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vendredi 28 février 2020

Coronavirus: la contamination a plus que doublé en une journée, passant de 18 à 38

Frontières ouvertes, la France se dit pourtant victime de chaînes de contamination "à l'italienne"

Alors que Macron est à Naples pour un sommet franco-italien, 
la France prend le même chemin que l'Italie.



Des chaînes de transmission du nouveau coronavirus apparaissent clairement dans au moins deux de ses départements, celui de l'Oise, dans le nord du pays, et en Haute-Savoie, dans l'est, sans parler de l'Algérie, avec laquelle le mano en la mano appellerait à des mesures drastiques 
Le nombre de cas de contamination confirmés a ainsi plus que doublé en une journée, passant de 18 à 38; 24 de ces malades sont actuellement hospitalisés. Et, maintenant que le processus de propagation est engagé, à la différence de l'Espagne, le ministère de la Santé est passé du mode rassurant au stade réaliste en prévenant que le bilan pourrait rapidement s'alourdir.

A l'hôpital parisien de La-Pitié-Salpêtrière, où "s'est éteint" - litote typique du réalisme officiel ! -   le premier Français infecté par le Covid-19 - nom choisi par l'OMS pour imposer un masque filtrant au coronavirus auprès du public -, le chef du service des Maladies Infectieuses et Tropicales avait bien prévenu le président lors de sa visite hier. 
Le professeur Eric Caumes a mis en garde Macron en ces termes :
"Il va y avoir une situation un peu à l'italienne (...) avec des chaînes de transmission autochtones."

Principale chaîne de transmission autochtone dans l'Oise

C'est donc dans ce département au Nord de Paris que le dangereux coronavirus a développé sa plus forte contamination : sont atteintes 12 personnes qui étaient en lien avec l'enseignant du collège Jean de La Fontaine de Crépy-en-Valois - une ville d'environ 15.000 habitants -, décédé à 60 ans dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, ou en lien avec un autre homme de 55 ans, qui est hospitalisé à Amiens - ville fréquentée par les époux Macron - et se trouve dans un état grave. Aucun des deux n'avait pourtant voyagé dans un pays à risque.

Le premier Français qui est mort "s'est éteint" du "Covid-19" coronavirus, est un professeur de l'Oise, âgé de 60 ans.
Parmi les malades patients de la "chaîne" de l'Oise qui ont été testés positifs, trois travaillaient sur une base aérienne 110 de Creil, laquelle comporte toujours des unités opérationnelles.
  • Escadron de transport 03.060 Esterel dont les appareils (Airbus A310 et A340) sont stationnés sur l'Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle - aéroport international principal de Paris, ouvert aux voyageurs civils , et qui compte environ 115 hommes et femmes
Autres unités de l'armée de l'air stationnées sur la base aérienne :
Organismes interarmées stationnés sur la base de défense de Creil :
  • Certains moyens de la Direction du renseignement militaire (DRM)
  • Unité française de vérification (UFV)
  • Établissement géographique interarmées (EGI)
  • Équipe de marque interarmées de l'espace (EMIE) qui est intégrée au Commandement interarmées de l'espace (CIE).

Les différents contaminés sont soignés dans des établissements un peu partout dans l'Hexagone, généralement près de leur lieu de vie : à Compiègne - un cas grave -, à Saint-Mandé, Lille, Nantes et Paris. "Ce n'est pas lié à une diffusion du virus dans ces villes," a tenu à préciser Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé.

Une famille et un de leurs amis infectés en Haute-Savoie

Quatre personnes sont porteuses du virus mortel dans ce département frontalier de l'Italie où s'est rendu Macron : à la mi-février dernier, il s'est rendu au pied du Mont-Blanc pour se mettre en scène en défenseur écologiste d’une nature en péril, faisant une halte à Chamonix.


Alors que quatre cas de coronavirus étaient déjà identifiés dans le village de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie
ce vendredi matin, le maire de la commune a annoncé que deux autres habitants avaient contracté le virus.  Ces personnes sont des "proches" du premier contaminé de la commune. Il avait participé à une soirée le 15 février dernier en présence de 120 convives.
"Ce sont des proches" de l'homme contaminé après un voyage en Italie, et dont la femme, l'épouse et un ami ont ensuite contracté le virus. Ce dernier avait participé à une soirée le 15 février, en présence de 120 convives.
"Il est tout à fait possible qu'il y ait beaucoup plus de cas dans notre commune", s'est confié le maire, François Daviet, qui reconnaît "être soucieux". "On est en train de s'organiser pour fermer un certain nombre d'établissements sur la commune", affirme-t-il, notamment les crèches, le centre de loisirs et les salles municipales.

"Un certain nombre" d'habitants ont été testés et restent confinés chez eux en attendant les résultats. Aucune mesure de confinement général de la population de La Balme-de-Sillingy n'a pour le moment été décidée, note François Daviet, équipé d'un masque de protection.

En Haute-Savoie déjà, cinq cas de Coronavirus avaient été détectés aux Contamines-Montjoie: les trois enfants qui ont été exposés au virus, dont un de 9 ans diagnostiqué positif, fréquentaient élèves de l’école des Contamines-Montjoie ou de Saint-Gervais. Ils ont été fermés du 10 au 14 février pour éviter tout risque de propagation.Un homme de 64 ans, de retour d'un voyage professionnel en Lombardie - une région italienne fortement touchée par l'épidémie -, ainsi que son épouse et sa fille qui sont tous dans un hôpital d'Annecy; le quatrième patient est un ami de cette famille. Leur état de santé ne paraît pas inspirer d'inquiétude.
Les précautions prises ont-elles été suffisantes pour que le virus ne parcoure pas les 95 km par la route qui séparent les Contamines de La Balme-de-Sillingy aujourd'hui contaminée.

jeudi 13 février 2020

Macron a emprunté un jet présidentiel pour aller parler "empreinte carbone" en Haute-Savoie

Pour davantage de crédibilité écologiste, ne pouvait-il pas faire campagne depuis l'Elysée ?

Macron s'est rendu en Falcon 7X pour faire la photo sur le Mont-Blanc ?

Résultat de recherche d'images pour "macron mer de glace"
Macron espère-t-il voir la fin du tunnel ?
Il aurait pu passer par Istres où transitent les pestiférés par le Coronavirus, mais, par cohérence et pour des raisons d'économies et de respect de l'environnement, il a préféré aller prendre un bol d'air non contaminé, jeudi matin sur la Mer de Glace, glacier serpentant au pied du Mont-Blanc dont la fonte accélérée est devenue emblématique des effets du réchauffement climatique. Son agenda ne lui permettra pas non plus d'aller claquer la bise aux enfants confinés contre le virus dans les écoles de Haute-Savoie.
Le Falcon 7x (ci-contre) de Macron contournera aussi la station de ski de Contamines-Montjoie, foyer potentiel, où des tests ont été pratiqués sur une centaine de personnes après la contamination de cinq Britanniques. Les autorités locales appellent à ne "pas céder à une panique irraisonnée", mais Macron n'est pas téméraire... Il n'a d'ailleurs pas pris Agnès Buzyn avec lui : la ministre de la Santé a "trop de travail sur la table"

Vêtu d'une combinaison étanche catégorie III type 3,4,5 et 6 pour prévention, anti-contamination tenue de ski, le grand garçon a pris le petit train à crémaillère touristique du Montenvers menant à plus de 1.900 m d'altitude et s'est rendu sans Mamie sur le célèbre glacier. Il a également retrouvé son âme d'enfant dans la grotte de glace, tunnel bleuté creusé dans le glacier et aménagé de meubles de glace. Les Savoyards ont-ils perçu toute l'humanité du président jupitérien brisant l'armure sur l'Olympe français? 

"Je n'imaginais pas une fonte aussi rapide : c'est impressionnant ! s'est exclamé la Madame Michu de l'Elysée

Macron tente de démontrer qu'il n'est pas un "animal à sang froid",
comme les poissons et reptiles


 "On se rend compte comment les non-décisions ont fait en arriver là", n'a pas hésité à commenter le quadra, accusateur arrogant de ses prédécesseurs à la tête de l'Etat, accompagné de guides, experts et "grottiers" qui chaque année passent quatre mois à retailler la grotte de glace. Macron est pourtant là pour prononcer quelques mots qui tiendront d'action contre le réchauffement climatique, alors que les acteurs écologistes - élus et hommes et femmes de terrain -  soulignent les incohérence de l'exécutif en matière d'environnement et lson absence de la politique environnementale.

On estime que la mer de Glace recule de 8 à 10 mètres par an, faisant du site l'illustration la plus spectaculaire de l'impact du réchauffement en France. La température moyenne observée près du Massif du Mont-Blanc a augmenté de 4° entre les années 1950 et les années 2000.Le plus long glacier français (7 kilomètres) a reculé d'environ 2 kilomètres depuis 1850, faisant place à un lit de cailloux au pied de la "vallée blanche" et a perdu 120 mètres d'épaisseur au cours du siècle passé. Cette année, la neige n'a pas tenu sur la glace vive, parsemée de petits cailloux et de traces grises de pollution.
Mathieu Dechavanne, PDG de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), a expliqué au président qu'il souhaite installer une nouvelle télécabine arrivant plus haut sur le glacier afin d'y avoir plus facilement accès, car actuellement, avec la fonte, il est de plus en plus difficile d'y descendre. L'année dernière, 80 marches ont du être ajoutées au très long escalier qui descend de la plate-forme de Montenvers au glacier. A la différence de la grotte de Lascaux ou de la grotte Chauvet, pas question de protéger le glacier des touristes et de leurs déchets.

dimanche 9 février 2020

L'OMS avait sous-estimé le coronavirus

Avec 811 morts en Chine, le nouveau coronavirus devient plus meurtrier que le SRAS

Le nombre de cas de contamination relevés quotidiennement en Chine "se stabilise", tente de rassurer l’OMS, tout en admettant qu'il est trop tôt pour en conclure que l’épidémie a dépassé son pic.




Le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) n'avait fait que 774 morts, au total, dans le monde en 2002-2003, selon les derniers chiffres officiels publiés dimanche 9 février. 

Le virus 2019-nCoV a déjà tué 89 nouvelles personnes en Chine continentale (hors Hongkong et Macao), soit un nouveau record quotidien. On dénombre désormais 37.198 malades en Chine continentale. Or, l'optimisme affiché par les autorités tient au fait que seuls deux décès – un aux Philippines et un à Hongkong – ont jusqu’à présent été recensés en dehors de ce territoire. 

Contaminations en baisse : déni de réalité ?

Le nombre de cas de contamination relevés quotidiennement en Chine "se stabilise," selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a néanmoins estimé samedi que l, même s’il est trop tôt pour en conclure que l’épidémie a dépassé son pic. 
"Nous enregistrons une période de stabilité de quatre jours, où le nombre de cas rapportés n’a pas progressé. C’est une bonne nouvelle et cela pourrait refléter l’impact des mesures de contrôle qui ont été mises en place", a déclaré le responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS, Michael Ryan. 

En Chine continentale, le nombre de cas confirmés était dimanche de près de 37.200, soit 2.600 cas supplémentaires par rapport au précédent bilan quotidien. Ce dernier chiffre est nettement inférieur aux près de 3.900 nouvelles contaminations annoncées mercredi par les autorités chinoises dans leur bilan quotidien. 

Fin janvier, l’un des meilleurs spécialistes chinois des maladies respiratoires, Zhong Nanshan, avait estimé que l’épidémie pourrait atteindre un pic aux alentours du 8 février avant de commencer à refluer.  

La France ne connaît pas de "stabilisation" : cinq nouveaux cas, loin de l'épicentre de la pandémie
  
L’épidémie continue de se propager dans le monde : en France, cinq nouveaux cas ont été  hospitalisés sans signe de gravité, des Britanniques ayant côtoyé un compatriote de retour de Singapour, fin janvier, dans un chalet de Haute-Savoie. Ce qui porte à onze le nombre de cas repérés sur le territoire français.

Aux Contamines-Montjoie, Haute-Savoie, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a tenu un point-presse après la découverte de cinq cas de coronavirus.
Les résultats des dépistages du coronavirus sur les personnes ayant été en contact avec les onze Britanniques hospitalisés après leur séjour aux Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), seront connus "en fin d’après-midi ou dans la soirée", a annoncé Agnès Buzyn, ce dimanche depuis la station de ski.

"Plus de 100" personnes auront été testées, a-t-elle précisé. Le Samu local a estimé de son côté à 200 le nombre de personnes dépistées. Les tests se déroulent juste à côté de l’école primaire Alexis-Bouvard, où est scolarisé l’enfant contaminé, et qui est fermée jusqu’à nouvel ordre depuis samedi.
"Nous avons priorisé les enfants qui ont été le plus en contact avec l’enfant touché, puis les enfants qui ont des symptômes et enfin des personnes moins à risque car leur contact a été moins étroit", a ajouté la ministre. "La situation est évolutive, notre décision dépendra de si nous avons des résultats positifs dans la soirée", a indiqué Agnès Buzyn. 

Nombre croissant de cas en France : 11 recensés
Elle doit également se rendre dimanche à Saint-Gervais, où le jeune Britannique contaminé a brièvement fréquenté une autre école, puis au CHU de Grenoble, un des hôpitaux où les patients sont admis.
Le ministère avait en effet annoncé samedi qu’un Britannique qui revenait de Singapour avait transmis le coronavirus à cinq autres personnes, quatre adultes et un enfant de son entourage lors d’un séjour dans la station de ski. Ces cas représentent une "grappe" ou "amas" (cluster), c’est-à-dire un regroupement de plusieurs cas autour d’un "cas initial", un ressortissant britannique ayant séjourné à partir du 24 janvier, pour quatre jours, aux Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, de nationalité britannique, qui résidaient toutes dans le même chalet, en fait hospitalisées dans la nuit de vendredi à samedi dans plusieurs hôpitaux à Lyon, Saint-Etienne et Grenoble, selon la ministre.
Six autres membres du groupe ont été également hospitalisés par précaution. Ces confirmations de cas portent à 11 le total de personnes contaminées en France.

Deux établissements scolaires fermés 

Si  les autorités et une partie des habitants de cette station de ski appellent à ne pas céder à la psychose, pour sauver la saison de sports d'hiver  où la saison touristique bat son plein, notamment avec l'arrivée des Parisiens en vacances de février depuis ce samedi, d’autres peinent à cacher leur inquiétude. 

A Annecy, la fermeture "la semaine prochaine" des deux établissements scolaires fréquentés par l’enfant britannique atteint, âgé de 9 ans, a annoncé le directeur de l’Agence régionale de Santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Yves Grall. Scolarisé habituellement aux Contamines-Montjoie, où l’école accueille 95 élèves, cet élève de CM1 avait suivi des cours de français jeudi matin dans une école de Saint-Gervais, fréquentée par environ 200 élèves. 

En Chine, on ne rassure pas, on met en place des mesures drastiques.

Depuis samedi, cette situation alarmante a poussé Hongkong à imposer que toute personne arrivant de Chine continentale soit isolée deux semaines chez elle, à l’hôtel ou dans tout autre hébergement. Les récalcitrants encourent six mois de prison. La France est plus laxiste...

Les mesures de confinement restent par ailleurs strictes dans de nombreuses villes chinoises, où des dizaines de millions de personnes doivent rester calfeutrées chez elles. La métropole de Shanghai (est), peuplée de 24 millions de personnes, est devenue samedi la dernière municipalité en date à imposer le port du masque dans les lieux publics. 

A Wuhan, des mesures de "temps de guerre" ont été ordonnées cette semaine  par la vice-première ministre, Sun Chunlan. Les autorités locales doivent  ratisser les quartiers pour rechercher les habitants atteints de fièvre.
813 morts du coronavirus au 9 février 2020Ce tableau présente les cas d'infections confirmées et les cas mortels de coronavirus dans le monde. Dernière mise à jour le 09/02/2020 à 01 h 47.
infections
morts
Chine
37 198
811
Hongkong
22
1
Japon
92
Singapour
33
Philippines
3
1
Thaïlande
25
Corée du Sud
24
Taïwan
16
Australie
15
Etats-Unis
15
Malaisie
15
Allemagne
14
Vietnam
13
France
11
Macao
10
Emirats arabes unis
7
Canada
5
Royaume-Uni
3
Italie
3
Inde
3
Russie
2
Espagne
1
Suède
1
Népal
1
Cambodge
1
Sri Lanka
1
Finlande
1
Belgique
1
Total
37 536
813

Chine, on ne rassure pas, on met en place des mesures drastiques

Depuis samedi, cette situation alarmante a poussé Hongkong à imposer que toute personne arrivant de Chine continentale soit isolée deux semaines chez elle, à l’hôtel ou dans tout autre hébergement. Les récalcitrants encourent six mois de prison. La France est plus laxiste...

Les mesures de confinement restent par ailleurs strictes dans de nombreuses villes chinoises, où des dizaines de millions de personnes doivent rester calfeutrées chez elles. La métropole de Shanghai (est), peuplée de 24 millions de personnes, est devenue samedi la dernière municipalité en date à imposer le port du masque dans les lieux publics. 

A Wuhan, des mesures de "temps de guerre" ont été ordonnées cette semaine  par la vice-première ministre, Sun Chunlan. Les autorités locales doivent  ratisser les quartiers pour rechercher les habitants atteints de fièvre.

Navires en quarantaine en Asie

Quelque 3.700 personnes sont confinées à bord du paquebot " Diamond Princess", au Japon
Quelque 3 700 personnes sont confinées à bord du paquebot « Diamond Princess », au Japon, où le nombre de personnes contaminées continue d’augmenter, grimpant samedi à 64 cas.
Le nombre de personnes contaminées continue d’y augmenter, grimpant samedi à 64 cas. 

De nombreux pays musclent leurs mesures restrictives face aux personnes en provenance de Chine, et déconseillent les voyages dans ce pays, la France étant la dernière en date samedi. La plupart des compagnies aériennes internationales ont interrompu leurs vols vers la Chine continentale.

Dans le même temps, des milliers de voyageurs et membres d’équipage restent consignés sur deux navires de croisière en Asie. Au Japon, parmi les 64 personnes contaminées sur le paquebot Diamond Princess, une personne se trouve dans un état grave. Quelque 3.700 personnes à bord demeurent bloquées dans leurs cabines, alors que les médicaments commencent à manquer.

A Hongkong, 3.600 personnes subissent un sort similaire sur le World Dream, dont huit anciens passagers ont été testés positifs. Le Japon a interdit à un autre navire de croisière, où un passager est soupçonné d’être contaminé, d’accoster sur l’archipel.

Services sanitaires démunis : un nom provisoire : "pneumonie à nouveau coronavirus" 

82 % des cas répertoriés sont considérés "mineurs," selon l’OMS, 15 % graves et 3 % "critiques", moins de 2 % des cas s’avérant mortels. Des taux indécents considérant les drames humains qu'ils dissimulent en chiffres bruts. Le taux de mortalité de ce virus, nommé temporairement "2019-nCoV", puisque signalé dès décembre dernier, est pour l’heure déclaré très inférieur à celui du SRAS (14 %) qui avait contaminé 5.327 personnes en Chine.

On se moque bien que l’OMS avance avec prudence vers l’adoption d’un nom définitif pour l’agent infectieux : le sujet n'est pas là et cette tentative de diversion est également indécente, même si elle est motivée par la volonté de ne stigmatiser ni le peuple chinois ni Wuhan. La décision devrait intervenir dans les prochains jours. En attendant, la Chine a annoncé samedi nommer provisoirement la maladie "pneumonie à nouveau coronavirus", lui donnant le sigle anglais officiel de NCP (pour "novel (new) coronavirus pneumonia").