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jeudi 4 juin 2020

Oubliée l'hémorragie socialiste de 2017: Faure condamne les accords LREM-LR aux municipales

Le gardien des vestiges du PS s'inquiète des alliances de ses rivaux 

Les accords de second tour entre La République en marche et Les Républicains irritent le patron du Parti socialiste Olivier Faure

Ils constituent "un moment de clarification qui était attendu"
a-t-il commenté, doux-amer, mercredi, appelant au rassemblement à gauche.
"Partout La République en marche fait alliance avec Les Républicains", a déploré O. Faure, évoquant notamment les accords conclus mardi avec les juppéistes, à Strasbourg, Bordeaux ou Clermont.  Pour son information, Bianchi, le maire de Clermont est PS et mène officiellement une liste d'union de la gauche...

"C'est d'ailleurs logique car le premier ministre en est issu," concède-t-il, comme Le Drian, ministre des Affaires étrangères, est issu du PS. Mieux, il serait pressenti pour l'intérim de l'Edouard, s'il était élu. "Et ceux qui dominent la scène du côté de La République en marche, ce sont M. Darmanin [le ministre du Budget], M. Le Maire [le ministre de l'Economie], qui portent des propositions que portait autrefois la droite. Voilà un moment de clarification qui était attendu", a-t-il conclu.
Propos sexistes qui humilient la Garde des Sceaux, N. Belloubet, ex-adjointe socialiste de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse, la Radicale Annick Girardin, qui fut secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie de Manuel Valls, puis sa ministre de la Fonction publique, ou de Florence Parly, ministre des Armées de Macron, qui fut secrétaire d'Etat au Budget (2000-2002) de Jospin.   

De quoi Faure se plaint-il ?
Pour le premier secrétaire du PS, ces unions vont provoquer un électrochoc pour la gauche, sans qu'il s'en réjouisse pour autant. Et d'assurer qu'elle "comprend qu'il y a face à elle un bloc qui se constitue: le bloc des libéraux, des droites, de La République en marche jusqu'aux Républicains". Sans le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, alors qu'il existe des alliances similaires avec le PCF... Et dès le premier tour à Paris ! 

"Et même, on comprend que de La République en marche aux Républicains, il n'y a qu'un pas et il a été franchi". Où était-il pendant ces trois années écoulées, puisque plusieurs juppéistes sont au gouvernement : personne ne lui a dit ?... Maintenant, à la gauche d'être responsable et de montrer qu'un autre avenir est possible", a plaidé le député de Seine-et-Marne.

O. Faure cofond politiques nationale et communale

Ila ainsi notamment trouvé un paradoxe entre le discours de Macron promettant un tournant politique et les alliances de second tour des municipales.
"On a eu un président de la République qui a tenu un discours qu'on aurait presque pu tous signer aux premiers jours de la crise du coronavirus. (...) C'était là un président qui se faisait le chantre de la sociale-démocratie, de l'écologie politique", a rappelé Faure, visiblement le cocu de l'affaire.

"Et qu'est ce que l'on observe ? Qu'aujourd'hui, ce sont ses propres amis qui expliquent qu'il faut faire barrage à l'écologie dans les villes [celle punitive des ayatollahs verts] car cela serait dangereux d'avoir des pistes cyclables", a-t-il expliqué, un soupçon réducteur. 

L'union entre socialistes et écologistes a achoppé dans certaines villes et Faure en est profondément mortifié. A Strasbourg, notamment où les écolos étaient extrêmement exigeants. Faure a admis que des "dissensions n'ont pas été dépassées", en raison de... "dilemmes locaux".

Mais "on a partout des listes qui se constituent avec des gens qui ont envie de travailler ensemble, ce qui est la moindre des choses dans tous les états-majors, car (...) nous avons à lutter contre les mêmes prédateurs sur le plan social et sur le plan écologique, et nous protégeons les mêmes victimes", a-t-il encore insinué. Veut-il parler de la politique de Hollande pendant cinq ans ?

mardi 2 juin 2020

Municipales: PS et EELV joignent leurs faiblesses pour résister dans plusieurs grandes villes

Les maires sortants socialistes ne sont pas tranquilles

Le PS assurait que les alliances avec les Verts ne seraient plus automatiques...

Les candidats aux mairies achèvent les dernières tractations pour les municipales dans 5.000 communes le 28 juin. Le candidats ont en effet jusqu'au mardi  3 juin à 18h00 pour déposer leurs listes.<br>Lille (Nord), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère), Strasbourg (Bas-Rhin) sont des villes a priori acquises à la gauche, mais à quelle gauche ? S'ils n'y prennent garde, les électeurs risquent de se retrouver avec des coalitions improbables de socialistes laxistes et d'écolos totalitaires. Encouragés par leur score aux européennes et des sondages flatteurs, les candidats écologistes sont souvent partis sans ménagement à l'abordage des villes dirigées par leurs traditionnels partenaires socialistes, stratégie arrogante assumée par leurs leaders Yannick Jadot et Julien Bayou, mais jugée aggressive par les socialistes imbus de leur grandeur passée.

L’alliance traditionnelle PS-écologistes ne devait plus être automatique, mais elle est de retour. A Dijon comme à Lille, les listes PS sont arrivées en tête, mais les deux anciens ministres échouent à éviter l'humiliation d'un second tour. Les deux maires sortants ne souhaitaient pas faire de place aux Verts et François Rebsamen comme Martine Aubry harcelés, sans les nommer, par le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, n'ont pas d'autre choix. 
"Certains barons ou baronnes se disent qu’ils veulent faire sans les écologistes, comme s’il n’y avait pas eu de premier tour, comme si à certains moments on n’avait pas fait 20, 25% ou plus", explique Julien Bayou, secrétaire national EELV et ancien conseiller de Christiane Taubira.  Les écologistes arrivent en tête notamment à Lyon, Besançon ou Strasbourg. Si certains élus socialistes refusent de fusionner avec les Verts, c’est non seulement pour des raisons idéologiques et comportementales, mais aussi arithmétiques. Ces compromis promettent des mairies chaotiques.
<br>Paris: PS et EELV trouvent un accord

La liste 'Paris en commun' de la maire socialiste Anne Hidalgo et les Verts emmenés par David Belliard ont trouvé un accord de coalition dans la nuit de lundi à mardi pour le second tour des municipales à Paris.

"On a trouvé un accord sur les trois thèmes sur lesquels on travaillait depuis plusieurs jours: le projet, la gouvernance et les listes", a indiqué  le directeur de campagne de la maire, Emmanuel Grégoire. "Nous avions un projet écologique et social et nous savions qu'une coalition était nécessaire. Nous la faisons aujourd'hui avec Anne Hidalgo", a souligné David Belliard dans un entretien avec Le Parisien.

Belliard D et Najdoski Ch
9 sept 2013
Anne Hidalgo était arrivée en tête du premier tour des municipales avec 29,3% des voix et David Belliard, seulement quatrième, avec 10,8%. Il n'était pas en position de force, mais Hidalgo ne peut faire sans cet apport, puisqu'il ne suffit encore pas. En 2014, elle avait obtenu 34,4 % des suffrages et avait déjà dû signer un accord programmatique avec Europe Ecologie Les Verts pour obtenir la fusion des listes, alors que la droite LR avait gagné quatre arrondissements dès le premier tour (elle en aura six à l'arrivée).

Les écologistes "demandaient à avoir une mairie après le 28 juin", "on a dit oui et on en discutera", avoue E. Grégoire.

Par ailleurs "il était question que David Belliard entre dans l'exécutif, s'il le souhaite, c'est à lui de l'exprimer", a-t-il ajouté. 
"Il y aura au minimum une mairie écologiste durant la prochaine mandature si les électeurs et les électrices nous accordent leur confiance pour gérer Paris. A cette heure, je ne peux pas encore vous dire laquelle, mais si nous remportons l'élection, les écologistes seront parties prenantes de la gouvernance de la capitale à tous les niveaux, et je m'en réjouis", a confirmé M. Belliard.
"Je suis satisfait que nous partagions avec les équipes d'Anne Hidalgo une large part du diagnostic, sur la nécessité de 'dédensifier' la capitale ou de renforcer les solidarités notamment", a-t-il commenté sur le fond.

Sur les projets d'aménagement urbains ou encore la question de la place de la publicité à Paris, "nous sommes parvenus à trouver de nombreux compromis importants", a-t-il souligné.

"Le projet Bercy-Charenton (XIIe) va être remis à plat : le nouveau projet, qui reste à discuter, fera l'objet d'une concertation citoyenne. Nous nous engageons à ce qu'il comporte la création d'un troisième bois à Paris. Sur le TEP Ménilmontant, comme sur la friche Ordener, nous avons obtenu des garanties de refonte de ces projets avec pour objectif de préserver ou d'augmenter la part de parcs et de jardins", a précisé D. Belliard.

"Il y a eu de bonnes avancées, c'est une bonne nouvelle", s'est réjoui Julien Bayou, le secrétaire national d'EELV, au micro de Sud Radio. Les électeurs partageront-ils cette joie ?
Dans la majorité présidentielle, le dissident Villani refuse toute alliance - et compromission - avec Agnès Buzyn, candidate LREM et ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, au coeur de conflits d'intérêts avec les laboratoires internationaux qui combattent la bi-thérapie du professeur Raoult contre le coronavirus responsable de la Covid19.

La maire PS de Nantes conclut un accord avec EELV

Quand, à Paris, l'équipe de la maire sortante PS peinait encore à s'allier avec le candidat EELV, à Nantes, l'accord était déjà signé dans la nuit de dimanche à lundi 1er juin entre le PS de la maire sortante Johanna Rolland et les écologistes de la liste EELV menée par Julie Laernoes, arrivée deuxième au premier tour. Johanna Rolland, que Jean-Marc Ayrault avait posé derrière lui à la mairie de Nantes, est arrivée en tête avec 31,36% le 15 mars, largement devant Julie Laernoes (19,58%).

"L'accord de fond entre les listes de Johanna Rolland et Julie Laernoes ne nie pas les divergences entre leurs programmes respectifs. Mais il choisit de se concentrer au contraire sur des valeurs partagées et renforcées face à la crise", écrivent dans un communiqué commun les états-majors des candidates, sans prendre l'avis des militants. Les électeurs seront en revanche appelé à dire leur mot...

"Le rassemblement de la gauche et des écologistes est la réponse aux enjeux fondamentaux qui se posent pour l'avenir de Nantes, s'est félicitée la maire, en langue de bois. La crise du Covid dont nous sortons progressivement donne une acuité encore plus forte à cette nécessité du rassemblement", ajoute-elle, pour ne pas aborder les questions qui gênent. 
La tête de liste écologiste a, quant à elle, estimé qu'"il aurait été, dans ce contexte, irresponsable de passer notre tour, de ne pas essayer d'influer sur les mesures à prendre". "Il ne faut pas s'y tromper: il est en train de se passer quelque chose de fort", a-t-elle assuré. Nantais, Nantaises, vous voilà prévenu(e)s, avant l'ouverture de la pochette-surprise...

Leur accord programmatique reste flou. 
Les deux candidates affirment qu'il porte "l'ambition" - ce qui n'engage à rien - d'une "rupture dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques municipales" - ce qui paraît plutôt confus -  et "d'une action municipale profondément renouvelée pour agir à la transformation profonde de notre modèle". ous voilà renseigné(e)s !

Parmi les autres candidates susceptibles de se maintenir au second tour, Laurence Garnier, ancienne directrice des ressources humaines à PSA Peugeot-Citroën, puis à la Direction des achats, à la tête de la liste LR, avait recueilli 19,93% et  une auto-entrepreneuse dans l'éclairage d'intérieur, la député LREM, où elle est tout naturellement membre de la... commission des Lois, Valérie Oppelt, 13%. 
Où sont les hommes, Marlène Schiappa ?
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vendredi 22 mai 2020

Zèle policier à Paris: évacuation de l'esplanade des Invalides

Régime spécial de sévérité policière au centre de Paris; indulgence sur le Canal Saint-Martin

Le déconfinement reste exposé à des démonstrations intempestives de vigilance des activités.

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Les groupes ne dépassent pas 10 personnes et 
les distances physiques entre eux sont respectées
Sous un ciel bleu et des températures estivales, des Parisiens se sont déconfinés en nombre, après quelque huit semaines, et rassemblés en plein air, prenant des libertés avec les règles de distanciation physique et des gestes-barrière.

La préfecture de police a diligent ses forces de l'ordre pour évacuer l'esplanade des Invalides bondée ce mercredi 20 mai. 
Un zèle que ne subissent pas, en revanche, les amateurs de rodéos urbains qui représentent un danger grave dans les quartiers "sensibles", c'est-à-dire irritables et près aux violences et incendies de symboles de la République.

Le Canal Saint-Martin s'écoule sur les 10e et 11e arrondissements (socialistes) de Paris...

Le préfet de police a donc préféré donner à ses CRS l'occasion de prendre de l'exercice au détriment de populations placides et les rappeler, manu militari, à leur obligation de respect des gestes-barrière contre le coronavirus et la distanciation physique, jusque dans un lieu ouvert et sain, débarrassé de la pollution des voitures.

Le préfet de police a lancé ses CRS sur les amoureux de l’esplanade des Invalides

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Le VIIe arrondissement de Paris n'est pas connu pour des incivilités et des mises en danger d'autrui. Justement! La cible facile se prêtait à merveille à une opération de com' à moindre frais. Les personnes présentes ne participaient pas à un rassemblement organisé et n'avaient rien de fauteurs de troubles, mais les hommes de Castaner ont pourtant choisi la manière forte pour mettre un terme brutal à ce moment inédit, historique, de retrouvailles et de convivialité par petits groupes d'amis qui s’étaient retrouvés pour profiter d'une belle soirée printanièredans l’herbe haute, ce mercredi 20 mai. 

Avançant en ordre de bataille, des dizaines de policiers ont donc chassé tout ce petit monde.
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Armés de matraques et prêts à "dégainer" !
Les "forcénés" ont obtempéré, sans opposer de résistance à la "battue" organisée par le préfet:


Alors que l’évacuation était en cours, le député LR des Bouches-du-Rhône Eric Diard a exprimé sa désapprobation de la stratégie de déconfinement du gouvernement. "L’ouverture des restaurants et des cafés est-elle plus dangereuse que les milliers de personnes qui s’entassent dans les pelouses des Invalides?", s'est-il interrogé sur Twitter, accompagnant son message d’une photographie éloquente.

mercredi 20 mai 2020

La quantité de masques jetés au sol indigne les éboueurs

Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

A Lyon, les éboueurs s'insurgent contre l'abandon de masques par terre
Des gants et masques abandonnés sur la voie publique
Sans négliger le risque sanitaire augmenté de propagation du virus
Dans les rues de Paris ou de Lyon, on peut voir des masques chirurgicaux joncher le sol, mais aussi des masques en tissu ou des masques et des gants de chantier: un manque de civisme qui exaspère les éboueurs. 
Quelques masques jetés par terre dans les rues de Paris.

Des photos prises pendant leur tournée justifient leur indignation.
"Les masques, on ne les jette pas par terre, ni dans le bac de tri... c’est dans un sac fermé et dans la poubelle grise...", rappellent-ils sur Twitter. "Et ça y’a vraiment besoin de le rappeler!"

L'information de couleur de poubelles méritait d'être indiquée explicitement, ce que les technocrates du ministère de l'environnement ne parviennent pas à faire:


Le ministère de la Santé a, quant à lui, publié une liste précise de gestes à adopter pour ce type de déchets dès fin mars. 
Il recommande ainsi d'utiliser un sac à part pour les masques, mouchoirs à usage unique ou encore bandeaux pour le nettoyage des surfaces des habitations. Ce sac doit être résistant et disposer d’un système de fermeture fonctionnel. Il doit être soigneusement fermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères.
Mais les messages du gouvernement ressassent les mêmes consignes concernant les gestes-barrière, au détriment  de conseils sur la gestion individuelle des masques et gants souillés.

La mairie de Paris appelle au civisme


"Il faut continuer à protéger les autres, et penser aux agents de propreté qui ont été là pendant tout le confinement", explique Paul Simondon, adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté et de la gestion des déchets. 
Et de rappeler: "l'idéal pour les gants, les masques, les mouchoirs, c'est de les enfermer dans un sac plastique et de jeter ce sac au bout de 24h. En faisant cela, on prend soin de tout le monde."
Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

En réponse aux éboueurs de plusieurs agglomérations françaises qui alertent sur les comportements de leurs concitoyens en postant des photos de masques sanitaires abandonnés au sol, un député LR des Alpes-Maritimes a déposé, ce lundi, une proposition de loi réclamant une amende de 300 euros en cas d'abandon de masque sanitaire au sol.

Eric Pauget, député Les Républicains (Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse), des Alpes-Maritimes (Antibes-Biot-Vallauris), propose de relever l'amende en vigueur pour mettre un terme à cet incivisme, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'élu souhaite lutter "contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires et environnementaux importants".

Ce lundi, ce conseiller départemental et vice-président chargé de la jeunesse, du développement des pistes cyclables et du sport a ainsi déposé une proposition de loi visant à demander que cette amende, actuellement établie à 68 euros, passe à 300 euros
Eric Pauget demande également l'utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants. 
Il demande enfin que la qualité d'agent de police judiciaire soit accordée aux directeurs de police municipale et que les agents de police municipale et judiciaire adjoints puissent réaliser des contrôles d'identité en ce sens.

"Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l'environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité", explique encore Eric Pauget.
Un masque sanitaire en papier mettrait 450 ans à se décomposer, selon le mouvement Plastick Attak, qui combat le suremballage plastique, ainsi que les dépôts sauvages de plastique dans la nature.


mardi 21 janvier 2020

Municipales à Paris et dans les capitales régionales: état des lieux

L'heure de rendre des comptes a sonné

Quels sont les candidats déclarés à Paris et dans les principales capitales régionalesà moins de deux mois du premier tour des élections municipales.
 

La campagne des élections municipales s'accélère à l'approche du premier tour, le 15 mars prochain.
  
A Toulouse, le maire LR sortant Jean-Luc Moudenc est candidat à sa succession. Le caméléon trouvera face à lui trois listes de gauche, deux listes de droite, une liste d'extrême-droite et des listes Lutte ouvrière, NPA et Parti animaliste. 
Qu'en est-il ailleurs en France ? Les grandes villes ont-elles autant de listes ? Tour de France des capitales régionales et de la campagne municipale de Paris avec les enjeux et les principaux candidats.
 
A Bordeaux, le maire qu'Alain Juppé s'est choisi pour successeur.
Nicolas Florian compte bien conserver son fauteuil, dans une ville où aucun second tour n'a jamais été nécessaire depuis 1947
Fauteuil que convoitent Thomas Cazenave, un haut fonctionnaire investi par LREM et le chef de file historique des écologistes bordelais Pierre Hurmic. Figure de la politique bordelaise, Pierre Hurmic vient de conclure un accord avec le PS, le PCF, le PRG, Génération.s, Nouvelle Donne et Place Publique. Toujours à gauche, Vincent Feltesse, ex-PS, ancien président de Bordeaux Métropole, a finalement jeté l'éponge et Mathieu Rouveyre, leader de l'opposition à la mairie, quitte la vie politique. Un sondage Ipsos/Sud-Ouest/TV7 en décembre donne 33 % à Nicolas Florian, 30 % à Pierre Hurmic et 16 % à Thomas Cazenave au premier tour. Trois autres listes ne dépassent les 10 %. 
 
A Dijon, l'ex-ministre du Travail de François Hollande, François Rebsamen est et veut rester maire de Dijon. 
Le socialiste (associé au PCF et au Modem) ne sera pas, cette fois, allié aux écologistes qui présentent leur propre candidate, actuelle adjointe au maire, Stéphanie Modde. Les Dijonais pourront aussi voter pour Sylvain Comparot (LREM, UDI), Emmanuel Bichot (Agir), FlorenceGauche/Arnaud Guvenatam (LFI), Damien Cantin (Rassemblement national) ou Bruno Louis (sans étiquette).

A Lille, la maire socialiste Martine Aubry est candidate à un quatrième mandat. 
Dans cette terre de gauche, quatre autres listes de gauche présenteront un candidat. : LREM qui a investi l'ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, Violette Spillebout, mais aussi Génération.s le parti de Benoît Hamon, Europe écologie les Verts et la France Insoumise. Dans la course au beffroi, il y aura aussi un candidat LR, le sénateur Marc-Philippe Daubresse, un candidat divers droite et un candidat Rassemblement National. Un sondage Ipsos en décembre 2019 donnait 30 % à Martine Aubry au premier tour, 18 % aux Verts et 15 % au parti d'Emmanuel Macron. 

A Lyon, il y aura deux élections en mars : pour la mairie et pour la Métropole.
 
Le maire sortant Gérard Collomb, revenu à la tête de la mairie après son départ du ministère de l'Intérieur en 2018, est le candidat de LREM pour la Métropole de Lyon. Or l'actuel président LREM de l'agglo David Kimelfeld compte bien conserver son fauteuil. 
Pour lui succéder à la mairie, Gérard Collomb compte sur l'ancien gymnaste Yann Cucherat. Les autres candidats à la mairie de Lyon sont : Etienne Blanc (Les Républicains), Grégory Doucet (EELV), Aline Guitard (PCF), Georges Képénékian (LREM dissident), Eric Laffont (100 % citoyens), Denis Broquilier (Les Centristes), Agnès Marion (Rassemblement national), Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun) et Sandrine Runel (PS). 
Un sondage OpinionWay de décembre a placé le candidat EELV à la mairie Grégory Doucet en tête des intentions de vote au premier tour avec 21 % des voix. Pour la Métropole, le sondage crédite Gérard Collomb de 27 % des voix et le Vert Bruno Bernard de 25 % d'intentions de vote au premier tour. LR présente le premier adjoint de Laurent Wauquiez à la région Etienne Blanc.  

Le charismatique maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ne se représente pas pour un cinquième mandat 

Une femme sera candidate des Républicains, à la succession de Jean-Claude Gaudin.  
Martine Vassal a fait ses preuves à la présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Un candidat LR dissident, le sénateur Bruno Gilles, joue toutefois les trouble-fêtes. 
LREM a investi Yvon Berland, ancien président de l'université d'Aix-Marseille.
Le PS, la France Insoumise et le PCF partent groupés derrière Michèle Rubirola. Le président de l'opposition au conseil municipal de Marseille Benoît Payan renonce finalement à sa candidature.
Il y a de multiples candidatures à gauche : un candidat EELV, un candidat de l'union des écologistes, la sénatrice PS Samia Ghali et une candidate divers gauche. Stéphane Ravier, le sénateur Rassemblement National, est candidat. 
Selon un sondage Ipsos France Bleu/la Provence, publié la semaine dernière, la LR Martine Vassal arrive en tête des intentions de vote du premier tour avec 23 %, talonnée par le Rassemblement National Stéphane Ravier avec 22 %, la liste d'union de Michèle Rubirola est à 16 %, les Verts à 14 %. Le candidat LR dissident est à 7 %. 

Elu en 2014, le maire divers-gauche de Montpellier Philippe Saurel compte bien conserver son fauteuil 

Même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré candidat, il fait des envieux. Tout d'abord Mohed Altrad le président de la société du même nom - leader mondial des services industriels - et du MHR, le club de rugby de Montpellier. Il est candidat sans étiquette. Face à eux, ils trouveront aussi le député Patrick Vignal, investi la semaine dernière par LREM. Autres candidats : le PS Mickaël Delafosse, Clothilde Ollier qui avait gagné la primaire d'Europe écologie les Verts mais à qui EELV a retiré son soutien le week-end dernier, le vert Jean-Louis Roumegas, le LR Alex Larue et le Rassemblement national Olaf Rokvam. 
Un sondage Harris Interactive/Europe écologie les Verts, publié la semaine dernière avant le coup de théâtre chez les Verts, place Clothilde Ollier en tête avec 19 % d'intentions de vote, 18 % au maire sortant divers gauche Philippe Saurel et 10 % aux candidats Mohed Altrad, Alenka Doulain (LFI), Mickaël Delafosse (PS) et Olaf Rokvam (RN). 
 
La maire sortante de Nantes, la socialiste Johanna Rolland, se représente
 
Elle trouve face à elle de nombreuses femmes prêtes à ravir le fauteuil de maire : une candidate LREM Valérie Oppelt, une candidate Verte Julia Laernos (actuellement vice-présidente de la Métropole), une candidate LR Laurence Garnier, une candidate du jeune mouvement "Nantes en commun" Margot Medkour et une candidate Rassemblement national Eléonore Revel. Le NPA, Lutte ouvrière et l'UPR veulent aussi monter des listes. 
Un sondage Ifop commandé en juin dernier par le PS indique que Johanna Rolland serait réélue. Elle obtiendrait 33 % des voix au premier tour contre 23 % à Europe Ecologie les Verts, 15 % à la liste Les Républicains, 14 % à LREM et 8 % au Rassemblement national. Lors d'un débat organisé entre les quatre principales candidates le 14 janvier, le thème de la sécurité est apparu comme central. 

Christian Estrosi veut conserver son fauteuil de maire de Nice pour un troisième mandat

L'élu les Républicains trouvera néanmoins sur sa route de nombreux candidats prêts à séduire les Niçois : Cédric Roussel (LREM), Patrick Allemand (PS), Mireille Damiano (Union de la gauche), l'ex-premier adjoint de Chritian Estrosi à la mairie Benoît Kandel (candidat de la droite et des indépendants), Jean-Marc Governatori (écologistes), Jean-Marc Chipot (Debout la France) et Philippe Vardon (Rassemblement national).
 
Un sondage Ifop CNews paru en décembre donne un net avantage à Christian Estrosi avec 49 % des voix, suivi par Philippe Vardon (RN) à 19 %, Jean-Marc Governatori (écologistes) à 13 % et Patrick Lallemand (PS) à 7 %. 


Le maire sortant d'Orléans, Olivier Carré, est candidat à sa succession

LREM lui a apporté son soutien. Il trouve sur sa route l'homme à qui il avait ravi le fauteuil de maire en 2014, le candidat les Républicains Serge Grouard ; Nathalie Kerrien, candidate de centre-gauche (ex-adjointe à la Culture du maire sortant) ; le Vert Jean-Philippe Grand ; le PS Baptiste Chapuis ; le PCF Dominique Tripet. Le Rassemblement national pourrait aussi présenter un candidat. 

 
A Paris, la maire PS Anne Hidalgo brigue un second mandat dans la capitale
 
Venue du 15e, elle se présentera cette fois dans le 11e arrondissement avec le soutien de Génération.s, le parti de Benoît Hamon et de la plateforme "Paris en commun". 
Les principaux autres candidats sont en campagne depuis plusieurs mois : l'exporte parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour LREM, Cédric Vilani (LREM dissident + PRG le Centre gauche), Rachida Dati pour les Républicains et le Vert David Belliard. Le candidat dissident LR Pierre-Yves Bournazel a rejoint Benjamin Griveaux il y a quelques jours. L'ex-conseiller communication de François Hollande à l'Elysée Gaspard Gantzer maintient sa candidature. 
Selon un sondage Ifop/JDD publié ce dimanche, Anne Hidalgo, la maire sortante, arriverait en tête du premier tour avec 25 % des voix. Elle devancerait la LR Rachida Dati à 19 %, le candidat LREM Benjamin Griveaux à 15 %, l'écologiste David Belliard à 14 % et le dissident LREM Cédric Villani à 13 %. 

 A Rennes, la maire Nathalie Appéré brigue un second mandat


Elle est soutenue par le PS, le PC, Génération.s, le PRG et Place publique. Europe écologie les Verts fait bande à part avec la candidature de Mathieu Theurier. Les autres candidats : Carole Gandon (LREM), Charles Compagnon (droite et centre-droit), Enora Lepape (LFI), Emeric Salmon (Rassemblement national) et le candidat régionaliste Franck Darcel (Rennes Bretagne Europe). 

Qui succédera à Yvon Robert à la mairie de Rouen ? 

Une seule femme est candidate, Marine Caron (UDI), déjà vice-présidente du département. Le maire sortant soutient Nicolas Mayer-Rossignol, ex-président de la région Haute-Normandie. Les Normands auront le choix entre les candidatures de Jean-Louis Louvel (LREM, Modem, Agir), Jean-François Bures (Les Républicains, battu de 1600 voix en 2014), Jean-Michel Bérégovoy (Europe écologie les Verts), Lionel Descamps/Farida Madjoub ("Rouen notre commune") et Guillaume Pennelle (Rassemblement national). 

A Strasbourg, Roland Ries, maire PS depuis 2008, laisse son fauteuil

Son premier adjoint actuel Alain Fontanel (déserteur du PS au profit de  LREM, Modem) est candidat. Un second adjoint actuel, chargé de l'Animation, Mathieu Cahn, a été investi par le PS. Une 3e adjointe, Chantal Cutajar, mènera la liste "Citoyens engagés". 
Les Strasbourgeois auront le choix avec les candidatures de Jeanne Barseghian (les Verts), Jean-Philippe Vetter (Les Républicains), Hombeline du Parc (Rassemblement national) ou Kevin Loquais (LFI, Génération.s). 

Et Le Havre ?
Mairie réservée à Edouard Philippe ? 
A suivre...
 

mercredi 15 janvier 2020

Municîpales: la candidate Hidalgo, c'est "qui veut gagner des millions?"

La socialiste verte rase gratis : elle promet 20 milliards pour loger les classes moyennes

Si elle était réélue, la maire de Paris créerait une société mixte qui achèterait 30.000 logements pour les louer aux familles



Elle promet 20 % de moins que le prix du marché. La magie, ce serait pour demain: contrairement à ses promesses de 2014 et après six ans de socialisme à la Ville de Paris, les Parisiens ont de plus en plus de mal à se loger.

Son objectif, maintenir les classes moyennes à Paris en évitant que les prix fous des logements n’obligent les familles à quitter la capitale au premier ou au deuxième enfant. La maire sortante ne fait en fait que s'aligner : de nombreux candidats à la Mairie en ont fait une de leurs priorités.

L'Andalouse a décidé de mobiliser de très gros moyens 

La société spécialisée qu'elle créerait pourrait mobiliser quelque... 20 milliards d’euros, rien que ça ! "Le logement ne peut pas être laissé à un marché hyper-spéculatif qui produit des désastres", polémique-t-elle désormais, en dévoilant ce projet, l’un des plus spectaculaires depuis qu’elle est entrée en campagne, dimanche 12 janvier.

Elle se déciderait à mettre le paquet pour permettre à de jeunes actifs, des familles avec enfants, qui ne relèvent pas forcément du logement social, de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer "inférieur d’au moins 20 % au marché"

Comment la Mairie financerait-elle, puisqu'elle ne dispose pas, seule, du budget nécessaire
pour acheter les logements visés. Pour y parvenir, la socialiste et son adjoint, le communiste Ian Brossat, entendent donc faire appel à des partenaires publics et... privés.

Ils imaginent déjà une "Société immobilière pour le logement abordable". "La Ville de Paris pourrait apporter 1 milliard d’euros à cette nouvelle structure, les investisseurs publics tels que la Caisse des dépôts et consignations [l'Etat] 2 milliards, et divers investisseurs privés - qu'il reste à dénicher -  3 milliards", explique Anne Hidalgo. Cette mise de départ de 6 milliards d’euros permettrait, en recourant à l’endettement, de réunir au total "jusqu’à 20 milliards d’euros" au cours des six années de la prochaine mandature.

Dispositif inspiré d’une expérience menée en Autriche, à Vienne
La mairie centre-gauche de Vienne n'est pas majoritaire en voix mais a obtenu la majorité des sièges et doit donner des gages au parti chrétien-démocrate, libéral-conservateur, son rival immédiat.

Avec cet argent, la future société pourrait acheter des immeubles dans la capitale - en les réquisitionnant -, et louer les appartements à des conditions préférentielles à des Parisiens "de la classe moyenne". Est-ce à dire que des Chevènement ou des Gabriel Matzneff en seraient exclus, eux qui bénéficient de logement sociaux de la Ville de Paris ? "Notre ambition consiste à proposer dans ce cadre environ 30.000 logements sur la mandature", précise la candidate.

Chat dévaluationComme c’est le cas aujourd’hui pour obtenir un logement social, les candidats devront faire une demande et s’armer d’un peu de patience. "La Ville sera minoritaire au capital, mais nous entendons bien garder la maîtrise de l’attribution des logements, en fonction de critères clairs, transparents", indique Anne Hidalgo, bien que près de 20 ans - ses six années et les 13 de Bertrand Delanoë (2001-2014) - n'aient pas suffi à mettre un terme au clientélisme.

Sachant que la maire-sortante compte acheter aussi le vote des jeunes, les impôts peuvent-ils baisser sur Paris ?
Hidalgo a parallèlement promis, si elle était élue, d'offrir les transports gratuits aux jeunes de -18 ans ...
Lien PaSiDupes : Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

lundi 23 décembre 2019

Des manifestants se sont rassemblés devant le siège de la RATP, avant d'envahir les couloirs du métro

Des bombes lacrymogène pour tenter de repousser les mécontents  

La police ne les a pas vu venir 

Des centaines de manifestants qui arboraient notamment des drapeaux de la CGT, Solidaires, Sud ou FO se sont rassemblés devant le siège de la RATP, près de la Gare de Lyon, ce lundi. Le rassemblement surprise intervient au 19e jour de mobilisation contre la réforme Macron des retraites. La foule s'est ensuite engouffrée dans les couloirs du métro de la gare de Lyon, direction la ligne 1, en allumant des fumigènes et en réaffirmant qu’il n’y aura pas de "trêve" à Noël.

Manifestation sauvage contre les lignes automatisées.
La ligne 1 du métro a été interrompue à 11h56 entre Châtelet et Nation en raison de la présence massive de manifestants, a indiqué une porte-parole de la RATP, sans plus de transparence. L'interruption du trafic a duré 20 minutes, a-t-elle précisé. Hier dimanche, seules les lignes automatiques avaient fonctionné.
La CGT assure que leur objectif n’est pas de bloquer cette ligne automatique (comme la 14) qui fonctionne normalement depuis le début de la grève, selon France Bleu - réseau de radios locales de service public - qui note maintenant que les transports en commun à Paris et en Ile-de-France sont toujours très perturbés ce lundi par la grève contre la réforme des retraites. A la RATP, six lignes seront totalement fermées  demain, deux TGV sur cinq seulement circuleront à la SNCF.

Parmi les manifestants, on a  pu remarquer la présence du député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel.

La SNCF dément toute fermeture de la gare de Lyon et "condamne fermement ces actes qui mettent en danger la vie de ces personnes"

"Trois grévistes non SNCF sont venus occuper les voies SNCF, Gare de Lyon, pendant une dizaine de minutes. Ils ont mis leur vie en danger", a relevé un porte-parole de la SNCF, précisant que "leur action n'a pas eu d'incidence sur le trafic ferroviaire". 

De sa voix sépulcrale, Borne avait donné le ton. 
"Le quotidien de ceux qui ont besoin de se déplacer est déjà suffisamment difficile pour ne pas leur faire subir de telles actions inadmissibles, que je condamne», a-t-elle ajouté sur Twitter. Jean-Baptiste Djebbari, quant à lui,  ne moufte plus.
"Le libre exercice du droit de grève n'est pas un droit à envahir, à bloquer, à intimider les voyageurs", a polémiqué la ministre de la Transition écologique.