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mercredi 20 mai 2020

La quantité de masques jetés au sol indigne les éboueurs

Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

A Lyon, les éboueurs s'insurgent contre l'abandon de masques par terre
Des gants et masques abandonnés sur la voie publique
Sans négliger le risque sanitaire augmenté de propagation du virus
Dans les rues de Paris ou de Lyon, on peut voir des masques chirurgicaux joncher le sol, mais aussi des masques en tissu ou des masques et des gants de chantier: un manque de civisme qui exaspère les éboueurs. 
Quelques masques jetés par terre dans les rues de Paris.

Des photos prises pendant leur tournée justifient leur indignation.
"Les masques, on ne les jette pas par terre, ni dans le bac de tri... c’est dans un sac fermé et dans la poubelle grise...", rappellent-ils sur Twitter. "Et ça y’a vraiment besoin de le rappeler!"

L'information de couleur de poubelles méritait d'être indiquée explicitement, ce que les technocrates du ministère de l'environnement ne parviennent pas à faire:


Le ministère de la Santé a, quant à lui, publié une liste précise de gestes à adopter pour ce type de déchets dès fin mars. 
Il recommande ainsi d'utiliser un sac à part pour les masques, mouchoirs à usage unique ou encore bandeaux pour le nettoyage des surfaces des habitations. Ce sac doit être résistant et disposer d’un système de fermeture fonctionnel. Il doit être soigneusement fermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères.
Mais les messages du gouvernement ressassent les mêmes consignes concernant les gestes-barrière, au détriment  de conseils sur la gestion individuelle des masques et gants souillés.

La mairie de Paris appelle au civisme


"Il faut continuer à protéger les autres, et penser aux agents de propreté qui ont été là pendant tout le confinement", explique Paul Simondon, adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté et de la gestion des déchets. 
Et de rappeler: "l'idéal pour les gants, les masques, les mouchoirs, c'est de les enfermer dans un sac plastique et de jeter ce sac au bout de 24h. En faisant cela, on prend soin de tout le monde."
Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

En réponse aux éboueurs de plusieurs agglomérations françaises qui alertent sur les comportements de leurs concitoyens en postant des photos de masques sanitaires abandonnés au sol, un député LR des Alpes-Maritimes a déposé, ce lundi, une proposition de loi réclamant une amende de 300 euros en cas d'abandon de masque sanitaire au sol.

Eric Pauget, député Les Républicains (Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse), des Alpes-Maritimes (Antibes-Biot-Vallauris), propose de relever l'amende en vigueur pour mettre un terme à cet incivisme, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'élu souhaite lutter "contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires et environnementaux importants".

Ce lundi, ce conseiller départemental et vice-président chargé de la jeunesse, du développement des pistes cyclables et du sport a ainsi déposé une proposition de loi visant à demander que cette amende, actuellement établie à 68 euros, passe à 300 euros
Eric Pauget demande également l'utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants. 
Il demande enfin que la qualité d'agent de police judiciaire soit accordée aux directeurs de police municipale et que les agents de police municipale et judiciaire adjoints puissent réaliser des contrôles d'identité en ce sens.

"Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l'environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité", explique encore Eric Pauget.
Un masque sanitaire en papier mettrait 450 ans à se décomposer, selon le mouvement Plastick Attak, qui combat le suremballage plastique, ainsi que les dépôts sauvages de plastique dans la nature.


mardi 31 mars 2020

Essai clinique de quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, en cours en Europe

A l'écart des assauts menés contre le Pr Raoult, Florence Ader dirige un essai clinique crucial

Cet étude coordonnée par... l'INSERM doit tester quatre protocoles, dont celui à base d'hydroxychloroquine, sur 3200 patients en Europe

20minutes - vous allez en parler en format webapp!Au travail à l'abri des querelles faites au professeur Raoult, la professeure Florence Ader pilote à Lyon un essai clinique visant à trouver un traitement contre le Covid19. Elle est depuis un mois à la tâche au coeur d'un "projet fou", loin de son quotidien habituel d'infectiologue-pneumologue.

D'emblée, elle élude les questions polémiques autour de l'efficacité de la chloroquine (associée à un antibiotique, avec des risques faibles de troubles du rythme cardiaque, insiste le professeur Philippe Gabriel Steg, co-président du comité de pilotage spécial Covid au sein de l'AP-HP) proposée par le Pr Didier Raoult et plébiscitée par la population de la région de Marseille. "Il faut s'extraire du buzz et privilégier les démarches de recherche médicale", coupe sagement la chercheuse lyonnaise. La Pr Ader est une des rares femmes présentes dans le débat médical actuel et, à la différence de sa consoeur Karine Lacombe, choisit la discrétion face à certains porte-parole politisés qui tentent de décrédibiliser le chercheur marseillais en faisant circuler des rumeurs complotistes ou alarmistes, quand des acteurs politiques sur le retour, tel Daniel Cohn-Bendit ne tombent pas dans les insultes. Lien PaSiDupes"Qu’il ferme sa gueule," lance le trublion Daniel Cohn-Bendit au Professeur Raoult

Directrice du programme européen REACTing, un consortium multidisciplinaire rassemblant des équipes et laboratoires d’excellence, dont les travaux sont coordonnés par l'INSERM et ses partenaires d’Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, laquelle a travaillé sur les épidémies de grippe H5N1 et H1N1, SRAS, Mers-Co, Chikungunya, Ebola et Zika), Florence Ader préfère donc parler de la "prouesse" que le service public français a, selon elle, réussi à réaliser avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints. "C'est l'une des grandes leçons de la crise d'Ebola de 2014. Le seul et unique essai randomisé avait été mis en place trop tard, avec seulement 72 patients", explique-t-elle. Notons que le mari Buzyn, Yves Levy, a dirigé l' Aviesan de 2014 à 2018 et l'Inserm (2014-2018 également)...
L'Hexagone est le premier pays européen à avoir mis sur pied et lancé un tel essai. Son budget : quelques millions d'euros, financé par la Direction générale de l'offre de soins du ministère de la Santé. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit aussi lancer son grand essai, "Solidarity", mais il en est encore à la phase préparatoire.

Le professeur Ader, face à l'exigence malgré l'urgence

L'essai clinique Discovery a commencé il y aune semaine. 
Il inclut à ce jour 123 des 800 patients dans sept centres hospitaliers. Chaque participant se voit allouer soit l'un des quatre traitements testés, soit des soins standard, de manière aléatoire, après une randomisation numérique (méthode de répartition fondée sur le hasard).

Sont testés : le remdesivir (antiviral conçu initialement pour Ebola), le lopinavir en combinaison avec le ritonavir (des anti-VIH), la même combinaison mais associée à l'interféron bêta pour tenter de baisser le processus inflammatoire et l'hydroxychloroquine (cousin de la chloroquine, mais présentant moins de risque de toxicité, cet anti-paludéen a l'avantage d'être connu et bon marché). 

"Nous n'avons pour l'heure aucune confirmation de la réalité de l'efficacité de ces traitements," insiste Florence Ader. "Nous n'avons que des données disparates sur ces molécules. On a des données in vitro pour certaines, pas pour d'autres; des données sur des modèles animaux pour certaines, mais pas pour toutes, d'autres données sur des petites séries de patients, pas pour d'autres".

D'où pour elle l'importance de ne faire "aucune concession" et assurer le même niveau d'exigence malgré l'urgence d'une pandémie qui a déjà tué quelque 30.000 personnes dans le monde, selon un bilan établi par la presse. "Plus les résultats seront significatifs et méthodologiquement robustes, plus le niveau de preuves sera élevé et plus on rendra service aux gens", souligne Florence Ader.

Aucune échéance précise

Cet essai est mené avec toute la rapidité et l'adaptabilité nécessaires au contexteassure cette chercheuse, même s'il est lourd. La Pr Ader est entourée d'une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied. D'abord une cheffe de projet qui gère la très lourde logistique depuis un centre dans le sud.

Sur le terrain, des centaines de techniciens, d'attachés de recherche, de médecins d'essai clinique collectent les données. Et à charge de l'équipe de méthodologie de l'Inserm de les exploiter. Les premières évaluations de patients vont commencer après 15 jours de traitement, dans une semaine environ. On pourra notamment estimer si leur état clinique s'est amélioré, s'ils ont toléré le traitement.

dimanche 9 février 2020

L'OMS avait sous-estimé le coronavirus

Avec 811 morts en Chine, le nouveau coronavirus devient plus meurtrier que le SRAS

Le nombre de cas de contamination relevés quotidiennement en Chine "se stabilise", tente de rassurer l’OMS, tout en admettant qu'il est trop tôt pour en conclure que l’épidémie a dépassé son pic.




Le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) n'avait fait que 774 morts, au total, dans le monde en 2002-2003, selon les derniers chiffres officiels publiés dimanche 9 février. 

Le virus 2019-nCoV a déjà tué 89 nouvelles personnes en Chine continentale (hors Hongkong et Macao), soit un nouveau record quotidien. On dénombre désormais 37.198 malades en Chine continentale. Or, l'optimisme affiché par les autorités tient au fait que seuls deux décès – un aux Philippines et un à Hongkong – ont jusqu’à présent été recensés en dehors de ce territoire. 

Contaminations en baisse : déni de réalité ?

Le nombre de cas de contamination relevés quotidiennement en Chine "se stabilise," selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a néanmoins estimé samedi que l, même s’il est trop tôt pour en conclure que l’épidémie a dépassé son pic. 
"Nous enregistrons une période de stabilité de quatre jours, où le nombre de cas rapportés n’a pas progressé. C’est une bonne nouvelle et cela pourrait refléter l’impact des mesures de contrôle qui ont été mises en place", a déclaré le responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS, Michael Ryan. 

En Chine continentale, le nombre de cas confirmés était dimanche de près de 37.200, soit 2.600 cas supplémentaires par rapport au précédent bilan quotidien. Ce dernier chiffre est nettement inférieur aux près de 3.900 nouvelles contaminations annoncées mercredi par les autorités chinoises dans leur bilan quotidien. 

Fin janvier, l’un des meilleurs spécialistes chinois des maladies respiratoires, Zhong Nanshan, avait estimé que l’épidémie pourrait atteindre un pic aux alentours du 8 février avant de commencer à refluer.  

La France ne connaît pas de "stabilisation" : cinq nouveaux cas, loin de l'épicentre de la pandémie
  
L’épidémie continue de se propager dans le monde : en France, cinq nouveaux cas ont été  hospitalisés sans signe de gravité, des Britanniques ayant côtoyé un compatriote de retour de Singapour, fin janvier, dans un chalet de Haute-Savoie. Ce qui porte à onze le nombre de cas repérés sur le territoire français.

Aux Contamines-Montjoie, Haute-Savoie, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a tenu un point-presse après la découverte de cinq cas de coronavirus.
Les résultats des dépistages du coronavirus sur les personnes ayant été en contact avec les onze Britanniques hospitalisés après leur séjour aux Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), seront connus "en fin d’après-midi ou dans la soirée", a annoncé Agnès Buzyn, ce dimanche depuis la station de ski.

"Plus de 100" personnes auront été testées, a-t-elle précisé. Le Samu local a estimé de son côté à 200 le nombre de personnes dépistées. Les tests se déroulent juste à côté de l’école primaire Alexis-Bouvard, où est scolarisé l’enfant contaminé, et qui est fermée jusqu’à nouvel ordre depuis samedi.
"Nous avons priorisé les enfants qui ont été le plus en contact avec l’enfant touché, puis les enfants qui ont des symptômes et enfin des personnes moins à risque car leur contact a été moins étroit", a ajouté la ministre. "La situation est évolutive, notre décision dépendra de si nous avons des résultats positifs dans la soirée", a indiqué Agnès Buzyn. 

Nombre croissant de cas en France : 11 recensés
Elle doit également se rendre dimanche à Saint-Gervais, où le jeune Britannique contaminé a brièvement fréquenté une autre école, puis au CHU de Grenoble, un des hôpitaux où les patients sont admis.
Le ministère avait en effet annoncé samedi qu’un Britannique qui revenait de Singapour avait transmis le coronavirus à cinq autres personnes, quatre adultes et un enfant de son entourage lors d’un séjour dans la station de ski. Ces cas représentent une "grappe" ou "amas" (cluster), c’est-à-dire un regroupement de plusieurs cas autour d’un "cas initial", un ressortissant britannique ayant séjourné à partir du 24 janvier, pour quatre jours, aux Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, de nationalité britannique, qui résidaient toutes dans le même chalet, en fait hospitalisées dans la nuit de vendredi à samedi dans plusieurs hôpitaux à Lyon, Saint-Etienne et Grenoble, selon la ministre.
Six autres membres du groupe ont été également hospitalisés par précaution. Ces confirmations de cas portent à 11 le total de personnes contaminées en France.

Deux établissements scolaires fermés 

Si  les autorités et une partie des habitants de cette station de ski appellent à ne pas céder à la psychose, pour sauver la saison de sports d'hiver  où la saison touristique bat son plein, notamment avec l'arrivée des Parisiens en vacances de février depuis ce samedi, d’autres peinent à cacher leur inquiétude. 

A Annecy, la fermeture "la semaine prochaine" des deux établissements scolaires fréquentés par l’enfant britannique atteint, âgé de 9 ans, a annoncé le directeur de l’Agence régionale de Santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Yves Grall. Scolarisé habituellement aux Contamines-Montjoie, où l’école accueille 95 élèves, cet élève de CM1 avait suivi des cours de français jeudi matin dans une école de Saint-Gervais, fréquentée par environ 200 élèves. 

En Chine, on ne rassure pas, on met en place des mesures drastiques.

Depuis samedi, cette situation alarmante a poussé Hongkong à imposer que toute personne arrivant de Chine continentale soit isolée deux semaines chez elle, à l’hôtel ou dans tout autre hébergement. Les récalcitrants encourent six mois de prison. La France est plus laxiste...

Les mesures de confinement restent par ailleurs strictes dans de nombreuses villes chinoises, où des dizaines de millions de personnes doivent rester calfeutrées chez elles. La métropole de Shanghai (est), peuplée de 24 millions de personnes, est devenue samedi la dernière municipalité en date à imposer le port du masque dans les lieux publics. 

A Wuhan, des mesures de "temps de guerre" ont été ordonnées cette semaine  par la vice-première ministre, Sun Chunlan. Les autorités locales doivent  ratisser les quartiers pour rechercher les habitants atteints de fièvre.
813 morts du coronavirus au 9 février 2020Ce tableau présente les cas d'infections confirmées et les cas mortels de coronavirus dans le monde. Dernière mise à jour le 09/02/2020 à 01 h 47.
infections
morts
Chine
37 198
811
Hongkong
22
1
Japon
92
Singapour
33
Philippines
3
1
Thaïlande
25
Corée du Sud
24
Taïwan
16
Australie
15
Etats-Unis
15
Malaisie
15
Allemagne
14
Vietnam
13
France
11
Macao
10
Emirats arabes unis
7
Canada
5
Royaume-Uni
3
Italie
3
Inde
3
Russie
2
Espagne
1
Suède
1
Népal
1
Cambodge
1
Sri Lanka
1
Finlande
1
Belgique
1
Total
37 536
813

Chine, on ne rassure pas, on met en place des mesures drastiques

Depuis samedi, cette situation alarmante a poussé Hongkong à imposer que toute personne arrivant de Chine continentale soit isolée deux semaines chez elle, à l’hôtel ou dans tout autre hébergement. Les récalcitrants encourent six mois de prison. La France est plus laxiste...

Les mesures de confinement restent par ailleurs strictes dans de nombreuses villes chinoises, où des dizaines de millions de personnes doivent rester calfeutrées chez elles. La métropole de Shanghai (est), peuplée de 24 millions de personnes, est devenue samedi la dernière municipalité en date à imposer le port du masque dans les lieux publics. 

A Wuhan, des mesures de "temps de guerre" ont été ordonnées cette semaine  par la vice-première ministre, Sun Chunlan. Les autorités locales doivent  ratisser les quartiers pour rechercher les habitants atteints de fièvre.

Navires en quarantaine en Asie

Quelque 3.700 personnes sont confinées à bord du paquebot " Diamond Princess", au Japon
Quelque 3 700 personnes sont confinées à bord du paquebot « Diamond Princess », au Japon, où le nombre de personnes contaminées continue d’augmenter, grimpant samedi à 64 cas.
Le nombre de personnes contaminées continue d’y augmenter, grimpant samedi à 64 cas. 

De nombreux pays musclent leurs mesures restrictives face aux personnes en provenance de Chine, et déconseillent les voyages dans ce pays, la France étant la dernière en date samedi. La plupart des compagnies aériennes internationales ont interrompu leurs vols vers la Chine continentale.

Dans le même temps, des milliers de voyageurs et membres d’équipage restent consignés sur deux navires de croisière en Asie. Au Japon, parmi les 64 personnes contaminées sur le paquebot Diamond Princess, une personne se trouve dans un état grave. Quelque 3.700 personnes à bord demeurent bloquées dans leurs cabines, alors que les médicaments commencent à manquer.

A Hongkong, 3.600 personnes subissent un sort similaire sur le World Dream, dont huit anciens passagers ont été testés positifs. Le Japon a interdit à un autre navire de croisière, où un passager est soupçonné d’être contaminé, d’accoster sur l’archipel.

Services sanitaires démunis : un nom provisoire : "pneumonie à nouveau coronavirus" 

82 % des cas répertoriés sont considérés "mineurs," selon l’OMS, 15 % graves et 3 % "critiques", moins de 2 % des cas s’avérant mortels. Des taux indécents considérant les drames humains qu'ils dissimulent en chiffres bruts. Le taux de mortalité de ce virus, nommé temporairement "2019-nCoV", puisque signalé dès décembre dernier, est pour l’heure déclaré très inférieur à celui du SRAS (14 %) qui avait contaminé 5.327 personnes en Chine.

On se moque bien que l’OMS avance avec prudence vers l’adoption d’un nom définitif pour l’agent infectieux : le sujet n'est pas là et cette tentative de diversion est également indécente, même si elle est motivée par la volonté de ne stigmatiser ni le peuple chinois ni Wuhan. La décision devrait intervenir dans les prochains jours. En attendant, la Chine a annoncé samedi nommer provisoirement la maladie "pneumonie à nouveau coronavirus", lui donnant le sigle anglais officiel de NCP (pour "novel (new) coronavirus pneumonia").

mardi 21 janvier 2020

Municipales à Paris et dans les capitales régionales: état des lieux

L'heure de rendre des comptes a sonné

Quels sont les candidats déclarés à Paris et dans les principales capitales régionalesà moins de deux mois du premier tour des élections municipales.
 

La campagne des élections municipales s'accélère à l'approche du premier tour, le 15 mars prochain.
  
A Toulouse, le maire LR sortant Jean-Luc Moudenc est candidat à sa succession. Le caméléon trouvera face à lui trois listes de gauche, deux listes de droite, une liste d'extrême-droite et des listes Lutte ouvrière, NPA et Parti animaliste. 
Qu'en est-il ailleurs en France ? Les grandes villes ont-elles autant de listes ? Tour de France des capitales régionales et de la campagne municipale de Paris avec les enjeux et les principaux candidats.
 
A Bordeaux, le maire qu'Alain Juppé s'est choisi pour successeur.
Nicolas Florian compte bien conserver son fauteuil, dans une ville où aucun second tour n'a jamais été nécessaire depuis 1947
Fauteuil que convoitent Thomas Cazenave, un haut fonctionnaire investi par LREM et le chef de file historique des écologistes bordelais Pierre Hurmic. Figure de la politique bordelaise, Pierre Hurmic vient de conclure un accord avec le PS, le PCF, le PRG, Génération.s, Nouvelle Donne et Place Publique. Toujours à gauche, Vincent Feltesse, ex-PS, ancien président de Bordeaux Métropole, a finalement jeté l'éponge et Mathieu Rouveyre, leader de l'opposition à la mairie, quitte la vie politique. Un sondage Ipsos/Sud-Ouest/TV7 en décembre donne 33 % à Nicolas Florian, 30 % à Pierre Hurmic et 16 % à Thomas Cazenave au premier tour. Trois autres listes ne dépassent les 10 %. 
 
A Dijon, l'ex-ministre du Travail de François Hollande, François Rebsamen est et veut rester maire de Dijon. 
Le socialiste (associé au PCF et au Modem) ne sera pas, cette fois, allié aux écologistes qui présentent leur propre candidate, actuelle adjointe au maire, Stéphanie Modde. Les Dijonais pourront aussi voter pour Sylvain Comparot (LREM, UDI), Emmanuel Bichot (Agir), FlorenceGauche/Arnaud Guvenatam (LFI), Damien Cantin (Rassemblement national) ou Bruno Louis (sans étiquette).

A Lille, la maire socialiste Martine Aubry est candidate à un quatrième mandat. 
Dans cette terre de gauche, quatre autres listes de gauche présenteront un candidat. : LREM qui a investi l'ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, Violette Spillebout, mais aussi Génération.s le parti de Benoît Hamon, Europe écologie les Verts et la France Insoumise. Dans la course au beffroi, il y aura aussi un candidat LR, le sénateur Marc-Philippe Daubresse, un candidat divers droite et un candidat Rassemblement National. Un sondage Ipsos en décembre 2019 donnait 30 % à Martine Aubry au premier tour, 18 % aux Verts et 15 % au parti d'Emmanuel Macron. 

A Lyon, il y aura deux élections en mars : pour la mairie et pour la Métropole.
 
Le maire sortant Gérard Collomb, revenu à la tête de la mairie après son départ du ministère de l'Intérieur en 2018, est le candidat de LREM pour la Métropole de Lyon. Or l'actuel président LREM de l'agglo David Kimelfeld compte bien conserver son fauteuil. 
Pour lui succéder à la mairie, Gérard Collomb compte sur l'ancien gymnaste Yann Cucherat. Les autres candidats à la mairie de Lyon sont : Etienne Blanc (Les Républicains), Grégory Doucet (EELV), Aline Guitard (PCF), Georges Képénékian (LREM dissident), Eric Laffont (100 % citoyens), Denis Broquilier (Les Centristes), Agnès Marion (Rassemblement national), Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun) et Sandrine Runel (PS). 
Un sondage OpinionWay de décembre a placé le candidat EELV à la mairie Grégory Doucet en tête des intentions de vote au premier tour avec 21 % des voix. Pour la Métropole, le sondage crédite Gérard Collomb de 27 % des voix et le Vert Bruno Bernard de 25 % d'intentions de vote au premier tour. LR présente le premier adjoint de Laurent Wauquiez à la région Etienne Blanc.  

Le charismatique maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ne se représente pas pour un cinquième mandat 

Une femme sera candidate des Républicains, à la succession de Jean-Claude Gaudin.  
Martine Vassal a fait ses preuves à la présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Un candidat LR dissident, le sénateur Bruno Gilles, joue toutefois les trouble-fêtes. 
LREM a investi Yvon Berland, ancien président de l'université d'Aix-Marseille.
Le PS, la France Insoumise et le PCF partent groupés derrière Michèle Rubirola. Le président de l'opposition au conseil municipal de Marseille Benoît Payan renonce finalement à sa candidature.
Il y a de multiples candidatures à gauche : un candidat EELV, un candidat de l'union des écologistes, la sénatrice PS Samia Ghali et une candidate divers gauche. Stéphane Ravier, le sénateur Rassemblement National, est candidat. 
Selon un sondage Ipsos France Bleu/la Provence, publié la semaine dernière, la LR Martine Vassal arrive en tête des intentions de vote du premier tour avec 23 %, talonnée par le Rassemblement National Stéphane Ravier avec 22 %, la liste d'union de Michèle Rubirola est à 16 %, les Verts à 14 %. Le candidat LR dissident est à 7 %. 

Elu en 2014, le maire divers-gauche de Montpellier Philippe Saurel compte bien conserver son fauteuil 

Même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré candidat, il fait des envieux. Tout d'abord Mohed Altrad le président de la société du même nom - leader mondial des services industriels - et du MHR, le club de rugby de Montpellier. Il est candidat sans étiquette. Face à eux, ils trouveront aussi le député Patrick Vignal, investi la semaine dernière par LREM. Autres candidats : le PS Mickaël Delafosse, Clothilde Ollier qui avait gagné la primaire d'Europe écologie les Verts mais à qui EELV a retiré son soutien le week-end dernier, le vert Jean-Louis Roumegas, le LR Alex Larue et le Rassemblement national Olaf Rokvam. 
Un sondage Harris Interactive/Europe écologie les Verts, publié la semaine dernière avant le coup de théâtre chez les Verts, place Clothilde Ollier en tête avec 19 % d'intentions de vote, 18 % au maire sortant divers gauche Philippe Saurel et 10 % aux candidats Mohed Altrad, Alenka Doulain (LFI), Mickaël Delafosse (PS) et Olaf Rokvam (RN). 
 
La maire sortante de Nantes, la socialiste Johanna Rolland, se représente
 
Elle trouve face à elle de nombreuses femmes prêtes à ravir le fauteuil de maire : une candidate LREM Valérie Oppelt, une candidate Verte Julia Laernos (actuellement vice-présidente de la Métropole), une candidate LR Laurence Garnier, une candidate du jeune mouvement "Nantes en commun" Margot Medkour et une candidate Rassemblement national Eléonore Revel. Le NPA, Lutte ouvrière et l'UPR veulent aussi monter des listes. 
Un sondage Ifop commandé en juin dernier par le PS indique que Johanna Rolland serait réélue. Elle obtiendrait 33 % des voix au premier tour contre 23 % à Europe Ecologie les Verts, 15 % à la liste Les Républicains, 14 % à LREM et 8 % au Rassemblement national. Lors d'un débat organisé entre les quatre principales candidates le 14 janvier, le thème de la sécurité est apparu comme central. 

Christian Estrosi veut conserver son fauteuil de maire de Nice pour un troisième mandat

L'élu les Républicains trouvera néanmoins sur sa route de nombreux candidats prêts à séduire les Niçois : Cédric Roussel (LREM), Patrick Allemand (PS), Mireille Damiano (Union de la gauche), l'ex-premier adjoint de Chritian Estrosi à la mairie Benoît Kandel (candidat de la droite et des indépendants), Jean-Marc Governatori (écologistes), Jean-Marc Chipot (Debout la France) et Philippe Vardon (Rassemblement national).
 
Un sondage Ifop CNews paru en décembre donne un net avantage à Christian Estrosi avec 49 % des voix, suivi par Philippe Vardon (RN) à 19 %, Jean-Marc Governatori (écologistes) à 13 % et Patrick Lallemand (PS) à 7 %. 


Le maire sortant d'Orléans, Olivier Carré, est candidat à sa succession

LREM lui a apporté son soutien. Il trouve sur sa route l'homme à qui il avait ravi le fauteuil de maire en 2014, le candidat les Républicains Serge Grouard ; Nathalie Kerrien, candidate de centre-gauche (ex-adjointe à la Culture du maire sortant) ; le Vert Jean-Philippe Grand ; le PS Baptiste Chapuis ; le PCF Dominique Tripet. Le Rassemblement national pourrait aussi présenter un candidat. 

 
A Paris, la maire PS Anne Hidalgo brigue un second mandat dans la capitale
 
Venue du 15e, elle se présentera cette fois dans le 11e arrondissement avec le soutien de Génération.s, le parti de Benoît Hamon et de la plateforme "Paris en commun". 
Les principaux autres candidats sont en campagne depuis plusieurs mois : l'exporte parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour LREM, Cédric Vilani (LREM dissident + PRG le Centre gauche), Rachida Dati pour les Républicains et le Vert David Belliard. Le candidat dissident LR Pierre-Yves Bournazel a rejoint Benjamin Griveaux il y a quelques jours. L'ex-conseiller communication de François Hollande à l'Elysée Gaspard Gantzer maintient sa candidature. 
Selon un sondage Ifop/JDD publié ce dimanche, Anne Hidalgo, la maire sortante, arriverait en tête du premier tour avec 25 % des voix. Elle devancerait la LR Rachida Dati à 19 %, le candidat LREM Benjamin Griveaux à 15 %, l'écologiste David Belliard à 14 % et le dissident LREM Cédric Villani à 13 %. 

 A Rennes, la maire Nathalie Appéré brigue un second mandat


Elle est soutenue par le PS, le PC, Génération.s, le PRG et Place publique. Europe écologie les Verts fait bande à part avec la candidature de Mathieu Theurier. Les autres candidats : Carole Gandon (LREM), Charles Compagnon (droite et centre-droit), Enora Lepape (LFI), Emeric Salmon (Rassemblement national) et le candidat régionaliste Franck Darcel (Rennes Bretagne Europe). 

Qui succédera à Yvon Robert à la mairie de Rouen ? 

Une seule femme est candidate, Marine Caron (UDI), déjà vice-présidente du département. Le maire sortant soutient Nicolas Mayer-Rossignol, ex-président de la région Haute-Normandie. Les Normands auront le choix entre les candidatures de Jean-Louis Louvel (LREM, Modem, Agir), Jean-François Bures (Les Républicains, battu de 1600 voix en 2014), Jean-Michel Bérégovoy (Europe écologie les Verts), Lionel Descamps/Farida Madjoub ("Rouen notre commune") et Guillaume Pennelle (Rassemblement national). 

A Strasbourg, Roland Ries, maire PS depuis 2008, laisse son fauteuil

Son premier adjoint actuel Alain Fontanel (déserteur du PS au profit de  LREM, Modem) est candidat. Un second adjoint actuel, chargé de l'Animation, Mathieu Cahn, a été investi par le PS. Une 3e adjointe, Chantal Cutajar, mènera la liste "Citoyens engagés". 
Les Strasbourgeois auront le choix avec les candidatures de Jeanne Barseghian (les Verts), Jean-Philippe Vetter (Les Républicains), Hombeline du Parc (Rassemblement national) ou Kevin Loquais (LFI, Génération.s). 

Et Le Havre ?
Mairie réservée à Edouard Philippe ? 
A suivre...