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mercredi 13 mai 2020

Une députée LREM accusée d’humiliations, de racisme et de sexisme

Nouveau cas de haineux pris en flagrant délit de haine 

Accusée d’humiliations, de racisme et de sexisme, la députée LREM Laetitia Avia veut judiciariser certains sentiments


D'anciens ex-collaborateurs annoncent qu'ils vont "déposer plainte" contre l' homophobie et les entorses au droit du travail de cette élue de la majorité.
Au moment où la députée LREM Laetitia Avia doit présenter mercredi son projet de loi de lutte contre la haine sur Internet, une enquête de Mediapart dévoile une face cachée de la députée LREM de Paris qui dénonce "un tableau mensonger" et annonce qu’elle va "déposer plainte pour diffamation".

La présentation de sa proposition de loi contre la haine sur Internet devait la mettre en lumière mercredi à l'Assemblée, mais la députée franco-togolaise, Laetitia Avia se trouve soudain piégée sous les projecteurs d'une affaire qui la montre sous son vrai jour. L'élue voit en effet son image sérieusement flétrie après la publication, mardi soir, d'une enquête de Mediapart, dénonçant des pratiques managériales illégales et un harcèlement moral qui viserait plusieurs ex-membres de son équipe.

Seulement cinq anciens collaborateurs ont accepté de témoigner, décrivant des "humiliations à répétition" au travail et des propos à caractère sexiste, raciste et homophobe tenus par l'élue. Un ancien salarié d'origine asiatique serait ainsi devenu le "bouc émissaire" de la députée xénophobe. L'enquête, étayée par de multiples captures d'écran de conversations privées, révèle des remarques faisant référence aux origines de son assistant : "ça sent le chinois" ou encore "Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac".

Elue LREM sexiste et homophobe

 La députée LREM Laetitia Avia doit présenter mercredi son projet de loi de lutte contre la haine sur Internet.

Née à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), mais députée de la 8e circonscription de Paris (une partie du 12e arrondissement, comprenant les quartiers de Picpus et Bercy, ainsi qu'une partie du 20e arrondissement, la jeune avocate d’affaires (d'abord au cabinet Darrois Villey Maillot Brochier à Paris XVIe) bénéficiaire des conventions ZEP de Sciences-Po, est une "macronista" supposée mener de front un combat en faveur des droits des personnes LGBT, mais qui verserait en privé dans le sexisme et l'homophobie, toujours selon Mediapart. 

"On a voté l'amendement des PD", aurait-elle souligné dans une conversation écrite avec son équipe. Une homophobie qu'elle détourne sur Twitter, expliquant qu'elle reprenait ainsi les mots de son ex-collaborateur.
"L’amendement des pd" ? C’est l'expression qu'utilisait mon ex-collab, lui-même homosexuel, pour désigner cet amendement que j'ai soutenu. J’ai repris ses mots dans un message sans imaginer qu’il puisse être détourné. Ce détournement heurte, j'en suis conscience et désolée." 



Avia adresserait aussi des remarques et insultes sexistes à ses collègues députées de peau blanche

Plusieurs ex-assistants parlementaires témoignent :  "Elle insulte souvent les députées qu'elle n'aime pas de 'pute'", révèle à Mediapart, Nicolas, l'un de ses anciens collaborateurs. 
http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2020/01/batman_and_the_penguin_supanova_2014.jpgAinsi compara-t-elle un jour Aurore Bergé au personnage du Pingouin dans Batman, le défi, ou commentant, un autre jour, la longueur de sa robe sur le plateau de Thierry Ardisson.

"Parfois, elle se moque du physique de certaines militantes de sa circonscription, mais aussi de membres de l'équipe quand ils ne sont pas là. L'un est trop gros, l'autre s'habille mal", souligne Benoît, un de ses ex-assistants.

Un comportement de colon esclavagiste

Les cinq anciens assistants parlementaires dénoncent des pratiques managériales harassantes. 
"Avia, c'est un système qui vous broie", assure William qui a travaillé pour l'élue pendant plus d'un an. "Travailler pour elle, c'était être sollicitée de 7 heures à 1 heure du matin. Même le week-end.", abonde une autre ancienne assistante, suggérant que lorsqu'un député de la majorité martèle qu'il est "au travail", c'est de ses équipe dont il parle.

Libération révèle d'ailleurs que, parallèlement, Laetitia Avia a exigé de son attachée parlementaire de rentrer à Paris de son confinement dans le Gard durant l'épidémie de coronavirus en 2020  pour... du télétravail. La députée LREM nie l'avoir "forcée " mais, le mercredi 1er avril 2020, sa collaboratrice dénonce une situation "injuste et irrationnelle".

Laetitia Avia a condamné sur Twitter des "accusations mensongères et incohérentes"

Quelques heures seulement après la publication de l'enquête, elle menace de "déposer plainte pour diffamation".



"Avia, c'est une gamine de 4e B (34 ans et immature, comme d'autres seraient des "déséquilibrés] au collège qui n'a pas grandi et pour qui la vie est une cour de récré [en Seine-Saint-Denis]. Mais ça peut faire très mal quand c'est vous qui êtes ciblé", témoigne un de ses anciens collaborateurs. 

Cette élue  nie  les accusations, déclarant notamment qu'elle "ne tolère pas" le racisme, l'homophobie et le sexisme. "Je ne les tolère nulle part, y compris dans les cadres privés, y compris pour ce qui est considéré comme étant des blagues, qui ne participent en réalité qu'au racisme ordinaire", se défend cette avocate immature (cofondatrice de son propre cabinet baptisé A.P.E, spécialisé dans le contentieux des affaires et les fusions-acquisitions boursières), une de ces menteuses assumées quand il faut défendre Macron?.

L'élue Laetitia Avia a mordu un chauffeur de taxiEst-on autorisé à parler de cannibalisme la concernant ?

Laetitia Avia a eu une altercation avec un chauffeur de taxi, le 23 juin 2017, à Saint-Mandé, révèle le Canard enchaîné du 5 juillet 2017
Le chauffeur accuse la députée de l'avoir mordu à l'épaule à la suite d'un différend lié au paiement de la course
La mauvaise payeuse de la République en marche (LREM) voulait régler par carte bancaire, mais, évoquant un terminal hors service, le chauffeur souhaitait la conduire à un distributeur de billets.

Maî Laetitia Avia a avoué aux policiers avoir bien mordu le chauffeur, rapporte Le Canard enchaîné.


Des honneurs qui font gonfler les chevilles.

Après avoir rendu hommage à Simone Veil en préambule de son discours de politique générale, mardi 4 juillet, le premier ministre a longuement salué le parcours de Laetitia Avia, sans jamais citer son nom. En commençant son éloge, Edouard Philippe a évoqué "une femme qui, à la fin de l'été 2003, poussait les lourdes portes d'une grande école parisienne. Une jeune femme que rien ne prédestinait à entrer dans ce lieu." Le chef du gouvernement fait référence à Sciences Po Paris, que Laetitia Avia a intégré en passant par les célèbres conventions ZEP créées en 2001.
Ces accords permettent aux meilleurs élèves de lycées classés en Réseau d'éducation prioritaire ou en zone sensible d'intégrer la prestigieuse école via un concours spécifique. Ce qui était le cas des établissements fréquentés par la future députée lors de sa scolarité en Seine-Saint-Denis.

Instrumentalisée depuis le lycée pour défendre l'idée de diversité "chance pour la France", elle est choisie au début des années 2000 pour intégrer Science Po par le biais d'une convention éducation prioritaire, programme ZEP dont elle devient ambassadrice. 
En 2008, elle se voit attribuer un master en droit économique avec une spécialité en droit et régulation des marchés. Comme avocate, le cabinet Darrois la propulse secrétaire générale de la commission... Darrois sur les professions du droit et rencontre Macron. Bombardée parmi les "30 glorieux" par Europe 1 (groupe Lagardère: Paris Match, et Bruno Jeudy, et Le JDD et Hervé Gattegno), dans la foulée, elle peut ainsi cofonder co-fonde APE Avocats en 2016. Les Echos (groupe Les Echos-Le Parisien détenu par LVMH) la fait participer à La Relève...
En 2017, elle est l'invitée d'honneur de la remise des diplômes de Sciences Po...

mardi 31 mars 2020

La députée LREM Cathy Racon-Bouzon est allée enquêter sur l'IHU du professeur Raoult

La néo-députée des Bouches-du-Rhône témoigne de ce qu'elle a vu à l’IHU

Au centre de l'attention mondiale, l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille est dédié aux maladies infectieuses

IHU Méditerranée Infection on Twitter: "Le Prix #Nobel attribué à ...
Le professeur Didier Raoult dans tout ça?
La fiche Wikipedia dit de l'"IHU Méditerranée Infection" ou "Institut MI" qu'il est un institut hospitalo-universitaire créé en 2011 sous la forme d'une fondation de coopération scientifique. Il est issu d'un partenariat entre l'Université d'Aix-Marseille, les hôpitaux universitaires de Marseille, l'Institut de recherche pour le développement (IRD), le Service de santé des armées, BioMérieux, et l'Établissement français du sang". Le projet d’IHU de Marseille en maladies infectieuses (POLMIT) consistait en 2011 à concentrer sur le site de la Timone à Marseille les moyens de lutte contre les maladies infectieuses. Qui en a conçu l'idée et l'organisation ? Wikipedia retient l'information.

On peut bien chercher qui est à l'origine de ce projet d'envergure lauréat des investissements d'avenir en 2011, Roselyne Bachelot était ministre de la Santé et Valérie Pécresse, puis Laurent Wauquiez, ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'identité de son concepteur reste pour Wikipedia un secret médical... Qui a donc eu l'autorité scientifique, l'énergie et la force de persuasion, mais aussi les vertus du désintéressement, pour faire naître l'IHU de Marseille ? Un "revenant' d'Irak, un islamiste de la recherche? Un Dr Maboul?

"Savant fou" (BFMTV) ou chercheur visionnaire ? 
Parce qu'il est atypique et provocateur dans son apparence et dans ses propos sans langue de bois, le personnage détonne dans les salons de la bonne société, comme des ministères où l'habit fait le moine. Or, le chercheur est pourtant un infectiologue et professeur de microbiologie dont les recherches font autorité dans le monde, quand ses critiques peuvent être aussi bien membre conservateur de l'Académie de médecine et infectiologue cauteleux ou urologue passé dans les affaires et girouette politique, aussi bien que journaliste expert universel et couteau suisse de l'information en continu.
Quand d'autres font les animateurs rigolos d'émissions de vulgarisation à la télé, cet iconoclaste qui découvre et décrit, avec son équipe marseillaise, des virus complexes. est lauréat du grand prix de l'Inserm en 2010. Il a même donné son nom à deux de ses découvertes, ce qui provoque les aigris lesquels dénoncent un ego surdimensionné qu'ils admirent chez les footballeurs et les golfeurs.
Sur la fiche à son nom, les Wikidiens lui taillent un costard : "il acquiert une notoriété médiatique internationale en 2020 quand, avec son équipe, il affirme avoir trouvé un traitement contre la maladie à coronavirus 2019," écrivent les cuistres qui pourtant recensent dix de ses champs de recherche. Sans crainte de rayer d'un trait de plume une vie de recherches, ils condamnent les prises de positions de Didier Raoult à partir d'une déclaration : "dans un article du 25 janvier 2015, il compare la mortalité des déplacements à vélo [et ils n'étaient pas encore électriques et abandonnés en travers des trottoirs], selon lui plus importante que celles qui ont une place de choix dans les médias, telles que "la crise de la vache folle, la grippe aviaire, Ebola, le bioterrorisme, le Chikungunya, le SRAS et le coronavirus du Moyen-Orient" La presse ne pardonne pas...
A propos du Covid19, il "persiste" [Wikipedia], début février dans le JDD, : "ce virus n'est pas si méchant." C'est pourtant lui dont l'équipe veille sur les familles retenues en quarantaine à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), refusant de considérer le virus de Wuhan comme "un meurtrier aveugle". "A l'heure de l'hyper-réactivité des réseaux sociaux, les responsables politiques ont peur de ne pas en faire assez, alors ils en font parfois trop", déclare-t-il. Et le microcosme médico-politique parisien s'émeut de cette liberté de ton. Il sait qu'il dispose du traitement susceptible de détruire le coronavirus, mais il a muté: un nouveau genre, d’origine animale, a été découvert en septembre 2012 en Arabie saoudite, "rapporte franceinfo qui ajoute: "On guérit du coronavirus 2019-nCoV qui sévit depuis décembre 2019 en Chine, comme on guérit de nombreuses maladies respiratoires infectieuses. Les guérisons sont même l'immense majorité des cas (11/02/2020). Le taux de létalité du nouveau coronavirus était évalué en février 2020 autour de 2-2,2%, contre 4% ou 5% au début de l'épidémie." Et le président Macron se rend au théâtre en couple aux Bouffes-du-Nord... 

La députée a voulu découvrir ce haut-lieu de la science situé dans sa circonscription

L'IHU Méditerranée infection inaugure son nouveau bâtiment sur le ...
 
Cette quadra n'appartient pas au monde médical, mais à celui de la communication. Dimanche 29 mars, à la veille du pic de la pandémie au Covid19, elle a visité les locaux de l'IHU du professeur Didier Raoult, dans sa circonscription, celle du docteur Jean-François Mattéi (années 80 et 90), ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées du président Chirac (2002-2004 : il a eu à gérer la canicule mortelle de l'été 2003) centriste (UDF), puis DL (Démocratie libérale), dans les quartiers résidentiels du centre-sud la ville de Marseille, alors que, depuis deux semaines, le chercheur marseillais de renommée internationale est ciblé par les mandarins parisiens pour ses prétentions à faire valider sa proposition de traitement à base d'hydroxychloroquine (si elle est prescrite en association avec un antibiotique), sans attendre que l'INSERM promeuve un produit miracle qui tarde à arriver, pendant que meurent les patients atteints par le Covid19, variante du précédent coronavirus et dont l'agressivité nouvelle surprend les chercheurs et les soignants. 

La classe médicale internationale apporte un soutien très appuyé aux travaux du professeur Raoult. En France, la députée LREM Cathy Racon-Bouzon était en visite dimanche 29 mars dans les locaux de l’IHU centre du monde duquel les madarins détournent le regard. 

L'élue a publié à chaud ses trois convictions principales forgées durant la visite

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1. "Un modèle d’organisation"

"Le protocole de dépistage de l’IHU mis en place de manière méthodique en fait un modèled’organisation et d’expérience pour la France entière que je m’emploierai à relayer auprès du gouvernement » : c’est la promesse formulée par Cathy Racon-Bouzon au sortir de sa visite à l’IHU dimanche 29 mars. A l’unisson d’une classe politique marseillaise unanime, elle se félicite du fait que : "Dans le plus grand calme et dans le strict respect des gestes barrières recommandés par les autorités, l’IHU Méditerranée Infection orchestre le dépistage des Marseillais"
Elle salue en particulier l’organisation de l’IHU, qui commence à l ‘extérieur du bâtiment, dès l’accueil des patients : "qui se présentent à l’IHU avant d’être pris en charge selon les critères de tri, par les Marins-pompiers venus prêter main-forte pour assurer un accueil irréprochable". Puis à l’intérieur, "75 chambres d’hospitalisation permettent d’isoler les patients positifs les plus contagieux ou les plus à risque et de suivre l’évolution des personnes pour lesquelles le traitement est contre- indiqué" a pu constater l’élue LREM, qui se félicite également de la présence d’un "accès dédié aux personnels soignants ou de sécurité (policiers, gendarmes, pompiers)".

2. Répliquer le "dépistage massif" à l’échelle nationale

Un modèle de dépistage systématique dont elle aimerait que le pays s’inspire à l’échelle nationale : "Si la France souhaite organiser dans les plus brefs délais un dépistage massif de sa population, elle devra s’inspirer de cette organisation logistique et dupliquer partout sur son territoire des plateformes d’une telle efficience," constate-t-elle, soulignant que "l’approvisionnement et la logistique sont clairement le nerf de la guerre de cette organisation", et particulièrement en ce qui concerne les matériels de protection et de dépistage.
"La montée en charge du dépistage au niveau national nécessitera une mobilisation totale de l’Etat » observe la députée, en forme d’appel au gouvernement. Par ailleurs, elle salue les retours d’expérience positifs rapportés par la structure du professeur Raoult auprès de l’exécutif dirigé par Edouard Philippe : "Comme elles me l’ont confirmé, les équipes de l’IHU sont en contact direct et régulier avec le gouvernement pour l’éclairer dans sa prise de décision et inspirer la mise en œuvre des organisations nécessaires à la montée en puissance de sa stratégie de dépistage de la population française".

3. Esprit de collaboration et de partage d’expérience

"Je m’inscris dans cet esprit de collaboration et de partage d’expérience qui doit prévaloir pour accompagner la Nation toute entière dans sa lutte contre le covid-19," dit-elle, affirmant : "En l’absence encore de consensus scientifique, je me réjouis que le traitement ait été néanmoins autorisé dans le cadre de l’urgence sanitaire dans le respect des recommandations du Haut conseil de santé publique". Une façon de réconcilier l’envie d’avancer rapidement du professeur Raoult avec les injonctions à la prudence des autorités sanitaires et politiques.

Néanmoins, Cathy Racon-Bouzon ne semble pas douter de l’efficacité du traitement défendu par le professeur Raoult et ses équipes. "A ce jour, 1003 patients marseillais testés positifs sont traités par l’alliance de l’hydroxychloroquine et d’un antibiotique comme l’Azithromycine; l’évolution de leur état devrait permettre d’ici quelques jours de confirmer l’efficacité de cette prise en charge," juge-t-elle, avant de conclure : "Unis et à l’écoute de ceux qui savent, nous vaincrons l’épidémie".
http://sport24.lefigaro.fr/var/plain_site/storage/images/scan-sport/actualites/coronavirus-le-soutien-d-un-groupe-de-supporters-de-l-om-au-professeur-raoult-997898/26998440-2-fre-FR/Coronavirus-apres-Cantona-les-supporters-de-l-OM-au-soutien-du-professeur-Raoult.jpg



mercredi 25 mars 2020

Olivier Véran envoie la carrière de sa compagne au septième ciel

L’ascension éclair de Coralie Dubost, compagne du ministre, fait jaser

Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé fait feu des quatre fers

Résultat de recherche d'images pour "madelon"L'amour par visio-conférence
En premier ligne dans la gestion de la crise sanitaire qui confine la France, Véran parvient néanmoins à dégager du temps pour une vie sexuelle aussi harmonieuse que possible, ou plutôt pour sa préparation en post-confinement. Car le Covid-19 guette sa nouvelle relation réduite aux rapports intimes les plus animaliers, à condition qu'il n'y mette pas trop de passion et ne transpire pas. En même temps, est-ce qu'un ministre mouille sa chemise? Or donc (!), puisque les bisous et a fortiori les pelles baveuses leur sont interdites, au risque de transmission du virus entre porteurs sains, il soigne la carrière de sa compagne, en guise de préliminaires. Et elle adore. 

Olivier Véran est partout, notamment à la promotion sociale.  
En duplex dans les journaux de télévision, en réunion de crise ou en conseil de défense. Pas beaucoup de répit pour le ministre des Solidarités et de la santé, pas beaucoup de temps non plus pour passer du temps avec sa compagne, la députée LREM Coralie Dubost, sortie récemment de 16 jours de confinement total pour cause de fièvre.

Avant de divorcer et de refaire sa vie, l'actuel ministre de la Santé a été marié à une médecin gynécologue-obstétricienne avec qui il a eu deux enfants. Son ex-femme - une quadragénaire..., tandis que Mlle Dubost est une trentenaire de 37 ans - dont le prénom est gardé secret, exercerait en cabinet et en clinique tout près de Grenoble d'où elle serait originaire elle aussi. Il a connu la mère de ses enfants au cours de ses études de médecine à Grenoble, lors d'une de ces soirées festives dont les carabins ont le secret. "J’étais en charge des soirées, confiait Olivier Véran en 2017 dans un entretien relayé par Les généralistes CSMF. Les premières affiches que j’ai collées étaient pour les organiser. (…) J’ai connu les internats avec les fresques [sic: les illettrés auront compris 'frasques'], les ambiances carabines. En tant qu’interne, on a besoin d’exutoires. C’est humain". Et tous deux  auraient exercé au même moment au CHU de Grenoble.
Pour Mme Véran, il  avait pris un serment...
Olivier Véran avait pris un engagement fort : Ma femme m’encourage dans ma démarche, confiait-il  avant son divorce. Elle a fait des concessions professionnelles pendant trois ans lorsque j’étais à l’Assemblée nationale et elle est prête à en refaire, mais en échange, je prends l’engagement de ne pas faire de la politique toute ma vie. Il faut qu’elle puisse, elle aussi, avoir l’occasion de se réaliser dans son activité professionnelle". “Serment de maquerelle, on le pèse sans peine. Serment de maquereau pèse une araignée d'eau,” assure Antoine Spire (Le Monde de l'éducation - Juillet - Août 2001).
De son temps à l'Assemblée, on retiendra que ce député PS a voulu interdire l'embauche de mannequins trop maigres.

Le successeur d'Agnès Buzyn a été suppléant de la socialiste Geneviève Fioraso députée de la première circonscription de l'Isère (2007-2017) et ex-ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Ayrault puis secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls (2012-2015).

De militante En Marche! à compagne sanitaire, en passant par députée décorative.

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Il a les pieds plats, mais ça ne se voit pas dans toutes les situations
Entrée en religion politique en avril 2016, elle intégra le parti d'Iznogoud, celui qui voulait "être calife à la place du calife". "Au tout début de la présidentielle, on me qualifiait souvent de plante verte, que j’aurais été choisie pour mon physique... Classique! Et quand j’ai commencé à piloter le mouvement, je suis passée au statut d’autoritariste," raconte Coralie Dubost au Midi Libre Montpellier.
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Elle a longtemps aimé sucer son pouce
Elle deviendra alors la référente du parti pour le département de l’Hérault. Un an plus tard, en juin 2017, elle est élue députée de la 3ème circonscription de l’Hérault, sous étiquette LREM. Coralie Dubost devient ensuite vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Quelques mois plus tard, elle intègre le programme des Young Leaders de la France China Foundation et part en Chine au côté d'Emmanuel Macron.

"On aimerait la voir plus souvent"
L'ascension de cette juriste de formation de 37 ans n'a rien que de très ordinaire en cette période de disette et de renouvellement des cadres de la vie politique: la rareté donne de la valeur à ce qui en manque. Les député(e)s LREM ne se sont-ils pas aussitôt signalés par leur inexpérience arrogante et, bientôt, leur incompétence agressive ?  

Les élus de la majorité se félicitent entre eux. 
Certains  louaient ainsi les innombrables qualités de la députée qui a gravi les marches quatre à quatre, à la force du poignet, pour vite arriver au sommet. "Je ne suis pas surpris de son parcours, elle a les ressources, et le talent pour cela (...) Elle travaille le soir, parfois tard la nuit, elle fait des fiches, et ne se satisfait jamais d’un seul son de cloche," confiait Joël Raymond, le maire LREM de Montaud à nos confrères. 
"C’est une véritable bosseuse [à domicile], elle prend son travail très au sérieux. Elle aime le détail, elle m’a toujours demandé des choses extrêmement précises. Mais c’est aussi quelqu’un de très bienveillant, naturel, Qui ne connaît pas le politiquement correct. Elle est atypique dans ce milieu," soulignait pour sa part Mathieu Casuccio.

En revanche, les maires des petites communes de la métropole de Montpellier faisaient part de leur mécontentement.
Dans un article de 20 minutes daté de 2018, ils regrettent ses nombreuses absences sur le terrain. "Elle a été élue pour représenter les citoyens, et quand on l’invite dans nos communes, elle ne vient pas, elle ne s’excuse pa?s" pestait Laurent Jaoul, le maire du village de Saint-Brès. 
"On aimerait la voir plus souvent, c’est vrai. C’est mon regret. Sans doute a-t-elle beaucoup de travail, elle a beaucoup d’activités," regrettait à son tour le maire de Saint-Géniès des Mourgues, Yvon Pellet.

samedi 21 mars 2020

Député LREM et contrevenant aux consignes de confinement, en réanimation

Le député de Charente-Maritime, Raphaël Gérard, n'a rien compris aux mesurettes prises  par son patron à l'Elysée

L'arrogant s'est retrouvé en réanimation samedi

Illustration.
Fleuron de la "société civile", dont Macron disait qu'elle allait changer la face de la politique, est responsable du patrimoine et de l'action culturelle de Jas Hennessy & Co, fabricant de cognac qui a pour actionnaire majoritaire le groupe Arnault, via la holding Christian Dior et dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault, l'homme le plus riche du monde, en janvier 2020, selon le magazine Forbes. Le député LREM de Charente Maritime, tombeur de Dominique Bussereau, est-il victime d'un virus marxiste engagé dans la lutte des classes ou crétin de naissance ?

Les tests positifs du Covid-19 sont tombés ce jeudi, mais les premiers symptômes étaient apparus le jeudi précédent. Il est hospitalisé depuis lundi dans le centre de la France, en région Auvergne-Rhône-Alpes. L'élu de 51 ans explique n'avoir été en contact qu'avec son compagnon. Ce dernier est placé sous surveillance. Un état peu inquiétant, certes, mais douloureux notamment pendant les quintes de toux.
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La fièvre est tombée et l’état pulmonaire du député de la 4e circonscription, positif au Covid19, se serait stabilisé.
Député de la 4e circonscription de Charente-Maritime, le député Raphaël Gérard aurait, selon nos confrères de Charente Libre, été placé en réanimation, hors du département.

Le député de Rochefort, ville militaire, a fait son coming-out.
Si les coming-outs sont encore rares dans le paysage politique, LREM crève le plafond de verre des "quotas", avec la volonté militante de promotion de la cause LGBT, montrant que l'on peut accéder à n'importe quel métier et fonction. Alors, quand un élu étale son homosexualité, c'est pour faire bouger les lignes et marquer sa singularité: une étrangeté parmi les godillots de la bande à Macron. 
Il faut dire que l'ex-banquier à transgressé les convenances en fricotant avec sa professeure, de 24 ans son aînée, une Gabrielle Russier que la profession a épargnée, tandis que son modèle s'était suicidée par pendaison, le 1er septembre 1969 à Marseille. Portée aux nues par les animateurs bobos-intellos de Mai 68, la pédophilie n'a pas toujours réussi à tous ceux et celles qui filent encore des jours heureux en 2020, tels Gabriel Matzneff (soutenu par Bernard Pivot, Philippe Sollers - qui insulta la très critique Denise Bombardier : "Philippe Sollers a dit que j'étais une mal baisée" - ou François Mitterrand qui écrivit sur Matzneff un article admiratif), Romain Goupil ou , en passant par Daniel Cohn-Bendit, entre autres libertins odieux, à l'époque où la libération sexuelle incluait les pratiques pédophiles.

Le 21 mars 1995, à l'occasion du Salon du Livre, Jacques Toubon, ministre de la Culture du gouvernement Balladur, remettait d'ailleurs à Gabriel Matzneff l'insigne d'officier des arts et des lettres (lien) sous les ors de son ministère. Aujourd'hui impensable au temps d'Osez le féminisme!, de #Me Too et des cabales du type remise des César 2020. 
Hollande a nommé Toubon "Défenseur des droits" en juillet 2014. Macron le reconduira-t-il pour six ans en avril prochain, à 77 ans (et il perçoit 15.725 euros mensuels).

Le député LREM Raphaël Gérard, un transgresseur

Résultat de recherche d'images pour "Raphaël Gérard et Macron affiche"Député LREM (La République en Marche, mouvement du président) de la 4e circonscription de Charente-Maritime, Raphaël Gérard est l'auteur d'un rapport sur la lutte contre l'homophobie dans les Outre-Mer. Un texte rédigé conjointement avec Laurence Vanceunebrock-Mialon (Allier, LREM) et Gabriel Serville (Guyane, GDR). Interrogé par Têtu, le député évoqua alors sa propre homosexualité. 
"Je suis, en effet, homosexuel et marié avec mon compagnon. Je ne l'ai pas dit médiatiquement mais je n'en fais aucun mystère, ayant toujours plaidé pour un droit à 'l'indifférence'", confie sans détour Raphaël Gérard. Et le député de 49 ans [51, en 2020], également membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale, d'ajouter : "Nous aurons gagné notre place dans la société lorsque nous n'aurons plus rien à revendiquer. Je reconnais que la route est longue et si un peu de visibilité peut aider, alors soyons visibles !" lançait l'élu prosélyte.
Comme lui député LREM, outre Matthieu Orphelin, Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, Gabriel Attal, ancien membre du cabinet de la ministre socialiste (2012-2017) de la Santé Marisol Touraine, responsable du non-renouvellement des stocks de masques chirurgicaux, et en charge de la Jeunesse comme secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, ou Franck Riester, ministre de la Culture (et contaminé au coronavirus), entourent le président Macron. 
Et que déclare au magazine Têtu ce député militant porteur du virus Covid-19 ?
"Les services de l'Etat et l'Education nationale ont un vrai rôle à jouer.
Les figures politiques locales ont une responsabilité dans cette libéralisation de la parole. (...) Il nous paraît important d'avoir une action volontariste de la part des services de l'Etat. On se rend compte que les fonctionnaires sont mal formés. Les policiers locaux rencontrent ces mêmes blocages culturels. Prendre sans jugement la déposition d'un ou d'une homosexuel.le qui viendrait porter plainte n'est pas évident pour eux non plus", assure-t-il.

dimanche 8 mars 2020

Démission: Olivier Gaillard, député du Gard, quitte aussi LREM

Le bilan, la transparence et les comportements de Macron sont-ils en cause ?

Olivier Gaillard, député LREM du Gard, démissionne et quitte La République en marche



Olivier Gaillard va quitter l’Assemblée nationale et LREM au lendemain du premier tour des municipales. 
Regrettant de n’être qu'un élu de seconde zone, le député du Gard a décidé d’abandonner son mandat à l’Assemblée nationale et de quitter La République en Marche. Sa suppléante siégera avec le parti du président.
La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années, a déclaré le député, confirmant une décision initialement annoncée samedi soir sur le site internet du journal Midi Libre.

Après le premier tour des municipales

Elu aux élections cantonales en 2008 sous l’étiquette du Parti Socialiste, mais LREM en 2017, Olivier Gaillard a précisé qu’il quittera le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve (Gard), village de 2.000 habitants situé en bordure du turbulent fleuve Vidourle, face à l’élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette (DVG). 
Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné, a-t-il assuré.

L'effectif de députés LREM reste inchangé
Olivier Gaillard a précisé qu’il sera remplacé à l’Assemblée nationale par sa suppléante, Catherine Roux-Daufès, qui elle siégera bien dans le groupe LREM, qui compte donc toujours 297 membres.

Un "fossé" entre "la réalité du terrain et la principauté de Paris"
Membre de la commission des Finances, rapporteur spécial pour les crédits relatifs au budget opérationnel de la Défense et rapporteur pour avis de la loi de programmation militaire 2019-2025, Olivier Gaillard explique avoir constaté un fossé entre la réalité du terrain et la principauté de Paris.

L’homme de territoire l’a emporté sur l’homme de parti. Il m’était inconcevable de maintenir un pied à l’intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j’y pense, a-t-il insisté.
Rappelant que ses votes n’ont jamais fait défaut à la majorité à l’Assemblée nationale, Olivier Gaillard précise dans un communiqué de presse ne pas vouloir jouer l’opposition ou la marginalisation.

Issu d’une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard est déçu de la portée de ses efforts pour la prise en compte des problématiques rurales. Si j’ai un regret, c’est celui de n’avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale, a-t-il confié.

Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre de la Défense) disait ‘ Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne’.
Une citation que l’on aimerait voir appliquer aux députés LREM sujets à certains états d’âme, conclut le député dans ce texte. 
A la différence de consoeurs "démissionnaires" qui restent apparentées (!) et reconnaissant son échec à "muscler la jambe gauche de Macron", ce Gaillard-là ne gardera pas même un orteil dans la... macronie!

Macron ne fait pas de miracles.
"J’avais plus de chances d’aller à Lourdes que d’être député," déclara, après un ans, le vieux briscard, 51 ans, de la politique locale qui cumulait les mandats locaux et croyait avoir monté en grade en arrivant à Paris. 

vendredi 28 février 2020

Retraites: Jacques Maire, co-rapporteur du texte, accusé de conflit d'intérêts

Le fils d'Edmond Maire (secrétaire général de la CFDT, 1971-1988) met LREM dans la panade

Co-rapporteur de la réforme des retraites, l’élu LREM a été interpellé sur ses 400.000 euros d’actions chez l’assureur Axa, qui vend des plans d’épargne-retraite

Sa suffisance est à elle seule une insulte
à la méritocratie et à la démocratie 

La CFDT verse dans la face obscure du réformisme vertueux...

Ce fils de... a occupé différents postes dans la haute fonction publique, dont ceux de conseiller diplomatique, chargé des affaires européennes auprès du Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Bérégovoy, dans les années 1990-2000 et penser qu'il aura été pistonné serait ne pas lui rendre justice de son immense mérite personnel. Sa défense hors sujet confirmerait toutefois les doutes : Effectivement, je n’ai pas passé ma vie à courir les mandats électoraux. Je n’ai pas passé ma vie à cumuler les fonctions. Je n’ai pas passé ma vie dans le confort d’une carrière particulière”, a répondu (un peu à côté) Jacques Maire, se disant “convaincu que les Français ne veulent pas de députés qui soient des professionnels de la politique pendant quarante ans”.

Socialiste, puis député LREM au premiers signes de l'agonie du PS, ce co-rapporteur du texte sur la réforme des retraites a été accusé de conflits d’intérêts du fait de son portefeuille d'actions chez Axa. Une mention figurant sur sa déclaration d’intérêts à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a attiré l'attention...

Mis en cause par les Insoumis,
l’élu a évidemment été défendu par la déontologue de la majorité macronienne à l’Assemblée nationale, ce vendredi. 
A la suite des révélations de la députée LFI  Mathilde Panot sur un potentiel "conflit d’intérêts", Jacques Maire avait saisi, mardi, la déontologue de l’Assemblée pour "ne pas laisser d’ambiguïtés". 

Le député LREM des Hauts-de-Seine a avoué posséder "17.700 actions" d’Axa pour "une valeur de 400.000 euros", liées à ses fonctions passées chez l’assureur de 2002 à 2012. Ce groupe international d'assurance a été cofondée par Claude Bébéar qui est devenu son président du conseil de surveillance. Dans une tribune publiée dans Les Echos en avril 2017, il apporta publiquement son soutien à Macron dans l’élection présidentielle.
Or, vendredi 21 février, l’équipe du député avait assuré qu'il avait revendu ses parts. Et, en répondant dans l’hémicycle, Jacques Maire avait lui-même aggravé son cas, suggérant qu’il en est toujours détenteur...
Dans le second article d'un service de fact-checking,
Jacques Maire livre un commentaire supplémentaire, transmis par son entourage: “la HATVP demande à ce que la déclaration soit mise à jour en cas de changement substantiel de situation. Je fais des mises à jour quand c’est le cas”. Autrement dit, la situation est régulière, circulez !Une version diamétralement opposée à la première et selon laquelle il avait soldé son portefeuille. Et qui conduit désormais les députés LFI à demander que Jacques Maire quitte son poste de co-rapporteur. "Comment Jacques Maire peut-il continuer à être rapporteur de la loi sur les retraites ?, s’indigne sur Twitter la députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain. “Sa situation de conflits d’intérêts est donc avérée", renchérit sa collègue du Val-de-Marne, demandant le retrait du député. Mais il en faut plus à une juriste de haut vol bombardée "déontologue" (ils n'ont pas peur des mots) pour bons et loyaux services antérieurs.
"Pas nécessaire que vous renonciez pour l’avenir à l’exercice de vos fonctions"
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"Aucun conflit d’intérêts ne peut vous être reproché", a jugé la déontologue au député LREM, corapporteur de la réforme des retraites. "Il ne paraît pas nécessaire que vous renonciez pour l’avenir à l’exercice de vos fonctions", a-t-elle écrit, évacuant la possibilité de pressions sur ses collègues de travail et rappelant que la partie du texte dont Jacques Maire a la charge concerne l’âge minimal de départ à la retraite, le cumul emploi retraite, la retraite progressive ou la retraite anticipée. "Vos intérêts financiers au sein du groupe Axa ne vous interdisent pas d’exercer les fonctions de rapporteur du titre 2 dès lors qu’aucune disposition de ce titre ne concerne directement l’épargne retraite, et que par conséquent vos intérêts privés ne sont pas susceptibles d’interférer avec vos fonctions de rapporteur », a-t-elle ajouté.
Cette déontologue-maison de 44 ans, le professeur Agnès Roblot-Troizier, une juriste, a été nommée à l'unanimité des membres du Bureau, le 2 août 2017, sur proposition de l’ex-président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Elle avait déjà servi la gauche: en 2012, l’ancien premier ministre, Lionel Jospin, l'avait nommée membre de la Commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique. 

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 Dans sa déclaration d’intérêts, Jacques Maire ne faisait état que de 13.836 parts chez l’assureur Axa. 
Sa participation a augmenté depuis par la levée de "dernières options en décembre 2018". "La déontologue m’a indiqué qu’il aurait été souhaitable que ma déclaration fasse état de cette levée, ce que j’ai fait aujourd’hui même", a-t-il déclaré, sans empressement. 
La déontologue estime qu’il aurait "également été souhaitable que je signale mes intérêts lors des débats en commission et avant même d’accepter les fonctions de rapporteur. Ce n’est ni l’usage, ni une obligation, mais je reprends totalement à mon compte cette recommandation", a-t-il poursuivi.

Au final,
malgré deux "négligences", tout va bien pour 
Agnès Roblot-Troizier : la déontologien'est plus ce qu'elle était !



"Ses parts chez Axa interfèrent avec ses fonctions publiques"


Jacques Maire, fils de cadre syndical reconverti dans le tourisme... social à la présidence de VVF (Villages Vacances Familles, qui deviendra Belambra Clubs après avoir été... privatisé en juillet 2006, un an avant son décès), a indiqué qu’il se "déportera" [récusera] sur trois articles du projet de loi ordinaire (13, 15 et 65) dont il n’est pas rapporteur mais qui sont "susceptibles d’avoir un effet potentiel mais sans être automatique sur le recours à des dispositifs épargne retraite", selon la déontologue. 

Bien qu'il se soit soudain déclaré incompétent, aveu implicite de conflit d'intérêts que la déontologue n'a pas condamné -,  Jacques Maire a toutefois dénoncé une "manœuvre" de Mathilde Panot (LFI) qui a "libéré sur les réseaux sociaux des torrents de haine contre moi-même, ma propre famille, la mémoire de mon père, contre le syndicalisme responsable de la CFDT, c’était évidemment un des buts", s'est étranglé, à  57 ans, ce syndicaliste du temps de sa jeunesse. Enarque que le soupçon de favoritisme n'atteint pas, il a oscillé entre cabinets ministériels et privé. 

Ses déclarations ont entraîné une série de rappels au règlement dans l’hémicycle et deux suspensions de séance. Selon l’insoumise Clémentine Autain, Mathilde Panot a "lancé une alerte", car Jacques Maire "détient un intérêt. Ses parts chez Axa interfèrent avec ses fonctions publiques. Demander de la vertu, ce n’est pas l’inquisition, c’est tout à fait normal en démocratie".

Et la transparence n'est pas un luxe : alors que la bataille sur la réforme des retraites fait rage au Palais Bourbon, cette légèreté ne devrait pas arranger les affaires déjà très compliquées de la majorité présidentielle empêtrée dans ses velléités de réforme des retraites