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mercredi 1 avril 2020

Coronavirus: le professeur Raoult se met en retrait du conseil scientifique

Le professeur Didier Raoult suspend son accompagnement de l'exécutif sur le coronavirus

Il se retire du conseil scientifique, mais reste en contact avec le chef de l'Etat

Didier Raoult n'a pas démissionné du conseil scientifique, mais occupé à la direction de l'IHU méditerranée infection, il ne participera pas aux prochaines réunions.Le professeur Raoult, dont les recommandations sur le seul traitement existant, à base de chloroquine, des malades du Covid-19 provoquent de vives réactions parmi certains praticiens parisiens éloignés de la recherche fondamentale et virologues à la ramasse, a annoncé mardi qu'il se met en retrait du conseil scientifique, préférant privilégier un lien "direct" avec les patients et aussi avec Emmanuel Macron. La décision de "claquer la porte" daterait du 16 mars, selon Les Echos.

Dans une vidéo publiée sur YouTube et relayée par les réseaux sociaux, Didier Raoult explique vouloir conserver ses contacts "directs" avec le ministère de la Santé et le président de la République, "pour leur dire ce que je pense", "parce que le conseil ne correspond pas à ce que je pense être un devoir de conseil stratégique".


Plus tôt dans la journée, vu le climat ambiant de dénigrement et de désinformation, un porte-parole de l'institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection qu'il dirige à Marseille avait diffusé un démenti d'une information du journal Les Echos selon laquelle Didier Raoult avait "claqué la porte" du conseil. L'IHU a dû préciser que son directeur n'a pas démissionné. "Occupé à la direction de l'IHU Méditerranée infection, il ne participera pas aux prochaines réunions", avait sobrement déclaré un porte-parole de l'IHU.
Le 24 mars, L'Express s'était fait l'écho de la... nuance ! lien
Spécialiste reconnu des maladies infectieuses et respecté à l'international, Didier Raoult teste actuellement la chloroquine - un antipaludéen -, associée à un antibiotique,  sur des patients atteints du Covid-19. Dimanche, son équipe a d'ailleurs annoncé son intention d'administrer "à tous les patients infectés" son traitement hydroxychloroquine + azithromycine. Avant qu'ils ne soient entrés en phase de réanimation... Et pas seulement les patients âgés et atteints ou développant de multi-pathologies... 
A-t-il été évincé par ses confrères sous la houlette du Pr Delfraissy?

Sur les deux premiers avis du conseil scientifique (datés du 12 et 14 mars), rendus publics par le ministère de la Santé, le nom du professeur Raoult figure avec la mention "excusé". En revanche, son nom ne figure plus dans la liste des membres sur le troisième avis, daté du 16 mars.

75 malades hospitalisés, 600 tests à faire par jour

Des patients sont admis dans un centre de conférences converti en hôpital, le 5 février 2020 à Wuhan (Chine).Dans sa vidéo publiée mardi, le professeur Raoult révèle qu'il est "débordé de mails de soutien" et assure manquer de temps: "On a 75 malades hospitalisés, 600 personnes à tester par jour". 

Il remercie aussi 
l'assistance publique (AP) et l'Agence régionale de santé (ARS),
dont il reçoit "beaucoup d'aide""avec des difficultés qu'ils ont parfois à organiser des choses que nous faisons ici et qui ne correspondent pas forcément aux lignes directrices qui sont faites". 

Olivier Véran s'apprête à autoriser le traitement par hydroxychloroquine 

Le ministre de la Santé a précisé lundi qu'il l'envisage uniquement dans les formes graves - les défis les plus délicats pour le traitement du chercheur marseillais - et dans un cadre hospitalier "sur décision collégiale des médecins" et il a promis un arrêté sur le sujet.
"En l'absence de toute donnée probante", il est en revanche exclu de le prescrire dans la population générale ou pour des cas non sévères.

L'urologue Laurent Alexandre, reconverti dans les affaires - et candidat à la présidentielle de 2020 - guette les échecs ?
Il ne manquera pas de faire chaque soir son Jérôme Salomon en faisant le décompte macabre des morts...

mercredi 1 août 2018

Redoine Faïd : un mois plus tard, le fugitif reste introuvable

Redoine Faïd conserve plusieurs longueurs d'avance sur la police

Le braqueur multirécidiviste cherche-t-il à ridiculiser la police de Macron ?

Après s'être évadé de la prison du Réau le 1er juillet, Redoine Faïd a laissé plusieurs indices sur son passage dans sa région d'origine, l'Oise, et le département voisin du Val-d'Oise. Faïd y purgeait entre autres une peine de 25 ans de détention pour un braquage avorté. 
Depuis son évasion fortement médiatisée il y a un mois, jour pour jour, ils ne sont pas moins d'une centaine de policiers spécialisés de la PJ à le suivre à la trace. Les enquêteurs savent très bien qu'ils ont affaire à un "spécialiste de la cavale" et le jeu de piste a commencé. 

A 46 ans, ce braqueur multirécidiviste est un "individu dangereux".
Philippe Veroni, chef de la Sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière ne le décrit donc pas seulement comme un "roi de l'évasion". En 2013, il était déjà parvenu à s'échapper de la prison de Sequedin, Pas-de-Calais, laquelle ne passe cependant pas pour être bien gérée. Sa cavale avait duré six semaines. 
Au Réau, cette fois, Redoine Faid purgeait entre autres une peine de 25 ans de détention pour un braquage avorté qui a coûté la vie à une policière municipale, Aurélie Fouquet. Mais il est sur le point de battre son record personnel : objectif, le 15 août pour être homologué. 

L'évasion de Redoine Faïd 

Son évasion du 1er juillet obéit à un plan minutieusement préparé. Deux complices ont préalablement réservé un vol en hélicoptère depuis l'aérodrome de Lognes, en Seine-et-Marne. Ils prennent alors en otage leur pilote. Après avoir récupéré un troisième homme en chemin, l'appareil se pose dans la cour d'honneur de l'établissement, la seule à ne pas être protégée par un filet de sécurité. Deux hommes, fusils d'assaut au poing, sautent de l'appareil et empruntent un chemin habituellement réservé aux surveillants. Ils scient à la meuleuse plusieurs portes, lâchant des fumigènes pour aveugler les gardiens. 
Redoine Faïd les attend sereinement au parloir, où il avait initialement rendez-vous avec un de ses frères. En tout, l'opération a pris dix minutes.

L'itinéraire suivi par le commando ?

Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés sur la traque partout dans l'Hexagone, mais après plusieurs heures précieuses. L'hélicoptère Alouette II et son pilote sont rapidement retrouvés, abandonnés à Gonesse, à une soixantaine de kilomètres au nord de la prison. 

Redoine Faid et ses complices ont été pris en charge sur place par un quatrième bandit au volant d'une Mégane noire. Dans leur fuite, l'équipe changera plusieurs fois de véhicules. La Mégane est retrouvée le jour même sur le parking d'un centre commercial à Aulnay-sous-Bois. 
Le lendemain, les enquêteurs mettent la main sur un Kangoo siglée Enedis dans l'Oise. Dans une forêt du même département, à Verneuil-en-Halatte, est retrouvé un sac contenant des armes, des cagoules et une meuleuse. Cette découverte fortuite permet aux enquêteurs de récolter 140 scellés.

Son dernier passage signalé

Redoine Faïd a filé entre les doigts des policiers, la semaine dernière à une quarantaine de kilomètres, dans le Val-d'Oise voisin. Dans sa cavale, le criminel semble privilégier une région qu'il connaît bien, pour y avoir grandi. 
Le 24, peu après 16h30, il est ainsi pris en chasse par des gendarmes, alors qu'il circule à bord d'un véhicule suspect près d'une station-service à Piscop. Les forces de l'ordre perdront finalement sa trace dans un centre commercial de Sarcelles, à quelques secondes près... 

A l'intérieur du véhicule sont retrouvés six pains de plastic et un jeu de fausses plaques d'immatriculation. La présence du fugitif sera plus tard confirmée par des analyses ADN. Selon les enquêteurs, son frère Rachid se trouvait à son côté. D'autant que celui-ci avait déjà participé dans le passé à de précédents projets d'évasion de son frère.

La police tire-t-elle des leçons de sa connaissance du fuyard ?

L'Inspection générale de la justice a rendu cette semaine un rapport qui devrait aboutir sur une réorganisation de l'Administration pénitentiaire (AP). La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a reconnu lundi qu'une "conjonction de failles de sécurité" a encore permis l'évasion du détenu. L'AP avait été alertée du risque imminent que représentait le détenu, sans que l'évasion ne soit empêchée... 
Le détenu devait être déplacé dans un autre établissement en septembre, ce qui ne se pratique pas systématiquement, comme elle devrait, avec l'ensemble de la population carcérale à risque. 

Mieux vaut tard que jamais. En réaction, Nicole Belloubet a entre autres annoncé, non pas l'inévitable "commission d'enquête" classique, mais une ...restructuration des services centraux pour y créer un "Etat-major de la sécurité". Une sorte d'équivalent à la "cellule privée" voulue par Benalla en matière de sécurité du personnage présidentiel ? 

Le jour même de cette annonce, deux détenus parvenaient à s'enfuir de la prison de Colmar. Mais ils ne disposaient sans doute pas d'un aussi vaste réseau que Faïd, et ils ont été repris, eux, dans les vingt-quatre heures, à Roubaix.

dimanche 15 août 2010

Les voyous de la presse valent-ils mieux que les blogueurs ?

Le renoncement à l'objectivité vs. la sincérité militante

Mediapart et Marianne ont donné de la presse française une bien piètre image.
Et ils ne s'en tiendront pas là aussi longtemps que leurs budgets ne seront pas sains et qu'ils sacrifieront l'éthique professionnelle et le respect du lecteur à l'idéologie et au profit. S'ils déçoivent certains, la plupart n'attendaient pas mieux d'Arnaud Montebourg et de la Chtite Aubry (PS) ou d'Eva Joly (Europe Ecologie)

Les blogueurs sont pourtant stigmatisés
au prétexte qu'ils sont parfois anonymes. En transgressant les règles du « politiquement correct » et en opposant leur amateurisme et leur bon sens à la désinformation et à l'arrogance des calculateurs et manipulateurs professionnels, ils perturbent les règles du jeu, car ils n'ont nul besoin d'impertinence pour démontrer leur indépendance, puisqu'ils sont véritablement libres de toute pression politique ou financière et forts de leurs seules convictions.

L'information livrée plume et micro liés aux militants

Les méthodes d'intoxication de l'opinion sont variées et pourtant connues mais toujours aussi ravageuses, malgré le nombre et l'exhaustivité des études depuis les origines de la presse, sous tous les régimes. Les journalistes ne recherchent plus l'objectivité; ils assument désormais un rôle d'analyse et revendiquent même le droit au commentaire de l'information. Or, qu'elle soit écrite ou télévisée, le consommateur d'actualité demande d'abord et avant tout à avoir connaissance des faits et ne supporte plus les commentaires que lorsqu'ils ne sont ni imposés ni masqués.
Les militants dissimulés en experts à prétentions quasiment scientifiques nous insupportent autant que les présentateurs de la météo qui se prennent pour des ingénieurs météorologues. Le journalisme n'est ni une science formelle (mathématique), ni une science exacte (chimie). Sera-t-elle jamais une science humaine puisque l'histoire elle-même ne vise plus tant à la rigueur qu'à l'idéologie. La masse des journalistes ne sont que des lecteurs serviles de dépêches d'agences. Les analyses et autres experts ne seront jamais plus que des militants diplômés ou non, mais reconnus par leurs pairs en politique et représentatifs de leur chapelle, parti ou syndicat. Lire PaSiDupes sur l'intoxication

La cohérence de l'anonymat

Puisque les journalistes ont renoncé à la contrainte de la recherche de l'objectivité pour façonner l'opinion, ils doivent annoncer la couleur.

Les règles déontologiques de la profession doivent désormais comporter l'annonce officielle de l'appartenance politique de chacun des journalistes. En jouant la transparence, les journalistes gagneraient en crédibilité.
Dans la mesure où la profession revendique son engagement politique et syndical et qu'elle se positionne pour ou contre au détriment d'un effort de neutralité, le voile de l'anonymat politique doit en effet être levé par la communauté médiatique: outre les experts militants (chercheurs CNRS et professeurs EHESS, par exemple, notoirement engagés) sont concernés les instituts de sondage (sociétés commerciales de droit privé et non pas des organisations universitaire et sociologique), mais aussi les sites web d’hébergement de vidéos, YouTube (Google) et Dailymotion (SA française) où tous les prétextes sont bons pour censurer les documents impertinents, et surtout les journalistes des agences de presse (grossistes de l'information -A*P, Paris; AP et Reuters (lien PaSiDupes) New York- et producteurs d'opinion).

L'impertinence raisonnée des journalistes manipulateurs

Chaque organe de presse s'entretient avec qui convient à sa thèse

Nous avons tous observé qu'un seul invité vaut pour l'ensemble. Ainsi, France Info a-t-elle une prédilection pour les syndicalistes et les militants associatifs.
=> Les membres du gouvernement ont certes droit à la parole, mais c'est de bon matin, pour alimenter les prises de position anti-gouvernementales, toutes les sept minutes, la journée durant et plus si l'affaire est rondement menée. Chaque phrase, chaque mot et chaque imprécision ou maladresse, tout est passé au crible et « décrypté », c'est-à-dire interprété et détourné en polémique.
Les intervenants appelés à réagir ensuite sont tous des opposants. Ils défilent alors les uns derrière les autres pour se déclarer représentatifs de la communauté -sans aucun mandat électif-, « délivrer », sur le ton de la sincérité désintéressée, le même message démagogique d'indignation et d'interpellation, avant de proférer sans concertation préalable, les menaces rituelles de mobilisation « unitaire ». On distingue CGT et FSU ou SNES et SNU-ipp, pour impressionner par le nombre, comme si ce n'étaient pas les mêmes. Une telle succession de belles âmes ne peut pas ne pas avoir l'impact escompté sur les gens simples.

=> Ils parlent pour « les » sans papiers ou « les » gens du voyage, et bien qu'ils n'en connaissent aucun, compatissent au sort de chacun, dramatisé et menaçant. Il faut comprendre que nous sommes tous des chômeurs en puissance et des malades en puissance privés de soins de proximité. Voire des justiciables en sursis victimes présumées des réformes et donc sans tribunaux, ni prisons à dimension humaine...
Ils ont un fort besoin de se valoriser, de se montrer meilleurs que dans la vraie vie et de se réconcilier avec eux-mêmes. Nous pensons tous par exemple aux « people » qui ont une mauvaise conscience de leur vie dissolue ou de leurs privilèges et se montrent parfois sous un jour inattendu que leur entourage meurtri au quotidien découvre, ébahi. Bon, chacun a besoin de s'admirer un instant ! Certains redressent leur image, mais d'autres défendent une idée, un principe ou un idéal, indépendamment de ses implications. Ce n'est pas leur problème, puisqu'il y a des élus, si incapables soient-ils, et des riches aux mains sales, si odieux soient-ils, pour penser ou donner 50% de leurs revenus.

=> L'expertise et l'appartenance politique ou syndicale de ces beaux parleurs ne sont pas clairement établies. Le langage ésotérique, les affirmations péremptoires et les accents de la sincérité compensent l'absence de fond scientifique. Mediapart s'est ainsi grillé dans l'affaire Bettencourt en admettant que ses « révélations » ne reposaient que sur du « plausible ».
La mission des agitateurs d'idées consiste simplement à rebondir à la demande sur toutes les situations ponctuelles et à se livrer à des généralisations abusives maquillées de bons sentiments, tant qu'à faire populistes. Ils se définissent en éveilleurs de conscience. A cet égard, les ONG, des organisations supranationales, qui n'ont aucune légitimité et ne doivent de comptes à personne, peuvent s'activer, dresser les actifs les uns contre les autres et créer des situations de violence, comme face aux pêcheurs, tout en donnant l'impression de leur utilité et en se posant en victimes innocentes.
Ainsi, sans les « citoyens vigilants », le monde ne serait pas … ce qu'il est.

=>
Les interviewés ne représentent souvent qu'eux-mêmes. La tâche du journaliste consiste alors à légitimer l'intervenant et à valider sa thèse, sur la base de son adéquation avec la ligne éditoriale de l'organe de presse. Le système fonctionne, si pervers soit-il, puisqu'il suffit d'être dans l'air du temps pour atteindre à la notoriété. La pensée unique ne domine et ne survit que par le jeu de ces conformités et soumissions transversales et entrecroisées, conscientes ou subies.

=> Le compassionnel continue de jouer à plein. Pour convaincre d'une injustice quelconque, le journaliste sait mettre en scène la sensibilité à fleur de peau du voisin de palier sous le choc, de la mère de famille hypersensible ou du retraité ébranlé par la vie. Le professionnel presse à chaud les victimes de questions orientées qui, sous la pression, donnent à penser que la situation est inhumaine, les dommages injustes et la responsabilité des pouvoirs publics immense. Manipulés par les élus locaux responsables et la presse récupératrice, les habitants de la zone notoirement submersible de La Faulte-sur-Mer ont profité à plein de cette mauvaise foi, tout en contribuant à l'exploitation politicienne d'un drame pourtant prévisible.

=> Les journalistes posent à leurs invités les questions préparées qui servent de ligne conductrice et de relance. Les réponses qui paraissent naturelles et spontanées ont en fait été mises au point et négociées.

'On ne nous dit pas tout', dit l'autre ?
On ne nous dit surtout pas comment nous sommes manipulés. Nous le sentons, nous le savons et nous refusons d'acheter la presse écrite. Et c'est aussi pourquoi, dans le meilleur des cas, nous zappons, désespérément.
Ou allons lire les blogs de nos semblables.

mercredi 7 avril 2010

PACA: Sylvie Andrieux, levée partielle de son immunité parlementaire

Entourage de Vauzelle (PS) compromis par un détournement de fonds publics

La présentation de l'information par Libération...

L'agence AP nomme l'élue socialiste en titre
, mais pour le journal Libération, elle n'y est plus qu' « une députée PS »... Pourtant, tout le corps de l'article est ensuite un copié-collé. Le voici, avec quelques mises en relief de PaSiDupes:

« Sylvie Andrieux, élue des Bouches-du-Rhône et ancienne vice-présidente de la région PACA, pourrait être entendue dans le cadre d’une enquête sur des détournements présumés de fonds publics.

Le bureau de l'Assemblée nationale a fait droit partiellement mercredi à la demande de levée d'immunité parlementaire de la députée PS des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux, susceptible d'être mise en cause dans une affaire de détournement de fonds publics, a-t-on appris de source parlementaire. Lien PaSiDupes
Avoir le bras long...

Le principe de la levée a été adopté à l'unanimité.
En revanche, le bureau de l'Assemblée n'a autorisé le juge à procéder qu'à une mise en examen et "en tant que de besoin" à son placement sous contrôle judiciaire. Il a refusé le principe d'un placement éventuel en garde à vue. Le juge n'avait pas sollicité dans sa requête un éventuel placement en détention. Une fumisterie: lire Nice Matin
La demande avait été transmise le 1er avril au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.
Le juge d'instruction marseillais Franck Landou avait transmis le 25 mars la demande de levée d'immunité parlementaire, afin de pouvoir procéder à des auditions sous le régime éventuel de la garde à vue, voire sous celui d'une mise en examen suivie d'un contrôle judiciaire.

Agée de 48 ans et fille de... [lien PaSiDupes], Sylvie Andrieux est députée [socialiste] depuis 1997 et ex-vice-présidente du Conseil régional Provence-Alpes-d'Azur. L'élue était sortie mardi de son silence pour réclamer elle-même la levée de son immunité, afin d'"avoir enfin accès au dossier". Dans un communiqué, elle indiquait vouloir "faire valoir en défense tous arguments de droit et témoignages contre des allégations mensongères". Il y a un an, elle avait écrit au juge pour demander à être entendue, ce qui lui avait été refusé. Lien PaSiDupes

A ce jour, 22 personnes, dont des hauts responsables du Conseil régional [socialiste] et de nombreux responsables associatifs, sont mises en examen dans cette affaire qui porte sur près de 700.000 euros de détournements présumés de fonds publics, via des associations fictives des quartiers nord de Marseille en forme de "coquilles vides", ayant servi de relais "à des fins électoralistes" dans le but d'assurer l'élection de Sylvie Andrieux, selon le rapport de synthèse de la police judiciaire. Plusieurs des personnes entendues dans le cadre de l'enquête ont évoqué le rôle moteur présumé de Sylvie Andrieux, ce qui ne laissait d'autre solution au magistrat instructeur que de procéder à l'audition de la députée sous le régime de la mise en examen. Le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est constitué partie civile dans le dossier.

On comprend que Thierry Mariani ait eu beaucoup à faire aux régionales dans cette fange socialiste...
Michel Vauzelle, ci-contre, (lien PaSiDupes) est de ces éléphants socialistes qui se roulent voluptueusement dans la boue il ne pouvait pas être le seul à tout ignorer (lien PaSiDupes): , mais il est maintenant reconduit pour encore 4 ans à la présidence de PACA !

Pfffiiitt !

samedi 10 octobre 2009

Prix Bayeux: Sunday Times, l'AP, la BBC et TF1 récompensés

Rien pour Reuters, France Info, Libération
LePost (!) ou Marianne...


Bayeux, 1ère ville libérée de France, et le Conseil général du Calvados organisent depuis 1994 le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Cet événement international annuel est destiné à rendre hommage aux journalistes qui exercent leur métier dans des conditions périlleuses pour nous permettre d'accéder à une information ...libre.
Un Prix prestigieux est remis à des journalistes du monde entier et concerne les quatre catégories de media : presse écrite, radio, télévision et photographie.

Les 4 grands Prix :

Trophée Presse écrite - Prix du Conseil général du Calvados
Trophée Télévision - Prix de la Région Basse-Normandie
Trophée Radio - Prix du Comité du Débarquement
Trophée Photo - Prix Nikon

Les Prix spéciaux :

Trophée Télévision grand format - Prix Scam
Prix Ouest-France - Jean Marin (presse écrite)
Prix du public (photo) parrainé par la ville de Bayeux
Prix Fondation Varenne des lycéens Basse Normandie (télévision)
Prix du jeune reporter parrainé par Ligne de Front

Palmarès 2009
Les trophées du 16e prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre ont été décernés samedi à
Christina Lamb (pour un reportage en Afghanistan intitulé "Une mission impossible", The Sunday Times) en presse écrite,
Walter Astrada ( pour un reportage à Madagascar en février 2009, A*P) pour la photo,
Tim Franks ( pour un travail "dur et plein d'espoir" autour de la vie d'un médecin à Gaza, BBC News) en radio et
Paul Comiti (pour avoir suivi l'armée française prise en embuscade en Afghanistan, TF1) pour la télévision.

Le prix du jeune reporter est revenu au photographe Mohamed Dahir de l'A*P pour son travail à Mogadiscio de mars à mai 2009, intitulé "Mogadiscio, l'une des villes les plus dangereuses du monde".

Dans une nouvelle catégorie créée cette année, télévision grand format, Jeremy Bowen, BBC News, a été honoré pour un reportage sur Gaza, "Gaza, hors des ruines".

Trois autres prix ont été décernés, celui de la fondation Varenne des lycéens qui a aussi recompensé Paul Comiti, le prix Ouest-France - Jean Marin à Célia Mercier de la revue XXI pour son reportage au Pakistan intitulé "Tarzan et Jane, version pachtoune", et le prix du public à Jérôme Delay de l'Associated Press, pour son reportage sur les troubles au Congo de novembre 2008 à mai 2009.
Le jury du prix 2009 a été présidé le photographe Patrick Chauvel.

vendredi 16 mars 2007

Aimé Césaire sympathise avec Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy reçoit les compliments d'Aimé Césaire
L'agence AP (Associated Press) rapportait ainsi la visite que Nicolas Sarkozy a rendue à Aimé Césaire.
Le Figaro a rendu compte de la rencontre.
Le Nouvel Observateur a conservé la dépêche en archives:

FORT-DE-FRANCE (AP) - Nicolas Sarkozy a été reçu pendant une heure vendredi par le poète martiniquais Aimé Césaire pour un entretien plein de courtoisie et de compliments réciproques, loin de la polémique sur la colonisation. L'ancien maire de Fort-de-France, chantre de la négritude et figure tutélaire de la politique martiniquaise, avait refusé en décembre de rencontrer le ministre de l'Intérieur en raison de la polémique sur la loi sur le "rôle positif" de la colonisation. Il a finalement accepté de le recevoir vendredi lors de la visite du ministre de l'Intérieur en Martinique. Le vieil homme de 92 ans a laissé planer le suspense jusqu'au bout.
La rencontre, qui a eu lieu dans l'ancienne mairie de Fort-de-France, ne figurait pas au programme officiel de Nicolas Sarkozy. Les deux hommes ont échangé des cadeaux. Aimé Césaire a remis au président de l'UMP son "Discours sur le colonialisme" dédicacé. "A Nicolas Sarkozy, cette page d'histoire d'un petit pays certes, mais significatif de l'histoire mondiale, de la lutte des hommes pour un monde nouveau. Le tout dépend de la génération nouvelle parmi laquelle nous reconnaissons Nicolas Sarkozy", a écrit le vieil homme. De son côté, M. Sarkozy a remis au poète un dictionnaire des philosophes et son livre "Les religions, la laïcité, l'espérance", dédicacé en hommage au "combat de portée universelle pour la dignité humaine, le respect des différences et l'ouverture au monde" d'Aimé Césaire.
Durant l'entretien, le poète a évoqué des souvenirs de son ami Leopold Sédar-Senghor, qui lui avait présenté un "grand gaulois", le futur président Georges Pompidou. A la fin de l'entretien, Aimé Césaire tenait la main de Nicolas Sarkozy. "On sent en lui une force, une volonté mais c'est sur cette base-là que nous le jugerons", a confié le poète.
Nicolas Sarkozy est sorti très satisfait de cette rencontre. "C'est un grand honneur, une grande responsabilité d'être un homme nouveau distingué par Aimé Césaire", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "C'était extrêmement émouvant car c'est une page d'histoire vivante qui s'exprime".

Les candidats à la présidentielle de passage en Martinique se disputent l'honneur d'être reçus par Aimé Césaire. Avant M. Sarkozy, le poète a reçu Laurent Fabius, François Bayrou et Dieudonné. Dans un lapsus, Aimé Césaire a d'ailleurs appelé son invité de vendredi... Laurent Sarkozy. Le vieil homme pensait à Laurent Fabius, qu'il a reçu fin février. Il n'avait alors pas caché sa préférence pour le socialiste en vue de 2007.

Sa Cynique Majesté Royal n'aura donc fait qu'imiter ses rivaux, avec un peu de retard. Ce qui ne l'a pas empêchée -avec l'aide des médias- de faire croire qu'elle avait reçu un accueil privilégié: il faut toujors rétablir la vérité partout où elle passe ou s'exprime !
La mise en page est la responsabilité de PaSiDupes.