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lundi 30 décembre 2019

L'affaire Matzneff, c'est le scandale de la pédophilie encensée par les milieux littéraires

Les pratiques pédophiles assumées de l'écrivain posent aujourd'hui problème

Le "monde nouveau" de Macron est-il un retour à l'ordre moral ?

Comme Daniel Cohn-Bendit, l'écrivain Gabriel Matzneff a fait l'étalage de ses relations avec des enfants des deux sexes.
Or, un livre sort au tout début 2020 dans lequel ce prédateur sexuel est le personnage central : Vanessa Springora raconte l'emprise qu'il a exercé sur elle quand elle avait 14 ans.

Cette publication ravive un malaise fort datant de trente ans et qui secoue aujourd'hui une société jusqu'ici ouverte : la permissivité et la tolérance de bon aloi était sans limites. Dans le livre Le Consentement, à paraître en janvier, l'éditrice et auteure Vanessa Springora raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff, au milieu des années 1980. Elle avait alors 14 ans, lui était quinquagénaire. Dans un contexte de dénonciation des violences sexuelles, son témoignage a rencontré un écho important et a interrogé de nouveau la notion de consentement sexuel. 
Franceinfo présente cette affaire par le menu.


Qui est Gabriel Matzneff ?

L\'écrivain Grabriel Matzneff, en janvier 2009 à Paris.
Né le 12 août 1936, Gabriel Matzneff est issu d'une famille de Russes exilés, qui ont fui leur pays après la révolution communiste de 1917. Lauréat du prix Renaudot de l'essai en 2013 et édité par Gallimard, l'écrivain de 83 ans a longtemps été une figure prolifique du milieu littéraire. Il était régulièrement invité de ses grands-messes télévisuelles, '"Apostrophes" sur Antenne 2 [service public] à "La Grande Librairie" sur France 5 [service public].

Auteur prisé, l'homme n'a pourtant jamais caché son attirance pour les jeunes enfants dans ses journaux intimes, comme Mes amours décomposés (1990), ou ses essais, en particulier Les Moins de seize ans (1974). "Lorsque vous avez tenu dans vos bras, baisé, caressé, possédé un garçon de 13 ans, une fille de 15 ans, tout le reste vous paraît fade, lourd, insipide", écrit-il dans ce dernier ouvrage [Les féministes - les plus disgracieuses et aigries - sortent les griffes].
Depuis quelques années, l'octogénaire chronique... l'actualité pour Le Point. Après les attentats du 13-Novembre, il avait de nouveau défrayé la chronique avec un texte violent sur la "génération Bataclan" et les victimes des terroristes.

Et Vanessa Springora ?
Agée de 47 ans, Vanessa Springora est directrice des éditions Julliard depuis le 1er décembre 2019. Diplômée en lettres modernes de l'université Paris-Sorbonne, elle a commencé sa carrière en 2003 à l'Institut national de l'audiovisuel (INA), avant de rejoindre les éditions Julliard en 2006 comme assistante d'édition. Elle rencontre Gabriel Matzneff en 1986 en accompagnant sa mère, attachée de presse dans l'édition [qui semble absente quand sa fille a 14 ans, comme ceux de l'actrice féministe lesbienne Adèle Haenel, à 12, qui a depuis révélé son harcèlement sexuel subi d'un réalisateur], à un dîner. L'homme se met à lui écrire, à l'attendre à la sortie du collège et à la vouvoyer pour effacer l'écart d'âge. "Comme je n'avais lu aucun de ses livres, je ne savais pas que c'était un procédé qu'il mettait systématiquement en œuvre", a-t-elle raconté à Bibliobs.

Pourquoi l'affaire n'éclate-t-elle qu'aujourd'hui ?

Le livre de Vanessa Springora marque un tournant. Pour la première fois, une ancienne relation de l'écrivain prend la parole. "A 14 ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", écrit-elle [à l'innocence pure (?) a succédé la malice de l'écrivaine]. Sans acrimonie, ni victimisation, Vanessa Springora évoque l'ambivalence d'une époque où la libération sexuelle flirte avec la défense [l'éloge] de la pédophilie, la fascination exercée par l'écrivain, puis le poids de cette histoire sur sa vie.

Et l'auteure de décrire une emprise qui se poursuit sur le terrain littéraire :
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L'emprise semble également physique
au vu de la main fermement
serrée sur le poignet
l'écrivain écrit beaucoup et couche sur le papier ses conquêtes et aventures sexuelles, y compris avec des jeunes garçons lors de voyages en Asie. "Comme si son passage dans mon existence ne m'avait pas suffisamment dévastée, il faut maintenant qu'il documente, qu'il falsifie, qu'il enregistre et qu'il grave pour toujours ses méfaits", écrit Vanessa Springora. Elle évoque une "triple prédation, sexuelle, littéraire et psychique".

On l'a laissé faire parce qu'il y avait l'aura de l'artiste [dénonce cete figure du milieu littéraire]. Son œuvre servait de caution. Mais au nom de quoi les dégâts seraient-ils moindres quand la personne qui commet ces actes est un artiste ?Vanessa Springoraà "Bibliobs"

Dans le sillage de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, qui dénonce avec force depuis 2017 les violences sexuelles, l'ouvrage opportuniste ne passe pas inaperçu [il n'est pas encore à la vente !]. "Le livre de Vanessa Springora va constituer un jalon majeur dans l'histoire de la pédophilie, dans la mesure où c'est la première fois qu'une des relations de Matzneff prend la parole pour donner un son de cloche très différent du son de cloche de Matzneff lui-même. Il a toujours présenté les relations sexuelles qu'il a eues avec les enfants (…) comme euphoriques et plaisantes (…)", explique à franceinfo Pierre Verdrager, sociologue et auteur de L'Enfant interdit. 

Comment la pédophilie est devenue scandaleuse.
Personne n'avait réagi avant ?

Pas vraiment [sic]. A l'époque des faits, au milieu des années 1980, le regard porté sur la pédophilie est très différent [terme neutre...]. Lorsqu'il publie en 1990 Mes amours décomposés, Gabriel Matzneff est invité sur le plateau d'"Apostrophes". Le ton des questions posées par Bernard Pivot est léger, pour ne pas dire complaisant [Pivot en oublie de faire ne serait-ce qu'allusion aux petits garçons]: "Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans les lycéennes et les minettes ? Au-dessus de 20 ans, on voit que ça ne vous intéresse plus", "pourquoi les collectionner autant ?" Les réponses, accueillies par les rires de l'assistance [dont une bécasse], sont assumées : "Je préfère avoir dans ma vie des gens qui ne sont pas encore durcis. Une fille très jeune est plutôt plus gentille [docile?], même si elle devient très très vite hystérique et aussi folle que quand elle sera plus âgée."

Une seule voix s'élève alors contre l'écrivain. "Monsieur Matzneff me semble pitoyable. Ce que je ne comprends pas, c'est que dans ce pays, la littérature sert d'alibi à ce genre de confidences, attaque [sic] Denise Bombardier, écrivaine canadienne. Ce que nous raconte Monsieur Matzneff (...), c'est qu'il sodomise des petites filles de 14, 15 ans, que ces petites filles sont folles de lui (...). On sait que les vieux messieurs attirent les petits enfants avec des bonbons, monsieur Matzneff les attire avec sa réputation." Et de conclure : "Comment s'en sortent-elles ces petites filles après coup ? Moi je crois que ces petites filles là sont flétries et la plupart d'entre elles pour le restant de leurs jours". "Je ne comprends pas comment on peut publier des choses comme ça", cingle-t-elle encore.

Interrogée il y a quelques jours par franceinfo, Denise Bombardier raconte comment cette prise de position lui a valu d'être vilipendée par certains intellectuels français. "J'ai pris la parole, parce que les gens ne disaient rien sur son livre. Il y avait un couple de catholiques qui était là pour défendre la fidélité dans le mariage et qui n'a pas dit deux mots. D'ailleurs, la dame ne fait que rire [la bécasse], se souvient-elle. J'ai fait ce que j'avais à faire. Autrement, je n'aurais pas pu me regarder dans le miroir." L'éditeur de Gabriel Matzneff, Philippe Sollers [qu'aimèrent dès l'adolescence les femmes mûres : "il a frôlé l'inceste avec deux de ses tantes," chronique Pivot, d'une plume humide. Et, puisque la pédophilie des femmes pédophile passe bien, d'ajouter : "il a l'œil, il a le culot, il a les mots, il a la patience, il a le charme, il est vif, précis et amusant. Cruel, si le temps en est venu; diplomate, silencieux ou retors quand il lui faut mener "une double vie" et des "vies parallèles mouvantes"], [Sollers, donc,] la traite alors de "connasse" sur France 3, la critique littéraire du Monde, Josyane Savigneau [responsable du célèbre 'Monde des Livres'entre 1991 et 2005 et dont l'"ami de toujours" est Sollers], ironise dans les colonnes de son journal : "Découvrir en 1990 que des jeunes filles de 15 et 16 ans font l'amour à des hommes de trente ans de plus qu'elles, la belle affaire !

En 2013, lorsqu'il reçoit son prix Renaudot [Frédéric Beigbeder est l'un des membres du jury depuis 2011, comme Franz-Olivier Giesbert? le directeur de l'hebdomadaire Le Point entre 2000 et 2008, et Yann Moix l'un de ses lauréats, en 2013], quelques voix s'élèvent. Une pétition pour le lui retirer est lancée par l'association La Mouette et Innocence en danger dépose plainte contre X pour apologie d'agression sexuelle.

Mais pourquoi la pédophilie était-elle tolérée ?

Cela paraît difficile à imaginer en 2019 mais il existait dans ces années-là un courant pro-pédophilie, soutenu par des intellectuels [germanopratins] prestigieux. Dans une tribune publiée le 26 janvier 1977 dans Le Monde, Gabriel Matzneff prend la défense de trois hommes jugés pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de 15 ans. "Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ? (...) Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit", peut-on notamment y lire. A ses côtés, dans la liste des signataires : Louis Aragon, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, André Glucksmann [père de Raphaël qui s'indigne aujourd'hui : depuis qu'il a donné un enfant à Léa Salamé ?], Bernard Kouchner, Jack Lang, ou encore Jean-Paul Sartre.



Comme l'expliquait sur franceinfo le sociologue Pierre Verdrager, la "pédophilie a fait [alors] l'objet d'une tentative de valorisation dans le monde intellectuel". "C'était une époque où il y avait une tentative de libération sur tous les horizons et on avait considéré que la pédophilie faisait partie de ça : libération des femmes, libération des gays, libération de la sexualité et du discours sur la sexualité", resitue-t-il. L'âge de la majorité vient d'être abaissé à 18 ans en 1974 et, "dans ce contexte-là, on pensait qu'il était possible de considérer comme valides les relations sexuelles entre les adultes et les enfants[En fait, ce n'est que depuis le 31 mars 2013 que la loi prévoit, pour les jeunes filles âgées de 15 à 17 ans, la délivrance gratuite en pharmacie, sur présentation d’une ordonnance, des contraceptifs remboursables. Alors, il n’est plus nécessaire d’obtenir le consentement de ses parents, et le secret médical doit être gardé]
Dans un texte où il revenait sur le soutien de Libération à ce mouvement pro-pédophilie [de même que le Nouvel Observateur commençait à publier des annonces de rencontre pour homosexuels], le journaliste Sorj Chalandon [journaliste judiciaire, grand reporter, puis rédacteur en chef adjoint de Libération, et prix littéraire] évoque une période post-Mai 68 où "l'interdiction, n'importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus"

Comment le monde littéraire réagit-il depuis le début de l'affaire ?

L'affaire divise. Beaucoup, comme Bernard Pivot, plaident le changement d'époque. "Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale ; aujourd'hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c'est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d'un pays et, surtout, d'une époque", écrit sur Twitter l'ancien président de l'académie Goncourt [comme Alphonse Daudet. Ou Colette, d'ailleurs...]
"Un nouveau tribunal va se mettre en place, comme pour Polanski, estime de son côté Frédéric Beigbeder dans les colonnes du Monde. C'est une époque qui en juge une autre, mais les temps ont changé... Tout le milieu littéraire a peur (...). C'est terminé pour lui, il est devenu indéfendable." [Les mêmes, dont Macron, jugent aujourd'hui la France sur sa période coloniale]

Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale; aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque.

D'autres, comme l'ancienne critique du Monde Josyane Savigneau, dénoncent sur Twitter une "chasse aux sorcières". 
"Je ne protège personne mais je ne participe pas non plus aux chasses à l'homme", s'est défendu le patron du Point [justement], Etienne Gernelle [librement], précisant qu'aucune chronique de l'écrivain n'a fait "l'apologie de l'amour avec les enfants"
Son prédécesseur, par ailleurs membre du jury du prix Renaudot, est sur la même ligne [tous se protègent en prenant la défense de l'indéfendable]. "C'est un excellent écrivain, dont j'aime certains livres, d'autres pas du tout. J'exècre la pédophilie, mais je déteste aussi la police de la maréchaussée. Les gens cloués au pilori ont toujours ma sympathie", a répondu [méprisant] au Monde Franz-Olivier Giesbert.

Plusieurs voix ont aussi salué la démarche de Vanessa Springora. 
"Il ne s'agit pas d'un retour à l'ordre moral, juste d'un retour à la raison [laquelle est un rempart bien connu en matière de sexe]. Les filles de 13 ans ont autre chose à faire que de tomber amoureuse d'un mec de 50 ans [insensé]. Elles ne sont pas à armes égales avec lui", estime dans les colonnes du Monde  [membre du jury du prix Renaudot, il faudrait le dire] l'écrivain Patrick Besson [photo ci-dessus, pour qui le sexe se résume à un rapport de forces]. 
En décembre 2014 [on est donc loin des années 80 et 90], un autre article publié dans Le Point promeut le livre Small Miracles de Djan Seylan, un recueil d'images de "jeunes filles africaines et asiatiques ayant vécu nues au temps de la colonisation [...] entre 11 et 17 ans"; "le plus joli cadeau de Noël qu'on puisse faire à un pédophile". L'article relate la fascination de Besson pour ces "femmes offertes ou interdites"...

L'essayiste et député européen Raphaël Glucksmann, dont le père avait signé la tribune avec Gabriel Matzneff, a fait part de son dégoût [de son père ?] sur Twitter.

J’ai beau chercher, je ne comprends toujours pas en quoi le fait de ne plus tolérer qu’un dandy pervers de 40 ou 50 ans mette son sexe dans la bouche d’une enfant de 13 ans ou exploite des petits garçons en Asie du Sud-Est est une menace pour la création littéraire...

Comment Gabriel Matzneff se défend-il ?

Gabriel Matzneff a refusé toutes les demandes d'interview. Il s'est simplement fendu d'un mail à L'Obs. "Apprendre que le livre que Vanessa a décidé d'écrire de mon vivant n'est nullement le récit de nos lumineuses et brûlantes amours, mais un ouvrage hostile, méchant, dénigrant, destiné à me nuire, un triste mixte de réquisitoire de procureur et de diagnostic concocté dans le cabinet d'un psychanalyste, provoque en moi une tristesse qui me suffoque", a-t-il écrit.

Les faits dénoncés peuvent-ils être poursuivis ?
Non, car ils sont trop anciens. Dans un entretien à Bibliobs, Vanessa Springora le dit elle-même : "J'ai mis beaucoup de temps à me considérer comme une victime car justement j'avais été consentante. Mais j'étais tout de même en dessous de la majorité sexuelle. J'aurais donc pu aller en justice, sauf qu'à chaque fois je me disais : 'J'étais consentante'. J'y ai repensé bien plus tard, il y avait prescription."

D'après son témoignage, les faits s'apparentent à une "atteinte sexuelle", soit "un acte de pénétration sexuelle sans violence, contrainte, menace ou surprise, lorsqu'elle est commise par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans". En la matière, le délai de prescription varie entre 10 et 20 ans (avec circonstance aggravante) après la majorité de la victime. Un délai atteint depuis longtemps puisque Vanessa Springora a aujourd'hui 47 ans. 
Si jamais les faits dénoncés venaient à être qualifiés de viol, la nouvelle prescription de 30 ans, entrée en vigueur le 6 août 2018, ne pourrait de toute façon pas s'appliquer parce qu'elle n'est pas rétroactive.

Pour le sociologue Pierre Verdrager, ce livre pourrait cependant faire évoluer la loi, notamment sur la question de l'âge limite pour le consentement. Début 2018, le gouvernement avait abandonné l'instauration d'une telle mesure, qui aurait permis de considérer que tout mineur de moins de 15 ans ne peut pas donner son consentement à un acte sexuel avec un majeur. "Je pense que ce livre va reposer le problème et le fait que cet ouvrage ait un tel retentissement, je pense que les politiques doivent entendre prendre au sérieux cette question-là. Le fait que l'on peut à la fois être consentant et considérer que ce consentement est une fiction", explique Pierre Verdrager.

J'ai eu la flemme de tout lire, vous pouvez me faire un résumé ?
Dans Le Consentement (éditions Grasset), à paraître jeudi 2 janvier, l'éditrice Vanessa Springora raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff lorsqu'elle était mineure. "A quatorze ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", y écrit-elle notamment. Le livre remet sur le devant de la scène les pratiques pédophiles d'un écrivain, dont les agissements, assumés et revendiqués dans certains de ses ouvrages, comme Les Moins de seize ans (1974), ont été regardés avec complaisance à l'époque. Son passage, en 1990, sur le plateau d'"Apostrophes" le montre bien : seule la romancière canadienne Denise Bombardier se désole [le mot est faible] que "la littérature sert d'alibi à ce genre de confidences". Aujourd'hui, l'affaire, qui n'aura pas de suite judiciaire parce que les faits dénoncés sont prescrits, embarrasse le monde littéraire, dans lequel l'écrivain conserve quelques soutiens.

L'article mentionne-t-il les moeurs de Daniel Cohn-Bendit ?
L'omerta n'est pas levée...
Lire PaSiDupes

samedi 22 juin 2019

Critique du pouvoir, Laurent Ruquier est devenu la cible de la macronie

Le dictateur de la pensée parisienne est désormais sur un siège éjectable

L'animateur est critiqué par ses confrères de la presse

Ceux qui lui baisaient encore l'anneau il y a deux ans de ça estiment, pour commencer, que sa saison 13 n'a pas été sa meilleure. 
Quelle est la cause de ce retournement ? "Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa," a lâché Ruquier... La Raspoutine du gouvernement n'a pas goûté et décide de lâcher la meute.
"Ruquier est un exécuteur propret des basses œuvres, écrit Le Temps, un brin méprisant. Il lamine, mais présente aussitôt ses excuses. Il sermonne d’un ton paternaliste. Son émission est un énorme miroir dans lequel" le "pédé" - ses propres mots dans le JDD, puisque c'est tendance – "se regarde chaque semaine. Tout cela ne mérite pas d’être conspué. C’est le jeu de la télévision et l’homme, l’auteur, le théâtreux, mérite bien mieux que cette caricature de lui-même qu’il a fini par se sculpter. Un autre Ruquier a volé la personnalité du vrai Laurent. Pourquoi, au lieu de faire tourner ces intervieweurs à la saison prochaine, ne ferait-il pas simplement une pause télévisuelle?Marlène Schiappa est, elle aussi, enfermée dans sa caricature de "gendarme" de la pensée [elle s'y est murée et personne n'a tourné le verrou de l'extérieur : comment le faire d'ailleurs, puisque personne ne sait si elle est domiciliée au Mans, où elle prétend être dérangée nuitamment, à Montmartre, où elle médite de se présenter à l'une des mairie d'arrondissement, ou ailleurs !]. Elle prospère grâce aux anathèmes, alors que sa défense des femmes isolées avec enfants, en pleine crise des Gilets jaunes, lui a valu l’estime de beaucoup [?]. Marlène, réveille-toi! A quoi sert de se complaire ainsi dans un buzz pour ou contre On n’est pas couché? Il y a un Conseil supérieur de l’audiovisuel pour ça. Dommage, d’ailleurs, que ce CSA ne distribue pas de bonnets d’âne. Marlène et Laurent, au fond de la classe, le porteraient fort bien." 
Le 13 juin dernier, L'Obs, magazine de Niel et Pigasse, assure représenter l'avis général en prenant l'initiative du déglingage.

Il publie un article à charge consacré à la 13e saison d'ONPC, intitulé "On n’est pas couché ", l’année de trop pour l’émission de Laurent Ruquier"
Une productrice enfonce le programme, expliquant à l'hebdomadaire que le talk de France 2 est presque bon à jeter, qu'il est aujourd'hui "fossilisé". "Il n'y a plus d'arythmie. Que des ego !", s'exclame-t-elle. "Devenu la caricature de lui-même", le talk-show "emblématique de l’ère du clash" ne perdurera pas dans sa forme actuelle. 
 
Une énième polémique a lancé la meute. "C’est sur un parallèle victimaire du meilleur goût entre Shoah et esclavage, signé Christine Angot, que Laurent Ruquier tire le rideau d’ONPC dans sa version actuelle." Les réseaux sociaux ont grondé; par tweet, l’animateur a tenté, mais en vain, de calmer la polémique : "La Shoah fut une abomination. L’esclavage en Afrique […] fut une abomination. Aucun doute. Ceux qui tentent de nous faire dire ou penser le contraire, à Christine Angot ou à moi, cherchent à créer une polémique inutile", a écrit Ruquier, écartant, d'un clavier léger, toute implication  personnelle : responsable, mais pas coupable, selon la formule socialiste consacrée, depuis l'affaire du sang contaminé. 
S'en suivent un déferlement de signalements au CSA (un tir groupé de 5.000!) et des excuses d’Angot. "Sur le fond ? Non, pour avoir échoué "à [se] faire comprendre". Le 8 juin, l’émission a remis le couvert sur ce sujet poisseux, avant de se clore sur des adieux expéditifs aux deux chroniqueurs, Christine Angot et Charles Consigny. Ruquier n’a pas su éviter ce qui menace tout homme de spectacle : l’année de trop." 

Mercredi, sur le site suisse (déjà cité plus haut) de Le Temps - co-propriété du journal Le Monde détenu par, devinez, Niel et Pigasse - Laurent Ruquier en prend aussi pour son grade. 
"L'homme mord, moins pour faire mal à son invité que pour faire le buzz sur ces réseaux sociaux dont il dit, aujourd'hui, qu'ils façonnent une 'dictature' du politiquement correct. Ruquier est un sélectionneur d'intervieweurs à scandale - d'Eric Zemmour à Christine Angot - qui façonne son équipe pour provoquer et éviter à son public de roupiller. Ses assassinats cathodiques sont juste plus 'classe' que ceux de Cyril Hanouna [lequel ne se maintient sur C8 que parce qu'il est du bon côté du manche]. Mais ils procèdent de la même logique: un bon invité est un invité mort, si possible en direct sur son plateau."  La tauromachie, non! Le meurtre à minuit, oui!

L'ordre moral dénoncé hier s'installe en macronie

La chasse au sorcier prend de l'ampleur : 
"Fondamentalement malsain et nocif à la société"
Invité de Télé Loisirs, l'écrivain Marc Lévy annonce qu'il ne se rendra jamais dans l'émission produite par Catherine Barma. "C'est pas du tout une charge contre Laurent Ruquier qui, à côté de ça, fait d'autres émissions. Mais c'est parce que je pense que le principe de ce genre d'émissions est fondamentalement malsain et nocif à la société", lâche celui qui, dans Var-Matin en juin 2018, observa que Macron "a perdu une part d'humanité". 
A propos de Yann Moix et d'Eric Naulleau, Marc Lévy a aussi un avis bien tranché. "C'est la souffrance de leur non-réussite qui les rend méchants et agressifs à l'égard de ceux qui ont une réussite qu'ils jalousent." 

La liste de ceux qui ne se rendront pas dans l'émission de Ruquier ne cesse donc de s'allonger : outre Matt Pokora, on compte déjà Malik Bentalha, Jean-Pierre Foucault ou encore Leîla Slimani. Tous souhaitent éviter ce tribunal populaire, violent, souvent gratuit.

Thierry Ardisson qualifie carrément ONPC de "télé bulgare", sans moyens, "éclairée à la lampe de poche." Quand ce fils de pub, à qui on ne peut enlever le sens de la punchline, invite Ruquier sur son plateau de C8 peu après ses déclarations tonitruantes, Ardisson plaisante et lui propose des ampoules. Dans le JDD, Ruquier assume. "Mais est-ce qu'il vaut mieux un décor bulgare et continuer à faire une émission qui fait entre 15% et 20% de part de marché, ou avoir un très beau décor et voir son émission supprimée parce qu'elle ne fait que 2%?" 

Forme et fond, plus rien ne va

Cette treizième saison a été de nouveau émaillée de polémiques, mais n'étaient-elle pas jusqu'ici la raison sociale d'ONPC, émission intouchable, malgré ses débordements dignes d'attaques au LBD 40 ou de casse de vitrines par des 'black bloc' applaudis et filmés par la foule excitée ? Or, cette fois, ni Laurent Ruquier, ni sa productrice n'a su apprécier le caractère insupportable en 13e saison et deuxième année de macronie. Des polémiques ronflantes et polluantes de Charles Consigny, son nouveau cabriolet, ou Christine Angot, une grosse cylindrée en la matière, ont pollué l'antenne, quand les émissions de CO2 (ONPC ne produisant que peu de particules fines), sont devenues intolérables, comme chacun sait, à quiconque est resté un observateur un tant soit peu vigilant de notre société comme elle va). La plus marquante, peut-être, reste donc la dernière, sur l'esclavage, sujet sensible parmi tant d'autres : la chroniqueuse déjantée avait estimé, rappelons-le, qu'il s'agissait de garder les esclaves "en pleine forme, en bonne santé pour pouvoir les vendre et pour qu'ils soient commercialisables", propos sarcastiques ayant suscité plus de 900 signalements au CSA. 
Dans le couple moteur, les rapports n'étaient pas non plus bien huilés avec son méchant petit binôme précieux. Parfois tellement glaciaux que, devant les écrans, la couette n'était pas de trop. 

Une saison aux audiences moyennes qui passent sous la barre symbolique du million de téléspectateurs. 
La faute n'incombe pas aux Gilets jaunes, ni à Castaner, surpris en boîte en compagnie légère, au lieu de suivre ONPC au côté de sa légitime. A 74  ans, Catherine Barma, une fille de ...(Claude Barma) n'a pas vu venir les nouvelles façons de consommer la télé, ni l'essoufflement incontournable d'une émission qui dure depuis 13 ans, mais France 2 a senti faiblir ses rentrées publicitaires et, sans être libérale, s'en est émue. Et en période de disette budgétaire, de licenciements et de grève des personnels, la grille des programme ne supporte pas d'être secouée. 

A la rentrée, Laurent Ruquier, de toute manière, change tout : bien obligé, s'il veut, quant à lui, s'accrocher... Les fusibles ont déjà sauté: Barma licencie les titulaires et va faire le choix de chroniqueurs "tournants," bien qu'on dise que les impétrants se bousculent moins qu'à la mairie de Paris où Hidalgo est prenable. 
Un nivellement par le bas s'annonce, tandis que certains considèrent que le pire est passé. 

Le but est de se renouveler à n'importe quel prix.  

dimanche 30 septembre 2018

Evry : un guet-apens monté contre des policiers

Evry, fief de Manuel Valls, ex-ministre de l'Intérieur PS, est le siège d'un tribunal de Grande Instance...

Les policiers étaient en intervention de sécurisation d'
une voie publique

L'AFP parle d'Evry, mais Le Parisien cite "Ivry"...
Mais ils ont été pris pour cible à Evry, selon l'AFP, dans le quartier des Epinettes, limitrophe de Corbeil-Essonnes, au cours de la nuit de vendredi à samedi. Des containers y avaient été enflammés pour les attirer sur les lieux du guet-apens. En écho aux propos indignes de Yann Moix ?

Il était 22 heures, vendredi 28 septembre, quand un chauffeur de bus constata un feu sur l'itinéraire que son véhicule était censé emprunter, dans le quartier des Épinettes à Evry (Essonne).
Le conducteur préféra alors se détourner du trajet prévu et suivre une autre route. 

Appelés sur place, des agents de police constatèrent que la voie était obstruée par des containers enflammés et ils durent s'assurer que les flammes ne se propageaient pas aux bâtiments alentours.

Qui dit vrai, Le Parisien (Ivry) ou l'AFP (Evry)?
Notons qu'Ivry-sur-Seine est dans le Val-de-Marne...

Une quinzaine de "jeunes" leur jeta des mortiers d'artifice, des cocktails Molotov, des cailloux et... des boules de pétanque."

Résultat de recherche d'images pour "TGI d evry"Immédiatement pris pour cibles, les policiers durent alors riposter par des tirs de flashball et des grenades de désencerclement. "Ce piège montre une nouvelle fois la violence que subissent nos collègues au quotidien dans l'Essonne, un département délaissé en terme d'effectifs", a souligné un représentant du syndicat de police Alliance, pour qui les policiers ont été pris dans un guet-apens.

Les voyous en sont pour leurs frais. Aucune victime n'est à déplorer, mais les délinquants peuvent toujours dénoncer des violences policières. Mediapart et Yann Moix peuvent les aider à monter des accusations...

jeudi 27 septembre 2018

Collomb porte plainte contre Yann Moix, mais "chie dans son froc" face au groupe Canal+

France 2, et Ruquier sont-ils solidaires de leur chroniqueur ?

Les propos anti-flics "injurieux et diffamatoires" tenus par Yann Moix dans l'émission 'Les Terriens du samedi' sur C8 ne resteront pas sans suites

Forçat des media
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait assuré qu'il allait porter plainte contre l'écrivain et chroniqueur Yann Moix. 
"Après avoir pris connaissance de l'analyse juridique réalisée par mes services, j'ai pris la décision de porter plainte contre Yann Moix pour les propos injurieux et diffamatoires qu'il a tenu à l'encontre de nos policiers", a tweeté le ministre ce jeudi 27 septembre, confirmant une promesse faite plus tôt dans l'après-midi devant des syndicats de police. 
Dimanche, Gérard Collomb avait déjà déploré des propos "intolérables", qualifiant le chroniqueur de "grossier sur la forme" et "indécent sur le fond".

Yann Moix avait insulté les forces de l'ordre avec une rare violence le samedi précédent, les accusant de "se victimiser" et de "chier dans leur froc" face à l'insécurité. Une ignominie en des termes qui plaisent aux bobos parisiens qui font du populisme à bon compte auprès du public des quartiers.

L'écrivain - qui a "chié dans son froc" depuis, regrettant "des mots grossiers" - était chargé, sur le plateau de Serge Khalfon et Didier Froehly,  de distribuer les Moix d'or, des récompenses en forme de sanctions. Ce samedi-là, il était face au grand reporter à l'hebdomadaire 'Marianne', Frédéric Ploquin, qui sort un livre 'La peur a changé de camp' et de deux policiers.
L'animateur de cet info-divertissement - qui n'a rien à envier au divertissement politique proposé par Laurent Ruquier sur France 2 au même moment - , Thierry Ardisson est entouré de divers chroniqueurs qui décryptent l'actualité comme le spécialiste de télé-réalité Jeremstar, l'avocate d’extrême-gauche Raquel Garrido, l'avocat de droite Gilles-William Goldnadel ou encore l'animatrice Hapsatou Sy.
Cette dernière, tout comme son compagnon Vincent Cerutti, lui aussi candidat, participa en 2017 à la huitième saison de 'Danse avec les stars', sur TF1, est surtout connue depuis le 16 septembre 2018, date d'une autre polémique, cette fois avec Eric Zemmour, déjà dans une émission de Thierry Ardisson, 'Les Terriens du dimanche ! 'sur C8. Eric Zemmour y estima que "sa mère avait eu tort de l’appeler par ce prénom" qui ne facilite pas l'intégration et que "plutôt que Hapsatou, elle aurait mieux fait de l’appeler Corinne. Ça vous irait très bien !". La suite de l'échange est coupée au montage sur instruction du service juridique de la chaîne. Pour Le Parisien, le producteur de l'émission, Stéphane Simon, détaille : "Ce n’était pas possible de laisser un échange aussi violent devant des centaines de milliers de personnes. Eric Zemmour flirtait avec la ligne jaune, il y avait un fort risque de condamnation juridique. C’est pour cela que nous avons fait notre travail en responsabilité, en coupant la séquence au montage."
Mais, le 18 septembre, Hapsatou Sy publia sur Instagram la partie coupée de l'échange, filmée clandestinement sur l'écran de contrôle de sa loge. Hapsatou Sy, préméditant manifestement d'exploiter par la suite tout propos contestable : "Jamais je n’ai entendu quelque chose d’aussi blessant. Parce que pour moi qui aime ma France, que j’aime ce pays, que ça vous plaise ou ça vous déplaise, je trouve que ce que vous venez de dire n’est pas une insulte à mon égard, c’est une insulte à la France". Noble réaction, que certains jugent toutefois surfaite. Eric Zemmour : "C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une Histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’Histoire de la France". Après avoir demandé une "sanction exemplaire" contre Eric Zemmour, Hapsatou Sy lança une pétition en ligne pour "interdire de médias les personnes portant des messages d'incitation à la haine".
Elle affirme aujourd'hui qu'elle n'a pas prémédité le scandale, en dépit des problèmes financiers qui lui sont prêtés. Elle met toutefois en garde que, si la séquence n'a pas été filmée dans son intégralité, elle dispose néanmoins d'images plus choquantes, promettant pour l'heure de ne pas les diffuser... Elle compte toujours porter l'affaire en justice et réfléchit au motif. Elle précise que son employeur C8 a fait son travail en supprimant la séquence et qu'elle a reçu de la chaîne un soutien absolu. Le 25 septembre, la Franco-sénégalaise (ses parents sont d'origines sénégalaise et mauritanienne, comme ceux de l'humoriste et acteur Omar Sy) annonça que Me Eric Dupond-Moretti s'honorerait d'être son avocat.
Quel vertueux totalitaire lancera une pétition pour exclure Yann Moix des media ?
Les coproducteurs de ONPC, Catherine Barma et Laurent Ruquier, qui emploient aussi le cumulard ? A défaut, le service public maintiendra-t-il le chroniqueur-insulteur ? 
France Télévisions a en effet des antécédents d'intransigeance idéologique. France 2 n'a-t-elle pas licencié son météorologue Philippe Verdier pour bien moins que cela, après la publication de son livre politiquement incorrect 'Climat investigation' ...

"Ces propos inacceptables devront être sanctionnés par la justice"

Dans cet ouvrage, il évoque le travail des policiers "la peur au ventre" sur fond d'insécurité. "Vous venez dire ici que les policiers ont peur (...), que vous chiez dans votre froc", avait réagi Yann Moix. "La peur au ventre, vous n'avez pas les couilles d'aller dans des endroits dangereux", avait-il ajouté.



"Si tous les policiers se doivent d'être irréprochables, une personnalité se doit de l'être tout autant. Ces propos inacceptables, inqualifiables devront être sanctionnés par la justice", a commenté Frédéric Lagache du syndicat Alliance, annonçant que son organisation se porte partie civile. 

Le secrétaire général d'Unité-SGP-FO, Yves Lefebvre s'est dit lui "satisfait" de la décision du ministre : "une marque de reconnaissance vis-à-vis de ses fonctionnaires". 

"C'était allé beaucoup trop loin. On ne peut pas tout dire pour faire son buzz personnel", a réagi pour sa part David Le Bras, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa).

Après avoir riposté au ministre de l'Intérieur dans un premier temps, Moix a baissé son pantalon, s’excusant pour ses propos en affirmant qu’il a "manqué d’intelligence" et qu’il y est "allé un peu trop fort"...
"Je disais avec des mots grossiers que je regrette -parce que c'est jamais bien les mots grossiers- (...), que la police n'a pas à venir dire sur les plateaux qu'elle a peur puisque le signal envoyé n'est pas le bon pour être respecté", s'est justifié le quinquagénaire, mardi sur LCI. 

Moix est un récidiviste.
Il avait déjà accusé la police de "violence" dans les camps de migrants à Calais au début de l'année.