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vendredi 20 avril 2018

Les ratés dans les frappes en Syrie dont Macron ne s'est pas vanté sur BFM

Florence Parly refuse de commenter "les performances de tel ou tel système d'armes" 

"Ces informations sont classifiées", raconte la ministre des Armées

Parly s'est refusée à tout commentaire vendredi sur France Bleu Provence sur les ratés supposés lors des frappes occidentales en Syrie. Selon plusieurs media, la Marine française aurait rencontré des "aléas techniques" et des missiles ne seraient pas partis. "Je lis comme vous la presse et je n'ai pas l'intention de commenter les performances de tel ou tel système d'armes, a-t-elle déclaré. Vous comprendrez que ces informations, qu'elles soient vraies ou fausses, sont tout à fait classifiées et donc je ne les commenterai pas." 

"Objectifs atteints," globalement

Les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne et la France, ont mené des frappes ciblées, le 14 avril dernier, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril à Douma, près de Damas. "Nous avons tiré le nombre de missiles qui étaient nécessaires pour atteindre et pour détruire les cibles que nous nous étions fixées (…) Nos objectifs ont été atteints et nous n'avons rien à ajouter", a indiqué Florence Parly, sommairement, sur France Bleu.

Mensonge d'Etat par omission

A la suite de l’article diffusé par "La Lettre A" - une lettre confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France -, consacré aux problèmes rencontrés par la Marine nationale lors des frappes contre la Syrie,  une source navale reconnaît que " certains missiles ne sont pas partis" à la suite d’"aléas techniques". La Marine et les industriels concernés (Naval Group et MBDA) n’ont pour l’instant pas d’explications...

Selon les spécialistes, la France a dû rabattre ses prétentions: la planification initiale prévoyait le lancement d’un nombre de Missiles de Croisière Naval (MdCN) "supérieur aux trois" finalement effectués. En réalité, deux salves de trois devaient être tirées et une seule a pu l’être dans le créneau de temps imparti.

Trois frégates multimissions (FREMM) armées avec des MdCN étaient déployées en Méditerranée orientale, ainsi qu’une frégate antiaérienne. Les FREMM étaient l’Aquitaine, l’Auvergne et le Languedoc - c’est cette dernière qui a tiré.

Selon le scénario reconstitué, une première salve n’est pas partieLa Lettre A affirme que c’est également le cas d’une deuxième à bord d’une autre frégate, ce qui n'est actuellement ni confirmé, ni démenti.

Une autre frégate " en spare", c’est-à-dire en réserve pour faire face à genre d’éventualité, a pu prendre le relais et délivré trois MdCN. Lorsque le groupe naval s’est retrouvé en situation de lancer une nouvelle salve, le "temps très court" de la fenêtre de tir prévue par la coalition était passé. "Nous avons raté le créneau. L’heure du tir est déterminée en fonction de l’endroit où se trouve le bateau", précise un proche du dossier.

Le président Macron a fait l'impasse sur cet échec

Le chef de l'Etat est-il mal informé ou cachottier ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron en treillis"
Il s’agissait du premier emploi opérationnel du MdCN et ce "couac" n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour la Marine nationale, même si la pertinence de ce système d’armes n’est pas en cause, veut-on croire.

Le chiffre n’est pas public du nombre de missiles qui devaient être initialement tirés par les Français dans la nuit de vendredi à samedi, mais il est probablement de seize. On sait que seulement douze l’ont été (9 Scalp et 3 MdCN). 

Le sort du dixième Scalp embarqué par les cinq Rafale (2 par appareils) n’est pas non plus connu avec précision. Si on prend pour référence la planification de la frappe de 2013, seize missiles devaient être tirés, selon des informations non confirmées.

Le Parisien ne vend pas la mèche : désinformation ?


Ce journal réputé soumis se livre à sa flagornerie habituelle
: "Macron, chef de guerre. Pour la première fois de son quinquennat, le jeune président français a du [dû] enfiler ce costume maintes fois utilisé par son prédécesseur, en faisant participer l’armée française, conjointement avec les armées américaine et britannique, à une série de frappes en Syrie." 
Et son compte-rendu se poursuit dans le style "presse caniveau" : "Des frappes circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques", selon les mots-mêmes du chef de l’Etat, qui s’est exprimé dans un communiqué pendant la nuit, alors que ses services diffusaient une photo le montrant avec Florence Parly, ministre des Armées, et plusieurs membres de l’Etat-major militaire dans le fameux 'PC Jupiter', en pleine coordination des attaques."
Le Parisien donne une indication qui laisse entendre qu'il est au courant du "flop" : "Le tir depuis une FREMM de missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1.000 km et d'une précision de l'ordre du métrique, constitue une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle.
Le journal diffuse deux vidéos produites par la Marine nationale, "Tir de missile depuis une frégate française" et "le décollage des Rafale dans la nuit", pour endormir ses lecteurs. Prétendant à plus de sérieux et de crédibilité, il relaie d'ailleurs les propos du ministre des Armées : "une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite", a claironné Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. "Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit", a-t-il insisté. Mais il n'a pas tout dit !

VOIR et ENTENDRE ce reportage creux de propagande (on notera toutefois qu'il y est question de "raid  aérien" et non pas de "frappes"):

Deux heures et demi sur BFM pour que Macron taise la vérité.

Frappes en Syrie, une opération "légitime" et "réussie" ?
A la différence du président américain, Donald Trump, et de la première ministre britannique, Theresa May, Emmanuel Macron ne s’était pas exprimé à la télévision en direct au moment où il lançait à leurs côtés, dans la nuit du 13 au 14 avril, l’opération aérienne ciblant trois sites du programme d’armement chimique syrien. Il est revenu longuement sur cette opération dimanche, saluant d’abord une opération "réussie sur le plan militaire" [sic], a-t-il déclaré devant la France entière.
Emmanuel Macron s'est satisfait de répéter sans surprise le récit déjà amplement développé par le ministère des Affaires étrangères du falsificateur Le Drian, comme par celui des Armées et par l’Elysée, pour justifier l’intervention au vu des preuves recueillies  - mais non produites - sur le terrain – sur lesquelles il ne s’est pas étendu – montrant la propagande de l’attaque chimique et de l’implication du régime. L’intervention s’est faite "de façon légitime dans le cadre multilatéral. […] C’est la communauté internationale qui est intervenue", a insisté le chef de guerre, soudainement en retrait.
Macron a piqué une colère pour faire diversion de la réalité. 
Entre les lignes, il a répondu à Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise (LFI), et à une partie de la classe politique qui lui reproche de ne pas avoir consulté le Parlement avant de décider l’intervention en Syrie, ni d'ailleurs l'ONU, par courtoisie, ni même les états voisins de la Syrie, par respect. Le président a répondu par le texte de la Constitution "votée par le peuple français ", a-t-il esquivé, qui prévoit que le chef de l’Etat est le chef des armées.

samedi 14 avril 2018

Frappes sur la Syrie: l'ONU appelle à la retenue les va-t-en guerre occidentaux

Trump, Macron et May passent par-dessus la tête de l'ONU pour punir Assad

Macron, suiveur de Trump, apporte sa force d'appoint et sa caution diplomatique

L'ONU appelle les Etats à la retenue
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé samedi tous les Etats membres à faire preuve de retenue et à s'abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade après les frappes occidentales contre la Syrie, dans la foulée de l'attaque chimique présumée survenue samedi dans la ville rebelle de Douma, malgré les menaces russes d'une réplique immédiate.
Pour mener une frappe contre la Syrie, les alliés ont saisi le prétexte de l'usage d'armes chimiques dont les alliés accusent Assad, bien que la Russie assure avoir les preuves contraires.

"J'appelle tous les Etats membres à faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tous les actes qui pourraient entraîner une escalade de la situation et aggraver les souffrances du peuple syrien", a déclaré dans un communiqué A. Guterres, qui a reporté un voyage prévu en Arabie saoudite pour gérer les suites de l'action militaire lancée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Amnesty International prône l'allègement des souffrances du peuple syrien.
L'ONG a demandé samedi de "minimiser le tort" causé aux civils dans les frappes aériennes menées par les trois occidentaux en Syrie. "Le peuple syrien a déjà enduré six années d'un conflit dévastateur, et des attaques chimiques dont beaucoup sont des crimes de guerre", déplore l'ONG dans un communiqué. "Toutes les précautions doivent être prises pour minimiser le tort causé aux civils dans les actions militaires" menées en représailles à l'usage présumé d'armes chimiques par Damas contre sa population, a-t-elle justifié.

L'ONG demande également au président américain, Donald Trump, d'ouvrir ses frontières aux réfugiés syriens... "L'administration Trump ne doit pas tourner le dos à ces hommes, femmes et enfants qui souffrent en maintenant l'interdiction faite aux réfugiés d'entrer aux États-Unis", soutient Raed Jarrar, le directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient.

L'Allemagne se tient en dehors; le Canada approuve, mais ne frappe pas

La Turquie, elle même productrice et exportatrice d'armes chimiques, a applaudi ce matin aux frappes occidentales sur le territoire de son voisin syrien qui constituent, selon elle, une "réaction appropriée". "Nous saluons cette opération qui exprime la conscience de l'humanité tout entière face à l'attaque de Douma que tout porte à attribuer au régime" syrien, a affirmé un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

Sans y participer, le Canada a apporté son soutien à l'opération. Le Premier ministre a déclaré que le pays condamne "fermement l'utilisation d'armes chimiques dans l'est de la Ghouta, en Syrie". Justin Trudeau a aussi soutenu "la décision des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens".

L'Allemagne a refusé de participer aux frappes occidentales.
Le "nein" d'Angela Merkel dit clairement que l'Allemagne ne participera pas a une offensive militaire contre la Syrie, malgré le positionnement ferme du président conservateur du Comité des Affaires étrangères du parlement allemand, Norbert Röttgen, CDU, contre le régime syrien légitime.
"Il est presque honteux de le dire - il n'y a aucun engagement des Européens, alors que nous sommes les plus proches géographiquement. L'Allemagne fait partie de l'Europe. Depuis l'arrivée des migrants, on devrait être conscients que notre propre sécurité dépend aussi des conflits au Moyen et au Proche-Orient. C'est pour cela que les Européens devraient commencer à s'occuper de leurs propres intérêts, avec un engagement renforcé et plus systématique au Moyen-Orient. Je trouve que c'est aussi la responsabilité de l'Allemagne d'être intransigeante pour faire avancer une stratégie occidentale en Syrie et faire en sorte qu'elle ne soit pas abandonnée."

Les alliés préviennent la Russie ou Israël, mais ignorent l'Iran

L'Etat hébreu a été prévenu des attaques de ce matin, car Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre. Les relations sont d'autant plus tendues que trois ennemis d'Israël opèrent sur le théâtre syrien: le régime lui-même, l'Iran et le Hezbollah libanais.
Israël a justifié samedi les frappes occidentales en Syrie en affirmant que le régime de ce pays continue ses "actions meurtrières". "L'an dernier, le président américain Donald Trump a fait savoir que l'utilisation d'armes chimiques reviendrait à violer une ligne rouge. Cette nuit, sous la direction américaine, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont agi en conséquence.".

L'Iran, discriminée, quoi qu'en dise Macron
L'Iran, principal allié régional de Damas, condamne "fermement" les frappes contre la Syrie et lance une mise en garde contre leurs "conséquences régionales".
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a violemment dénoncé les frappes occidentales menées contre la Syrie en qualifiant de "criminels" le président américain Donald Trump, son homologue français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May: "Ils n'obtiendront rien et ne tireront aucun bénéfice", a déclaré A. Khamenei en recevant les hauts dirigeants politiques et militaires du pays.
"Les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont mené cette action militaire (...) contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste", a renchéri le ministère iranien des Affaires étrangères.
"Cette agression vise à compenser l'échec des terroristes" dans la Ghouta orientale, qui vient d'être reprise par l'armée syrienne et ses alliés, ajoute le texte qui dénonce une "violation claire des règles et des lois internationales".

L'Iran envoie des "conseillers militaires" et des volontaires iraniens, afghans, pakistanais et irakiens en Syrie pour épauler l'armée syrienne contre les groupes djihadistes et rebelles.


L'Iran dénonce la diplomatie de Macron, "l'apprenti de Trump en Europe". Le président français s'était rendu au Qatar en décembre 2017 afin d'envoyer un message encourageant à l'Iran voisin, disait-on. En demandant l'ouverture d'un dialogue avec l'Iran sur son programme de missiles et ses actions extérieures, notamment en Syrie et en Irak, Macron s'était en fait mis en marche dans les pas de Trump.

Des frappes occidentales décidées avant l'arrivée des experts de l'OIAC
Les va-t-en-guerre prennent de vitesse l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Ses experts étaient annoncés pour ...aujourd'hui en Syrie. Dès samedi, ils devaient mener leurs investigations sur l'attaque présumée à l'arme chimique sur des rebelles dans la ville de Douma, en Ghouta orientale, le week-end dernier. Les frappes aériennes occidentales ont-elles brouillé les pistes en effaçant toutes traces exploitables ?
Les autorités syriennes ont déjà prévenu qu'elles tiendront "l'Occident" pour responsable de toute entrave faite sur le terrain à l'OIAC.

vendredi 4 décembre 2015

Hollande en rupture de stock de bombes contre Daesh...

Le chef de guerre français commande "en urgence" des bombes pour pouvoir frapper Daesh... 

Le Monde révèle que l'intensification des frappes françaises en Syrie et en Irak a poussé le ministère de la Défense à passer "en urgence" de nouvelles commandes de munitions 

Afficher l'image d'origineL'armée française bombarde les positions de l'organisation Etat islamique (EI),
notamment avec ses Rafale et Hollande se félicite d'avoir tué au moins 1.000 djihadistes de l'organisation Etat islamique. 
Mais, en se mettant en vedette ce vendredi sur le Charles-de-Gaulle dépêché dans la Méditerranée pour faciliter les opérations militaires contre Daesh, François Hollande a voulu transmettre un message: les frappes françaises contre le groupe terroriste en Syrie et en Irak ne cessent de s'accentuer depuis les attentats de Paris. Et l'utilisation du célèbre porte-avions n'y est pas étranger, d'après l'Elysée. Il aurait permis à la France d'élever à 20% son niveau de participation dans les bombardements menés par la coalition internationale. Avant cela, la contribution française ne s'élevait qu'à 5%, soit 25% quand les Etats-Unis mènent à eux-seuls 80% des opérations. Faites le compte !... Et la part de propagande. 

Selon Le Monde, les frappes françaises seraient désormais quotidiennes. 

680 bombes auraient déjà été larguées via les avions Rafale et Mirage de l'armée. "Conséquence logique", poursuit le quotidien et organe officieux du PS, le ministère de la Défense vient de commander "en urgence" des munitions et des bombes "à des industriels... américains". "Après le lâche et terrible attentat qui a frappé notre pays, j'ai décidé d'intensifier le combat contre Daesh", a lancé le chef de l'Etat lors de sa visite ce vendredi, mais inconscient d'avoir dépassé sa capacité en armement. C'est pareil en matière d'arrosage de crédits sur l'Afrique ou les uns et les autres en France. "J'ai confiance en vous et en vos chefs; je vous exprime la gratitude de la Nation pour ce que vous faites et ce que vous allez faire", a clamé le démagogue à l'attention des soldats. 

1.000 djihadistes tués du fait d'opérations françaises ? 
Mais, comme pour le reste, l'esbroufe anime le président socialiste puisqu'il est pour l'heure impossible de dire si les frappes de la coalition internationale sont efficaces... 
L'armée s'attache également à bombarder les centres pétroliers du groupe terroriste pour frapper au portefeuille, le pétrole représentant une grande part de ses revenus. 

Pour "certains", le fait que Daesh commette des attentats en Europe est le signe que l'organisation perd du terrain au Moyen-Orient. 
Hollande ferait reculer l'Etat islamique, selon certains, mais qui sont anonymes... 
Pour d'autres, la victoire ne pourra être obtenue uniquement avec des frappes aériennes. "Nous savons, je crois, que sans troupes au sol prêtes à affronter Daech on ne pourra pas complètement l'emporter avec les seuls moyens aériens", a ainsi estimé jeudi John Kerry, le secrétaire d'Etat américain. Hollande se sentira-t-il obligé de ne pas faire moins ? 
Or, on le sait, ni les Etats-Unis ni la France n'ont, pour l'instant, l'intention d'envoyer des soldats en Syrie. "Les Etats-Unis ne veulent pas intervenir au sol après l'enlisement en Irak [en 2003] et la France n'ira pas seule, de peur de tomber dans un bourbier", souligne Frédéric Encel, géopolitologue, auprès de 20 Minutes.

lundi 12 octobre 2015

Hollande va-t-il encore sacrifier des Français en Syrie?

Deuxièmes frappes françaises en Syrie sur un camp d'entraînement de l'Etat islamique
L'un des deux Rafale qui ont frappé en Syrie jeudi soir
Le raid visait des djihadistes français

Une décision qui devrait avoir des implications juridiques.
La France a-t-elle le droit de tuer ses propres ressortissants dans un pays étranger? 
La question se pose après le bombardement qui visait des djihadistes français en Syrievendredi dernier. "Les Français qui s'entraînaient dans ce camp ne se formaient pas seulement au combat et aux attentats-suicides comme la plupart de ceux qui rejoignent Daech, mais pour faire partie, une fois de ­retour en France, d'une cinquième colonne capable de frapper notre pays", précise une "source officielle" informée des détails du raid, mais qui ne se dévoile pas... 

"La France ne "(cible -pourtant-) personne en particulier," assure le pouvoir 

La légitimité de l'ordre de frappe a en tout cas été soulevée au ministère de la Défense. Pour justifier des frappes contre les ressortissants français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est défendu dans un entretien au journal officieux du PS, Le Monde, expliquant que la France ne "(ciblait) personne en particulier. Nous combattons non des individus mais un groupe terroriste - à l'aveugle ? - composé de ressortissants de différentes nationalités, dans le respect du droit international... humanitaire" (en somme, une guerre peut être juste), avant d'indiquer que la France agit en s'appuyant sur le principe de la "légitime défense". Autrement dit, l'auto-défense ? 

Sur le plan juridique, viser des Français, même intentionnellement, pourrait toutefois poser problème, comme le rappelle Patrick Beaudouin, avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) qui aurait un doute sur les notions de "droit international humanitaire" et de "légitime défense" brandies par la France : "Il est en effet envisageable que des familles de nationaux portent plainte pour assassinat en invoquant l’absence de fondement légal de ces bombardements [qui ont lieu sans déclaration de guerre et en vertu du 'droit d'ingérence' des plus forts supposés].
Contre qui ces plaintes pourraient-elles être dirigées? La responsabilité pénale de l’Etat, (en tant que) personne morale? Le fondement me semble douteux. Il est plus probable qu’elles soient dirigées contre le ministre de la Défense, donneur d’ordre, ou les exécutants, les militaires français", note-t-il dans un entretien au Monde, Pravda de l'Elysée. Le responsable de l'ONG a toutefois le sentiment que le risque ne serait "sérieux" : "Je suis extrêmement dubitatif", glisse-t-il, hésitant à donner sa caution à ce type d'agissement. 

"En termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit" 

C'est également l'avis de Didier Maus, professeur honoraire de droit constitutionnel à l’Université Aix-Marseille, interrogé par France 24 : "Il n’existe aucune interdiction légale, aucun argument juridique dans ce type de conflit armé très particulier, où les lois de la guerre et l’État de droit sont inopérants, qui interdit à un gouvernement de viser ses propres ressortissants considérés comme dangereux, ou qui sont passés dans le camp adverse". Le retraité Didier Maus poursuit : "Cela peut poser un problème politique au gouvernement qui prend une telle décision, cela peut être discuté d’un point de vue de la morale [républicaine], mais en termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit dans ce cas précis [appréciation subjective], de danger immédiat [à démontrer], où aucune autre solution n’existe [à prouver]". 

La pratique n'est, en effet, pas inédite. "De nombreux États, mêmes démocratiques, procèdent à des exécutions sommaires d’éléments menaçant la sécurité nationale, ressortissants du pays ou pas. Sauf que contrairement à Washington et nouvellement à Londres, ils ne communiquent pas sur cette question", rappelle cyniquement Alain Bauer, professeur en criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, et proche de Manuel Valls, dans un entretien à France 24. Une menace a priori...

"Certains ont décidé de ne plus hésiter"

Si la France visait ses ressortissants, cela serait en tout cas une première, même si Alain Bauer précise qu'on ne sait toujours pas ce qui est "advenu" d'un certain nombre de Français enlevés et portés disparus pendant la guerre d'Algérie. 

D'autres Etats ont eu moins de scrupules, selon le JDD. Début septembre, le Premier ministre, David Cameron avait révélé en septembre dernier que les forces britanniques avaient tué plusieurs djihadistes britanniques sur des soupçons de préparation d'une attaque à Londres. Outre-Manche, la frappe de drones n'avait été que très peu contestée sur le plan juridique. Le Premier ministre avait pris soin de préciser qu'il avait demandé l’approbation du Procureur général et conseiller juridique en chef de la Couronne et du gouvernement, Jeremy Wright. "Il est clair que l'action que nous avons conduite était parfaitement légale. Le Procureur général a été consulté et nous avions une base légale claire pour agir en fonction de la loi internationale", a précisé David Cameron. 

C'est aussi le cas des Etats-Unis dont les attaques de drones ont visé épisodiquement des sujets américains. "Lorsqu’un Américain part à l’étranger pour mener la guerre contre les États-Unis, et que ni les États-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu’il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu’un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d’un commando de la police", s'était défendu en mai 2013 le président américain Barack Obama. 
"Il est très facile de donner des leçons de morale lorsque l’on n’est pas confronté à ce genre de problématique, mais quand il s’agit de sauver le plus grand nombre, d’éviter de faire pleurer des victimes innocentes, pour le prix d’un seul bien identifié, certains ont décidé de ne plus hésiter", justifie, pour sa part, Alain Bauer. En France, la question n'a pas encore secoué le débat public, comme cela a pu être le cas aux Etats-Unis. 

On l'a bien compris,
Hollande fait donner la presse pour justifier qu'un chef d'Etat puisse sacrifier ses ressortissants. Pas moins de cinq missions de reconnaissance ont précédé la frappe française, depuis la base française d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015 contre l'Etat islamique en Syrie, à 5 km au sud-ouest de Raqqa, le bastion de Daesh dans le nord du pays, et les renseignements obtenus étaient formels. Il y avait bien plusieurs Français et des djihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s'entraînaient dans le camp visé par les bombes des Rafale de l'opération Chammal. Mais la France de Hollande n'a pas eu plus de scrupules que d'autres Etats... Mais elle affirme mener une guerre vertueuse. Les ordres depuis le départ sont clairs, selon notre presse aux ordres : éviter les frappes qui puissent faire des victimes "collatérales"...
Ou la politique n'a pas de morale ou la vie de certains citoyens français n'a pas le même prix que d'autres. Et le pouvoir fait dire le droit à sa convenance. Un pôle judiciaire spécialisé dans le traitement des crimes de guerre (les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes de torture) a toutefois ouvert ses portes en janvier 2012. 
 

Syrie: les frappes de la France ont tué des ressortissants français

Six djihadistes français auraient été tués par les frappes de la France 

Le camp d'entraînement du groupe Etat islamique 
abritait des combattants "français et francophones"
, révèle l'AFP.
Des djihadistes, photo d'illustration.

Hollande, Valls et Le Drian ne font pas de détail. 
"Les frappes françaises ont tué des djihadistes [en Syrie]. Il pourrait y avoir des djihadistes français", a admis une "source gouvernementale" qui ne se dévoile pas. "Le chiffre de six a été annoncé probablement par une ONG syrienne. A cette heure, nous ne pouvons rien confirmer", a avoué cette source anonyme relayée par la presse. Pour des raisons diplomatiques, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG syrienne qui dispose d'un vaste réseau de sources dans ce pays en guerre, n'a pas pu confirmer qu'il y a des Français parmi les djihadistes du groupe État islamique (EI) tués lors des dernières frappes françaises.

"
Nous frappons Daesh et tous ceux qui, au sein de Daesh, quelles que soient leurs origines ou leur nationalité, ont décidé de frapper la France et donc de frapper leur propre pays", a froidement lancé Manuel Valls devant la presse, en référence aux filières djihadistes françaises, alors que la presse évoquait jusqu'ici  (et parfois encore) des éléments "radicalisés". 

Ces filières concernent 1.700 personnes dont cinq à six cents sont en Syrie ou en Irak et y connaissent un "nombre grandissant de décès", a-t-il indiqué, à titre dissuasif. "Tous ceux qui rejoignent ces camps d'entraînement, tous ceux qui rejoignent Daesh doivent savoir qu'ils peuvent demain être frappés. Nous ne demandons pas le passeport à telle ou telle personne, mais nous frappons ceux qui préparent les attentats contre la France", a-t-il précisé, estimant que tout Français combattant au côté de Daesh est un terroriste en puissance au retour en France.

Les combattants étrangers visés

"Nous avons ciblé un camp d'entraînement dans lequel se trouvaient
des combattants étrangers de Daesh formés pour venir nous attaquer en France", a-t-ON affirmé pour justifier des frappes en aveugle, et rappelant la notion de légitime défense sur laquelle repose l'ingérence française en Syrie. "Parmi eux, il y avait des Français, des francophones. Ce sont les "foreign fighters" (combattants étrangers) que nous avons visés [au jugé], pas les Français en particulier", a-t-ON insisté de même source non identifiée. Cette présence de combattants étrangers avait été repérée par le renseignement français, à travers notamment des interrogatoires de djihadistes liés à la Syrie, a-t-ON poursuivi.
Le Parlement aura-t-il accès aux éléments d'information qui permettent ces allégations?

Des chasseurs Rafale français ont visé pour la deuxième fois un centre d'entraînement de l'EI dans la région de Raqa (est de la Syrie), après une première frappe le 27 septembre sur un objectif de même nature. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré vendredi que les objectifs avaient été atteints. "Tout a été détruit", selon la source mystérieuse citée par l'hebdomadaire du dimanche. "Nous savons qu'il y a en Syrie, en particulier dans les environs de Raqa, des centres d'entraînement de combattants étrangers dont la mission n'est pas d'aller combattre pour Daesh sur le Levant mais de venir en France, en Europe, pour commettre des attentats", avait alors affirmé Le Drian.
 
Le ministre de la Guerre  Défense rappelle que "l'ennemi de la France, c'est Daesh"
Il avait aussi accusé la Russie de frapper à "80-90 %" des objectifs autres que l'EI pour protéger le régime de Damas.

dimanche 11 octobre 2015

Syrie: la frappe française qui visait des djihadistes français

La France frappe l'Etat islamique avec ses petits moyens, mais... méthodiquement !

Pendant que les Américains révisent leur stratégie d’aide aux rebelles syriensdont le Front Al-Nosra, les Russes offrent un appui aérien à l’armée de Bachar El-Assad    

Il y avait plusieurs Français et des djihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s'entraînaient dans le camp visé par les bombes des Rafale de l'opération Chammal. Les renseignements obtenus au cours des cinq missions de reconnaissance qui ont précédé la frappe de cette semaine contre Daesh en Syrie étaient formels. 

Il était 22 heures à Paris (23 heures en Syrie) lorsque les deux avions "frappeurs", escortés par un "suiveur" et un Atlantique II (Bréguet-Dassault Aviation) de surveillance aérienne, ont largué sept bombes de 250 kg à guidage GPS sur ce terrain d'au moins une vingtaine d'hectares situé à 5 km au sud-ouest de Raqqa, le bastion de Daech dans le nord de la Syrie. Les avions étaient partis de la base française d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis. La mission de nuit a duré six heures. 

Eviter les victimes collatérales est-il la priorité ? 

"Les Français qui s'entraînaient dans ce camp ne se formaient pas seulement au combat et aux attentats-suicides comme la plupart de ceux qui rejoignent Daesh", précise une source officielle anonyme informée des détails du raid.

Ces Français s'entraînaient aussi "pour faire partie, une fois de ­retour en France, d'une cinquième colonne capable de frapper notre pays", lâche encore cette source qui se dissimule. 

Estimation du résultat de cette deuxième frappe française en moins de quinze jours en Syrie? "Tout a été détruit", se félicite froidement la source. Les ordres depuis le départ sont clairs : éviter les frappes qui puissent faire des victimes "collatérales". 

Les "autorités françaises" sont furieuses d'enregistrer chaque jour le tableau de chasse russe. Rien que samedi, le ministère de la Défense à Moscou assure avoir effectué 55 frappes, détruisant notamment 29 camps d'entraînement de "terroristes". "C'est du grand n'importe quoi, la Pravda, quoi !", s'irrite un responsable français tout aussi anonyme que la source précédente. La plupart des sites visés par l'aviation russe sont situés sur des axes où les rebelles menacent l'armée syrienne ou la province de Lattaquié, fief alaouite de Bachar El-Assad.
 
Faut-il alors que les Américains poursuivent leurs discussions avec les Russes pour éviter tout incident aérien ? 

Les Européens dénigrent. Cette procédure de "déconfliction" est en cours. Le mot peut paraître paradoxal alors qu'Occidentaux et Russes sont en conflit sur les objectifs à atteindre militairement, mais le but est de doter les pilotes des deux camps d'une même langue et de codes reconnus en cas de risque de collision ou d'accrochage radar. 

A Paris, on doute également de la capacité des Américains à fournir rapidement des armes à certains chefs de brigades rebelles afin de remplacer leur programme de formation par la CIA d'unités de l'opposition armée, qui s'est révélé un "échec absolu", selon les Français. Ce qui pourrait renforcer les Saoudiens, les Turcs et les Qatariens dans leur financement et leur fourniture d'armes aux brigades de l'Armée de la conquête, dont le Front Al-Nosra est la composante la plus puissante. "Quoi qu'il se passe à l'avenir, il faudra bien compter avec Al-Nosra", confiait cette semaine un officiel qatarien. 

jeudi 1 octobre 2015

Ingérence européenne: Damas dénonce les frappes françaises en Syrie

La France et le Royaume-Uni interviennent en Syrie sans l'autorisation de Damas 

Les frappes françaises et britanniques sont une "agression contre la souveraineté" de la Syrie, dénonce Damas

"Les actions militaires conduites par le Royaume-Uni et la France sur le territoire syrien constituent "une flagrante violation du droit international et une agression contre la souveraineté syrienne," a déclaré  devant le Conseil de sécurité Walid Mouallem, le chef de la diplomatie syrienne, dans le texte de son intervention fourni par la mission syrienne à l'ONU, le mercredi 30 septembre.
"Ceux qui veulent vraiment combattre le terrorisme sur le territoire syrien doivent se coordonner et coopérer avec le gouvernement syrien, dont l'armée mène seule la bataille contre le terrorisme", a insisté M. Mouallem.

"Un des centres d'entraînement" de Daesh près de Deir ez-Zor a été "totalement détruit", a annoncé François Hollande. 

Le dimanche 27 septembre 2015, après trois semaines de vols de reconnaissance, Paris a mené des frappes aériennes contre ce camp de djihadistes de l'Etat islamique, où les troupes de Bachar el-Assad sont assiégées depuis un an: Hollande a-t-il ainsi voulu venir en aide à Bachar el-Assad,  "l'assassin de son peuple", aux dires de Claude Bartolone ? "Ces frappes sont bienvenues et nous saluons l'entrée en action de la France dans la lutte contre Daech", applaudit Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France. "Nous pensons qu'il faut soutenir toutes les forces qui se mobilisent contre Daech" au sein d'une nouvelle coalition. "L'armée régulière syrienne a toute légitimité, elle est chez elle, il faut la renforcer" et "la France est invitée dans cette coalition"... L'essentiel, résume l'ambassadeur, est que "si on continue les querelles autour du dirigeant du pays, on va perdre le pays"
Les spécialistes de l'État islamique rappellent que l'un de ces centres de formation avait été créé à Deir ez-Zor par un djihadiste français, Abou Omar, un ancien militaire. Une katiba - 'la Brigade des Français' - avait même été signalée en mars par un reportage de France 2 à Deir ez-Zor. Elle était composée d'au moins 40 ressortissants français habitant le quartier de Rouaich Saqar dans cette ville de 300.000 ...
Deir Ez-Zor en 2014, quand le camp bombardé par la France fut détruit...

Maître Gilbert Collard (FN) moque le côté "comique" du raid des sept avions militaires français : "Le camp qu'on a bombardé était déserté", affirme l'avocat et député du Gard sur France 2.
La France renoue avec une histoire commune d'une trentaine d’années avec la Syrie, puisqu'à partir de 1918, notre pays a eu mandat au Levant pour protéger les minorités chrétiennes et créer le Liban et la Syrie. Ces deux États aux frontières artificielles ont vu le fragile équilibre politico-religieux entre les communautés se rompre et sont aujourd'hui menacés de disparition par les offensives de l’État islamique.

En 1915, Alep,
Deir ez-Zor, Raqqa, Ras-al-Aïn et Mossoul sont choisis par les autorités de l’Empire ottoman pour recevoir les déportés arméniens. Les femmes et les enfants entament des marches de la mort dans le désert sous la surveillance des militaires turcs de la 3e armée, de certaines tribus kurdes, d’émigrés du Caucase et de criminels libérés des prisons.
Les survivants sont détenus dans des camps. Si Ali Suat, lieutenant-gouverneur de Deir ez-Zor, obéit aux ordres d’exterminer les Arméniens, Celal Bey, le gouverneur d’Alep, refuse d’obéir aux ordres et est destitué.
De juillet à décembre 1916, Salih Zeki, nouveau préfet de Deir ez-Zor, est chargé d’exterminer les survivants. 2.000 orphelins sont emmenés dans cette ville avant d’être attachés deux par deux et jetés dans l’Euphrate. La ville de Deir ez-Zor est donc un lieu historique du génocide arménien.

Eglise des Saints-Martyrs de Deir ez-Zor
Après les accords franco-britanniques de Mark Sykes et Georges Picot en 1916,
la France envoie des troupes dont une Légion d’Orient composée d’Arméniens, occuper la Syrie et le Liban en novembre 1918 et libérer des camps des milliers d’Arméniens rescapés du génocide. En 1928, l’église des Saints-Martyrs de Deir ez-Zor est construite pour commémorer les marches de la mort. Elle sera détruite, en septembre 2014, par l’État islamique qui souhaite effacer toute trace religieuse non musulmane de son territoire.
En août 2014, les 70.000 membres de la tribu des Al Cheitaat s'étaient révoltés contre l'État islamique. Elle s'opposait à la prise de gisements de pétrole par les djihadistes en juillet. Les forces de l'EI réagirent brutalement et massacrent 700 Al Cheitaat en deux semaines, dont 100 combattants et 600 civils. 300 personnes notamment furent massacrées en un journée à Ghraneidj.
Londres avait effectué une opération en août dans la région de Raqqa (nord) pour éliminer un djihadiste britannique accusé de préparer des attentats en Europe.

La Russie se coordonne et coopère en revanche avec les autorités souveraines de Syrie
Damas se félicite donc du projet de résolution antiterroriste russe. 
M. Mouallem a approuvé l'initiative russe visant à la création d'une coalition régionale et internationale pour combattre le terrorisme

La Russie a effectivement présenté 
un projet de résolution antiterroriste
mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, a souligné qu'ivise à "coordonner toutes les forces qui font face à l'Etat islamique et aux autres structures terroristes". 
Moscou a mené mercredi ses premières frappes aériennes contre l'EI en Syrie.

Le front français anti-Assad bientôt minoritaire  
Parmi Les Républicains, Bruno Le Maire "regrette les atermoiements de la France et de l'Union européenne face à Bachar al-Assad."  Sur RMC et BFM TV, il affirme que "François Hollande ne fait pas de choix stratégique, il ne tranche pas plus en matière internationale qu'il ne le fait sur des questions nationales". Le député LR de l'Eure et candidat à la primaire à droite, même s'il refuse de l'officialiser, réaffirme la nécessité de s'appuyer sur "les troupes d'Assad" pour " éliminer Daech", "en finir avec la menace terroriste dont la France est la première victime". "Ça ne veut pas dire que j'aie la moindre amitié ou considération pour Bachar", nuance-t-il. Mais "je regrette que ce soit Vladimir Poutine qui ait fait cette proposition, qui se soit remis au centre du jeu. C'est la France qui devrait être face à Obama avec l'Union européenne derrière elle. Nous aurions pu peser politiquement si nous avions voulu. Ce qui a manqué, c'est la volonté".

Au parti socialiste, Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, admet sur i-télé que "on a besoin de la Syrie pour éviter qu'un État effrayant prenne le pouvoir. Et de déplorer: "on n'a pas encore tiré les leçons de la faute qu'on a commise en détruisant le régime de Saddam Hussein et son armée, (…) on n'a pas non tiré les leçons en faisant tomber Kadhafi". Bref, résume Attali, pour qui la France et l'Europe ont eu "tort d'isoler la Russie", "la seule chose qu'on peut empêcher, est que surgissent des dictateurs ayant pour objectif la conquête du monde".