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vendredi 2 décembre 2016

CSA, police de la pensée "politiquement correcte"

Les ayatollahs du CSA menacent Eric Zemmour par le biais de France 5 et RTL  

Chasse aux sorcières et dénonciations

Résultat de recherche d'images pour "schrameck hollande""Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé un discours qu’ils percevaient comme une forme de racisme et d’islamophobie", indique le CSA qui se contente de plaintes partisanes.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n'a pas hésité à mettre en garde RTL et France 5, se ralliant en novembre au sentiment de militants selon qui la maîtrise de leur antenne aurait été "insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus" par Eric Zemmour dans des émissions diffusées en septembre.

Le CSA avait reçu de nombreuses plaintes - qu'il ne chiffre pas précisément- de téléspectateurs pour des points de vue que rejettent les tenants anonymes de la pensée unique d'Etat. Les plaignants - dont l'identité n'est pas révélée - visent le polémiste pour des émissions C à vous (France 5) du 6 septembre, 6 minutes pour trancher (RTL) du 7 septembre et Bourdin Direct (BFMTV-RMC) du 16 septembre. 
Conseillers désignés par le Président de la République
Olivier Schrameck, présidentjusqu'en janvier 2019
Francine Mariani-Ducrayjusqu'en janvier 2017
Conseillers désignés par le Président du Sénat
Nicolas Aboutjusqu'en janvier 2017
Mémona Hintermann-Afféjeejusqu'en janvier 2019
Nicolas Curienjusqu'en janvier 2021
Conseillers désignés par le Président de l’Assemblée nationale
Patrice Gélinetjusqu'en janvier 2017
Sylvie Pierre-Brossolettejusqu'en janvier 2019
Nathalie Sonnacjusqu'en janvier 2021
Que signifie "une maîtrise de l’antenne 
"Une volonté de censure"

"Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé auprès du Conseil un discours qu’ils percevaient [subjectivité] comme une forme [amalgame] de racisme et d’islamophobie", indique le CSA par communiqué. Si tout est dans le flou, les faits ne sont pas caractérisés et le CSA sombre dans la sujétion aux groupes de pression associatifs et le procès d'intention contre la liberté de pensée.

Bourdin Direct est blanchi: proche du pouvoir ? Dans le cas des amis, le CSA ne pas cède pas à l'accusation de manquement. Le régulateur [!] estime que "la maîtrise de l’antenne doit être proportionnée au discours de l’invité et donc particulièrement forte lorsque ce dernier se caractérise par l’exacerbation des antagonismes au sein de la société française et la justification de comportements discriminatoires". Le CSA a-t-il dressé une liste noire des penseurs a l'Index de la Socialie ?

L'exception faite de l’émission Bourdin Direct se justifierait, selon le CSA.
"La maîtrise de l’antenne avait été effectuée par le journaliste, dans la mesure où les propos de l’invité ont fait, le plus souvent, l’objet d’une contradiction parfois vive".
 Bourdin, censeur officieux mais agréé par le CSA ?

En revanche, le Conseil a estimé que "la maîtrise de l’antenne avait été insuffisamment assurée" par C à vous et 6 minutes  et a "mis en garde les responsables de RTL et de France Télévisions contre le renouvellement d’un tel manquement.

dimanche 20 septembre 2015

Laval: la station d'épuration de Guillaume Garot provoque la pollution de l'eau

L'eau potable interdite à la consommation de 90.000 habitants de Mayenne  

La pollution du réseau d'eau du robinet de Laval et sept communes des environs rend l'eau impropre à la consommation
 
La préfecture de Mayenne a recommandé aux habitants de la commune de Guillaume Garot de ne pas boire l'eau publique. Suite à un problème informatique, boire  l'eau courante fait courir un risque sanitaire aux habitants de Laval, a révélé samedi la préfecture de la Mayenne. 
80.000 habitants de huit communes: Laval, Ahuillé, Changé, Entrammes, L'Huisserie, Montigné, Nuillé-sur-Vicoin et Saint-Berthevin victimes d'une pollution qui a rendu l'eau du robinet impropre à la consommation  sur le réseau de l'agglomération de Laval 
.
Embarras de l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II

Actuellement député de la Mayenne, il était maire de Laval de 2008 à 2012 et sa station d'épuration se révèle défaillante. Une défaillance technique serait à l'origine de la pollution du réseau d'eau, indique dans un communiqué François Zocchetto, le sénateur-maire d'opposition. Ancien adjoint à François d'Aubert, maire centriste de 1995 à 2002, F. Zocchetto a vaincu en mars 2014 le maire sortant socialiste Jean-Christophe Boyer, successeur de Guillaume Garot. Ce dernier a été porte-parole de la candidate Ségolène Royal battue dans la course au congrès de Reims, en 2009."

De l'eau de la Mayenne non traitée est entrée dans le réseau d'eau potable", a indiqué le maire. "Du fait des mesures mises en oeuvre sur le réseau pour le retour à la normale, l'eau peut être colorée et contenir des dépôts", a précisé la préfecture. "En cas de consommation de l'eau non bouillie, les principaux troubles pouvant survenir sont des troubles gastro-intestinaux", préviente la préfecture.
3.600 mètres cubes d'eau ont été puisés directement dans la rivière Mayenne, sans être traités, et mélangés avec l'eau potable. C'est ainsi que le réseau de distribution public de l'agglomération lavalloise a été contaminé.
Faire bouillir l'eau avant de la consommer
"L'eau ne doit pas être utilisée directement pour la boisson", prévient la préfecture dans un communiqué, mais "elle peut cependant être utilisée pour la préparation des aliments et à la boisson à condition de la faire bouillir au préalable 2 à 3 minutes". 
"Pour les autres usages, l'eau du réseau public reste utilisable (toilettes, douches)", précise la préfecture qui a convoqué une conférence de presse en urgence samedi matin afin de relayer l'information auprès de la population.
"Ces restrictions pourront se prolonger pendant quelques jours et probablement jusqu'au mardi 22 septembre", précise la préfecture.
Pour accélérer le processus de décontamination, les bornes incendies de toute l'agglomération ont été ouvertes afin de purger le réseau. Un processus dont la durée est estimée à environ 72 heures et qui devrait donc être achevé sous peu. Le retour à la normale devrait ainsi se faire d'ici mardi 22.

dimanche 15 février 2015

Au top 5 de l'horreur totalitaire, qu'a Staline à envier à Hitler ?

Pourquoi le PS ne se vante pas de ses alliances avec les communistes

Pendant que ses troupes affrontaient les nazis, le "petit père des peuples" s'en prenait aux Juifs d'URSS. 
 
Parmi ces "cosmopolites", très peu échappèrent à la purge. Le livre de Guennadi Kostyrtchenko nous le rappelle.

En septembre 1942, on se bat à Stalingrad. Au même moment, la direction de la propagande du comité central rédige un rapport sur les institutions artistiques de l'URSS. Elle feint de découvrir que, un Arménien et un Russe exceptés, les responsables du Bolchoï, centre de l'art lyrique soviétique, sont tous des juifs. La situation serait identique aux conservatoires de Moscou et de Leningrad. Peu après, le dirigeant de la cinématographie révèle qu'il s'est opposé au cinéaste Eisenstein. Celui-ci voulait confier à une actrice "aux traits sémites très accentués" le rôle d'une princesse russe dans son film Ivan le Terrible.

Ainsi, en pleine guerre contre le nazisme, se prépare sournoisement la vague d'antisémitisme soviétique qui ne se calmera qu'à la mort de Staline, "le Pharaon rouge", en mars 1953. Elle aura plusieurs étapes, marquées par des meurtres, des tortures et des procès. Vaste entreprise d'épuration qui frappera l'Etat, le Parti, sans épargner aucun domaine de la société.
 
Guennadi Kostyrtchenko, un chercheur russe, est devenu le spécialiste de cette décennie de persécutions en URSS. Il a eu accès à des documents classés jusque-là "secrets". Sans se prononcer sur la part de judéophobie paranoïaque du dictateur et de machiavélisme politique dans la chasse aux éléments "cosmopolites", il analyse la mise en place d'un antisémitisme d'Etat bâti sur le vieux fond de xénophobie et de chauvinisme du "peuple russe". 

Les méthodes impitoyables de Staline et de ses sbires

Elles s'illustrent dans la liquidation du Comité antifasciste juif, créé dès les premiers mois de la guerre. L'URSS a encouragé les contacts de ce comité avec les organisations internationales juives à l'étranger, surtout en Amérique. Elle a également fait miroiter le projet d'une autonomie juive en Crimée, avant de le dénoncer. Le responsable du comité, directeur du Théâtre juif de Moscou, Salomon Mikhoëls, sera assassiné à Minsk, en janvier 1948. On interdira Le Livre noir, rédigé par une équipe d'écrivains juifs liés au comité. Provocations, aveux, montages auront raison des survivants, figures de la littérature yiddish. 

La purge, menée sous l'étendard de la lutte contre le "cosmopolitisme sans racines", s'étend comme la peste. Elle touche la presse, allant jusqu'à menacer Zaslavski, un journaliste protégé par Staline, qui se voit reprocher son abonnement au Théâtre juif. Des têtes tombent à la Pravda. Les intellectuels juifs sont chassés des journaux, de la radio, de l'enseignement supérieur. Ils survivent en donnant des conférences ou rejoignent des secteurs moins exposés. On "nettoie" la pédagogie, la philosophie, l'économie, l'industrie, la production et la recherche militaires. Seuls quelques juifs, peu nombreux, appartenant à l'élite, échappent au combat contre la "pollution". 

Un complot imaginaire

L'affaire des médecins, dite "des Blouses blanches", marque le paroxysme de cette politique délirante. Elle est analysée minutieusement par Kostyrtchenko. On invente de toutes pièces un complot des médecins du Kremlin, dont beaucoup sont juifs. Ils auraient assassiné des leaders soviétiques, comme Jdanov, disparu en 1948, et préparé l'assassinat de plusieurs autres. On les arrête. On les soumet à la question. La fin de Staline leur épargne une liquidation certaine. Quant à ceux qui furent mêlés à cette opération criminelle, hormis Beria, ils ne connurent aucun remords et vécurent avec les honneurs dus à leur rang. 

Le bilan des victimes de ce pogrom bureaucratique ne dépasse pas la centaine. Il n'a donc rien à voir avec l'extermination des juifs par les nazis. Staline dut se contenter de détruire les âmes, de briser les volontés, et, même s'il envisagea des déportations massives de Juifs vers l'Altaï ou le Kazakhstan, il ne put réaliser son plan.
Le "mur des cons" du SM n'a rien inventé...

Mais les purges staliniennes ont existé, en plusieurs vagues d'ampleur et de significations différentes.
Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu. Plongeant le pays dans un
climat de terreur et de suspicion policières, elles détruisaient toute possibilité d'opposition dans et hors du parti. En attribuant ses échecs à des boucs émissaires, elles justifiaient aussi les mesures de Staline. Enfin, elles faisaient disparaître non seulement les acteurs de la révolution d'Octobre qui portaient ombrage au maître du Kremlin, mais aussi les apparatchik qui auraient voulu s'émanciper de sa tutelle. Les premiers procès préfabriqués, celui des ingénieurs de l' "affaire Chakhty", celui du "parti industriel", celui du "bureau fédéral menchevik", font leur apparition dès la fin des années vingt (1928-1931). Ils sont suivis d'arrestations massives: la collectivisation forcée s'accompagne de la déportation de millions de familles paysannes qualifiées de koulaks. 
Mais le coup d'envoi de ce qu'il est convenu d'appeler la grande purge se situe au lendemain de l'assassinat de Kirov, le 1er décembre 1934, un acte isolé que Staline mit à profit sans tarder. L'explication immédiate du déclenchement de la grande purge réside dans la conjoncture : malgré le radicalisme des méthodes mises en œuvre pour la collectivisation et l'industrialisation, on assistait à un échec partiel. Au sein du bureau politique, une jeune équipe stalinienne, Kirov en tête, assassiné en 36, s'apprêtait à entreprendre une action visant à destituer Staline. 
Dès lors, le mécanisme des purges va s'accélérer sous l'égide du N.K.V.D. (commissariat du peuple aux Affaires intérieures). Il se situe à plusieurs niveaux: les grands procès des vieux dirigeants bolcheviques en sont la facette publique et le véritable début. Entre 1929 et 1931, plus de 250.000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour "déviationnisme droitier". En janvier 1937 se déroule un deuxième procès, celui du "Centre anti-soviétique trotskiste de réserve". Le verdict est le même que lors du premier procès : les dix-sept accusés sont jugés coupables et, à une exception, tous condamnés à mort.

Les procès de Moscou sont le signal du début de purges massives. 
La phase la plus violente se déroule de fin 1936 à 1938, et coïncide avec la Iejovschina. Durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725.000 exécutions. L'ordre opérationnel no 00447 du 31 juillet 1937, qui ordonne de réprimer les "éléments anti-soviétiques et socialement dangereux", marque le début des purges à grande échelle. Iejov y ordonne à la police secrète de fusiller un quota minimal de 75.950 personnes et d'en envoyer 193.000 au goulag.
Pour Robert Conquest, la Grande Terreur aurait entraîné au moins
six millions d'arrestations, trois millions d'exécutions et deux millions de décès dans les camps du goulag (la photo ci-contre n'est pas prise dans un camp nazi).
Beaucoup d'"ennemis du peuple" sont poursuivis sous l'inculpation de sabotage économique, d'affiliation au trotskisme ou de participation à la subversion étrangère. L'automne 1938 marque la fin de la "Grande terreur". La pratique des arrestations arbitraires continue toutefois jusqu'à la mort de Staline.

Mais il ne faut pas oublier que l'un de ses successeurs, Brejnev, voulut en finir à son tour avec un peuple qui tenait à ses traditions, à sa langue et à sa culture. Il l'obligea à un second Exode.

Prisonniers du Pharaon rouge, par Guennadi Kostyrtchenko. Trad. par Michèle Kahn. Solin/Actes Sud, 448 p.

 

dimanche 7 septembre 2014

Martine Aubry veut lancer l'épuration de Thomas Thévenoud de l'Assemblée

De la charte de déontologie de Fabius à la chasse aux fraudeurs socialistes de Aubry, en passant par le choc de transparence

Traquer les chômeurs fraudeurs ne suffit pas
Martine Aubry a cloué au pilori l'ancien secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, qui a fraudé le fisc pendant au mois 3 ans et qui refuse de quitter son poste de député. 
La maire socialiste de Lille Martine Aubry, très remontée, a estimé dimanche que le secrétaire d'Etat déchu Thomas Thévenoud devait quitter son siège de député de Saône-et-Loire, bien qu'elle ait été beaucoup moins réactive sur les cas socialistes du Nord-Pas-de-Calais, G. Dalongeville à Hénin-Beaumont, conquise par le FN), le député-maire socialiste de Liévin, Jean-Pierre Kucheida), de l'Hérault (Robert Navarro, ex-patron de la fédération PS) ou des Bouches- du-Rhône (Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, et Sylvie Andrieux).

"Il aurait dû le faire lui-même", a accusé Martine Aubry, interrogée au micro d'Europe 1 sur une démission éventuelle de l'ancien secrétaire d'Etat. Ce dernier a été obligé de partir du gouvernement pour s'être soustrait au fisc mais n'envisage pas de quitter l'Assemblée nationale.

Soulignant que Thomas Thévenoud a fait partie de la commission sur la transparence, et qu'il a critiqué l'attitude de Jérôme Cahuzac et ses comptes bancaires  à l'étranger soustraits au fisc, Martine Aubry a haussé le ton. "Lui, il a problème, donc il faut qu'il s'en aille", a lancé la maire de Lille.

Des propositions à venir

Par ailleurs, Martine Aubry a fait l'annonce qu'elle va faire des propositions pour infléchir la politique économique du gouvernement "dans les semaines qui viennent". 
"Il y a des inflexions à faire dans la politique économique pour que la croissance revienne, réduire les déficits: il faut le faire (...) sans casser la croissance", a professé Martine Aubry.

La maire de Lille a ainsi évoqué l'aide aux entreprises "qui en ont besoin: les artisans, les commerçants, les PME, les entreprises qui sont soumises à la concurrence internationale sans casser la demande".

A l'inverse, la meneuse des "frondeurs" du PS a argumenté, plaçant la finance dans son viseur.  "On n'a pas besoin d'aider les banques, par exemple, qui, elles, ne sont pas dans la concurrence internationale."
Elle n'a pas manqué non plus de jouer sa vieille scie. "On n'a pas besoin non plus d'aider les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (..) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation".

mercredi 9 juillet 2014

UMP: coup de gueule de Dati contre les "boules puantes" et les "délateurs"

La troïka lave son linge sale en public

R. Dati dénonce les excès d'une sorte d'épuration 2014


Soupçonnée de factures réglées par l'UMP, l'eurodéputée riposte et exige un effort de transparence de la part du triumvirat, à commencer par François Fillon, dont elle dénonce les "méthodes de voyou".

Rachida Dati ne laisse pas passer la délation. Elle n'est pas du genre à se laisser maltraiter par les grands frères, ni à l'UMP, ni dehors et son statut d'ancienne garde des Sceaux la porte à faire respecter la fonction.  Elle dit haut et fort qu'elle ne laissera salir ni l'un, ni l'autre par l' association de son nom aux folles dépenses de l'UMP depuis les déclarations du Canard enchaîné, qui affirme ce mercredi que l'UMP lui aurait notamment remboursé des factures de téléphone à hauteur de 10.000 euros par mois  an.

Rachida Dati riposte sur le fond, dans un coup de fil à l'AFP et sur Twitter. 

"Les montants annoncés par la presse je les découvre et je les ignore"
, assure-elle, précisant que l'abonnement téléphonique dont elle dispose "intègre un abonnement au fil AFP (qui est un peu cher!) pour avoir les dépêches de presse"
Elle dément également avoir bénéficié d'un collaborateur payé par le parti.

La contre-offensive de la maire du VIIe vise les "voyous et délateurs qui balancent des mensonges". 
Lesquels, soupçonne-t-elle, viennent de l'UMP. "Tout ce qui sort, qui est distillé minutieusement dans la presse, ça ne vient pas de la gauche", affirme-t-elle. 

Rachida Dati trouve en effet "curieux" que ces "boules puantes" "ne concernent qu'un seul camp", composé essentiellement de sarkozystes et de copéistes: "Hortefeux, Bertrand, Raffarin, Daubresse, Copé... Who's next?"

En revanche
, selon Europe 1 qui s'est procuré les factures, en 2006 et 2007, l'ancien Premier ministre s'est vu offrir par l'UMP des allers-retours en hélicoptère  privatif et en Falcon à plus de 14.000 euros pour l'un des quatre voyages et 6.500 euros pour les trois autres.
Les fuites proviennent à l'évidence de l'autre camp, celui des fillonistes et des juppéistes. 
Rachida Dati a des munitions et ne manque pas de réclamer des comptes aux deux anciens premiers ministres, membres du triumvirat qui dirige désormais le parti: "Par souci de transparence, je demande que les membres du triumvirat disent par qui ont été et sont payés leurs collaborateurs", exige-t-elle. "Je leur demande si leurs frais ont été pris ou sont pris en charge par l'UMP: leurs montants et leur nature."
Enfin, l'ancienne ministre réclame à Alain Juppé et François Fillon la «transparence» sur le financement de leur think-tank, club ou micro-parti - Force républicaine, par exemple pour François Fillon.

Et Mme Dati met en garde l'ancien premier ministre dans une nouvelle série de tweets 
"Si ces ragots et ces calomnies persistent, mon avocat entamera une procédure judiciaire", conclut Rachida Dati.

L'UMP en croisade contre les fuites

Mardi soir, à la sortie du bureau politique, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin se sont aussi exprimés en ce sens"Nous demandons que ces fuites, organisées par je-ne-sais-qui, s'arrêtent le plus vite possible", a lâché J.-P. Raffarin, qui s'interroge sur sa mission au sein du triumvirat, "tant la haine est immense dans ce parti»...

Ce mercredi matin, plusieurs responsables du parti se sont indignés de la méthodes employée des fuites qui se multiplient sur les finances de l'UMP en marge de la publication de l'audit sur les comptes du parti. 

À commencer par Jean-François Copé lui-même, qui a dénoncé sur Facebook "les règlements de comptes personnels" qui "rendent l'UMP inaudible". 

"Je mets en garde contre les comportements qui relèvent de la chasse aux sorcières", dénonce ce mercredi Luc Chatel dans une entretien au Figaro


dimanche 29 juin 2014

Gouvernement Valls: Erich Rebsamen, père nazi de François, ministre de Hollande ?

L'information qui fuite depuis 70 ans est-elle fondée ? 

La photo 
en uniforme nazi du papa "wanted" en 1945 agace les "antifa"
Extrait du journal La Bourgogne républicaine,
daté du 9 août 1945.
Qui a fait fuiter cette info ?  

On ne s'attend certes pas à ce que ce puisse être Libération ou Mediapart ! D'aucuns suppute donc que, de prime abord, cette boule puante virale serait relayée par le FN, mais d'autres, tout aussi bien informés, assurent qu'elle suinterait du réseau de Manuel Valls ! 

De quoi faire assurément d'une caillasse deux mauvais coups.
Valls et Rebsamen se détestent au moins depuis que "Manu" l'a spolié du ministère de l'Intérieur et que, pendant deux ans, il en a profité pour torpiller le réseau de commissaires de police mis en place par Rebsamen pendant de nombreuses années !

Une rumeur vieille de 70 ans

"On est donc peu après la libération, en pleine épuration, et les résistants utilisent les journaux pour lancer des avis de recherche sur les collabos clairement identifiés. Le père de François Rebsamen en fait partie." 

"Eric [Gottfried] Rebsamen, né à Stuttgart en janvier 1917, est de nationalité suisse. Inculpé d’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, [il] est actuellement en fuite. Arrivé à Dijon en novembre 1939, il a été interprète et chef d’atelier au garage Renault jusqu’en novembre 1943, date à laquelle il part pour Paris. Il aurait rejoint la Suisse. Le voici photographié en tenue d’officier allemand. Tous renseignements utiles sur son activité au cours de l’occupation peuvent être adressés à M. Geoffroy de la Mothe, juge d’instruction. Cour de Justice, cabinet n°5, Dijon"

Une première fuite

Le premier à avoir vendu la mèche est un certain Yves Bertrand
, le fameux directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, qui notait dans des carnets qui ont été révélés par la presse : "Père Rebsamen serait un ex-agent de la Gestapo d’origine russe. Un Rebsamen russe s’installe à Dijon en 39 – photo de lui en uniforme d’officier Gestapo. Ça se passe à Dijon. S’est marié avec la fille d’un maire adjoint de Dijon qui est intervenu pour qu’il ne soit pas jugé trop sévèrement. Rebsamen né à Dijon en 1951. Sa mère = la fille d’un ex-adjoint de Dijon. Père =Erich Rebsamen."

Mais cela passe inaperçu, et
aucun journaliste ni politique ne demande d’explications à M. Rebsamen, qui est toujours maire de Dijon et maître des archives de cette ville.

Une deuxième fuite


Les archives ont fini par parler. Il faut dire que le maire de Dijon s’est fait pas mal d’ennemis avec le temps. Un fouineur particulièrement coriace a mis au jour une pièce qui ne laisse plus aucun doute sur le mensonge du nouveau ministre socialiste du Travail pour protéger son père dont l’honneur avait pourtant été bafoué par ses activités de collaboration pendant l’occupation, assurait ce bon fils.

On ne compte plus les mensonges de cette majorité, mais celui-là vient de quelqu’un qui a été nommé ministre du Travail de la France, très proche de François Hollande (qui a lui aussi un père d'extrême droite). [Mais le père du président Hollande, Georges, qui vit toujours au soleil de la Riviera française, n'est-il pas un ancien OAS et proche de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour?] 

Ce n’est tout de même pas rien de cacher aux Français pendant 70 ans que papa Rebsamen aurait trahi le pays.
L’attitude de François Rebsamen est d’autant plus incompréhensible que l’on n’est pas responsable de ses parents, pas plus que ne le sont l'acteur tourmenté Richard Bohringer ou le chanteur Gérard Lenorman. Mais personne n’est non plus obligé de mentir aux électeurs pour servir ses intérêts et sa carrière politique.

Catherine Tasca,
 
née à Lyon en 1941, a bien été ministre dans les gouvernements Rocard et Jospin (Francophonie, puis Culture), alors qu’elle est la fille d’un collaborateur notoire (Angelo Tasca, ancien dirigeant communiste italien passé au service du gouvernement de Vichy).
Cette nouvelle pierre dans le jardin socialiste s’ajoute aux relations amicales entre Valls et un néo-nazi (Terry Cooper), et entre François Mitterrand, Pétain et Bousquet. Un passé que le PS tente de nous faire passer pour vertueux…



jeudi 29 mai 2014

Assassinat de René Bousquet: le président Mitterrand refuse la repentance

Considérations sur la réouverture des vieux dossiers

Devoir de mémoire vs. oubli volontaire, réconciliation nationale et refus de la repentance
Le journaliste Jean-Pierre Elkabbach n'a jamais cessé de côtoyer François Mitterrand au long de sa carrière. Les conversations réalisée de 1993 et 1994 témoignent de cette relation privilégiée avec le président socialiste au passé vichyssois. A l’occasion des trente ans de l’accession au pouvoir de François Mitterrand, Jean-Pierre Elkabbach se souvient. 
Entretien d'Elkabach pour Public Sénat
François Mitterrand, vous l’avez côtoyé tout au long de votre carrière. Vous avez eu le temps de voir son évolution. Globalement, comment le définiriez-vous ? Et qu’est-ce qui vous a marqué le plus chez lui ?

D’abord, je n’ai jamais été un collaborateur de François Mitterrand. J’étais un journaliste souvent critique, à différents moments sanctionné : c’est grâce à Mitterrand que j’ai été inscrit à l’ANPE pendant un an et demi, et j’ai été écarté du métier, mais que je suis revenu peut-être grâce à Mitterrand, et que j’ ai fini par exercer mon métier sur Europe 1, puis ai présidé France Télévisions pendant 3 ans.

Je l’ai vu très souvent dans les moments qui ont précédé son élection, et même après à une époque où nul ne s’imaginait que je le voyais régulièrement et en secret. François Mitterrand c’était l’obstination et l’impatient, et en même temps c’était la distance à l’égard des faits, de la réalité, et des critiques : il me répondait quelques fois que le pouvoir c’était l’indifférence aux critiques, aux attaques, avec la certitude qu’il resterait peu de choses de toutes les grenouilles qui attaqueraient. Et il disait aussi que de toute façon, au bout du compte, toutes les symphonies sont inachevées, c'est-à-dire que rien n’est parfait, mais qu’en même temps, il faut agir, il faut oser, il faut tenter même le diable et le destin : c’est comme ça qu’on construit son destin.

Je n’en fais pas un saint, même pas un saint laïc, j’en fais pas forcément un modèle. J’ai suivi tout jeune journaliste le Général de Gaulle 5 ans, mais avec De Gaulle, on ne parlait pas. François Mitterrand, je l’ai accompagné dans les voyages, j’ai beaucoup discuté avec lui, j’ai enregistré des conversations personnelles.

L’attrait, sa complexité, l’homme proche de René Bousquet …
Non, on ne peut pas dire l’homme proche de René Bousquet, c’est une fadaise. Il faudrait expliquer beaucoup de choses à propos de René Bousquet, de ce qui s’est fait lorsqu’on lui a reproché d’avoir connu Bousquet. René Bousquet, à un moment donné, était fréquenté après la guerre par tout le monde. [Mais il est aujourd'hui interdit d'en dire de même de Philippe Buisson] Deux procès l’avaient blanchi et il était dans le conseil d’administration de la banque Suez, dans les dîners : c’était presque un mondain, et en même temps un des responsables de la Dépêche du Midi, du financement des partis politiques de gauche. Lui aussi c’est un personnage très compliqué. Clairement il n’était pas l’ami mais une connaissance parmi d’autres de François Mitterrand qu’il a cessé de fréquenter dès qu’on lui a rappelé, dans les années 78, le rôle qu’il avait eu avec la question juive, notamment la Rafle du Vel’ d’Hiv’.

VOIR et ENTENDRE la conversation de J.-P. Elkabach avec le président François Mitterrand (2ème extrait de la partie 2):
François Mitterrand était extrêmement complexe, d’une très grande sensibilité maîtrisée, et en même temps un européen convaincu, vraiment soucieux de l’indépendance de la France, dans le respect de ses alliés. On disait « il est anti ou pro-américain ». Chaque fois qu’on avait besoin de la France, on a répondu présent : la première guerre du Golfe, même si François Mitterrand avait essayé de convaincre Gorbatchev de ne pas la faire, mais comme le Général de Gaulle, à chaque fois qu’on a fait appel à lui, il a répondu présent.

En 1981, on voit les images de Mitterrand à la télé. Vous annoncez sa victoire. Quel souvenir avez-vous de cette soirée électorale ?

C’est le contraire de ce qu’on raconte. Je vais prendre deux faits.
Les photos qui s’animent et qui arrivent : le public ne sait pas distinguer au niveau du visage ou du front lequel des deux est Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand. C’est une image voulue par Etienne Mougeotte et moi. On montrait pour la première fois des images animées et nous avions voulu avec insistance qu’il y ait ce suspense jusqu’au dernier moment. [Rien à voir encore donc avec les images subliminales diffusées pendant sa campagne de 1988 par le service public pour influer sur l'inconscient des électeurs]

On ne faisait pas d’ironie, mais par sens d’une dramatisation d’une soirée à la télévision. On a appris la victoire de François Mitterrand à 18h25 : Etienne Mougeotte et moi avions décidé d’être ni rigolards pour que l’on ne nous prenne pour des convertis de la dernière heure, ni sinistres pour que l’on ne nous dise pas que nous pleurions la défaite de Valéry Giscard d’Estaing. Selon qu’on était de droite ou de gauche, on m’a trouvé indifférent, ou pleurnicheur de la défaite.

Ensuite, il y a eu à la Bastille des manifs de joie – on comprenait – mais elles ont été assez vite dispersées par la forte pluie. Quelques heures plus tard, on a raconté un mensonge comme quoi j’avais été conspué à la Bastille avec les frères Duhamel, avec Jean-Marie Cavada, et Etienne Mougeotte, mais surtout moi. Cela a été une légende qu’on a racontée, entretenue, qui m’a valu pendant longtemps l’opprobre et la dérision des animateurs et des comiques. Et maintenant les mêmes écrivent ou commentent en disant que ce n’est pas vrai : comme si j’avais inventé moi même cette scène alors qu’ils ont été les premiers à entretenir cette idée parce qu’ils ne me voulaient pas nécessairement du bien.

Voilà les deux moments clés de cette soirée, mais en même temps, je l’ai vécue comme un moment historique. C’est la première fois depuis 23 ans que la France allait vivre une alternance de cette importance. J’ai fait avec Etienne Mougeotte l’animation de la nuit électorale jusqu’à 2 heures du matin et j’ai animé toujours avec lui les deux soirées des législatives le mois suivant. Il y avait déjà le nouveau gouvernement de gauche avec à l’antenne des tensions parfois avec des interlocuteurs.

Il y a un autre moment pendant la campagne : c’est quand lors d’un débat, vous demandez à François Mitterrand ce qu’il pense de l’abolition de la peine de mort. Cela a été un moment important ?

Oui, c’est un moment clé, peut-être une des décisions qui a fait élire Mitterrand parce qu’il allait à contre-courant de ce que disait l’opinion. Le matin même, les Français aux trois quarts s’exprimaient pour le maintien de la peine de mort, ils refusaient son abolition. Et c’est une des dernières questions qu’on lui a posé à la fin de l’émission. François Mitterrand avait déjà été très dur contre Valéry Giscard d’Estaing ce jour-là, très dur contre le pouvoir, et ça a été un choc dans l’opinion. Il a eu le courage de la rupture, de la dimension d’un homme d’Etat qui ne céderait pas forcément à la rumeur ou à l’opinion. Quand nous avons terminé cette émission, il y avait sur le plateau tout ce qui allait devenir la mitterrandie. La plupart de ces mitterrandôlatres se sont précipités sur Alain Duhamel et moi en nous disant « Vous le paierez ! Vous n’auriez pas dû poser cette question. Vous l’avez mis en difficulté. Vous l’avez fait battre. Vous le paierez d’une manière ou d’une autre. »

Badinter n’était pas là, mais il avait compris le sens que cela allait avoir, il savait que cela allait être un électrochoc. Cinq ans après, date pour date, le 16 mars, François Mitterrand m’invite à déjeuner. A un moment, il m’a pris par les épaules et me demande « Quel jour nous sommes ? » « A quoi ça vous fait penser ? » Il voulait marquer par cette invitation à déjeuner le moment peut-être décisif, déterminant de la campagne présidentielle. Ce n’est pas nous qui lui avons fait gagner l’élection présidentielle. Nous avions posé la même question à Valéry Giscard d’Estaing et cela n’avait pas eu le même effet.

Vous avez parlé des représailles avec votre éviction de la télévision en 1981

Oui, non seulement l’éviction, mais aussi l’inscription à l’ANPE pendant un an et demi, la queue pour remplir les papiers, pour avoir les mêmes droits que tout le monde. Je sais ce que c’est un chômeur qui va pointer. Mon épouse Nicole Avril m’a aidé à faire un livre de questions-réponses et ce livre a eu un succès tel qu’il a été remarqué et il est tombé avec les premières critiques sur les quelques mois de mitterrandisme.

Et après, ironie de l’histoire, vous faites une série d’entretiens secrets

Je ne sais pas si c’est l’ironie ou la justice de l’histoire. Je reviens par mon travail. J’ai imposé un style, une présence et 10 ans après je suis devenu Président de France Télévisions.
François Mitterrand était très malade. J’ai été jusqu’au bout un des rares non seulement à le rencontrer régulièrement pour parler. Ces conversations secrètes pour moi sont magnifiques, enrichissantes.

Rétrospectivement, comment les voyez-vous ces entretiens ?
En janvier 1996, Paris Match ose publier
une photo volée de François Mitterrand
sur son lit de mort.
 
A un moment, on les filmait, il était trop malade pour qu’on les continue. Avec Alain Duhamel, on a été les deux seuls journalistes à être autorisés à nous recueillir devant la dépouille mortelle de François Mitterrand. Je l’ai vu sur son lit de mort. Cela fait partie des souvenirs marquant de ma vie.

Intellectuellement, il était brillant, il n’avait aucune absence, il suffit de le regarder. Je vous conseille de regarder quelques extraits pour voir à tel point c’était brillant. Tous ses propos qui étaient ciselés, cruels, ou parfois tendres, toutes ses formules étaient improvisées.

N’y a-t-il pas de similitudes par rapport à Nicolas Sarkozy ? Un pragmatisme ?

On peut trouver des similitudes à travers tous les présidents de la République, car quand on entre à l’Elysée, on change déjà. Il y a le poids de la charge, le poids des événements, des faits qui reviennent chaque jour. On est obligés de prendre de la distance à l’égard de ceux qui vous prennent pour un punching-ball, et en ce sens-là, il y a parfois des rencontres. Et je sais que Nicolas Sarkozy a regardé des entretiens entre Mitterrand et moi. Tous deux répondent aux critiques par l’indifférence. Par exemple, François Mitterrand il a dit : « Ce sont mes pauvres, ils font fortune grâce à moi. En tout cas, ils mangent dans mon assiette ». Pour Nicolas Sarkozy c’est à peu près la même chose, il y en a qui s’enrichissent. A la fin de son quinquennat, il leurs manquera.

Vous regrettez François Mitterrand aujourd’hui ?
Non, on ne peut pas dire ça. Je ne le connaissais pas assez, mais quelquefois, il me manque les conversations avec quelqu’un de ce niveau. Chaque fois que j’allais le voir, j’avais une sorte de trac, pour ne pas dire de trouille, je me concentrais bien, parce que c’étaient des face-à-face où il sublimait ceux en face de lui. Il exigeait beaucoup. Il lisait beaucoup et demandait « Est-ce que vous l’avez lu ? C’est tout ? Vous connaissez tel livre d’histoire ? » C’était « un homme livre », comme dit Jack Lang. Il fallait bosser. C’étaient des exercices enrichissants, c’est sûr, des leçons de vie, comme si vous aviez parlé avec Sénèque ou avec Machiavel et qui apprenaient à prendre de la distance à l’égard de la banalité des jours.

Aujourd’hui, il n’y a plus d’homme politique de cette trempe ?

Il y en a, oui. Pas forcément des gens de pouvoir, mais des philosophes, des patrons, des économistes et même Nicolas Sarkozy contrairement à ce qu’on croit. En plus, il travaille, il lit, et il est lui-même exigeant à l’égard de ses interlocuteurs : « Qu’est ce que tu lis ? Qu’est ce que tu fais ? Qu’est ce que tu me conseilles de faire ? » Ce sont des gens qui attrapent tout, des curiosités vivantes, fébriles, en effervescence constante. Ce sont parfois des éponges avec une mémoire phénoménale. Aussi bien, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy, Valéry Giscard d’Estaing, et de Charles de Gaulle. Regardez le général de Gaulle, il apprenait ses discours par cœur. »