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jeudi 5 avril 2018

Macron s'apprête à recevoir le prince héritier saoudien

Le prince héritier d'Arabie saoudite en visite officielle à Paris pendant la grève SNCF

L'AFP nous en dresse un portrait favorable

Macron , avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane,
main dans la main, 
à Riyad 
L'un des hommes clés au Moyen-Orient, le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, sera en visite en France de dimanche à mardi prochain. Grève ou pas grève.

Le nouvel homme fort de Riyad, qui a déjà visité plusieurs capitales occidentales et qui nourrit d'importantes ambitions de réformes en Arabie saoudite, "sera en visite officielle à Paris lundi et mardi, pour une visite principalement axée sur la culture, le tourisme, l'investissement et les nouvelles technologies", a précisé une source proche de la délégation saoudienne, tandis que l'Elysée n'ébruite pas cette visite contestée. 
Selon certaines sources, il devrait arriver dès dimanche en France. Un flou qui conforme les craintes des services respectifs de sécurité.

L'AFP lui décerne un brevet de respectabilité : surnommé MBS, Mohammed ben Salmane s'est récemment rendu en Grande-Bretagne et se trouve actuellement aux Etats-Unis, ce qui ne plaide pas franchement en faveur de MBS au regard des critiques incessantes de la presse aux ordres envers Trump.

L'AFP  prête au trentenaire toutes les vertus 
Réformiste de 32 ans, il a lancé une purge anti-corruption, a fait des déclarations sur l'évolution qu'il souhaite pour la société, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, et veut réformer l'économie pour la préparer à l'ère de l'après-pétrole.

Les réformes du prince s’inspirent des Emirats arabes unis et Macron observe les deux avec sympathie.
Le projet de MBS est de faire de l’Arabie saoudite une version XL des Emirats arabes unis, c’est-à-dire un mélange de société ouverte, de libéralisme économique garant d’une certaine prospérité et d’autocratie, dans lequel Macron se reconnaît. Mohammed ben Zayed, 57 ans (ci-contre), prince héritier d’Abu Dhabi, le plus riche des sept émirats arabes unis, est devenu le mentor du Saoudien. MBS et MBZ, comme on les surnomme, sont très liés et une étroite coordination s'est établie entre les deux capitales, malgré le défi difficile : la population de l’Arabie saoudite est beaucoup plus importante, plus diversifiée et plus susceptible de se politiser. 
Depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense, MBZ est considéré comme le nouvel homme fort des Emirats arabes unis, notamment par les autorités français. Or, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (donc Abu Dabi et MBZ) bombardent le Yémen depuis trois ans pour aider le gouvernement à vaincre ses ennemis houthis soutenus par l'Iran. Difficile pour Macron de dire qu'il est l'ami de l'Iran. Début janvier, à son homologue iranien Hassan Rohani, le président français a d'ailleurs exprimé sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des jours précédents en Iran et a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement." Assez pour tendre nos relations avec la Syrie, l'Irak, le Liban et le Yémen, alors que l'Iran soutient Daech.

Le prince saoudien pourrait relancer la guerre sunnites contre chiites

Acteur diplomatique majeur de la crise entre Ryad et Téhéran qui secoue l'ensemble de la région, il a aussi affirmé que l'Arabie saoudite se doterait de l'arme nucléaire "si l'Iran développe une bombe nucléaire".

Il est aussi un des acteurs clé de la guerre au Yémen où la coalition internationale emmenée par l'Arabie saoudite combat les rebelles houthis soutenus par l'Iran. Plusieurs ONG demandent à la France de cesser de fournir des armes à l'Arabie saoudite au motif que ces dernières feraient des victimes parmi les populations civiles du Yémen.

Son alliance objective avec Israël rebrasse les cartes au Moyen-Orient.
Les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre Etat-nation comme les Palestiniens, a-t-il par exemple déclaré récemment dans la revue américaine The Atlantic, établissant ainsi un nouveau signe d'un rapprochement apparent avec Israël, alors que les deux pays ont l'Iran pour ennemi commun.

L'Arabie saoudite, allié encombrant
Le pétrodollar est l’une des bases fondamentales de l’économie mondiale moderne, rejaillissant inévitablement sur la géopolitique. Les Etat-s-Unis ont apporté à la famille régnante en Arabie Saoudite une certaine sécurité dans une région pleine de périls en échange d'une alliance sûre et essentielle parmi les membres de l’OPEP : l’Arabie Saoudite est le plus gros producteur de pétrole de l’OPEP, où elle occupe une position prépondérante, et elle est aussi le seul membre de ce cartel à ne pas être tenue de respecter un quota de productivité. C’est un producteur versatile qui peut augmenter ou diminuer sa production de pétrole pour provoquer une pénurie ou saturer le marché mondial. Par voie de conséquence, c’est pratiquement l’Arabie Saoudite qui détermine le prix du pétrole. Le système, qui fait du dollar la monnaie de réserve pour les échanges pétroliers a pour conséquence de maintenir la demande en dollars " artificiellement" forte depuis les années 70.

La politique américaine en Irak avait pour but de préserver et renforcer la position dominante des États-Unis, voire de s’emparer du pétrole irakien (et iranien). L'Etat irakien maintenait le verrou fermé aux populations entre le Sud et le Nord. Or, la menace islamiste sur le monde s’est matérialisée pendant ces dix dernières années et Daech poursuit d'ailleurs la guerre encore actuellement, à vaste échelle et à fronts multiples, ce qui appelle à une recomposition des stratégies et des alliances. MBS s'y emploie : c'est l'avenir de sa dynastie qui est en jeu.

De même que Macron montre les muscles sur plusieurs théâtres militaires, la politique extérieure agressive du prince au Yémen, au Qatar et au Liban pourrait potentiellement déstabiliser la région. Croyant aujourd’hui à un alignement des astres propice à un renversement des équilibres, l'un et l'autre apparaissent dangereux, notamment en Iran. Depuis des années, les Sunnites saoudiens se sentent encerclés par les Chiites iraniens, qui sont de plus en plus en position de force en Syrie, en Irak, au Liban, à travers le Hezbollah et au Yémen. Alors MBS s'est aisément rapproché de Jared Kushner, surnommé ironiquement "MBK", Mohammed ben Kushner, le gendre et conseiller spécial de Trump, comme du président américain, tous deux très anti-iraniens. Pour lui, c’est le moment où jamais de rabaisser l’influence de Téhéran dans la région. Il est dans une logique d’escalade.

Le prince héritier saoudien vient de traiter l’ayatollah Khamenei, guide suprême de l’Iran, de "nouvel Hitler" et les investisseurs étrangers ont pris peur. Son aventurisme à l’international sidère et la "purge anti-corruption" du 4 novembre 2017 a pu en refroidir plus d’un : 381 suspects avaient été arrêtés. Certains hommes d’affaires en France et ailleurs ont été choqués de voir leurs partenaires "embastillés" dans les suites du Ritz-Carlton à Riyad, sans jugement. Leurs avoirs ont été gelés. Et le premier prince libéré, le propriétaire du Crillon, à Paris, a dû signer un chèque de 1 milliard de dollars pour sortir. Le 9 novembre 2017, le président Macron s'était néanmoins rendu à Ryad, assurant que sa visite prévue plusieurs semaines à l'avance visait notamment à faire baisser la tension entre l'Arabie saoudite et l'Iran...

Peut-on faire confiance au prince héritier Mohammed ben Salmane ?

Comme Macron avec ses réformes, le nouveau faucon de Riyad prend des risques fous. 
Résultat de recherche d'images pour "Mohammed ben Salmane Macron"
Comme lui, MBS gouverne d'une main de fer (il a fait arrêter des dizaines d’arrestations visant certains des hommes d’affaires les plus importants du pays, comme le milliardaire Al-Walid ben Talal, première fortune du monde arabe, qui détient notamment le George V à Paris ou Bakr ben Laden, qui dirige le plus grand groupe de BTP d’Arabie. Les milliardaires français Arnault et Pinault en font des cauchemars; quant à Niel et Bolloré ils ont déjà démontré qu'ils savent où est leur intérêt !) et a joui d’une image flatteuse parce qu’il est jeune et promet des réformes. Mais leurs accessions soudaines aux responsabilités suprêmes et leurs arrogances respectives leur ont valu beaucoup d’ennemis. Le prince héritier peut espérer compter sur deux soutiens, celui de son père et celui du peuple, même s’il est difficile d’en prendre la mesure réelle, comme dans l'Hexagone. 
D'autant qu'en France, à la différence de MBS qui joue clairement le peuple contre les élites, Macron joue le jeu inverse. Quoi qu'en dise son entourage qui se plaît à rappeler qu'elles étaient annoncées par le candidat, les réformes macroniennes du modèle économique ne sont pas en phase avec ce que pense une bonne partie de la population, pas plus que la réforme du code du Travail imposée par voie d'ordonnances ou celle à venir des institutions.

MBS a proclamé sa volonté de mettre en place un islam modéré en rupture avec "trente années d’extrémisme". Il veut un islam docile sous contrôle des autorités politiques et "occidentalo-compatible": il est donc pour un entrisme sournois de l'islam en Occident. 
De son côté, Macron a déclaré que ses équipes travaillent à la structuration de l'islam de France et aussi à la manière de l'expliquer, ce à quoi le président de la République ne parvient déjà pas lui-même dans la pédagogie de ses réformes, comme les cheminots le démontrent : sans doute sont-ils des "illettrés", doublés de "cyniques" attachés à leurs "droits acquis", le "sac à dos social" en cours de négociation... 

L'Etat islamique, à ses débuts, a reçu un soutien financier de l'Arabie saoudite
Selon plusieurs spécialistes, l'EI a bénéficié du soutien actif de plusieurs Etats du Golfe, quand il a rejoint l’insurrection syrienne sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). "Il est clair que l’Arabie saoudite, puis le Qatar l’ont financé", déclare Alain Chouet, ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il souligne d'ailleurs, ce que la presse répugne à admettre, que les rebelles au régime ne se battent pas fondamentalement pour davantage de démocratie de type occidental, mais ont des motivations avant tout d'ordre religieux.
"Ces deux Etats finançaient l’ensemble des forces anti-Assad", complète Alain Rodier, ancien membre du même service et chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement...

Un rapport britannique révèle comment Washington et Riyad ont armé Daech.
Alors que Daech a été vaincu en Irak et est en passe de disparaître en Syrie, l’ONG britannique Conflict Armament Research (CAR) vient de publier un rapport sur l’origine des armes utilisées par l’État Islamique. L'organisation supranationale pointe du doigt les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Mais la majeure partie d’entre elles proviennent des stocks des armées syriennes et irakiennes récupérés lors des offensives de l’Etat Islamique. Or, "environ 90% des armes et des munitions (97% en Syrie et 87% en Irak) sont généralement de fabrication russe pour la Syrie et chinoise, hongroise et roumaine pour l’Irak."
L’ONG signale qu’à plusieurs reprises, des armes livrées par les États-Unis et l’Arabie Saoudite à des groupes anti-Assad se seraient retrouvées dans les mains de Daech, suite notamment à des revirements d’alliances, soit seulement 2 % de ces armements.
Le rapport du CAR ne mentionne ni les armes chimiques explosives fournies par la Turquie à partir desquelles la fabrication d'IED ('improvised explosive device' ou engins explosifs improvisés) fut rendues possibles à l'Etat islamique, ni les missiles anti-char BGM-71 TOW, de fabrication américaine, qui auraient été massivement livrés par l’Arabie Saoudite aux "rebelles" syriens et a causé d’importants dégâts aux forces régulières syrienne tout au long du conflit.

dimanche 11 février 2018

Macron veut encadrer l'islam en France

Macron ressent la nécessité de réformer l’islam en France


Le chef de l’Etat veut "avancer touche par touche" et consulter les représentants de toutes les religions


Le président de la République veut "poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France" au "premier semestre 2018".
Pour cela, il va "continuer à consulter beaucoup," assure-t-il dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD), le 11 février. "Ma méthode pour progresser sur ce sujet, c’est d’avancer touche par touche, a expliqué Emmanuel Macron à l’hebdomadaire. Je ne dévoilerai une proposition que quand le travail sera abouti.
Mais quiconque a écouté ses annonces et discours aura noté qu'ils y laissent peu de place à la modalité de l'incertain : il y va par affirmations, très peu émaillées de "peut-être", "il semble que..." ou "il devrait...", etc... Si bien que le dialogue sera de pure forme, fermé. Il faut parler de consultations.


ENTENDRE Elisabeth Schemla, journaliste invitée d'Arlette Chabot dans C'est Arrivé (semaine du 01 juin 2013), qui rapporte qu'en 1989 Jospin déclara : "qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s'islamise ?" 

Vers un nouvel islam en France 

Image associée"Je vois des intellectuels et des universitaires, comme Gilles Kepel, des représentants de toutes religions car je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, de l’histoire des catholiques et de celle des protestants", a prévenu Macron, citant "Youssef Seddik, comme d’autres intellectuels et toutes sortes d’acteurs, tels que l’Institut Montaigne, qui ont pris des initiatives sur cette question". 
Cet institut a déjà estimé que "construire un islam français est possible. Mais son organisation, son financement, ses liens avec l'Etat, ainsi qu'avec les pays dits d'origine, doivent se transformer sous peine, faute de résultat, de rendre insupportables les tensions sociales."

Macron se dit soucieux de rétablir ou "préserver la cohésion sociale".
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Le président ajoute que son objectif est de "retrouver ce qui est le cœur de la laïcité, la possibilité de pouvoir croire comme de ne pas croire, afin de préserver la cohésion nationale et la possibilité d’avoir des consciences libres". 

Il y a un risque à "brandir des objets connotés" ou à "faire des raccourcis en plongeant tout le monde dans un même sac", estime-t-il encore. 

Résultat de recherche d'images pour "islam en france""Il y a une question qui est celle de l’organisation. Mais il y a une autre question, qui est celle du rapport entre l’islam et la République", relève Macron. 

En présentant ses vœux aux autorités religieuses, le chef de l’Etat avait annoncé début janvier son intention de mener "un travail sur la structuration de l’islam en France", afin qu’il ne tombe pas dans la "crise" qu’il vit au plan international.
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Dessin  de Plantu : L’Union européenne tentera à Bruxelles de trouver avec la Turquie une solution pérenne afin de tarir le flux de migrants qui se bousculent vers l'Europe occidentale...(Le Monde 17/03/2016) 
Le sunnisme est le courant religieux majoritaire de l'islam, à 90 %. Il est répandu en Afrique du Nord, en Libye et en Égypte, en Arabie saoudite, en Syrie, au Pakistan, en Indonésie, en Afrique subsaharienne ou en Turquie. Il est souvent apparenté à une vision orthodoxe de l'islam.
Le chiisme constitue l'une des deux autres branches principales de l’islam (avec le kharidjisme). Il est 
majoritaire en Iran, en Irak et en Azerbaïdjan. Il est structuré, à l'inverse du sunnisme, pour qui les imams parfois auto-proclamés ne sont pas des descendants de la famille de Mahomet. La conception de l’imamat des chiites est foncièrement opposée à celle du califat admise par la majorité des musulmans. L’imam incarne les pouvoirs à la fois temporel et spirituel car il ne peut être qu’un descendant de Ali, le gardien du sens caché de la révélation et le guide de la communauté.

mercredi 10 janvier 2018

Inscrite à la Sorbonne, elle projetait un attentat à Rennes

L'étudiante a été arrêtée dans l'Essonne mi-décembre, révèle la presse, le 10 janvier

Son identité et son profil restent masqués

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Agée de 19 ans, l'étudiante écrivait son intention de passer à l'acte, dans un testament découvert à son domicile ou lieu de résidence dans l'Essonne, pour  dénoncer une présence "importante de policiers".

Elle a été appréhendée par les services de renseignements français qui l'ont repérée grâce à l'interception de messages sur la messagerie cryptée Telegram. Dans une conversation, la jeune femme tentait de se procurer un fusil d'assaut de type kalachnikov.

Un profil qualifié d'"atypique" et pourtant tellement typique

Image associéePlacée en garde à vue dans les locaux de la DGSI, l'étudiante s'est décrite comme une "islamiste convaincue, fière des attentats commis en France". Elle a également dit regretter de ne pas avoir pu passer à l'attaque.

Le Point décrit le "profil atypique" de cette étudiante radicalisée depuis deux ans. Il est pourtant typique qu'un-e terroriste n'ait jamais attiré l'attention jusqu'alors. 
Pour détourner l'attention, elle vivait en couple, buvait de l'alcool et participait à des fêtes étudiantes. 

Cette stratégie de dissimulation est pourtant connue et a un nom : elle est appelée "taqya" chez les djihadistes afin de ne pas se faire repérer. La tromperie aux dépens des non-musulmans reçoit également l'approbation coranique et fait partie des actes légalement permis aux musulmans.
La définition classique de la taqiyya, selon la charia, c'est-à-dire l'ensemble des règles qui définissent le comportement d'un musulman dans toutes les circonstances de la vie, la tromperie est non seulement permise dans certaines circonstances mais peut être considérée comme obligatoire. Contrairement à la tradition chrétienne primitive, les musulmans contraints de choisir entre reniement de l'islam et persécution avaient la permission de mentir et de feindre l'apostasie. D'autres juristes ont décrété que les musulmans étaient obligés de mentir afin de se préserver, en se fondant sur les versets coraniques qui interdisent aux musulmans de concourir à leur propre mort. 

Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge"
Construit sur un mot arabe connotant la crainte, le terme de taqiyya passe (notamment auprès des chercheurs occidentaux) pour une stratégie à laquelle on peut avoir recours en cas de persécution religieuse, ainsi que les groupes minoritaires chiites l'ont fait quand ils vivaient en milieu hostile majoritairement sunnite. La taqiyya a ainsi permis fréquemment aux chiites de masquer leur appartenance religieuse face aux sunnites, non seulement en dissimulant leurs convictions religieuses, mais en priant et en se comportant comme des sunnites.

Cependant, l'un des rares ouvrages consacrés à ce sujet, At-Taqiyya fi'l-Islam ("De la dissimulation dans l'islam") du professeur 
Sami Mukaram à Beyrouth dit clairement que la taqiyya ne se limite pas à la dissimulation par crainte de persécutions. Son auteurdémontre clairement la variété des applications de la taqiyya :

Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge""La taqiyya est d'une importance fondamentale dans l'islam. Pratiquement toutes les factions islamiques la reconnaissent et la pratiquent (…) On peut même dire que la pratique de la taqiyya fait partie de la norme de l'islam, et que les rares factions qui ne la pratiquent pas sont justement en dehors de la norme musulmane. La taqiyya est dominante dans la politique islamique, en particulier durant la période moderne". La taqiyya n'est donc pas, comme on le suppose souvent, un phénomène exclusivement chiite.
Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge"Inversement, l'islam sunnite ayant rapidement dominé de vastes empires, de l'Espagne à la Chine, ses membres ne devaient rien à personne et n'eurent pas à faire allégeance à d'autres, ni à se cacher face à des incroyants infidèles (l'Espagne et le Portugal de la Reconquista sont les rares exceptions où les sunnites ont dissimulé leur identité religieuse).
Ironiquement, les sunnites qui vivent en Occident se trouvent désormais dans la situation qui était celle des chiites, puisqu'ils vivent comme une minorité encerclée par ses ennemis traditionnels, les chrétiens infidèles.
La jeune femme a été mise en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et elle a été placée en détention provisoire.

lundi 7 mars 2016

Hollande prive d'armes le Liban, au profit de l'Arabie saoudite

Sans foi, ni loi, le marchand d'armes Hollande maintient le contrat que le Saoudien détourne du Liban, ami historique de la France

Hollande passe outre l'interdiction de l'Union européenne de ventes d'armes à l'Arabie saoudite 

L'Arabie saoudite dicte sa politique à Hollande
et à son ministre Ayrault (février 2016)
Ni arrêté, ni même suspendu, le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) est poursuivi, mais il est réaffecté. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, confirme  les mesures de rétorsion des autorités saoudiennes déçues par l’attitude de Beyrouth dans l’affrontement géopolitique qui les opposent à l’Iran. Le royaume a suspendu ces financements le mois dernier, ainsi qu’une autre aide d’un milliard de dollars. Bien que -ou parce que- l'armée libanaise a un besoin urgent de modernisation de ses équipements militaires, "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne"... 
Non seulement Hollande détourne les yeux, mais il remet la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite, tandis que des mises à mort d'opposants sont exécutées en nombre dans le royaume.

Le détournement de la livraison d'armes est assumé
Si les contrats seront effectivement appliqués, ils ne seront pas respectés, puisque le destinataire sera l'armée saoudienne et non plus l'armée libanaisecomme l'a annoncé samedi lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir. "En 2014, Ryad avait signé pour le compte du Liban 31 contrats avec une vingtaine de groupes français, par l'intermédiaire d'ODAS, une société anonyme créée par l'Etat français et qui intervient essentiellement dans le royaume saoudien. Au nom du ministère de la Défense, elle négocie et conclut des contrats de gouvernement à gouvernement pour la fourniture d'équipements et de prestations associées dans le domaine de la défense et de la sécurité. "Nous sommes face à une situation où les décisions du Liban sont captées par le Hezbollah, se justifie le ministre saoudien des Affaires étrangères, estimant que les rapports entre le Liban et le Hezbollah auraient évolués depuis 2014. (Les armes) iront à l'Arabie saoudite, pas au Hezbollah", un groupe armé chiite libanais, parfois qualifié de 'djihadiste chiite', soutenu par la République islamique d'Iran, a expliqué Adel al-Jubeir.
"Les discussions se poursuivent entre la France et l'Arabie Saoudite pour la continuation du contrat Donas", avait-on expliqué de "source proche du dossier" ces derniers jours. Entre Paris et Ryad, il y a eu quelques allers-retours de responsables français ces deux dernières semaines pour clarifier la position saoudienne et faire entendre celle de la France. Clairement les ponts n'ont pas été coupés entre les deux pays, mais le courrier de Ryad reçu par Bercy le 19 février a jeté un froid sur les relations bilatérales. Notamment les milieux politiques français étaient irrités par l'attitude du royaume sunnite, considérant que Paris a beaucoup soutenu politiquement Ryad sur la scène internationale ces derniers mois, sans pour autant recueillir de contreparties économiques. 

L'opposition de droite pousse à un rééquilibrage des relations de la France avec les autres pays du Moyen et Proche Orient. 
Les livraisons d'armes françaises à Ryad est aussi pour l'Arabie Saoudite un moyen de mettre la pression sur le gouvernement libanais pour qu'il se raidisse contre l'influence du Hezbollah. Le différend entre Beyrouth et Riyad est apparu en janvier, lorsque le Liban a refusé de voter un communiqué arabe condamnant les attaques de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran après l'exécution d'un dignitaire chiite par le royaume wahhabite. Le porte-parole officiel à l'agence saoudienne SPA avait déploré les "campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite" et ses "actes terroristes contre les nations arabe et musulmane".
La France participe au chantage de Ryad 

"Ptit zizi" croise les jambes...
Il consiste à mettre la pression sur le Liban pour qu'il donne des gages à l'Arabie Saoudite en échange de la réception des équipements militaires français à travers le contrat Donas, qui prévoit la livraison d'armes pour un montant de 2,1 milliards de dollars et 900 millions pour leur entretien. Au Liban donc de s'émanciper de l'influence du Hezbollah, de gré ou de force.  

Des moyens considérables 
Le programme d'aide saoudien destiné à moderniser l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement fabriqués par les industriels français. La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française. Une série d'autres équipements - appareils de vision nocturne, véhicules blindés et légers, drones légers, moyens de déminage - devaient être initialement livrés en 2015, mais ce calendrier n'a pas été tenu. 
Dans les prochaines années selon le schéma présenté en 2015 au total 250 véhicules de combat ou de transport de troupes (Renault Trucks Defense), sept hélicoptères Cougar (Airbus helicopters), trois corvettes (CMN) équipées de missiles Mistral (MBDA), de l'artillerie comme 24 canons autotractés Caesar (Nexter Systems) et des équipements de reconnaissance, interception et communication (Thales) devraient être livrés.

Le boycottage financier du terrorisme attendra.
Le mois dernier, le Parlement Européen a voté une résolution pour l’interdiction de ventes d’armes par les pays de l’UE à l’Arabie Saoudite. A l’origine de ce vote, le conflit armé au Yémen qui fait de nombreuses victimes civiles et le constat que la France et la Grande-Bretagne sont les principaux exportateurs d’armes dans la région.
Depuis le printemps 2015, l’Arabie Saoudite est à la tête d’une coalition comprenant le Bahreïn, le Qatar et les Emirats Arables Unis contre le nouveau gouvernement du Yémen, lequel est pourtant reconnu par la communauté internationale. Cette coalition soutenue par Obama s’est formée à la demande l’ancien dirigeant yéménite Abd Rabo Mansour Hadi qui a été contraint de quitter son pays par les rebelles chiites houthistes. Cette coalition sunnite opère de nombreuses frappes aériennes contre les positions rebelles houthis. Il ne s’agit donc pas de simples querelles internes, mais de luttes armées d'influence avec, en arrière-plan, des enjeux géostratégiques sur la région entre Sunnites et Chiites. Le principal point de crispation est le soutien par l’Iran des Houthistes (Houthis, une organisation insurrectionnelle chiite et mouvement sociopolitique au nord-ouest du Yémen qui combat sa marginalisation politique, économique et religieuse (le Yémen est sunnite à 55 % et chiite à 45 %) par le gouvernement dans le cadre de la réunification du Yémen (1990).En janvier, c’est l’usage de bombes à sous-munitions contre le Yémen qui avait suscité l’indignation internationale et amenée à une mise en garde de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU contre l’Arabie Saoudite. En effet, de nombreuses informations sont remontées confirmant des attaques contre des zones résidentielles et bâtiments civils à Sanaa. Pour l’ONU, cela "pourrait constituer un crime de guerre." Digne de la Légion d'honneur de Hollande au prince héritier du royaume saoudien... Et accessoirement la privatisation de la plage familiale dans le Var ! Ainsi que la nomination de Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères, à la présidence du Conseil constitutionnel.
Les équipements militaires français étaient à l'origine justifiés par un renforcement de l’armée libanaise aux prises avec les répercussions du conflit syrien et la menace djihadiste du groupe État islamique (EI).

vendredi 27 novembre 2015

Diplomatie: reculs de Hollande et Fabius sur tous les fronts de Syrie

A reculons, les psycho-rigides de l'exécutif socialiste accèdent à la raison

Laurent Fabius envisage une coopération avec Al-Assad pour aider à lutter contre l'EI

Pour la première foisLaurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères de Hollande, a envisagé comme une soudaine évidence que le président Bachar al-Assad pourrait associer les troupes syriennes à la lutte contre le groupe État islamique en Syrie.
Vendredi 27 novembre sur la radio RTL, Laurent Fabius s'est finalement rallié à l'idée générale que des forces du régime syrien puissent participer aux forces rassemblées des états démocratiques face aux agressions djihadistes de Daesh (EI).vendredi.
Pour lutter contre l'EI, "il y a deux séries de mesures : les bombardements [...] et des forces au sol, qui ne peuvent pas être les nôtres, mais qui doivent être des forces de l'Armée syrienne libre [opposition], des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime", a déclaré Laurent Fabius à la radio RTL.
Cette déclaration tranche avec la position d'intransigeance affichée par le pouvoir socialiste et ses media serviles depuis le début du conflit syrien qui consiste à réclamer le départ du président Bachar al-Assad. Comment justifier désormais l'éviction du chef légitime de l'état syrien.

Hollande est allé demander l'aide d'un Poutine qu'il diabolisait

A l'issue de la discussion jeudi entre Vladimir Poutine et François Hollande, la France et la Russie se sont mis d'accord pour "coordonner" leurs frappes contre l'Etat islamique et notamment leurs sites pétroliers, a indiqué le président de la République française. Le chef de l'Etat a assuré que Paris et Moscou augmenteraient "les échanges d'informations et de renseignements".<br>En revanche, François Hollande et Vladimir Poutine ne s'entendent toujours pas sur l'issue politique au conflit syrien. 

Selon François Hollande, la Russie et la France se seraient mis d'accord pour que "les forces luttant contre Daesh" ne soient pas "visées" par les actions militaires. Référence aux groupes que soutient 
l'Occident, bien que rebelles, tels que l'Armée syrienne libre. Toujours selon Hollande, les frappes viseront donc "uniquement Daesh et les autres groupes djihadistes".

Vladimir Poutine est toutefois apparu beaucoup plus réservé.
 
Il a ainsi indiqué que la Russie "essaie d'entrer en contact" avec de tels groupes d'opposition. Mais il a aussi maintenu que "seule l'armée de Bachar al-Assad est à même de lutter contre l'Etat islamique", car "je considère l'armée de Bachar comme notre allié naturel", a tenu à répéter le président russe.

Et c'est en quoi la démarche de Hollande est un échec: Poutine n'a rien cédé.
 
Les objectifs politiques diffèrent comme avant le voyage de Hollande. Pour le président français, "Bachar al-Assad n'a pas sa place dans l'avenir de la Syrie". Il préconise un gouvernement transitoire d'union nationale qui organiserait ensuite des "élections représentant toutes les communautés". Mais Vladimir Poutine a aussitôt rappelé que "le destin du président de la Syrie se trouve à 100% dans les mains du peuple syrien". Une leçon de démocratie.
D'autant qu'en 1920, la France imposa son mandat sur le pays, ce qui entraîna l’exil en Irak de Fayçal, premier et dernier roi arabe, issu de la famille hachémite, de la Syrie indépendante. La France et le Royaume-Uni, qui se disaient alliés des forces arabes de Fayçal, s’étaient mis d’accord pour se partager le Proche-Orient.Suite à la campagne de France de juin 1940, les Britanniques et les Forces françaises libres ont pris le contrôle du pays en juin-juillet 1941, redonnant le pouvoir à la France libre, mais les Syriens, avec l’appui des Britanniques, ont continué de réclamer le départ des Français. S'en sont suivis une prise de pouvoir par des civils en 1954, une République arabe unie de l'Égypte et de la Syrie en 1958, le chaos et plusieurs coups d'état par le parti Baas en 1963 et le ministre de la Défense, Hafez el-Assad, à la faveur de la défaite de l'Egypte et la Syrie dans la guerre des Six Jours, puis de la crise en Jordanie entre le roi Hussein et l'OLP (Septembre noir) en 1970. Grâce à sa "révolution corrective", Hafez el-Assad est devenu le nouveau premier ministre et chef de l’État de 1970 à 2000, quand son fils, Bachar el-Assad, lui a succédé en juillet 2000.
Un pouvoir syrien fort aux mains d'Alaouites, communauté religieuse minoritaire, proche du chiisme, qui résiste aux agressions sunnites et que combat l'Occident, comme il a combattu d'autres pouvoirs forts et de stabilité de la région, lors des "printemps arabes" successifs qui ont introduit l'instabilité en Egypte, en Tunisie et en Lybie, avant la Syrie. 
Sans tirer jamais les leçons de ses inconséquences tragiques.

samedi 4 juillet 2015

En Syrie, Obama rectifie le tir: il pilonne Daesh et fiche la paix à Bachar al-Assad

Frappes américaines intenses contre le fief de l'EI

La coalition dirigée par les Etats-Unis a mené des raids aériens sans précédent sur Raqa
Ville de Raqa en Syrie, le 25 novembre 2014
L'Otan n'envisage pas de zone d'exclusion aérienne en Syrie
Seize raids de la coalition internationale ont fait au moins 30 morts et endommagé des infrastructures utilisées par les djihadistes dans la capitale de facto du groupe Etat islamique en Syrie, alors qu'il multiplie les crimes  à Palmyre. Par ailleurs, les forces du régime de Bachar al-Assad aidées par les miliciens du Hezbollah libanais ont pénétré dans la ville de Zabadani, l'une des dernières localités encore contrôlées par les rebelles dans la région du Qalamoun, près de la frontière libanaise.

Au nord, sur  le front d'Alep, les combats se poursuivent entre les troupes gouvernementales et deux coalitions de rebelles qui cherchent à avancer dans la deuxième ville du pays.
A Raqa, au moins 30 personnes avaient péri samedi soir et dimanche matin dans les bombardements menés par les avions de la coalition antidjihadiste, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Six civils dont un enfant, figurent parmi les morts et les autres victimes sont des combattants de l'EI, a souligné l'OSDH, basé en Grande-Bretagne.
"Les importantes frappes aériennes (...) ont été effectuées pour priver Daech de la capacité de déplacer des matériels militaires à travers la Syrie et en direction de l'Irak", a expliqué le porte-parole de la coalition, le lieutenant-colonel Thomas Gilleran.

Il s'agit de "l'un des plus importants engagements que nous ayons menés jusqu'à présent en Syrie", a précisé le porte-parole, en indiquant que des bâtiments de l'EI et des routes ont été détruits dans Raqa.
Les frappes "ont sévèrement réduit la liberté de mouvement des terroristes", a insisté le lieutenant-colonel Gilleran.

Le Hezbollah aux côtés des troupes régulières 

Les raids sont survenus après la diffusion samedi par l'EI d'une vidéo montrant 25 soldats du régime syrien exécutés dans l'amphithéâtre de la cité antique de Palmyre (centre) par des adolescentsCette exécution se serait déroulée peu après la prise le 21 mai par les djihadistes de Palmyre, qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité.

Dans la région du Qalamoun, les forces du régime appuyées par le Hezbollah sont entrées dans Zabadani, située à 20 km au nord de Damas, selon la télévision d'Etat.
"En coopération avec la résistance libanaise (Hezbollah, mouvement politique chiite), les soldats ont pris le contrôle du quartier de al-Jamaiyat, à l'ouest de Zabadani et de celui de al-Sultana, à l'est de la ville", a-t-elle rapporté. Les opérations, qui se poursuivaient, ont fait des dizaines de tués et blessés chez les rebelles.
Selon l'OSDH, au moins 14 membres des forces du régime et du Hezbollah ont été tués dans les combats depuis 24 heures, ainsi qu'au moins 11 rebelles.

Selon l'Observatoire, une offensive menée par des rebelles islamistes et le Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda, contre le quartier de Zahra, a échoué, mais les combats se poursuivaient à la périphérie du quartier.
Une deuxième coalition, Fatah Halab, composée de rebelles plus modérés, a pris un barrage militaire dans un quartier, que les forces du régime s'efforçaient dimanche de récupérer.
A Alep, ancienne capitale économique de Syrie, les combats de ces derniers jours ont été parmi les plus féroces depuis sa division en juillet 2012 entre secteurs aux mains des rebelles à l'est et quartiers contrôlés par le régime à l'ouest, avec des centaines d'obus et roquettes tombés sur les quartiers des deux côtés.
Plus de 230.000 personnes ont été tuées dans le conflit en Syrie qui a commencé en mars 2011.

dimanche 28 juin 2015

Orléans: Olivier Carré (Les Républicains), élu maire en remplacement de Serge Grouard (UMP)

Olivier Carré a été élu maire d'Orléans ce dimanche.

Le député du Loiret (Les Républicains) remplace le tombeur du socialiste Jean-Pierre Sueur en 2001


Olivier Carré
Serge Grouard a démissionné pour raison de santé.Conseiller municipal depuis 2001, Olivier Carré, jusqu'alors premier adjoint, a obtenu 45 voix sur 54 lors du conseil municipal extraordinaire. Il y a eu neuf bulletins blancs.
La voix cassée par l'émotion, le nouveau maire a aussitôt remercié son prédécesseur, dont il a salué le sérieux de la gestion "sans peser ni sur l'impôt ni sur la dette".

Une famille de serviteurs de l'Etat
Natif d'Orléans, Olivier Carré, 54 ans, est un ancien chef d'entreprise, bien implanté localement. Son grand-oncle, Roger Secrétain, fut maire d'Orléans de 1959 à 1971. Son oncle, Antoine Carré, a été député et vice-président du conseil général. Son père a dirigé le quotidien local La République du Centre.

Marié et père de cinq enfants, Olivier Carré est par ailleurs député de la première circonscription du Loiret, où il a été élu pour la première fois en 2007, et réélu en 2012. A l'Assemblée nationale, il est membre de la commission des Finances.

Jean-Pierre Sueur est encore sénateur PS du Loiret
Ce franc-maçon de 68 ans et ancien secrétaire d’État aux Collectivités territoriales des gouvernements Cresson et Bérégovoy, fut successivement soutien de Dominique Strauss-Kahn à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, aussi bien que de Martine Aubry à celle de 2012.

Serge Grouard, ex-collaborateur de Jacques Chirac


Son prédécesseur, Serge Grouard, 56 ans, conseiller technique au cabinet du maire de Paris, Jacques Chirac (1993-1996), a été le premier maire d'Orléans à se faire élire à trois reprises depuis 2001. Il demeure membre du conseil municipal, adjoint à la stratégie métropolitaine, et député du Loiret.

En mars 2013, il refusa l’implantation d’une école musulmane à Orléans, au nom de la "laïcité" et expliquant : "Après, on m'oppose l'argument des écoles dédiées à d'autres religions. Mais ça n'a rien à voir ! Les écoles catholiques, notamment, sont sous contrat, avec un programme, et une obligation de respect de la laïcité ! Et elles acceptent aussi des enfants d'autres religions, des enfants musulmans. Si l'État accepte et veut la mettre sous contrat, c'est un autre sujet. Mais là, c'est une porte ouverte vers de possibles dérives."


Or, l'attentat terroriste du 26 juin 2015 en Isère, marqué par la décapitation en France, un vendredi et pendant le ramadan, a été commis par un Français musulman de la région de Lyon sur le gérant d’une société de transports demeurant à Chassieu dans le Rhône qui travaillait en sous-traitance pour Air Products .

Air Products est dirigée depuis 2014 par un Iranien, Seifi Ghasemi. L’agence Reuters souligne que l’Iran chiite est "en pointe dans le combat contre les forces sunnites de l’Etat islamique, mouvement sunnite" dont se réclame le terroriste Salhi Yassin, domicilié à Saint-Priest, commune française de la métropole de Lyon. 
Celle-ci héberge le groupe scolaire al-Kindi, membre de la Fédération nationale de l'enseignement musulman (Fnem), qui recense deux établissements sous contrat (outre al-Kindi à Lyon, Averroès à Lille, ainsi qu'une trentaine d'autres hors contrat (3.000 élèves au total). 
La FNEM est présidée par Makhlouf Mamèche, directeur-adjoint du lycée Averroès, en charge de l'enseignement privé à l'Union des organisations islamistes de France (UOIF), proche des Frères musulmans...