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lundi 5 mars 2018

Un journaliste "objectif" serait un militant inconscient

Les journalistes revendiquent leur subjectivité, sans afficher leur engagement

Les écoles de journalisme forment des militants

Ils ne le savent pas, mais ils ont été déformés à la même idéologie. 
"Le problème des journalistes, c’est qu’ils sont tous de gauche", entend-on dire ici et là. S'ils sont toutefois les seuls à ne pas en avoir pris conscience, bien qu'ils se sachent pour le moins mal-aimés du public, c'est qu'ils sont confortéstant ils se ressemblent les uns les autres, dans l'illusion de la justesse de leur pensée puisqu'elle est largement partagée par le milieu, et dans leur supériorité non démontrée, persuadés d'appartenir à l'élite, puisqu'ils reçoivent des marques de déférence des acteurs politiques. Pleins d'une assurance qu'ils doivent au travail en équipe en amont, ils ne valent que par l'habileté de la préparation des échanges de questions-réponses, entre eux ou avec les invité-e-s : tout est convenu et rédigé, quand le numéro n'est pas scénarisé et dramatisé, notamment par les animateurs, bardés de fiches et d'oreillettes qui rendent tellement intelligent, pour peu qu'ils sachent lire et y mettre le ton. A cet égard, Bruce Toussaint, parmi les autres interprètes de l'actualité, est particulièrement représentatif de la mise en scène de l'information, jusque, et inclus, les débats.  
C'est ainsi qu'ils s'autorisent à couper la parole ou à couvrir la voix des élus, ce qu'ils ne sont pas, puisque leur invité-e leur donne du 'monsieur Bourdin' et du 'madame Elkrief'. C'est ce qui fait, outre le régime fiscal qui leur est particulier, qu'ils se croient habilités à "décrypter" (un abus de langage), à nous expliquer, forts de leur bagage commun à base de progressisme et de vertu, lardés d'arrogance, dont la contestation vous expose, en démocratie, aux noms d'oiseaux les plus infamants, ce qui, venus de staliniens et autres totalitaires, sectaires et écolos radicaux, ne manque pas de sel de Silésie. L'insolente solidarité professionnelle fait le reste, sur quoi la déontologie professionnelle n'a pas prise. 

Ce qui est inexcusable aux journalistes est leur positionnement politique non assumé

Il nous est à tous arrivé de nous interroger sur l'identité réelle d'intervenants anonymes qualifiés de spécialistes ou d'experts, qui sont en fait membres d'un institut ou 'think tank', de réseau, de collectif ou d'association subventionnée. Selon le thème abordé, personne ne ressemble plus à un 'Frontiste' qu'un "Mélenchonien' et inversement. Les Juppéistes sont présentés comme des élus Les Républicains qui seraient représentatifs du parti, s'ils n'étaient pas minoritaires. 
Or, de même que ne sont pas précisées les nuances de rose dans une même rédaction, singulièrement de service public, de même n'est pas souvent indiquée l'organe de presse auquel appartiennent les journalistes invités à leur rédaction. Une mégère comme Jannick Alimi qui, avec véhémence et grossièreté, vibrionne d'un plateau à un autre consacre-t-elle autant de temps à la sous-direction rédactionnelle du journal qui l'entretient (Le Parisien) qu'à la propagande pro-Macron qu'elle étale chez ses confrères - telle Radio France - amateurs de ses parti-pris 
Un indice: 'les bons' sont assis d'un côté et 'les méchants', de l'autre. Mais les uns et les autres préfèrent parfois pouvoir échanger furtivement, en face à face, et se répartir ainsi les prises de parole. On aura aussi noté que certains chroniqueurs ou éditorialistes servent de leurre, tel Eric Brunet, chroniqueur sans malice et prévisible. Ils ouvrent les voies royales de la polémique aux Clémentine Autain, visière étoilée sur les yeux, ou au godillot Laurent Neumann, sourire méprisant aux lèvres.
  
La critique des media inclut leur sentences moralisatrices, leurs partis-pris présentés comme des évidences indiscutables et l’hypocrisie qui leur fait prétendre que leurs opinions politiques sont aussi libres qu'objectives, sans impact sur leur propos. Scientifiques, en somme, comme peuvent l'être les sondages d'opinion par des sociétés commerciales sous contrat avec un organe de presse (ou plus) et affublées du titre, jusqu'ici respectable, d' 'institut' ! 

La presse de gauche intimide par sa puissance de frappe

La critique de ces media socialistes aux mains d'entrepreneurs multi-millionnaires français ou franco-quelque chose vous fait étiqueter dans la terrible fachosphèrecette "nébuleuse" aux contours flous à souhait, mais cul-de-basse-fosse où sont précipités, du haut des donjons partisans et médiatiques, tous les exclus du microcosme, dont un récent ouvrage a montré le caractère hétéroclite, tout en mettant en évidence le critère unique - comme la 'pensée unique' - et constant, commun et identifiable, de cette galaxie, des fascistes - plutôt que des staliniens - , sans autre marqueur idéologique clair que d'être des contradicteurs en opposition systématique aux media souverains, voire ploutocrates et même dictatoriaux, diffusant les éléments de langage du banquier-président, dépendants de l'argent, mais qui sentirait bon le progressisme et l'humanisme, plus supposés que réels et dont l'actualité ne cesse pourtant de mettre en évidence le peu de vertu fiscale ou sexuelle. Cette presse insolente, bien qu'aux ordres, méprise "les gens" : soit elle en formate les esprits, soit elle les brise - et les réseaux sociaux y prennent leur part - , avec le même objectif terminal, leur asservissement physique ou intellectuel. 

Ceux que cette réalité simple choquerait, il faut pourtant indiquer, au risque de les perturber, qu’il existe des média autorisés et d'autres qui ne le sont donc pas. Ce qui signifie que certains média sont déclarés 'institutionnels', tandis que d'autres n'ont pas droit de cité : il est permis de citer les premiers dans une revue de presse, mais les seconds y sont interdits. Ainsi, la liberté de la presse étant ce qu'elle est en démocratie, Claude Askolovitch (par ailleurs détestable de parti-pris grossier et véhément) s'est fait rappeler à l’ordre pour avoir nommé le sulfureux site 'fdesouche' dans sa revue de presse, sur France Inter. 
En d’autres temps, signe que la liberté de la presse avance en marche arrière, sur la même antenne, le journaliste Fabrice Le Quintrec avait appris à ses dépens qu'il n’avait pas le droit de citer 'Minute' ou 'Présent' dans la sienne. Sa propension à ne pas respecter l’omerta sur les publications d’extrême droite et à les inclure parfois dans ses revues matinales lui valut l’hostilité croissante de ses " confrères", alors même que, parallèlement, il citait très largement la presse d’extrême gauche, ce qui ne pose aucun problème. Celui qui signe occasionnellement des articles sur les journaux en ligne Atlantico ou Boulevard Voltaire est mis au placard en 1998, pour dix ans. Il ne reviendra à l’antenne qu'en 2008, après avoir fait condamner Radio France à deux reprises (par les prud’hommes en 1999 et par le tribunal de grande instance en 2006).

La seule tare constante et inexpiable, signe d’appartenance à la fachosphère, est donc le fait de contredire le discours médiatique dominant. Il suffit de peu pour verser au fossé profond d'où nul ne ressort jamais indemne. 
Les media dominants hésiteront-ils à inclure dans la fachosphère Le Média, nouveau pure media d'information de Sophia Chikirou, conseillère en communication de Mélenchon, et Gérard Miller, psy sectaire, proche de La France insoumise ? Gageons que non ! Pourtant, le côté dieudonnesque de la France Insoumise, dont le Média est l’organe d’information officiel, pourrait à lui seul justifier ce classement. Pour l’heure, l’émergence du Média, sorte de TVLibertés de gauche, donne une audience et une visibilité à un discours habituellement, et trop facilement, associé à l’extrême droite. Dans la démarche qu’adopte le Média apparaît en creux une critique des media dominants, chère à Mélenchon et à Alexis Corbière, encore ce matin, face à JJ. Bourdin : Le Média s’affiche comme "engagé" et ses concepteurs n’hésitent pas à dénoncer l’hypocrisie du mythe de la neutralité journalistique. Il est donc incroyable que le Média ait à se défendre d’être la Pravda parce que, mis à part son positionnement politique très à gauche, il s’apparente bien moins a priori à un organe de propagande de masse que Cnews Matin, par exemple, mais surtout à l'ensemble de BFMTV. Ce qui est, à la limite,  perturbant, c’est le choix du nom : le Média, comme s’il avait vocation à devenir le media par excellence, éclipsant les autres media. Mais n'était-ce pas pareillement l'ambition du Parti socialiste (PS) ? 
Mais comment ne pas suspecter également un gratuit distribué dans le métro et dévoré machinalement sans esprit critique, tellement le lecteur distrait est persuadé de n’y trouver rien que du superficiel. C'est alors qu'un tel jetable est davantage susceptible de formater les esprits qu’un média qui se revendique engagé et assume la subjectivité comme mode de fonctionnement ? Les organes de presse institutionnelle n'ont pas choisi sans raison de garder le masque. 
En se positionnant ouvertement comme "vraiment progressiste", Le Média suggère que les autres media ne le sont pas réellement. Et le progressisme des media attrape-tout est en effet assez mesuré pour ne pas perdre de parts de marché, mais suffisamment pour polémiquer, buzzer et faire de l'audience, au prix d'accroches, d'approximations, d’incohérences, d’arrangements de langage et de 'fake news'. En refusant de "répéter du prémâché" (Aude Rossigneux), Le Média, à la façon des copieurs-colleurs de dépêches d'agences, condamne  "le syndrome AFP".
Le Média dénonce l’hypocrisie des journalistes qui se disent de gauche (et que l’on dit tels), alors qu’ils sont totalement acquis à la logique de l’ultralibéralisme, ce qui a un impact jusque dans les choix éditoriaux (ne pas déplaire à l’actionnaire, etc). 
Enfin, le Média est porté par des gens comme Aude Lancelin qui a tenu des propos courageux et tout à fait réjouissants contre la confraternité de principe en milieu journalistique : la critique des media n’est pas un sport très répandu dans cette presse aseptisée qui ne craint ni les redites, ni le bourrage de crâne. 

On entend souvent le reproche de manque de "confraternité," une façon de se serrer les coudes, de défendre des positions dominantes. La notion serait en effet incompréhensible si elle ne dissimulait pas une communauté d'intérêts. On pense aussi bien au secret des sources qu'aux avantages fiscaux, notamment. Si vous êtes charcutier, vous sentez-vous solidaire d’un confrère qui mettrait de la viande avariée dans ses saucisses ? C'est pourtant cet état d'esprit qui caractérise la profession de journaliste. Qui se sent solidaire de David Pujadas, de Ruth Elkrief ou d’Arnaud Leparmentier plutôt que de son boulanger ou de son chirurgien, en termes d'élitisme bien compris ? 
Guy Hocquenghem, Karl Kraus ou George Orwell, tous journalistes à leur façon, ont insisté sur la nécessité, pour les journalistes, de mener une critique impitoyable de leur propre profession. Y sont-ils parvenus ? Nos journaleux n'ont pas cette ambition. Voyez les brushings sophistiqués et les lunettes dernier cri...

vendredi 2 décembre 2016

CSA, police de la pensée "politiquement correcte"

Les ayatollahs du CSA menacent Eric Zemmour par le biais de France 5 et RTL  

Chasse aux sorcières et dénonciations

Résultat de recherche d'images pour "schrameck hollande""Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé un discours qu’ils percevaient comme une forme de racisme et d’islamophobie", indique le CSA qui se contente de plaintes partisanes.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n'a pas hésité à mettre en garde RTL et France 5, se ralliant en novembre au sentiment de militants selon qui la maîtrise de leur antenne aurait été "insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus" par Eric Zemmour dans des émissions diffusées en septembre.

Le CSA avait reçu de nombreuses plaintes - qu'il ne chiffre pas précisément- de téléspectateurs pour des points de vue que rejettent les tenants anonymes de la pensée unique d'Etat. Les plaignants - dont l'identité n'est pas révélée - visent le polémiste pour des émissions C à vous (France 5) du 6 septembre, 6 minutes pour trancher (RTL) du 7 septembre et Bourdin Direct (BFMTV-RMC) du 16 septembre. 
Conseillers désignés par le Président de la République
Olivier Schrameck, présidentjusqu'en janvier 2019
Francine Mariani-Ducrayjusqu'en janvier 2017
Conseillers désignés par le Président du Sénat
Nicolas Aboutjusqu'en janvier 2017
Mémona Hintermann-Afféjeejusqu'en janvier 2019
Nicolas Curienjusqu'en janvier 2021
Conseillers désignés par le Président de l’Assemblée nationale
Patrice Gélinetjusqu'en janvier 2017
Sylvie Pierre-Brossolettejusqu'en janvier 2019
Nathalie Sonnacjusqu'en janvier 2021
Que signifie "une maîtrise de l’antenne 
"Une volonté de censure"

"Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé auprès du Conseil un discours qu’ils percevaient [subjectivité] comme une forme [amalgame] de racisme et d’islamophobie", indique le CSA par communiqué. Si tout est dans le flou, les faits ne sont pas caractérisés et le CSA sombre dans la sujétion aux groupes de pression associatifs et le procès d'intention contre la liberté de pensée.

Bourdin Direct est blanchi: proche du pouvoir ? Dans le cas des amis, le CSA ne pas cède pas à l'accusation de manquement. Le régulateur [!] estime que "la maîtrise de l’antenne doit être proportionnée au discours de l’invité et donc particulièrement forte lorsque ce dernier se caractérise par l’exacerbation des antagonismes au sein de la société française et la justification de comportements discriminatoires". Le CSA a-t-il dressé une liste noire des penseurs a l'Index de la Socialie ?

L'exception faite de l’émission Bourdin Direct se justifierait, selon le CSA.
"La maîtrise de l’antenne avait été effectuée par le journaliste, dans la mesure où les propos de l’invité ont fait, le plus souvent, l’objet d’une contradiction parfois vive".
 Bourdin, censeur officieux mais agréé par le CSA ?

En revanche, le Conseil a estimé que "la maîtrise de l’antenne avait été insuffisamment assurée" par C à vous et 6 minutes  et a "mis en garde les responsables de RTL et de France Télévisions contre le renouvellement d’un tel manquement.

vendredi 17 juin 2016

"Ce n'est pas à l'école de s'adapter aux minorités," souligne Brighelli

Les idéologues de gauche encouragent l'abandon de la laïcité et le triomphe du communautarisme

Marianne sera-t-elle, 
demain, lapidée? 
Dans son dernier livre #Je suis Marianne (Grasset), Lydia Guirous n'a pas davantage sa langue dans sa poche que dans 'Allah est grand, la République aussi' (Jean-Claude Lattès, 2014). Née en Algérie, féministe française engagée, ancienne militante au Parti radical, membre de l'UDI et ex-porte-parole des Républicains, remerciée pour son absence de langue de bois, l'auteure s'exprime sur l'école et plus particulièrement les musulmans français.

"11 janvier 2015, 4 millions de Français défilèrent pour Charlie.13 novembre 2015, l’islam radical tue plus de 130 personnes et fait plusieurs centaines de blessés : des vies volées, des destins brisés. Leur crime : être libres.
Renoncements, lâchetés et déni, la République a été frappée en plein cœur.
Que s’est-il donc passé, dans ce pays, pour que les coupables de janvier aient été perçus comme des victimes ? Pour que les défenseurs de la République soient montrés du doigt et sommés de se taire ? Pour que la laïcité soit abandonnée et le communautarisme triomphant ? Pour que le combat féministe oublie ses propres exigences ? Pour que l’école soit livrée à ceux qui la détruisent ? Pour que l’autorité et l’ordre, enfin, soient regardés comme des valeurs d’hier – et, à ce titre, démodées et méprisables ?
On dirait que Marianne, désormais, dérange tout le monde." ()
Quand elle revint au Roubaix de son enfance, après dix années à Bordeaux, Lydia Guirous dit ne plus reconnaître la ville : "le communautarisme avait tout envahi. C'était une sorte de bled importé dans le nord de la France… le supermarché est devenu un Halal Market... ou une femme en hidjab vous dit bonjour et vous interroge en arabe". "Il y a même des burqas, alors que c’est interdit".
Elle a épousé un catholique à l'église Saint-Augustin de Paris, ce qui, explique-t-elle, correspond "à
l'esprit d'ouverture qu'incarne ce saint d'origine berbère... Augustin était le trait d'union entre nos deux cultures et nos deux confessions".
Jean-Paul Brighelli rebondit sur les déclarations de Lydia Guirous et livre ses propos.

Jean-Paul Brighelli : Vous insistez à plusieurs reprises dans votre livre sur l'abyssal mépris de certains pédagogues – ceux qui dirigent la Rue de Grenelle depuis trente ans – pour le peuple. Pouvez-vous en donner des exemples ? Qu'en a-t-il été pour vous, née en Kabylie, petite fille d'une famille nombreuse déracinée dans le nord de la France par la montée des périls en Algérie, et parlant un français qui n'était pas forcément celui de vos petits camarades ?

Lydia Guirous : La gauche bien-pensante aime se donner bonne conscience en faisant semblant de s'intéresser aux enfants de condition modeste, et particulièrement aux enfants issus de l'immigration. Ils font leur BA, en bons scouts de la pensée unique, mais attention : il ne faut pas croire qu'ils souhaitent que tous les enfants modestes se mélangent avec les autres et que l'école républicaine tire tout le monde vers le haut, riches comme pauvres. Non, ce qu'ils veulent, eux, c'est garder les gens enfermés dans leurs cases : le pauvre, l'ouvrier, l'immigré… Eh oui, si tout le monde se mélangeait, on ne pourrait pas les entendre geindre sur les plateaux télé alors que leurs enfants sont tranquillement enfermés dans les bonnes écoles parisiennes. Alors ils ont trouvé la solution pour concilier leur volonté de se faire du bien et de leurrer le peuple : ils ont nivelé le niveau scolaire vers le bas dans les zones d'éducation difficile. De cette manière, ils ont l'illusion d'avoir œuvré pour le bien commun, alors que, finalement, ils ont créé des bataillons d'élèves de faible niveau qui seront très rapidement largués dans l'enseignement secondaire et supérieur et qui finiront chômeurs, car malheureusement le marché du travail, lui, augmente en permanence ses exigences. C'est cela, le mépris : faire croire au peuple qu'on l'aide, alors que l'on construit une barrière autour de lui et qu'on lui lance avec beaucoup de mépris quelques cacahuètes pour calmer sa colère. A titre personnel, à Roubaix, il a fallu que je me batte et que je travaille seule pour apprendre les grands auteurs, car de nombreux enseignants pensaient que l'étude du rap, du graph et des tags nous parlait plus… Mais ce n'est pas avec cette "culture urbaine" qu'on réussit ses copies de culture générale lors des concours de grandes écoles…

"C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice." Un propos auquel j'adhère entièrement. Comment expliquez-vous que son évidence ne saute pas aux yeux de nos modernes pédagogues, qui se veulent (ou se croient) "de gauche"?

Tout simplement parce que ces idéologues vieillissants sont les produits du ravage culturel de Mai 68 : "il est interdit d'interdire", "Sous les pavés la plage ", "CRS, SS"… vous vous souvenez ? Eh bien, ce sont ces dinosaures, ces apparatchiks gauchistes, qui ont pris le pouvoir et lénifié la pensée et le sens critique pendant plus de quarante ans. Ils ont menti au peuple et à ses enfants en développant des théories absurdes sur l'autonomie des élèves et en n'ayant de cesse de niveler l'école vers le bas. Najat Vallaud-Belkacem est leur digne héritière ! Le pire dans tout cela, c'est que les pédagogues de gauche savent très bien qu'ils ont tort et que leur idéologie est dangereuse. Leur pensée, c'est un dol culturel et idéologique qui n'a pour seule ambition que de garder leur zone de pouvoir, leurs enseignements à la fac et leurs contrats d'édition… Dans le fond, ils savent très bien que ce qu'ils prônent ne marche pas, sinon ils n'y aurait pas autant d'enfants de profs à Sciences Po, à l'ENA et dans les grandes écoles… L'élitisme, ils connaissent – pour leurs enfants !

"La discrimination positive à l'école n'est rien d'autre qu'un néo-colonialisme déguisé" – bien sûr ! Mais alors, comment faire lorsque certaines populations sont de toute évidence en décalage culturel ? Leur proposer de travailler deux fois plus que les autres ?

Oui, c'est une évidence. Cela n'a rien de stigmatisant: quand on est moins bon, il faut travailler plus. Cela est vrai pour l'école, le sport, la musique, partout ! C'est comme ça. Quant au décalage culturel dont vous parlez, il y a deux points. Concernant les nouveaux entrants, il faut stopper l'immigration massive et passer à une immigration choisie, avec des populations en accord avec nos besoins économiques et nos valeurs culturelles et politiques. 
Concernant les immigrés qui sont déjà sur notre territoire, il faut imposer des cours de langue française, d'instruction civique et d'histoire et sanctionner ces derniers par un examen. La réussite à cet examen devrait, selon moi, conditionner l'obtention de la nationalité française et d'un certain nombre d'aides sociales. Cela permettrait une meilleure assimilation et nous retrouverions plus de cohésion nationale.

Vous retrouvez les formules de Jean Zay, homme de gauche qui préconisait, comme vous, "une école hermétique aux pressions de tout ce qui se présente avec le masque de la sacro-sainte modernité". Il n'y a donc pas d'école de droite ou d'école de gauche ?

Non, il n'y a qu'une seule école, l'école de la République, celle dans laquelle votre mérite et votre travail construisent votre avenir, celle dans laquelle vous devenez des citoyens, celle dans laquelle vous devenez des hommes. Malheureusement, ce gouvernement a choisi l'école du nivellement par le bas. Ils mettent l'école au niveau des plus mauvais élèves et y font entrer "tout ce qui se présente sous le masque de la modernité" en supprimant les notes, le redoublement, les classements… Ils remplacent les livres par des tablettes, l'apprentissage de l'écriture par des 'clics', les exposés se font par copier-coller sur Wikipédia [cf. TPE, travaux personnels encadrés, épreuve du baccalauréat passée en batterie de 3] sans un effort réel de compréhension… 

Et la laïcité est bafouée en laissant des femmes voilées accompagner les enfants lors des sorties scolaires. Cette école-là est une école à deux vitesses, qui s'apparente plus à une garderie qu'à un sanctuaire du savoir. Je souhaite une école de l'instruction, de la rigueur et de la discipline. C'est la seule manière de permettre à tous les élèves – quelle que soit leur condition – de réussir, de construire une génération de citoyens à l'esprit critique et éclairé; c'est la seule façon de rendre possible la méritocratie républicaine.

"La réforme du collège détruit l'ambition d'excellence pour tous et installe la médiocrité pour tous." Comment expliquez-vous que Najat Vallaud-Belkacem, née dans le Maghreb comme vous, petite fille d'une famille nombreuse comme vous, avec des parents ouvriers, n'ait pas pensé à revivifier l'école primaire et le collège qui lui ont permis de devenir ce qu'elle est – et même qu'au contraire elle ait à cœur de détruire ce qu'il en reste en mettant en place, comme vous le dites fort bien, "une école à deux vitesses, celle de l'instruction face à celle de la garderie" ? Par idéologie, par obéissance aux règles fixées par l'Europe – ou quoi ?

Le problème, c'est que bien des gens oublient de regarder derrière eux et de dire merci. C'est ce qui doit se passer pour Najat Vallaud-Belkacem, qui a oublié que c'est l'école de la République qui a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. Elle n'aime pas l'excellence ? Alors pourquoi est-elle allée sur les bancs de Sciences Po ? Elle aime la mixité sociale et ne supporte pas les élites… Et pourtant, son mari est énarque et secrétaire général adjoint de l'Élysée. Tout cela est factice, le positionnement idéologique de NVB comme de toute la gauche repose sur un mensonge, mais, rassurez-vous, leurs enfants, eux, sont dans les filières d'excellence ! Finalement, avec la gauche, c'est "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais". Quel manque de considération pour les Français ! Quel cynisme, quel mépris !

"Une famille dont les enfants ont un fort taux d'absentéisme et causent des troubles au sein de l'école doit voir ses allocations diminuées ou complètement supprimées" – fort bien. Ne pourrait-on pas également repenser le système des bourses en les attribuant plus systématiquement au mérite, au lieu de les indexer systématiquement sur l'état des ressources ?

C'est à voir !
C'est une évidence, c'est le mérite qui doit primer. Il est vrai que, chaque année, certains bénéficient de bourses dans le supérieur sans suivre les cours ensuite. Avoir une bourse, alors que l'on ne veut pas travailler réellement, est une insulte pour tous les étudiants qui, sans bourse, vivent souvent dans 6 ou 7 mètres carrés avec des douches et des toilettes communes sur le palier.

"La religion se vit pour soi, chez soi, et ne doit pas se porter comme un étendard en place publique." Vous exprimez votre désir de voir étendue aux universités la loi de 2004. Mais êtes-vous favorable à une interdiction totale du voile dans les rues ? Et que pensez-vous de la décision de Mme Vallaud-Belkacem d'autoriser des mères voilées à encadrer des sorties scolaires ?

Je souhaite que le voile soit interdit à l'université, mais également dans les entreprises. Il est un instrument de prosélytisme religieux employé par les salafistes et les Frères musulmans pour construire une société où la religion s'impose dans l'espace public et défie la République. L'idée, c'est de dire 'nous sommes musulmanes avant d'être françaises': cela est incompatible avec le sens même de la République. Les femmes voilées sont les idiotes utiles du salafisme; elles ne se rendent même pas compte de leur degré de soumission aux hommes et à leur "communauté". Celles qui portent le jilbeb [de la tête au pied] ou le niqab sont les instruments de propagande d'une idéologie mortifère surtout chez les jeunes. Si c'est leur choix, elles doivent être cohérentes et aller vivre dans un pays où cela ne dérange personne et ne heurte pas les valeurs et le mode de vie. Il y a plein de beaux pays musulmans où leur pratique rigoriste et leur mode vestimentaire ne dérangeront pas… Mais pas en France.

Quant à la décision de NVB d'autoriser le voile aux mères accompagnatrices en revenant sur la circulaire Chatel, je la condamne fermement depuis plusieurs années. C'est une honte, un renoncement, une lâcheté, un recul grave qui consiste à laisser s'installer l'idée que le fait religieux a toute sa place à l'école publique de la République française. Je ne peux pas l'accepter. Et puis, c'est aussi une façon d'habituer les enfants à voir des voiles sur la tête des femmes et des signes ostentatoires à l'école… Ensuite, comment pourront-ils comprendre la loi de 2004 ? C'est une façon sournoise d'attaquer encore une fois la laïcité à l'école. Par ailleurs, cela installe l'idée que c'est l'école qui doit s'adapter aux minorités. Je combats cette idée. L'école est une institution pilier de notre République, il faut la renforcer. Ce n'est pas à elle de s'adapter aux élèves, aux parents, aux revendications religieuses, aux minorités.

Comme vous le notez, ce n'est plus seulement la viande de porc qui est rejetée par les petits musulmans à l'école, mais toute viande, à partir du moment où elle n'est pas halal – si bien que des centaines de kilos de viande sont jetés à la poubelle chaque jour. J'ai vu moi-même des élèves refuser des légumes qui étaient susceptibles d'avoir touché une viande non halal. Que proposer alors aux enfants dans les cantines ?

Vous savez, c'est un faux problème, le porc est servi moins d'une fois par semaine dans les cantines et, à chaque fois, on peut prendre en parallèle des légumes et des féculents, ainsi que des entrées, des desserts ou du fromage avec du pain. Je pense que le fait de ne pas manger de viande à un repas n'est pas un drame. D'ailleurs, aujourd'hui, ils ne mangent même pas le poulet, le bœuf, l'agneau, car ils ne sont pas "halal"… A mon sens, c'est un signe de radicalisation des esprits, c'est la pression des parents qui amène à ces comportements. Beaucoup de personnes d'origine maghrébine m'ont rapporté les pressions subies par leurs enfants. Des pressions venant d'autres camarades et même du personnel des cantines scolaires pour exiger qu'ils choisissent le menu de substitution. Cela s'appelle la pression communautaire, et elle se fait aujourd'hui au sein de l'école.

Pour moi, les menus de substitution à l'école, c'est comme le voile : c'est encore de la mauvaise foi pour remettre du religieux à l'école publique et faire céder la République en se victimisant et en jouant sur la culpabilité. Ces gens doivent savoir que l'école publique et laïque ne cédera pas à leur chantage, comme elle n'a pas cédé lorsque des filles voilées hurlaient qu'on les privait de l'accès au savoir en leur interdisant le voile en 2004. Finalement, elles ont retiré le voile dans le secondaire et sont allées à l'école quand même. Force doit rester à la loi. Ne nous laissons pas berner.

Agrégé de lettres venu de l'extrême gauche,
Jean-Paul Brighelli a été révélé au grand public en 2005, lors de la parution de La Fabrique du crétin, premier opus d'une série de quatre ouvrages fustigeant le déclin du système scolaire français au cours des dernières décennies.

jeudi 22 octobre 2015

Dix parlementaires apportent leur soutien à Philippe Verdier, présentateur météo écarté

Face au totalitarisme de France Télévisions, le présentateur météo 'placardisé' n'est plus seul 

Mis à pied par France Télévisions suite à la publication d'un livre critique sur le réchauffement climatique

Le chef du service météo de France 2 est soutenu par des députés des Républicains.
Il y a quelque chose de pourri à France 2 et la énième invitation de Marine Le Pen, jeudi, pour la 5e fois dans l'émission 'Des paroles et des actes', n'est pas seule à provoquer la colère du parti Les Républicains (LR)
Mercredi, c'est le premier secrétaire du Parti socialiste qui a dénoncé "une distorsion dans l'équité médiatique". Le député de Paris a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui proposer de saisir à ses côtés le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). "Il n'est pas admissible que le service public fasse plus de deux heures de publicité pour Madame Le Pen au détriment des partis républicains représentés à l'Assemblée nationale", écrit Jean-Christophe Cambadélis.

Du fait de ses opinions transgressives, le  journaliste Philippe Verdier, spécialiste du sujet, pourrait être licencié suite à la publication d'un livre critique sur le réchauffement climatique. 
Remise en question des conséquences du réchauffement climatique, lettre ouverte à François Hollande… Le monsieur météo de France 2 affiche ses opinions de journaliste météorologue et ça agace Delphine Ernotte qui l'a "invité à ne plus prendre l'antenne".

Le député de la Drôme, Hervé Mariton, soupçonne la présidente de France Télévisions de délit d'opinion, rapporte l'hebdomadaire VA.
Le M. Météo de France 2 est privé d'antenne pour avoir contesté les conséquences du  réchauffement climatique.
Son livre choc, Climat investigation, a peu fait réfléchir, mais beaucoup fait parler.
Et pour cause. Diplômé d’un master en Développement Durable de l’Université de Paris-Dauphine, il y évoque les bénéfices occultés du réchauffement climatique, sans pour autant brader son fort intérêt pour la cause environnementale. Si Philippe Verdier s'est défendu d'être climato-sceptique ("Je ne suis pas un 'climato-sceptique' [étiquette dont Libération l'affuble]. Je ne remets pas en cause le réchauffement. L'idée est de pondérer tout ce qui est dit sur le sujet, de lever des tabous, notamment français. On a l'impression que ça va être l'apocalypse… mais pas dans les prochaines années. Au contraire, il y a des bénéfices qui seront observés," a notamment déclaré à Télé 2 Semaines Philippe Verdier, ironiquement qualifié de "charmant personnage" par... Télérama (groupe Le Monde) et Libération, lequel, à son propos, évoque le 'tea party' !) 
Alors Philippe Verdier court les radios pour dénoncer son repos forcé, décidé par France Télévisions, mais voulu par Ségolène Royal qui aurait fait pression sur Hollande, après la publication de ce livre Climat investigation, une charge contre la COP21, doublée d'une approche équilibrée - et équitable - des conséquences du réchauffement climatique.
Ainsi, sur RTL, se disait-il "blessé [...], choqué par ce qu'il se passe". Jeudi matin, sur Europe 1, il allait plus loin: "C'est possible que l'Élysée soit intervenu dans cette affaire. Quand quelqu'un se met au travers de la route de la COP21, ça gêne l'Élysée". De lourdes accusations, en attendant son prochain entretien avec sa direction...

Et qui se met en travers de Ph. Verdier? La bande des quatre...
Lemonde.fr titre: "Les erreurs sur le climat de Philippe Verdier, le M. Météo de France 2"
Libération: "Réchauffement quoi ? Philippe Verdier, le monsieur météo climatosceptique de France Télé."

"Sale temps pour les climatosceptiques," écrit L'Obs, narquois, qui cite... l'actuelle ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, selon qui, ce seraient "des gens "qui veulent faire les malins, qu'on entende parler d'eux".
L'Express fait encore mieux : "Philippe Verdier, un climatosceptique complotiste ? 

Dix parlementaires de l'opposition apportent leur soutien au chef du service météo sanctionné par la patronne de la chaîne


Ces élus condamnent "les menaces qui pèsent sur Philippe Verdier". Avec l'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, ils les qualifiées "d'incompréhensibles". "Nous souhaitons vous dire notre émotion quant à l'attitude de France Télévisions à l'égard de Philippe Verdier après la publication de son livre Climat investigation (Ring)", écrivent les parlementaires dans une lettre ouverte. Des menaces "qui portent atteinte auxlibertés d'opinion et d'expression", s'alarment les élus.

Voici
, dans son intégralité, le texte de cette lettre ouverte au président :


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République
Paris, le 1er octobre 2015

Monsieur le président de la République,

Avant votre campagne présidentielle de 2012, je présentais la météo de BFMTV. Un matin, vous vous êtes installé à quelques mètres dans le même studio pour répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin. Je commentais les cartes devant vous, vous sembliez fasciné. Était-ce une ruse pour montrer des signes de décontraction avant une entrevue musclée ? Pendant la pub, alors que je quittais discrètement les lieux, vous m'avez interpellé pour me dire à quel point le fait de parler de la pluie et du beau temps sur un fond vert vous semblait incroyable.

Aujourd'hui, à quelques semaines de la conférence de Paris, la COP21, je vous écoute parler du climat et de la météo. Depuis plus d'un an, un refrain vert sur l'avenir de la planète revient dans chacun de vos discours. Vous dramatisez pour souligner votre volonté de rassembler les puissants du monde et désamorcer un cataclysme annoncé. Monsieur le Président, n'étant pas un animal politique, je ne peux simuler le moindre intérêt lorsque vous vous exprimez sur cette question. Je peine à percevoir dans vos paroles la sincérité, l'intention d'agir pleinement pour l'environnement de manière posée et constructive. Entre vos mains, le climat n'est qu'une fiche parmi toutes les autres.

J'ai rêvé, monsieur le Président, que vous plantiez un arbre dans la cour de l'Élysée. Un arbre enraciné dans la cour de l'Élysée symboliserait le peuple français. Aujourd'hui, vos visiteurs ne connaissent que le contact des pneus des berlines sur le gravier.

Dans deux mois, la France accueille la COP21, conférence des Nations unies sur le climat. Vos services de stratégie vous ont informé qu'elle ne servira à rien comme les vingt précédentes. Alors pourquoi continuer à feindre un sauvetage de la planète ?

Vous, président de la République, ne pouvez pas cautionner les scientifiques ultra-politisés du GIEC, les lobbies d'entreprises, les ONG environnementales, ni les chefs religieux autoproclamés nouveaux apôtres du climat.

Vous pouvez vous illustrer par une action individuelle, ressentie, iconoclaste et spirituelle. Un arbre dans la cour de l'Élysée donnerait davantage de sens à la fibre environnementale que tous vos discours oubliés.

Philippe Verdier

Chef du service météo de France Télévisions. Auteur du livre Climat Investigation, à paraître aujourd'hui aux éditions RING.

"
Il ne nous apparaît pas que Philippe Verdier ait abusé de sa liberté d'auteur.
 
Si vous deviez sanctionner tout journaliste s'exprimant sur un ton vif et polémique, vous risqueriez de désarmer une bonne partie de vos rédactions", ironisent-ils. 
Hervé Mariton et ses confrères estiment qu' "on peut ne pas être d'accord avec certains des points de vue de Philippe Verdier", mais, assurent-ils, "nous trouvons cependant très utile de distinguer méteo et climat, de dénoncer les risques d'instrumentalisation de la météo, de décrire le conditionnement et les arrières-pensées qui accompagnent la préparation de la COP 21 [la conférence climat qui se tiendra en décembre à Paris]."

Qu'écrit donc Philippe Verdier qui relèverait de la censure ?


"Le climat est aujourd’hui une guerre, une religion. Tout avis contraire sera éliminé. Quelle voix s’élèvera pour rompre le silence, pour faire éclater la vérité, avant le sommet de Paris ?
Il n’existe aujourd’hui plus de lien entre le climat et le discours alarmiste sur ce sujet. Les Français sont maintenus dans la peur par un matraquage sans précédent. Cette prise d’otages constitue un enjeu diplomatique pour la Conférence de Paris.
Au plus haut sommet de l’Etat, l’échec de la COP 21 est diagnostiqué depuis longtemps mais la manipulation et le spectacle s’amplifient davantage. Le GIEC, ultra politisé, se délite sous les scandales et ses méthodes critiquables. La parole scientifique est inaudible. Les Nations Unies plongées dans la corruption pataugent volontairement depuis une génération de pourparlers. Lobbies économiques, associations écologistes, gouvernements et religions tissent des liens dangereux. Les ambassadeurs du climat entretiennent cette crise aussi brûlante qu’impalpable.
La France figure pourtant parmi les pays les moins touchés par le changement climatique. Notre économie et notre société bénéficient déjà des avantages considérables du réchauffement. Le développement des énergies renouvelables menace notre sécurité et ne compensera aucunement l’explosion démographique identifiée comme une cause principale du problème. Qui osera ouvertement rompre ces tabous sous la pression extrême des dirigeants ?"
Les élus Républicains tentent d'expliquer à Delphine Ernotte que "la politique de l'environnement, comme toute politique, ne s'impose pas par la contrainte, la pensée unique et le politiquement correct." "Le propos de Philippe Verdier ne contrevient en rien aux lois de la République, il enrichit l'échange et contribue à faire vivre la démocratie. Nous ne pensons pas qu'il y ait, dans sa démarche, quoi que ce soit qui puisse justifier l'opprobre et la sanction", insistent-ils encore.

En somme, pas de 'tabous' sexuels pour L'Obs et Libération, mais une investigation n'est recevable que du Canard enchaîné ou de Mediapart, mais que les autres ne s'y aventurent pas: les "décrypteurs" de la "bande des quatre magnats multimillionnaires de la presse socialiste" sont là pour leur faire leur affaire...