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vendredi 12 juin 2020

Violence sexuelle d'un immigré dans un train des Bouches-du-Rhône

Islam Dendani nie l'agression d'une jeune européenne sur la ligne Gardanne-Marseille 

Avec les anti-racistes racisés du moment, le jeune musulman n'y voit pas une violence raciste, mais une drague lourde
On est Français quand on respecte
les usages, la culture et les lois du pays

Le sursis a paru suffisant au tribunal des Français racistes pour cette atteinte à l'honneur d'une jeune mécréante.<br>Les faits se sont déroulés dans le TER Marseille-Gardanne, peu avant 21h, le 27 novembre dernier. La jeune fille de 19 ans se trouvait seule dans un wagon du TER Marseille-Gardanne, quand un jeune adulte majeur de 18 ans a profité de l'isolement de sa victime pour tenter de la violer.
Trois mois avec sursis pour un apprenti dans le TER Marseille-Gardanne

Le sursis a paru suffisant au tribunal des Français racistes pour cette atteinte à l'honneur d'une jeune mécréante.<br>Les faits se sont déroulés dans le TER Marseille-Gardanne, peu avant 21h, le 27 novembre dernier. La jeune fille de 19 ans se trouvait seule dans un wagon du TER Marseille-Gardanne, quand un jeune adulte majeur de 18 ans a profité de l'isolement de sa victime pour tenter de la violer. 


"Il a volu m'embrasser à deux reprises. Je l'ai repoussé. Je lui ai dit de dégager. Ensuite, il a essayé de mettre sa main dans ma culotte," rapporte l'innocente proie sexuelle.
Trois mois avec sursis ! La victime a pourtant suivi les recommandations des autorités de ce pays, telle Marlène Schiappa, sous-ministre en charge de l'égalité des femmes d'abord et des hommes, subsidiairement, et ses campagnes de sensibilisation appelant à dénoncer de tels faits.
La jeune fille a subi un préjudice psychologique lourd. Au point d'appeler son père dès son arrivée en gare de Gardanne, lequel alertera les gendarmes.

L'agresseur présumé, Islam Dendani, 18 ans, nie les faits. 
Suivant les consignes de son avocate, la version que le jeune de famille algérienne a soutenu devant le juge fait passer la victime pour une menteuse : "J'ai posé ma main sur sa cuisse [normal !], mais pas pour un truc sexuel [quel est le truc ?]. Je lui ai parlé normal !" La normalité varie selon la latitude... 

Les images saisies montre un homme se penchant à deux reprises vers une jeune fille, ce qui accréditerait la thèse qu'il a bien tenté de l'embrasser. Le reste n'est pas probant. Pour Me Louis Rousseau, qui assistait hier la jeune femme, "les limites de la séduction ont été dépassées depuis bien longtemps". Pour "l'avocat", selon La Provence (mais une avocate, en vérité), il ne fait aucun doute que sa cliente dit la vérité, "sinon elle ne se serait pas précipitée à la gendarmerie dès le lendemain".
 
Les faits sont "caractérisés", a estimé le procureur, une femme, Marine Pare. L'individu, un apprenti boucher, a été identifié grâce à sa carte de métro. "Il faut que monsieur comprenne que, quand une femme le regarde, cela ne veut pas dire : viens me draguer et viens me peloter", assénera le ministère public qui a requis huit mois de prison avec sursis.

En défense, Me Anne-Laure Gasperini
- oui, une femme, qui ne prend pas souvent le TER à 21h00 - a plaidé la relaxe, décidant qu'elle plaide "un dossier de doutes", un dossier bâti sur "des perceptions différentes", selon que le côté où l'on se place. 
"On est en présence d'une fin de non-recevoir, opposera la défense. Peut-on en déduire qu'il a commis une agression sexuelle sur madame ? Une main sur une cuisse, ça n'est pas une agression sexuelle." Où est la limite ? Si les femmes n'en connaissent pas, comment les hommes le sauraient-ils ?

Le mis en cause devra verser 1.000 € à la victime au titre de l'indemnisation de son préjudice moral.

vendredi 6 mars 2020

Nancy : une institutrice écrouée pour viols sur ses filles

Profil bas des féministes et des anticléricaux

Cette professeure des écoles est accusée d'avoir violé ses deux filles de 5 et 7 ans, avec participations de son mari et de son amant 

Femmes pédophiles, ça existe... Reportage

Le trio diabolique a été mis en examen et placé en détention provisoire en novembre, a-t-on appris vendredi 6 mars du Parquet de Nancy.

Les élèves vont être entendus par les enquêteurs.
"Vendredi, des convocations ont été adressées aux parents concernés. Aucun élément ne laisse à penser que l’enseignante s’en soit prise à ses élèves. Il s’agit d'auditions de 'simple précaution'" décidées par la juge d'instruction chargée de l'affaire, a indiqué le procureur de la République de Nancy, François Pérain, d'après l'Est républicain.

Selon le journal du groupe de presse EBRA (L'Alsace, les Dernières Nouvelles d'Alsace le Républicain lorrain, L'Est républicain et Vosges Matin ainsi que des journaux rachetés à la Socpresse de Serge Dassault : Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Bien public et Le Journal de Saône-et-Loire), propriété du Crédit mutuel (BFCM) qui détient le CIC ou Cofidis (dont Monabanq), ce sont au total "118 écoliers ou anciens écoliers qui vont être interrogés dans les prochains jours". 

Interpellés fin novembre, la femme née en 1986, son mari né en 1974 et son amant né en 1976 ont été écroués à l'issue de leur garde à vue et mis en examen pour "viols et agressions sexuelles incestueux sur mineures de moins de 15 ans" et "corruption de mineurs" en ce qui concerne l'institutrice et son mari et pour complicité en ce qui concerne l'amant.
La femme est aussi mise en examen pour "captation d'images pédopornographiques".

En février 2019, hospitalisée aux urgences psychiatriques de Nancy après une tentative de suicide, la professeure des écoles s'était confiée à un interne, lui disant s'être, sous la pression de son amant, "filmée en train de faire des actes de nature sexuelle sur ses deux enfants", a révélé le procureur de la République de Nancy.

Ouverte à la suite de ces confessions, l'enquête préliminaire a abouti au placement en garde à vue en novembre de la femme et l'amant, lequel a reconnu avoir reçu les vidéos pédopornographiques, mais qui a accusé le mari d'avoir aussi commis des actes sexuels sur ses enfants, ce que ce dernier, interpellé à son tour, a nié.

Les deux fillettes ont été "confiées au Conseil départemental à la suite d’une ordonnance de placement provisoire", a indiqué le procureur.

Les féministes et les anticléricaux restent étrangement silencieux.

Caroline de Haas a quitté Twitter,
par peur de la contestation populaire de ses parti-pris. 
Mais 'Osez le féminisme!' qu'elle a fondé se déchaîne toujours sur les mêmes:


Chasse aux sorcières unilatérale par une ex du CSA...

Le cisgenre est un type d'identité de genre où le genre ressenti d'une personne correspond à son sexe biologique, assigné à sa naissance.
(la 'misandrie' est le contraire de la 'misogynie' et 'cis' ('cisgenre') est un type d'identité sexuelle où le genre ressenti d'une personne correspond à son sexe biologique, "assigné" (sic) à sa naissance (par la nature, faut-il le rappeler : non par les papas!).

Leurs "soeurs" peuvent être des violeuses
Si ces féministes haineuses acceptaient de se contempler le nombril et de se tournaient un instant vers les enfants ?
Faut-il les informer que quatre membres d’une même famille de l’Isère viennent d'être mis en examen pour violences sexuelles sur trois enfants, deux fillettes de 4 et 7 ans, ainsi qu'un garçon de 10 ans, à Bourgoin-Jallieu, 28.000 habitants. Leur calvaire a duré deux ans et demi, entre l'été 2016 et fin 2018, jusqu’à ce que l’aîné parle. Dix adultes, âgés de 30 à 64 ans, hommes et femmes, ont été interpellés il y a un an, quasiment jour pour jour. Sept ont été mis en examen par des juges du pôle criminel de Grenoble, pour "viols, agressions sexuelles, corruption de mineurs" concernant les quatre principaux protagonistes. Trois autres adultes ont été placés sous contrôle judiciaire. Certains ont reconnu les faits. Les autres seront réinterrogés par les juges. 
Le grand-père et la tante des enfants sont également cités dans ce dossier. Selon Le Dauphiné libéré qui a révélé l'information, la grand-mère des enfants avait déjà été inquiétée par la justice en 1999 pour avoir poussé à la prostitution ses deux filles (dont la mère des trois enfants victimes)... "afin de subvenir à ses besoins" : une excellente raison !

Pas de ça chez 
les Juifs, les Musulmans, les Bouddhistes, les Protestants ou les Mormons ?
L'Eglise catholique fait face depuis la fin du XXe siècle à la révélation de nombreuses affaires d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, des religieux ou des laïcs en mission ecclésiale. 
Les anticléricaux se sont déchaînés. Leurs motivations différent-elles vraiment de celles de l'Allemagne nazie?
Le ministre nazi des Cultes a fait circuler une "fake news" selon laquelle 7.000 ecclésiastiques avaient été condamnés pour crimes sexuels entre 1933 et 1937, alors que "le chiffre réel semble avoir été 170 cas, alors que nombre de ces abuseurs sexuels avaient quitté l'état religieux avant les faits". Ces accusations faisaient partie d'une campagne malveillante conduite par les hauts responsables du NSDAP (dont Joseph Goebbels, ministre de l'Education du peuple et de la Propagande, son nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques modernes de manipulation des masses) pour réduire l'influence de l'Église dans l'Allemagne hitlérienne, notamment à la suite de la publication de l'encyclique Mit brennender Sorge (Avec une brûlante inquiétude) du pape Pie XI qui condamnait l'idéologie raciste, le culte de l'Etat et du chef, ainsi que le paganisme qui sont le fondement du national-socialisme.Qu'est-ce que le 'Kirchenkampf'  ou Lutte contre l'Eglise ? 
En 1933, 
Hitler signa le Reichskonkordat, un traité avec le Vatican qui  interdisait au clergé la participation politique. Le Troisième Reich cibla les Eglises chrétiennes et essaya d'affaiblir leur influence. Tout au long de 1935 et 1936, des centaines de membres du clergé, religieux et laïcs dirigeants ont été arrêtés, souvent sur des fausses accusations de contrebande de devises ou de délits sexuels. Goebbels a largement diffusé ces accusations dans ses campagnes de propagande, montrant les cas sous le pire des jours possible. Des restrictions ont été imposées aux réunions publiques et les publications catholiques subirent la censure. Les écoles catholiques furent sommées de réduire l'instruction religieuse et des crucifix ont été retirés de bâtiments d'Etat.
Depuis la révolution sexuelle des années 1970 - suite à Mai 68 - et jusque au tournant de la fin des années 90, il était encore possible de faire l'apologie de la pédophilie.

Sans que les défenseurs des enfants abusés ne dressent l'oreille et s'horrifient, En 1982, dans l'émission littéraire (!) Apostrophe de Bernard Pivot sur le service public, Cohn-Bendit a pu se flatter de sa participation active à l'éveil des sens d'enfants en bas âge d'un jardin d'enfants (entre seize mois et deux ans) où il a sévi. LIRE PaSiDupes
"Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. […] Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque"
Euronews titra : "Pédophilie : les écologistes allemands face aux erreurs [sic] du passé"... On n'en parlera plus jusqu'en 2009 lorsque François Bayrou, MoDem, y fit allusion, sournoisement, en plein débat de campagne des Européennes...

VOIR et ENTENDRE Matzneff "homme courtois" et sodomite de petites filles (de 14 ou 15 ans, ou garçons) avec les ricanements de telle ou telle femme présente:
Citons encore Guy Hocquenheim, journaliste (collaborateur soixante-huitard au quotidien Libération) et romancier (auteur de la Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary) mais aussi militant à la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) dès sa création et militant homosexuel français, deuxième homosexuel français à faire son coming out dans la presse, mort des suites du sida en 1988, à l'âge de quarante et un ans.

Les femmes ont accaparé le sujet de la pédophilie en en faisant une cause féministe, au mépris de la souffrance des garçons, également victimes d'abus sexuels.
Enfance Majuscule, Enfance et Partage, l'Enfant bleu - Enfance maltraitée et le Collectif féministe contre le viol, quatre associations qui agissent, dit-on et sans discrimination de genre, pour la défense et la protection des enfants victimes de violences sexuelles ont saisi le procureur de la République de Paris - en 2000 - de l'existence d'un fichier de 470 photos d'enfants extraites de vidéos pornographiques contenues dans un CDrom. 14 clichés d'adultes agresseurs sexuels d'enfants y figurent également. Ce fichier a été établi à partir d'un CDrom de plus de 10.000 images ou séquences pornographiques saisies au domicile d'un pédophile allemand résidant aux Pays-Bas et assassiné en juin 1998. Interpol possède ces documents depuis 1998. Certains enfants de nationalité française auraient été reconnus sur ce fichier et des enquêtes étaient en cours les concernant. Sont-elles toujours en cours ?

lundi 30 décembre 2019

L'affaire Matzneff, c'est le scandale de la pédophilie encensée par les milieux littéraires

Les pratiques pédophiles assumées de l'écrivain posent aujourd'hui problème

Le "monde nouveau" de Macron est-il un retour à l'ordre moral ?

Comme Daniel Cohn-Bendit, l'écrivain Gabriel Matzneff a fait l'étalage de ses relations avec des enfants des deux sexes.
Or, un livre sort au tout début 2020 dans lequel ce prédateur sexuel est le personnage central : Vanessa Springora raconte l'emprise qu'il a exercé sur elle quand elle avait 14 ans.

Cette publication ravive un malaise fort datant de trente ans et qui secoue aujourd'hui une société jusqu'ici ouverte : la permissivité et la tolérance de bon aloi était sans limites. Dans le livre Le Consentement, à paraître en janvier, l'éditrice et auteure Vanessa Springora raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff, au milieu des années 1980. Elle avait alors 14 ans, lui était quinquagénaire. Dans un contexte de dénonciation des violences sexuelles, son témoignage a rencontré un écho important et a interrogé de nouveau la notion de consentement sexuel. 
Franceinfo présente cette affaire par le menu.


Qui est Gabriel Matzneff ?

L\'écrivain Grabriel Matzneff, en janvier 2009 à Paris.
Né le 12 août 1936, Gabriel Matzneff est issu d'une famille de Russes exilés, qui ont fui leur pays après la révolution communiste de 1917. Lauréat du prix Renaudot de l'essai en 2013 et édité par Gallimard, l'écrivain de 83 ans a longtemps été une figure prolifique du milieu littéraire. Il était régulièrement invité de ses grands-messes télévisuelles, '"Apostrophes" sur Antenne 2 [service public] à "La Grande Librairie" sur France 5 [service public].

Auteur prisé, l'homme n'a pourtant jamais caché son attirance pour les jeunes enfants dans ses journaux intimes, comme Mes amours décomposés (1990), ou ses essais, en particulier Les Moins de seize ans (1974). "Lorsque vous avez tenu dans vos bras, baisé, caressé, possédé un garçon de 13 ans, une fille de 15 ans, tout le reste vous paraît fade, lourd, insipide", écrit-il dans ce dernier ouvrage [Les féministes - les plus disgracieuses et aigries - sortent les griffes].
Depuis quelques années, l'octogénaire chronique... l'actualité pour Le Point. Après les attentats du 13-Novembre, il avait de nouveau défrayé la chronique avec un texte violent sur la "génération Bataclan" et les victimes des terroristes.

Et Vanessa Springora ?
Agée de 47 ans, Vanessa Springora est directrice des éditions Julliard depuis le 1er décembre 2019. Diplômée en lettres modernes de l'université Paris-Sorbonne, elle a commencé sa carrière en 2003 à l'Institut national de l'audiovisuel (INA), avant de rejoindre les éditions Julliard en 2006 comme assistante d'édition. Elle rencontre Gabriel Matzneff en 1986 en accompagnant sa mère, attachée de presse dans l'édition [qui semble absente quand sa fille a 14 ans, comme ceux de l'actrice féministe lesbienne Adèle Haenel, à 12, qui a depuis révélé son harcèlement sexuel subi d'un réalisateur], à un dîner. L'homme se met à lui écrire, à l'attendre à la sortie du collège et à la vouvoyer pour effacer l'écart d'âge. "Comme je n'avais lu aucun de ses livres, je ne savais pas que c'était un procédé qu'il mettait systématiquement en œuvre", a-t-elle raconté à Bibliobs.

Pourquoi l'affaire n'éclate-t-elle qu'aujourd'hui ?

Le livre de Vanessa Springora marque un tournant. Pour la première fois, une ancienne relation de l'écrivain prend la parole. "A 14 ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", écrit-elle [à l'innocence pure (?) a succédé la malice de l'écrivaine]. Sans acrimonie, ni victimisation, Vanessa Springora évoque l'ambivalence d'une époque où la libération sexuelle flirte avec la défense [l'éloge] de la pédophilie, la fascination exercée par l'écrivain, puis le poids de cette histoire sur sa vie.

Et l'auteure de décrire une emprise qui se poursuit sur le terrain littéraire :
Résultat de recherche d'images pour "matzneff jeune"
L'emprise semble également physique
au vu de la main fermement
serrée sur le poignet
l'écrivain écrit beaucoup et couche sur le papier ses conquêtes et aventures sexuelles, y compris avec des jeunes garçons lors de voyages en Asie. "Comme si son passage dans mon existence ne m'avait pas suffisamment dévastée, il faut maintenant qu'il documente, qu'il falsifie, qu'il enregistre et qu'il grave pour toujours ses méfaits", écrit Vanessa Springora. Elle évoque une "triple prédation, sexuelle, littéraire et psychique".

On l'a laissé faire parce qu'il y avait l'aura de l'artiste [dénonce cete figure du milieu littéraire]. Son œuvre servait de caution. Mais au nom de quoi les dégâts seraient-ils moindres quand la personne qui commet ces actes est un artiste ?Vanessa Springoraà "Bibliobs"

Dans le sillage de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, qui dénonce avec force depuis 2017 les violences sexuelles, l'ouvrage opportuniste ne passe pas inaperçu [il n'est pas encore à la vente !]. "Le livre de Vanessa Springora va constituer un jalon majeur dans l'histoire de la pédophilie, dans la mesure où c'est la première fois qu'une des relations de Matzneff prend la parole pour donner un son de cloche très différent du son de cloche de Matzneff lui-même. Il a toujours présenté les relations sexuelles qu'il a eues avec les enfants (…) comme euphoriques et plaisantes (…)", explique à franceinfo Pierre Verdrager, sociologue et auteur de L'Enfant interdit. 

Comment la pédophilie est devenue scandaleuse.
Personne n'avait réagi avant ?

Pas vraiment [sic]. A l'époque des faits, au milieu des années 1980, le regard porté sur la pédophilie est très différent [terme neutre...]. Lorsqu'il publie en 1990 Mes amours décomposés, Gabriel Matzneff est invité sur le plateau d'"Apostrophes". Le ton des questions posées par Bernard Pivot est léger, pour ne pas dire complaisant [Pivot en oublie de faire ne serait-ce qu'allusion aux petits garçons]: "Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans les lycéennes et les minettes ? Au-dessus de 20 ans, on voit que ça ne vous intéresse plus", "pourquoi les collectionner autant ?" Les réponses, accueillies par les rires de l'assistance [dont une bécasse], sont assumées : "Je préfère avoir dans ma vie des gens qui ne sont pas encore durcis. Une fille très jeune est plutôt plus gentille [docile?], même si elle devient très très vite hystérique et aussi folle que quand elle sera plus âgée."

Une seule voix s'élève alors contre l'écrivain. "Monsieur Matzneff me semble pitoyable. Ce que je ne comprends pas, c'est que dans ce pays, la littérature sert d'alibi à ce genre de confidences, attaque [sic] Denise Bombardier, écrivaine canadienne. Ce que nous raconte Monsieur Matzneff (...), c'est qu'il sodomise des petites filles de 14, 15 ans, que ces petites filles sont folles de lui (...). On sait que les vieux messieurs attirent les petits enfants avec des bonbons, monsieur Matzneff les attire avec sa réputation." Et de conclure : "Comment s'en sortent-elles ces petites filles après coup ? Moi je crois que ces petites filles là sont flétries et la plupart d'entre elles pour le restant de leurs jours". "Je ne comprends pas comment on peut publier des choses comme ça", cingle-t-elle encore.

Interrogée il y a quelques jours par franceinfo, Denise Bombardier raconte comment cette prise de position lui a valu d'être vilipendée par certains intellectuels français. "J'ai pris la parole, parce que les gens ne disaient rien sur son livre. Il y avait un couple de catholiques qui était là pour défendre la fidélité dans le mariage et qui n'a pas dit deux mots. D'ailleurs, la dame ne fait que rire [la bécasse], se souvient-elle. J'ai fait ce que j'avais à faire. Autrement, je n'aurais pas pu me regarder dans le miroir." L'éditeur de Gabriel Matzneff, Philippe Sollers [qu'aimèrent dès l'adolescence les femmes mûres : "il a frôlé l'inceste avec deux de ses tantes," chronique Pivot, d'une plume humide. Et, puisque la pédophilie des femmes pédophile passe bien, d'ajouter : "il a l'œil, il a le culot, il a les mots, il a la patience, il a le charme, il est vif, précis et amusant. Cruel, si le temps en est venu; diplomate, silencieux ou retors quand il lui faut mener "une double vie" et des "vies parallèles mouvantes"], [Sollers, donc,] la traite alors de "connasse" sur France 3, la critique littéraire du Monde, Josyane Savigneau [responsable du célèbre 'Monde des Livres'entre 1991 et 2005 et dont l'"ami de toujours" est Sollers], ironise dans les colonnes de son journal : "Découvrir en 1990 que des jeunes filles de 15 et 16 ans font l'amour à des hommes de trente ans de plus qu'elles, la belle affaire !" 

En 2013, lorsqu'il reçoit son prix Renaudot [Frédéric Beigbeder est l'un des membres du jury depuis 2011, comme Franz-Olivier Giesbert? le directeur de l'hebdomadaire Le Point entre 2000 et 2008, et Yann Moix l'un de ses lauréats, en 2013], quelques voix s'élèvent. Une pétition pour le lui retirer est lancée par l'association La Mouette et Innocence en danger dépose plainte contre X pour apologie d'agression sexuelle.

Mais pourquoi la pédophilie était-elle tolérée ?

Cela paraît difficile à imaginer en 2019 mais il existait dans ces années-là un courant pro-pédophilie, soutenu par des intellectuels [germanopratins] prestigieux. Dans une tribune publiée le 26 janvier 1977 dans Le Monde, Gabriel Matzneff prend la défense de trois hommes jugés pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de 15 ans. "Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ? (...) Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit", peut-on notamment y lire. A ses côtés, dans la liste des signataires : Louis Aragon, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, André Glucksmann [père de Raphaël qui s'indigne aujourd'hui : depuis qu'il a donné un enfant à Léa Salamé ?], Bernard Kouchner, Jack Lang, ou encore Jean-Paul Sartre.



Comme l'expliquait sur franceinfo le sociologue Pierre Verdrager, la "pédophilie a fait [alors] l'objet d'une tentative de valorisation dans le monde intellectuel". "C'était une époque où il y avait une tentative de libération sur tous les horizons et on avait considéré que la pédophilie faisait partie de ça : libération des femmes, libération des gays, libération de la sexualité et du discours sur la sexualité", resitue-t-il. L'âge de la majorité vient d'être abaissé à 18 ans en 1974 et, "dans ce contexte-là, on pensait qu'il était possible de considérer comme valides les relations sexuelles entre les adultes et les enfants" [En fait, ce n'est que depuis le 31 mars 2013 que la loi prévoit, pour les jeunes filles âgées de 15 à 17 ans, la délivrance gratuite en pharmacie, sur présentation d’une ordonnance, des contraceptifs remboursables. Alors, il n’est plus nécessaire d’obtenir le consentement de ses parents, et le secret médical doit être gardé]. 
Dans un texte où il revenait sur le soutien de Libération à ce mouvement pro-pédophilie [de même que le Nouvel Observateur commençait à publier des annonces de rencontre pour homosexuels], le journaliste Sorj Chalandon [journaliste judiciaire, grand reporter, puis rédacteur en chef adjoint de Libération, et prix littéraire] évoque une période post-Mai 68 où "l'interdiction, n'importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus". 

Comment le monde littéraire réagit-il depuis le début de l'affaire ?

L'affaire divise. Beaucoup, comme Bernard Pivot, plaident le changement d'époque. "Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale ; aujourd'hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c'est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d'un pays et, surtout, d'une époque", écrit sur Twitter l'ancien président de l'académie Goncourt [comme Alphonse Daudet. Ou Colette, d'ailleurs...]. 
"Un nouveau tribunal va se mettre en place, comme pour Polanski, estime de son côté Frédéric Beigbeder dans les colonnes du Monde. C'est une époque qui en juge une autre, mais les temps ont changé... Tout le milieu littéraire a peur (...). C'est terminé pour lui, il est devenu indéfendable." [Les mêmes, dont Macron, jugent aujourd'hui la France sur sa période coloniale]

Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale; aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque.

D'autres, comme l'ancienne critique du Monde Josyane Savigneau, dénoncent sur Twitter une "chasse aux sorcières". 
"Je ne protège personne mais je ne participe pas non plus aux chasses à l'homme", s'est défendu le patron du Point [justement], Etienne Gernelle [librement], précisant qu'aucune chronique de l'écrivain n'a fait "l'apologie de l'amour avec les enfants". 
Son prédécesseur, par ailleurs membre du jury du prix Renaudot, est sur la même ligne [tous se protègent en prenant la défense de l'indéfendable]. "C'est un excellent écrivain, dont j'aime certains livres, d'autres pas du tout. J'exècre la pédophilie, mais je déteste aussi la police de la maréchaussée. Les gens cloués au pilori ont toujours ma sympathie", a répondu [méprisant] au Monde Franz-Olivier Giesbert.

Plusieurs voix ont aussi salué la démarche de Vanessa Springora. 
"Il ne s'agit pas d'un retour à l'ordre moral, juste d'un retour à la raison [laquelle est un rempart bien connu en matière de sexe]. Les filles de 13 ans ont autre chose à faire que de tomber amoureuse d'un mec de 50 ans [insensé]. Elles ne sont pas à armes égales avec lui", estime dans les colonnes du Monde  [membre du jury du prix Renaudot, il faudrait le dire] l'écrivain Patrick Besson [photo ci-dessus, pour qui le sexe se résume à un rapport de forces]. 
En décembre 2014 [on est donc loin des années 80 et 90], un autre article publié dans Le Point promeut le livre Small Miracles de Djan Seylan, un recueil d'images de "jeunes filles africaines et asiatiques ayant vécu nues au temps de la colonisation [...] entre 11 et 17 ans"; "le plus joli cadeau de Noël qu'on puisse faire à un pédophile". L'article relate la fascination de Besson pour ces "femmes offertes ou interdites"...

L'essayiste et député européen Raphaël Glucksmann, dont le père avait signé la tribune avec Gabriel Matzneff, a fait part de son dégoût [de son père ?] sur Twitter.

J’ai beau chercher, je ne comprends toujours pas en quoi le fait de ne plus tolérer qu’un dandy pervers de 40 ou 50 ans mette son sexe dans la bouche d’une enfant de 13 ans ou exploite des petits garçons en Asie du Sud-Est est une menace pour la création littéraire...

Comment Gabriel Matzneff se défend-il ?

Gabriel Matzneff a refusé toutes les demandes d'interview. Il s'est simplement fendu d'un mail à L'Obs. "Apprendre que le livre que Vanessa a décidé d'écrire de mon vivant n'est nullement le récit de nos lumineuses et brûlantes amours, mais un ouvrage hostile, méchant, dénigrant, destiné à me nuire, un triste mixte de réquisitoire de procureur et de diagnostic concocté dans le cabinet d'un psychanalyste, provoque en moi une tristesse qui me suffoque", a-t-il écrit.

Les faits dénoncés peuvent-ils être poursuivis ?
Non, car ils sont trop anciens. Dans un entretien à Bibliobs, Vanessa Springora le dit elle-même : "J'ai mis beaucoup de temps à me considérer comme une victime car justement j'avais été consentante. Mais j'étais tout de même en dessous de la majorité sexuelle. J'aurais donc pu aller en justice, sauf qu'à chaque fois je me disais : 'J'étais consentante'. J'y ai repensé bien plus tard, il y avait prescription."

D'après son témoignage, les faits s'apparentent à une "atteinte sexuelle", soit "un acte de pénétration sexuelle sans violence, contrainte, menace ou surprise, lorsqu'elle est commise par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans". En la matière, le délai de prescription varie entre 10 et 20 ans (avec circonstance aggravante) après la majorité de la victime. Un délai atteint depuis longtemps puisque Vanessa Springora a aujourd'hui 47 ans. 
Si jamais les faits dénoncés venaient à être qualifiés de viol, la nouvelle prescription de 30 ans, entrée en vigueur le 6 août 2018, ne pourrait de toute façon pas s'appliquer parce qu'elle n'est pas rétroactive.

Pour le sociologue Pierre Verdrager, ce livre pourrait cependant faire évoluer la loi, notamment sur la question de l'âge limite pour le consentement. Début 2018, le gouvernement avait abandonné l'instauration d'une telle mesure, qui aurait permis de considérer que tout mineur de moins de 15 ans ne peut pas donner son consentement à un acte sexuel avec un majeur. "Je pense que ce livre va reposer le problème et le fait que cet ouvrage ait un tel retentissement, je pense que les politiques doivent entendre prendre au sérieux cette question-là. Le fait que l'on peut à la fois être consentant et considérer que ce consentement est une fiction", explique Pierre Verdrager.

J'ai eu la flemme de tout lire, vous pouvez me faire un résumé ?
Dans Le Consentement (éditions Grasset), à paraître jeudi 2 janvier, l'éditrice Vanessa Springora raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff lorsqu'elle était mineure. "A quatorze ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", y écrit-elle notamment. Le livre remet sur le devant de la scène les pratiques pédophiles d'un écrivain, dont les agissements, assumés et revendiqués dans certains de ses ouvrages, comme Les Moins de seize ans (1974), ont été regardés avec complaisance à l'époque. Son passage, en 1990, sur le plateau d'"Apostrophes" le montre bien : seule la romancière canadienne Denise Bombardier se désole [le mot est faible] que "la littérature sert d'alibi à ce genre de confidences". Aujourd'hui, l'affaire, qui n'aura pas de suite judiciaire parce que les faits dénoncés sont prescrits, embarrasse le monde littéraire, dans lequel l'écrivain conserve quelques soutiens.

L'article mentionne-t-il les moeurs de Daniel Cohn-Bendit ?
L'omerta n'est pas levée...
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