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lundi 25 novembre 2019

L'ONU a publié des chiffres tendancieux sur l'immigration

L' "expert" de l’ONU présente ses excuses après cette publication de chiffres faux

L'expert de l'ONU a confondu les chiffres des ères Obama et Trump

Résultat de recherche d'images pour "manipulation des chiffres"
S
ans vérifier leur source, plusieurs media français  - dont l'AFP - ont publié les conclusions de cet expert, qui s'est rétracté. Il  y a quelques semaines, il affirmait que 100.000 mineurs de migrants étaient détenus dans des centres américains sous Donald Trump. Or, il s’agissait de chiffres concernant l'administration Obama. L'expert - indépendant, mais partisan - de l’ONU a présenté des excuses la semaine dernière à Genève pour avoir publié ces chiffres.

Les media qui ont fait confiance à l'AFP ont dû retirer les articles rédigés à l’issue de cette conférence de presse. 
Les chiffres diffusés concernaient le nombre de mineurs détenus au cours d’une année et non pas celui de ceux actuellement détenus. 
Ils portaient par ailleurs sur l’année 2015. Les retraits de ces articles ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Ainsi, au pouvoir depuis un peu moins de trois ans, les partisans du président américain Donald Trump  - et de la vérité - y voient une intention malveillante visant à dénigrer sa politique migratoire.

Une évaluation "prudente" mais "très fiable" ?

Les Etats-Unis est l’un des pays retenant le plus d’enfants dans ses centres pour migrants, selon le directeur d'une enquête de l’ONU sur les enfants privés de liberté, Manfred Nowak, un avocat autrichien spécialiste des droits de l'homme. "Au total, et maintenant je parle d’enfants avec leurs parents ou d’enfants ou mineurs non accompagnés, les Etats-Unis sont un des pays où les chiffres sont les plus élevés. Nous avons plus de 100.000 enfants détenus en lien avec l’immigration aux Etats-Unis d’Amérique", avait-il déclaré lundi.

Troublée par ce nombre semblant particulièrement élevé, l’AFP avait finalement recontacté cet expert avant de diffuser ses dépêches afin qu’il le reconfirme. Lors de cette conversation, Manfred Nowak avait indiqué à plusieurs reprises qu’il maintenait son chiffre, affirmant à l’agence de presse que "le nombre total de ceux actuellement détenus est de 103.000"
Il avait même ajouté qu’il s’agissait d’une évaluation "prudente" basée sur les dernières données officielles disponibles, ainsi que sur d’autres sources "très fiables". Parole d'expert patenté...

Ces détentions dénoncées étaient en vérité celles de l'époque Obama

Mais deux jours plus tard, l’ONU publiait un communiqué pour dire que les déclarations de Manfred Nowak avaient été "dans une certaine mesure mal comprises". Sic ! Le communiqué précisait que l’expert s’était appuyé sur des données compilées par l’agence de l’ONU pour les réfugiés pour 2015, pendant la présidence de Barack Obama. Il ajoutait qu’il s’agissait de données cumulées -  donc gonflées - et non pas du nombre de détentions à un moment précis de l’année. Que ne le disait-il pas !

Contacté pour donner des explications, Manfred Nowak, expert mandaté par l’Assemblée générale de l’ONU, a déclaré : "J’aurais dû être plus clair [re-sic !] sur le fait [ ! ] que ce sont des données sur un an et qu’elles ont déjà trois ans", a-t-il répondu. "Il y a eu manifestement un malentendu et je suis prêt à présenter des excuses pour cela… Je suis désolé", a-t-il conclu. 
Quant au bureau des droits humains de l’ONU, il n’a pas fait de commentaire...

76.000 mineurs arrêtés à la frontière

La manipulation des chiffres, de surcroît par un expert de l'ONU, n'est pas passée cette fois inaperçue. Que penser maintenant des chiffres officiels  des services américains des douanes et des frontières (CBP) qui font état de 76.020 mineurs non accompagnés appréhendés à la frontière sud des Etats-Unis avec le Mexique, lors de l’année fiscale 2019 (octobre 2018 à septembre 2019) ?

En outre, 473.682 personnes
– enfants, deux fois comptés (avec les non- accompagnés ci-dessus) ou adultes – ayant franchi la frontière au sein d’une famille  - la leur  ou non - ont également été arrêtées, selon ces statistiques officielles. Il s’agit encore une fois de données cumulées sur un an qui ne reflètent pas le nombre de personnes actuellement détenues. On s'interroge donc sur la validité des chiffres qui sont présentés en appui d'une démonstration.

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En 2005 déjà, mais à propos du camp de Guantanamo, Manfred Nowak (ci-contre) avait déjà sauté à des conclusions hâtives, déclarant : "le fait que l'accès aux prisonniers ait été refusé pendant si longtemps aux enquêteurs de l'ONU est un signe qu'ils souhaitent dissimuler certaines choses à la vue du public".
Nowak est de ces experts-militants qui critiquent des conditions de détention, sur des bases floues et partisanes, jugeant par exemple que certaines techniques d'interrogatoire pourraient être assimilées à de la torture. Commentaires subjectifs ou supputations abusives, la fiabilité de ses prises de positions étaient douteuses depuis quatorze ans et nos media professionnels éclairés auraient dû prendre ses chiffres avec des pincettes. 
Typiquement, les 'fact-checkers" n'ont pas non plus sourcillé : preuve que leurs préférences politiques faussent leur discernement ?

vendredi 23 août 2019

Incendies en Amazonie : Bolsonaro pointe la "mentalité colonialiste" de Macron

Le président français, fauteur de troubles à l'international, mais hôte d'un G7 à Biarritz...

Macron se prend une nouvelle claque pour son ingérence dans les affaires du Brésil

Macron accuse Bolsonaro d'avoir "menti" 
sur ses engagements climatiques et s'oppose au traité UE-Mercosur
L'arrogant président français s'est fait tacler à peine a-t-il annoncé  un changement de mentalité. L'ONU et le président français ont choisi pour créer des problèmes internationaux le moment où des feux de forêt se développent rapidement en Amazonie,, interpellant le président brésilien Jair Bolsonaro, tandis que d'autres multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déclenché l'offensive pour sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies sévissant dans la plus vaste forêt tropicale du monde, dont 60% se trouvent en territoire brésilien.
"En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d'oxygène et de biodiversité", a écrit Antonio Guterres, réclamant, comme si Bolsonaro avait allumé l'incendie, que l'Amazonie soit "protégée".

J. Bolsonaro a participé à une réunion de crise en soirée à Brasilia. En matinée, il avait lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l'environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. "Le gouvernement brésilien reste ouvert au dialogue, sur la base de faits objectifs et du respect mutuel", a écrit le tombeur de la gauche radicale brésilienne. "La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle"

Le président brésilien tombe ainsi d'accord avec les reproches des associations altermondialistes qui organisent un G7 alternatif...

ATTAC annonce un contre-sommet et des mouvements sociaux du 24 au 26 août au Centre-ville de Hendaye et au Centre de congrès du FICOBA à Irun, au motif que la société civile est écartée des discussions du G7

Des associations ont prévu des manifestations pour l'Amazonie vendredi, à Sao Paulo et Rio. 
Le mouvement de l'activiste suédoise Greta Thunberg, instrumentalisée par son père pour la lutte contre le réchauffement climatique, "Fridays for Future", a appelé à manifester devant les ambassades et consulats du Brésil à travers le monde. Son positionnement radical est maintenant avéré.

Les appels pour l'Amazonie se sont également élevés du milieu sportif
, avec Le footballeur portugais Cristiano Ronaldo, qui a posté sur Twitter une photo de 2013 pourtant prise dans un Etat non amazonien, selon les fact-checkers de l'AFP. 
Et du show business, notamment la chanteuse américaine Madonna, qui a publié sur Instagram une photo de 1989, légendée: "Président Bolsonaro s'il vous plaît modifiez votre politique. Nous devons nous REVEILLER". En chanson?

Peu après,  le président Macron n'a pas hésité à jeter de l'huile sur le feu.
L'hypocrite a exprimé son inquiétude, mais les analystes s'interrogent sur ses intentions réelles, écologistes ou politiques, de cette récupération d'un événement tragique pour accabler le nouveau président du Brésil, au moment où va s'ouvrir à Biarritz ce weekend le G7, club fermé de discussion entre dirigeants des pays les plus pays au monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Un), le 45e du genre. On sait déjà qu'il n'y a rien à en attendre: avant d'avoir commencé, les participants ont décidé de ne pas faire paraître de communiqué final...

Les bras cassés du service de com' de l'Elysée ont malencontreusement assorti son tweet d'une "fausse photo"...
Sur le fond, il reprend une citation de Chirac: "Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale." 
Et de poursuivre en promettant d'ouvrir le procès Bolsonaro : "Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence".

Le président brésilien n'a pas manqué de relever le faux document contenu dans le tweet du fauteur de troubles, le chef de l'Etat français ayant exhumé une image de forêt en feu prise par un photographe décédé en 2003.

Bolsonaro a répliqué en accusant Macron d'avoir "une mentalité colonialiste"

Bolsonaro 
a accusé Macron d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil
et aux autres pays amazoniens," en ajoutant jeudi l'urgence climatique à l'ordre du jour des membres du G7. Dans deux tweets successifs, le président climato-sceptique a souligné le "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème". Dans ses tweets successifs, Jair Bolsonaro a observé que Macron a la volonté d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels" avec "un ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

Si la progression des feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète est très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil. L'origine de ces incendies est donc suspecte à la veille de ce G7 et Bolsonaro pose la question d'une intention malveillante de son opposition intérieure, voire de la gauche internationale, destinée à le déstabiliser. Selon les écologistes radicaux, la cause principale des départs de feu serait  en revanche,la déforestation.
Parmi les déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a posé en clair la question des "incendies criminels". Il a expliqué qu'il pourrait tout aussi bien accuser "les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens".

Bolsonaro a succédé à Lula da Silva et Dilma Rousseff à la tête de la République du Brésil le 1er janvier 2019 et l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil, l'INPE, prend précisément cette période de janvier jusqu'au 21 août pour le calcul de 75.336 feux de forêt enregistrés dans le pays, soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier, et plus de 52% concernent l'Amazonie.
Face à cette "tragédie", le président équatorien Lenin Moreno a proposé à son homologue brésilien l'envoi de trois brigades de pompiers spécialisés dans les incendies de forêt, une initiative positive que n'a ni les Etats-Unis, ni le Canada.

La presse brésilienne d'opposition a rapporté des problèmes respiratoires dans certaines villes, les feux affectant l'Amazonie restant évidemment le sujet principal de préoccupation au Brésil sur Twitter, avec en illustration son inévitable lot de photos ou vidéos n'ayant aucun rapport avec "le poumon de la planète".
Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l'agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

"Mais les plus forts soupçons pèsent sur les ONG", a  estimé J. Bolsonaro.
Mercredi, Jair Bolsonaro n'a pas écarté l'hypothèse d'une action criminelle d'activistes de défense de l'environnement.  "Les ONG perdent de l'argent, qui venait de la Norvège et de l'Allemagne. Elles n'ont plus d'emplois, elles essaient de me renverser", a-t-il jugé jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l'immense forêt tropicale.
Des représentants du puissant agro-négoce se sont aussi inquiétés de possibles appels à des boycottages de produits brésiliens.

Le président brésilien a aussi exprimé sa préoccupation pour les retombées économiques sur le Brésil
"Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil)? notre agro-négoce va chuter, l'économie va reculer (...). "Cette psychose environnementale nous empêche d'agir", a déploré celui qui a écarté du pouvoir le 'Parti des Travailleurs' des précédents dirigeants, Lula (2003-2011) et Rousseff (2011-2016), dont les présidences ont été marquées par un déclin de l'économie brésilienne et par des scandales de corruption. Les marxistes vouent donc à leur vainqueur dans les urnes une haine active qui ne se dément pas dans la tragédie actuellement traversée par le pays.

118 'ONG' sont sorties du bois pour manifester contre "l'irresponsabilité" présidentielle. 
"Bolsonaro n'a pas besoin des ONG pour cramer l'image du Brésil dans le monde entier", déclarent ses opposants dans une tribune, qui dénonce un président "qui manipule l'opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes".
Pendant que la gauche extrême rédige des pamphlets, la forêt brûle.

mardi 13 août 2019

Les prises de becs de femmes du gouvernement se multiplient

En surchauffe permanente, Schiappa provoque et se fait voler dans les plumes

Marlène Schiappa, perverse narcissique ?

Après les accusations de sexisme lancée par Marlène Schiappa au Quotidien sur TF1, Yann Barthès a taclé la secrétaire d'Etat d'Emmanuel Macron dans une émission d'octobre 2017. Et sa réponse argumentée, mais pleine de piquant au second degré a beaucoup amusé les internautes. Elle se prend tellement au sérieux qu'elle en perd toute notion du ridicule, comme le démontrent encore ses cris d'orfraie suscités par sa parodie par Etienne Carbonnier en jeune femme énamourée de l'un de ses collègues du gouvernement. La chienne de garde du gouvernement s'est emportée sur Twitter, accusant le talk-show de sexisme.

VOIR et ENTENDRE la groupie, hyperactive et insomniaque, de Cyril Hanouna nous dire (peu ou prou) qu'il faut mettre Hanouna au gouvernement et réagir comme ma concierge dans l'escalier :

L'affaire Epstein met le poulailler du père Philippe en émoi

Cette fois, Marlène Schiappa répond au "recadrage" de Nicole Belloubet
Elle veut toujours avoir le dernier mot et c'est une femme, ministre de plein exercice qui se prend des coups de la sous-ministre. "Nicole Belloubet a raison de préciser les principes dont elle est garante et c’est bien notre rôle d’alerter, défendre et protéger les jeunes filles", a déclaré Marlène Schiappa, fliquette de l'espace français, résurgence des "Juppettes" dans le "monde nouveau" de Macron.

Après la publication d’un communiqué commun, ce lundi 12, dans lequel Marlène Schiappa et Adrien Taquet réclament l'ouverture d'une enquête en France sur l’affaire Jeffrey Epstein, Nicole Belloubet lui avait rappelé que "les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement". La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes d'abord et les hommes ensuite a encore eu un micro tendu à sa disposition pour pour clarifier sa pensée confuse, ce mardi :  il ne s’agissait ni d’un "désaccord", ni d’un "recadrage" de la part de la Garde des Sceaux, a-t-elle assuré, tout en adressant un geste équivoque à la senior (le mot d'origine latine n'a pas de genre féminin, la faute, en quelque sorte, à Salvini !), comme le montre la photo ci-dessus.

Lundi, deux jours après la mort du financier américain Jeffrey Epstein, accusé d’abus sexuels sur mineurs, les secrétaires d’Etat Marlène Schiappa et Adrien Taquet avaient réclamé l'ouverture d'une enquête en France pour tenter de mettre en lumière certains faits (présumés) en lien avec l’Hexagone.

Résultat de recherche d'images pour "bataille volaille"Qui a dit : "C’est bien notre rôle d’alerter, défendre et protéger les jeunes filles"? Vous avez deviné !
Un propos qui met en cause Nicole Belloubet, la ministre de la Justice​, laquelle a sorti ses ergots : "Les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d’indépendance de l’autorité judiciaire", a-t-elle déclaré quelques heures plus tard, à l'attention de la blogueuse diplômée au bénéfice d'une VAE (Validation des Acquis de l'Expérience). 

La junior s’est empressée d'étouffer l'incendie auquel, en pompière-pyromane incompétente, elle s'était brûlée les ailes
Elle a baissé d'un ton pour constater que "Nicole Belloubet a raison de préciser les principes dont elle est garante," tout en se hissant avec aplomb à sa hauteur et se valoriser : "c’est bien notre rôle d’alerter, défendre et protéger les jeunes filles face aux réseaux de prédateurs sexuels", a-t-elle écrit sur son compte Twitter tricolore.
 MarleneSchiappa
@MarleneSchiappa
Ni « désaccord » ni « recadrage », @NBelloubet a raison de préciser les principes dont elle est garante et c’est bien notre rôle d’alerter, défendre & protéger les jeunes filles face aux réseaux de prédateurs sexuels. Le sujet est grave, ne le perdons pas de vue. Cc @AdrienTaquet
Circulez, 
y a rien à voir?

samedi 9 mars 2019

Un maire prend un arrêté interdisant de tirer au LBD sur ses concitoyens

La riposte du maire de cette petite commune de 5.000 habitants est la première du genre

LBD
Les habitants de Phalsbourg sont surnommés les Ramp-pis, abréviation de ...rempart.
Cet arrêté proscrit l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre pour ce samedi 9 mars, lors du 13e samedi de protestation  des Gilets jaunes contre l'amputation du pouvoir d'achat par la hausse des prix des carburants et des manifestants blessés par cette arme sublétale pouvant entraîner des lésions graves et irréversibles, voire mortelles. 

A Noël 2018, Castaner a pourtant lancé un appel d'offres pour 1.280 LBD... Le premier appel d'offres avait été lancé par le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, dont le ministre de l'Intérieur était Daniel Vaillant.
La France est le seul pays de l’Union européenne à employer cette arme et Amnesty International a publié mi-décembre un rapport alarmant sur l’état des violences policières en France. Du fait de sa haute dangerosité, le Défenseur des droits, Jacques Toubon (30.000 euros par mois), demandait déjà son retrait en janvier 2018 de la dotation des forces de sécurité, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale. Il estimait en effet que "[ses] caractéristiques techniques et [ses] conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre". Toubon se maintient à ce poste où ses avis sont considérés comme lettre morte : un emploi fictif, donc. 
La portée de ce texte n'est toutefois que symbolique.
Dany Kocher, maire lorrain DVG de Phalsbourg (Moselle), a publié un arrêté municipal adressé directement au Commandant de la Brigade de Gendarmerie de la ville, interdisant l'utilisation de lanceurs de balles de défense, LBD commercialisé sous la marque Flash-Ball. Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'information ce samedi matin, a dévoilé une copie de la décision, encore relayée par le journaliste David Dufresne.

Le document, qui comporte une erreur de date dans son corps de texte, n'a cependant pas de force contraignante sur la Gendarmerie, cette dernière agissant sur ordres du préfet et du ministère de l'Intérieur.

Dany Kocher se fonde sur la demande du commissariat aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Pour motiver sa décision, il invoque cette organisation intergouvernementale de 47 membres  qui demande à la France de suspendre l'usage du "LBD40". 
L'arme a été abusivement utilisée par les forces de l'ordre depuis le début des Gilets jaunes : plus de 13.000 fois, selon le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a indiqué que l'arme a fait "environ 2.200 blessés parmi les manifestants".

Laurent Nuñez s'est exprimé jeudi 7 mars devant les sénateurs à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par le Sénat.

Les habitants de sa commune de Forcalquier sont-ils preneurs de ses lanceurs de balles de défense?

mercredi 6 mars 2019

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU pointe Macron sur les violences policières

L'ONU réclame à Macron une enquête sur "l'usage excessif de la force" contre le mouvement social des Gilets jaunes

Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, a rappelé Macron à la mesure dans le maintien de l'ordre
 
Résultat de recherche d'images pour "Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU"Le HCDH (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme) s'inquiète des violences policières qui ont marqué les manifestations des Gilets jaunes pour la défense du pouvoir d'achat depuis la mi-novembre, tandis que les prix des carburants continuent de grimper et que près de 8.400 interpellations ont été effectuées depuis le début du mouvement.
Au 15 janvier 2019, en seulement deux mois de mobilisation étaient recensés 94 blessés graves parmi les gilets jaunes et les journalistes, dont 69 par des tirs de lanceurs de balles de défense. Au moins quatorze victimes ont perdu un oeil. Une répression d’un niveau sans précédent ces dernières années en France.

La première, l'Europe a condamné l'usage "disproportionné" de la force par la policeDans une résolution solennelle, votée le 13 décembre 2018, les députés européens avaient déjà "dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques". Le débat autour des violences entre forces de police et Gilets jaunes s'est imposé au parlement européen où les euro-députés ont condamné la France tout en évitant d'appeler à l'interdiction des lanceurs de balles de défense (LBD), mis en cause dans les manifestations des Gilets jaunes.
Les Gilets jaunes manifestent contre "ce qu'ils considèrent comme leur exclusion des droits économiques et de leur participation aux affaires publiques"

Résultat de recherche d'images pour "Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU"C'est ce qu'a fait valoir la Haut-Commissaire Michelle Bachelet dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève. "Nous encourageons le gouvernement français à poursuivre le dialogue et nous demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force", a-t-elle ajouté.

L'ex-présidente socialiste du Chili a rappelé que "les inégalités touchent tous les pays", soulignant que "même dans des Etats prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux". En isolant la France parmi les pays prospères, elle a du même coup sévèrement stigmatisé le comportement de la France de Macron, pays riche, à la différence du Soudan, du Zimbabwe et d'Haïti dont elle a également dénoncé les répressions violentes des manifestations.

Les manifestants "réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. 
Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extra-judiciaires", a-t-elle déploré.

Résultat de recherche d'images pour "LBD"

En France, depuis le début du mouvement social incarné par les Gilets jaunes à la mi-novembre, l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d'une centaine de cas d'accusations de violences policières. Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France.
Le LBD est un terme générique, qui définit les armes non létales (à plus de 25m) lançant des balles en caoutchouc, aussi appelées "gomme-cogne".
Les premières armes de ce type ont été inventées dans les années 1990. Leur usage a été étendu aux policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) en 1995, puis en 2000 aux policiers de proximité.
Le LBD 40 est un fusil qui se porte à l’épaule, car muni d’un viseur, et dispose d’une
portée plus longue pour projeter ses balles semi-rigides de calibre 40 mm. Une note datant de 2014, signée par les directeurs de la police et de la gendarmerie, indique que le LBD 40 "permet la neutralisation à distance d’un individu dangereux pour autrui ou lui-même", par un tir avec "un fort pouvoir d’arrêt jusqu’à une distance maximale de 50 mètres, avec des risques lésionnels plus importants en deçà de 10 mètres."

vendredi 22 février 2019

La haine publique de Schiappa pour 'La Manif pour tous' est-elle excusable ?

Et si la blogueuse travaillait au lieu d'agresser sur Twitter et dans la presse

Christophe Dettinger a présenté des excuses, mais il a été condamné à 30 mois de prison 

(12 mois de prison ferme, suivis de 18 mois avec sursis et mise à l'épreuve). 
Et la sous-ministre, coupable de délit d'opinion ?
Le boxer vient de libérer une place en prison...

Résultat de recherche d'images pour "totalitaire Schiappa"
Faut-il aussi verbaliser le harcèlement totalitaire du gouvernement ?  
La secrétaire d'Etat se comporte comme une internaute irresponsable, mais à visage découvert, ce qui interpelle sur le procès fait aux anonymes des réseaux sociaux qui n'ont aucune protection, ni gouvernementale, ni syndicale, ni associative. Le Français moyen est donc discriminé, puisqu'il a la parole si on veut bien la leur laisser, quand d'autres la prennent en permanence sans autre légitimité que l'onction présidentielle. Le peuple est dans la position de la femme du 19e siècle, sous l'emprise de son mari...

La "libre-penseuse" avait lancé un appel à la haine, en pointant une "convergence idéologique" entre la Manif pour tous et les "terroristes islamistes", tout simplement, mais tout bêtement, provoquant l'indignation de l'association, qui a depuis porté plainte.

"Mon but en politique n'est de jamais blesser qui que ce soit" : il fallait le dire, en effet. Au lendemain de la publication de cette vilenie dans les colonnes de Valeurs Actuelles, Marlène Schiappa a présenté ses excuses, par voie de communiqué vendredi 22 février. "J'en assume la responsabilité. Lorsqu'un message est mal reçu c'est qu'il a été mal émis. Les gens qui ont adhéré à La Manif pour tous ne sont évidemment pas des terroristes", explique la secrétaire d'État à l'Egalité entre les femmes et les hommes, reconnaissant ainsi son inadéquation avec la fonction gouvernementale.


La ministre border-line a franchi la ligne blanche

Dans cet entretien de 8 pages, écrites, relues et approuvées entre quatre murs, en toute liberté et connaissance de cause, elle disait notamment "Je ne mets pas sur le même plan la Manif pour tous et les terroristes islamistes, mais je souligne l'existence d'une convergence idéologique"."Au cours des échanges d'une durée de près de deux heures, j'ai souligné une convergence idéologique entre différentes courants de pensée se rejoignant dans le refus de l'altérité, dans la remise en cause des droits des femmes ou des droits des personnes LGBT" explique-t-elle dans son communiqué. "Or, vous êtes nombreux à me dire avoir été blessés par les raccourcis empruntés dans ces propos", constate t-elle, expliquant son souhait de s'adresser à tout le monde, sans sectarisme, et sans boycotter aucune publication que ce soit, et dans le respect mutuel".

Pécresse dénonce une "faute"

La Manif pour tous a déposé plainte vendredi 22 février pour diffamation publique auprès de la Cour de Justice de la République, dénonçant des "propos scandaleux" et une "insulte gravissime aux millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement à la famille".

Son agression avait provoqué une profonde indignation dans les rangs des démocrates, notamment à droite. "Critiquer les positions des sympathisants de la Manif pour Tous est une chose. Les comparer aux terroristes islamistes qui ont frappé à mort notre pays et qui veulent détruire notre civilisation, c'est une faute", a ainsi souligné Valérie Pécresse dans un tweet.



Une ministre ouvertement sectaire et agressive a-t-elle sa place au gouvernement ?
"Comment Marlène Schiappa peut-elle oser insulter des millions de Français qui défendent pacifiquement leurs convictions en les associant avec une idéologie barbare responsable de l'assassinat de plus de 250 personnes en France ?", a pour sa part interrogé Nicolas Dupont-Aignan.

Et comment Macron peut-il laisser passer cet attentat de Schiappa, au moment où les partis marquent leur union contre l'antisémitisme, le sionisme et l'intolérance ?

samedi 16 février 2019

Après l'Europe, l'ONU montre du doigt la France de Macron et son usage "disproportionné» de la force par la police

Macron place la France au ban des nations démocratiques

Les Français et leur police ne méritent pas l'opprobre international

Résultat de recherche d'images pour "LBD 40"
Le mur de Trump entre le Mexique et les USA, contre l'immigration et la drogue, ce n'est encore rien, comparé à la fracture sociale créée par la politique de Macron ou son bilan en hospitalisations, interpellations, condamnations et emprisonnements. 
Dans une résolution votée jeudi, les députés européens d'abord ont "dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques", , tout en évitant d'appeler à l'interdiction formelle des lanceurs de balles de défense (LBD), mis en cause dans les manifestations des Gilets jaunes. 

Puis est tombée une condamnation internationale

Résultat de recherche d'images pour "REVUE presse internationale 2019   LBD40"
Tous s'inquiètent du "nombre élevé d'interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d'armes dites "non-létales", telles que les grenades de désencerclement (offensives) et les lanceurs de balles de défense ou "Flashballs'.

"Les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l'ordre pour garantir l'exercice des libertés," ajoutent-ils

Les experts pointent également sur le risque de "sévères restrictions à la liberté de manifester" que pourrait causer la loi anticasseurs. Cette dernière permet aux préfets de prononcer des interdictions de manifester, un point pourtant validé par l'Assemblée nationale le 30 janvier dernier. Les députés godillots se trouvent ainsi blâmés par la société internationale.

Le recours du LBD par les forces de l'ordre fait d'ailleurs l'objet d'une vive polémique en France

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Le 5 février 2019,
l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi anti-casseurs par 387 votes pour (241 LREM et Jean-Christophe Lagarde), 92 contre (dont Charles de Courson, Olivier Falorni, Sylvia Pinel, François Pupponi ou Philippe Vigier, 2 LR, 1 MoDem, 16 PCF, 17 LFI et les 7 députés du RN) et 74 abstentions (M'jid El Guerrab, Yannick Favennec Becot, ou Emmanuelle Ménard, 4 LR, 4 MoDem et 13 UDI). 
Le texte devra être examiné au Sénat, en deuxième lecture, le 12 mars.
Les 50 abstentionnistes de LREM sont Eric Alauzet, Delphine Bagarry, Didier Baichère, Barbara Bessot Ballot, Eric Bothorel, Anne-France Brunet, Emilie Cariou, Jean-François Cesarini, Annie Chapelier, Fannette Charvier, Philippe Chassaing, Mireille Clapot, Yolaine de Courson, Yves Daniel, Stella Dupont, Paula Forteza, Albane Gaillot, Florence Granjus, Christine Hennion, Pierre Henriet, Caroline Janvier, Hubert Julien-Laferriere, Stéphanie Kerbarh, Loïc Kervran, Sonia Krimi, Aina Kuric, Fabrice Le Vigoureux, Marion Lenne, Marie-Ange Magne, Jacques Maire, Jean François Mbaye, Sandrine Mörch, Cécile Muschotti, Delphine O, Matthieu Orphelin, Claire Pitollat, Barbara Pompili, Hugues Renson, Cécile Rilhac, Laurianne Rossi, Nathalie Sarles, Denis Sommer, Sira Sylla, Aurélien Taché, Alain Tourret, Frédérique Tuffnell, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Patrick Vignal, Martine Wonner et Jean-Marc Zulesi.
Début janvier, le Conseil d'Etat a rejeté les demandes, émanant de la CGT et de la Ligue des droits de l'homme (LDH), de suspension de leur usage. Les juges ont estimé que le risque de violence rendait "nécessaire de permettre aux forces de l'ordre de recourir à ces armes". Mais pour tenter de répondre aux inquiétudes, Christophe Castaner a annoncé le 22 janvier que les forces de sécurité qui les utilisaient seraient désormais équipées de caméras-piétons. Selon le ministre de l'Intérieur, elles devront être "systématiquement" activées "en conditions normales",  mais pas "en cas d'agression" des forces de l'ordre. En décembre, le gouvernement avait toutefois passé commande à la Suisse de plus de 1.200 unités de LBD...

Une campagne d'affichage choc en l'honneur des Gilets jaunes mutilés 
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Et sur le mur de la honte: