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dimanche 3 février 2019

Sécurité publique : Wauquiez porte le refus des Français du retour des djihadistes

Ces binationaux ont abandonné la France pour le djihad: pourquoi ne choisissent-ils pas leur pays de coeur pour rentrer

"La priorité, c'est la sécurité des Français", a expliqué dimanche le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez

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Alors que la France, opposée jusqu'ici au retour des djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, n'exclut plus leur rapatriement pour éviter qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du retrait américain, Laurent Wauquiez réitère son opposition ferme au retour des djihadistes français détenus en Syrie comme en Irak. "Je considère, je l'ai toujours dit, que les djihadistes ne doivent pas revenir en France", a réitéré M. Wauquiez.


"On sait que, même s'ils passent devant la justice, on n'a aucune garantie qu'ils iront en prison. Que, même s'ils vont en prison, on sait très bien qu'avec le système de remise de peine, on peut aboutir ensuite à relâcher dans la nature des barbares, et prendre la responsabilité immense que ces gens contribuent ensuite à organiser des attentats sur le sol français", a argumenté L. Wauquiez.
"Là encore, il faut savoir choisir ses priorités. Ma priorité, c'est la sécurité des Français; ma priorité, c'est qu'ils ne reviennent pas en France, c'est pas leur sort là-bas", a-t-il répondu.


Des cas d'extermination et des intentions ciblent les traîtres islamistes 
Fournie cette semaine par le député LR Pierre-Henri Dumont, la suggestion d'assassinats ciblés, comme il en existe dans les services secrets, a pu choquer ceux qui réagissent en fonction de l'étiquette politique du contributeur au débat. "Ne soyons pas hypocrites. 

La ministre de la Défense [Florence Parly] elle-même a dit que si les djihadistes mourraient en Syrie, c'était une bonne chose et elle a raison," déclare Wauquiez, évoquant octobre 2017 la ministre Florence Parly, quelques heures avant la chute de Raqa, "capitale" autoproclamée de l'EI en Syrie
"Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux", .

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo est sur la même ligne:
Sur le plateau de "Le grand rendez-vous", elle avait soutenu les frappes aériennes françaises en Syrie, ""Français ou pas, peu importe".


Les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme révèlent que le président Hollande leur a confié qu'il a organisé des opérations pour que la France tue des djihadistes en Syrie: "au moins" quatre assassinats ciblés en octobre 2015, soit avant les attentats de Paris de novembre 2015.


Pourquoi ne sont-ils pas déchus de la nationalité française ?


"Pourquoi ne pas les confier à la justice en Irak ? Pourquoi ne pas les confier à la justice en Syrie ?, interroge Laurent Wauquiez.

"Pourquoi ne pas faire des déchéances de nationalité ? Il y a des solutions qui existent, ce sont ces solutions que je demande au gouvernement de prendre", a-t-il insisté.

Volte face du pouvoir
En 2016, alors député PS des Alpes-de-Haute-Provence, Castaner plaidait en faveur de la déchéance de nationalité pour toutes les personnes condamnées pour terrorisme. En 2019, désormais ministre français de l'Intérieur, le même Castaner justifie le rapatriement des djihadistes français...

"Dans l'absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d'un crime terroriste de la nationalité française", avait déclaré le socialiste début 2016 sur Europe 1.
En 2019, aussi flexible avec le terrorisme islamiste qu'il est dur avec les Gilets jaunes, ce ministre agile justifie le retour de 130 djihadistes en France, en justifiant que "[ce sont] des Français avant d'être des djihadistes", de même qu'il est macronien avant d'être Français.

Macron ne fait pas confiance à l'Irak et à la Syrie
Les quelque 130 djihadistes français détenus dans des camps en Syrie, seront retirés à la surveillance kurde et ils retrouveront prochainement le sol du pays qu'ils ont choisi de combattre avec l'ennemi Etat islamique, a annoncé BFM TV, le 29 janvier. Les rapatriements se feront par avion, pour plus de confort. Et de rapidité !
Ils seront tous incarcérés et poursuivis en justice dès leur arrivée en France.
Les prisons françaises ont-elles les capacités d'accueil que l'Observatoire des prisons et Amnesty international puissent valider ? 
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Ou, en cadeau de bienvenue, Nicole Belloubet offrira-t-elle à nos djihadistes un pack avec téléphone portable (avec carte pré-payée) et bracelet électronique Swarovski leur permettant de manipuler à loisir leurs couteaux de boucher, de vaquer à leurs occupations de fauchage de piétons ou de jouer avec du TATP, explosif préféré du petit islamiste  amoureux de la France et des Français ?

dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite"

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
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Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

mardi 5 janvier 2016

Commémorations en rafales: Hollande s'éclate en président des chrysanthèmes

La tuerie des provocateurs de Charlie hebdo vaut-elle une semaine d'hommages du président Hollande, un an après, et en 2017? 

Voici le programme de la semaine du festival des commémorations à Paris
Le président Hollande, accompagné de la maire (PS) de Paris, A.Hidalgo, et du Premier ministre, M.Valls, a inauguré le 5 janvier -par anticipation- une plaque en la mémoire du policier Ahmed Merabet, exécuté en marge de l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.
Mardi 5 janvier
Lors de courtes et sobres cérémonies en présence des familles, des plaques seront successivement dévoilées rue Nicolas-Appert, devant les locaux de Charlie Hebdo, boulevard Richard-Lenoir, où avait été assassiné un policier, et devant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. 

François Hollande a présidé la cérémonie en compagnie de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Fleur Pellerin (ministre de la Cul
ture !) et de la maire socialiste, outre la ministre franco-marocaine de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, mais en l'absence de la ministre franco-algérienne du Travail, Myriam el Khomri

Une plaque sera également apposée à Montrouge, où le brigadier Clarissa Jean-Philippe avait été abattue par Amedy Coulibaly.
Ahmed Merabet (au centre), abattu de sang froid par les djihadistes français, dans l'exercice de ses fonctions, tout comme Franck Brinsolaro (à gauche), le policier en charge de la protection du dessinateur Charb, et Clarissa Jean-Philippe (à droite), Martiniquaise de 26 ans et policière stagiaire.

Jeudi 7 janvier
Un an jour pour jour après l'attaque contre Charlie Hebdo, le chef de l'Etat présentera ses voeux aux forces de sécurité engagées dans l'opération Sentinelle depuis la cour de la Préfecture de police de Paris, là même où il avait rendu hommage aux trois policiers tués dans les attentats de janvier. Les forces de l'ordre avaient été longuement applaudies lors de la marche républicaine du 11 janvier, pour le courage et le dévouement qu'elles avaient manifestés lors des assauts donnés contre les frères Kouachi dans un entrepôt de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, et contre Amedy Coulibaly, dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

Samedi 9 janvier
François Hollande se rendra porte de Vincennes devant les locaux du supermarché cacher pour une cérémonie organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Il devrait y être accompagné par le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Dimanche 10 janvier
Un hommage populaire aux victimes des attentats de janvier et de novembre va se tenir Place de la République à Paris, à l'initiative du collectif des "17 plus jamais". Un millier de personnes, familles de victimes des attaques d'assassins islamistes, blessés ou témoins des attaques, ont été invités à se recueillir aux côtés des officiels. Le matin, une plaque sera dévoilée au pied d'un chêne de 10 m de hauteur, planté pour l'occasion au centre de la place. Johnny Hallyday interprétera ensuite Un dimanche de janvier, un titre qui salue la mobilisation générale des Français le 11 janvier 2015, puis le Chœur de l'armée française entonnera la Marseillaise. Enfin, "l'arbre du souvenir" et la statue de la place de la République s'illumineront en fin de journée pour clore la cérémonie.


Un hommage aux victimes qui flatte la mémoire de leurs bourreaux, morts en martyrs d'Allah, les frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly.

Les commémorations politiques

Hollande est allé emboucaner Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais
Alors que son candidat s'est fait éjecter au premier tour, le président de la République est allé féliciter le président Les Républicains qui a marginalisé Martine Aubry, une chef des frondeurs socialistes.

Jeudi 17 décembre 2015, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), la présence côte à côte du président François Hollande et du nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (NPDCP), Xavier Bertrand, a fait oublier le monument pourtant dit des fraternisations de l'hiver 1915, imaginé par un poilu il y a 100 ans dans l'Artois.

Hollande continue comme en 1914  2014
Enlisé dans l'impopularité comme dans la boue des tranchées, le président tente toujours de capitaliser sur toute séquence mémorielle consensuelle qui se présente. En 2016, il ne compte pas s'arrêter de courir de commémoration en commémoration, avec une jubilation qu'on n'attendait pas, ou peu, d'un "président normal". 
En août 2014, François Hollande s'était rendu en Alsace, au côté du président allemand, Joachim Gauck, pour se souvenir du jour où la France et l'Allemagne sont... entrées en guerre ! Un hommage improbable: c'était la première fois que les deux nations commémoraient ensemble la déclaration de la Grande Guerre et la mobilisation générale, le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi. Si quelques jeunes, notamment des intellectuels de gauche comme de droite, se laissèrent alors prendre à une incroyable frénésie nationaliste, les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s'élevèrent à environ 18,6 millions de morts, 9,7 millions parmi les militaires et 8,9 millions de civils. Hollande aime-t-il les carnages ?

François Hollande s'est aussi rendu à Liège, oui, en Belgique, pour célébrer la résistance de... l'armée belge. Dans la même semaine, le président avait déposé une gerbe au Café du Croissant, à Paris, où Jean Jaurès fut assassiné, à l'aube du premier conflit mondial. Hollande aime-t-il les assassinats en terrasses de cafés ?
Le 15 août 2014, il présida une cérémonie sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, soixante-dix ans après le débarquement en Provence, avant de commémorer la libération de Paris, le 25 août 1944.

Depuis le 8 mai 2014 (et pour faire court), le chef de l'État savoura une séquence mémorielle d'une rare densité: pas moins de quinze cérémonies en six mois. Celle commémorant le débarquement en Normandie, le 6 juin, à laquelle ont assisté une kyrielle de chefs d'État, dont Barack Obama et Vladimir Poutine, sur fond de crise ukrainienne, lui a donné des ailes. "Il planait", confia un ami, qui l'a entendu s'extasier sur la réussite incontestable de l'événement. "Après le 6 juin, il en voulait toujours plus !", observa un proche.

Le président a réuni sa garde rapprochée à de nombreuses reprises pour préparer ces cérémonies, pour lesquelles il a veillé au moindre détail. Pour le 14 Juillet, c'est lui qui a demandé d'ajouter des chants de la Première Guerre mondiale. Pour le 11 Novembre, il a accepté l'invitation de l'ex-président de l'UMP Jean-François Copé à venir dans sa ville de Meaux visiter le Musée de la Grande Guerre, au grand dam de certains de ses proches qui jugeaient l'affiche singulière. Même réserve de son entourage sur Liège: le président s'étant déjà rendu à Ypres, le 26 juin, ses conseillers jugeaient que le déplacement de lundi était redondant. Mais Hollande y tenait: il a une forte demande de reconnaissance...

Le 8 janvier, il  commémorera la mort de Mitterrand



Vingt ans après la mort du premier président socialiste de la Ve République
et près d'un siècle après sa naissance, François Hollande sur sa tombe à Jarnac (Charente), avant de recevoir à dîner ministres et proches de l'ancien président à l'Elysée. Festoieront à la santé du défunt -et aux frais du contribuable, sans évidemment aucune surcharge de la dette publique -  Laurent Fabius, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Patrick Kanner, mais aussi des figures de la "Mitterrandie": Laure Adler, Robert Badinter, Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, Pierre Favier, Elisabeth Guigou, George Kiejman ou Louis Mermaz.

Mitterrand est décédé le 8 janvier 1996 à Paris (7e) d'un cancer de la prostate diagnostiqué avant sa candidature et son élection de 1981.


Hollande sera le premier président de la République en exercice à s'y rendre
pour commémorer la disparition de celui qui présida la France pendant deux septennats, de 1981 à 1995.
Il est attendu à 11H00 au cimetière de Grandmaisons où il sera accueilli par la fille adultérine de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, et l'un au moins de ses fils, Gilbert. Sont attendus Jack Lang, Anne Lauvergeon, Pierre Bergé (journal Le Monde) et Hubert Védrine, ainsi que le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et des membres du gouvernement, Bernard Cazeneuve, Harlem Désir et Martine Pinville, régionale de l'étape (capacitaire en droit, députée PS de la Charente de 2007 à 2015, contre Malek Boutih PS, avant d'être nommée secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, pour info...).


Autres temps, autres moeurs et question de grandeur
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 09 septembre 1965, le général de Gaulle prononça une de ses fameuses "petites phrases" impérissables: "D'ailleurs, qui a jamais cru que, le général de Gaulle étant appelé à la barre, il devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes..."


Désormais, s'il n'a pas la main politique verte,  
le président arrose néanmoins copieusement les chrysanthèmes et se "dérobe" sur le front des combats contre le chômage et la dette publique. Et pour l'équité sociale qui ne consiste pas à distribuer à tout-va aux uns, en matraquant les autres.

dimanche 25 octobre 2015

Fabius raille la droite sur la montée du FN quand la gauche est au pouvoir

"Quand la gauche est au pouvoir, le Front national monte." Vrai ou faux ?...

Europe 1 assurait que "c’est un argument-gimmick récurent de la droite dite "républicaine"

"Une thèse fausse, comme l’avait démontré le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1",
insiste le journaliste Sébastien Tronche, pour... le Lab d'Europe 1 du 25 octobre 2015. Ce fin décrypteur raille la mise en garde "répétée à l’envi tour à tour par Nadine Morano, François Fillon ou encore Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait sur RTL le 24 mars, affirmant que "chaque fois que la gauche est au pouvoir, le FN monte".


Interrogé également, le dimanche 25 octobre dans Le Supplément sur Canal+, sur cette affirmation du président de Les Républicains, le septuagénaire était sorti de sa somnolence pour envoyer l’ancien chef de l’Etat dans les cordes, s’interrogeant sur... "son Alzheimer précoce". Avec flegme, il porte une  violente attaque visiblement préméditée "Peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"
Or, le ministre des Affaires étrangères, qui s'est évanoui en conférence de presse à Prague, en août 2015 (photo 1, ci-dessus), avait évoqué "un bout de grippe" estivale et a démenti souffrir d'une maladie neurodégénérative.

A entretien négocié, réponse préparée

Le somnolent Fabius n'a pas paru surpris par cette évocation confirmée par 
tous les scrutins de ces trois dernières années. Il nie, mais semble faire un effort de mémoire sur sa tortueuse réplique, pourtant anticipée: "Je n’avais pas remarqué qu’il ait été réélu quand il s’est présenté à la présidentielle. J’ai plutôt remarqué que le Front national avait fait un gros score. Mais peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'entretien consacré à l'agression verbale du ministre en campagne: 

A six semaines des Régionales, Fabius ne se mêle pas de politique française...

Le ministre des Affaires étrangères ne voulait pas être "emmené sur la politique intérieure," selon Europe 1, une criante contre-vérité au regard du nombre de déplacements du locataire de l'Elysée depuis l'été et du gouvernement par groupes de trois. Laurent Fabius se serait laissé entraîner, raconte le journaliste d'Europe1: une fâcheuse habitude récurrente chez ce suiveur de la politique d'Obama. 
"Il n’a pas pu s’empêcher de réagir, après avoir exprimé sa "préoccupation" sur la montée de l’extrême droite en Europe," explique le petit journaliste. Une progression qui n’est pas forcément "liée uniquement à des circonstances économiques", estime Fabius, prenant la Suisse comme exemple.

"Sur le cas français, le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1 (VFI) d’Europe 1 avait démontré [sic, selon la radio], en février 2015, que
le FN n’est pas plus fort quand la gauche est au pouvoir, même s’il est vrai que des députés FN sont entrés à l’Assemblée nationale en 1986 après cinq ans de gauche ou que Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour de la présidentielle, en 2002, après cinq ans de majorité socialiste."

Fabius révisionniste ?
"Mais, si on se penche sur les élections de ces vingt dernières années, les scores du FN n'ont pas grand-chose à voir avec la nature du pouvoir en place. Lors de la présidentielle de 1988, après deux ans de cohabitation avec Jacques Chirac, François Mitterrand est réélu avec 54,02% mais Jean-Marie Le Pen réalise déjà un score élevé avec 14,38%," après sept années de socialisme.

Or, candidat à l'élection présidentielle de 1974, Jean-Marie Le Pen recueillit 0,75 % des voix. 
La mise en place d'un scrutin de liste proportionnel à un tour par le gouvernement socialiste permet au Front national d'obtenir 35 députés aux élections législatives de 1986. Jean-Marie Le Pen est ainsi député de Paris et préside le groupe Front national – Rassemblement national (FN-RN) à l'Assemblée nationale durant la VIIIe législature. 
En avril 1988, il obtient 14,39 % des voix à l'élection présidentielle.
A nouveau candidat à la présidentielle, il double son score après 7 années de socialisme et obtient 15 % des voix en 1995, arrivant en quatrième position au premier tour, derrière Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur. 
Pour mémoire, Franz-Olivier Giesbert évoqua les propos du ministre socialiste Pierre Bérégovoy (Le Président, éditions du Seuil, 1990), qui, en juin 1984, considérait que la gauche avait tout intérêt "à pousser le FN", afin de rendre la droite parlementaire "inéligible". C'était clair et par son déni, Fabius montre qu'il n'est pas épargné par la maladie Alzheimer.
Europe 1 valide les élucubrations de Fabius
Même cas de figure lors de la présidentielle de 1995 où Jean-Marie Le Pen continue de "grappiller" des voix (15%). François Mitterrand est à l'Elysée et Europe 1 suggère que c'est le nouvel entrant à Matignon, un Premier ministre de droite, Edouard Balladur, qui serait responsable, avant d'avoir pris ses fonctions.
D'ailleurs, la tendance est inverse lors des échéances présidentielles de 2007, quand au sortir de cinq ans de gouvernement de droite, le Front national est réduit à 10,44% des voix. D'où cette haine du FN, franche à l'encontre de l'UMP (et LR) et feinte à l'endroit du PS. 

Europe 1 concède que Fabius n'est pas fiable.
"Alors, certes, lors des dernières élections européennes en mai 2014, le FN réalise 24,85% des suffrages et envoie la première délégation française au Parlement européen." C'est bien le PS qui dirige le gouvernement, constate la radio. 
Mais là encore, "rien n’est automatique", conclut Europe 1. Il faut toutefois remonter 16 ans en arrière: "aux européennes de 1999, lorsque Lionel Jospin est à Matignon, le FN s'effondre à 5,69%."
Années 1930-années Hollande. Quand la presse est en service commandé et que ses décrypteurs nient la menace, ils nous mènent sur l'"inviolable" ligne Maginot... 
Le 10 mai 1940, la Wehrmacht passa à l'offensive à travers le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas, contournant les secteurs les plus puissants de la ligne Maginot, avant de percer à travers le secteur défensif des Ardennes et le secteur fortifié de Sedan...

lundi 7 septembre 2015

Rainbow Warrior: 30 ans après, un seul des deux poseurs de la charge explosive s'excuse

Un autre agent secret n'a toujours aucun état d'âme 

Le 10 juillet 1985, Jean-Luc Kister participe à l'opération qui coulera le bateau de Greenpeace


Venu perturber des essais nucléaires dans le Pacifique,
l'opération secrète causa la mort du photographe Fernando Pereira, membre de l'équipage de Greenpeace, ONGI d'agit-prop dans le domaine de la protection de l'environnement. L'ex-agent a choisi le site d'information Mediapart pour dire ses regrets et présenter des excuses, revenant sur les conditions du fiasco du sabotage du Rainbow Warrior.

Le colonel Kister livre finalement sa version de l’histoire. 
Dans un entretien avec Edwy Plenel diffusé dimanche par Mediapart, l'ex nageur de combat du Service Action de la DGSE revient sur les détails de l’opération qui l’a amené à poser la charge explosive qui a coulé un navire de Greenpeace, le 10 juillet 1985, au large de la Nouvelle-Zélande. "Trente ans après les événements, avec les passions qui se sont apaisées, et aussi le recul que j'ai par rapport à ma vie professionnelle, j'ai pensé que c'était une occasion pour moi d'exprimer à la fois mes profonds regrets et mes excuses", confie Jean Luc Kister.

Le chalutier avait été reconverti par le groupe écologiste
dans le but de perturber les essais nucléaires français dans le Pacifique. Des agents français lancent alors une opération contre le navire, qui coûtera la vie à Fernando Pereira, un photographe de l’association. Jean-Luc Kister faisait partie de la “troisième équipe” qui a posé la charge. Emu, il adresse ses excuses à la famille de l’activiste, aux membres de Greenpeace qui étaient à bord et au "peuple néo-zélandais". "J'ai la mort d'un innocent sur la conscience, et ça pèse."

Jean-Luc Kister tente de s'innocenter

"Nous ne sommes pas des tueurs de sang froid", estime-t-il  à Mediapart.
Le drame avait largement entaché la présidence de François Mitterrand, en cours de premier septennat. A l'époque agent de l’unité des nageurs de combat du service Action de la DGSE, Jean-Luc Kister maintient toujours qu’il a simplement obéi aux ordres, mais que la "riposte" dont ont été chargés les douze agents qui ont participé à l'opération, sous l'autorité de Charles Hernu, ministre de  la Défense du président François Hollande dans le gouvernement Fabius, était "disproportionnée".

Interrogé par Mediapart, Jean-Luc Kister s'excuse

Le colonel affirme par ailleurs que les autres scenarii, moins agressifs, ont été refusés par le pouvoir politique: "Il y avait une volonté à un haut niveau de dire: 'Non, non, il faut que ça cesse définitivement, il faut une mesure plus radicale'. On nous dit: 'Non, il faut le couler'. Alors là c'est simple, pour couler un bateau, il faut faire un trou dedans. Et là, il y a des risques".

Quelques jours après la tragédie, des agents sont démasqués. Chargé par Mitterrand et Fabius, Charles Hernu démissionnera deux mois plus tard et mourra cinq ans plus tard, à seulement 66 ans. Dans ses explications, l’ancien agent accuse directement le pouvoir d’avoir livré son nom à la presse après les faits : "C'est pas aux journalistes que j'en veux, c'est au pouvoir politique". Depuis, Paris a présenté des excuses officielles et versé des indemnités. Les essais atomiques ont cessé en 1996.

Greenpeace ne veut pas oublier

Pour le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, ces "excuses tardives" ne font que rappeler que "Fernando Pereira était un innocent sacrifié au nom d'une absurde raison d'État". "Cet attentat était un crime et non un accident", estime cet ex- secrétaire général de Reporters sans frontières (2008-2012), et ces événements "démontrent que la réponse violente ou répressive des États face à la société civile ne sert à rien". Il appelle le gouvernement à tirer des leçons des erreurs du passé et de "cesser de durcir les peines ou d'amplifier la surveillance des militants".
Le frère de Mme S. Royal manque-t-il implicitement de ce "courage moral plus rare que le courage physique"?

Le pilote du canot pneumatique serait le capitaine Gérard Royal (ci-contre), frère de Ségolène Royal. Identifié comme l'homme au bonnet rouge et surnommé Pierre le Marin, il était l'un des trois nageurs de combat qui ont coulé le chalutier de Greenpeace.
Selon son frère Antoine,  qui l'a affirmé au Parisien et que reprend L'Express du 2 octobre 2006, Gérard Royal aurait posé la bombe sur la coque du Rainbow Warrior en 1985. L'actuelle ministre de l'Environnement, Laurent Fabius, ministre du gouvernement de Manuel Valls et Dominique Strauss-Kahn, dont Hollande fut en 2012 le candidat socialiste de substitution, suite à ses premières affaires de moeurs sexuelles, évoquèrent une possible manoeuvre de "politique nauséabonde"...

Un frère cadet de la candidate PS à l'investiture présidentielle socialiste, Antoine Royal (ci-contre en 2007, mort d’un cancer du pancréas à 59 ans), a affirmé  que son frère Gérard lui avait révélé avoir "posé la bombe" sur le bateau coulé en 1985 par des agents français dans le port néo-zélandais d'Auckland. L'appartenance de Gérard Royal, ancien nageur de combat et maintenant retraité avec le grade de colonel, à la DGSE, ainsi que son implication dans l'opération contre le Rainbow Warrior, avaient déjà été révélées par l'Express dès 1995 (page "déplacée" depuis !) Alors que la version officielle prétendait jusque là qu'il n'était que le pilote du canot pneumatique utilisé pour approcher le navire, son frère Antoine avait brisé le tabou: "Il avait pris une embarcation avec une deuxième personne pour s'approcher du bateau. Il a pu échapper aux autorités néo-zélandaises, contrairement au faux couple Turenge qui a été interpellé. Ma sœur a appris qu'il était présent lors de l'opération à l'occasion d'un article récent dans la presse." Lors d'un déplacement à Guingamp, Ségolène Royal en campagne avait clamé son admiration pour son frère Gérard, se déclarant même "un peu surprise de cette polémique", qui éclate "au lendemain de [sa] déclaration de candidature". Paranoïa et mauvaise foi...

Le scandale était si retentissant que Charles Hernu avait servi de bouc émissaire
L'opération, le 10 juillet 1985, avait fait un mort, Fernando Pereira, militant de l'organisation écologiste. Trois mois plus tard, Laurent Fabius, alors Premier ministre, était contraint d'avouer l'implication de la DGSE. "C'est sans doute une coïncidence, un hasard total [...] si on reparle de cette histoire qui est arrivée il y a plus de 20 ans pour mettre en cause Mme Royal alors qu'elle est candidate à la candidature et peut-être pour me mettre en cause aussi puisque je suis candidat, avait-il déliré sur France 2. [...] Ce n'est pas ma conception de la politique. Je ne suis pas pour une politique nauséabonde et si on veut arrêter les socialistes comme ça, on n'y arrivera pas." L'affaire du sang contaminé ne l'a pas davantage arrêté... Quand bien même les faits seraient avérés, Dominique Strauss-Kahn, qui est également candidat à l'investiture présidentielle du PS, a trouvé "malvenue" l'irruption de telles révélations dans la campagne.

Deux agents français, Alain Mafart et Dominique Prieur, les "faux époux Turenge", ont reconnu avoir posé les deux charges explosives sur le navire. Ils ont été condamnés par la Nouvelle-Zélande à 10 ans de prison pour homicide involontaire. Leur procès a été filmé et devait être diffusé sur une chaîne néo-zélandaise. Les deux Français ont finalement été expulsés vers l'atoll de Hao en Polynésie française, en application d'un accord conclu entre la France et la Nouvelle-Zélande. Ils ont été relâchés et sont retournés en France 18 mois plus tard.
La Nouvelle-Zélande a jugé peu probable de demander l'extradition d'un frère de Ségolène Royal -protégé par l'impunité- à la suite des révélations parues dans Le Parisien. Selon la Première ministre Helen Clark, la police devrait rouvrir les dossiers mais une demande d'extradition n'en résultera probablement pas, les deux gouvernements ayant convenu de clore l'affaire en 1991. "Pour que la Nouvelle-Zélande poursuive une affaire comme celle-ci via Interpol, il faut bien sûr obtenir une certaine coopération à l'autre bout, a expliqué Clark à la télévision. [...] Je pense que le gouvernement français en référera à la décision de 1991 en disant, minute, cela a été réglé il y a longtemps."

Edwy Plenel, qui a dirigé l'entretien, décide que ces excuses viennent clore un énorme scandale politique, mais il reste encore une "petite part de mystère": le niveau de connaissance de François Mitterrand, qui était au courant de l'opération selon les affirmations de l'amiral Pierre Lacoste, patron à l'époque de la DGSE. La question n'est pas de déterminer "à quel point il savait que l'opération allait être si violente", mais de prouver qu'il a donné son feu vert à cette mission. 
L'amiral Lacoste affirme que l'action contre Greenpeace a été donnée avec l'accord du président François Mitterrand :
"Reçu en audience par le président de la République, le 15 mai à 18 heures, j'avais mis cette question au premier point de l'ordre du jour (…). J'ai demandé au Président s'il m'autorisait à mettre en œuvre le projet de neutralisation que j'avais étudié à la demande de Charles Hernu. Il m'a donné son accord en manifestant l'importance qu'il attachait aux essais nucléaires. Je ne suis pas alors entré dans un plus grand détail du projet, l'autorisation était suffisamment explicite."

dimanche 29 juin 2014

Gouvernement Valls: Erich Rebsamen, père nazi de François, ministre de Hollande ?

L'information qui fuite depuis 70 ans est-elle fondée ? 

La photo 
en uniforme nazi du papa "wanted" en 1945 agace les "antifa"
Extrait du journal La Bourgogne républicaine,
daté du 9 août 1945.
Qui a fait fuiter cette info ?  

On ne s'attend certes pas à ce que ce puisse être Libération ou Mediapart ! D'aucuns suppute donc que, de prime abord, cette boule puante virale serait relayée par le FN, mais d'autres, tout aussi bien informés, assurent qu'elle suinterait du réseau de Manuel Valls ! 

De quoi faire assurément d'une caillasse deux mauvais coups.
Valls et Rebsamen se détestent au moins depuis que "Manu" l'a spolié du ministère de l'Intérieur et que, pendant deux ans, il en a profité pour torpiller le réseau de commissaires de police mis en place par Rebsamen pendant de nombreuses années !

Une rumeur vieille de 70 ans

"On est donc peu après la libération, en pleine épuration, et les résistants utilisent les journaux pour lancer des avis de recherche sur les collabos clairement identifiés. Le père de François Rebsamen en fait partie." 

"Eric [Gottfried] Rebsamen, né à Stuttgart en janvier 1917, est de nationalité suisse. Inculpé d’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, [il] est actuellement en fuite. Arrivé à Dijon en novembre 1939, il a été interprète et chef d’atelier au garage Renault jusqu’en novembre 1943, date à laquelle il part pour Paris. Il aurait rejoint la Suisse. Le voici photographié en tenue d’officier allemand. Tous renseignements utiles sur son activité au cours de l’occupation peuvent être adressés à M. Geoffroy de la Mothe, juge d’instruction. Cour de Justice, cabinet n°5, Dijon"

Une première fuite

Le premier à avoir vendu la mèche est un certain Yves Bertrand
, le fameux directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, qui notait dans des carnets qui ont été révélés par la presse : "Père Rebsamen serait un ex-agent de la Gestapo d’origine russe. Un Rebsamen russe s’installe à Dijon en 39 – photo de lui en uniforme d’officier Gestapo. Ça se passe à Dijon. S’est marié avec la fille d’un maire adjoint de Dijon qui est intervenu pour qu’il ne soit pas jugé trop sévèrement. Rebsamen né à Dijon en 1951. Sa mère = la fille d’un ex-adjoint de Dijon. Père =Erich Rebsamen."

Mais cela passe inaperçu, et
aucun journaliste ni politique ne demande d’explications à M. Rebsamen, qui est toujours maire de Dijon et maître des archives de cette ville.

Une deuxième fuite


Les archives ont fini par parler. Il faut dire que le maire de Dijon s’est fait pas mal d’ennemis avec le temps. Un fouineur particulièrement coriace a mis au jour une pièce qui ne laisse plus aucun doute sur le mensonge du nouveau ministre socialiste du Travail pour protéger son père dont l’honneur avait pourtant été bafoué par ses activités de collaboration pendant l’occupation, assurait ce bon fils.

On ne compte plus les mensonges de cette majorité, mais celui-là vient de quelqu’un qui a été nommé ministre du Travail de la France, très proche de François Hollande (qui a lui aussi un père d'extrême droite). [Mais le père du président Hollande, Georges, qui vit toujours au soleil de la Riviera française, n'est-il pas un ancien OAS et proche de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour?] 

Ce n’est tout de même pas rien de cacher aux Français pendant 70 ans que papa Rebsamen aurait trahi le pays.
L’attitude de François Rebsamen est d’autant plus incompréhensible que l’on n’est pas responsable de ses parents, pas plus que ne le sont l'acteur tourmenté Richard Bohringer ou le chanteur Gérard Lenorman. Mais personne n’est non plus obligé de mentir aux électeurs pour servir ses intérêts et sa carrière politique.

Catherine Tasca,
 
née à Lyon en 1941, a bien été ministre dans les gouvernements Rocard et Jospin (Francophonie, puis Culture), alors qu’elle est la fille d’un collaborateur notoire (Angelo Tasca, ancien dirigeant communiste italien passé au service du gouvernement de Vichy).
Cette nouvelle pierre dans le jardin socialiste s’ajoute aux relations amicales entre Valls et un néo-nazi (Terry Cooper), et entre François Mitterrand, Pétain et Bousquet. Un passé que le PS tente de nous faire passer pour vertueux…