POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est agences de presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est agences de presse. Afficher tous les articles

mercredi 12 octobre 2016

Rassemblements policiers suite à la tentative d'assassinats sur leurs collègues en mission à Viry-Châtillon

Rassemblements policiers après l'affaire Viry-Châtillon

Voici le texte d'une dépêche d'agence de presse

Des policiers se sont rassemblés mardi un peu partout en France 
devant leurs commissariats à l'appel de quatre syndicats, pour manifester leur exaspération après l'agression de quatre agents le week-end dernier à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. [Ce qui s'est passé à Viry-Chatillon n'est pas une banale "affaire", un fait divers: c'est une tentative d'assassinat sur des fonctionnaires de la République en charge de notre sécurité]
L'organisation majoritaire chez les gardiens de la paix, Alliance, appelle quant à elle à une "grève du zèle" consistant à ne répondre qu'aux appels d'urgence.

"Ces rassemblements témoignent de l'émotion dans la police. Ce message ferait bien d'être entendu parce que, sinon, il pourrait déboucher sur des mouvements de colère plus importants", selon le porte-parole d'Unité SGP-FO, Nicolas Comte, joint par Reuters.
"C'est la manifestation d'une colère mais qui s'accompagne de demandes : moins de discours, plus d'actes, des moyens et une prise en compte réelle des difficultés que nos collègues rencontrent dans beaucoup d'endroits difficiles", a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nouvelles mesures destinées à mieux protéger les policiers intervenant en zone sensible, notamment la généralisation des tenues ignifugées et de dispositifs contre le caillassage des véhicules.

Selon les syndicats, les manifestants étaient environ 150 devant la préfecture de police de Paris et des rassemblements du même genre ont eu lieu durant une trentaine de minutes devant de "nombreux" commissariats, y compris à Viry-Châtillon.

Alternative Police CFDT, le SCSI-CFDT, Unité SGP-FO et l'Unsa avaient invité les policiers à se réunir en milieu de journée, en silence, sans banderole ni affichage syndical, en soutien à leurs "collègues dans l'épreuve".

Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par un groupe d'une dizaine à une quinzaine de personnes, qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules, près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. [D'une dizaine, il est admis désormais qu'il étaient plutôt une quinzaine. Et ils n'ont, semble-t-il, plus cassé les vitres du véhicule avant de jeter à l'intérieur les cocktails Molotov qu'ils avaient préparés pour assassiner les représentants de la force publique...]

L'incident  [accidentel ou criminel ?] s'est produit lors d'une mission de protection d'une caméra de vidéosurveillance endommagée à deux reprises ces dernières semaines après son installation par la mairie, à un carrefour théâtre [sic] de nombreux vols à la portière. [Le contexte est partiellement décrit, dissimulant la réalité d'une zone de non droit d'un quartier connu pour son "économie souterraine" de drogues]

Plusieurs responsables de l'opposition ont condamné ces violences
,
Marseille
qu'ils expliquent par un
"laxisme" du gouvernement. Le parti Les Républicains a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

En déplacement dans plusieurs commissariats de l'Essonne, le ministre et Manuel Valls ont assuré que les agresseurs seraient arrêtés et "jugés sévèrement".

Selon un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales publié mardi, près de 12.400 policiers ont été blessés en 2015 en mission ou durant leurs heures de service (un chiffre en recul de 0,6% par rapport à 2014) et six sont décédés dans l'exercice de leur fonction.


Et voilà l'article que la presse -ici Capital- veut nous faire payer sur Internet 

RASSEMBLEMENTS POLICIERS APRÈS L'AFFAIRE VIRY-CHÂTILLON

Des policiers se sont rassemblés mardi un peu partout en France 
devant leurs commissariats à l'appel de quatre syndicats, pour manifester leur exaspération après l'agression de quatre agents le week-end dernier à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. [Ce qui s'est passé à Viry-Chatillon n'est pas une banale "affaire", un fait divers: c'est une tentative d'assassinat sur des fonctionnaires de la République en charge de notre sécurité].
L'organisation majoritaire chez les gardiens de la paix, Alliance, appelle quant à elle à une "grève du zèle" consistant à ne répondre qu'aux appels d'urgence.

"Ces rassemblements témoignent de l'émotion dans la police. 
Les policiers nationaux réunis le 11 octobre 2016
devant le commissariat central de Mulhouse,
en soutien à leurs collègues attaqués à Viry-Châtillon
Ce message ferait bien d'être entendu parce que, sinon, il pourrait déboucher sur des mouvements de colère plus importants", selon le porte-parole d'Unité SGP-FO, Nicolas Comte, joint par Reuters.
"C'est la manifestation d'une colère mais qui s'accompagne de demandes : moins de discours, plus d'actes, des moyens et une prise en compte réelle des difficultés que nos collègues rencontrent dans beaucoup d'endroits difficiles", a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nouvelles mesures destinées à mieux protéger les policiers intervenant en zone sensible, notamment la généralisation des tenues ignifugées et de dispositifs contre le caillassage des véhicules.

Selon les syndicats, les manifestants étaient environ 150 devant la préfecture de police de Paris et des rassemblements du même genre ont eu lieu durant une trentaine de minutes devant de "nombreux" commissariats, y compris à Viry-Châtillon.

Alternative Police CFDT, le SCSI-CFDT, Unité SGP-FO et l'Unsa avaient invité les policiers à se réunir en milieu de journée, en silence, sans banderole ni affichage syndical, en soutien à leurs "collègues dans l'épreuve".

Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par un groupe d'une dizaine à une quinzaine de personnes, qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules, près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. [D'une dizaine, il est admis désormais qu'il étaient plutôt une quinzaine. Et ils n'ont, semble-t-il, plus cassé les vitres du véhicule avant de jeter à l'intérieur les cocktails Molotov qu'ils avaient préparés pour assassiner les représentants de la force publique...]

L'incident [accidentel ou criminel ?] s'est produit lors d'une mission de protection d'une caméra de vidéosurveillance endommagée à deux reprises ces dernières semaines après son installation par la mairie, à un carrefour théâtre de nombreux vols à la portière. [Le contexte situation est partiellement décrit, dissimulant la réalité d'une zone de non droit d'un quartier connu pour son "économie souterraine" de drogues].

Plusieurs responsables de l'opposition ont condamné ces violences, 
qu'ils expliquent par un "laxisme" du gouvernement. Le parti Les Républicains a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

En déplacement dans plusieurs commissariats de l'Essonne, le ministre et Manuel Valls ont assuré que les agresseurs seraient arrêtés et "jugés sévèrement".

Selon un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales publié mardi, près de 12.400 policiers ont été blessés en 2015 en mission ou durant leurs heures de service (un chiffre en recul de 0,6% par rapport à 2014) et six sont décédés dans l'exercice de leur fonction.

Les organes de presse exigent solidairement des internautes la suppression de leurs AdBlockers pour leur faire payer leur publicité

Or, preuve à l'appui, ci-dessus, la presse numérique racketterait ainsi ses lecteurs sur le travail des autres, celui des agences de presse...

dimanche 16 octobre 2011

Un avocat lillois en garde à vue pour proxénétisme

Non, pour autant qu'on sache, ce n'est pas maître Brochen


Si l'avocat avait été de droite
son identité aurait-elle fuité ?



L'ancien bâtonnier n'était pas au courant

Trois personnes, dont un avocat, ont été placés en garde à vue mercredi à Lille dans l' enquête sur un réseau de prostitution de luxe où deux cadres d'un grand hôtel sont déjà mis en examen et écroués, a-t-on appris auprès du Parquet.
Ils ont été interpellés le 4 octobre dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mars par le Parquet de Lille.
Ils devaient être déférés jeudi devant les juges d'instruction en charge de ce dossier.

L'avocat lillois est interrogé depuis mardi en compagnie du propriétaire de l'hôtel Carlton de Lille (Hervé Franchois), et d'une troisième personne, a précisé une source policière.

Le directeur du Carlton de Lille, propriétaire d'un autre hôtel lillois, et le cadre chargé des relations publiques du Carlton ont été mis en examen en fin de semaine dernière pour proxénétisme aggravé en bande organisée et écroués. Selon des sources proches du dossier, le deuxième inculpé est une personnalité bien connue dans le monde de la nuit lillois "avec beaucoup d'entregent".

Un réseau franco-belge

Ils sont soupçonnés d'avoir organisé entre la France et la Belgique un réseau de proxénétisme et d'avoir proposé aux clients d'hôtels de luxe de Lille des prostituées belges.

Dans le cadre de cette enquête, les policiers de Lille ont entendu plusieurs témoins mardi et mercredi. En Belgique, plusieurs responsables de "salons de massage" ont été arrêtés.
"Des liens avec des personnes gérant plusieurs établissements de prostitution et bars en Belgique ont également été mis en évidence", dit le Parquet de Lille.

Une information judiciaire contre X du chef de proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment d'argent avait été ouverte fin mars 2011 et confiée à deux juges d'instruction.

La police de Courtrai (Belgique) avait interpellé le 1er octobre quatre personnes qui ont été mises en examen et écrouées pour des faits de proxénétisme. Parmi elles, se trouve un chef d'entreprise français, notamment propriétaire de salons de massage en Belgique.
Le Parquet de Courtrai avait déjà confirmé l'existence d'"un lien probable" avec l'affaire lilloise, sans vouloir en préciser la nature.
La presse est avare d'informations sur l'identité des notables lillois impliqués
Le Parquet de Lille, qui a refusé de communiquer l'identité de ces deux personnes, a néanmoins indiqué qu'un troisième gardé à vue devait être déféré vendredi devant les magistrats en charge de ce dossier.
Les agences A*P et Reuters font de l'auto-censure vertueuse
France 3 a en revanche lâché le nom du notable lillois mis en examen. Il s'agirait de Maître Emmanuel Riglaire (photo), quatrième personne poursuivie dans cette affaire.
Le journal Libération précise que le ténor du barreau n'est frappé par aucune interdiction d'exercer son activité, selon le Parquet.
Lien France3
Nord Eclair précise que Me Riglaire, avocat d'Eugène Rwamucyo, l'ex-médecin du travail à l'hôpital de Maubeuge accusé de génocide à Butaré (Rwanda, 1994), a été remis en liberté, vendredi 14 octobre: les juges n'auraient encore pas d'éléments suffisants contre lui, commente maville.com, d'après La Voix du Nord.

dimanche 15 août 2010

Les voyous de la presse valent-ils mieux que les blogueurs ?

Le renoncement à l'objectivité vs. la sincérité militante

Mediapart et Marianne ont donné de la presse française une bien piètre image.
Et ils ne s'en tiendront pas là aussi longtemps que leurs budgets ne seront pas sains et qu'ils sacrifieront l'éthique professionnelle et le respect du lecteur à l'idéologie et au profit. S'ils déçoivent certains, la plupart n'attendaient pas mieux d'Arnaud Montebourg et de la Chtite Aubry (PS) ou d'Eva Joly (Europe Ecologie)

Les blogueurs sont pourtant stigmatisés
au prétexte qu'ils sont parfois anonymes. En transgressant les règles du « politiquement correct » et en opposant leur amateurisme et leur bon sens à la désinformation et à l'arrogance des calculateurs et manipulateurs professionnels, ils perturbent les règles du jeu, car ils n'ont nul besoin d'impertinence pour démontrer leur indépendance, puisqu'ils sont véritablement libres de toute pression politique ou financière et forts de leurs seules convictions.

L'information livrée plume et micro liés aux militants

Les méthodes d'intoxication de l'opinion sont variées et pourtant connues mais toujours aussi ravageuses, malgré le nombre et l'exhaustivité des études depuis les origines de la presse, sous tous les régimes. Les journalistes ne recherchent plus l'objectivité; ils assument désormais un rôle d'analyse et revendiquent même le droit au commentaire de l'information. Or, qu'elle soit écrite ou télévisée, le consommateur d'actualité demande d'abord et avant tout à avoir connaissance des faits et ne supporte plus les commentaires que lorsqu'ils ne sont ni imposés ni masqués.
Les militants dissimulés en experts à prétentions quasiment scientifiques nous insupportent autant que les présentateurs de la météo qui se prennent pour des ingénieurs météorologues. Le journalisme n'est ni une science formelle (mathématique), ni une science exacte (chimie). Sera-t-elle jamais une science humaine puisque l'histoire elle-même ne vise plus tant à la rigueur qu'à l'idéologie. La masse des journalistes ne sont que des lecteurs serviles de dépêches d'agences. Les analyses et autres experts ne seront jamais plus que des militants diplômés ou non, mais reconnus par leurs pairs en politique et représentatifs de leur chapelle, parti ou syndicat. Lire PaSiDupes sur l'intoxication

La cohérence de l'anonymat

Puisque les journalistes ont renoncé à la contrainte de la recherche de l'objectivité pour façonner l'opinion, ils doivent annoncer la couleur.

Les règles déontologiques de la profession doivent désormais comporter l'annonce officielle de l'appartenance politique de chacun des journalistes. En jouant la transparence, les journalistes gagneraient en crédibilité.
Dans la mesure où la profession revendique son engagement politique et syndical et qu'elle se positionne pour ou contre au détriment d'un effort de neutralité, le voile de l'anonymat politique doit en effet être levé par la communauté médiatique: outre les experts militants (chercheurs CNRS et professeurs EHESS, par exemple, notoirement engagés) sont concernés les instituts de sondage (sociétés commerciales de droit privé et non pas des organisations universitaire et sociologique), mais aussi les sites web d’hébergement de vidéos, YouTube (Google) et Dailymotion (SA française) où tous les prétextes sont bons pour censurer les documents impertinents, et surtout les journalistes des agences de presse (grossistes de l'information -A*P, Paris; AP et Reuters (lien PaSiDupes) New York- et producteurs d'opinion).

L'impertinence raisonnée des journalistes manipulateurs

Chaque organe de presse s'entretient avec qui convient à sa thèse

Nous avons tous observé qu'un seul invité vaut pour l'ensemble. Ainsi, France Info a-t-elle une prédilection pour les syndicalistes et les militants associatifs.
=> Les membres du gouvernement ont certes droit à la parole, mais c'est de bon matin, pour alimenter les prises de position anti-gouvernementales, toutes les sept minutes, la journée durant et plus si l'affaire est rondement menée. Chaque phrase, chaque mot et chaque imprécision ou maladresse, tout est passé au crible et « décrypté », c'est-à-dire interprété et détourné en polémique.
Les intervenants appelés à réagir ensuite sont tous des opposants. Ils défilent alors les uns derrière les autres pour se déclarer représentatifs de la communauté -sans aucun mandat électif-, « délivrer », sur le ton de la sincérité désintéressée, le même message démagogique d'indignation et d'interpellation, avant de proférer sans concertation préalable, les menaces rituelles de mobilisation « unitaire ». On distingue CGT et FSU ou SNES et SNU-ipp, pour impressionner par le nombre, comme si ce n'étaient pas les mêmes. Une telle succession de belles âmes ne peut pas ne pas avoir l'impact escompté sur les gens simples.

=> Ils parlent pour « les » sans papiers ou « les » gens du voyage, et bien qu'ils n'en connaissent aucun, compatissent au sort de chacun, dramatisé et menaçant. Il faut comprendre que nous sommes tous des chômeurs en puissance et des malades en puissance privés de soins de proximité. Voire des justiciables en sursis victimes présumées des réformes et donc sans tribunaux, ni prisons à dimension humaine...
Ils ont un fort besoin de se valoriser, de se montrer meilleurs que dans la vraie vie et de se réconcilier avec eux-mêmes. Nous pensons tous par exemple aux « people » qui ont une mauvaise conscience de leur vie dissolue ou de leurs privilèges et se montrent parfois sous un jour inattendu que leur entourage meurtri au quotidien découvre, ébahi. Bon, chacun a besoin de s'admirer un instant ! Certains redressent leur image, mais d'autres défendent une idée, un principe ou un idéal, indépendamment de ses implications. Ce n'est pas leur problème, puisqu'il y a des élus, si incapables soient-ils, et des riches aux mains sales, si odieux soient-ils, pour penser ou donner 50% de leurs revenus.

=> L'expertise et l'appartenance politique ou syndicale de ces beaux parleurs ne sont pas clairement établies. Le langage ésotérique, les affirmations péremptoires et les accents de la sincérité compensent l'absence de fond scientifique. Mediapart s'est ainsi grillé dans l'affaire Bettencourt en admettant que ses « révélations » ne reposaient que sur du « plausible ».
La mission des agitateurs d'idées consiste simplement à rebondir à la demande sur toutes les situations ponctuelles et à se livrer à des généralisations abusives maquillées de bons sentiments, tant qu'à faire populistes. Ils se définissent en éveilleurs de conscience. A cet égard, les ONG, des organisations supranationales, qui n'ont aucune légitimité et ne doivent de comptes à personne, peuvent s'activer, dresser les actifs les uns contre les autres et créer des situations de violence, comme face aux pêcheurs, tout en donnant l'impression de leur utilité et en se posant en victimes innocentes.
Ainsi, sans les « citoyens vigilants », le monde ne serait pas … ce qu'il est.

=>
Les interviewés ne représentent souvent qu'eux-mêmes. La tâche du journaliste consiste alors à légitimer l'intervenant et à valider sa thèse, sur la base de son adéquation avec la ligne éditoriale de l'organe de presse. Le système fonctionne, si pervers soit-il, puisqu'il suffit d'être dans l'air du temps pour atteindre à la notoriété. La pensée unique ne domine et ne survit que par le jeu de ces conformités et soumissions transversales et entrecroisées, conscientes ou subies.

=> Le compassionnel continue de jouer à plein. Pour convaincre d'une injustice quelconque, le journaliste sait mettre en scène la sensibilité à fleur de peau du voisin de palier sous le choc, de la mère de famille hypersensible ou du retraité ébranlé par la vie. Le professionnel presse à chaud les victimes de questions orientées qui, sous la pression, donnent à penser que la situation est inhumaine, les dommages injustes et la responsabilité des pouvoirs publics immense. Manipulés par les élus locaux responsables et la presse récupératrice, les habitants de la zone notoirement submersible de La Faulte-sur-Mer ont profité à plein de cette mauvaise foi, tout en contribuant à l'exploitation politicienne d'un drame pourtant prévisible.

=> Les journalistes posent à leurs invités les questions préparées qui servent de ligne conductrice et de relance. Les réponses qui paraissent naturelles et spontanées ont en fait été mises au point et négociées.

'On ne nous dit pas tout', dit l'autre ?
On ne nous dit surtout pas comment nous sommes manipulés. Nous le sentons, nous le savons et nous refusons d'acheter la presse écrite. Et c'est aussi pourquoi, dans le meilleur des cas, nous zappons, désespérément.
Ou allons lire les blogs de nos semblables.

dimanche 23 mai 2010

Apéro géant de Paris 'empêché': Reuters-la-militante accuse la police

Le Point, plus professionnel: "L'apéro géant" du Champ-de-Mars n'a pas eu lieu

Les entrées en matière

=> Le Point: « La police était parvenue dimanche soir à dissuader de se rendre à "l'apéro géant" lancé sur Facebook et prévu sur le Champ-de-Mars à Paris, mais qui s'est soldé par une soirée de printemps normale dans une ambiance bon enfant au pied de la tour Eiffel. »
=> Reuters: « La tenue d'un "apéro géant" à Paris a été étouffée dans l'oeuf dimanche par les forces de l'ordre présentes en masse sur le Champ-de-Mars, site sur lequel la consommation d'alcool est de toute manière interdite. »

L'atmosphère

=>
Le Point: Ambiance familiale
« Un appel à battre le "record du plus grand apéro de France à Paris" de 19 heures à 23 heures au Champ-de-Mars - avec l'espoir de rassembler 50.000 personnes - avait été relayé depuis plusieurs jours par Facebook. Vers 21 heures, des familles et des jeunes continuaient de se prélasser ou de jouer au ballon sur des pelouses inondées de soleil toute la journée. Des gens continuaient d'arriver dans la soirée pour pique-niquer et boire un verre, mais l'ambiance n'avait rien à voir avec les derniers "apéros Facebook" à Nantes ou Montpellier. C'est "une physionomie habituelle pour un dimanche au Champ-de-Mars", a commenté sur place le chef de la communication de la préfecture de police de Paris (PP), Xavier Castaing. Le préfet de police, Michel Gaudin, a fait une brève apparition dans l'après-midi, déclarant espérer que cet apéro "ne soit pas une réussite" […]
"Les apéros géants sont des rassemblements festifs mais ce sont aussi des rassemblements risqués", a prévenu la préfecture, qui redoutait des débordements. Des barrières métalliques étaient disposées sur le Champ-de-Mars et des cordons mis en place dans les rues latérales pour empêcher le stationnement. De nombreux cars de CRS étaient garés alentour. »
=> Reuters: Climat de provocation policière
Depuis la mort à l'apéro géant de Nantes d'un jeune fortement alcoolisé, « les autorités françaises se refusent à décréter une interdiction totale de ces manifestations mais exigent qu'elles soient déclarées et encadrées.
La préfecture de police de Paris, qui a "déconseillé formellement" dimanche la fréquentation du Champ-de-Mars, proche de la Tour Eiffel, avait déployé d'importants moyens, allant jusqu'à fouiller les personnes qui entraient sur le site. »

Les responsables de l'interdiction

=>
Reuters: liste noire des anti-jeunes
« Dans un communiqué, la préfecture avait lancé dimanche un dernier avertissement avant le début de la manifestation programmée à partir de 18H00.
"Sans méconnaître la motivation conviviale qui peut animer les participants potentiels à concrétiser leurs intentions, la préfecture de police rappelle qu'elle déconseille formellement la fréquentation du site du Champ-de-Mars ce dimanche 23 mai à partir de 18 heures", peut-on y lire.
La préfecture a rappelé que la consommation d'alcool était interdite sur le Champ-de-Mars depuis juin 2008 et a précisé que la distribution et la vente ambulante de boissons alcoolisées sur ce site et un périmètre avoisinant étaient interdites du dimanche 23 mai à 12H00 au 24 mai à 06H00.
En outre, un arrêté interdisant temporairement la détention et le transport de contenants en verre sur le site et ses abords a été pris, ajoute la préfecture.
Le préfet a redit sa disponibilité à examiner un projet "d'apéro convivial" s'il était présenté dans un "lieu adapté" et dans "un délai compatible avec (sa) préparation".
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait exclu mercredi d'interdire ces manifestations mais s'était réservé le droit d'interdire "au cas par cas" ces rassemblements.
Il a demandé que les organisateurs de ces rassemblements soient identifiés et que soient respectées les règles relatives à l'organisation de tout événement public, comme la déclaration en préfecture trois jours à l'avance.
Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, qui est également maire de Nice, a annoncé dimanche qu'il avait interdit une manifestation de ce genre prévue dans sa ville.
Il a ajouté qu'il entendait poursuivre en justice les personnes qui voulaient organiser cet "apéro géant".
"Si on les identifie, on fera en sorte qu'ils soient mis hors d'état de nuire", a-t-il déclaré lors de l'émission Le Grand Jury Le Figaro-RTL-LCI.
=> Le Point: la terminologie diffère
« Dès dimanche matin, la PP, qui avait interdit jeudi ce rassemblement présenté comme "festif" , avait "déconseillé formellement la fréquentation du Champ-de-Mars" dans la soirée. Rappelant que la consommation d'alcool est interdite sur place, la PP a précisé que "la distribution et la vente ambulante de boissons alcooliques sur le site et un périmètre avoisinant sont interdites" jusqu'à lundi 6 heures. "Les apéros géants sont des rassemblements festifs mais ce sont aussi des rassemblements risqués", a prévenu la préfecture, qui redoutait des débordements. Des barrières métalliques étaient disposées sur le Champ-de-Mars et des cordons mis en place dans les rues latérales pour empêcher le stationnement. De nombreux cars de CRS étaient garés alentour. »

Traitement des sources

=>
Le Point: information totale
« Ces "apéros géants" sont "un phénomène que nous n'avons pas l'habitude de gérer", a déclaré à l'XXX Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris chargé de la santé publique. »
=> Reuters : information sélectionnée
Refus confraternel de cette agence de mentionner l'agence de presse française citée ci-dessus, et de mettre en cause la mairie socialiste...

Confusion des genres

=>
Le Point: le pique-nique est mort...
«Bien avant la mode de ces "apéritifs Facebook", des pique-niques rassemblent depuis des années en fin de semaine Parisiens et touristes sur le Champ-de-Mars.»
=> Reuters: ...vive la saoûlerie
En revanche, Gérard Bon, Yves Clarisse (Reuters) précisent: « Selon les autorités, 58 "apéros géants" ont déjà eu lieu en France et 32 sont programmés, dont celui du Champ-de-Mars. » Une incitation à braver le pouvoir réactionnaire des empêcheurs de picoler en rond ?
Demandez le programme des prochaines beuveries.

Suggestion

offerte

à

ce bon

Guy Birenbaum

En savoir un peu plus sur Reuters et Yves Clarisse: lien PaSiDupes

2009

2010

mardi 9 février 2010

Grippe A-H1N1 et les complotistes

Le documentaire "Les Effroyables imposteurs", de Arte

Ce mardi soir, Arte a proposé une soirée Main basse sur l'info, à partir de 20h35: un cri de journalistes qui craignent de se voir déposséder de leur pouvoir. Un documentaire de Ted Anspach consacré aux conspirationnistes de tout poil, que ce soit concernant le vaccin contre la grippe A ou l'attentat du 11 septembre contre le World Trade Center, lequel a fourni un ressort à Thierry Meyssan, parano du 11 septembre.
C'est sûr, on nous cache tout, on nous dit rien. A propos de la grippe A-H1N1, nous avons entendu des esprits forts nous prédire: « Il y a plein de gens qui vont tomber malades [à cause des vaccins], on le sait d’avance. »

VOIR et ENTENDRE Extrait 1


VOIR et ENTENDRE Extrait 2
Me Joseph, par ailleurs avocat de nombreuses sectes, a été interviewé en tant que spécialiste de la question des vaccins par toutes les chaînes de télévision, et même par l’AFP, au moment de la polémique sur la grippe H1N1.
Alter Info, autoproclamé « agence de presse associative », obsédé par le « lobby sioniste », et dont le patron, Zeynel Cekici, a été condamné en appel en décembre dernier à 4 mois de prison avec sursis pour provocation à la haine raciale et diffamation raciale et négationnisme suite à la diffusion d’articles antisémites sur le site.

VOIR et ENTENDRE Extrait 3 :
Huit journalistes en colère
Comme son nom l'indique, 8 journalistes témoignent de l'évolution des médias et de la révolution qu'a entraînée Internet dans le traitement de l'information. Vous pourrez découvrir les opinions d' Arlette Chabot , Franz-Olivier Giesbert , Axel Ganz , Éric Fottorini, Philippe Val, David Pujadas , Jean-Pierre Elkabach ou encore Edwy Plenel.

Alors qu'Internet a porté un sérieux coup aux media traditionnels, Thema enquête sur cette révolution de l'info, qui pose de nombreuses questions vitales aux démocraties. Et répond à l'inquiétude des journalistes qui se sentent dépossédés par le journalisme citoyen: un comble pour des sympathisants du mouvement des « citoyens vigilants ». Un média au contenu indigent comme Le Post (10 journalistes) pratique le journalisme participatif -100 personnes, dans leur cas- et Le Monde se trouve piégé à son propre jeu. Sarkozy est un agent du CIA, selon eux, est innoffensif. Ils pleurent aujourd'hui sur l'entrisme citoyen! Ils ont lancé une opération « Canard WC » contre les groupes organisés qui ont permis leur lancement et la désinformation.
Les journalistes vertueux dénoncent les journalistes militants d'Alter-Info. Il faut des boucs émissaires pour se blanchir devant l'opinion: hélas, nos journalistes effarouchés ont donné l'exemple du journalisme militant. Mais là où le bât blesse les apprentis sorciers de la presse européenne, c'est qu'à AlterInfo, ils sont islamistes...

Par glissement, le documentaire pointe les sites qui ne leur conviennent pas. Ainsi, la toile francophone serait-elle envahie par la propagandeiranienne. « Vous êtes peut-être des journalistes honnêtes, droits! », ironise le confrère iranien. Restons-en là...

Les mêmes complotistes, comme d'autres, affirment aussi que « L'impérialisme juif est britannique », par exemple. Le centre Zara sert ensuite de repoussoir pour suggérer que la presse institutionnelle et traditionnelle est seule valable et gagner la bataille de l'opinion.
Le documentaire s'achève sur une menace: « Vous risquez de retomber sur AlterInfo » d'ici peu. La vérité ne se situerait-elle pas entre extrémisme et protectionnisme corporatiste ?


Aujourd'hui, des milliers de sites, engagés dans une incroyable course de vitesse, relayent immédiatement des milliers d'infos plus ou moins vérifiées. Ce documentaire décortique le processus qui permet de tels excès et analyse comment certains media se rendent complices, volontairement ou non, de ces dérapages et de cette désinformation. Pareillement, nous méfierons-nous assez de nos journalistes 'décrypteurs' militants aux petits pieds, mais grosses têtes. Le « journalisme citoyen » online pourrait bien être une réaction contre ces énergumènes, paranos et militants, qui trouvent aujourd’hui une caisse de résonance incroyable dans les media. Mais l'investigation du documentaire ne creuse pas à ses pieds. Elle contourne la pensée unique...

Quand le journalisme va mal, c'est la démocratie qui va mal...

Bien, tout le monde peut comprendre que
les agences de presse doivent être protégées contre elles mêmes, mais qui nous protégera avec elles de l'idéologie dominante, la bien-pensance la pensée unique ?
Que dire à ce propos de l'indépendance idéologique des juges. C'est un autre débat. Lire PaSiDupes
Faire passer une opinion personnelle -plutôt que de s'en tenir aux faits- est le seul et véritable danger auquel les journalistes exposent le journalisme -de surcroît « vertueux »- et surtout la démocratie.

vendredi 1 mai 2009

1er Mai: FO espérait 3 millions de manifestants; ils n'étaient pas 500.000, selon la police...

Unitaire, l'appel a mobilisé moins que le 19 mars dernier

« Appel sans précédent des syndicats à un 1er mai unitaire »

C'était le titre d'Europe 1, le 30 avril. Les syndicats s'étaient mis en effet à huit: un 'G8 syndical', pour les sympathisants soucieux de formules médiatiques sensationnalistes.

Les exploiteurs syndicaux comptaient instrumentaliser la crise

Dans la suite des journées d'action du 29 janvier et du 19 mars et dans un contexte exceptionnel, les organisations syndicales s'entendirent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation, pour peser sur le gouvernement et le patronat", annoncèrent les huit centrales. La mobilisation du 19 mars avait rassemblé entre 1,2 et 3 millions de manifestants.
Jamais les huit syndicats français n'ont défilé ensemble sur des revendications communes lors d'une Fête du Travail. La CFTC et FO ont chacune l'habitude de défiler de leur côté pour affirmer leur identité. La CFTC n'avait jamais fait cortège commun un 1er mai, même lors de l'élection présidentielle de 2002, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. A cette occasion, FO avait renoncé à tenir son propre défilé, pour la seule fois depuis sa scission avec la CGT en 1948 et comptait mobiliser 3 millions d'anxieux, de l'aveu du lunaire . Elle avait manifesté avec les autres organisations, mais ne s'était pas jointe à la plateforme commune de revendications syndicales. Pour sa part, la CFE-CGC reste habituellement à l'écart des cortèges du 1er mai.

Le dialogue social existe

Lundi matin, les meneurs des cinq confédérations représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC (des cadres peu reancuniers, après les séqestrations...): le G8 syndical réduit à un G5...) ont été reçus par Nicolas Sarkozy à l'Elysée dans le cadre d'une rencontre prévue de longue date pour préparer la rencontre du G20, jeudi à Londres.

Or, lundi après midi, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires (SUD), UNSA lançaient un appel à manifester ensemble le vendredi 1er mai, ce qui n'était jamais arrivé. Mieux, on avait appris fin mars que ce 1er mai unitaire inédit serait "préparé" en avril par "un mois de mobilisation", pouvait-on lire alors dans la déclaration commune. Une réunion commune était également programmée au 27 avril. D'ailleurs, les agences de presse avait mis le paquet et mâché le travail des salles de rédaction, avec des dépêches prêtes à l'emploi, comme 1er Mai: Martine Aubry s'attend à une "grande mobilisation" - A* -Mercredi 29 avril, 21h31
Et qu'a donné tout ce conditionnement?

La mobilisation pour le 1er mai, deux fois moins forte qu'en mars

C'est l'un des grands titres d'agences (R*****s), mais la presse dite dévouée à la majorité, fait des prodiges de maquillage: la même en avait rabattu peu après et admettait: « La mobilisation du 1er mai moindre que le 19 mars en province », tandis que l'A*P, lemonde ou lematin, ne démordaient guère. «Défilés plus fournis que les années précédentes en France mais moins que le 19 mars », tel était le titre 'unitaire', aussi alambiqué qu'honnête. La presse engagée aurait-elle du mal à admettre la vérité? Evidemment non, puisqu'elle est objective et n'abuse nullement de sa liberté illimitée d'expression, au service de la cause...

Libération: une manif contre la crise !

'Voilà une mesure non gouvernementale, qu'elle est bonne !'
Les Français sont plus réalistes que les journalistes 'joffrinisés' de Libération.fr. Outre que le site voit dans la mobilisation du 1er Mai «une unité syndicale historique », tout en titrant par ailleurs « Derrière la façade du 1er Mai unitaire, radicaux et réalistes s'opposent" (Jeudi 30 avril), le quotidien financé par Rothschild y voit une mobilisation « face à la crise ». Chacun sa méthode!

Les leaders syndicaux refusent d'enregistrer cette lassitude

Ils ont salué "une mobilisation exceptionnelle pour un 1er mai"! Ils devraient donc avoir une rencontre intersyndicale particulièrement sereine lundi, pour dresser un bilan réaliste et décider des prochaines initiatives tout aussi unitaires.

  • Au total, selon la CGT, on a compté « près de » 1,2 million de manifestants au travers des 280 défilés unitaires organisés un peu partout, contre 200.000 le 1er mai 2008 et 3 millions le 19 mars dernier. Alors outrageusement gonflés, les chiffres de la CGT plaçaient la barre un peu haut le 1er mai. Et, en effet, la police a évalué à « près de » 500.000 le nombre de participants aux cortèges (456.000) .
    C'est moins qu'en 2002 (900.000 à 1,3 million de personnes) mais nettement plus qu'en 2003, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites : la CGT avançait alors 426.000 manifestants, la police 165.000. Si la mobilisation du 1er Mai 2009 a les mêmes effets « face à la crise » que celle de 2003 contre la réforme des retraites, les victimes de la crise ont du souci à se faire.
  • A Paris, où, à la différence des responsables politiques, tous les leaders syndicaux, sans exception (!), étaient côte à côte (!), la police a recensé 65.000 manifestants dans la rue, contre 160.000 anxieux, selon les syndicats, et seulement 30.000 le 1er mai 2008, mais 350.000 le 19 mars, selon leurs chiffres. Au « coude à coude », selon les journalistes manipulateurs, mais néanmoins moitié moins nombreux ! La police n'a dû compter qu'un seul des deux coudes...
  • Les randonnées régionales
    Les marcheurs étaient du simple au double, selon les sources comme à Toulouse (15.000 à 30.000), voire jusqu'au quatruple: Caen (8.000 à 20.000), Bordeaux (13.500 à 50.000) et Marseille (8.500 à 35.000)...

    => Affluence assez modeste en revanche à Lille (de 2.800 à 5.000), ville désertée par son maire, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, à qui Sa Cynique Majesté Royal avait posé un lapin à Paris. D'autant plus 'modeste' donc si l'on compare Lille à Bordeaux ou Marseille, pour des raisons politiques.

    => Dans beaucoup de villes, les salariés directement touchés par les réductions d'effectifs occupaient les premiers rangs des cortèges, comme à Toulouse avec les salariés de Molex, à Grenoble avec ceux de Caterpillar, où ils étaient entre 10.000 et 30.000 , et à Compiègne (Oise) où les ouvriers de Continental étaient quasiment tous présents (et où la population avait donc vaqué normalement à ses occupations). "Du travail, pas la mort", pouvait-on lire sur la banderole des ouvriers de l'équipementier automobile allemand Schaeffler, dont une usine va être fermée dans la région.
    => A noter toutefois qu' à Marseille où les ouvriers d'ArcelorMittal ouvraient le défilé, devant ceux des bassins industriels de Fos-sur-Mer, le front syndical unitaire était mis à mal par l'absence de FO.

    Contre le gouvernement pour mieux faire face à la crise internationale !

    L'immense majorité des Français, qui le 1er Mai n'ont pas marché contre la crise, a refusé d'en rajouter aux difficultés historiques du gouvernement. Car les cortèges ont été dirigés contre la politique du gouvernement accusé de ne pas suffisamment relancer la consommation et de maintenir certaines réformes contestées (hôpital, éducation..) par l'opposition conservatrice.

    Etait aussi visé le patronat.
    "Banquez pour nos salaires, pas pour les actionnaires", affirmait une pancarte de poète nostalgique de la lutte des classes .
    Sachant que la gauche critique les mesures gouvernementales et propose le défilé en antidote à la crise, les salariés qui ne sont guère descendus dans la rue, ont opté contre les remèdes de grand-mères...

    Selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, il n'y a "rien d'étonnant" à ce que "des inquiétudes se soient exprimées dans la rue". Le gouvernement y répond en agissant "progressivement" sur "l'emploi" et les personnes "les plus fragiles".

    L'après 1er Mai

    A Paris, les dirigeants syndicaux se sont dit persuadés de trouver un accord pour de nouvelles initiatives communes.

  • Selon le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, la mobilisation s'est "enracinée": une routine qui permet probablement de soutenir l'économie face à la crise.
  • Son homologue CFDT François Chérèque s'est déclaré "certain" que tous les syndicats trouveraient à nouveau un terrain d'entente dès lundi.

    Mais la façade de l'unité syndicale se fissure

    Le désaccord, lui, ne serait pas « historique ». Sur le choix entre la grève ou la journée d'action, l'unité syndicale n'est plus garantie.
  • Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, veut prolonger le 1er mai par une grève générale public-privé de 24 heures, pour voir.
  • Mais François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a réaffirmé son opposition à une grève "qui ne règlerait pas" les problèmes. Etrange: les promenades familiales et digestives du 1er Mai ne devaient-elles pas y réussir ?...
    Le terrain d'entente syndicale consisterait donc à ne pas travailler un jour supplémentaire en mai !

    Des rapports partis-syndicats tout sauf unitaires

  • Le NPA d'Olivier Besancenot, nouvellement créé, était très présent le long du parcours, mais sans son principal porte-parole qui avait rejoint le LKP pour un long weekend: il aurait encore des leçons d'insurrection à recevoir du LKP.
  • Boosté par la crise et menacé sur sa gauche par le NPA, le PS est descendu dans la rue à Paris pour la première fois depuis 2002. Le parti a vu 10.000 militants mais la police seulement 4.000, autour de la lilloise Martine Aubry qui a demandé à Nicolas Sarkozy d'"interdire les licenciements financiers". La capricieuse Royal a posé un lapin à sa meilleure amie, la Ch'tite Aubry descendue à Paris. Bien qu'elle se soit auto-proclamée sauveteur d'Heuliez, comme de ses amis professeurs à 35 heures, la Toquée Royal, déguisé en Petit Chapeau Rouge croqué par le méchant loup Sarkozy, a préféré s'afficher à Niort avec les salariés, en tenue de scène rouge !

    Au total, c'était "une manifestation de plus"

    Et c'est François Chérèque qui le dit.
    Si, du moins nous pouvons utiliser les mêmes procédés que Laurent Joffrin à propos du vrai-faux jugement de Sarkozy sur Zapatero. Le PS ne manquera pas de juger "injurieux" les propos de Chérèque et la pénitente Royal d'adresser son pardon au nom de la France...

    Lecture recommandée par PaSiDupes:
    Derrière la façade du 1er Mai unitaire, radicaux et réalistes s'opposent (Libération.fr -Jeudi 30 avril, 10h54)
  • lundi 19 janvier 2009

    France 2 a diffusé de fausses images de Gaza

    La chaîne publique écope d'une mise en demeure par le CSA
    Imaginez que TF1 se livre à ce type de falsification…

    La chaîne de France Télévisions avait diffusé lundi 5 janvier 2009 dans son journal de 13 heures une vidéo censée illustrer les ravages causés par l' "offensive" israélienne alors en cours à Gaza, même s’il s’agit en fait d’une contre-offensive (on omet souvent de le rappeler), suite à des tirs de roquettes sur Israël, depuis la bande de Gaza aux mains des islamistes du Hamas. Les 20 secondes (12, selon Le Point) d'images étaient sans vergogne accompagnées de ce commentaire éclairé en voix off, de nature à nous « expliquer » la situation en toute objectivité : «Pour montrer la violence des combats, les télévisions arabes et Internet diffusent ces images filmées par un téléphone. Il s'agirait d'une frappe de missiles le 1er janvier. Les militaires portent les brassards du Hamas. Sur le sol, des combattants mais aussi beaucoup de cadavres de civilsC’est ce qu’est trop souvent devenu le journalisme du XXIe siècle, dont la tâche militante consiste à expliquer à la masse ignare, voire commenter l’actualité, c’est-à-dire gloser librement, sans respect de l’objectivité et du débat contradictoire.
    Sans désigner les journalistes syndiqués qu’ils sont bien obligés de couvrir pour éviter un nouveau conflit, les responsables de la chaîne admettent un « couac » après la diffusion des images d'une explosion accidentelle datant … du 23 septembre 2005 pour illustrer les conséquences de la soi-disant offensive israélienne dans le territoire palestinien. Et entretenir le risque d’importation du conflit palestino-israëlien ?

    Des blogs et sites Internet font la pige aux agences de presse

    On fait dire ce qu’on veut aux images, selon la manière de les monter, donc d’en inverser l’enchaînement , d’en couper ou de les affubler de commentaires de circonstance sur mesure. Il ne s'agirait pas d'images consécutives à une frappe israélienne sur Gaza mais des conséquences de l'explosion accidentelle d'un camion transportant des roquettes, à Jabaliya, dans un camp de réfugiés palestinien, en ... 2005.

    Souvent décriée et méprisée par la presse écrite et par ses propres lecteurs qui ont conservé le culte de l’écrit institutionnel et croient dur comme fer à ce qui les renforce dans leur égarement idéologique, l’information en ligne a démontré son utilité.
    La supercherie, émanant vraisemblablement de militants pro-palestiniens, a en effet été détectée par plusieurs
    blogs et sites Internet. Photos à l'appui, ces derniers ont remarqué l'étrange ressemblance entre la scène de carnage dont témoigne cette vidéo et les photos de l'explosion accidentelle de 2005, telle qu'elle avait été relatée à l'époque dans plusieurs médias.
    Autre élément troublant, sur le site de partage de vidéos LiveLeak, il est bien précisé que la vidéo a été enregistrée le 23 septembre 2005. Depuis celle-ci circule pourtant de plus belle sur Internet, comme une preuve supposée des ravages de la contre-offensive actuelle de l'État hébreu : au point que le site a dû publier une note qui précise le contexte du tournage de la vidéo incriminée.
    => La question se pose donc de savoir si la mystification était intentionnelle et destinée à alimenter la propagande pro-palestinienne, malgré le risque de propagation du conflit au territoire français. Ou pour ce motif. Le CSA ne se pose pas ce genre de question : la gauche prétend qu’il n’est pas libre, mais de qui ?

    Les pleutres du CSA

    Le Conseil rappelle les termes de sa recommandation du 7 décembre 2004 relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France. Cette recommandation prescrit "une vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale, notamment en ce qui concerne la vérification de l'exactitude des informations diffusées".
    Le CSA a aussi décidé "d'engager une réflexion sur les conditions et les garanties qui doivent s'attacher à l'utilisation, par les médias audiovisuels, des images et des informations présentes sur Internet".
    Les ‘sages’ du CSA se sont contentés d’estimer que France 2 avait manqué "à son obligation d'honnêteté de l'information du téléspectateur". C’est peu dire ! Une belle découverte que le public a faite depuis longtemps, à laquelle, pour leur information, ils associent d'ailleurs France 3, Canal+, M6 et Arte.

    Piteuse langue de bois

    Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l'information de France 2, a reconnu «une erreur», due à «un dysfonctionnement interne de vérification de l'info». Une déclaration utile… «C'est une erreur de notre part d'avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005», reconnaît-il. Mais comment pourrait-il faire autrement. «La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparé le sujet sont allées trop vite», poursuit Leenhardt. Beaucoup de mots pour ne rien dire qu'on ne sache. Il n’admet pas la faute professionnelle et n’annonce pas des sanctions et des démissions : on n’est pas à l’hôpital…
    Le pleutre lâche son petit commentaire édulcorant Aspartam : «C'est une bonne piqûre de rappel. Cela nous rappelle que nous devons être très attentifs sur la vérification des sources».
    Imaginez-les infirmiers et infirmières
    .
    A leur place, des journalistes sauraient libérer des lits par leur seule lecture rapide des étiquettes de médicaments. Et sans conséquences sur leurs carrières. La faute aux sous-effectifs et au gros rhume de l’un ou de l’autre !
    Mardi, Elise Lucet, la brêle qui lit son prompteur au journal de 13 heures avec un bac +2 de journalisme (BTS) a présenté les excuses de la rédaction évoquant une «confusion regrettable».

    Les journalistes s’en tirent mieux que les infirmières

    Suite à une faute aussi grave qui met à mal la confiance du public et la crédibilité du service public, dans un contexte aussi brûlant, le CSA a décidé d'infliger une "mise en demeure" à France 2.
    L’infirmière fut mise en examen pour une faute moins lourde. Savoir pourtant si France 2 n’est pas à l’origine de tags de synagogues, de camion lancé sur un lieu de culte ou une agression à connotation religieuse.

    mardi 16 décembre 2008

    Inflation : recul favorable au pouvoir d’achat indispose une certaine presse

    Du mauvais esprit à l’intox d’agences de presse
    Quand le débat avance, l’opposition et sa presse militante parlent de recul du gouvernement.
    Ainsi, plutôt que de louer l’écoute du pouvoir exécutif, ses compromis et ses délais supplémentaires de réflexion et de discussions, en interne aussi bien qu’avec les partenaires sociaux, la gauche critique et parasite le dialogue et l’opinion.
    Prenons l’exemple de l’inflation en France.

    La presse brouille les faits

    La rhétorique perfidie des titres rend-elle justice à la vérité ?
    > Reuters : « L'inflation à un plus bas de 14 mois en novembre »
    Ne va-t-on pas penser que si l’inflation est « au plus bas », le pouvoir d’achat est au plus mal ?
    > A*P : « France: l'inflation recule de 0,5% en novembre grâce à la chute du pétrole »
    Cette agence admet que ses clients sont des professionnels et sont familier de la terminologie économique. Elle ne rechigne donc pas autant que R**ters à révéler les faits, mais nie l’action de la politique gouvernementale et suggère que la chute du pétrole y serait seule pour quelque chose. N’est-ce pas du mauvais esprit, puisque R**ters précise que cette baisse favorable au pouvoir d’achat des Français dure depuis14 mois.
    Et comment R**ters nous réveille-t-elle aux aurores ? « La décélération de l'inflation en France s'est accélérée en novembre… » Ne pas lire les dépêches de cette agence avant le petit noir du matin !
    > L’A* : « Les prix à la consommation en baisse de 0,5% en novembre »
    Et tout à coup, la vérité des faits n’est plus brouillée ni par une terminologie absconse ni par une interprétation tendancieuse et malveillante.
    Il faut rappeler que, selon que les journalistes paresseux reprendront de préférence l’une ou l’autre de ces présentations des faits, l’opinion sera informée ou manipulée.
    Dès lors, les informations qui suivent seront, seront, pour les lecteurs, irritantes et allergisantes ou positives et dynamisantes.

    Malgré la récession
    La baisse des prix à la consommation en France est encore de 0,5% en novembre par rapport à octobre et les prix sur un an n’ont pas progressé de plus de 1,6%, contre 2,7% le mois précédent, a annoncé mardi l'Insee.
    "La forte baisse de l'indice des prix à la consommation en novembre reflète essentiellement celle des prix de l'énergie. Sur un an, le ralentissement des prix est d'autant plus important que ceux de l'énergie étaient en forte hausse en novembre 2007", commente l'Institut national de la statistique.
    > En novembre, les prix de l'énergie ont ainsi reculé de 5,5% par rapport à octobre et la baisse atteint 8,8% pour les seuls produits pétroliers. Par rapport à novembre 2007, les prix des produits pétroliers sont en baisse de 5,4%.
    L'inflation "sous-jacente", c'est-à-dire hors tarifs publics et produits dont les prix sont très volatiles, comme le pétrole ou les matières premières, s'accroît de seulement 0,1% en novembre, soit une progression de 1,9% sur un an, indique l'Insee.

    Les agences réunies ne vont pas tarder à titrer sur la baisse du prix du gazole et de l’essence à la pompe ?

    >
    Le prix du gazole, carburant le plus consommé en France, est tombé sous la barre de 1 euro le litre la semaine dernière en France, pour la première fois depuis le 19 janvier 2007, a indiqué lundi l'Union française des industries pétrolières (Ufip).
    Baisse des prix du carburant, mais pour dire que ce n’est pas assez et les Français seront d’accord.

    >
    Mais il est sûr que les mêmes ne feront pas grand tapage de l’information l'agence de presse Isna selon laquelle l’Iran, deuxième producteur de l'OPEP, a déclaré dimanche qu'il demanderait une réduction de 1,5 à 2 millions de barils par jour de la production du cartel lors de sa réunion extraordinaire prévue à Oran (Algérie) le 17 décembre.
    Début décembre, le secrétaire général de l'OPEP, Abdallah el-Badri, avait déclaré que le cartel (Algérie, Angola, Equateur, Iran, Indonésie (membre sortant), Irak, Koweït, Libye, Nigeria, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis et Venezuela) allait décider d'une réduction "majeure" de son offre à la réunion d'Oran. Combien, parmi eux, de pays amis, solidaires et socialistes?

    Emploi : la France ne fait pas plus mal que ses voisins européens

    Les agences de presse font obstacle à la comparaison
    Titrer comme l'agence de presse R**ters,
    > d’une part, « L'emploi s'est contracté au 3e trimestre dans la zone euro », sans lien, ni mention des chiffres de la France
    > et d’autre part, « L'emploi salarié marchand en baisse de 0,3% au 3e trimestre », sans comparatif avec nos voisins européens,
    c’est une désinformation partisane qui justifie amplement la liberté de la presse, pour un usage, le plus déontologique et démocratique possible....
    L’opinion française est ainsi constamment manipulée par des journalistes qui n’ont le souci ni de la vérité pleine et entière en l’état de leurs informations, ni de l’intérêt de l’économie française et donc des salariés. Leur unique préoccupation politicienne est de combattre l’activité gouvernementale, de tromper les Français et de hâter le retour de la gauche.


    Quels sont les faits ?

  • En France

    Fin septembre, la France comptait 18,09 millions de salariés.
    L'emploi salarié dans le secteur concurrentiel s'est réduit de 0,2% au troisième trimestre 2008.
    Ces résultats confirment toutefois que la récession a détruit plus d'emplois qu'elle n'en a créés pour le deuxième trimestre consécutif. 60.600 emplois ont au total été détruits sur deux trimestres, après 61.100 emplois créés au premier trimestre 2008. Deux trimestres ont annihilé les créations d’un seul.

    C’est dans l’intérim que la baisse a été la plus sensible au troisième trimestre, avec 26.000 postes d'intérimaires en moins (-4,2%).

    > Dans l'industrie, l'hémorragie entamée en …2001 s'est poursuivie, avec 15.200 suppressions de postes (-0,4%) après 16.000 pertes (-0,4%) au deuxième trimestre.
    > Dans le tertiaire, principalement marchand, la contraction s'est accentuée avec 41.600 postes en moins (-0,4%), après 15.100 en moins (-0,1%) précédemment. Hors intérim, l'emploi dans le tertiaire a aussi reculé (-15.600 postes, -0,2%), "pour la première fois depuis 1992", selon la Dares (direction des études du ministère de l'Emploi).
    > La construction reste le seul à créer des emplois, affichant une hausse de 9.800 postes (+0,7%), "plus rapide" que l'augmentation précédente de 3.600 postes (+0,2%). Mais elle ne retrouve pas son "rythme moyen des années 2005 à 2007 (environ +15.000 par trimestre)", note l'étude, qui semble ignorer qu’en période de récession internationale, se maintenir relève de la gageure.
  • En Europe

    Le nombre de personnes possédant un emploi dans la zone euro (226,7 millions de personnes) s'est contracté au troisième trimestre, par rapport aux trois mois précédents, pour la première fois depuis que cette statistique existe (1995), annonce mardi Eurostat.

    > Cette contraction est imputable notamment aux pertes d'emplois enregistrées en Espagne socialiste (- 0,8%), au Portugal (-0,7%) et en Finlande (-0,2%), précise l'institut de la statistique de l'Union européenne.
  • > Selon lui, le nombre de personnes employées a reculé de 80.000, soit de 0,1%, sur le trimestre à 146,1 millions.

    mardi 19 août 2008

    Pro-tibétaines ou anti-américaines, les manifestations contre la Chine?

    La cible des pro-tibétains n’est pas seulement la Chine comme on le croit…

    Coca Cola et les démocrates révolutionnaires
    Une dizaine de manifestants pro-tibétains a récemment envahi le toit du siège de la firme Coca-Cola France à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour dénoncer les "sponsors des Jeux Olympiques de la honte", a « constaté » un journaliste de l'agence de presse française.
    Celle-ci a d’ailleurs fait plus et mieux. Son opposition militante ne se satisfait plus de comptes-rendus de faits d’actualité en cours, à chaud.

    Travail soigné de pros ou zèle partisan ?
    L’agence en question (c’est le moins qu’on puisse dire) accompagne l’événement au plus près ! Ainsi, sa video (ci-dessous) prend-elle le coup de pub des activistes depuis le départ. On appréciera sa couverture avant même que le public puisse l’observer et que leurs confrères soient alertés.

    Les manifestants internationalistes français, regroupés au sein du collectif "Ré-action-citoyenne", ont déployé vers 17h50 sur la façade de l'immeuble de 9 étages une banderole "Liberté au Tibet", une autre proclamant "China lies" (la Chine ment) et des drapeaux tibétains. L’agence de presse était présente au départ de l’action…
    Les gauchistes ont été délogés vers 18h15 par la police qui a enlevé les banderoles.

    VOIR et ENTENDRE : Après un verre préalable de Coca Cola de pub ordinaire et libérale :
    Des banderoles pro-tibétaines sur le siège de Coca-Cola France
    Des banderoles pro-tibétaines sur le siège de Coca-Cola France


    Depuis le début des Jeux, le collectif "Ré-action-citoyenne" a en fait multiplié les actions spectaculaires à Paris et en banlieue sous prétexte de défense de la liberté au Tibet.

    Pour le Tibet ? Ou contre les Américains ?

    Les excités anti-libéraux ont pris la Chine pour prétexte à l’expression de leur anti-américanisme.
    Jugez plutôt de la mascarade politicienne à laquelle se prête le PS, en faisant en fait bien peu cas des Tibétains et de leur oppression par le pouvoir chinois actuel, lequel est nettement plus démocratique que la Chine de la Révolution culturelle des maoïstes, que soutenait cette gauche éclairée. D’Jack Lang a depuis retiré ses vestes à col mao et renouvelé sa garde-robe.
    Le Parisien, sport.fr et tempsreel.nouvelobs.com n’ont pas manqué de rendre compte d’un haut fait de ce collectif de plus. Tous dans les mêmes termes exacts : une analyse bizarrement unanimiste !


    McDo et les démocrates révolutionnaires
    Description Metrofrance, le 07-08-2008:
    Les activistes du collectif Ré-actions citoyennes investissent le McDo de la place des Halles, à Paris, jeudi après-midi, la veille de l'ouverture des JO de Pékin. Ils dénoncent, sous une pluie battante, le non respect des droits de l'homme en Chine. McDo est visé en tant que sponsor des J.O.
    VOIR et ENTENDRE
    Ciquer sur le lien ci-contre: McDo réaction citoyenne - Voila

    Les Tibétains doivent manifestement se méfier de leurs meilleurs amis