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mardi 26 mai 2020

Une farouche opposante à Raoult, accusée de conflit d'intérêts avec un laboratoire rival étranger

L'offensive anti-Raoult de K. Lacombe et ses relations avec les laboratoires ont divisé les Français et pollué les soins d'urgence aux patients ?

Accusée d'hostilité au professeur Raoult, sa collègue Karine Lacombe, cheffe de service défend en fait son bout de gras.

Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, parle lors d\'une conférence de presse avec le Premier ministre Edouard Philippe, le 28 mars 2020.La cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Karine Lacombe est un de ses opposants les plus virulents à être montés au créneau - outre le bon à rien Daniel Cohn-Bendit qui appelle le professeur Raoult à "fermer sa gueule" - , assénant dès mars ses certitudes de "sachant" arrogant et lançant des accusations personnelles sur tous les media. Ainsi a-t-elle milité contre une distribution non-encadrée de l'hydroxychloroquine en France, bien qu'elle n'ait aucun traitement alternatif susceptible de limiter l'"hécatombe" annoncée par la ministre démissionnaire de la Santé, Agnès Buzyn, épouse d'Yves Lévy, alors PDG de l'Inserm, et instigateur de l'éviction de Raoult de son institut. Mercredi 25 mars, sur le plateau de "C à vous", Patrick Cohen - journaliste socialiste au temps de Hollande et macronien à celui de l'ex-banquier - a signé un édito à charge sur la "giletjaunisation" de la crise du coronavirus et Didier Raoult. Le mot d'ordre était visiblement de lui faire la peau.

La population régionale sait gré en revanche à Raoult de son choix de se comporter en médecin, prescrivant une bi-thérapie, plutôt que de prendre son temps, comme Jérôme Salomon, le n°2 du ministère de la Santé qui comptait les morts ou comme les savants qui brandissaient des protocoles, à la différence des polémistes et accompagnateurs de fin de vie soumis aux mandarins parisiens.
 
Le parti-pris et le lynchage lancé par K. Lacombe ont ainsi mis le feu aux réseaux sociaux et l'incendie s'est propagé de la région à la nation. Cette injustice a toutefois suscité des recherches qui ont conduit à la découverte de conflits d'intérêts avec des laboratoires concurrents.

"Très hostile au Professeur Raoult et à l'hydroxychloroquine, le Dr Karine Lacombe est financièrement liée au laboratoire Gilead", laboratoire pharmaceutique américain, écrivent certains internautes sur les réseaux sociaux, depuis quelques jours. 
En 2014, le lancement en France du Sovaldi, traitement contre l'hépatite C, suscita déjà la polémique en raison de son prix, de l'ordre de 40.000 euros, jugé exorbitant: les laboratoires se mènent une guerre sans merci pour faire les profits les plus gros.
La cheffe de service est clairement mise en cause pour conflits d'intérêts avec des laboratoires qui développent des médicaments au banc d'essai pour traiter le coronavirus. 
Moins médiatique que la chloroquine dans la lutte contre le Covid-19, le remdesivir de Gilead a ainsi la préférence d'opposants à Raoult: cet antiviral, étudié au départ contre le virus Ebola, avant d’être pressenti en 2017 dans la lutte contre d’autres coronavirus, avait été intégré à l’essai européen Discovery qui devait évaluer quatre traitements potentiels contre SARS-CoV2. Or, ces essais sont abandonnés et la fauteuse de troubles Karine Lacombe a misé sur le mauvais cheval...
La cheffe de service à Paris est notamment attaquée pour avoir pris position contre un recours non-encadré à l'hydroxychloroquine. 
Or, la "savante" a bien perçu des indemnisations des laboratoires pharmaceutiques américains Gilead et AbbVie, mais pour des travaux sur l'hépatite C et le VIH.
Capture d\'écran d\'un tweet datant du 29 mars, évoquant une relation financière entre le laboratoire pharmaceutique américain Gilead et Karine Lacombe.

Des rémunérations déclarées

Karine Lacombe a perçu 15.000 euros du laboratoire Gilead et 3.000 de AbbVie sur cinq ans. Etonnez-vous que les médicaments soient si chers à l'achat et au remboursement... 
C’est ce qu’elle indique dans une déclaration d’intérêt public datant de 2016. Elle a toutefois fait remarquer "n’avoir touché que 10.000 euros et 2.000 euros, une fois les charges sociales retirées" !... 

Selon la cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, cela n’a "rien d'inhabituel, beaucoup de chercheurs sont dans le même cas", balance-t-elle. Et osent-ils se montrer sur les plateaux de radio et de télévisions? 
Ces affirmations sont confirmées par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) : "Les chercheurs peuvent travailler avec des laboratoires pour faire avancer les recherches thérapeutiques." Les indemnisations liées à la recherche doivent dès lors être "proportionnées au service rendu", souligne le CNOM. En rapport, les primes des hauts-fonctionnaires sont des roupies de sansonnet, comme dit l'épouse Macron...

Les versements perçus par Karine Lacombe sont déclarés, précise le CNOM, puisqu’ils figurent dans 'Transparence Santé', la base de données publiques censée rendre accessible l'ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d'intérêts, pilotée par... le ministère des Solidarités et de la Santé. "Les informations relatives aux conventions conclues et avantages consentis aux professionnels de santé doivent par ailleurs être déclarées par les entreprises sur le site Transparence Santé piloté par le ministère de la Santé et des Solidarités. Elles sont publiques", explique le Conseil de l’Ordre des Médecins, sur son site internet. K. Lacombe ne pouvait pas dissimuler les versements de Gilead, sans nul doute pour des travaux effectifs...

Légalement,donc officiellement, le CNOM interdit aux professionnels de santé de recevoir des avantages illicites de la part d’industriels du secteur de la santé. Mais il autorise trois types de dérogations, dont "la rémunération, l’indemnisation et le défraiement d’activités de recherche". Un manquement au règlement entraîne des poursuites par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Le contrevenant encourt une peine d’emprisonnement d’un an et 75 000 euros d’amende, au maximum.
A noter que, depuis sept années, 27 juin 2013, le président du CNOM -classé à gauche -, un médecin généraliste en Seine-Saint-Denis, Patrick Bouet, a été élu en septembre 2017 à l'Académie nationale de médecine qui est présidée par le professeur Jean-François Mattei , et dont son membres, notamment, François Bricaire ou Luc Montagnier.
Des travaux menés sur l’hépatite C et le VIH

Karine Lacombe a perçu de l’argent de Gilead et AbbVie pour deux types de travaux. Il s'agit, non pas de recherches, mais de conférences à l’étranger, ainsi que des conseils de médecins appelés "boards". Contrairement à ce qu’a affirmé le médecin Gérard Delépine sur Sud Radio, un board ne constitue pas un "conseil d’administration", mais un conseil de chercheurs. Le but est d'informer régulièrement les laboratoires de l’efficacité sur le terrain de certaines molécules.
 
D'ailleurs, Karine Lacombe précise "n’avoir aucun lien avec l’essai Discovery", destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19.
Mené en Europe sous l'égide de l'Inserm et du consortium REACTing, cet ensemble d'essais cliniques 'Discovery' visait à tester quatre traitements potentiels contre le coronavirus. Rappelons à Mme Lacombe que ces quatre traitements qui devaient être testés à grande échelle étaient les molécules suivantes : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l'interféron bêta, et l'hyroxychloroquine (mais isolée et non pas en bi-thérapie comme prescrite par le Pr Raoult !), selon un communiqué de l'Inserm, l'organisme qui domine la recherche médicale en France.
"Mes deux spécialités sont l’hépatite C et le VIH, mais cela n’a rien à voir avec l’antiviral Remdesivir, développé contre Ebola ou avec le Kaletra" (lopinavir/ritonavir (LPV/r), poursuit la chercheuse. Elle ajoute avoir travaillé avec d’autres laboratoires comme la compagnie pharmaceutique belge Janssen ou MSD qui produisent, eux aussi, des médicaments pour lutter contre le VIH et l’hépatite C.
Or, le Remdesivir est  étudié contre le coronavirus actuel, en tant que traitement utilisé contre l'infection à virus SARS-CoV-2  en 2003, et la combinaison lopinavir/ritonavir est également étudiée du point de ses effets dans la pandémie de Covid-19.
Opposante débridée à Didier Raoult et à la chloroquine, la cheffe du service  a déclaré "n’avoir aucun lien d’animosité avec Didier Raoult". 

Elle a avoué qu’elle a travaillé plusieurs fois avec l’IHU Méditerranée-Infection de Didier Raoult et animé plusieurs conférences pour l’Institut. En novembre 2018, elle a notamment animé une conférence à l’IHU de Didier Raoult, sur le dépistage de l’hépatite C en Afrique. 
Karine Lacombe estime avoir "juste dit plus fort que d’autres que l’étude manquait de rigueur scientifique". Elle ne critique pas la chloroquine, mais les méthodes du Docteur Raoult, qui selon elle "manquent de rigueur méthodologique et ne permettent pas de dire que la molécule est efficace", assure-t-elle, bien que ce ne soit pas, de son propre aveu, son domaine. 
Elle "espère" toutefois que "l’efficacité de la chloroquine sera prouvée", rappelant qu’aucune des molécules sur les bancs d’essai pour soigner le Covid-19 "n’a pour l’instant prouvé son efficacité". 

Suite à ces querelles d'intérêts,
les décès sont cinq fois plus nombreux parmi les patients des opposants à Raoult qu'à Marseille.

jeudi 9 avril 2020

Canossa à Marseille : Macron va à la rencontre du professeur Raoult

Les mandarins parisiens sont aux cent coups...

Emmanuel Macron est à Marseille ce jeudi après-midi pour y rencontrer le chercheur Didier Raoult

28 janvier 1077 - L'empereur d'Allemagne à Canossa - Herodote.net
Quand l'empereur d'Allemagne se soumit aux volontés du pape,
 à Canossa, le 28 janvier 1077
Que sait-on de la rencontre du président Macron avec le génial rebelle ?
Après son déplacement à la mi-journée au centre hospitalier du Kremlin-Bicêtre pour y rencontrer le personnel soignant et faire un point sur les traitements contre le coronavirus, Macron se rend à Marseille pour y rencontrer le professeur Didier Raoult, que ses confrères parisiens méprisent, le qualifiant de Gilet Jaune, mais que le monde nous envie. 
BreakingNewsTV's tweet - "🔴#COVID19 : Hallucinant,écœurant ...Il s'agit du virologue et directeur de l'IHU Infection de Marseille, dont la notoriété n'a fait que croître et embellir récemment pour avoir réalisé des essais à base d'hydroxychloroquine - associée à un antibiotique - pour soigner le Covid-19. Il l'a d'ailleurs prescrite à plusieurs milliers de Marseillais qui forment des files d'attente interminables pour recevoir son traitement. Chercheur de renommée mondiale pour les uns, charlatan pour d'autres, à BFMTV notamment, la personnalité de Didier Raoult divise, mais ses travaux convainquent.

Macron pense pouvoir s'entendre avec un "déséquilibré"...

Que retenir de l'audition de Christophe Castaner ?

Lors de son audition en visioconférence, ce mercredi devant la mission parlementaire de l'Assemblée sur l'épidémie de Covid-19, Christophe Castaner a reconnu des "erreurs d'interprétation" lors des contrôles et des verbalisations prononcées par les forces de l'ordre depuis la mise en place du confinement, jugeant que "le fait de fouiller un sac de courses par exemple ne correspond pas à la bonne application de la doctrine fixée". Le ministre de l'Intérieur a toutefois relevé "très peu de retours d'anomalies graves". 
Selon les chiffres de la place Beauvau, plus de 568.000 PV ont été dressés lors de 9,5 millions de contrôles à travers la France. 

Par ailleurs, Castaner a déclaré vouloir que le Covid-19 soit considéré comme maladie professionnelle pour les policiers. 
Concernant les masques, le ministre a fait savoir que 40 millions de pièces avaient été commandés par l'Intérieur et que "d'ici le 26 avril, 14 millions de masques devraient être livrés". A ce jour, a-t-il précisé, "3,6 millions de masques" ont été livrés place Beauvau.


mercredi 1 avril 2020

Coronavirus: le professeur Raoult se met en retrait du conseil scientifique

Le professeur Didier Raoult suspend son accompagnement de l'exécutif sur le coronavirus

Il se retire du conseil scientifique, mais reste en contact avec le chef de l'Etat

Didier Raoult n'a pas démissionné du conseil scientifique, mais occupé à la direction de l'IHU méditerranée infection, il ne participera pas aux prochaines réunions.Le professeur Raoult, dont les recommandations sur le seul traitement existant, à base de chloroquine, des malades du Covid-19 provoquent de vives réactions parmi certains praticiens parisiens éloignés de la recherche fondamentale et virologues à la ramasse, a annoncé mardi qu'il se met en retrait du conseil scientifique, préférant privilégier un lien "direct" avec les patients et aussi avec Emmanuel Macron. La décision de "claquer la porte" daterait du 16 mars, selon Les Echos.

Dans une vidéo publiée sur YouTube et relayée par les réseaux sociaux, Didier Raoult explique vouloir conserver ses contacts "directs" avec le ministère de la Santé et le président de la République, "pour leur dire ce que je pense", "parce que le conseil ne correspond pas à ce que je pense être un devoir de conseil stratégique".


Plus tôt dans la journée, vu le climat ambiant de dénigrement et de désinformation, un porte-parole de l'institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection qu'il dirige à Marseille avait diffusé un démenti d'une information du journal Les Echos selon laquelle Didier Raoult avait "claqué la porte" du conseil. L'IHU a dû préciser que son directeur n'a pas démissionné. "Occupé à la direction de l'IHU Méditerranée infection, il ne participera pas aux prochaines réunions", avait sobrement déclaré un porte-parole de l'IHU.
Le 24 mars, L'Express s'était fait l'écho de la... nuance ! lien
Spécialiste reconnu des maladies infectieuses et respecté à l'international, Didier Raoult teste actuellement la chloroquine - un antipaludéen -, associée à un antibiotique,  sur des patients atteints du Covid-19. Dimanche, son équipe a d'ailleurs annoncé son intention d'administrer "à tous les patients infectés" son traitement hydroxychloroquine + azithromycine. Avant qu'ils ne soient entrés en phase de réanimation... Et pas seulement les patients âgés et atteints ou développant de multi-pathologies... 
A-t-il été évincé par ses confrères sous la houlette du Pr Delfraissy?

Sur les deux premiers avis du conseil scientifique (datés du 12 et 14 mars), rendus publics par le ministère de la Santé, le nom du professeur Raoult figure avec la mention "excusé". En revanche, son nom ne figure plus dans la liste des membres sur le troisième avis, daté du 16 mars.

75 malades hospitalisés, 600 tests à faire par jour

Des patients sont admis dans un centre de conférences converti en hôpital, le 5 février 2020 à Wuhan (Chine).Dans sa vidéo publiée mardi, le professeur Raoult révèle qu'il est "débordé de mails de soutien" et assure manquer de temps: "On a 75 malades hospitalisés, 600 personnes à tester par jour". 

Il remercie aussi 
l'assistance publique (AP) et l'Agence régionale de santé (ARS),
dont il reçoit "beaucoup d'aide", "avec des difficultés qu'ils ont parfois à organiser des choses que nous faisons ici et qui ne correspondent pas forcément aux lignes directrices qui sont faites". 

Olivier Véran s'apprête à autoriser le traitement par hydroxychloroquine 

Le ministre de la Santé a précisé lundi qu'il l'envisage uniquement dans les formes graves - les défis les plus délicats pour le traitement du chercheur marseillais - et dans un cadre hospitalier "sur décision collégiale des médecins" et il a promis un arrêté sur le sujet.
"En l'absence de toute donnée probante", il est en revanche exclu de le prescrire dans la population générale ou pour des cas non sévères.

L'urologue Laurent Alexandre, reconverti dans les affaires - et candidat à la présidentielle de 2020 - guette les échecs ?
Il ne manquera pas de faire chaque soir son Jérôme Salomon en faisant le décompte macabre des morts...

mardi 31 mars 2020

La députée LREM Cathy Racon-Bouzon est allée enquêter sur l'IHU du professeur Raoult

La néo-députée des Bouches-du-Rhône témoigne de ce qu'elle a vu à l’IHU

Au centre de l'attention mondiale, l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille est dédié aux maladies infectieuses

IHU Méditerranée Infection on Twitter: "Le Prix #Nobel attribué à ...
Le professeur Didier Raoult dans tout ça?
La fiche Wikipedia dit de l'"IHU Méditerranée Infection" ou "Institut MI" qu'il est un institut hospitalo-universitaire créé en 2011 sous la forme d'une fondation de coopération scientifique. Il est issu d'un partenariat entre l'Université d'Aix-Marseille, les hôpitaux universitaires de Marseille, l'Institut de recherche pour le développement (IRD), le Service de santé des armées, BioMérieux, et l'Établissement français du sang". Le projet d’IHU de Marseille en maladies infectieuses (POLMIT) consistait en 2011 à concentrer sur le site de la Timone à Marseille les moyens de lutte contre les maladies infectieuses. Qui en a conçu l'idée et l'organisation ? Wikipedia retient l'information.

On peut bien chercher qui est à l'origine de ce projet d'envergure lauréat des investissements d'avenir en 2011, Roselyne Bachelot était ministre de la Santé et Valérie Pécresse, puis Laurent Wauquiez, ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'identité de son concepteur reste pour Wikipedia un secret médical... Qui a donc eu l'autorité scientifique, l'énergie et la force de persuasion, mais aussi les vertus du désintéressement, pour faire naître l'IHU de Marseille ? Un "revenant' d'Irak, un islamiste de la recherche? Un Dr Maboul?

"Savant fou" (BFMTV) ou chercheur visionnaire ? 
Parce qu'il est atypique et provocateur dans son apparence et dans ses propos sans langue de bois, le personnage détonne dans les salons de la bonne société, comme des ministères où l'habit fait le moine. Or, le chercheur est pourtant un infectiologue et professeur de microbiologie dont les recherches font autorité dans le monde, quand ses critiques peuvent être aussi bien membre conservateur de l'Académie de médecine et infectiologue cauteleux ou urologue passé dans les affaires et girouette politique, aussi bien que journaliste expert universel et couteau suisse de l'information en continu.
Quand d'autres font les animateurs rigolos d'émissions de vulgarisation à la télé, cet iconoclaste qui découvre et décrit, avec son équipe marseillaise, des virus complexes. est lauréat du grand prix de l'Inserm en 2010. Il a même donné son nom à deux de ses découvertes, ce qui provoque les aigris lesquels dénoncent un ego surdimensionné qu'ils admirent chez les footballeurs et les golfeurs.
Sur la fiche à son nom, les Wikidiens lui taillent un costard : "il acquiert une notoriété médiatique internationale en 2020 quand, avec son équipe, il affirme avoir trouvé un traitement contre la maladie à coronavirus 2019," écrivent les cuistres qui pourtant recensent dix de ses champs de recherche. Sans crainte de rayer d'un trait de plume une vie de recherches, ils condamnent les prises de positions de Didier Raoult à partir d'une déclaration : "dans un article du 25 janvier 2015, il compare la mortalité des déplacements à vélo [et ils n'étaient pas encore électriques et abandonnés en travers des trottoirs], selon lui plus importante que celles qui ont une place de choix dans les médias, telles que "la crise de la vache folle, la grippe aviaire, Ebola, le bioterrorisme, le Chikungunya, le SRAS et le coronavirus du Moyen-Orient" La presse ne pardonne pas...
A propos du Covid19, il "persiste" [Wikipedia], début février dans le JDD, : "ce virus n'est pas si méchant." C'est pourtant lui dont l'équipe veille sur les familles retenues en quarantaine à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), refusant de considérer le virus de Wuhan comme "un meurtrier aveugle". "A l'heure de l'hyper-réactivité des réseaux sociaux, les responsables politiques ont peur de ne pas en faire assez, alors ils en font parfois trop", déclare-t-il. Et le microcosme médico-politique parisien s'émeut de cette liberté de ton. Il sait qu'il dispose du traitement susceptible de détruire le coronavirus, mais il a muté: un nouveau genre, d’origine animale, a été découvert en septembre 2012 en Arabie saoudite, "rapporte franceinfo qui ajoute: "On guérit du coronavirus 2019-nCoV qui sévit depuis décembre 2019 en Chine, comme on guérit de nombreuses maladies respiratoires infectieuses. Les guérisons sont même l'immense majorité des cas (11/02/2020). Le taux de létalité du nouveau coronavirus était évalué en février 2020 autour de 2-2,2%, contre 4% ou 5% au début de l'épidémie." Et le président Macron se rend au théâtre en couple aux Bouffes-du-Nord... 

La députée a voulu découvrir ce haut-lieu de la science situé dans sa circonscription

L'IHU Méditerranée infection inaugure son nouveau bâtiment sur le ...
 
Cette quadra n'appartient pas au monde médical, mais à celui de la communication. Dimanche 29 mars, à la veille du pic de la pandémie au Covid19, elle a visité les locaux de l'IHU du professeur Didier Raoult, dans sa circonscription, celle du docteur Jean-François Mattéi (années 80 et 90), ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées du président Chirac (2002-2004 : il a eu à gérer la canicule mortelle de l'été 2003) centriste (UDF), puis DL (Démocratie libérale), dans les quartiers résidentiels du centre-sud la ville de Marseille, alors que, depuis deux semaines, le chercheur marseillais de renommée internationale est ciblé par les mandarins parisiens pour ses prétentions à faire valider sa proposition de traitement à base d'hydroxychloroquine (si elle est prescrite en association avec un antibiotique), sans attendre que l'INSERM promeuve un produit miracle qui tarde à arriver, pendant que meurent les patients atteints par le Covid19, variante du précédent coronavirus et dont l'agressivité nouvelle surprend les chercheurs et les soignants. 

La classe médicale internationale apporte un soutien très appuyé aux travaux du professeur Raoult. En France, la députée LREM Cathy Racon-Bouzon était en visite dimanche 29 mars dans les locaux de l’IHU centre du monde duquel les madarins détournent le regard. 

L'élue a publié à chaud ses trois convictions principales forgées durant la visite

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1. "Un modèle d’organisation"

"Le protocole de dépistage de l’IHU mis en place de manière méthodique en fait un modèled’organisation et d’expérience pour la France entière que je m’emploierai à relayer auprès du gouvernement » : c’est la promesse formulée par Cathy Racon-Bouzon au sortir de sa visite à l’IHU dimanche 29 mars. A l’unisson d’une classe politique marseillaise unanime, elle se félicite du fait que : "Dans le plus grand calme et dans le strict respect des gestes barrières recommandés par les autorités, l’IHU Méditerranée Infection orchestre le dépistage des Marseillais"
Elle salue en particulier l’organisation de l’IHU, qui commence à l ‘extérieur du bâtiment, dès l’accueil des patients : "qui se présentent à l’IHU avant d’être pris en charge selon les critères de tri, par les Marins-pompiers venus prêter main-forte pour assurer un accueil irréprochable". Puis à l’intérieur, "75 chambres d’hospitalisation permettent d’isoler les patients positifs les plus contagieux ou les plus à risque et de suivre l’évolution des personnes pour lesquelles le traitement est contre- indiqué" a pu constater l’élue LREM, qui se félicite également de la présence d’un "accès dédié aux personnels soignants ou de sécurité (policiers, gendarmes, pompiers)".

2. Répliquer le "dépistage massif" à l’échelle nationale

Un modèle de dépistage systématique dont elle aimerait que le pays s’inspire à l’échelle nationale : "Si la France souhaite organiser dans les plus brefs délais un dépistage massif de sa population, elle devra s’inspirer de cette organisation logistique et dupliquer partout sur son territoire des plateformes d’une telle efficience," constate-t-elle, soulignant que "l’approvisionnement et la logistique sont clairement le nerf de la guerre de cette organisation", et particulièrement en ce qui concerne les matériels de protection et de dépistage.
"La montée en charge du dépistage au niveau national nécessitera une mobilisation totale de l’Etat » observe la députée, en forme d’appel au gouvernement. Par ailleurs, elle salue les retours d’expérience positifs rapportés par la structure du professeur Raoult auprès de l’exécutif dirigé par Edouard Philippe : "Comme elles me l’ont confirmé, les équipes de l’IHU sont en contact direct et régulier avec le gouvernement pour l’éclairer dans sa prise de décision et inspirer la mise en œuvre des organisations nécessaires à la montée en puissance de sa stratégie de dépistage de la population française".

3. Esprit de collaboration et de partage d’expérience

"Je m’inscris dans cet esprit de collaboration et de partage d’expérience qui doit prévaloir pour accompagner la Nation toute entière dans sa lutte contre le covid-19," dit-elle, affirmant : "En l’absence encore de consensus scientifique, je me réjouis que le traitement ait été néanmoins autorisé dans le cadre de l’urgence sanitaire dans le respect des recommandations du Haut conseil de santé publique". Une façon de réconcilier l’envie d’avancer rapidement du professeur Raoult avec les injonctions à la prudence des autorités sanitaires et politiques.

Néanmoins, Cathy Racon-Bouzon ne semble pas douter de l’efficacité du traitement défendu par le professeur Raoult et ses équipes. "A ce jour, 1003 patients marseillais testés positifs sont traités par l’alliance de l’hydroxychloroquine et d’un antibiotique comme l’Azithromycine; l’évolution de leur état devrait permettre d’ici quelques jours de confirmer l’efficacité de cette prise en charge," juge-t-elle, avant de conclure : "Unis et à l’écoute de ceux qui savent, nous vaincrons l’épidémie".
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