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dimanche 29 juin 2014

Gouvernement Valls: Erich Rebsamen, père nazi de François, ministre de Hollande ?

L'information qui fuite depuis 70 ans est-elle fondée ? 

La photo 
en uniforme nazi du papa "wanted" en 1945 agace les "antifa"
Extrait du journal La Bourgogne républicaine,
daté du 9 août 1945.
Qui a fait fuiter cette info ?  

On ne s'attend certes pas à ce que ce puisse être Libération ou Mediapart ! D'aucuns suppute donc que, de prime abord, cette boule puante virale serait relayée par le FN, mais d'autres, tout aussi bien informés, assurent qu'elle suinterait du réseau de Manuel Valls ! 

De quoi faire assurément d'une caillasse deux mauvais coups.
Valls et Rebsamen se détestent au moins depuis que "Manu" l'a spolié du ministère de l'Intérieur et que, pendant deux ans, il en a profité pour torpiller le réseau de commissaires de police mis en place par Rebsamen pendant de nombreuses années !

Une rumeur vieille de 70 ans

"On est donc peu après la libération, en pleine épuration, et les résistants utilisent les journaux pour lancer des avis de recherche sur les collabos clairement identifiés. Le père de François Rebsamen en fait partie." 

"Eric [Gottfried] Rebsamen, né à Stuttgart en janvier 1917, est de nationalité suisse. Inculpé d’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, [il] est actuellement en fuite. Arrivé à Dijon en novembre 1939, il a été interprète et chef d’atelier au garage Renault jusqu’en novembre 1943, date à laquelle il part pour Paris. Il aurait rejoint la Suisse. Le voici photographié en tenue d’officier allemand. Tous renseignements utiles sur son activité au cours de l’occupation peuvent être adressés à M. Geoffroy de la Mothe, juge d’instruction. Cour de Justice, cabinet n°5, Dijon"

Une première fuite

Le premier à avoir vendu la mèche est un certain Yves Bertrand
, le fameux directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, qui notait dans des carnets qui ont été révélés par la presse : "Père Rebsamen serait un ex-agent de la Gestapo d’origine russe. Un Rebsamen russe s’installe à Dijon en 39 – photo de lui en uniforme d’officier Gestapo. Ça se passe à Dijon. S’est marié avec la fille d’un maire adjoint de Dijon qui est intervenu pour qu’il ne soit pas jugé trop sévèrement. Rebsamen né à Dijon en 1951. Sa mère = la fille d’un ex-adjoint de Dijon. Père =Erich Rebsamen."

Mais cela passe inaperçu, et
aucun journaliste ni politique ne demande d’explications à M. Rebsamen, qui est toujours maire de Dijon et maître des archives de cette ville.

Une deuxième fuite


Les archives ont fini par parler. Il faut dire que le maire de Dijon s’est fait pas mal d’ennemis avec le temps. Un fouineur particulièrement coriace a mis au jour une pièce qui ne laisse plus aucun doute sur le mensonge du nouveau ministre socialiste du Travail pour protéger son père dont l’honneur avait pourtant été bafoué par ses activités de collaboration pendant l’occupation, assurait ce bon fils.

On ne compte plus les mensonges de cette majorité, mais celui-là vient de quelqu’un qui a été nommé ministre du Travail de la France, très proche de François Hollande (qui a lui aussi un père d'extrême droite). [Mais le père du président Hollande, Georges, qui vit toujours au soleil de la Riviera française, n'est-il pas un ancien OAS et proche de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour?] 

Ce n’est tout de même pas rien de cacher aux Français pendant 70 ans que papa Rebsamen aurait trahi le pays.
L’attitude de François Rebsamen est d’autant plus incompréhensible que l’on n’est pas responsable de ses parents, pas plus que ne le sont l'acteur tourmenté Richard Bohringer ou le chanteur Gérard Lenorman. Mais personne n’est non plus obligé de mentir aux électeurs pour servir ses intérêts et sa carrière politique.

Catherine Tasca,
 
née à Lyon en 1941, a bien été ministre dans les gouvernements Rocard et Jospin (Francophonie, puis Culture), alors qu’elle est la fille d’un collaborateur notoire (Angelo Tasca, ancien dirigeant communiste italien passé au service du gouvernement de Vichy).
Cette nouvelle pierre dans le jardin socialiste s’ajoute aux relations amicales entre Valls et un néo-nazi (Terry Cooper), et entre François Mitterrand, Pétain et Bousquet. Un passé que le PS tente de nous faire passer pour vertueux…



lundi 26 septembre 2011

Le Sénat penche-t-il du côté où il va tomber ?

Jean-Claude Gaudin : "L'indiscipline nous a coûté des sièges"

La droite perd la majorité au Sénat, à deux sièges près


Hollande, éperdu, arrive au Sénat,
le 25 septembre au soir


A sept mois de la présidentielle, la gauche a remporté hier une victoire aux élections sénatoriales , faisant basculer - en nombre de sièges - la chambre haute du Parlement dans son camp. Elle était attendue, au vu des élections précédentes: les opposants aux réformes imposées par la crise avait enregistré une nette progression, dès 2008 avec les municipales, puis en 2010 avec les régionales.

La tendance s'est dessinée hier en Indre-et-Loire.
Hier, à 19h18, les résultats des élections sénatoriales dans ce département ont vu la droite perdre un siège. Il suffisait donc d'un seul siège pour que la coalition composée de socialistes, écologistes, communistes et radicaux obtienne la majorité absolue à la Haute-Assemblée: la majorité disposait seulement d'un des six sénateurs.

En faisant basculer la première chambre du Parlement dans son camp, pour la première fois de la Ve République, la gauche remporte un succès d'une courte tête, n'assurant pas un équilibre stable, mais constituuant un avertissement politique à sept mois de la présidentielle. Les principaux responsables socialistes en ont immédiatement enregistré l'augure, comme l'a montré le déferlement au Sénat de candidats aux primaires du PS qui doivent désigner le mois prochain celui ou celle qui se lancera dans la course à l'Élysée. François Hollande, actuellement en tête dans les sondages, y a ainsi vu " une décomposition du système Sarkozy ", " prémonitoire " pour 2012.

Deux candidats socialistes à la présidence du Sénat se sont d'abord déclarés
Jean-Pierre Bel (1951), ancien militant de la LCR et sénateur de l'Ariège, sera le champion de François Hollande;
Catherine Tasca sera soutenue par les aubrystes, mais la Ch'tite Brochen-Aubry retirera sa candidate si Bel venait à peiner face à Gérard Larcher pour la majorité. La pouliche de la maire de Lille a d'ailleurs annoncé mardi matin (27 septembre) qu'elle renonçait à se présenter " parce qu'aucune voix ne doit manquer pour la nouvelle majorité . "

C'est dire si le basculement claironné n'est encore qu'une oscillation.
Pourtant, Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, fait courir le bruit parmi plusieurs proches qu'il aurait passé un accord avec Jean-Pierre Raffarin pour que - dans l'hypothèse d'un faible écart de voix entre la gauche et la droite - l'ancien Premier ministre appelle discrètement la vingtaine de sénateurs qui lui sont fidèles à voter pour le socialiste, afin de faire échouer la reconduction de l'UMP Gérard Larcher à la présidence du Sénat.
En pleine année d’élection présidentielle, ce coup serait une trahison intraçable: les élections à la présidence du Sénat sont un scrutin à bulletin secret.


L'échec de Bel résonnerait comme un glas pour l'opposition
Le sénateur se dit fort du soutien de tous ses partenaires de la nouvelle majorité sénatoriale, écologistes, communistes et radicaux de gauche. " Le groupe a décidé de voter Jean-Pierre Bel dès le premier tour, pour que la majorité de gauche s'exprime pour le candidat le mieux à même de gagner , a confirmé Nicole Borvo Cohen Seat, réélue présidente du groupe CRC (communiste). Selon l'intox du PCF, les communistes du " Front de gauche connaissent des progressions très sensibles, comme dans le Lot, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Jura, les Pyrénées-Orientales et le Loir-et-Cher, où ils n'avaient pas d'élu et n'en ont toujours aucun !...
Mais l' Union centriste doit encore se réunir mardi après-midi de même que les radicaux du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE en majorité constitué d'élu du parti radical de gauche - PRG - de Jean-Pierre Baylet) mercredi.

Jean-Pierre Bel, un illustre inconnu

Cet inconnu du grand public pourrait prendre la président du Sénat le 1er octobre 2011.
Homme du terroir, dont le bagage universitaire est léger, Jean-Pierre Bel est un sexagénaire né dans une famille ancrée à gauche, résistante et communiste du Tarn. Maire en 1983 d'un petit village pyrénéen, ce trotskiste de coeur adhère au parti socialiste. Son beau-père, le socialiste Robert Naudi, l'engage en 1986 dans son cabinet du Conseil général de l'Ariège dont il est ...le président ! Sa rencontre avec le trotskiste Lionel Jospin, lui fera gravir les autres échelons du PS : d'abord dans la fédération de l'Ariège, puis dans la région Midi-Pyrénées. Il est ensuite promu secrétaire national aux fédérations (1994-1997), puis secrétaire national aux élections (1997-2000). Lors de la campagne présidentielle de 2007, il a élaboré le projet PS de réforme des institutions.
Parallèlement, il est élu sénateur socialiste de l'Ariège en 1998. Après les élections sénatoriales du 26 septembre 2004, il succède à Claude Estier (de sensibilité communiste) au poste de président du groupe du Sénat. En 2008, il est réélu sénateur de l'Ariège avec 76,21 % des suffrages au premier tour. Homme du Sud-Ouest, il soutient le "Corrézien" François Hollande, candidat à la primaire socialiste pour les élections présidentielles de 2012.
En mars 2010, le sénateur Bel se fit séquestrer par quatre harkis désespérés d'une cinquantaine d'années qui le menacèrent de mort dans son bureau de Foix et exigèrent des logements et la dissolution de la mission interministérielle dédiée aux harkis.

Trois questions au Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, l'un des poids-lourd du Sénat : vice-président, il dirige le groupe UMP.

- Vous pronostiquiez une progression d'une douzaine de sièges pour la gauche, elle en obtient plus que les 23 qui lui étaient indispensables pour l'emporter. Que s'est-il passé ?
Jean-Claude Gaudin : Nous nous attendions effectivement à une forte poussée de la gauche, en raison de ses gains aux municipales de 2008 sauf à Marseille, aux dernières régionales, aux cantonales... On savait que ce serait serré mais nous pensions que pour les 23 sièges, elle n'y arriverait pas. Eh bien, elle l'a fait ! Cela s'explique par de multiples facteurs : les élections passées, bien sûr, mais aussi la grande crise financière et économique que nous traversons. Nous devons demander des efforts aux Français et, parfois, ils ne tiennent pas trop à les faire. Cela a une traduction électorale.

- Les divisions à droite ont également joué, par exemple à Paris...
J.- C. G. : Il est clair aussi que l'indiscipline de certains membres de la majorité présidentielle nous coûte quelques sièges. Par exemple, on en perd un dans la Manche à cause d'une dame du Nouveau Centre qui a maintenu sa liste jusqu'au bout, alors que nous lui avons encore demandé ce dimanche de se retirer. Au final, elle est battue et la droite perd la Haute-Assemblée de deux voix...

- Le Sénat est une maison compliquée. Une surprise est-elle envisageable samedi prochain ?
J.- C. G. : Évidemment, ce n'est pas un soir de fête pour nous... Mais il est exact que le vote n'est pas consommé. Gérard Larcher se présentera et comme c'est à bulletin secret, des voix peuvent se manifester par amitié ou encouragement là où on ne les attend pas. Je le soutiens donc totalement. Comme nous continuerons à soutenir l'action du gouvernement, avec la force de ce qui sera le groupe le plus important du Sénat.

mardi 11 janvier 2011

Croche-pied de Tasca dans la course au totem de Mitterrand

Entretien de la ministre PS de Mitterrand à Public Sénat
Mazarine Pingeot, fille naturelle de Miterrand
dépose une couronne sur la tombe, sous l'oeil de Delanoë


« Aucune filiation » chez l'amère Royal

Au pied de la tombe
15 ans après la mort de François Mitterrand, les socialistes ont commémoré la disparition de l’ex-Président socialiste samedi à Jarnac (Charente). Sa Cynique Majesté Royal, la régionale, et Martine Aubry, le premier secrétaire, s'y son rendues de conserve.
L’ex-ministre de la Culture et sénatrice PS,
Catherine Tasca pense que « là où il est », Mitterrand regarde avec « sévérité » les jeux internes.

L'entretien

P-S - 15 ans après sa mort, un homme comme François Mitterrand manque-t-il à la gauche ?
C.T. - "Oui. Des hommes de cette stature, il n’y en a pas. Je n’en ai pas connu beaucoup d’autres. Aujourd’hui je n’en distingue pas qui aient le même parcours politique, la même personnalité, la même force et qui soient en mesure de mobiliser la gauche comme il a su le faire."

A la fin de son second septennat, il expliquait croire aux forces de l’esprit. Son esprit plane-t-il encore sur Solférino ?
"Oui, forcément. Son image et son esprit sont présents dans la maison. Pour tous ceux qui l’ont connu, il est inoubliable. Maintenant, il y a une nouvelle génération. Les forces de l’esprit, j’y crois beaucoup aussi, mais c’est plus difficile pour ceux qui ne l’ont jamais rencontré."

Qu’ont à apprendre les dirigeants socialistes de François Mitterrand ?
"Son engagement, la volonté. Je crois qu’il en faut beaucoup en politique. Une vision prospective pour le pays. Il avait un don particulier de mobilisation des gens. Partout où il est passé – je pense au département de la Nièvre – il restait une personnalité très forte et les gens continuaient de parler de lui avec passion et respect, même une fois devenu Président. Il a marqué son temps."

Quel regard porterait-il aujourd’hui sur le PS ?
"C’est toujours difficile de faire parler les disparus. Il avait pour le PS un grand attachement, une grande affection et en même temps une distance. Il observait avec une certaine sévérité les jeux internes. Là où il est, s’il regarde, il doit avoir la même lucidité et la même sévérité."

Mais lui aussi a donné dans le jeu interne. Pour arriver à la tête du PS, être candidat, être élu Président, il a éliminé ses adversaires…
Il a su s’imposer à la tête du parti. Ce n’était pas gagné d’avance. Disons que c’était un stratège.

lundi 10 janvier 2011

Crocodiles du PS au cimetière de l'éléphant de Jarnac

Primaires: des candidats PS sont allées pleurer sur la tombe de Mitterrand

Argus socialiste: la rareté fait le prix

De nombreux 'éléphants' et des 'jeunes lions' du Parti socialiste se sont assemblés samedi à Jarnac (Charente) pour rendre hommage à François Mitterrand et manifester leur filiation, à l'occasion du 15e anniversaire de sa mort.

Ils n'étaient pas tous là, mais nombreux étaient ceux venus recueillir l'héritage depuis le 8 janvier 1996 de sa disparition. Les uns, tel le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, ont souligné "le volontarisme, le courage, l'amour de la France et la dignité dans laquelle il a toujours porté ses fonctions", selon elle.
A l'orchestre en haut à gauche, Nono Montebourg fait le beau
F. Lamy, au centre, montre l'oeil droit aux aguets,
au balcon, les enfants, (Mazarine et Gilbert) et Lang
au parterre, la triplette Royal-Aubry-Védrine

D'autres ont insisté sur l'importance de s'inspirer du seul président de gauche de la Ve République du seul président de la République issu de la gauche dans la Ve République.
Désir, Aubry et Bergé, bras dessus, bras dessous

Laurent Fabius, François Hollande, Lionel Jospin ou encore Michel Rocard ne faisaient pas partie de la mascarade: ils s'étaient faits "excusés".

Aubry sait en quoi elle a échoué

Celle qui a été l'une de ses ministres – du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle du 1991 à 1993 – a vanté feu Mitterrand et marqué la distance qui les sépare. Pour elle en effet, François Mitterrand "a d'abord été un président (…) dont l'essentiel de l'action a été de réconcilier les Français (…), réconcilier l'économique et le social, réconcilier la France qu'il aimait et réconcilier la République et l'histoire de la France", a-t-elle assuré, non sans flagornerie.

Le passé constitue à ses yeux un programme d'avenir

A la question de savoir si elle se sentait sa digne héritière, Martine Aubry a voulu voir plus loin, malgré une cornée endommagée, et, en toute simplicité, a en effet répondu: "Je me sens une héritière de tous les socialistes et des valeurs qu'ils portaient".
Montebourg, recueilli, et Delanoë, troublé...

Que peut retenir le PS de la politique de François Mitterrand
, alors que le parti prépare ses primaires en vue de l'élection présidentielle de 2012? "Il ne s'agit pas de dupliquer, il s'agit de s'inspirer d'un homme qui croyait que les hommes et les femmes forgent leur destin, qu'ils peuvent porter une société en ayant le soutien du peuple", a affirmé le premier réceptacle de la pensée et de l'action socialiste Rue de Solférino.

'Tonton' a vraiment "beaucoup de fidèles"

La maire de Lille faisant-fonction de Premier secrétaire était escortée d'une Cour de dévots du PS, parmi lesquels les bobos Jack Lang ou Bertrand Delanoë, et un 'jeune lion' pelé, Arnaud Montebourg.

La famille de l'ancien chef de l'Etat était également présente à Jarnac. Son fils Gilbert et sa fille Mazarine Pingeot ont, chacun leur tour, déposé une gerbe sur la tombe de leur père, naturel ou non. L'épouse légitime, 87 ans et présidente de France Libertés, ne faisait pas partie de la suite, non plus que le fils aîné, Jean-Christophe, il est vrai, condamné en 2009 à deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour recel d'abus de bien sociaux dans le cadre du procès de l'Angolagate.

Samedi, Sa Cynique Majesté Royal avait mis à profit son déplacement pour se poser en héritière de François Mitterrand. Grillant la politesse à Martine Aubry, comme à son habitude, elle est montée à la tribune et a prononcé un discours en tant que présidente de la région Poitou-Charentes. Elle n'est pas passée à côté de l'occasion de récupérer Tonton: "On ne peut rien faire avec la France si on ne l'aime pas", a-t-elle prétendu. Elle a ensuite cité les nombreuses qualités du patron socialiste et racontant plusieurs anecdotes qui pouvait valoriser une petite année de collaboration, puisqu'elle fut ministre de l'Environnement de 1992 à 1993, au détriment de son propre compagnon, François Hollande. "François Mitterrand fut aussi visionnaire", a-t-elle ajouté, nommant des dossiers sur lesquels elle mise, les jeunes et l'Europe .

Interrogée par i-Télé sur cette date d'anniversaire "particulière", Mazarine Pingeot en a évalué l'importance au nombre de personnalités présentes samedi à Jarnac. "Ce n'est pas forcément le jour le plus simple pour le recueillement, mais c'est important d'être là tous ensemble", a-t-elle positivé. Considérait-elle que tirer le linceul à soi - à la façon de Désirdavenir Royal - n'est guère un signe évident de recueillement ?
Mazarine Pingeot n'est pas loin de partager l'avis de Nathalie Kociusko-Morizet, n'en déplaise à Hamon.
Lire PaSiDupes du 11/01

Refusant donc de parler à la place de son père sur la situation politique interne au PS, Mazarine a seulement tenu à ironiser en observant que François Mitterrand avait "beaucoup de fidèles".

L'un des crocodiles du PS parviendrait-il maintenant à se maintenir 14 ans (deux septennats, alors), en admettant qu'il arrive jamais à succéder à François Mitterrand, à l'Elysée ?

La fessée pour Ségolène

L’ex-ministre de la Culture et sénatrice PS
Catherine Tasca ne voit « aucune filiation » chez Sa Cynique Majesté Royal.
Elle pense que « là où il est », Mitterrand regarde avec « sévérité » les jeux internes.
Au coin !

mardi 12 mai 2009

Le Parlement adopte définitivement le texte contre le téléchargement illégal

Le PS n’a pas cette fois réussi à trahir la confiance de la majorité

La loi Création et Internet est techniquement inapplicable?

Mais alors, pourquoi tant de bruit ? Et d'excès ?

Après son adoption à l'Assemblée Nationale, le sénat a voté le projet de loi Internet qui sanctionne le téléchargement illégal: le Parlement a définitivement adopté ce texte passionnément débattu. Le PS a mené un combat inutile qui l'aura encore un peu plus divisé et affaibli.
Mais si le parcours d’obstacles parlementaire du projet de loi "favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet" est clos, la loi Internet et Création devra encore passer l'étape du Conseil Constitutionnel, que le PS va saisir.
En attendant le renouvellement du Parlement en juin, la nouvelle loi française doit s'accommoder du vote contradictoire du Parlement Européen sur le "paquet télécom", s'opposant aux suspensions d'accès Internet hors décision de justice.

Il s'agit d'une des lois les plus avant-gardistes au monde.

La loi prévoit qu'une Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) sanctionne le téléchargement illégal en envisageant jusqu’à la suspension de deux mois à un an l'accès Internet après deux mises en garde ("riposte graduée").

La Commission européenne ne trouve rien à redire à la loi Hadopi
La commissaire européenne Viviane Reding (Nouvelles technologie), a réagi avec beaucoup de diplomatie juste après l'adoption, jugeant qu'il n'y avait rien d'illégal dans le texte, même s'il lui déplaît "politiquement". Lien Le Monde


Le PS a-t-il des raisons d’être fier de ses comportements ?

=> Le PS n'a pas pris part au vote.
Le PS ne recommanderait pas l’abstention électorale aux Européennes et heureusement, car il la pratique au Parlement. Dans l’opposition, seuls les sénateurs Verts, du Parti de gauche et la socialiste Samia Ghali ont voté franchement contre.
Mais quand les socialistes ne se tiennent pas sournoisement cachés derrière un rideau pour voler un vote à l’arraché, ils se dérobent. Et pourquoi ?

=> Le PS connaît des discordances dont une certaine presse ne nous rebat pas les oreilles.
Sur 204 membres du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche, le 12/5/09 au Palais Bourbon, 190 ont voté contre. Mais six se sont abstenus, dont deux socialistes : Jean Michel (Puy-de-Dôme) et Arnaud Montebourg. Et cette fois encore, un député PS s'est distingué des autres. Il s'agit de Jack Lang, qui a voté pour la loi, comme il l'avait annoncé.
Le socialiste Jack Lang a réaffirmé mardi soir qu'il voterait en faveur de la loi Hadopi contre le piratage internet, dont le texte est largement rejeté par les députés PS. Rappelant que plusieurs élus socialistes, dont Catherine Tasca et Robert Badinter (ex-président du Conseil Constitutionnel), avaient voté au Sénat en faveur de cette loi, Jack Lang, interrogé lors du journal de 20h de TF1, a reconnu être "en désharmonie avec le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Je ne peux pas (...), humainement, moralement, renier mes convictions de toujours, le combat que j'ai mené pour la création (...) au sein du parti socialiste." (JDD, le 28/04/2009).
On peut lire aussi PaSiDupes sur d'ex-ministres de Mitterrand indépendants et libres !
A part çà, « Front uni contre l'Hadopi hier à l'Assemblée Nationale », titrait pourtant , le mercredi 29 avril 2009,
PC INpact site informatique communautaire alternatif... Sans aucune désinformation ?

=>
Des socialistes engagés dans un combat douteux
Les députés PS ont tiré à boulets rouges contre "un texte perdant pour les artistes, perdant pour les internautes", "une loi d'exception et d'intimidation" selon Patrick Bloche.
Les sénateurs PS ont soutenu un projet "fondamental pour la défense des créateurs", selon Serge Lagauche.
Ils sont battus dans leur opposition systématique.

Pour en savoir plus: qui a voté pour, qui a voté contre ? (lien Le Figaro)


  • Des artistes de sensibilités socialiste et communiste se sont insurgés contre la direction du PS. Certains ont pourtant écrit une lettre ouverte de riposte à la fois à une précédente lettre ouverte d’artistes militants et à la politique menée en la matière par le PS. "Vous avez perdu notre soutien. Quand vous redeviendrez de gauche, vous saurez où nous trouver", ont par exemple écrit Juliette Gréco, Michel Piccoli, Pierre Arditi et Maxime Le Forestier à Martine Aubry.
  • Lire PaSiDupes lien 1 et lien 2

  • Le premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, prenant la mesure du danger, a reçu une partie de ces artistes dont certains ont accepté, selon le PS, de participer à des groupes de travail sur le projet socialiste pour 2012.

    La majorité a mené son projet à son terme

    => A l'Assemblée Nationale, seulement 44 des quelque 340 députés de la majorité (UMP et Nouveau Centre) avaient refusé d'approuver le texte.
    Au Sénat, la différence des députés, les sénateurs ont ratifié comme une lettre à la poste et à une très large majorité (189 voix pour, 14 voix contre) la version adoptée la veille par les députés, rendant définitif le vote du texte par le parlement.
    =>
    Le gouvernement et la majorité UMP, mortifiés du rejet par surprise du texte par cette même Assemblée il y a un mois, avait déjà obtenu réparation de la duplicité socialiste. Réponse du berger UMP à la bergère Aubry, le 3 mai, les socialistes se font surprendre à seulement 46 dans l’hémicycle ! Lire « Assemblée Nationale: seulement 46 socialistes étaient rentrés de vacances » dans PaSiDupes.

  • La ministre de la Culture, Christine Albanel, visiblement soulagée après ce marathon, a félicité le Sénat pour son "esprit ouvert et non partisan". "Internet, n'est pas une zone de non droit, nous voulons une régulation raisonnable", a-t-elle plaidé.
    => Le chef de l'Etat a soutenu avec détermination ce projet, issu d'accords signés à l'Elysée en novembre 2007 entre acteurs du secteur sous la houlette de Denis Olivennes, ancien PDG de la FNAC et actuel directeur du Nouvel Observateur.

    Le projet de soutien à la création et aux créateurs a réussi à diviser le PS.

    vendredi 17 avril 2009

    Ministres de Mitterrand, Lang et Tasca voteront la loi Hadopi

    Deux ministres socialistes de la culture choisissent de protéger la création artistique

    Plus compétents et libres
    ils soutiennent le projet de loi Hadopi !

    Jack Lang

    Il n'a décidément pas peur de s'attirer les foudres de ses camarades socialistes.


    Ancien soutien de Désirdavenir Royal à la présidentielle de 2007 et député PS du Pas-de-Calais, Jack Lang avait déjà été le seul parlementaire socialiste à se prononcer, l'été dernier, en faveur de la révision constitutionnelle (adoptée à une voix près).
    Le 29 avril, lors du réexamen du texte de loi Création et Internet (Hadopi), rejeté par ruse le 9 avril, l'ancien ministre de la culture votera donc en faveur du texte. 'Sur la loi Internet, je m'exprimerai pour le texte, contrairement aux autres députés socialistes', a-t-il annoncé, dans un entretien accordée, jeudi 17 avril, à une agence de presse.

    Jack Lang a pris le temps de la réflexion
    Lors des deux premiers votes sur le texte à l'Assemblée, J. Lang n'était pas présent. Après analyse, il exprimera son libre arbotre.

    Catherine Tasca

    La sénatrice socialiste Catherine Tasca a déjà voté pour le texte de loi au Sénat.


    Egalement ancienne ministre de la culture, elle a été deux fois ministre déléguée chargée de la Communication, auprès du ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement Michel Rocard (1988-1991). Elle a ensuite été pleinement ministre de la Culture (et de la Communication, aussi!) du gouvernement Lionel Jospin (2000-200d'ailleurs 2).


    Des socialistes qui savent de quoi ils parlent et agissent en conscience.