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lundi 18 mai 2020

Confinement à Amiens : un match de foot provoque une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui

Un match de foot organisé au mépris des règles de distanciation 

Ce match organisé en pleine période de déconfinement n'était pas autorisé.

Le stade Soufflot à Amiens. Capture d’écran Google Maps
La presse, ici, VDN, n'a pas de meilleure photo:
minimise-t-elle la gravité des faits dans la ville de Macron ?

 
Le Parquet d'Amiens a ouvert ce dimanche une enquête sur cet événement  organisé par des associations soupçonnées d'avoir mis en danger de la vie d'autrui en rassemblant plus de 100 individus - 150, selon La Voix du Nord - samedi soir au stade Soufflot, au sud-est (Amiens-centre et Boves et Cagny, cantons représentés par un PS et une EELV) de la ville UDI de Brigitte Fouré. 

Cette rencontre de football, "spontanée", mais avec du public, était interdite en plein déconfinement. Elle a pourtant rassemblé un peu plus de 100 participants à Amiens, capitale historique de la Picardie. Macron est originaire de Amiens et l'ex-secrétaire d’Etat EELV de Hollande, Barbara Pompili est députée LREM de la 2e circonscription de la Somme.

Seul le sport individuel est de nouveau autorisé depuis le début du déconfinement, le 11 mai, les sports collectifs, comme le football restent donc proscrits jusqu'à nouvel ordre. Les rassemblements de plus de 10 personnes en milieu extérieur sont aussi interdits. 

Les organisateurs et les participants ne pouvaient ignorer qu'ils étaient dans l'illégalité la plus totale ce samedi soir : après un premier rappel à l'ordre, la police a dû intervenir pour disperser tout le monde, dans un climat tendu. Les organisateurs de cette partie sont actuellement  (activement ?) recherchés. 

Le pouvoir est clairement provoqué

Est-ce un pur hasard que François Ruffin (LFI) est député de la circonscription rebelle ? 

La photo de 20 Minutes ne rend pas très fidèlement compte de la situation...
20 Minutes ne rend pas très fidèlement
compte de la situation réelle...

Dès ce dimanche soir, en dépit de l'enquête du ministère de la Justice, près de 100 personnes ont de nouveau tenté de refaire un match de football, en escaladant les grilles du stade Soufflot. Deux voitures de police et un fourgon ont fait évacuer les participants avant même qu'une nouvelle rencontre ne commence.

Les présidents des clubs de football de Boves et Cagny sont respectivement Joao Morais de Araujo et Bruno Godin qui ne semblent pas joignables...

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mercredi 15 janvier 2020

Edouard Philippe mis à mal sur la gestion d'une association au Havre

Le premier ministre s'est fait épinglé sur la gestion d'une association au Havre

Philippe rattrapé par un rapport de la chambre régionale des comptes, la gestion de la structure présente de multiples défaillances


Résultat de recherche d'images pour "Edouard Philippe Le Havre"
Avant son arrivée-surprise à Matignon, et donc jusqu’en 2017, l'Edouard présidait l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD). Le rapport au vitriol de la chambre régionale des comptes (CRC) de Normandie est un sévère rappel à l’ordre. Selon le document, rendu public le 14 janvier et relayé dans Le Monde du 16 janvier, l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD) - qui disposait d’un financement de 1,2 million d’euros, assuré à 98% par des fonds publics - fait apparaître de multiples irrégularités pour les cinq exercices de 2013 à 2017.

Premier problème relevé par la CRC : le conseil d’administration de l’association est identique à la composition de l’assemblée générale. Une confusion qui rend, selon le rapport, "difficile l’identification des attributions et compétences respectives de deux instances".

Par ailleurs, selon les statuts de l’association, le président est le seul à pouvoir signer les contrats, engager et régler les dépenses. Or, dans la pratique, Edouard Philippe a délégué la quasi-totalité de ses pouvoirs au directeur général, sans qu’aucune disposition statutaire ne le prévoie, indique Le Monde. "Ce cumul conduit à concentrer dans les mains du directeur général les fonctions d’ordonnateur et de payeur, en contradiction avec le principe de séparation des tâches", relève le rapport de la CRC. 

De plus, ces délégations n’ont jamais été clairement inscrites dans les textes. "En conséquence, l’ensemble des actes pris sous la direction des directeurs est présumé dépourvu de fondement juridique", tranche la CRC.

Côté financement, en 2014 et 2016, la communauté d’agglomération havraise (Codah) a alloué deux subventions à l’association pour financer des prestations externes, pointe la CRC. Un dispositif qui peut être considéré comme "un moyen de contourner les règles de la commande publique" et qui "contrevient aux dispositions de la loi", détaille la Chambre régionale des comptes. 
Tout en notant que l’association "méconnaît la réglementation relative à la commande publique", elle relève de surcroît que "les dépenses ne sont pas rattachées aux actions mises en œuvre" et invite l’agence de développement "à améliorer la cohérence et la lisibilité de son activité".

Alors que Le Havre Développement a vu son périmètre se réduire au fil des années, la Chambre régionale des comptes pose également la question du maintien de l’agence de développement et invite ses membres à "s’interroger sur sa raison d’être".

mercredi 10 avril 2019

Brest: Le maire PS placé en garde à vue dans une affaire de détournement de fonds publics

Deux ex-adjoints municipaux ont été mis en examen 

Le maire, François Cuillandre, a été auditionné par la police judiciaire, mardi matin

François Cuillandre est à la tête de la ville
de Brest  depuis 18 ans
Il a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le versement des indemnités des élus PS. Il est ressorti libre en milieu d’après-midi.

Deux anciens adjoints mis en examen.
Deux de ses anciens adjoints brestois, Alain Masson, également ex-premier vice-président de la métropole, et Jean-Luc Polard, ont aussi été placés en garde à vue. Présentés à un juge d’instruction mardi soir, ils ont été mis en examen, le premier pour "abus de confiance" et le second pour "complicité d’abus de confiance", indique Le Télégramme.

Suite aux révélations du Télégramme, le Parquet de Brest avait ouvert en mai 2018 une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, avec dans son viseur, la gestion des indemnités des élus socialistes de la métropole par l’intermédiaire de l’association 'Vivre à Brest'. Les élus PS versaient leurs indemnités dans un pot commun avant une redistribution selon les montants.

L'association 'Vivre à Brest', un pot de confiture

Selon l’enquête, durant au moins quatre ans, Alain Masson aurait perçu son indemnité d’élu municipal et communautaire (4.400 euros net) en plus d’une somme mensuelle de 3.470 euros, piochée dans le pot commun. De plus, le versement de cette somme n’aurait pas été décidé à l’issue d’un vote de l’association et n’aurait pas été déclaré au fisc.

Les deux anciens élus avaient démissionné de leur mandat dans le cadre de cette affaire. François Cuillandre avait affirmé avoir été "trahi" par Alain Masson, déclarant ne plus avoir aucun rôle dans Vivre à Brest depuis 2001. 
Le maire assurait cependant qu’"aucun euro n’avait été détourné au détriment des Brestois".
Depuis 1993, cet ancien inspecteur des impôts enseigne à l'université de Bretagne occidentale notamment à l'institut de préparation à l'administration générale de Brest (IPAG Brest)...

samedi 6 avril 2019

Castaner soupçonne les ONG de complicité avec les passeurs

Macron et Castaner, sur la même ligne que Salvini

"Les ONG ont pu se faire complices des passeurs," estime Castaner 

59098525-2BAB-4D5E-9A40-DB2DC5161FD2Le ministre de l'Intérieur appelle les ONG chargées de secourir les migrants en Méditerranée à "avoir une attitude responsable", car elles "ont pu se faire complices" des passeurs. 
Lors de la conférence de presse finale du G7 des ministres de l'Intérieur qui s'est achevé vendredi 5 avril, le ministre a dénoncé "une réelle collusion" ayant pu se produire avec les passeurs dans certains cas, tout en assurant que "les ONG jouent un rôle essentiel pour apporter de l'aide aux migrants". Sur la terre ferme, à la frontière franco-italienne, le militant anarchiste Cédric Herrou est l'un de ces passeurs, protégés des socialistes.
"On a observé que certaines ONG étaient en contact téléphonique avec des passeurs", a-t-il notamment révélé, appelant dès lors les associations à avoir "une attitude responsable".

Les propos du ministre de l'Intérieur rejoignent ceux de son homologue Italien Matteo Salvini. 
La veille devant la presse, ce dirigeant de la Ligue du Nord, souverainiste, populiste et identitaire, avait dénoncé le rôle des ONG en Méditerranée et avait affirmé avoir reçu le soutien de ses collègues français, allemand et britannique et de l'ensemble du G7 sur sa position. "A ma grande satisfaction, je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée. Ce n'est pas une position léghiste [de son parti, La Ligue] ou souverainiste", avait-il souligné.

Christophe Castaner se défend de tout "soutien" à Matteo Salvini.
"Ne cherchez pas à interpréter le fait que je vous rappelle cela comme un soutien ou un lien particulier qui existe avec Matteo Salvini." Selon lui "ces faits remontent à 2017", et argue que c'est "la majorité précédente en Italie qui avait établi que dans certaines circonstances et dans certains cas, certains bateaux d'ONG avaient des liens particuliers avec des réseaux de passeurs". Une référence à l'affaire du navire "Juventa", appartenant à "Jugend Rettet", une authentique ONG allemande, dont un témoin présent à bord, policier sous couverture, avait relaté au "Corriere della Sera"son abordage par des canots pneumatiques transportant des migrants.

L'ONG SOS Méditerranée n'a pas tardé à réagir
Contactée par RTL, sa porte-parole, la journaliste Sophie Rahal, garantit que les associations ne contactent "jamais les passeurs". "Je l'interprète comme une nouvelle manière de décrédibiliser notre travail", déplore-t-elle.


En vue des élections européennes de 2019, Salvini cherche à nouer des alliances sur la question de l’immigration avec des dirigeants comme Viktor Orbán (premier ministre hongrois depuis trois mandats sur une ligne politique fondée sur l'illibéralisme, les racines chrétiennes de l’Europe et contre l'immigration) et le plus jeune chef de gouvernement du monde (32 ans) Sebastian Kurz (Parti populaire autrichien). En revanche, le français Macron a des pudeurs de gazelle.

Précisons que contrairement à ce qu'en disent Castaner, Sophie Rahal, RTL ou France Culture, SOS Méditerranée n'est pas une ONG, mais une association civile et européenne de recherche et sauvetage en haute mer.

dimanche 3 février 2019

Le député LREM Mustapha Laabid poursuivi pour abus de confiance

Le député LREM utilisait les subventions de son association à des fins personnelles

L'élu du parti du président est soupçonné de détournement de l’argent de l’association qu’il dirigeait 

Le député LREM Mustapha Laabid a été choisi par En Marche ! pour son dévouement associatif... mais il a aujourd'hui rendez-vous devant la justice. Le 5 mars, il sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Rennes pour connaître la date de son procès. Le député de la 1ère circonscription d’Ille-et-Vilaine devra répondre des faits d’abus de confiance. Il est soupçonné d’avoir utilisé à des fins personnelles des fonds de l’association d’insertion Collectif Intermede qu’il dirigeait de 2016 à 2017.

Le préjudice porte sur des sommes "d’au moins 21.930,54 euros", indiquait vendredi le Parquet de Rennes dans un communiqué. Il lui est notamment reproché d’avoir utilisé l’argent de l’association pour régler des frais de bouche pour un montant de 15.402,25 euros dans des restaurants. 
Le Parquet évoque aussi des achats divers effectués dans des commerces pour un montant de 1.336,23 euros, des paiements de téléphonie (2.841,49 euros), d’hôtels et de divers frais (2.350,57 euros).

"Il n’a rien commis de malhonnête", assure son avocat

L’enquête avait démarré au mois de novembre 2017 suite à un signalement de Tracfin, l’organisme du ministère de l’Economie et des Finances chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent. Tracfin s’était à l’époque interrogé sur des mouvements suspects sur les comptes de l’association, la Fondation Agir contre l'exclusion (créée en 1998 à l'initiative du maire PS Edmond Hervé, plusieurs fois ministre de Mitterrand dans les gouvernements Mauroy (dont la Santé), et dont il est toujours le directeur de l'antenne rennaise). Une enquête, confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes, avait été ouverte le 16 novembre 2017.
"Agir contre l'exclusion" (FACE) est une fondation reconnue d'utilité publique créée en 1993 par treize grands groupes économiques français (Manpower, AG2R La Mondiale ou Engie, anciennement GDF Suez, dont l'Etat est l'actionnaire principal) réunis à l’initiative de Martine Aubry, ministre du Travail et de l'Emploi. Administrée par 15 membres, dont les ministres de l'Emploi, de l'Intérieur, des Affaires sociales, de la Ville et de l'Exclusion, cette association vertueuse est ainsi l'un des partenaires de l'Etat dans l'élaboration et la conduite des politiques publiques menées contre l'exclusion.
Contacté, l'avocat de Mustapha Laabid, 
maître William Pineau, concède "peut-être un manque de rigueur". 
"Mais, mon client n’a jamais eu l’intention de s’approprier les deniers de l’association à des fins personnelles", assure-t-il. 
"Il attend cette échéance avec sérénité, car il estime qu’il n’a rien commis de malhonnête, insiste maître Pineau. Il ne s’est jamais retranché derrière son immunité parlementaire... Dès qu’il a appris l’existence de cette affaire dans la presse, le quinquagénaire s’est immédiatement rapproché du procureur pour pouvoir être entendu, avant même qu’on le convoque".
Un "premier de cordée" exemplaire...

lundi 9 avril 2018

Après Duflot à Oxfam, Segolène Royal se recycle

Politicienne sans offre, elle crée son propre emploi

Un tremplin qui fait douter de la sincérité de l'ancienne ministre assurant avoir abandonné la politique 

Comme l'altermondialiste Duflot, elle ouvre un "nouveau chapitre de (son) engagement politique". Dans un entretien du lundi 9 avril au  Figaro, Ségolène Royal annonce le lancement d'une ONG, consacrée à l'environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique. Cette organisation qu'elle baptise "Désir d'avenir pour la planète" rappelle Désir d'avenir, l'association qui était dédiée à sa malencontreuse candidature à la présidentielle de 2007, sanctionnée par une défaite écrasante de six points, un recul nostalgique de douze années vers le passé.

"Je lance une plateforme d'ingénierie de compétences (...) pour rassembler des synergies autour de projets" liés notamment aux énergies renouvelables, explique l'ex-ministre de l'Ecologie. 
"Ça faisait longtemps que je voulais créer une structure dynamique de type start-up qui rassemble les énergies", affirme l'actuelle ambassadrice pour les pôles et envoyée spéciale pour la mise en oeuvre de l'Alliance solaire internationale. "J'ai la modestie de croire que ma réputation de sérieux et d'efficacité [des exemples ?] mobilisera des partenariats financiers et technique", dit encore Ségolène Royal.
On comprend que sa 'start-up' est donc une coquille vide. 

Une pompe-à-fric ?
Mais pour l'ex-candidate à l'Elysée, il ne s'agit plus d'enjeu électoral, assure-t-elle actuellement, alors que le Parti socialiste vient de consacrer l'élection d'Olivier Faure à sa tête. 

"Je ne veux plus de confrontations électorales, assure-t-elle, tant elle a accumulé d'échecs. Je ne m'intéresse plus à la vie des partis et je ne rentre plus dans les cases. Même si je ne sais pas ce que l'avenir me réserve"... Quelle confiance lui accorder ?

"Je pourrais rentrer dans une entreprise privée, j'ai beaucoup de propositions, prétend-elle, sans pouvoir nommer la première. Mais je ne veux pas que tout ce potentiel de savoir-faire accumulé pendant des années se perde, sic, n'hésite pas à déclarer l'ancienne candidate à tout, victorieuse nulle part. C'est un nouveau chapitre de mon engagement politique, qui est conforme à mes valeurs."

L'ONG serait parrainée par l'astro-physicien Hubert Reeves, 85 ans, le médecin Jean-Louis Etienne, 71 ans (premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire en 1986, et en Antarctique) et le photographe Sebastiao Salgado, 74 ans, selon S. Royal.
Sebastiaosalgado2006.jpg
On voit Salgado, ci-contre à gauche, au côté de Lula da Silva, ancien président du Brésil et poursuivi pour détournement de fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004, ainsi que d'avoir "dirigé le système" de corruption et de blanchiment d'argent mis au jour dans le cadre du scandale Petrobras, touchant l’entreprise pétrolière publique et les géants brésiliens du BTP.
Lula se dit victime d’un complot des "élites". 
En 2018, il est condamné en appel à 12 ans de prison pour corruption dans l'affaire Petrobras. En janvier 2017, ses partisans avaient dénoncé une persécution politique. En avril 2018, le Parti des Travailleurs défend un socialisme bureaucratique et autoritaire du type qui prévalut dans les pays soviétiques d’Europe de l’Est. Il viennent de le soustraire par la force à la justice de son pays, mais il assure qu'il va se rendre.

samedi 16 décembre 2017

France : de vieux camions frigorifiques pour reloger des SDF

Mais des hôtels Formule 1 pour les migrants clandestins

De vieux camions frigorifiques pour reloger des SDF
L'association Home311 a eu la belle idée de transformer de vieux camions frigorifiques en logements pour des sans domicile fixe. Quand ils n'ont plus le droit de rouler en France, les camions frigorifiques peuvent servir de logement à des SDF, a décidé l'association Home311. Après 12 ans de service, les camions frigorifiques ne sont plus aux normes et n'ont plus l'autorisation de rouler en France. "Ces camions sont faits de telle façon qu'ils sont parfaitement isolés."

Plutôt que de voir les transporteurs vendre leurs remorques à des associations étrangères, "on a pensé que c'était dommage de ne pas utiliser une ressource qui est incroyable", a expliqué Frédéric Tabary, président de l'association dans l'émission Circuits Courts sur Europe 1. 
Image associée"Ces camions sont faits de telle façon qu'ils sont parfaitement isolés et résistent à des températures de -40 degrés", ajoute-t-il. Une fois récupéré, le camion est adapté après une vérification complète de la remorque : "On ouvre des fenêtres dans le flanc du camion (...) et on va venir insérer dedans un WC, une douche, un lavabo, tout ce qui est nécessaire pour y vivre ou au moins dormir dedans." 
Home 311 propose donc des solutions d'habitat raisonnées, rapides et efficaces pour les réfugiés climatiques et les sans-abris, grâce à deux projets : Une Villa En Urgence et Un Camion En Urgence.
Un projet en pleine expansion

Résultat de recherche d'images pour "migrants Formule 1"Et le projet grandit à vue d’œil : 
"On a rendez-vous demain (jeudi) avec la mairie de Paris, la semaine prochaine avec la mairie de Nantes et les communes commencent à appeler." Seulement 20.000 euros sont nécessaires pour chaque camion. 

Pour financer la dépense, l'association en appelle aux dons des grands patrons français. "Xavier Marie, l'ancien PDG du groupe Maisons du monde (...) a financé le premier camion. En tout début d'année, il va faire un appel aux 1.000 plus gros patrons français" pour qu'ils en fassent de même.

dimanche 4 juin 2017

Marseille : le directeur du Samu social en garde à vue

A Marseille, du mi-temps payé à plein temps

Le directeur du Samu social, René Giancarli, a enfin été entendu sous le régime de la garde à vue

Cette audition  révélée le 2 juin par le site d'information Marsactu, a eu lieu dans le cadre de l'enquête préliminaire en cours - depuis janvier 2017 - sur des soupçons d'emplois fictifs et de détournement de fonds publics au service municipal du Samu social. 

Le préjudice s'élèverait à cinq millions d'euros au détriment de la collectivité et sa solidarité. 
L'organisation du temps de travail est au centre de ce dossier dans lequel la Ville a annoncé s'être constituée partie civile. Ces agents municipaux travaillent une semaine sur deux, soit 10 à 12 jours par mois pour un fonctionnement 7 jours sur 7, 24h sur 24, en équipes.

Le Samu social est un ensemble d'associations non gouvernementales

Ces associations sont regroupées en France par la Fédération nationale des samus sociaux, et au niveau international par le Samu social International.
Pendant la période hivernale (du 1er novembre au 31 mars), les équipes du Samu social sont renforcées par des équipes partenaires : Brigade d’Assistance aux Personnes Sans Abri (BAPSA), Croix Rouge Française, Ordre souverain de Malte France, Transports Automobiles Municipaux (TAM), Restos du Cœur et Protection Civile). 

Cette nébuleuse, où le flou est la règle, échappe à un contrôle strict des financeurs. C'est ainsi que le Samu social peut aisément être confondu avec le "SAMU". Ce dernier signifie initialement "service d'aide médicale urgente", évoquant un organisme s'occupant en urgence de la détresse, tandis que le "Samu social", qui est distinct, désigne le "service d'aide mobile d'urgence social". Le 19 juillet 2011, Xavier Emmanuelli démissionne de la présidence, à la suite de l'annonce par l'État de réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence. Le problème de l'encadrement de la gestion du Samu social tentaculaire n'était pas pour autant réglé.

L'incurie générale récupérée pour accuser la municipalité

L'opposition au maire instrumentalise les infractions du Samu social
La gauche détourne l'attention des emplois fictifs et des détournement de fonds publics. La question majeure n'est plus la faute, mais sa connaissance, ou non, par la Ville de Marseille.

Aux dires des agents incriminés, cette organisation illégale du temps de travail aurait cours depuis 10 ans au Samu social. Jean-Claude Gaudin se voit reprocher d'avoir très souvent exprimé sa confiance en ce service, composé de 80 agents chargés de l'accueil des sans-abri, dans la deuxième ville de France, un port ouvert sur l'Orient méditerranéen.

Ces agents se disent "sous le choc"
Leur directeur, René Giancarli, a été placé en garde à vue, mardi 30 et mercredi 31 mai, et l'enquête sur d’éventuels détournements de fonds publics au Samu social de Marseille ébranle ce service municipal destiné au secours et à l’hébergement des SDF. Après douze années d'existence, 2005 fut, disait-on alors, une année marquante sous le signe du renouveau pour le Samu social marseillais, incarné par un homme, René Giancarli, ancien policier du GIPN qui prenait la direction de l'association, à la demande de Jean-Claude Gaudin, avec la charge de changer en profondeur son fonctionnement.
VOIR et ENTENDRE les agents déterminés à "rétablir leur ...honneur" dans cette affaire de "malversation présumée" :

Le mouvement associatif est ainsi une nouvelle fois pris en défaut.

Depuis une dizaine d’années,
la majorité des 80 agents ne travaillait que 10 à 12 jours par mois. Un mi-temps payé plein temps: la pénibilité expliquant cela... L’enquête a débuté fin 2016 dans le sillage de la plainte d’un employé pour un banal différend avec son employeur, ce qui a révélé ce que certains qualifient déjà de "système frauduleux à la marseillaise", en plus du "fini-parti" instauré  par FO avec la complicité de Gaston Deferre (PS), dans les années 70, au profit des éboueurs marseillais, comme à La Poste.
La pratique du "fini-parti" permettait aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée, le travail étant plus ou moins bien fait... Il y fut mis un terme pendant la mandature du sénateur-maire Gaudin, avec l'annulation, le 26 avril 2014, d'un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille (CUM, devenue Marseille Provence Métropole) par la Cour administrative d'Appel.la chambre régionale des comptes.
Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que
l'autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit "la moitié du temps de travail légal". Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuaient les problèmes de propreté de leur ville.
S
elon le quotidien régional La Provence, des agents municipaux d'encadrement sont depuis en charge de vérifier, que le travail a été fait correctement et qu'aucun déchet n'a été oublié. Ils doivent aussi s'assurer que les containers ont été bien refermés et ne traînent plus au milieu de la chaussée.
Le 19 janvier, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille ont perquisitionné les locaux du Samu social et saisi plannings, feuilles de présence, fiches de paie... 
Le 10 février 2016, la Cour des comptes a épinglé  la pratique du "fini-parti" des facteurs, considérant qu’elle génère de la sous-activité. Une observation que conteste, non pas FO, mais  la CGT-FAPT, cette fois, pour qui la charge de travail n’est pas la même chaque jour. "Persistent sur le terrain des situations de sous-occupation pour certains facteurs, et donc un potentiel de productivité inexploité et qui n'est pas toujours mesuré par La Poste", juge l’institution dans son rapport annuel. Le facteur trotskiste Olivier Besancenot (NPA) en a-t-il, ou non, connaissance ?

mercredi 22 février 2017

L'attaché parlementaire d'un sénateur PS faisait l'apologie du terrorisme malgré l'état d'urgence

Le ministère de l'Intérieur apprend l'information d'une ...militante associative

Le djihadiste, son sénateur PS et l'association sont anonymés
Le collaborateur d'un sénateur socialiste est soupçonné d'apologie du terrorisme et a suscité l'ouverture d'une enquête préliminaire par le Parquet de Paris, a-t-on appris ce mardi 22 février : il appelait notamment au djihad, sur sa page Facebook en arabe.

Or, il aura fallu un mois pour que le ministère de la Justice de JJ. Urvoas communique sur cette enquête préliminaire ouverte le 25 janvier dernier. Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l'affaire, la page Facebook du collaborateur socialiste présentait des images d'égorgements qui auraient été retirées un temps, avant de réapparaître en langue arabe.

Le sénateur PS employeur du djihadiste sur fonds publics a confirmé l'enquête visant l'attaché parlementaire, sans plus de précisions. Son identité du parlementaire socialiste est donc connue de la justice et de la presse, mais voilée.

Des appels au djihad sur Facebook : 
au grand jour, malgré l'état d'urgence et au coeur de la République

C'est une militante associative, anonymée, alertée par les messages de propagande djihadiste postés par le salarié du sénateur socialiste, qui a effectué un signalement auprès des autorités policières, conduisant à l'ouverture de cette enquête. Police et justice seraient-elles détournées de leurs fonctions sur des tâches politiques ? 

Après avoir repéré ces contenus diffusés sur le réseau social, la responsable de cette association floutée a d'abord alerté le sénateur qui emploie le djihadiste. La page a alors été un temps désactivée..., probablement à l'instigation de l'employeur. Mais elle a réapparu, en langue arabe, précise l'hebdomadaire. 
La militante associative a alerté les autorités policières et l'hebdomadaire anarchiste ("ni dieu, ni loi, ni patron, ni mari") lève alors une partie du voile pour glisser qu'elle est "militante du dialogue inter-religieux"...
Parmi ces associations, on peut penser à Parler en Paix, présidée par Véronique Teyssandier,
ou à l’association parisienne
'Fen’Art' de Zouhir Boudjema, artiste peintre algérien partisan du "dialogue interconvictionnel et interculturel" dans le XIe parisien, lieu des attentats du 13 novembre 2015 : 18 personnes ont été assassinées rue de Charonne, à proximité du restaurant La Belle Equipe et cinq personnes abattues à la terrasse du restaurant Casa Nostra. On peut également citer Kawaa-Grandir Ensemble, dans le même style. Réunissant le fonds de dotation Grandir Ensemble (créée en 1985 par un groupe d'amis bénévoles sensibles aux conditions de vie des enfants des bidonvilles de Colombie) et l’entreprise sociale Kawaa (concept : un tête-à-tête autour d’un café pendant une heure), ce projet propose depuis un an, à des inconnus de se retrouver et de parler librement de leurs convictions religieuses.Ou l'association Un-par-Un, fondée par Kévin André (et Zup de Co) qui a pour objet de renforcer le lien social, de favoriser l'insertion et de lutter contre l'exclusion.
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 
Bien plus qu’un speed dating religieux
Officiellement, chaque rencontre vise à faire tomber les préjugés. Avec succès, chiffres à l’appui : "98 % des participants ont passé un bon moment," raconte Marine Quenin, déléguée générale du fonds de dotation 
(outil innovant de financement du...  mécénat) Grandir Ensemble. A ce jour, 1.027 personnes ont déjà participé à l’un des 63 rendez-vous organisés dans 23 villes de France, de Belgique (Molenbeek, à Bruxelles ?) et de Tunisie. Et d’ici deux ans, Kawaa-Grandir Ensemble espère que 230 000 Français auront pris le temps, au moins une fois, d’aller à la rencontrer d’un voisin de confession et de culture différentes.
M. Quenin a également fondé l’association Enquête, qui sensibilise les enfants aux religions et leur enseigne la... laïcité.

C'est ainsi que la quadra peut accompagner un petit groupe d’enfants à la mosquée Omar à Paris pour entendre le prêche du vendredi de l’imam.

Payé par le sénateur socialiste sur son enveloppe mensuelle, appelée crédit collaborateur, l'attaché parlementaire parsemait ses appels au djihad d'images d'égorgements d'Européens ou bien de critiques des koufars ("mécréants", dans la propagande djihadiste).

Un sénateur embarrassé, bien qu'anonymé

Le sénateur socialiste précise au Canard qu'il savait que son collaborateur était musulman pratiquant. 
L'élu de la majorité parlementaire savait aussi que l'individu avait par le passé été condamné pour violences conjugales. Mais, "il a payé pour ça", estime son patron. Pour le reste, balaie-t-il..."Je ne crois que ce que je vois."

La "presse d'investigation" diffuse le même texte...



jeudi 4 août 2016

Provocation d'une association salafiste appelant au port du burkini dans un parc aquatique

Islam en France: des Françaises musulmanes et "fraternelles" en rajoutent

Ils ne lâchent rien: 
les attentats islamistes sanglants stimulent-ils la provoc ?


Attitude lascive, mais burkini,
pour ne pas exciter la concupiscence
Une association subventionnée de femmes des quartiers Nord de la deuxième ville de France a lancé des consignes pour passer une journée une journée en tenue exotique dans un parc aquatique à Plan-de-Campagne privatisé pour l’occasion.

Appel à "respecter al'awra", si le procureur connaît !
"Je compte sur vous pour respecter la awra [parties du corps à ne pas montrer par pudeur dans l’islam intangible] et donc de ne pas venir en 2 pièces", peut-on lire sur l’affiche de l’association Smile 13 et sur sa page Facebook. 
"Le parc autorise exceptionnellement burkini/jilbeb de bain", est-il également écrit.
Le terme "al 'Awra" désigne les parties du corps, de la poitrine aux genoux, qui doivent être cachées, selon la personne (homme et mécréant) devant laquelle la femme intégriste se trouvera.
Cette association est subventionnée en tant que "socioculturelle, sportive et d’entraide pour femmes et enfants" 
Elle explique avoir "privatisé" le Speed Water Parc, situé au nord de Marseille pour le samedi 10 septembre. C'est-à-dire en PACA qui était gérée par Michel Vauzelle, fier alors de présider la "première région musulmane de France".



"Bien entendu il y aura des maîtres nageurs hommes [musulmans]. C’est la raison pour laquelle l’association a négocié afin qu’exclusivement le parc autorise la baignade en burkini", explique-t-elle sur le réseau social.

Dans un louable souci de tolérance  exemplaire, elle décrète par ailleurs que "les enfants garçons sont également autorisés jusqu’à 10 ans".

Depuis, Rossignol Laurence, ministre féministe du Droit des Femmes, est restée en apnée. 

Le centre aquatique se murait, mercredi soir

La trésorière de l’association justifie contrainte, exclusivité et discrimination.
Maillots islamiques
pour hommes
Bien que ce soit leur choix personnel - assumé librement, disent-elles, sans pression quelle qu'elle soit - certaines musulmanes - qui ne se savent pas en France et se croient dans le pays de leurs ancêtres - déplorent en même temps de ne pas pouvoir se baigner dans ce parc en temps normal car elles ont des convictions religieuses ou personnelles et ne souhaitent pas se dénuder devant certaines personnes." Les Français ? Les chrétiennes sont-elles admises ?

La dépêche de l'AFP, copiée-collée par 20 Minutes, assure que seuls des élus de droite et d’extrême droite auraient bondi, mercredi. Les réactions politiques viennent en vérité de la majorité comme de l'opposition.

L’affiche fait à l'évidence réagir des élus marseillais, à commencer par le sénateur-maire DVG des Pennes-Mirabeau où se trouve le parc aquatique de Plan-de-Campagne, une immense zone commerciale. Michel Amiel a annoncé un arrêté d’interdiction: "Je prends un arrêté municipal interdisant cette manifestation sur la commune au motif qu’il est susceptible de troubles à l’ordre public", a-t-il déclaré à la presse.

La députée LR des Bouches-du-Rhône et maire des 11 et 12e arrondissements de Marseille, Valérie Boyer, a publié l’affiche sur Twitter en l’accompagnant d’une tribune pour la dénoncer. "
Accepter cette soi-disant mode, c’est conforter le communautarisme dans notre pays, mais c’est aussi une question de dignité de la femme [et Laurence Rossignol partage cette appréciation], une question de respect de nos principes fondamentaux", affirme-t-elle.
Dans un communiqué intitulé "Fini le 'vivre-ensemble', place au vivre avec le communautarisme islamique !", le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, estime que "cette journée islamique démontre qu’au-delà des discours rassurants des autorités musulmanes, un certain nombre de musulmans se coupent volontairement de notre modèle républicain, et se mettent d’eux-mêmes à l’écart de notre société".
Le Huffington Post assure que les détracteurs n'y voient qu'un problème de "dress code", comme disent les bobos, probablement capables de la placer dans une phrase en bon anglais.

Le Parti socialiste est également divisé sur la privatisation communautaire de lieux publics 
Maillot de bain
islamique
Le sénateur-maire des Pennes-Mirabeau, "une ville au pluriel", Michel Amiel, a d'abord été membre du Parti socialiste, avant de rejoindre la Force du 13, le parti de Jean-Noël Guérini, ex-PS.

Le conseiller municipal PS, ancien président du groupe socialiste à la mairie, Stéphane Mari, juge pour sa part "ce type de manifestation à caractère communautarisme est particulièrement troublant et je regrette que la direction de ce parc aquatique l’ait autorisée".

Deux parlementaires PS prennent la défense de la journée burkini.
Dans ce débat, deux parlementaires socialistes des Bouches-du-Rhône sont sortis du silence jeudi 4 août pour prendre la défense de la manifestation. "Même si, sur le fond, ils ne sont peut-être pas totalement en phase avec les conditions d'organisation", écrit le HuffPost, Patrick Mennucci (député PS et prétendant à la mairie de Marseille).
Le premier rappelle que tout est parfaitement légal quand la seconde met en garde contre "les confusions". "Cette hysterisation de la société sur l'islam, ses pratiques et coutumes doit cesser car elle touche profondément à la liberté de conscience", rappelle la sénatrice.
et Samia Ghali (sénatrice PS) dénoncent la polémique naissante: