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lundi 18 mai 2020

Confinement à Amiens : un match de foot provoque une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui

Un match de foot organisé au mépris des règles de distanciation 

Ce match organisé en pleine période de déconfinement n'était pas autorisé.

Le stade Soufflot à Amiens. Capture d’écran Google Maps
La presse, ici, VDN, n'a pas de meilleure photo:
minimise-t-elle la gravité des faits dans la ville de Macron ?

 
Le Parquet d'Amiens a ouvert ce dimanche une enquête sur cet événement  organisé par des associations soupçonnées d'avoir mis en danger de la vie d'autrui en rassemblant plus de 100 individus - 150, selon La Voix du Nord - samedi soir au stade Soufflot, au sud-est (Amiens-centre et Boves et Cagny, cantons représentés par un PS et une EELV) de la ville UDI de Brigitte Fouré

Cette rencontre de football, "spontanée", mais avec du public, était interdite en plein déconfinement. Elle a pourtant rassemblé un peu plus de 100 participants à Amiens, capitale historique de la Picardie. Macron est originaire de Amiens et l'ex-secrétaire d’Etat EELV de Hollande, Barbara Pompili est députée LREM de la 2e circonscription de la Somme.

Seul le sport individuel est de nouveau autorisé depuis le début du déconfinement, le 11 mai, les sports collectifs, comme le football restent donc proscrits jusqu'à nouvel ordre. Les rassemblements de plus de 10 personnes en milieu extérieur sont aussi interdits

Les organisateurs et les participants ne pouvaient ignorer qu'ils étaient dans l'illégalité la plus totale ce samedi soir : après un premier rappel à l'ordre, la police a dû intervenir pour disperser tout le monde, dans un climat tendu. Les organisateurs de cette partie sont actuellement  (activement ?) recherchés. 

Le pouvoir est clairement provoqué

Est-ce un pur hasard que François Ruffin (LFI) est député de la circonscription rebelle ? 

La photo de 20 Minutes ne rend pas très fidèlement compte de la situation...
20 Minutes ne rend pas très fidèlement
compte de la situation réelle...

Dès ce dimanche soir, en dépit de l'enquête du ministère de la Justice, près de 100 personnes ont de nouveau tenté de refaire un match de football, en escaladant les grilles du stade Soufflot. Deux voitures de police et un fourgon ont fait évacuer les participants avant même qu'une nouvelle rencontre ne commence.

Les présidents des clubs de football de Boves et Cagny sont respectivement Joao Morais de Araujo et Bruno Godin qui ne semblent pas joignables...

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vendredi 28 février 2020

Coronavirus: la contamination a plus que doublé en une journée, passant de 18 à 38

Frontières ouvertes, la France se dit pourtant victime de chaînes de contamination "à l'italienne"

Alors que Macron est à Naples pour un sommet franco-italien, 
la France prend le même chemin que l'Italie.



Des chaînes de transmission du nouveau coronavirus apparaissent clairement dans au moins deux de ses départements, celui de l'Oise, dans le nord du pays, et en Haute-Savoie, dans l'est, sans parler de l'Algérie, avec laquelle le mano en la mano appellerait à des mesures drastiques 
Le nombre de cas de contamination confirmés a ainsi plus que doublé en une journée, passant de 18 à 38; 24 de ces malades sont actuellement hospitalisés. Et, maintenant que le processus de propagation est engagé, à la différence de l'Espagne, le ministère de la Santé est passé du mode rassurant au stade réaliste en prévenant que le bilan pourrait rapidement s'alourdir.

A l'hôpital parisien de La-Pitié-Salpêtrière, où "s'est éteint" - litote typique du réalisme officiel ! -   le premier Français infecté par le Covid-19 - nom choisi par l'OMS pour imposer un masque filtrant au coronavirus auprès du public -, le chef du service des Maladies Infectieuses et Tropicales avait bien prévenu le président lors de sa visite hier. 
Le professeur Eric Caumes a mis en garde Macron en ces termes :
"Il va y avoir une situation un peu à l'italienne (...) avec des chaînes de transmission autochtones."

Principale chaîne de transmission autochtone dans l'Oise

C'est donc dans ce département au Nord de Paris que le dangereux coronavirus a développé sa plus forte contamination : sont atteintes 12 personnes qui étaient en lien avec l'enseignant du collège Jean de La Fontaine de Crépy-en-Valois - une ville d'environ 15.000 habitants -, décédé à 60 ans dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, ou en lien avec un autre homme de 55 ans, qui est hospitalisé à Amiens - ville fréquentée par les époux Macron - et se trouve dans un état grave. Aucun des deux n'avait pourtant voyagé dans un pays à risque.

Le premier Français qui est mort "s'est éteint" du "Covid-19" coronavirus, est un professeur de l'Oise, âgé de 60 ans.
Parmi les malades patients de la "chaîne" de l'Oise qui ont été testés positifs, trois travaillaient sur une base aérienne 110 de Creil, laquelle comporte toujours des unités opérationnelles.
  • Escadron de transport 03.060 Esterel dont les appareils (Airbus A310 et A340) sont stationnés sur l'Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle - aéroport international principal de Paris, ouvert aux voyageurs civils , et qui compte environ 115 hommes et femmes
Autres unités de l'armée de l'air stationnées sur la base aérienne :
Organismes interarmées stationnés sur la base de défense de Creil :
  • Certains moyens de la Direction du renseignement militaire (DRM)
  • Unité française de vérification (UFV)
  • Établissement géographique interarmées (EGI)
  • Équipe de marque interarmées de l'espace (EMIE) qui est intégrée au Commandement interarmées de l'espace (CIE).

Les différents contaminés sont soignés dans des établissements un peu partout dans l'Hexagone, généralement près de leur lieu de vie : à Compiègne - un cas grave -, à Saint-Mandé, Lille, Nantes et Paris. "Ce n'est pas lié à une diffusion du virus dans ces villes," a tenu à préciser Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé.

Une famille et un de leurs amis infectés en Haute-Savoie

Quatre personnes sont porteuses du virus mortel dans ce département frontalier de l'Italie où s'est rendu Macron : à la mi-février dernier, il s'est rendu au pied du Mont-Blanc pour se mettre en scène en défenseur écologiste d’une nature en péril, faisant une halte à Chamonix.


Alors que quatre cas de coronavirus étaient déjà identifiés dans le village de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie
ce vendredi matin, le maire de la commune a annoncé que deux autres habitants avaient contracté le virus.  Ces personnes sont des "proches" du premier contaminé de la commune. Il avait participé à une soirée le 15 février dernier en présence de 120 convives.
"Ce sont des proches" de l'homme contaminé après un voyage en Italie, et dont la femme, l'épouse et un ami ont ensuite contracté le virus. Ce dernier avait participé à une soirée le 15 février, en présence de 120 convives.
"Il est tout à fait possible qu'il y ait beaucoup plus de cas dans notre commune", s'est confié le maire, François Daviet, qui reconnaît "être soucieux". "On est en train de s'organiser pour fermer un certain nombre d'établissements sur la commune", affirme-t-il, notamment les crèches, le centre de loisirs et les salles municipales.

"Un certain nombre" d'habitants ont été testés et restent confinés chez eux en attendant les résultats. Aucune mesure de confinement général de la population de La Balme-de-Sillingy n'a pour le moment été décidée, note François Daviet, équipé d'un masque de protection.

En Haute-Savoie déjà, cinq cas de Coronavirus avaient été détectés aux Contamines-Montjoie: les trois enfants qui ont été exposés au virus, dont un de 9 ans diagnostiqué positif, fréquentaient élèves de l’école des Contamines-Montjoie ou de Saint-Gervais. Ils ont été fermés du 10 au 14 février pour éviter tout risque de propagation.Un homme de 64 ans, de retour d'un voyage professionnel en Lombardie - une région italienne fortement touchée par l'épidémie -, ainsi que son épouse et sa fille qui sont tous dans un hôpital d'Annecy; le quatrième patient est un ami de cette famille. Leur état de santé ne paraît pas inspirer d'inquiétude.
Les précautions prises ont-elles été suffisantes pour que le virus ne parcoure pas les 95 km par la route qui séparent les Contamines de La Balme-de-Sillingy aujourd'hui contaminée.

vendredi 22 novembre 2019

A Amiens, Macron "nous prend pour des cons une deuxième fois", gronde François Ruffin (LFI)

Macron rencontre les ex-Whirlpool après deux ans d'abandon et se paie leur tête

Le député LFI de la Somme François Ruffin attendait le président de pied ferme sur les terres qu'il n'a pas, quant à lui, abandonnées

Macron trouve Ruffin sur son chemin à Amiens



Alors que BFMTV nous serinait sur le retour de l'enfant prodige Macron sur la terre de son enfance, l'élu d'Amiens exprimait vendredi sa colère contre la négligence du dossier Whirlpool par le président, pourtant né à Amiens, et le locataire de Bercy, Bruno  Le Maire. Sur l'ancien site de l'usine abandonnée aux repreneurs véreux successifs, le député a  exhorté le président à reconnaître que l'État avait "merdé", le projet de reprise s'étant soldé par un échec.

En 2017, cinq mois après son élection, le président Macron visitait l'usine avec un repreneur, WN, largement subventionné par l'argent public, à charge de sauver une partie des emplois. Après deux ans de quinquennat Macron, WN est liquidée et certains salariés sont occupés à débroussailler la friche industrielle.

"Venir il y a deux ans dire à tous les salariés qu'ils seront repris alors que derrière il n'y a rien, c'est nous prendre pour des cons... 

Macron tourne le dos au député d'Amiens tenu à distance


...Et venir dire qu'aujourd'hui Emmanuel Macron, comme s'il était un citoyen lambda (...), est déçu, c'est nous prendre pour des cons une deuxième fois", a lancé Ruffin aux journalistes en arrivant sur le parking de l'usine, peu avant la rencontre du président avec des ex-salariés triés sur le volet. 

"Moi, j'ai dit la vérité à Whirlpool", a maintenu le chef de l'Etat, quelques minutes avant de revenir sur les lieux de son déplacement de campagne le plus controversé.

VOIR et ENTENDRE la scène de la rencontre Macron-Ruffin - et noter la qualité du son - proposée par Le Parisien, qui titre "Macron pris à partie par Ruffin à Amiens" :
Lors de la visite sur le site, le député de la Somme a de nouveau interpellé Macron: "je pense que vous grandiriez l'Etat à admettre que vous avez merdé, à la limite pas vous personnellement, mais pendant qu'ici rien ne se produisait, que c'était la catastrophe, que tout le monde pouvait voir que ça allait dans le mur, il y avait des signaux envoyés à l'extérieur et on n'a pas eu de réponse"

"J'ai l'impression que cette fameuse reprise, cela a été un montage entre le gouvernement actuel, entre vous, M. Macron, et Whirlpool et un repreneur véreux qui s'appelle Decayeux (ex-patron de WN, ndlr)", a dénoncé Patrice Sinoquet, ex-Whirlpool et délégué CFDT, syndicat proche de tous les gouvernements successifs.

"Il faut qu'il trouve les mots pour expliquer aux salariés comment cela se fait qu'il est venu leur taper sur l'épaule et qu'il n'y a eu aucun suivi derrière", avait souligné F. Ruffin.

VOIR et ENTENDRE
la requête du parlementaire pour un interlocuteur à l'Elysée en sorte que Macron ne "merde" [sic] pas sur le dossier et ne puisse pas dire qu'il n'est pas au courant 
"Il y a beaucoup de choses qui nécessitent des explications et j'espère qu'elles ne se dérouleront pas derrière des portes closes", avait-il ajouté, faisant allusion à l'organisation millimétrée de cette visite présidentielle sous haute sécurité.
"J'espère que tout le monde sera également convié à une jolie promenade à l'intérieur d'entrepôts qui sont vides ! C'est un désert à l'intérieur!," a raillé le député
"Les 190 salariés faisaient des tours Eiffel avec spaghettis pour s'occuper (...) Les syndicats ont alerté, j'ai alerté, et nous n'avons eu aucune réponse de l'Elysée, du ministère du Travail", a-t-il encore regretté.

A Amiens, aux ex-Whirlpool, Macron raconte des salades, croyant se refaire la cerise

Macron face à la colère des salariés, après les photos mises en scène avec les enfants des écoles

Macron, face à ses manquements et insuffisances


Résultat de recherche d'images pour "2019 Macron a Amiens Whirlpool"
"Comment avez-vu pu être aussi naïf ?"

lui reproche vendredi un salarié licencié : "le repreneur a menti !
Macron a mis deux ans avant de se montrer à nouveau, mais c'est pour dire que le président ne peut pas tout ! Il a donc affronté la colère d'ex-salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens et du député François Ruffin, élu de la circonscription.

Le chef de l'Etat s'était affiché en octobre 2017 pour une visite avec un repreneur, lequel avait été largement aidé par Bercy. Mais cette entreprise de confiance (WN) de l'industriel picard Nicolas Decayeux a été liquidée en août 2019, faute de débouchés commerciaux. Alors, elle n'employait déjà plus que 182 salariés.

"Le repreneur s'est planté mais c'est trop facile de mettre ça sur le dos de l'Etat", a rétorqué Macron dans un langage qui se veut populaire, pour se faire comprendre des salariés qui lui reprochent de s'être laissé "berner", de ne pas avoir suivi l'affaire et de n'avoir donc pas vu venir l'échec de la reprise. C'est-à-dire manque de clairvoyance, négligence et incompétence.

Les échanges ont été vifs, rappelant sa venue sur le parking de l'usine entre les deux tours de la présidentielle de 2017, après que Marine Le Pen l'avait défié par une visite surprise aux salariés le même jour. Il est revenu vendredi dans l'usine pour faire le dos rond et dire qu'il n'oublie pas les salariés de nouveau sur le carreau, malgré les garanties qu'il avait apportées d'une reprise par un entrepreneur sérieux qui a reçu 7,5 millions d'euros de subventions publiques contre la reprise d'environ la moitié des 290 salariés. De l'argent public jeté par les fenêtres et des vies brisées.

"Une reprise, il y a toujours une part de risque", a raconté Macron

maintenant cinquante ans passés, les hommes et les femmes qui lui avaient accordé leur confiance n'en croient pas leurs oreilles ce matin : ce président qui appelle les Français à être positifs et entreprenants, "en même temps" leur dresse son "constat d'échec" et pis, c'est comme ça, on n'y peut rien au sommet de l'Etat. Et la presse leur reproche de l'avoir  "sans cesse interrompu" !

"Je regrette tous les jours d'avoir mis la signature du syndicat sur cette reprise", a lancé, dépité, l'ex-Whirlpool Frédéric Chanterelle, délégué CFDT, syndicat réformiste et béni-oui-oui.
"Cette reprise, j'ai uniquement l'impression que ça a été un montage entre vous et Whirlpool et un repreneur véreux. Vous aviez dit que c'était un projet fiable", a renchéri Patrick Sinoquet, de la CFDT. Raison de plus pour le suivre de près...
"Arrêtez d'être parano !", leur lance l'arrogant Macron. 
"Le repreneur, c'est pas un copain à moi [On parle comme ça dans le peuple, au moins dans les romans]. On l'a aidé, sinon vous me l'auriez reproché, argue le banquier victimisé. Tout a été vérifié, assure-t-il même, sans preuve : vérifier et ne rien voir, n'est-ce pas la preuve d'une incompétence ? (...) 

Et de prendre le parti du repreneur
: "Il a raté son affaire, est-ce qu'il a fait fortune sur notre truc [sic] ?" interroge-t-il, avec légèreté et indifférence. En cas de fraude, "il sera jugé, il y aura une condamnation", a-t-il encore assuré, bien qu'il ne soit pas juge.

Ce qui n'empêche pas - 
après avoir confirmé l'aide de l'Etat au repreneur - l'inconséquent Macron d'admettre que Nicolas Decayeux, patron de WN, a reçu "un salaire (...) aberrant" au point qu'a été lancée une procédure pénale. 

"Vous vous grandiriez auprès des salariés et auprès de moi à admettre que vous avez merdé"

"Pas vous personnellement, mais que l'Etat a merdé", a lancé François Ruffin. 
"Je fais pas ça pour me refaire la cerise" (se refaire une figure), a répliqué l'archaïque Macron, se voulant apaisant. "J'ai mis la pression sur les ministres sur ce dossier comme je ne l'ai pas fait pour d'autres". Au risque de perdre un peu plus la face, il doit maintenant citer les noms des entreprises qu'il a abandonnées à leur sort.

"L'engagement que je prends est que l'ensemble des salariés de Whirlpool retrouvent des perspectives et de l'emploi", a ajouté le beau parleur en faisant allusion à deux projets de reprise, ainsi que le projet de "l'Increvable" pour fabriquer des machines à laver réparables, défendu par F. Ruffin.

VOIR et ENTENDRE cette scène en (très) petit comité, dans un hangar entre deux autres, loin des cris des salariés et militants en colère, et entouré de la préfète qui distribue la parole, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher en charge de la... reconquête industrielle (!), et la députée Barbara Pompili, ex-EELV, désormais réélue députée en 2017 avec le soutien de La République en marche, dont elle a intégré le groupe LREM à l'Assemblée nationale...

"Je veux que dans le trimestre qui vient on réussisse à faire avancer les choses,  "précise"-t-il (si on peut dire), y compris en investissant sur le site pour réindustrialiser", a-t-il ajouté, sans autre précision de montant et de délai, promettant cette fois un suivi assuré par la ministre Agnès Pannier-Runacher ainsi qu'une cellule psychologique". "J'ai toujours tenu mes paroles", a-t-il asséné devant un public peu réactif...

"Rendez-vous dans un an !", a-t-il conclu, sur une note d'allégresse, l'une des salariées - tout aussi guillerette - espérant pouvoir alors "boire le champagne" avec lui... 

Chat échaudé craint l'eau froide
Atmosphère nettement plus circonspecte cependant sur le parking de l'usine à l'issue de la visite: "on a envie d'y croire mais on a été tellement berné qu'on est méfiant car des promesses, tout le monde peut en faire", a ainsi mis en garde Corinne Bizet, une ex-Whirlpool non reprise par WN. 
"Il y a eu des annonces, maintenant on attend des actes. Mais on a tellement été baladé que là, je ne m'attends plus à rien...", a renchéri Farid Baaloudji, 22 ans de Whirlpool et un an de WN, pendant que Pannier-Runacher, se félicitant en langue de bois d'énarque des "échanges francs, directs, dans le respect", affirmait: "Il n'y aura plus de doute quand chacun aura retrouvé un travail". Dans un an ou deux et à cinquante ans ? 
Suffira-t-il de traverser la rue ?

lundi 7 octobre 2019

47e samedi de mobilisation des Gilets Jaunes : l'AFP boycotte !

Le Monde ne retient que les quelques incidents à Amiens et Besançon pour le 47e samedi de mobilisation des Gilets Jaunes

Quelques centaines d'opposants se sont mobilisés à Amiens, Besançon, Toulouse, Montpellier et Paris.

A Paris, des Gilets Jaunes, dont le mutilé Jérôme Rodrigues,
se sont joints à
une action du groupe Extinction Rebellion dans le centre commercial Italie 2, "symbole du capitalisme", sans incidents 
Le 47e samedi de mobilisation des Gilets Jaunes a été marqué, samedi 5 octobre, par des incidents en marge des défilés organisés à Amiens (Somme) et à Besançon, (Doubs) conduisant à des interpellations, selon la presse malveillante, de Ouest France et La Dépêche au Point, Libération et Le Monde, en passant par CNews, tous alignés sur la dépêche de l'AFP, qui consacre plus d'espace au mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR) et aux manifestations de Hong Kong. Rien sur le compte Twitter de l'AFP... Pas mieux sur le site de l'agence de presse ! 
L'AFP boycotterait-elle donc le mouvement des Gilets jaunes, histoire de faire croire qu'il n'en finit pas de s'essouffler ?
Plusieurs centaines de personnes à Toulouse

A Toulouse, l’un des bastions du mouvement, plusieurs centaines de manifestants, GJ, militants anarchistes et écologistes ont défilé dans le centre-ville. La mobilisation était dédiée à la lutte contre la répression policière et judiciaire en vue notamment du procès, vendredi à Toulouse, d’une militante en fauteuil roulant, jugée pour "violences" envers des policiers avec pour "arme" son fauteuil roulant.
La tension est brièvement montée, sans  déboucher sur des dégradationsà l’approche de la place du Capitole, de nouveau interdite d’accès par la préfecture, quand des policiers de la BAC ont chargé la foule, avant de faire usage de gaz lacrymogènes. Trois policiers ont été légèrement blessés, selon un bilan provisoire de la préfecture, qui a signalé une interpellation pour "outrage".

300 manifestants à Montpellier

A Montpellier, 300 GJ ont défilé, selon la préfecture, qui a fait état de trois interpellations pour dissimulation du visage, mais n’a pas relevé d’incident particulier.

A Paris, quelques GJ dont Jérôme Rodrigues ont participé à une action du groupe Extinction Rebellion dans le centre commercial Italie 2, "symbole du capitalisme", sans incidents "notables", un détail qui insinue que le calme n'était pas parfait.

Les exceptions d'Amiens et Besançon, dont la presse fait une généralité

Ce samedi 5 octobre aurait donc été marqué par des incidents en marge des défilés organisés à Amiens et à Besançon, conduisant à des interpellations. Les titres de la presse choisissent de reléguer l'information sur les mobilisations pacifiques. 
450 personnes à Amiens, selon la préfecture

A Amiens, ville sacrifiée lors de la fermeture de l'usine Goodyear, la mobilisation a tourné vinaigre: les plaies ne sont pas refermées. Les séquelles de la liquidation de l'usine de pneus Continental à Clairoix (à 80 minutes dans l'Oise) incitent toujours  les Contis à la mobilisation également, huit années plus tard. 
Tout avait pourtant commencé en fin de matinée dans une ambiance festive (mot à mot le texte de l'AFP, comme ce qui suit), "avec la mise en place d’un "village militant" et des prises de parole liées aux revendications des GJ et aux conséquences de l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, dans le département voisin de Seine-Maritime(à 80 minutes par la route).

Dans l’après-midi, la police a été la cible de jets de bâtons et de pierre et a répliqué avec des gaz lacrymogènes. Ou inversement. Le cortège, de "450 personnes dont 30 Black Blocs", selon la préfecture, s’était élancé sur l’itinéraire autorisé autour du centre-ville avec comme mot d’ordre d’"aller chercher" le président Emmanuel Macron, qui a grandi dans le chef-lieu de la Somme. Certains Blacks Blocs s’en sont également pris à un McDonald’s, au bout du parcours.
Le pluralisme de la presse, un mythe

Neuf interpellations ont eu lieu, selon la préfecture. Aucun blessé n’a été signalé parmi les manifestants. Un fonctionnaire de police a été victime d’un malaise et 2 CRS ont été blessés "par des jets de pavés". La mairie a déploré les dégradations ayant visé "trois abribus, des conteneurs ainsi que les devantures de quatre établissements bancaires".

500 personnes à Besançon, selon le préfet, représentant du gouvernement.

A Besançon, cinq personnes ont été interpellées en marge d’une manifestation « pour les services publics" ayant réuni 500 personnes et où "un noyau dur d’une centaine de GJ (ou pas !) s’en est pris "à coups de barre de fer" à un... échafaudage installé sur la façade de la préfecture, selon la préfecture du Doubs.
Les gendarmes mobiles, appuyés par des policiers locaux, ont "au moins à deux reprises" fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, selon la même source, qui ajoute qu’il n’y a eu aucun blessé. Environ "50 à 60" personnes ont ensuite tenté d’investir la gare de Besançon, qui avait été fermée, mais ont pu être stoppés "sans heurts" par les forces de l’ordre, a-t-on ajouté.
Pour information à l'AFP, à une heure de route de Besançon, General Electric a supprimé plus de 1.000 emplois à Belfort.

samedi 25 mai 2019

Pour "aller chercher Macron chez lui", plus d'un millier de Gilets jaunes s'est rassemblé à Amiens ce samedi

Au 7e mois, c'est peu, mais c'est beaucoup pour Amiens
"Puisqu'on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens"

Amiens : des centaines de "gilets jaunes" dans la rue pour "aller chercher Macron chez lui"
"Qu'ils viennent me chercher", avait lancé Macron en juillet 2018
, depuis la cour fermée de la Maison de l'Amérique et à propos de l'affaire Benalla. Mais les Gilets jaunes n'ont pas oublié la provocation et ont relevé ce matin le défi lancé en s'invitant au plus près de la résidence du couple Macron, gardée par plusieurs rangs de forces de police. Les réfractaires à la politique de Macron ont fait le déplacement en réponse à 
un "appel national" des Gilets jaunes occulté par la presse institutionnelle, mais largement diffusé sur les réseaux sociaux.


A l'occasion de l'Acte XXVIII des Gilets jaunes, qui continuent de se rassembler dans quelques villes de France, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés samedi 25 mai à Amiens, déterminés à "aller chercher Macron chez lui", en "prenant" sa ville natale. Ils étaient entre 800, selon la préfecture de la Somme, et 2.000 selon les organisateurs.


François Ruffin et Xavier Mathieu parmi les "réfractaires"

Manifestation de "gilets jaunes", le 25 mai 2019 à Amiens  ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Dès 9h samedi,
des centaines de Gilets jaunes venus de Normandie, de Bretagne, des Hauts-de-France ou de la région parisienne, ont convergé vers le parc de la Hotoie où était installé un "village festif", constitué notamment de stands associatifs et syndicaux. 

Plusieurs élus, comme le député LFI de la Somme François Ruffin, l'ancien délégué CGT de Continental Xavier Mathieu, ou l'ex-Goodyear (CGT) Mickaël Wamen, étaient présents.

18 interpellations, 2 gardes à vue

En début d'après-midi, le cortège s'est dirigé vers la maison de Brigitte Macron, dans une ambiance festive.
Les forces de l'ordre étaient très visibles à proximité du centre ville, interdit aux manifestants. En début d'après-midi, quelques personnes ont jeté des projectiles sur une agence bancaire et sur l'hôtel Carlton dans le secteur de la gare. Les forces de l'ordre les ont dispersées au moyen de gaz lacrymogènes.

Plusieurs commerces et banques avaient par ailleurs été appelés à se barricader, tout comme la radio 'France bleu Picardie'. Le 18 mai, une dizaine de "casseurs" avaient en effet vandalisé à Reims la façade de France Bleu, autre radio partisane de service public.

A 14h, la préfecture de la Somme comptabilisait
18 interpellations au total, à la suite de contrôles préventifs. Parmi ces personnes, deux ont été placées en garde à vue pour détention de matériel jugé offensif.

jeudi 9 août 2018

Amiens : affront de Macron au prince William et Theresa May

Pourquoi Macron a fait sa mijaurée en ne se rendant pas à Amiens

Il se dit que le chef d'opérette des armées française n'a pas autant de médailles que le prince...
Les pendentifs du prince William qui laissent Macron pensif et jaloux
D'autres pensent que le souverain républicain souffre de ne pas être de sang royal !  Alors que Theresa May et le Prince William, ainsi que 3.200 invités venus du Royaume-Uni, de France et d’autres pays ont assisté aux commémorations du centenaire de la bataille d'Amiens, Emmanuel Macron, pourtant originaire de cette ville, a choisi de bouder les cérémonies. Edouard Philippe s'étant également dérobé, la question se pose de savoir pourquoi une telle rebuffade de l'exécutif, puissance hôtesse ?

Avec les invités, des vétérans de
 la Première Guerre mondiale qui se sont rendus mercredi en Picardie, Theresa May et le Prince William n'ont pas commis la faute de négliger les héros ayant sacrifié leur vie et apporté le premier succès des forces alliées contre l'armée allemande en 1918. Les héros qui grimpent aux façades des immeubles, c'est bien, mais ceux qui illustrent l'"irénisme" théorique de Macron, c'est mieux...
Theresa May
Vu le déplacement des deux hôtes britanniques de haut rang, les absences du prétentieux locataire de l'Elysée et de l'escogriffe qui sert de chef du gouvernement ont étonné le public et suscité beaucoup d'interrogations. 
De son côté, la partie française a été représentée par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, et l'invisible ministre des Armées,  Florence Parly, ombre  de son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian.
"Mais l'Elysée assure qu'il était "prévu de longue date" que les choses s'organisent ainsi [et alors, ça justifie quoi ?]. Le 'Château' ajoute que le Président de la République ne "pouvait pas se rendre" à la cérémonie", puisqu'il avait prévu de faire une apparition sur la plage de Bormes-les-Mimosas, en polo immaculé, teint halé et barbe de trois jours. Ses services ont rappelé, non sans outrecuidance, que Theresa May a déjà été reçue par Emmanuel Macron au fort de Brégançon". Une sexagénaire (64 ans), ça va, puisqu'il a signé, mais deux (l'autre à 61 ans), c'est plus qu'un tel gaillard, pourtant chargé en testostérone dans son 'command car', peut supporter.
Les internautes se sont lâchés, laissant libre cours à leur indignation, critiquant les "fainéants" et les "cyniques français préférant le farniente au devoir.

Certains internautes ont même évoqué le manque de respect français dû à Theresa May et au Prince William
qui ont fait le déplacement, comme en 14.

Mais une journaliste Macron-compatible a fini de se décrédibiliser : Jannick Alimi

La pauvre est usée par seulement 15 mois de zèle idolâtre. 
Devenue tellement insupportable au Parisien qu'elle se disperse en commentaires péremptoires et intolérants sur plusieurs plateaux d'information continue en mal de décrypteurs aux taquets. Elle constate, sobrement, "le chef de l’Etat n’était pas au côté du prince William et de Theresa May pour commémorer le centenaire de la bataille d’Amiens."

Pour certains élus locaux de la Somme, c’est sans aucun doute une "faute diplomatique." Il semble que la dévote ne se range point parmi eux, et que, vu de Paris et du reste de la France, la faute soit vénielle. 

Le prince William et la Première ministre britannique Theresa May étaient, eux, venus se recueillir à la cathédrale d’Amiens, pendant que Manu Macron cherchait des mots savants dans le Littré. Le "jeune garçon" ne souhaitait-il pas faire une entrée triomphale dans sa ville de naissance, au bras de la maire UDI ? Les hauts représentants canadiens, américains, australiens, irlandais et nord-irlandais, ainsi que l’ancien président allemand Joachim Gauck, n'avaient-il pas pas sa stature ?

Macron s'est fait représenter par Florence Parly qui a dû déserter sa piscine.
Plusieurs centaines de descendants de combattants venus de tous les pays du Commonwealth et de France n'ont pas persuadé Macronnet de rendre hommage aux dizaines de milliers de soldats morts il y a tout juste un siècle.

Pour répondre à la polémique qui commençait à monter, la ministre des Armées, Florence Parly, a été missionnée en catastrophe pour rejoindre, dans l’urgence, la secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq, originellement prévue pour être la seule représentante officielle du gouvernement à la cérémonie.

Plusieurs féaux sont également montés au créneau pour relativiser, voire justifier, l’absence du président Macron et de son Premier ministre. "Notre gouvernement est en vacances depuis peu […] Ce n’est peut-être pas la meilleure période pour que nous ayons de hautes autorités à Amiens", a déclaré Brigitte Fouré, la maire UDI d’Amiens. Peut-être faudrait-il déplacer la bataille d'Amiens - ou bataille de Montdidier, qui eut lieu du 8 au 11 août 1918, pendant la 3ᵉ bataille de Picardie sur le front occidental, en France -  en mars ?

"Macron se rendra sur plusieurs champs de bataille", en fonction de son bon plaisir.
Bizarrement, Joseph Zimet, le directeur général de la Mission centenaire de la Première Guerre mondiale, abonde dans le sens de Jupiter, expliquant que le président, qui n'a accompli aucun service, ni national, ni citoyen, devrait prochainement "consacrer dix jours de son agenda aux commémorations du premier conflit mondial. Emmanuel Macron se rendra notamment sur plusieurs champs de bataille et recevra une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement à Paris. " A suivre...

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A l’Elysée, on explique aussi que Theresa May avait été reçue, lundi au Fort de Brégançon où Emmanuel et Brigitte Macron passent deux semaines de vacances, mais cela dans le cadre d’une rencontre informelle autour du Brexit, puis d’un dîner privé entre les deux couples français et britannique, ce qui n'a rien à voir.
Le repos du petit ne doit pas être troublé.