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samedi 9 mars 2019

Un maire prend un arrêté interdisant de tirer au LBD sur ses concitoyens

La riposte du maire de cette petite commune de 5.000 habitants est la première du genre

LBD
Les habitants de Phalsbourg sont surnommés les Ramp-pis, abréviation de ...rempart.
Cet arrêté proscrit l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre pour ce samedi 9 mars, lors du 13e samedi de protestation  des Gilets jaunes contre l'amputation du pouvoir d'achat par la hausse des prix des carburants et des manifestants blessés par cette arme sublétale pouvant entraîner des lésions graves et irréversibles, voire mortelles. 

A Noël 2018, Castaner a pourtant lancé un appel d'offres pour 1.280 LBD... Le premier appel d'offres avait été lancé par le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, dont le ministre de l'Intérieur était Daniel Vaillant.
La France est le seul pays de l’Union européenne à employer cette arme et Amnesty International a publié mi-décembre un rapport alarmant sur l’état des violences policières en France. Du fait de sa haute dangerosité, le Défenseur des droits, Jacques Toubon (30.000 euros par mois), demandait déjà son retrait en janvier 2018 de la dotation des forces de sécurité, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale. Il estimait en effet que "[ses] caractéristiques techniques et [ses] conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre". Toubon se maintient à ce poste où ses avis sont considérés comme lettre morte : un emploi fictif, donc. 
La portée de ce texte n'est toutefois que symbolique.
Dany Kocher, maire lorrain DVG de Phalsbourg (Moselle), a publié un arrêté municipal adressé directement au Commandant de la Brigade de Gendarmerie de la ville, interdisant l'utilisation de lanceurs de balles de défense, LBD commercialisé sous la marque Flash-Ball. Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'information ce samedi matin, a dévoilé une copie de la décision, encore relayée par le journaliste David Dufresne.

Le document, qui comporte une erreur de date dans son corps de texte, n'a cependant pas de force contraignante sur la Gendarmerie, cette dernière agissant sur ordres du préfet et du ministère de l'Intérieur.

Dany Kocher se fonde sur la demande du commissariat aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Pour motiver sa décision, il invoque cette organisation intergouvernementale de 47 membres  qui demande à la France de suspendre l'usage du "LBD40". 
L'arme a été abusivement utilisée par les forces de l'ordre depuis le début des Gilets jaunes : plus de 13.000 fois, selon le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a indiqué que l'arme a fait "environ 2.200 blessés parmi les manifestants".

Laurent Nuñez s'est exprimé jeudi 7 mars devant les sénateurs à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par le Sénat.

Les habitants de sa commune de Forcalquier sont-ils preneurs de ses lanceurs de balles de défense?

mercredi 22 juin 2016

Manifestation contre la loi travail : interdiction le matin, autorisation à midi...

Cafouillage gouvernemental: Valls, l'"homme fort" qui avale des couleuvres

Le premier ministre ne devait rien lâcher, mais son ministre de l'Intérieur lui impose du n'importe quoi 

Mardi soir, Hollande hésitait, mercredi midi, le président opte pour un compromis dont Valls ne voulait pas entendre parler... Le pouvoir socialiste se disloque au somment.

Valls a dû céder et il ne décolère pas. L'interdiction de la manifestation des sept syndicats hostiles au projet de réforme du code du travail, c'était sa volonté. Il a été une nouvelle fois désavoué par François Hollande qui a choisi l'eau tiède... En fait, dès mardi soir, Bernard Cazeneuve avait cédé à la CGT et FO, mais Valls n'en démordait pas: un tracé de 500 mètres décidé par ses services de manière à pallier la mauvaise volonté du service d'ordre du syndicat marxiste, à assurer un maximum de protection aux biens et aux personnes et à mettre la manifestation contre la loi travail à l'abri des "casseurs", comme on nomme l'ultra gauche qui se déchaîne tout au long des cortèges, comme ce fut le cas le 14 juin, sans attendre la dislocation. Mais les leaders syndicaux s'arc-boutaient encore sur leur idée d'un défilé mobile, de la République à la Bastille.

Le premier ministre campait donc sur l'interdiction de la manifestation et ni la CGT, ni FO n'acceptait la manifestation statique. Prévenu mardi soir du blocage, François Hollande laissait le gouvernement se déchirer, se préservant. En fait, Hollande n'en démordait pas: si la protection des biens et des personnes ne peut être assurée, alors l'interdiction de manifester se justifie. En somme, le président donnait alors le sentiment de soutenir son premier ministre tant qu'il était démontré qu'on ne pouvait assurer l'ordre public autrement que par l'interdiction. On ne prenait pas en compte des "petites clauses" de réserve du président.

La manifestation interdite aura lieu
Ce ne sera pas le "défilé statique" souhaité par l'exécutif: un rassemblement dans un espace clos, c'est le Bataclan !  FO a refusé que des militants remontés comme des pendules soient parqués sous la surveillance de 2.000 policiers armés. Guantánamo ?
FO s'est opposée à la "cocotte minute" du "meeting" en plein air voulu par le pouvoir socialiste. Les stratèges de l'Intérieur ont alors inventé le circuit court (ci-dessus). Les syndicats ont accepté d'être traité comme de la volaille en batterie.

Cazeneuve passe en faiblesse, Valls lâche en force

Valls croyait pouvoir tenir une position ferme: c'était mal connaître le jésuitisme du président mou. Or, quand, ce matin, le ministre de l'Intérieur adopta la posture rigide d'interdiction du chef du gouvernement, ce fut la bronca ! Même la CFDT se mêla au concert des critiques. La réunification du front syndical marqua alors une étape décisive: les syndicats réformistes pouvaient basculer dans la radicalité. Valls perdrait alors un dernier argument massu : avec le renfort de la CFDT, les sept syndicats hostiles ne seraient plus minoritaires.  

La CGT prend le pouvoir
Cazeneuve ressort alors son compromis rangé la veille : une manif en boucle sur un mini-parcours contrôlé. Le capitaine de pédalo donna son feu vert pour cette sorte de piste de karting. Dans la matinée, le ministre de l'Intérieur quémanda  l'accord des syndicats auprès de Philippe Martinez pour la CGT et de Jean-Claude Mailly pour FO, lequel, à la sortie du rendez-vous, laisse filtrer son sentiment : "Nous ne sommes ni optimistes, ni pessimistes. On est zen, j'aimerais qu'à Matignon ils le soient autant." Ils viennent en effet d'acter les renoncements du ministre de l'Intérieur et du président Hollande contre l'avis du premier ministre, Valls, le psycho-rigide.

La ruse et la sémantique ont trouvé leurs limites. Hollande et Valls ont usé jusqu'à la corde des promesses et du vocabulaire de l'enfumage et de l'intox et abusé de la stratégie du zig-zag, comme des dépenses publiques à crédit et des postures de fermeté molle. Les syndicats veulent, non pas des mots, mais du concret. En grattant le vernis des paroles creuses,  ils ont aussi mis au jour les failles de l'exécutif et s'y sont engouffrés. Au jeu du plus malin, Valls et Hollande ont perdu.

Cette volte-face démontre que le pouvoir ne semble pas apprendre d'aucune de ses nombreuses erreurs passées. 

Le "stop and go" quasiment permanent de l'exécutif confirme qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion. Avec fermeté et détermination, il annonce une décision qu'il retire deux heures plus tard. La France qui attend de l'ordre et du travail est déboussolée; les Français qui manifestent sont confortés dans l'idée qu'une décision s'arrache sous la pression... Et, au passage, dégât collatéral : le premier ministre est discrédité comme il le fut à l'époque de la déchéance de la nationalité, qu'il a soutenue sans réserve, comme sur la première version de la loi travail avant que Hollande et la CFDT s'accordent sur un compromis...

"Le tandem Hollande-Valls est à bout de souffle"
La grosse moustache de Martinez a fait se rétracter le "Ptit Zizi". C'est le constat navré d'un député PS anonyme. "Le premier ministre est tendu comme un arc. Il prend toutes les questions que nous lui posons en réunion de groupe comme un attentat terroriste. Il serait temps qu'il parte et qu'à Matignon, Hollande nous mette un Cazeneuve, plus rond, plus calme.  Voilà qui ne devrait pas arranger le caractère du premier ministre...
Mais, un 'ptit zizi' et deux ventres mous, à Matignon et à l'Elysée, est-ce vraiment ce dont le pays a besoin ?

samedi 26 juillet 2014

Paris: interdiction du rassemblement pro-Gaza à haut risque, le 26

Hollande sera-t-il respecté ou défié Place de la République?
Manifestants révolutionnaires du NPA, trotskiste
L'AFP avait admirablement relayé l'avis de danger du pouvoir socialiste

"Après-midi à haut risque samedi [26] à Paris" La préfecture avait transmis les éléments de langage officiel, rappelant "les graves violences lors d'un précédent rassemblement", qui étaient en fait trois, Barbès, Sarcelles et Vaulx-en-Velin où flotte le drapeau palestinien... Cazeneuve tentait de faire oublier ses voltes-faces puisqu'il avait autorisé une précédente manif  par les mêmes organisateurs, trois jours avant, le mercredi à Paris, mobilisant ainsi les jeunes des quartiers. 

Le ministère de l'Intérieur a donc finalement interdit quatrième manifestation pro-hamas parisienne que les organisateurs entendaient maintenir coûte que coûte. "A chaque fois que les manifestations ont été autorisées, ça c'est toujours bien passé", affirma Olivier Besancenot
Plusieurs des mouvements appelant à la manif - Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti des indigènes de la République (PIR, à droite),
UJFP à Quimper, dont le maire
était le PS Bernard Poignant
Union juive française pour la paix (UJFP), laïque et qui milite, notamment dans le Collectif Palestine, pour la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un État (photo à droite)- ont tenté d'obtenir  la levée de cette interdiction en urgence devant le Conseil d'Etat. Mais la plus haute juridiction administrative du pays a confirmé la décision du tribunal administratif de Paris s'opposant à la tenue de la manifestation, samedi peu avant 13h30, pour un rassemblement, prévu à 15h00...

Peu après, dans une déclaration à la presse depuis la Place Beauvau, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a solennellement appelé "pour la dernière fois" les organisateurs à renoncer à leur initiative.

Saisi en procédure d'urgence, le juge du Conseil d'Etat a estimé que la préfecture de police était justifiée à invoquer pour sa décision les violences des 13 et 19 juillet, le fait que les organisateurs n'aient pas respecté le délai de trois jours pour la déclaration de la manifestation et n'aient pu démontrer leur capacité à mettre en place un service d'ordre suffisant.

Peu après, un policier est venu notifier aux organisateurs que la manifestation était bien interdite et a demandé à la trentaine de personnes rassemblées place de la République de se disperser.


"Le gouvernement veut jouer la carte du pourrissement"
"Il cherche l'escalade pour museler ce mouvement de solidarité avec la Palestine", a dénoncé un des organisateurs, 
Adnane Benyoussef, membre du bureau politique du PDP, parti marxiste tunisien. "Ils savent très bien que les gens vont venir de manière spontanée à 15h00".

La préfecture de police estimait que ce rassemblement de la Place de la République présentait les mêmes risques de violences que la manifestation interdite le 19 juillet dans le quartier populaire de Barbès et celle du 13, autorisée non loin de la Bastillemais qui avait dégénéré en débordements près de synagogues.



En fin de matinée, Alain Pojolat, du NPA, s'attendait à la venue de "plusieurs milliers de personnes". "Pour nous, tout débordement aujourd'hui sera la faute à l'interdiction par la préfecture de police d'une manifestation qu'on était parfaitement à même d'organiser sereinement", a-t-il souligné.

C'est oui, le mercredi, mais non, le samedi...

"Il n'est pas question de laisser "s'importer" en France le conflit israélo-palestinien", avait affirmé le président François Hollande, le 14 juillet 2014. Mais plusieurs voix se sont élevées contre la ligne diplomatique de la France dans le pays comme pro-israélienne.

Le Premier ministre Manuel Valls s'est essayé à  l'apaisement des musulmans de France instrumentalisés par l'extrême gauche. Il s'est ainsi rendu vendredi soir à la mosquée d'Evry-Courcouronnes, une des plus grandes du pays, pour la rupture du jeûne du ramadan, assurant qu'il n'y a  pas "deux poids deux mesures" à leur encontre.
"Quand des 'casseurs' se réclament d'une forme dévoyée de l'islam, ce sont les musulmans qui souffrent les premiers car ces actes nourrissent des amalgames insupportables", a-t-il justifié, estimant que "ces groupes radicalisés s'en prennent à votre foi, à la noblesse du message de l'islam, à ses valeurs d'ouverture, de tolérance".
"Des indignations s'expriment, c'est légitime ! Des manifestations s'organisent, c'est un droit fondamental ! Mais rien, jamais, ne pourra justifier la violence, la haine de l'autre", a-t-il encore lancé aux musulmans sidérés.

Le gouvernement a mobilisé environ 2.000 forces de l'ordre

Les sources policières ajoutent qu'elles ont reçu des "consignes de fermeté" pour intervenir "très rapidement et interpeller" en cas de non-respect de l'interdiction de manifester ou de "slogans ou manifestations antisémites". A Barbès, la police avait procédé en début d'après-midi à quatre interpellations de personnes appelant à participer à la manifestation interdite, selon une source proche des forces de l'ordre.

De leur côté, les ONG Amnesty international et Human Rights Watch se sont toutes deux inquiétées des restrictions à la "liberté de réunion".
Un cessez-le-feu de 12 heures est entré en vigueur samedi alors que des acteurs internationaux étaient réunis samedi à Paris pour tenter d'obtenir une trêve durable. 
Contrairement à l'affirmation de l'AFP, cette rencontre internationale n'a pu se tenir que parce que la trêve était déjà intervenue et non l'inverse...

samedi 19 juillet 2014

Les pro-palestiniens défient les interdictions du gouvernement, de la préfecture et du tribunal, à Paris

40 interpellations parmi les pro-Hamas 
et 15 blessés chez les forces de l'ordre

En dépit de l'interdiction de Hollande, des centaines de pro-palestiniens ont défilé contre les Israéliens, provoquant des heurts entre manifestants pro-Hamas et policiers, boulevard Barbès à Paris. Six députés socialistes avaient protesté vendredi contre l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne samedi à Paris, et avaient appelé le gouvernement à revenir sur cette décision
Manifestants pro-palestiniens rassemblés à Paris,
malgré Hollande, Valls et Cazeneuve,
et l'interdiction préfectorale, le 19 juillet 2014 
Samedi 19 juillet, alors que des milliers de personnes ont défilé pacifiquement partout  en Europe et dans d'autres villes de France, mais le rassemblement pro-palestinien a dégénéré à Paris.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et euro-député PCF-FDG 
s'affiche -en républicain?- dans la manif pro-Hamas "interdite" à Paris
Condamné par Hollande invoquant de nouveaux "risques pour l'ordre public", aussitôt interdit la veille par la préfecture de police de Paris, puis, en toute indépendance de la Justice, par le tribunal administratif de Paris qui a statué dans le sens du gouvernement, le rassemblement a de nouveau  tourné à l'affrontement entre des dizaines de sectaires et d'extrémistes de gauche et les forces de l'ordre. Au moins 40 personnes ont été interpellées et 15 policiers blessés, selon la préfecture.


Des centaines d'activistes bravent l'interdiction


Les manifestants n'ont tenu aucun compte des interdictions du président de la République et du préfet de police de Paris. "Ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité", martela François Hollande depuis le Tchad. Malgré tout, dès le début d'après-midi, des centaines d'extrémistes se sont rassemblées autour du métro Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris.

"On va tenter de partir en cortège et de négocier avec les forces de l'ordre un parcours sécurisé", avait détaillé Alain Pojolat, révolutionnaire et membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), parmi les organisateurs. "Nous sommes tous des Palestiniens" ou "Palestine vivra, Palestine vaincra", scandaient les manifestants, sous l'œil attentif de très nombreux CRS positionnés aux alentours.

Des activistes s'en prennent aux policiers 

La presse prétend que les plus violents sont des casseurs, sachant que ce sont des militants d'extrême gauche. 
Heurts entre manifestants et policiers boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014. 
Scène de heurts entre manifestants  pro-Hamas et policiers,
boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014
Un journaliste de Libération assure même que le service d'ordre de la manifestation aurait épaulé la police pour encadrer les manifestants ! Une assertion de sympathisant anonyme que contredit l'inefficacité d'une supposée collaboration ponctuelle. 
Une centaine de fanatiques s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.
Pavés et chaises prises aux terrasses de cafés -comme le weekend précédent devant la synagogue- , 
et même revêtement de  la chaussée, comme ci-contre, les activistes ont saisi tout ce qu'ils pouvaient lancer, dans un grand nuage de gaz lacrymogènes tirés par les policiers. Ils ont aussi déclenché des feux de poubelles.


Des dizaines d'interpellations et trois policiers blessés

Selon une source policière, 38 personnes ont été interpellées pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage.

Par ailleurs, quatorze policiers ont été blessés, selon cette source, outre les dégâts sur le mobilier urbain parisien et le matériel policier de la République






vendredi 18 juillet 2014

Manifestations anti-israëliennes: Cazeneuve va tenter d'y mettre un terme à Paris

Bernard Cazeneuve veut interdire la manifestation parisienne de soutien à Gaza 

Les conditions "ne sont pas réunies" pour autoriser le rassemblement prévu samedi à Paris
La scène se passe à Paris
a déclaré le ministre de l'Intérieur ce vendredi matin sur Europe 1.

Le ministre de l'Intérieur s'est prononcé ce vendredi en faveur de l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris, après des incidents survenus dimanche dernier devant des synagogues parisiennes. 
Heurts entre pro-Palestiniens et pro-Israéliens: que s'est-il passé dimanche soir à Paris?
Dimanche, la manifestation pro-palestinienne - poing levé - a conduit à des affrontements avec la communauté israélite en plein coeur de Paris. 
Bilan: trois policiers légèrement blessés et 5 interpellations.
La manifestation des pro-Hamas à Paris a provoqué des affrontements violents entre 200 et 300 militants pro-Palestiniens et 60 pro-Israéliens  dimanche après-midi en plein coeur de Paris, rue de la Roquette. Les échauffourées ont éclaté en marge de la manifestation autorisée par la Préfecture et le ministère de l'Intérieur en soutien à la Palestine. Elle a réuni dimanche 7.000 manifestants arabes et sympathisants d'extrême gauche selon la police, mais 30.000 selon les organisateurs. Rapidement, les insultes ont laissé place aux heurts. Volées dans un restaurant à proximité, des tables et des chaises ont d'abord été projetées aux abords de la synagogue.

La Préfecture et le ministère de l'Intérieur avaient autorisé le défilé. 
"Jusqu'à la place de la Bastille, la manifestation se passait bien, mais le contexte international est tellement tendu, qu'on savait qu'à la moindre étincelle, la situation pouvait dégénérer en un rien de temps", explique Stanislas Gaudon, chargé de la sécurité publique au sein du syndicat policier Alliance. A la question de savoir qui a allumé le feu, la réponse pointe les autorités qui ont pris le risque d'autoriser le déferlement d'activistes dans Paris.

La LDJ est accusée de provocation, alors qu'elle tentait de repousser l'attaque de la synagogue par les manifestants pro-Hamas.
"On a assisté à des scènes de guérilla urbaine d'une rare violence, témoigne une source policière. Des militants pro-Palestiniens ont tenté - en vain - de forcer l'entrée des synagogues de la rue de la Roquette (11e) et de la rue des Tournelles (4e) dans lesquelles se trouvaient des croyants. Les fidèles venus pour l'office sont restés confinés près de 3 heures, faute de pouvoir sortir en toute sécurité. Bilan: trois policiers ont légèrement été blessés et cinq personnes interpellées pour "violences volontaires" sur agent de la force publique.  

"Je veux appeler chacun à la responsabilité.
Je suis ministre de l'Intérieur et par conséquent garant de la sécurité pour chacun et par ailleurs ministre des cultes (...) et du respect", s'est-il souvenu sur Europe 1 au micro de Jean-Pierre Elkabbach.
Agression des forces de police de Paris par des manifestants pro-Hamas 
"J'ai condamné ces actes violents qui se sont produits dimanche", a ajouté le ministre. Ils sont "intolérables" et "je ne peux pas accepter qu'ils se reproduisent" et "prendre le risque de voir demain des Français, quelle que soit leur confession, (être) exposés à des violences". Décision attendue ce vendredi.


"Par conséquent, dans le contexte, j'ai demandé aux préfets de regarder au cas par cas" les manifestations prévues à cet égard, a-t-il rappelé. Pour "celle de demain" (samedi à Paris), a-t-il ajouté prônant implicitement son interdiction, "je considère que les conditions ne sont pas réunies pour" qu'elle se "déroule dans des conditions qui garantissent la sécurité".


La préfecture de police de Paris (PP) a déjà [ou enfin !] engagé une procédure pour interdire le rassemblement. Cette décision a été motivée "au vu des risques graves de trouble à l'ordre public qu'engendrerait" cette manifestation "dans un contexte de tension accrue", avait précise la PP, qui doit rendre publique sa décision définitive ce vendredi. 

samedi 22 septembre 2012

J-V. Placé (EELV) aimerait nous sucrer le diesel

Encore un interdit de la gauche socialo-altermondialiste 

Le président du groupe Europe Ecologie-les Verts (EELV) au Sénat a demandé l'interdiction de circuler en voitures diesel dans les grandes villes, dans trois ans, pour commencer.


Vendredi sur Europe 1, l'élu de l'Essonne et collègue de Cécile Duflot a fait de la surenchère sur la proposition lancée par le député PS Jean-Marie Le Guen. 
"Il faut indiquer le cap, dans les trois ans, d'interdiction d'utilisation du diesel dans les grandes villes", a renchéri M. Placé, le jour d'ouverture de la conférence environnementale. 
"Ce sont des mesures notamment européennes qui commencent à se mettre en place et nous, comme souvent, nous sommes à la traîne", a-t-il déploré. 

Faut-il carrément interdire ce carburant ? 

Sans nuance, ni exception pour les véhicules autres que les 4x4, 
l'élu de la gauche radicale d'Europe Ecologie-Les Verts a répondu catégoriquement: "A terme oui, bien sûr". 

"Premièrement, il y a des niches fiscales qui favorisent le diesel dans notre pays et celles-là, il faut progressivement les supprimer. J'en ai parlé à Jérôme Cahuzac", ministre du Budget et "il n'a pas été très réceptif, a admis le sectaire. Le débat parlementaire, j'espère, fera avancer la cause". 

Le sénateur écologiste a aussi pointé "la fabrication par Peugeot - sans vouloir les accabler (sic)- de voitures hybrides diesel"
Ce sont "deux messages contradictoires ! Ca devient ridicule", a estimé le totalitaire d'origine coréenne incapable de pratiquer la transition énergétique et la diversité de l'offre. 

Cet hybride ne veut voir qu'une seule tête.

Quant à Jean-Marie Le Guen, dès le 12 septembre,
 avant Placé, le recycleur Verts d'idées éculées, le Dr Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris en charge de la santé, avait déjà proposé l'interdiction des véhicules diesel dans Paris pour lutter contre les particules fines. Il suggérait alors de discriminer les bons des méchants citoyens, proposant que les "Franciliens fragilisés par la crise et qui n'ont d'autre choix que de recourir à leur voiture diesel pour venir travailler" bénéficient d'une "politique de soutien renforcée" pour remplacer leurs véhicules. Les chauffeurs de taxis sont-ils fragilisés ? 


Le ministère de l'Ecologie devait réunir le 20 septembre sept collectivités volontaires pour expérimenter des "zones d'accès prioritaires pour l'air" (ZAPA), où l'accès des véhicules les plus polluants serait restreint : Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence.L'amère de Lille n'a donc encore pas entendu cet appel: arrosait-elle la grande braderie ?