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lundi 30 décembre 2019

L'affaire Matzneff, c'est le scandale de la pédophilie encensée par les milieux littéraires

Les pratiques pédophiles assumées de l'écrivain posent aujourd'hui problème

Le "monde nouveau" de Macron est-il un retour à l'ordre moral ?

Comme Daniel Cohn-Bendit, l'écrivain Gabriel Matzneff a fait l'étalage de ses relations avec des enfants des deux sexes.
Or, un livre sort au tout début 2020 dans lequel ce prédateur sexuel est le personnage central : Vanessa Springora raconte l'emprise qu'il a exercé sur elle quand elle avait 14 ans.

Cette publication ravive un malaise fort datant de trente ans et qui secoue aujourd'hui une société jusqu'ici ouverte : la permissivité et la tolérance de bon aloi était sans limites. Dans le livre Le Consentement, à paraître en janvier, l'éditrice et auteure Vanessa Springora raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff, au milieu des années 1980. Elle avait alors 14 ans, lui était quinquagénaire. Dans un contexte de dénonciation des violences sexuelles, son témoignage a rencontré un écho important et a interrogé de nouveau la notion de consentement sexuel. 
Franceinfo présente cette affaire par le menu.


Qui est Gabriel Matzneff ?

L\'écrivain Grabriel Matzneff, en janvier 2009 à Paris.
Né le 12 août 1936, Gabriel Matzneff est issu d'une famille de Russes exilés, qui ont fui leur pays après la révolution communiste de 1917. Lauréat du prix Renaudot de l'essai en 2013 et édité par Gallimard, l'écrivain de 83 ans a longtemps été une figure prolifique du milieu littéraire. Il était régulièrement invité de ses grands-messes télévisuelles, '"Apostrophes" sur Antenne 2 [service public] à "La Grande Librairie" sur France 5 [service public].

Auteur prisé, l'homme n'a pourtant jamais caché son attirance pour les jeunes enfants dans ses journaux intimes, comme Mes amours décomposés (1990), ou ses essais, en particulier Les Moins de seize ans (1974). "Lorsque vous avez tenu dans vos bras, baisé, caressé, possédé un garçon de 13 ans, une fille de 15 ans, tout le reste vous paraît fade, lourd, insipide", écrit-il dans ce dernier ouvrage [Les féministes - les plus disgracieuses et aigries - sortent les griffes].
Depuis quelques années, l'octogénaire chronique... l'actualité pour Le Point. Après les attentats du 13-Novembre, il avait de nouveau défrayé la chronique avec un texte violent sur la "génération Bataclan" et les victimes des terroristes.

Et Vanessa Springora ?
Agée de 47 ans, Vanessa Springora est directrice des éditions Julliard depuis le 1er décembre 2019. Diplômée en lettres modernes de l'université Paris-Sorbonne, elle a commencé sa carrière en 2003 à l'Institut national de l'audiovisuel (INA), avant de rejoindre les éditions Julliard en 2006 comme assistante d'édition. Elle rencontre Gabriel Matzneff en 1986 en accompagnant sa mère, attachée de presse dans l'édition [qui semble absente quand sa fille a 14 ans, comme ceux de l'actrice féministe lesbienne Adèle Haenel, à 12, qui a depuis révélé son harcèlement sexuel subi d'un réalisateur], à un dîner. L'homme se met à lui écrire, à l'attendre à la sortie du collège et à la vouvoyer pour effacer l'écart d'âge. "Comme je n'avais lu aucun de ses livres, je ne savais pas que c'était un procédé qu'il mettait systématiquement en œuvre", a-t-elle raconté à Bibliobs.

Pourquoi l'affaire n'éclate-t-elle qu'aujourd'hui ?

Le livre de Vanessa Springora marque un tournant. Pour la première fois, une ancienne relation de l'écrivain prend la parole. "A 14 ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", écrit-elle [à l'innocence pure (?) a succédé la malice de l'écrivaine]. Sans acrimonie, ni victimisation, Vanessa Springora évoque l'ambivalence d'une époque où la libération sexuelle flirte avec la défense [l'éloge] de la pédophilie, la fascination exercée par l'écrivain, puis le poids de cette histoire sur sa vie.

Et l'auteure de décrire une emprise qui se poursuit sur le terrain littéraire :
Résultat de recherche d'images pour "matzneff jeune"
L'emprise semble également physique
au vu de la main fermement
serrée sur le poignet
l'écrivain écrit beaucoup et couche sur le papier ses conquêtes et aventures sexuelles, y compris avec des jeunes garçons lors de voyages en Asie. "Comme si son passage dans mon existence ne m'avait pas suffisamment dévastée, il faut maintenant qu'il documente, qu'il falsifie, qu'il enregistre et qu'il grave pour toujours ses méfaits", écrit Vanessa Springora. Elle évoque une "triple prédation, sexuelle, littéraire et psychique".

On l'a laissé faire parce qu'il y avait l'aura de l'artiste [dénonce cete figure du milieu littéraire]. Son œuvre servait de caution. Mais au nom de quoi les dégâts seraient-ils moindres quand la personne qui commet ces actes est un artiste ?Vanessa Springoraà "Bibliobs"

Dans le sillage de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, qui dénonce avec force depuis 2017 les violences sexuelles, l'ouvrage opportuniste ne passe pas inaperçu [il n'est pas encore à la vente !]. "Le livre de Vanessa Springora va constituer un jalon majeur dans l'histoire de la pédophilie, dans la mesure où c'est la première fois qu'une des relations de Matzneff prend la parole pour donner un son de cloche très différent du son de cloche de Matzneff lui-même. Il a toujours présenté les relations sexuelles qu'il a eues avec les enfants (…) comme euphoriques et plaisantes (…)", explique à franceinfo Pierre Verdrager, sociologue et auteur de L'Enfant interdit. 

Comment la pédophilie est devenue scandaleuse.
Personne n'avait réagi avant ?

Pas vraiment [sic]. A l'époque des faits, au milieu des années 1980, le regard porté sur la pédophilie est très différent [terme neutre...]. Lorsqu'il publie en 1990 Mes amours décomposés, Gabriel Matzneff est invité sur le plateau d'"Apostrophes". Le ton des questions posées par Bernard Pivot est léger, pour ne pas dire complaisant [Pivot en oublie de faire ne serait-ce qu'allusion aux petits garçons]: "Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans les lycéennes et les minettes ? Au-dessus de 20 ans, on voit que ça ne vous intéresse plus", "pourquoi les collectionner autant ?" Les réponses, accueillies par les rires de l'assistance [dont une bécasse], sont assumées : "Je préfère avoir dans ma vie des gens qui ne sont pas encore durcis. Une fille très jeune est plutôt plus gentille [docile?], même si elle devient très très vite hystérique et aussi folle que quand elle sera plus âgée."

Une seule voix s'élève alors contre l'écrivain. "Monsieur Matzneff me semble pitoyable. Ce que je ne comprends pas, c'est que dans ce pays, la littérature sert d'alibi à ce genre de confidences, attaque [sic] Denise Bombardier, écrivaine canadienne. Ce que nous raconte Monsieur Matzneff (...), c'est qu'il sodomise des petites filles de 14, 15 ans, que ces petites filles sont folles de lui (...). On sait que les vieux messieurs attirent les petits enfants avec des bonbons, monsieur Matzneff les attire avec sa réputation." Et de conclure : "Comment s'en sortent-elles ces petites filles après coup ? Moi je crois que ces petites filles là sont flétries et la plupart d'entre elles pour le restant de leurs jours". "Je ne comprends pas comment on peut publier des choses comme ça", cingle-t-elle encore.

Interrogée il y a quelques jours par franceinfo, Denise Bombardier raconte comment cette prise de position lui a valu d'être vilipendée par certains intellectuels français. "J'ai pris la parole, parce que les gens ne disaient rien sur son livre. Il y avait un couple de catholiques qui était là pour défendre la fidélité dans le mariage et qui n'a pas dit deux mots. D'ailleurs, la dame ne fait que rire [la bécasse], se souvient-elle. J'ai fait ce que j'avais à faire. Autrement, je n'aurais pas pu me regarder dans le miroir." L'éditeur de Gabriel Matzneff, Philippe Sollers [qu'aimèrent dès l'adolescence les femmes mûres : "il a frôlé l'inceste avec deux de ses tantes," chronique Pivot, d'une plume humide. Et, puisque la pédophilie des femmes pédophile passe bien, d'ajouter : "il a l'œil, il a le culot, il a les mots, il a la patience, il a le charme, il est vif, précis et amusant. Cruel, si le temps en est venu; diplomate, silencieux ou retors quand il lui faut mener "une double vie" et des "vies parallèles mouvantes"], [Sollers, donc,] la traite alors de "connasse" sur France 3, la critique littéraire du Monde, Josyane Savigneau [responsable du célèbre 'Monde des Livres'entre 1991 et 2005 et dont l'"ami de toujours" est Sollers], ironise dans les colonnes de son journal : "Découvrir en 1990 que des jeunes filles de 15 et 16 ans font l'amour à des hommes de trente ans de plus qu'elles, la belle affaire !" 

En 2013, lorsqu'il reçoit son prix Renaudot [Frédéric Beigbeder est l'un des membres du jury depuis 2011, comme Franz-Olivier Giesbert? le directeur de l'hebdomadaire Le Point entre 2000 et 2008, et Yann Moix l'un de ses lauréats, en 2013], quelques voix s'élèvent. Une pétition pour le lui retirer est lancée par l'association La Mouette et Innocence en danger dépose plainte contre X pour apologie d'agression sexuelle.

Mais pourquoi la pédophilie était-elle tolérée ?

Cela paraît difficile à imaginer en 2019 mais il existait dans ces années-là un courant pro-pédophilie, soutenu par des intellectuels [germanopratins] prestigieux. Dans une tribune publiée le 26 janvier 1977 dans Le Monde, Gabriel Matzneff prend la défense de trois hommes jugés pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de 15 ans. "Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ? (...) Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit", peut-on notamment y lire. A ses côtés, dans la liste des signataires : Louis Aragon, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, André Glucksmann [père de Raphaël qui s'indigne aujourd'hui : depuis qu'il a donné un enfant à Léa Salamé ?], Bernard Kouchner, Jack Lang, ou encore Jean-Paul Sartre.



Comme l'expliquait sur franceinfo le sociologue Pierre Verdrager, la "pédophilie a fait [alors] l'objet d'une tentative de valorisation dans le monde intellectuel". "C'était une époque où il y avait une tentative de libération sur tous les horizons et on avait considéré que la pédophilie faisait partie de ça : libération des femmes, libération des gays, libération de la sexualité et du discours sur la sexualité", resitue-t-il. L'âge de la majorité vient d'être abaissé à 18 ans en 1974 et, "dans ce contexte-là, on pensait qu'il était possible de considérer comme valides les relations sexuelles entre les adultes et les enfants" [En fait, ce n'est que depuis le 31 mars 2013 que la loi prévoit, pour les jeunes filles âgées de 15 à 17 ans, la délivrance gratuite en pharmacie, sur présentation d’une ordonnance, des contraceptifs remboursables. Alors, il n’est plus nécessaire d’obtenir le consentement de ses parents, et le secret médical doit être gardé]. 
Dans un texte où il revenait sur le soutien de Libération à ce mouvement pro-pédophilie [de même que le Nouvel Observateur commençait à publier des annonces de rencontre pour homosexuels], le journaliste Sorj Chalandon [journaliste judiciaire, grand reporter, puis rédacteur en chef adjoint de Libération, et prix littéraire] évoque une période post-Mai 68 où "l'interdiction, n'importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus". 

Comment le monde littéraire réagit-il depuis le début de l'affaire ?

L'affaire divise. Beaucoup, comme Bernard Pivot, plaident le changement d'époque. "Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale ; aujourd'hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c'est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d'un pays et, surtout, d'une époque", écrit sur Twitter l'ancien président de l'académie Goncourt [comme Alphonse Daudet. Ou Colette, d'ailleurs...]. 
"Un nouveau tribunal va se mettre en place, comme pour Polanski, estime de son côté Frédéric Beigbeder dans les colonnes du Monde. C'est une époque qui en juge une autre, mais les temps ont changé... Tout le milieu littéraire a peur (...). C'est terminé pour lui, il est devenu indéfendable." [Les mêmes, dont Macron, jugent aujourd'hui la France sur sa période coloniale]

Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale; aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque.

D'autres, comme l'ancienne critique du Monde Josyane Savigneau, dénoncent sur Twitter une "chasse aux sorcières". 
"Je ne protège personne mais je ne participe pas non plus aux chasses à l'homme", s'est défendu le patron du Point [justement], Etienne Gernelle [librement], précisant qu'aucune chronique de l'écrivain n'a fait "l'apologie de l'amour avec les enfants". 
Son prédécesseur, par ailleurs membre du jury du prix Renaudot, est sur la même ligne [tous se protègent en prenant la défense de l'indéfendable]. "C'est un excellent écrivain, dont j'aime certains livres, d'autres pas du tout. J'exècre la pédophilie, mais je déteste aussi la police de la maréchaussée. Les gens cloués au pilori ont toujours ma sympathie", a répondu [méprisant] au Monde Franz-Olivier Giesbert.

Plusieurs voix ont aussi salué la démarche de Vanessa Springora. 
"Il ne s'agit pas d'un retour à l'ordre moral, juste d'un retour à la raison [laquelle est un rempart bien connu en matière de sexe]. Les filles de 13 ans ont autre chose à faire que de tomber amoureuse d'un mec de 50 ans [insensé]. Elles ne sont pas à armes égales avec lui", estime dans les colonnes du Monde  [membre du jury du prix Renaudot, il faudrait le dire] l'écrivain Patrick Besson [photo ci-dessus, pour qui le sexe se résume à un rapport de forces]. 
En décembre 2014 [on est donc loin des années 80 et 90], un autre article publié dans Le Point promeut le livre Small Miracles de Djan Seylan, un recueil d'images de "jeunes filles africaines et asiatiques ayant vécu nues au temps de la colonisation [...] entre 11 et 17 ans"; "le plus joli cadeau de Noël qu'on puisse faire à un pédophile". L'article relate la fascination de Besson pour ces "femmes offertes ou interdites"...

L'essayiste et député européen Raphaël Glucksmann, dont le père avait signé la tribune avec Gabriel Matzneff, a fait part de son dégoût [de son père ?] sur Twitter.

J’ai beau chercher, je ne comprends toujours pas en quoi le fait de ne plus tolérer qu’un dandy pervers de 40 ou 50 ans mette son sexe dans la bouche d’une enfant de 13 ans ou exploite des petits garçons en Asie du Sud-Est est une menace pour la création littéraire...

Comment Gabriel Matzneff se défend-il ?

Gabriel Matzneff a refusé toutes les demandes d'interview. Il s'est simplement fendu d'un mail à L'Obs. "Apprendre que le livre que Vanessa a décidé d'écrire de mon vivant n'est nullement le récit de nos lumineuses et brûlantes amours, mais un ouvrage hostile, méchant, dénigrant, destiné à me nuire, un triste mixte de réquisitoire de procureur et de diagnostic concocté dans le cabinet d'un psychanalyste, provoque en moi une tristesse qui me suffoque", a-t-il écrit.

Les faits dénoncés peuvent-ils être poursuivis ?
Non, car ils sont trop anciens. Dans un entretien à Bibliobs, Vanessa Springora le dit elle-même : "J'ai mis beaucoup de temps à me considérer comme une victime car justement j'avais été consentante. Mais j'étais tout de même en dessous de la majorité sexuelle. J'aurais donc pu aller en justice, sauf qu'à chaque fois je me disais : 'J'étais consentante'. J'y ai repensé bien plus tard, il y avait prescription."

D'après son témoignage, les faits s'apparentent à une "atteinte sexuelle", soit "un acte de pénétration sexuelle sans violence, contrainte, menace ou surprise, lorsqu'elle est commise par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans". En la matière, le délai de prescription varie entre 10 et 20 ans (avec circonstance aggravante) après la majorité de la victime. Un délai atteint depuis longtemps puisque Vanessa Springora a aujourd'hui 47 ans. 
Si jamais les faits dénoncés venaient à être qualifiés de viol, la nouvelle prescription de 30 ans, entrée en vigueur le 6 août 2018, ne pourrait de toute façon pas s'appliquer parce qu'elle n'est pas rétroactive.

Pour le sociologue Pierre Verdrager, ce livre pourrait cependant faire évoluer la loi, notamment sur la question de l'âge limite pour le consentement. Début 2018, le gouvernement avait abandonné l'instauration d'une telle mesure, qui aurait permis de considérer que tout mineur de moins de 15 ans ne peut pas donner son consentement à un acte sexuel avec un majeur. "Je pense que ce livre va reposer le problème et le fait que cet ouvrage ait un tel retentissement, je pense que les politiques doivent entendre prendre au sérieux cette question-là. Le fait que l'on peut à la fois être consentant et considérer que ce consentement est une fiction", explique Pierre Verdrager.

J'ai eu la flemme de tout lire, vous pouvez me faire un résumé ?
Dans Le Consentement (éditions Grasset), à paraître jeudi 2 janvier, l'éditrice Vanessa Springora raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff lorsqu'elle était mineure. "A quatorze ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", y écrit-elle notamment. Le livre remet sur le devant de la scène les pratiques pédophiles d'un écrivain, dont les agissements, assumés et revendiqués dans certains de ses ouvrages, comme Les Moins de seize ans (1974), ont été regardés avec complaisance à l'époque. Son passage, en 1990, sur le plateau d'"Apostrophes" le montre bien : seule la romancière canadienne Denise Bombardier se désole [le mot est faible] que "la littérature sert d'alibi à ce genre de confidences". Aujourd'hui, l'affaire, qui n'aura pas de suite judiciaire parce que les faits dénoncés sont prescrits, embarrasse le monde littéraire, dans lequel l'écrivain conserve quelques soutiens.

L'article mentionne-t-il les moeurs de Daniel Cohn-Bendit ?
L'omerta n'est pas levée...
Lire PaSiDupes

dimanche 25 octobre 2015

Fabius raille la droite sur la montée du FN quand la gauche est au pouvoir

"Quand la gauche est au pouvoir, le Front national monte." Vrai ou faux ?...

Europe 1 assurait que "c’est un argument-gimmick récurent de la droite dite "républicaine"

"Une thèse fausse, comme l’avait démontré le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1",
insiste le journaliste Sébastien Tronche, pour... le Lab d'Europe 1 du 25 octobre 2015. Ce fin décrypteur raille la mise en garde "répétée à l’envi tour à tour par Nadine Morano, François Fillon ou encore Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait sur RTL le 24 mars, affirmant que "chaque fois que la gauche est au pouvoir, le FN monte".


Interrogé également, le dimanche 25 octobre dans Le Supplément sur Canal+, sur cette affirmation du président de Les Républicains, le septuagénaire était sorti de sa somnolence pour envoyer l’ancien chef de l’Etat dans les cordes, s’interrogeant sur... "son Alzheimer précoce". Avec flegme, il porte une  violente attaque visiblement préméditée : "Peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"
Or, le ministre des Affaires étrangères, qui s'est évanoui en conférence de presse à Prague, en août 2015 (photo 1, ci-dessus), avait évoqué "un bout de grippe" estivale et a démenti souffrir d'une maladie neurodégénérative.

A entretien négocié, réponse préparée

Le somnolent Fabius n'a pas paru surpris par cette évocation confirmée par 
tous les scrutins de ces trois dernières années. Il nie, mais semble faire un effort de mémoire sur sa tortueuse réplique, pourtant anticipée: "Je n’avais pas remarqué qu’il ait été réélu quand il s’est présenté à la présidentielle. J’ai plutôt remarqué que le Front national avait fait un gros score. Mais peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'entretien consacré à l'agression verbale du ministre en campagne: 

A six semaines des Régionales, Fabius ne se mêle pas de politique française...

Le ministre des Affaires étrangères ne voulait pas être "emmené sur la politique intérieure," selon Europe 1, une criante contre-vérité au regard du nombre de déplacements du locataire de l'Elysée depuis l'été et du gouvernement par groupes de trois. Laurent Fabius se serait laissé entraîner, raconte le journaliste d'Europe1: une fâcheuse habitude récurrente chez ce suiveur de la politique d'Obama. 
"Il n’a pas pu s’empêcher de réagir, après avoir exprimé sa "préoccupation" sur la montée de l’extrême droite en Europe," explique le petit journaliste. Une progression qui n’est pas forcément "liée uniquement à des circonstances économiques", estime Fabius, prenant la Suisse comme exemple.

"Sur le cas français, le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1 (VFI) d’Europe 1 avait démontré [sic, selon la radio], en février 2015, que
le FN n’est pas plus fort quand la gauche est au pouvoir, même s’il est vrai que des députés FN sont entrés à l’Assemblée nationale en 1986 après cinq ans de gauche ou que Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour de la présidentielle, en 2002, après cinq ans de majorité socialiste."

Fabius révisionniste ?
"Mais, si on se penche sur les élections de ces vingt dernières années, les scores du FN n'ont pas grand-chose à voir avec la nature du pouvoir en place. Lors de la présidentielle de 1988, après deux ans de cohabitation avec Jacques Chirac, François Mitterrand est réélu avec 54,02% mais Jean-Marie Le Pen réalise déjà un score élevé avec 14,38%," après sept années de socialisme.

Or, candidat à l'élection présidentielle de 1974, Jean-Marie Le Pen recueillit 0,75 % des voix. 
La mise en place d'un scrutin de liste proportionnel à un tour par le gouvernement socialiste permet au Front national d'obtenir 35 députés aux élections législatives de 1986. Jean-Marie Le Pen est ainsi député de Paris et préside le groupe Front national – Rassemblement national (FN-RN) à l'Assemblée nationale durant la VIIIe législature. 
En avril 1988, il obtient 14,39 % des voix à l'élection présidentielle.
A nouveau candidat à la présidentielle, il double son score après 7 années de socialisme et obtient 15 % des voix en 1995, arrivant en quatrième position au premier tour, derrière Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur. 
Pour mémoire, Franz-Olivier Giesbert évoqua les propos du ministre socialiste Pierre Bérégovoy (Le Président, éditions du Seuil, 1990), qui, en juin 1984, considérait que la gauche avait tout intérêt "à pousser le FN", afin de rendre la droite parlementaire "inéligible". C'était clair et par son déni, Fabius montre qu'il n'est pas épargné par la maladie Alzheimer.
Europe 1 valide les élucubrations de Fabius
Même cas de figure lors de la présidentielle de 1995 où Jean-Marie Le Pen continue de "grappiller" des voix (15%). François Mitterrand est à l'Elysée et Europe 1 suggère que c'est le nouvel entrant à Matignon, un Premier ministre de droite, Edouard Balladur, qui serait responsable, avant d'avoir pris ses fonctions.
D'ailleurs, la tendance est inverse lors des échéances présidentielles de 2007, quand au sortir de cinq ans de gouvernement de droite, le Front national est réduit à 10,44% des voix. D'où cette haine du FN, franche à l'encontre de l'UMP (et LR) et feinte à l'endroit du PS. 

Europe 1 concède que Fabius n'est pas fiable.
"Alors, certes, lors des dernières élections européennes en mai 2014, le FN réalise 24,85% des suffrages et envoie la première délégation française au Parlement européen." C'est bien le PS qui dirige le gouvernement, constate la radio. 
Mais là encore, "rien n’est automatique", conclut Europe 1. Il faut toutefois remonter 16 ans en arrière: "aux européennes de 1999, lorsque Lionel Jospin est à Matignon, le FN s'effondre à 5,69%."
Années 1930-années Hollande. Quand la presse est en service commandé et que ses décrypteurs nient la menace, ils nous mènent sur l'"inviolable" ligne Maginot... 
Le 10 mai 1940, la Wehrmacht passa à l'offensive à travers le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas, contournant les secteurs les plus puissants de la ligne Maginot, avant de percer à travers le secteur défensif des Ardennes et le secteur fortifié de Sedan...

vendredi 12 septembre 2014

France Info casse les ventes du bouquin de Valérie Trierweiler

voici les sept révélations utiles à connaître 
pour éviter une dépense inutile...

"Merci pour ce moment" ..et l'économie !
 

Francetv info a sélectionné sept points qui font mouche dans le livre de Valérie Trierweiler. L'ex-concubine officielle répudiée n'épargne ni le chef de l'Etat, ni quelques autres acteurs politiques. Que n'a-t-on encore lu partout ? Voici sept coups de pinceau du portrait au vitriol.

Hollande et "le permis de tuer"

Le moment. Pendant la campagne législative de juin 2012, Valérie Trierweiler envoie un tweet de soutien à Olivier Falorni alors qu'il maintient sa candidature contre Ségolène Royal, parachutée dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime.
"Je dois essuyer les rappels à l'ordre de tous les hauts personnages de l'Etat et des ténors du PS. C'est à qui aura la petite phrase la plus dure à mon égard : Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Martine Aubry, François Rebsamen et j'en oublie. Je connais le jeu politique. J'ai été quinze ans journaliste dans ce domaine. Je sais qu'aucun d'entre eux ne se serait permis ces attaques sans l'aval de François. L'une de mes amies dira plus tard cette phrase terrible : 'C'est Hollande lui-même qui a délivré le permis de tuer'."

"Hollande et "la solidarité de machos"



Le moment. Après son élection, en mai 2012, François Hollande constitue son premier gouvernement, dirigé par Jean-Marc Ayrault.
"Je me contente de suggérer un nom [de ministre] qui ne sera pas retenu. Il s'agit de Valérie Toranian (ci-contre avec le journaliste partisan de Hollande), directrice du magazine 'Elle' pour le ministère des Droits des femmes. Je la connais peu, mais je trouve que cela aurait eu du sens et de l'allure, une nouvelle Françoise Giroud. François me répond : 'Je ne peux pas faire ça à Giesbert.' 
Franz-Olivier Giesbert, alors directeur du 'Point', est le compagnon de Valérie Toranian. Dans l'esprit de François, qui connaît le problème pour l'avoir vécu, FOG aurait forcément vécu la promotion de sa compagne comme un camouflet personnel. Solidarité de machos."


Hollande et "le prix des choses"

Le moment. Sous le quinquennat Sarkozy, François Hollande travaille à sa candidature "dans la plus grande discrétion". 

"Je veux qu'il connaisse la réalité quotidienne qu'affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d'un repas lorsque ce n'est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des 'garriguettes', ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de 'Noirmoutier' et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (...) Il n'est pas flambeur pour autant. Son apparence d'ailleurs lui importe peu. Il est capable d'acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés."


Hollande et la promotion Voltaire

Le moment. La vie à l'Elysée. "Je ne reconnais pas le François que j'ai aimé passionnément dans
l'homme qui traite désormais ses collaborateurs avec mépris, après m'avoir réservé le même traitement. Je l'ai vu se déshumaniser, jour après jour, sous le poids des responsabilités (...). Se prendre pour un seigneur. 

Comme lors de ce dîner avec sa garde rapprochée de la promotion Voltaire, cela m'avait frappée : trente ans qu'ils attendaient le pouvoir. Ils l'avaient enfin et se considéraient comme des demi-dieux, pleins d'arrogance."


Cahuzac face à Marine Le Pen

Le moment. Avant l'élection de François Hollande à l'Elysée. "J'anime alors une émission politique sur Direct8 et j'assiste stupéfaite à un numéro de Jérôme Cahuzac face à Marine Le Pen. Mon équipe et moi en sommes choqués : député socialiste, il se comporte devant elle comme un adolescent devant une star d'Hollywood, avec une déférence totale. Quelque chose ne colle pas. Et quand Médiapart révèle que son compte en Suisse avait été ouvert par un ami de sa famille, un avocat d'extrême droite proche de Marine le Pen, les pièces du puzzle s'emboîtent."


Le couple Sarkozy et "les horreurs" du net

Le moment. La passation de pouvoirs entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy explique [à François Hollande] combien cette période a été douloureuse pour Carla, qui a mal vécu la médiatisation à outrance et les médisances. Il lui confie avoir été obligé de recourir à des sociétés spécialisées pour 'faire monter' dans les algorithmes des moteurs de recherche les articles et les références honorables, pour cacher les horreurs qui circulent sur le Net, afin que sa femme ne tombe pas dessus."


Valls et Moscovici "aux abonnés absents"

Le moment. Valérie Trierweiler est hospitalisée, après la publication par Closer des photos de François Hollande au pied de l'appartement de Julie Gayet, en janvier 2014. "De l'Elysée, je ne reçois que trois messages de conseillers. Tous les autres sont aux abris. Je suis déjà traitée comme une paria. Au gouvernement, seulement quatre ministres osent m'adresser un mot d'amitié : Aurélie Filippetti (et non Montebourg), Yamina Benguigui (et non Anne Hidalgo), Benoît Hamon (et non Martine Aubry) et Pascal Canfin (et non Cécile Duflot). Ceux que je connais le mieux sont aux abonnés absents. Leur silence sera plus criant encore lorsque je lirai les messages venus de l'autre camp, de Claude Chirac, de Carla Bruni-Sarkozy, de Cécilia Attias, de Jean-Luc Mélenchon, d'Alain Delon et de tant d'autres.

(...) En moins d'une semaine, (...) je vérifie l'étendue du cynisme du petit monde des amis politiques, des conseillers et des courtisans. Manuel Valls et Pierre Moscovici, dont on me disait si proche, n'ont pas dû se souvenir de mon numéro de téléphone."


jeudi 11 septembre 2014

Le PS pratiquerait "une épuration ethnique" dans ses rangs

Aquillino Morelle, ou le coup de pied de l'âne à son maître François

Le "nègre" de Hollande, "victime d'une épuration ethnique" !
Depuis qu'il a été poussé à la démission, l'ancien conseiller politique de l'Elysée a réglé quelques comptes dans un vrai-faux entretien au magazine Le Point: il affirme ne s'être "jamais" épanché !

François Hollande se prend une nouvelle déferlante. Après la publication du livre "Merci pour ce moment", de son ancienne concubine officielle, Valérie Trierweiler, et avant celui, annoncé pour le 15 octobre, de Delphine Batho, une précédente victime du président respectueux de ses "collaborateurs", c'est au tour de son ancienne plume, Aquillino Morelle, de sortir son silence et de régler ses comptes.  Il manque encore la pierre à l'édifice littéraire du quinquennat, celui de Nicole Bricq. Ou de Thomas Thévenoud ?

Dans ce nouveau "caillassage" publié le jeudi 11 septembre, l'ancien conseiller politique du président apporte le témoignage de son vécu dans l'ombre du président Hollande jusqu'au 16 avril fatal. Ami de Montebourg , le "paria de la hollandie" - ainsi l'ont surnommé ses ennemis - s'y défend d'avoir la rage et jure qu'il est "tranquille". Il affirme néanmoins avoir été "victime d'une épuration ethnique" par la Tchéka hollandienne du gouvernement, en référence à la police politique créée sous la direction de Trotski en décembre 1917 pour combattre les ennemis du nouveau régime bolchevique de Lénine, dont les anarchistes, avant d'être renommée 'Guépéou'.

Aquilino Morelle exprime son point de vue sur l'exécutif

Selon celui que le président a jeté comme un Kleenex il y a bientôt cinq mois, ni François Hollande ni Manuel Valls ni Emmanuel Macron ne pourront redresser la France.L'ancien conseiller assure que la conséquence de cet échec sera qu' "Angela Merkel va nous traiter comme nous le méritons, comme des laquais", rapporte "Le Point". Sont visés:
"Hollande et ceux qui l'entourent, Jean-Pierre Jouyet [secrétaire général de l'Elysée et intime du président] et les ministres hollandais. A présent, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont entre eux, mais cela va accélérer leur chute."
Morelle se défend d'avoir "jamais" donné un entretien au Point

Aquilino Morelle avait été démasqué par Mediapart qui l'accuse d'avoir "travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques" quand il était inspecteur général des affaires sociales. Le conseiller politique de François Hollande a ainsi été conduit à annoncer sa démission le 17 avril dernier.

Morelle rédigea des discours pour le candidat François Hollande, lors de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2012. Le site trotskiste Mediapart affirme en outre qu'en réalité Aquilino Morelle aurait utilisé un nègre littéraire pour les écrire, et de nommer l'ancienne plume Paul Bernard. "Alerté, le président a fini par sortir le nègre des griffes du conseiller en décembre 2012 ", assure le site révolutionnaire.

"Quant je vois les mots employés... mais on est où ?", s'est emporté ce jeudi Stéphane Le Foll, proche de Hollande depuis sa gestion molle du PS et actuel porte-parole du gouvernement, interrogé par France 2 sur les propos de son élégant camarade de l'aile gauche du PS.
"C'est irresponsable, ça n'a aucun sens", s'indigna avec détermination le ministre planeur et touche-à-tout. "Il faudrait que chacun revienne un peu les pieds sur terre", exhorte-t-il désespérément, bien que ce soit précisément le cas de Morelle.

Le petit marquis Gaspard Gantzer,
(
promotion Léopold Senghor 
de l'ENA, 2004, comme E. Macron),
successeur de Morelle
au Pôle communication de l'Elysée
Aquillino Morelle a vivement démenti les propos qui lui sont prêtés par Le Point, hebdomadaire qui chouchoute Hollande sans vergogne et que Hollande bichonne. "Je n'ai pas donné d'interview au Point. Jamais", a-t-il réagi jeudi matin. "Les propos qui me sont prêtés sont de la responsabilité de Mme Cabana [Anna Cabana, l'auteur de l'article et pipelette de l'escalier A du pouvoir]", a insisté l'ancien conseiller politique de François Hollande.

Dans ce bourbier médiatique, les vrais-faux entretiens se multiplient, tel celui du rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Serge Raffy, autre féal de Hollande, qui se décarcasse pour redorer l'image salie et déchirée de Hollande.

Cerise sur le gâteau, Valérie Trierweiler et Aquillino Morelle étaient cet été en vacances au même endroit, au Sénégal, à quatre jours d'écart sur le même vol AF718, au moment où l'ex-concubine en titre rédigeait ses Mémoires élyséens... On les disait ennemis depuis que courait le bruit qu'il aurait beaucoup manoeuvré pour l'expulser du château, comme Valoche le laisse entendre dans son livre. Par ailleurs, elle décrit l'énarque comme "un petit marquis que le luxe perdra". Allusion au goût de l'ex-plume du lambertiste Lionel Jospin - à l'époque où il était Premier ministre - pour les chaussures bien cirées... Mais les hasards et vicissitudes de la vie les ont visiblement rapprochés.
L'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg lors de la primaire socialiste, attablé à la terrasse d'un café de Saint-Germain-des-Prés, pieds nus dans ses souliers en daim, feint de tomber des nues : "Elle était au Sénégal, vous me l'apprenez !" affirme-t-il dans un premier temps. Aquillino Morelle ajuste sa version : "Je l'ai appris alors que j'étais déjà rentré à Paris. De toute façon, je ne suis pas resté à Dakar, j'ai passé mes vacances à Saint-Louis du Sénégal chez un ami. On n'a pas pu se rencontrer."
Aquillino a-t-il participé à l'élaboration de Merci pour ce moment? Le conseiller en communication a-t-il relu les épreuves ? Tout tir-croisé serait le fruit du hasard. Toujours est-il que Morelle peut d'ores et déjà arroser les sondages à venir de Hollande en dégustant la "cuvée du redressement" de Montebourg.