guerre de la pêche nectarine avec des prix effondrés et "la catastrophe" se profile avec la pomme, annonce-t-il.

La mise en difficulté des producteurs français par les menaces du gouvernement socialiste sur la Russie est préoccupante. Les Français ont expédié pour près de 26 millions d'euros de fruits en Russie en 2012, rappelle Luc Barbier. "Mais cette année, la Pologne qui exportait beaucoup vers la Russie attend une récolte abondante qui va naturellement se reporter sur le marché intérieur" de l'UE. Selon la Wapa, l'association mondiale des producteurs de pommes et de poires, la Pologne est de loin le plus gros producteur de pommes de l'Union (3,5 millions de tonnes attendues cette année) avec l'Italie (2,3 millions de tonnes) et la France (1,5 million de tonnes).
Au total, que va faire Stéphane Le Foll des 1,17 milliards d'euros de produits agro-alimentaires expédiés l'an passé vers la Russie, 
dont 450 millions en boissons alcoolisées et notamment champagne.

Le Point se félicite au passage que ce soient principalement la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne qui auront à pâtir d'un coup de frein de leurs exportations de viande bovine vers la Russie, dont, le premier fournisseur reste de loin le Brésil, devant les autres pays d'Amérique latine et l'Amérique du Nord (soumise, elle aussi, aux sanctions pour les États-Unis). Mais l'hebdomadaire souligne du même coup qu'en Europe, la contribution en viande de la France à la Russie était déjà en net recul depuis le début du conflit Ukraine-Russie, en 2013. Le Monde, contrairement au Point, cite complètement la FNSEA, principal syndicat agricole français, qui souligne que la Russie est fortement importatrice de viande, lait, fruits et légumes français, ainsi que de produits transformés à partir de ces matières premières. Lien Le Monde
Quant aux éleveurs de porc, ils ont déjà pu constater le "danger majeur" que constitue l'embargo russe, puisque leurs produits sont déjà interdits depuis février 2014, pour des motifs sanitaires, insiste Le Monde. Les exportations européennes ont été totalement suspendues par l'embargo russe décrété le 29 janvier au motif de la peste porcine, arguant de cas décelés sur des sangliers. Or, "la France exporte chaque année 75.000 tonnes de porc vers la Russie. Cela représente un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros, précise Guillaume Roué, président de l'interprofessionnelle nationale porcine (Inaporc). Mais les répercussions économiques sont beaucoup plus importantes que cela, puisque nous estimons aujourd'hui que l'impact constaté depuis le mois de février est de l'ordre de 500 millions d'euros, rien que pour la France, du fait de la dégradation du marché à l'intérieur même de l'Europe".

Alors que Danone souffrira en première ligne de l'embargo, Le Point affirme que le Danemark et les Pays-Bas seront les plus exposés pour les produits laitiers - la France qui a vendu l'an passé pour 119 millions d'euros de produits laitiers à la Russie représentait moins de 4 % des importations du pays dans ce secteur. Un manque à gagner de 4% est-il négligeable pour les entreprises laitières françaises? 
"En 2011, selon les statistiques russes, les importations agroalimentaires russes en provenance de France ont atteint 1,064 milliard de dollars sur un total de produits agroalimentaires importés de 28,02 milliards de dollars. La France se place au 8ème rang des fournisseurs agroalimentaires de la Russie, soit 3,8% des importations agroalimentaires russes derrière le Brésil, l'Allemagne, l'Ukraine, les Pays-Bas, la Chine, les États-Unis et la Turquie", indique un document du ministère de l'Agriculture français.
"De grands groupes français sont aujourd'hui présents dans divers secteurs : la filière laitière (Danone-Unimilk avec plus de 27% du marché des produits frais, Lactalis), les céréales (Dreyfus, Soufflet), le sucre (Sucden), les légumes (Bonduelle). Ont également investi la Cooperl (génétique porcine) Lesaffre (levures boulangères) , Roquette (industrie de transformation de l’amidon) mais aussi des entreprises dans le secteur de l'alimentation animale (Diana SPF, Evialis/InVivo, OLMIX), ainsi que les différents distributeurs de machines agricoles", note aussi le document.
 
L'exécutif compte sur l'aide de l'OMC
L'embargo, décrété par Moscou en réaction aux attaques occidentales sur l'Ukraine, est considéré comme "peu justifié" par BruxellesEn avril, l'Europe avait déjà  porté plainte  devant l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce, basée en Suisse et chargée de favoriser l'ouverture commerciale et d'aider les gouvernements à régler leurs différends commerciaux. C'est d'ailleurs l'espoir du gouvernement socialiste que l'OMC se saisisse des sanctions décrétées par Moscou, indique M. Beulin.

Le patron des exploitants agricoles français mise aussi sur la réaction des consommateurs russes face à des étals qui resteraient vides, selon Le Point qui persiste à dramatiser la situation russe. D'ailleurs, pour Luc Barbier, qui représente les producteurs de fruits français, "le risque pour les Européens est aussi de se voir confisquer des parts de marché au profit de l'Asie ou de l'Amérique latine, qu'il sera ensuite très difficile de reconquérir". C'est donc dire que les tables russes ne connaîtront pas la pénurie promise par Le Point...


Cohérence du gouvernement Valls: campagne UBI-France, organisme sous la tutelle du ministère de l'Économie d'Arnaud Montebourg et du ministère du Commerce extérieur de Fleur Pellerin, secrétaire d'Etat de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères...