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samedi 9 mars 2019

Un maire prend un arrêté interdisant de tirer au LBD sur ses concitoyens

La riposte du maire de cette petite commune de 5.000 habitants est la première du genre

LBD
Les habitants de Phalsbourg sont surnommés les Ramp-pis, abréviation de ...rempart.
Cet arrêté proscrit l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre pour ce samedi 9 mars, lors du 13e samedi de protestation  des Gilets jaunes contre l'amputation du pouvoir d'achat par la hausse des prix des carburants et des manifestants blessés par cette arme sublétale pouvant entraîner des lésions graves et irréversibles, voire mortelles. 

A Noël 2018, Castaner a pourtant lancé un appel d'offres pour 1.280 LBD... Le premier appel d'offres avait été lancé par le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, dont le ministre de l'Intérieur était Daniel Vaillant.
La France est le seul pays de l’Union européenne à employer cette arme et Amnesty International a publié mi-décembre un rapport alarmant sur l’état des violences policières en France. Du fait de sa haute dangerosité, le Défenseur des droits, Jacques Toubon (30.000 euros par mois), demandait déjà son retrait en janvier 2018 de la dotation des forces de sécurité, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale. Il estimait en effet que "[ses] caractéristiques techniques et [ses] conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre". Toubon se maintient à ce poste où ses avis sont considérés comme lettre morte : un emploi fictif, donc. 
La portée de ce texte n'est toutefois que symbolique.
Dany Kocher, maire lorrain DVG de Phalsbourg (Moselle), a publié un arrêté municipal adressé directement au Commandant de la Brigade de Gendarmerie de la ville, interdisant l'utilisation de lanceurs de balles de défense, LBD commercialisé sous la marque Flash-Ball. Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'information ce samedi matin, a dévoilé une copie de la décision, encore relayée par le journaliste David Dufresne.

Le document, qui comporte une erreur de date dans son corps de texte, n'a cependant pas de force contraignante sur la Gendarmerie, cette dernière agissant sur ordres du préfet et du ministère de l'Intérieur.

Dany Kocher se fonde sur la demande du commissariat aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Pour motiver sa décision, il invoque cette organisation intergouvernementale de 47 membres  qui demande à la France de suspendre l'usage du "LBD40". 
L'arme a été abusivement utilisée par les forces de l'ordre depuis le début des Gilets jaunes : plus de 13.000 fois, selon le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a indiqué que l'arme a fait "environ 2.200 blessés parmi les manifestants".

Laurent Nuñez s'est exprimé jeudi 7 mars devant les sénateurs à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par le Sénat.

Les habitants de sa commune de Forcalquier sont-ils preneurs de ses lanceurs de balles de défense?

dimanche 3 février 2019

Acte XII : des Gilets jaunes pacifiques par milliers contre les violences policières sur ordre de Castaner

Plus de 60.000 manifestants ont encore défilé en France contre les violences ordonnées par le ministre de l'Intérieur

58.600 Gilets jaunes" ont défilé dans le pays, ce samedi, selon le ministère de l’Intérieur

Patrick Vignal (LaREM) aux gilets jaunes :
Au lendemain de la décision du Conseil d'Etat de maintenir l'usage des lanceurs de balle de défense (LBD) dans les manifestations, une "grande marche des blessés", en hommage aux victimes des violences policières sur ordre de Castaner s’est mise en route dans le calme vers midi à Paris, deux mois et demi après le début de ce mouvement  inédit de contestation sociale.

Parties de la place Félix-Eboué dans le XIIe arrondissement de Paris, plusieurs milliers de personnes ont d’abord rallié la place de la Bastille en milieu d’après-midi derrière un kaléidoscope de visages tuméfiés et des banderoles réclamant "l’interdiction" des grenades et des LBD. 10.500 ont participé au défilé, selon la Préfecture de police, contre 13.800, selon le cabinet Occurrence (qui se dit indépendant, ce que conteste Agoravox), un comptage rendu possible puisqu'un seul cortège était organisé dans la capitale, alors que les services du ministère de l'Intérieur peut les minorer les chiffres de participation partout ailleurs en France. 

Jérôme Rodrigues, après sa blessure samedi 26 janvier 2019.
Le cortège, dédié aux victimes de violences policières, a réservé un accueil de rock star au Gilet jaune  Jérôme Rodrigues, gravement blessé à l’œil droit, ci-contre, le 26 février, soit par un Flash-ball (LBD 40), soit par une grenade de désencerclement, ce que déterminera peut-être l'enquête de l'IGPN.
"Ce sont des blessures qui mutilent, qui détruisent des vies alors que nous sommes des pacifistes", a souligné Antonio, un des organisateurs de la marche, lui-même blessé par une grenade GLI-F4.

En pleine polémique sur les LBD 40 qui blessent et mutilent des manifestants, plusieurs dizaines de milliers de Gilets jaunes ont dénoncé ce samedi les violences policières à travers la France, lors d’un acte 12 pacifique, finalement de nouveau marqué par des heurts avec la police, principalement à Paris et Bordeaux.
Les chiffres officiels de participation concoctés par le ministère de l’Intérieur (58.600 personnes) permettent au gouvernement des comparaisons qui l'arrangent (69.000 la semaine dernière, pour l'acte XI) et de faire de la désinformation, mais ses estimations sont contestés par les Gilets jaunes. 

Provocations et heurts à Paris et Bordeaux

A Paris, des échauffourées ont éclaté peu après l'arrivée de la tête du cortège place de la République. Au moins 10 interpellations ont eu lieu, selon des chiffres communiqués par la préfecture de police de Paris.
Une centaine de manifestants vêtus de noir, masqués ou cagoulés et identifiés comme des "Black bloc" ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre stationnées à proximité, lesquelles ont riposté avec des gaz lacrymogènes, des charges et en utilisant un camion lanceur d'eau. 
Des Gilets jaunes ont dû chasser les "Black bloc" (activistes violents anticapitalistes, internationalistes et anarchistes) que la police de Castaner (un ex-membre des cabinets ministériels de Catherine Trautmann et de Michel Sapin, sous le gouvernement PS de Lionel Jospin.) avait laissé s'infiltrer dans le cortège, en sorte de  discréditer le mouvement social entier.
Quand le site "revolutionpermanente" livre sa version des faits, ça donne ça:

"Nous relatons ci-dessous, le compte rendu de la scène est très brutale. En plein interview, un homme habillé de noir, cagoulé, surgit et crie : « Pas de partis politiques ici, vous dégagez ! », avant que d’autres hommes, une vingtaine, eux aussi cagoulés et vêtus des Gilets Jaunes pour la plupart, se ruent sur le cortège du NPA pour l’attaquer à coups de poings et de pieds. Une agression clairement revendiqué par ces militants d’extrême-droite crient « Antifa ah ah. »

« Ils ont gueulé : « la bise à Clément », témoigne un manifestant [anonyme] interviewé par Révolution Permanente. Par cette référence à Clément Méric il s’agit clairement d’une allusion à , assassiné par un militant-d’extrême. Dans la vidéo, filmée en direct, on aperçoit un militant du NPA, le nez en sang, après avoir reçu des coups de poing de la part de plusieurs militants d’extrême-droite [la vidéo existe-t-elle ? Elle n'est pas produite : le 24 novembre 2014, le magazine Spécial Investigation de Canal+ diffuse un documentaire de Thierry Vincent, « Violences de l'extrême droite : Le retour ». Le film divulgue la vidéo, objet de controverses, et confirme ainsi qu'il est impossible d'en déduire de quelle façon s'est déroulée l'agression.]. Une agression clairement revendiquée par les militants d’extrême-droite [sic]. Outre les slogans « Bisous à Clément », assassiné par un militant d’extrême-droite, on peut entendre en partant les agresseurs dire « Antifa ah ah »." [Le procès en appel est en attente]
Trente-trois manifestants ont été interpellés dans la capitale, selon la Préfecture de Police, dont 21 personnes étaient à ce stade en garde à vue, a indiqué le Parquet de Paris.

L’un des activistes a été atteint au visage par un tir de LBD 40 et évacué par les pompiers, rapporte l’AFP. 
Louis Boyard, le président du syndicat lycéen UNL, a déclaré avoir été lui-même victime d’un tir de LBD au pied. "Tout le pied semble cassé", écrit-il sur Twitter, photo à l'appui.

Autre ville-cible du mécontentement social, Bordeaux, la ville de Juppé, a été de nouveau le théâtre d’incidents en fin de manifestation.
17 personnes ont été interpellées. Visées par toutes sortes de projectiles, les forces de l’ordre ont répliqué en faisant notamment usage de LBD 40, a constaté la presse.

A Nantes, ville de Jean-Marc Ayrault, deux policiers ont été blessés lors d’une mobilisation émaillée d’incidents et de dégradations. 
Un autre policier a été blessé et quatre personnes interpellées à Morlaix (Finistère). Peu avant le début d’une manifestation, Claudie 56 ans, saisonnière au chômage, l’œil bandé, expliquait être là pour "une vie meilleure, vivre et non survivre".

Dans l’Est, à Strasbourg et Nancydes affrontements ont eu lieu entre forces de l’ordre et Gilets jaunes et trente-deux personnes au total ont été interpellées.

A Toulouse, autre place forte du mouvement, plusieurs milliers de personnes ont défilé.

Des marches ont également eu lieu à Lille (1.400 personnes selon la police, 2.000 selon les organisateurs), Marseille (2.000 selon la police), Tours ou Lyon. Partout, les manifestants arboraient cache-oeil, bandages et faux sang.

A Rennes, Pascale est venue dénoncer l’usage des LBD, expliquant avoir vu un jeune perdre un œil lors "d’une manif contre la loi travail en 2016". "Ça aurait pu être moi", explique cette dame de 59 ans.

"Si moins d’incidents sont à déplorer, je condamne fermement les dégradations et violences qui ont été commises", a tweeté Castaner, le ministre de l’Intérieur, en soirée.
Pour cette gilet jaune,
Le risque de violences rend "nécessaire de permettre aux forces de l’ordre" de pouvoir y recourir," avait estimé vendredi le Conseil d’Etat, à la stupéfaction générale, à la suite d’une demande d’interdiction du LBD.
Castaner avait pourtant reconnu que cette arme -utilisée plus de 9.200 fois depuis le début de la contestation- pouvait "blesser", tout en en défendant l’utilisation "face aux émeutiers".

Forte mobilisation à Valence

Ce samedi, les manifestants avaient également appelé à se mobiliser en masse à Valence, où le président Emmanuel Macron s’était rendu la semaine dernière pour le grand débat national. Selon la préfecture, 18 personnes ont été interpellées à Valence et "une centaine d’armes blanches ou par destination" saisies. 

Dans la ville de la Drôme où les autorités et la presse avaient créé une psychose de la peur, des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été prises, mais les quelque 5.400 manifestants ont défilé dans une ambiance bon enfant

Dans chaque ville où se rendra Macron, des Gilets jaunes prévoient d'organiser des contre-manifestations chaque week-end suivant ses meetings de campagne des Européennes, sous couvert de Grand débat national.

lundi 7 janvier 2019

Castaner va commander 1.280 lanceurs de balles de défense LBD40

Le lanceur de balles de défense, arme controversée en France

Le ministère de l'Intérieur passe outre les recommandations du Défenseur des droits

Jacques Toubon a émis un avis défavorable à l'usage de ces armes de défense de type "flash-Ball" dans les manifestations, mais Macron a autorisé le gouvernement à commander plus d'un millier de ces armes, en dépit des blessures graves causées, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes et de la mobilisation lycéenne: une dizaine d’éborgnés et des alertes des ONG.
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Alors que la mobilisation des Gilets jaunes se poursuivait pendant les fêtes, le gouvernement a fait ses achats de Noël pour faire face aux mouvements sociaux. Ainsi, selon Libération, le ministère de l'Intérieur a lancé le 23 décembre un appel d'offre pour une commande de 1.280 nouveaux lanceurs de balles de défense LBD40, des fusils d’épaule à un coup dont la munition de 40 millimètres en caoutchouc semi-rigide peut éborgner et provoquer des fractures des os de la tête..

Si le montant de l'enveloppe budgétaire de cette commande publique n’a pas été révélé par le service des achats du ministère, il devrait atteindre au moins 2 millions d’euros, selon les calculs de Libération. Depuis plusieurs années, des associations de défense des libertés publiques et, plus récemment, le Défenseur des droits ont alerté sur les dangers de cette arme utilisée par les forces de l’ordre à l’occasion de manifestations. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui élargit son arsenal en cette fin d’année, a visiblement pris la résolution de ne pas faire de quartier.

Cette commande sulfureuse comporte aussi l’acquisition de 270 lanceurs à 4 coups et 180 lanceurs à 6 coups du même calibre que les LBD 40. En l’état, ces armes pourraient tout à fait être chargées avec les mêmes balles semi-rigides en caoutchouc. Avec un risque nettement accru de blessures irréversibles. Ces fusils sont en effet capables de tirer leurs munitions en quelques secondes et sont plus lourds et donc moins maniables. Contactée par le quotidien, la Direction générale de la police nationale assure que ces lanceurs "multi-coups" sont quant à eux "destinés à tirer exclusivement des grenades lacrymogènes, fumigènes ou assourdissantes".

Si les autorités ne communiquent pas sur la comptabilité officielle des blessures, ces dernières semaines, le LBD 40 est suspecté d’avoir blessé gravement plus de 30 personnes, dont 10 ont été éborgnées. C’est le cas d’Antoine C., 25 ans, blessé à l’œil le 8 décembre place de la République, et qui a depuis porté plainte contre les forces de l’ordre. Selon le procès-verbal, qui consigne un premier récit des faits, le jeune homme a été touché au visage alors qu’il tentait de s’éloigner de la manifestation qu’il était venu observer par curiosité : "Il y a eu un mouvement de foule, je regardais ce qu’il se passait. D’un coup, je suis tombé. J’étais un peu sonné, les gens autour de moi m’ont aidé à me relever. J’entendais "il l’a pris dans l’œil, il l’a pris dans l’œil"."
Antoine C. se rend alors compte que du sang coule de son visage et les médecins lui annoncent qu’il a une fracture du plancher orbital et qu’il a perdu la vue de cet oeil. 
"Ce sont des armes qui sont fréquemment utilisées par les fonctionnaires de manière offensive à des distances non réglementaires et sur des parties du corps interdites", estime son avocat Arié Alimi. 

Plusieurs lycéens ont aussi été blessés gravement au visage lors de mobilisations devant leur établissement. La première semaine de décembre a été particulièrement désastreuse. A chaque fois, le LBD 40 est soupçonné d’être à l’origine des blessures. Le 4 décembre, à Grenoble, Doriana, 16 ans, a eu la mâchoire fracturée et des dents cassées. Le lendemain, à Garges-lès-Gonesses (Val-d’Oise), Issam, 17 ans, a eu lui aussi la mâchoire fracturée et un bout de la joue arraché. Le même jour, près d’Orléans, Oumar, 16 ans, a eu un enfoncement de l’os du front et d’importantes fractures. Le 6 décembre, enfin, à Béziers et Vénissieux, Jean-Philippe et Ramy, 16 ans, ont été mutilé à l’œil gauche. On peut encore citer cet élève de 16 ans atteint à la tête le 5 décembre dans la banlieue d’Orléans (centre).

Au départ, l’utilisation du LBD 40 n’était pas prévue lors des manifestations. En 1998, Christian Arnould, alors chef du bureau des équipements du service central des CRS, s’y était d’ailleurs opposé : "Symboliquement, en matière de maintien de l’ordre, cela signifie que l’on tire sur quelqu’un, alors que, depuis des années, on prend soin de tirer les grenades à 45 degrés sans viser les personnes en face." Pour le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, spécialiste des questions de police, l’usage "des armes sublétales a plus d’effets délétères que positifs", car est ancrée "l’absolue certitude qu’au pire on amochera mais qu’on ne tuera pas".

Le Défenseur des droits alerte lui aussi depuis 2013 sur la dangerosité des lanceurs de balles de défense. Selon cette autorité administrative consultative et indépendante, qui est chargée de défendre les droits des citoyens en France et qui a rendu un rapport dédié au maintien de l’ordre en décembre 2017, cette arme est inadaptée "à une utilisation dans le cadre de ces opérations". En effet, cette arme "ne permet ni d’apprécier la distance de tir ni de prévenir les dommages collatéraux" car, lors d’une manifestation, "les personnes visées sont généralement groupées et mobiles ; le point visé ne sera pas nécessairement le point touché".

Dans le cadre de ce rapport, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, s’était justement engagé à ne plus utiliser cette arme dans les cortèges. Alors pourquoi un tel revirement lors des événements parisiens des gilets jaunes ? La préfecture de police répond que "les manifestations non déclarées de gilets jaunes ont pris une configuration de violences urbaines" et qu’il "n’était pas question dans ce cadre de laisser les policiers démunis d’armes intermédiaires face à la violence des participants à ces attroupements".

"Mal nécessaire" ou arme excessivement dangereuse ?
 
Les lanceurs de balles de défense sont utilisés par les forces de l'ordre en France.

La controverse autour de l’utilisation des lanceurs de balles de défense a été relancée en France après les blessures de manifestants pour la défense du pouvoir d'achat et contre la réforme du baccalauréat.
"J’ai eu une fracture sous l’oeil au niveau du plancher orbital, le nez fracturé à trois endroits et 25 points de suture", assure Constant Deniaux, 43 ans, qui affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balle de défense (LBD) alors qu’il participait le 8 décembre à un barrage filtrant de Gilets jaunes sur un boulevard de la ville de Caen (nord-ouest).
"Je ne sais pas pourquoi j’ai été visé", poursuit Constant Deniaux. "J’étais à 30 mètres, sur les hauteurs, et j’étais observateur. Je pense que j’ai été visé délibérément", estime ce technico-commercial, actuellement au chômage, qui dit faire partie "des personnes blessées inutilement".

Le ministère de l'Intérieur commande 1 280 lanceurs de balles de défense LBD40
"Choquées» par ces incidents, quelque 200 personnalités en France, dont plusieurs députés, ont appelé début décembre à interdire "immédiatement" l’usage de ces fusils.

Le 14 décembre, Amnesty international a exhorté la police française à "cesser de recourir à une force excessive contre les manifestant.e.s et les lycéen·ne·s".

Pour l’heure, le 18 décembre, la Cour européenne des droits de l’Homme a rejeté une requête de manifestants blessés par des tirs de LBD et qui en demandaient l’interdiction en urgence. 

Depuis le début de la mobilisation des «gilets jaunes» le 17 novembre, les blessures par LBD et d’autres violences policières présumées ont pour l’heure abouti à 48 saisines de l’IGPN, la police des polices.
L’IGPN avait ouvert huit enquêtes liées à l’utilisation de lanceurs de balles de défense en 2017 et onze en 2016, année marquée par les manifestations contre la 'loi travail' de Muriel Pénicaud, émaillées de violents incidents.

Bien qu'il se dise à l'écoute, le pouvoir continue de défendre une arme non létale dont l’usage est réglementé. Mieux, il renforce sa force de frappe.
"L’utilisation du LBD est très cadrée et s’appuie sur un cadre légal précis", affirme une source policière, évoquant notamment des formations obligatoires et l’obtention d’un certificat d’aptitude.
"Le LBD est une arme intermédiaire, utilisée pour stopper des manifestants et arrêter les individus dangereux ou agressifs envers la police", assure Jean-Louis Courtois, expert en armes auprès de la Cour d’appel de Paris et rédacteur en chef de la revue Commando magazine.
"C’est le matériel le plus adapté avant l’utilisation létale d’une arme à feu", soutient-il. "Le retrait de ce type de matériel mettrait en danger les fonctionnaires de police", assure-t-il, pour qui l’utilisation du LBD est "un mal nécessaire".

Pour Vincent Denis, maître de conférence en Histoire moderne à La Sorbonne et spécialiste de la police, l’utilisation des LBD, à partir de la fin des années 90, a toutefois marqué "un tournant" en France, car "la doctrine du maintien de l’ordre depuis 1945 était de ne pas tirer sur les manifestants".
Si ces armes ne sont pas létales, elles blessent "pour la vie", ce qui "contribue à alourdir le bilan en matière de blessés", nuance V. Denis.

Depuis début décembre, David Dufresne collecte sur Twitter des vidéos de violences policières présumées lors des récentes mobilisations en France et le journaliste-documentariste indépendant s’étonne "qu’il y a ait si peu de débat autour de ces dizaines de blessés" par LBD.
"Depuis les manifestations contre la loi travail, l’affrontement est complètement assumé", estime le journaliste, ajoutant qu’ "il y a une forme de militarisation du maintien de l’ordre qui n’était pas du tout à l’oeuvre jusqu’ici".

mercredi 15 décembre 2010

Attaque de banque: les voyous suppléent Cantona dans le 9.3

Nouvelle attaque contre une banque en Seine-Saint-Denis

La grande pauvreté justifie de gros moyens !


Une groupe de trois hommes a attaqué un distributeur de billets à Dugny, 10.000 habitants, ce mercredi matin en Seine-Saint-Denis,
à l'aide d'une voiture-bélier qui a défoncé la façade. (photo ci-contre)

Deux hommes
ont lancé un véhicule 4x4 contre le distributeur de la BNP de Dugny, blessant au passage un travailleur aux 35 heures, employé de la banque, qui était en train de le recharger.
Ils se sont enfuis à bord d'une autre voiture conduite par un troisième homme. Ni vus, ni connus. On ignore pour l'instant le montant de leur butin. Pourvu qu'ils puissent emmener leurs petits à la neige, voilà ce qui importe...

La Seine-Saint-Denis, paradis du grand banditisme

Ce hold-up survient au lendemain d'une attaque à l'explosif et à la kalachnikov, arme de guerre, contre une banque d'Aulnay-sous-Bois (toujours en Seine-Saint-Denis) qui a fait un blessé grave parmi les employés.

Avec ses flash-balls, la police exerce un impressionnant pouvoir dissuasif
Les policiers et leur taser ne font plus peur qu'aux socialistes, à leurs amis journalistes militants et à quelques moins de 13 ans... Le Parti socialiste et Claude Bartolone, président PS du Conseil général, sont d'ailleurs tombés d'accord avec le grand banditisme équipé de fusils mitrailleurs pour réclamer plus de ...prévention !

Bartolone n'est encore responsable de rien
Il avait fait le déplacement jusqu'à France Info pour le clamer, ce matin justement. Son département ne parviendrait pas à entretenir une police municipale efficace: endetté et responsable d'emprunts toxiques (! lien PaSiDupes), il assure que son petit département est plus pauvre qu'une ville comme Nice. Christian Estrosi, son maire, a simplement opté pour une politique de sécurité, tandis qu' en bon idéologue socialiste, Bartolone préfère ventiler -à fonds perdus- ses ressources sur les associations et des subventions diverses, à des fins électoralistes, et incriminer les pouvoirs publics.
Son image de rebelle plaira-t-elle longtemps aux honnêtes gens autant qu'aux voyous ? Lien PaSiDupes

lundi 13 décembre 2010

Marseille - Le dément, agresseur d'un voisin, est décédé

Le flash-ball ou l'arme à feu, il faut choisir
L'homme blessé par un tir de flashball ce dimanche est mort lundi 13

Les faits: l'homme semblait en état de démence
Peu avant 15 heures, dimanche, une patrouille de police est intervenue sur un conflit de voisinage. A son arrivée, les fonctionnaires de police auraient été pris à partie par un homme refusant de se séparer d'un couteau avec lequel il venait de blesser son voisin. L'un des policiers - atteint à la tête par une tasse de verre - aurait alors répliqué d'une décharge de flashball. Il a atteint l'agresseur au thorax.
Légitime défense
Selon les premières auditions effectuées par cette dernière, le forcéné semblait en état de démence au moment des faits
et allait lancer un autre objet quand le policier a tiré.
Hospitalisation des blessés
L'agresseur, déjà connu des services de police pour de petits délits, avait été évacué dans un "état grave" sur l'hôpital militaire de Lavéran. Les marins-pompiers ont dû prendre également en charge le voisin légèrement blessé d'un coup de couteau par le forcéné et un fonctionnaire de police dont la blessure est qualifiée de légère.
Un porte-parole du bataillon des Marins-pompiers de Marseille a précisé que "l'homme se trouvait en arrêt cardio-ventilatoire à l'arrivée des secours. Les marins-pompiers sont parvenus à le ranimer".
Une autopsie
Jean-Jacques Fagni, procureur de la République adjoint de Marseille, a précisé qu'une autopsie devait avoir lieu "le plus rapidement possible", a priori le lundi 13 en fin d'après-midi, pour rechercher les causes de sa mort, ajoutant qu'il ne disposait pas alors de "plus d'éléments sur les circonstances d'usage du flashball".

Faut-il désarmer les forces de l'ordre ?

  • Dimanche, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait appelé "à la plus grande prudence". "J'ai encore en mémoire ce qui s'est produit il y a quelques jours: une personne qu'on avait présentée comme (...) décédé des conséquences d'un tir de (Taser), (...) l'analyse médicale a montré que très certainement cela n'était pas le cas", a-t-il dit.
    Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer si le Flash-Ball a été utilisé conformément aux normes d'usage, tandis que la Sûreté départementale enquêtera sur la rixe elle-même.

  • Le Parti communiste français a demandé ce lundi "un moratoire de toute urgence". "Faisant suite aux nombreux accidents ayant entraîné des blessures graves depuis sa mise en service, le flash-ball, arme soi-disant non-létale, démontre aujourd'hui que son utilisation peut être fatale". Le PCF préconise-t-il l'usage d'armes à feu, qui seraient 'non-létales' ou une décision de désarmement des policiers, qui ne leur serait pas 'fatale' ?

  • Pour sa part, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) des Bouches-du-Rhône a dénoncé une arme "qui mutile et qui tue" et posé "la question de son interdiction". Cette association fait-elle une proposition constructive de protection des fonctionnaires de police ou considère-t-elle que ce ne sont ni des citoyens, ni des hommes avec des droits ?

  • Europe Ecologie Les Verts "demande l'interdiction de l'usage de ces nouvelles armes inadaptées aux interventions policières (...) et sources de bavures policières".
    Lien PaSiDupes vers Montreuil et Voynet
    Les altermondialistes Verts et rouges réclament-ils des armes biologiques ?

  • Les trotskistes du NPA ne gardent le silence que parce qu'ils sont poursuivis par la société Taser. Lien PaSiDupes
  • L'opposition milite pour que force reste à la rue

    Force doit rester à la loi

    L'opposition dénonce et dénonce encore, mais ne veut ni du taser, ni des armes à feu et ne fait aucune proposition pour que la loi soit appliquée et la protection de la population assurée.
    En attaquant la police pour son usage du taser, après avoir fait campagne contre son usage des armes à feu, autant dire que, pour la gauche, un fonctionnaire de police à moins de prix qu'un malfrat.
    En refusant à la police les moyens de se protéger dans l'exercice de ses fonctions consistant à faire respecter les personnes et les biens, la gauche politicienne expose l'ensemble de la population aux délinquants et aux déments, récidivistes ou non. Hors situation de prévention, les forces de l'ordre ne doivent pas être exposées, désarmées et systématiquement critiquées.
    Lien Causeur et PaSiDupes: "l'insécurité, c'est la gauche"

    La gauche chercherait-elle à donner des armes au FN ?

    Il est simpliste, et surtout irresponsable, de ne proposer rien d'autre que la suppression du flash-ball. A l'origine envisagé comme un substitut dissuasif aux armes à feu, le taser est moins radical. Malgré ce relatif progrès, l'opposition conserve ses habitudes de dénigrement et se complaît dans la facilité de l'accablement permanent des pouvoirs publics et des forces de l'ordre. C'est au point que ses reproches ne portent plus, puisque l'opposition s'enferme - pour longtemps - dans la dénonciation systématique: quelles que soient les avancées technologiques, les bavures policières persisteront, sauf à lancer, face aux criminels armés et sur-équipés ou déments, des policiers les mains nues.
    A défaut de voyous tout-puissants à soutenir et histoire de conserver son créneau de critique des pouvoirs publics, alors la gauche serait peut-être amenée à compatir au sort des fonctionnaires de police...
    Lien PaSiDupes: policiers victimes du devoir

    Le PCF, Europe-Ecologie/Les Verts et la LDH s'indignent-t-ils équitablement ?

    lundi 16 août 2010

    L'insécurité, c'est la gauche

    Le PS, boulet de la France

    La gauche prend les Français pour des cons imbéciles

    L'âne Aubry, l'ânesse Royal et l'ânon Hamon
    En freinant des quatre fers, le PS ralentit le convoi des réformes. En brayant pour de l'herbe fraîche à tout propos, la gauche fait plus de bruit que dix UMP au travail. Cliquer sur l'image pour en sourire

    Mais les Français ne sont pas les bourriques qu'ils croient. Lire PaSiDupes et la saine réaction d'Elisabeth Lévy (Causeur)
    Et les acteurs politiques responsables se lassent de leurs cris. Lire PaSiDupes sur la violence qui rassemble le PS et le FN

    Conseiller régional d'Ile-de-France, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre reproche aux maires socialistes de ne pas jouer leur rôle de «pivot de la police de proximité».
    La relance du débat sur l'insécurité marque-t-elle le début de la campagne présidentielle de 2012 ?
    Frédéric LEFEBVRE. - Ce ne sont pas les politiques qui ont relancé ce débat, c'est la réalité qui impose d'agir. (Lire PaSiDupes sur les violences de Grenoble) La sécurité a été un enjeu en 2002 car la délinquance générale avait augmenté de 15 % après les années Jospin et il a fallu toute l'énergie de Nicolas Sarkozy pour inverser la vapeur. Résultat, après huit ans : la délinquance a baissé de 17,5 %. Mais la très forte abstention aux régionales a traduit de nouvelles attentes des Français, notamment sur la question des gens du voyage et des Roms. Ils veulent aussi une fermeté totale contre l'économie souterraine, cancer des sociétés modernes auquel nous avons décidé de déclarer la guerre.

    Face à cette très grande attente, le tournant pris par Nicolas Sarkozy dans son discours de Grenoble n'est-il pas trop tardif ?
    On ne peut pas parler de tournant mais de nouvelle étape. Depuis 2002, beaucoup ont été franchies dans la guerre contre l'insécurité. Des flash-ball aux peines planchers pour les multirécidivistes en passant par la réorganisation police-gendarmerie. Sans oublier le maire, qui s'est vu donner, en plus de ses pouvoirs de police, de nouveaux outils de prévention de la délinquance. Les socialistes nous rebattent les oreilles avec la police de proximité, mais dans les villes qu'ils gèrent, ils refusent souvent, par idéologie, d'utiliser les polices municipales, la vidéoprotection, le rappel à la loi pour les mineurs délinquants, alors que le maire est le pivot de la police de proximité. Le combat contre la voyoucratie doit être celui de la société tout entière, État et élus locaux.

    Les politiques seraient-ils plus frileux que l'opinion en matière de répression ?
    Pas tous. C'est le petit monde politico-médiatique qui reste sourd aux attentes du peuple. Nicolas Sarkozy a eu beaucoup de bâtons dans les roues depuis 2002, mis par une gauche qui est dans un déni tactique de la réalité pour faire monter le FN et n'a pas tiré les leçons de la présidentielle quand ce dernier l'a dépassée, mais aussi par une partie de la majorité, heureusement de plus en plus isolée.

    La gauche a-t-elle tort de vous accuser d'occuper le terrain de la sécurité pour faire oublier l'affaire Bettencourt ?
    Il est quand même singulier de nous reprocher de répondre aux attentes des Français ! Il ne faut pas inverser les rôles. C'est la gauche qui se sert de cette affaire pour faire diversion, parce qu'elle n'a pas le courage de prendre position sur la délinquance, comme sur les retraites. En démolissant les personnes, ils éloignent les Français de la politique. En diabolisant en permanence les questions qui touchent à la sécurité ou à l'immigration ils participent à l'exaspération de millions de Français. La gauche commet une faute lourde car la sécurité est un enjeu de justice pénale mais aussi de justice sociale. Ce sont les plus modestes qui sont les plus exposés.

    vendredi 13 août 2010

    Le politiquement correct met les Français à bout

    La gauche ne joue pas le pourrissement: elle souffle sur la braise

    VOIR et ENTENDREdes témoignages entendus sur RMC (juillet 2010) qui,
    s'ils font froid dans le dos, laissent la gauche républicaine non pas indifférente, mais pleine d'espoir et de désirs d'avenir:


    A qui profite cette situation ? Aux autistes de la politique


    Par ses refus et ses blocages, ses rumeurs insidieuses et ses déclarations incendiaires, la gauche hostile - des républicains mais aussi des radicaux - qui refuse de recourir aux moyens légaux mis à la disposition de ses élus -videosurveillance (lire PaSiDupes) par exemple - favorise la violence. Par sa façon d'envenimer le débat, elle contrecarre les efforts du pouvoir. Et par la promesse d'impunité, elle incite les délinquants.
    Sans compter les insultes proférées depuis la "république du respect" !
    Sa Cynique Majesté Royal n'a-t-elle pas annoncé la couleur en "sentant un vent de révolte" se lever ?

    lundi 9 août 2010

    A gauche, la justice sociale ne justifie pas plus de sécurité

    Frédéric Lefebvre fustige la lâcheté du PS sur la délinquance et les retraites

    Le Figaro a publié un entretien avec le porte-parole de l'UMP, le 08/08/2010

    «La sécurité, un enjeu de justice sociale»

    Conseiller régional d'Ile-de-France, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre reproche aux maires socialistes de ne pas jouer leur rôle de «pivot de la police de proximité».

    Le Figaro - La relance du débat sur l'insécurité marque-t-elle le début de la campagne présidentielle de 2012 ?
    Frédéric Lefebvre. - Ce ne sont pas les politiques qui ont relancé ce débat, c'est la réalité qui impose d'agir. La sécurité a été un enjeu en 2002 car la délinquance générale avait augmenté de 15 % après les années Jospin et il a fallu toute l'énergie de Nicolas Sarkozy pour inverser la vapeur. Résultat, après huit ans : la délinquance a baissé de 17,5 %. Mais la très forte abstention aux régionales a traduit de nouvelles attentes des Français, notamment sur la question des gens du voyage et des Roms. Ils veulent aussi une fermeté totale contre l'économie souterraine, cancer des sociétés modernes auquel nous avons décidé de déclarer la guerre.

    Face à cette très grande attente, le tournant pris par Nicolas Sarkozy dans son discours de Grenoble n'est-il pas trop tardif ?
    On ne peut pas parler de tournant mais de nouvelle étape. Depuis 2002, beaucoup ont été franchies dans la guerre contre l'insécurité. Des flash-ball aux peines planchers pour les multirécidivistes en passant par la réorganisation police-gendarmerie. Sans oublier le maire, qui s'est vu donner, en plus de ses pouvoirs de police, de nouveaux outils de prévention de la délinquance. Les socialistes nous rebattent les oreilles avec la police de proximité, mais dans les villes qu'ils gèrent, ils refusent souvent, par idéologie, d'utiliser les polices municipales, la vidéoprotection, le rappel à la loi pour les mineurs délinquants, alors que le maire est le pivot de la police de proximité. Le combat contre la voyoucratie doit être celui de la société tout entière, État et élus locaux.
    Xavier Bertrand défie la Ch'tite Aubry: les communiqués du PS s'est fini; passons au face à face

    Les politiques seraient-ils plus frileux que l'opinion en matière de répression ?
    Pas tous. C'est le petit monde politicomédiatique qui reste sourd aux attentes du peuple. Nicolas Sarkozy a eu beaucoup de bâtons dans les roues depuis 2002, mis par une gauche qui est dans un déni tactique de la réalité pour faire monter le FN et n'a pas tiré les leçons de la présidentielle quand ce dernier l'a dépassée, mais aussi par une partie de la majorité, heureusement de plus en plus isolée.

    La gauche a-t-elle tort de vous accuser d'occuper le terrain de la sécurité pour faire oublier l'affaire Bettencourt ?
    Il est quand même singulier de nous reprocher de répondre aux attentes des Français ! Il ne faut pas inverser les rôles. C'est la gauche qui se sert de cette affaire pour faire diversion, parce qu'elle n'a pas le courage de prendre position sur la délinquance, comme sur les retraites. En démolissant les personnes ils éloignent les Français de la politique. En diabolisant en permanence les questions qui touchent à la sécurité ou à l'immigration ils participent à l'exaspération de millions de Français. La gauche commet une faute lourde car la sécurité est un enjeu de justice pénale mais aussi de justice sociale. Ce sont les plus modestes qui sont les plus exposés. Lire PaSiDupes

    mardi 14 juillet 2009

    La maire D. Voynet charge la police à Montreuil

    Plein d’avenir, un intermittent du journalisme témoigneC’est avec un rare parti pris que Dominique Voynet, maire de Montreuil-sous-Bois, près de Paris, s'est violemment élevée mardi 14 contre l'intervention des forces venue la veille rétablir l'ordre sur sa commune perturbée par une manifestation contre de présumées violences policières.
    La police avait dû intervenir pour évacuer un squat d'intermittents du spectacle (politique) que tolérait la maire Voynet, malgré les nuisances et risques associés supportés par la population.

    De bon matin sur France Info, l’ancienne dirigeante des Verts a prononcé le réquisitoire de ce qu’elle appelle une "démonstration de force totalement inutile qui a généré à son tour le désordre". Elle en a profité pour insinuer que l’ordre venait 'probablement’ "d'en haut". Même le directeur régional de la police ne serait pas responsable: sur la radio de service publique, la Verte semblait connaître le coupable: l'hyper-actif désigné à mots couverts sur France Info ne serait autre que "qui vous savez"... Et si c'était Brice Hortefeux, ce serait du pareil au même, puisque, sans le début d'une preuve, on peut accuser tout le monde. La rumeur fait le reste et les dégâts qu'on sait dans les quartiers. Que Cohn-Bendit lui fasse de l'ombre ne justifie en rien ces graves insinuations.
    La maire D. Voynet était intarissable et véhémente.
    La "manifestation dans laquelle la tension était palpable, dans laquelle aucune violence n'a été commise [de l'art de faire du volume avec pas grand chose !], a été dissoute assez violemment [ah, tout de même...] par les forces de l'ordre", a-t-elle déploré. Tout cela n'est-il pas un brin subjectif, mais clairement tendancieux? Quoi qu'il en soit, la maire D. Voynet serait manifestement fâchée que les troubles ne rebondissent pas.

    Un journaliste stagiaire du Monde qui couvrait le rassemblement a été placé en garde à vue pendant la nuit bien qu'ayant fait état de sa 'qualité' [le terme est adéquat, mais révélateur du fait que l'aristocratie a transmis ses privilèges à la classe médiatique], rapporte le quotidien mardi. Le "jeune" intermittent était-il véritablement en reportage pour le journal Le Monde ?

    La veille du 14 juillet, date à laquelle le sport national dans les quartiers consiste à brûler des voitures de travailleurs (500, cette année), des intermittents du spectacle avaient en effet appelé à manifester lundi soir justement précisément, contre l'expulsion évidemment 'musclée', d'une quinzaine de squatters appartenant à des milieux artistiques d'une ancienne clinique de la ville de la maire Verts: c'était le 8 juillet, soit tout de même 5 jours plus tôt...

    La presse ne s’interroge pas sur l’objectivité du témoignage d’un manifestant. Elle cite les propos de Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans, qui affirme avoir été grièvement blessé à l'oeil par un tir de flash-ball lors d'une manifestation qui avait suivi cette expulsion. Comme chacun sait, les manifestants sont souvent eux-mêmes équipés de flash balls. Logiquement, celui-ci aurait dû perdre cet oeil. De plus, le projectile ne provient donc pas nécessairement des rangs de la police.

    Dans un communiqué, la Coordination des intermittents et précaires affirme qu'il s'agit de la quatrième personne à avoir perdu un oeil depuis le début de l'année à la suite d'un tir de cette nature. "Grièvement blessé à l'oeil" est devenu "perte d'un oeil", et pour la 4e fois...
    Les intermittents seraient-ils donc des animateurs spécialisés dans ce type d’événementiel que la coordination en est à son 4e accident de flash ball ? On ne le sait pas suffisamment, mais les intermittents du spectacle pratiquent des activités à hauts risques... Peut-être auraient-ils besoin d'un stage d'entraînement au maniement des armes ?

    Sans dissimulé la récupération politicienne des incidents, la polémiste politique a envenimé le débat.
    "La dotation en flash-ball de la police a été appuyée par l'argument que ces armes seraient 'non létales' et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu'il n'en est rien", a-t-elle estimé. Connaissant le danger présumé dont le flash-ball est accusé, il semble pourtant que, soit l’intermittent de l’agitation politique permanente a eu beaucoup de chance, soit l’arme a fait la preuve de son efficacité purement dissuasive. Dans les deux cas, la maire Voynet n’est guère crédible.

    ->
    Comme il est d’usage en pareilles circonstances, les autorités ont saisi l'Inspection générale des services (IGS, la police des polices) de cette affaire.


    La maire Voynet milite pour le réchauffement urbain
    Près de 300 personnes ont à nouveau manifesté lundi soir contre les forces de l'ordre et des heurts se sont tout naturellement produits quand la police a voulu les disperser : les manifestants étaient réunis pour en découdre.

    Dominique Voynet a poursuivi son réquisitoire en estimant que les policiers ne s'étaient pas contentés de séparer les manifestants, mais qu'ils avaient "plaqué violemment un bon nombre d'entre eux contre les murs" et "les ont frappés à coups de matraque" et "arrosés de gaz lacrymogène, devant des habitants de la ville totalement stupéfaits et effarés". Probablement devant de « jeunes » enfants et de futures mamans…

    Les policiers sont-ils tombés dans piège médiatique ?

    Le journaliste stagiaire, qui a été relâché mardi à 06h30, raconte son interpellation dans le quotidien Le Monde qui l’emploie.
    "La manifestation était en train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire: 'Toi aussi, tu viens avec nous'. Ils m'ont attaché les mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas", déplore-t-il.
    "Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de 'sales gauchos'", assure-t-il.
    Et pourquoi pas lui, puisqu’il a été pris dans la même « rafle » ?


    Les policiers sont-ils tombés dans piège politicien?

    Le journaliste stagiaire, qui a été relâché mardi à 06h30, raconte son interpellation dans le quotidien du Monde qui l’emploie.
    "La manifestation était en train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire:
    'Toi aussi, tu viens avec nous'. Ils m'ont attaché les mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas", déplore-t-il.
    "Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de '
    sales gauchos'", ajoute-t-il. Et pourquoi pas lui, puisqu’il a été pris dans la même « rafle » ?
    L’intermittent du spectacle médiatique Le petit stagiaire a honnêtement gagné son CDI…