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vendredi 12 juin 2020

Violence sexuelle d'un immigré dans un train des Bouches-du-Rhône

Islam Dendani nie l'agression d'une jeune européenne sur la ligne Gardanne-Marseille 

Avec les anti-racistes racisés du moment, le jeune musulman n'y voit pas une violence raciste, mais une drague lourde
On est Français quand on respecte
les usages, la culture et les lois du pays

Le sursis a paru suffisant au tribunal des Français racistes pour cette atteinte à l'honneur d'une jeune mécréante.<br>Les faits se sont déroulés dans le TER Marseille-Gardanne, peu avant 21h, le 27 novembre dernier. La jeune fille de 19 ans se trouvait seule dans un wagon du TER Marseille-Gardanne, quand un jeune adulte majeur de 18 ans a profité de l'isolement de sa victime pour tenter de la violer.
Trois mois avec sursis pour un apprenti dans le TER Marseille-Gardanne

Le sursis a paru suffisant au tribunal des Français racistes pour cette atteinte à l'honneur d'une jeune mécréante.<br>Les faits se sont déroulés dans le TER Marseille-Gardanne, peu avant 21h, le 27 novembre dernier. La jeune fille de 19 ans se trouvait seule dans un wagon du TER Marseille-Gardanne, quand un jeune adulte majeur de 18 ans a profité de l'isolement de sa victime pour tenter de la violer. 


"Il a volu m'embrasser à deux reprises. Je l'ai repoussé. Je lui ai dit de dégager. Ensuite, il a essayé de mettre sa main dans ma culotte," rapporte l'innocente proie sexuelle.
Trois mois avec sursis ! La victime a pourtant suivi les recommandations des autorités de ce pays, telle Marlène Schiappa, sous-ministre en charge de l'égalité des femmes d'abord et des hommes, subsidiairement, et ses campagnes de sensibilisation appelant à dénoncer de tels faits.
La jeune fille a subi un préjudice psychologique lourd. Au point d'appeler son père dès son arrivée en gare de Gardanne, lequel alertera les gendarmes.

L'agresseur présumé, Islam Dendani, 18 ans, nie les faits. 
Suivant les consignes de son avocate, la version que le jeune de famille algérienne a soutenu devant le juge fait passer la victime pour une menteuse : "J'ai posé ma main sur sa cuisse [normal !], mais pas pour un truc sexuel [quel est le truc ?]. Je lui ai parlé normal !" La normalité varie selon la latitude... 

Les images saisies montre un homme se penchant à deux reprises vers une jeune fille, ce qui accréditerait la thèse qu'il a bien tenté de l'embrasser. Le reste n'est pas probant. Pour Me Louis Rousseau, qui assistait hier la jeune femme, "les limites de la séduction ont été dépassées depuis bien longtemps". Pour "l'avocat", selon La Provence (mais une avocate, en vérité), il ne fait aucun doute que sa cliente dit la vérité, "sinon elle ne se serait pas précipitée à la gendarmerie dès le lendemain".
 
Les faits sont "caractérisés", a estimé le procureur, une femme, Marine Pare. L'individu, un apprenti boucher, a été identifié grâce à sa carte de métro. "Il faut que monsieur comprenne que, quand une femme le regarde, cela ne veut pas dire : viens me draguer et viens me peloter", assénera le ministère public qui a requis huit mois de prison avec sursis.

En défense, Me Anne-Laure Gasperini
- oui, une femme, qui ne prend pas souvent le TER à 21h00 - a plaidé la relaxe, décidant qu'elle plaide "un dossier de doutes", un dossier bâti sur "des perceptions différentes", selon que le côté où l'on se place. 
"On est en présence d'une fin de non-recevoir, opposera la défense. Peut-on en déduire qu'il a commis une agression sexuelle sur madame ? Une main sur une cuisse, ça n'est pas une agression sexuelle." Où est la limite ? Si les femmes n'en connaissent pas, comment les hommes le sauraient-ils ?

Le mis en cause devra verser 1.000 € à la victime au titre de l'indemnisation de son préjudice moral.

samedi 9 mai 2020

Plan de déconfinement: masques facultatifs dans l'espace public

Philippe est content de lui: l'Etat faisait largement sa part, selon lui, en ciblant les distributions de masques 

L’Etat ne procédera pas à la distribution générale et gratuite de masques jetables ou lavables à l’ensemble des Français.

Cette mesure était pourtant réclamée par une très large part de l’opinion publique. Face à l'incurie du pouvoir, elle est même déjà appliquée par de nombreuses collectivités locales de tous bords politiques, mais l'Etat en fait bien assez dans les distributions de masques, a estimé Edouard Philippe dans son allocution sur le plan de déconfinement du 11 mai, laissant les commandes, la distribution et le financement aux collectivités territoriales.
L’Etat entend limiter ses efforts à des publics cibles, a insisté le premier ministre.
“L’État va distribuer des masques” gratuitement, a indiqué l'Edouard. “Il va distribuer des masques aux professeurs qui devront les porter dans leurs classes, il va distribuer des masques aux agents qui travaillent pour l’Etat et qui doivent les porter, il va distribuer des masques aux plus vulnérables”, a-t-il énuméré, en rappelant que 5 millions de masques seront distribués gratuitement par les préfets chaque semaine aux malades et aux “plus vulnérables économiquement”. Encore une action reportée à l'avenir et sans date.

Selon Philippe, "c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie" ! 

Sans attendre le bon vouloir de l'exécutif, alors que l'épidémie en est au troisième mois, de nombreuses collectivités (régions, départements, mairies) ont commencé à distribuer des masques gratuitement à leurs administrés, le Premier ministre rappelle que 50% du coût d’acquisition de ces masques est subventionné par l’Etat - c'est-à-dires les Français - depuis le 13 avril, après deux mois de crise sanitaire. Une manière de souligner que la générosité de certains élus est en partie rendue possible par l’appui budgétaire offert par le gouvernement.

Les partis politiques s’indignent du coût des masques vendus dans le commerce pour exiger une mise à disposition gratuite pour tous. Edouard Philippe juge que cela "correspond à du bon sens si l’on veut que chacun s’équipe dans la durée", justifiant le plafonnement des prix des masques chirurgicaux dans les pharmacies et la grande distribution.

Pas d’obligation du masque dans l’espace public

Avant la présentation de ce pan de déconfinement, plusieurs élus de grandes villes avaient mis la pression sur l’Etat pour qu’il rende obligatoire le port du masque dans l’espace public. Outre la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), qui juge "extrêmement salutaire" le port du masque et le maire LREM de Lyon Gérard Collomb, l’édile de Nice Christian Estrosi (LR) a annoncé qu’il entend prendre un arrêté pour rendre le masque obligatoire.

Mais sur ce point, l’exécutif a refusé de céder. Le masque n’est jamais qu’un complément à la distanciation physique. Lorsque vous vous promenez tout seul dans la rue ou à la campagne, porter un masque ne présente pas d’intérêt", a jugé Édouard Philippe.

Le port du masque sera  obligatoire uniquement dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants seront passibles d’une amende de 135 euros, a indiqué jeudi la ministre Elisabeth Borne en présentant le plan de déconfinement du gouvernement.

Des masques "grand public" - ceux qui ne sont rien" seront mis à disposition dans les transports en commun "dans les premiers jours du déconfinement pour les distribuer en appoint aux personnes qui n’auraient pu s’en procurer", a ajouté E. Borne.

dimanche 24 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Bruno Retailleau (LR) demande un "service minimum garanti"

Faut-il organiser un service minimum des transports en commun ?

La loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres" ne prévoit pas de réquisition de personnel.



La grève du 5 décembre s'annonce très suivie, singulièrement dans les transports en commun. Les trois principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa et SUD-Rail) ont en effet lancé un appel à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les trois syndicats représentatifs de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC), suivis par trois autres, appellent aussi à une grève reconductible. 
Quant à la CFDT, syndicat réformiste, elle défend globalement la réforme, mais il est hors de question pour la centrale d'"allonger la durée de vie active" des travailleurs et sa fédération de cheminots, quant à elle, est contre la réforme. Laurent Berger soutient l'idée d'un système universel par points - comme depuis dix ans -, mais à ses conditions. Et la première d'entre elle est donc le refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite ou créer un âge-pivot.

Face au risque de blocage des transports publics, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a indiqué mardi 19 novembre qu'elle a demandé à la SNCF et à la RATP d'assurer le transport des voyageurs aux heures de pointe. "J'ai dit à la SNCF et à la RATP d'assurer le service minimum aux heures de pointe", a-t-elle fait savoir sur Franceinfo. Dans le cas contraire, "il faudra rembourser les voyageurs", a-t-elle exigé, rappelant que "la continuité des services publics doit être assurée dans la République française"

En 2018, Pécresse avait exprimé son soutien au gouvernement Philippe dans son projet de réforme de la SNCF. En septembre 2019, la présidente de Région et, à ce titre, présidente du syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF-Mobilités) avait déjà réclamé une telle mesure. Dans un communiqué commun avec le député de l'Essonne Robin Reda, membre du groupuscule qu'elle a formé et le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, qui ont rejoint son mouvement (Soyons libres), elle demande "l'inscription en urgence de leur proposition de loi, déposée en mai 2018" qui institue "un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève".

Actuellement, la loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", à la différence du service minimum en vigueur dans le secteur hospitalier, ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d'où l'impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes.

D'ici au 5 décembre, le groupe LR va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti"



"Nous devons instaurer un service minimum garanti", avant la date de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraitesassure Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui demande qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".
 
"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd'hui dans les transports", souligne Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".
"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", explique l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée il y a 12 ans (2007) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".

vendredi 10 avril 2015

1942 à Paris - 2015 à Montpellier: les rafles de Rom vont-elles continuer?

Un syndicaliste FO propose un bus spécial pour les Rom 

La prise en charge de certains usagers provoque une gêne dans les bus

"C'est intenable pour les usagers et les conducteurs de la ligne de bus de Montpellier, Hérault, qui dénoncent l'odeur que dégagent depuis plusieurs années des  voyageurs rom, mais la proposition de les isoler a d'ores et déjà déclenché de vives critiques.

Un "danger sanitaire" 
C'est ainsi que Dominique Granier, délégué syndical Force Ouvrière (FO)  définit l'odeur des Rom qui empruntent les bus de la ligne 9 de Montpellier. Dans un entretien accordé à la Gazette de Montpellier, relayée par Midi Libre, le syndicaliste à la TaM (Transports de l'agglomération de Montpellier) propose en conséquence de "créer une navette spécialement pour eux"

Quotidiennement, de nombreuses familles rom se rendent de  leur bidonville, situé à proximité du quartier de Grammont, au centre-ville de Montpellier en empruntant cette ligne. Et selon un syndicat de chauffeur, l'odeur de ces personnes serait insupportable. "C'est une véritable infection", confirme le syndicat FO. "C'est intenable pour les usagers et les conducteurs. C'est un problème sanitaire, il faut trouver une solution, d'autant que cela remonte à plusieurs années", ont indiqué, selon Midi Libre, des représentants de Force Ouvrière, présents au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Gilbert Fouilhe, secrétaire général de FO, nie les propos de Dominique Granier. "On n'a pas du tout fait cette proposition. Après, je ne suis pas derrière tout le monde. Monsieur Granier est chauffeur de bus; il n'a donc pas l'habitude des media. Il est possible qu'il a été amené sur un terrain où il ne souhaitait pas aller", a-t-il minimisé pour reprendre l'affaire en mains, renvoyant  un élu syndical au dépôt avec la base et suggérant que la presse fabrique du buzz.

En attendant que la ministre Ségolène Royal s'en mêle

"Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres"
La CGT Tam Montpellier a immédiatement récupéré l'affaire pour se démarquer de FO sur sa page Facebook: "La CGT-TaM va faire des propositions après concertations pour régler ce problème dans le respect de toutes et tous y compris les Roms qui ne sont pas des animaux mais bien des êtres Humains. [A noter la majuscule...] D'autre parts [orthographe d'origine] de mémoire de Syndicat jamais à TaM un cas de Tuberculose ou Gale n'est apparu chez les conducteurs [un évocation révélatrice...] après un service sur la ligne 9 ou une autre ligne,restons serein chers collègues." On est ailleurs rassuré: "Ce ne sont pas des lépreux; ils sont suivis sur le plan sanitaire ! Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres". Amis lépreux, évitez Montpellier, ville d'un spécialiste de l'exclusion, puisqu'aux élections municipales de Montpellier, ce chirurgien-dentiste socialiste du nouveau quartier d'affaires d'Antigone, était un candidat dissident du PS...
"C'est une honte. Oui, il y a une mauvaise odeur quand les Roms sont dans le bus et on le signale depuis deux ans mais ce n'est pas leur de faute. C'est parce qu'on les abandonne tellement qu'ils n'ont qu'un robinet sur leur camp! Ce ne sont pas des animaux. On ne doit pas s'attaquer aux pauvres mais à la pauvreté. Ça ne ferait que déplacer le problème. On ne va pas reproduire l'apartheid à Montpellier", renchérit auprès de Libération Bernard Gotis, délégué syndical CGT à la TaM.

ATD Quart-Monde balaie d'un revers de manche le mal-être des usagers
Le "vivre-ensemble" reste plus que jamais un slogan de vertueux donneurs de leçons dont sont exclus les devoirs. "Un bus spécial pour les Roms? Ce serait de la pure discrimination. Chacun a droit à sa place dans la société, et à une place digne. Qu'il y ait des difficultés, on ne peut pas le nier. Mais on ferait mieux de construire pour eux des points d'eau et des sanitaires plutôt que de se focaliser sur les conséquences de ce manque d'hygiène", s'indigne de son côté sur France tv info, Marie-Françoise Combaz, responsable de l'association ATD Quart-Monde en Languedoc-Roussillon. En s'exprimant sur le service public, s'adresse-t-elle à Ségolène Royal, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et François Hollande? Le spécialiste des catastrophes et des chrysanthèmes lâchera-t-il encore la courbe du chômage pour venir compatir sur place: pour se brancher sur les réseaux d'eau et d'électricité de la commune, les congénères de Leonarda attendent-ils en effet qu'il déclare solennellement, escorté de Nanard Cazeneuve et NVB, qu' "il y a" un problème, "il faut" et "c'est l'Etat qui paie" ? "Cette demande est scandaleuse. C'est même scandaleux d'y penser; il n'y a aucune chance que cela se fasse, car ce serait illégal", déplore Philippe Goossens, chargé par la Ligue des droits de l'homme - à laquelle appartenait l'altermondialiste Richard Durn, auteur en 2002 de la tuerie du Conseil municipal de Nanterre - de la défense des Rom et honteux d'avoir de vilaines pensées....

Selon Laurent El Ghozi, co-fondateur du collectif Romeurope, les propos du syndicaliste d'en face sont insupportables.
Depuis Nanterre où il est adjoint au maire (PCF, depuis avant-guerre: hôtel de ville de Nanterre, ci-contre), chargé de l'enseignement supérieur et de la ville, il reproche à la population locale héraultaise de ne pas s’interroger sur les moyens qui sont mis en œuvre pour permettre à ces populations de vivre dignement
Sa volonté de polémiquer se révèle lorsqu'il interpelle: "Est-il nécessaire de leur rappeler que les Roms ne sont pas sales génétiquement ? Les problèmes d’hygiène ne sont pas liés à un mode de vie ou à des considérations culturelles, mais au "fait qu’on oblige ces populations à vivre dans des bidonvilles ou des squats," accuse-t-il, "sans leur donner la possibilité de se laver", alors qu'il doit à la vérité d'admettre qu'ils  refusent la sédentarisation. Et d'ajouter: "C’est la manière dont on les traite qui est le fond du problème." Faut-il fournir le savon ?

Petit détour par Nanterre, il y a seulement quelques mois. En octobre 2014 à Nanterre, une dizaine de camions de CRS ont encerclé un ensemble de pavillons abandonnés du fond de l'avenue du Général-Leclerc pour chasser une trentaine de Rom installés dans une maison inoccupée, située en face du dépôt ...RATP. 
La police a-t-elle pu intervenir sans y avoir été appelée par le conseil municipal où Laurent El Ghozi est adjoint ? Ces familles erraient dans Nanterre depuis le mois de mai précédent, suite à leur expulsion  d'un terrain appartenant à l'Etablissement Public d'Aménagement Défense Seine Arche (Epadesa: bâtiment ci-contre). "Ce bâtiment est inoccupé depuis plus d'un an et nous avions décidé de le réquisitionner tant qu'une solution n'avait pas été trouvée pour reloger ces familles," expliqua un membre du comité créé pour les soutenir. 
El Ghozi ne s'en tient pas là. "Pour remédier à cette 'nuisance', le syndicat [FO] propose une solution qui relève de la ségrégation raciale." (...) "il s’agit là de discrimination. Cela rappelle tristement l’apartheid qu’ont pu connaître les Noirs en Afrique du Sud ou dans certains États américains." Et de menacer: "Si cette navette venait tout de même à être mise en place, les associations comme RomEurope, dont je fais partie, saisiraient le défenseur des droits."
L'adjoint au maire communiste exploite visiblement un filon. Mediapart soutient d'ailleurs ce dossier. "L’arrivée de la gauche au pouvoir n’y a rien changé. Les conditions de vie dans les bidonvilles n’ont cessé de se dégrader au cours des deux dernières années, écrivait le site trotskiste en mars 2014. Et les élections municipales ne font qu'empirer la situation. Tel est le bilan dramatique que dresse le réseau associatif Romeurope dans un rapport rendu public mercredi 5 mars, réalisé à partir des observations des ONG et des collectifs de riverains qui le composent.
El Ghozi n'en a pas fini et s'en prend aux travailleurs FO.
"Ces chauffeurs de bus montpelliérains évoquent un "danger sanitaire". Croient-ils réellement que, parce que l’on sent la transpiration, on présente un risque pour la santé d’autrui ? Ils sont même allés jusqu’à saisir le CHSCT pour faire constater les "nuisances", s'indigne-t-il contre des salariés.
Pour faire court, signalons enfin que l'élu communiste de Seine-Saint-Denis dénonce tout en bloc comme "inacceptable sur le plan des valeurs et faux sur le plan épidémiologique", mais s'en prend à la municipalité socialiste de Montpellier. "Pour régler le problème, la ville de Montpellier doit simplement appliquer la loi : les communes sont dans l’obligation d’apporter, entre autres, l’eau et l’électricité aux populations migrantes. L’installation de douches publiques est donc la solution." Demandons donc aux usagers languedociens de voter pour que leurs impôts locaux soient utilisés selon les volontés du Francilien. 

PLUS
édifiant
Lien video 2 (1981) : R. Hue (PCF) mène la chasse aux migrantx, accusés non pas de relents nauséabonds, mais de trafic de drogueRobert Hue est aujourd'hui supporter du président Hollande


Devoir de mémoire: l'affaire du tramway de Saint-Denis utilisé lors de l'expulsion de Rom 

Les vieux démons des salariés de la régie parisienne de transport ne sont pas morts: ils semblent avoir conservé la nostalgie de la rafle du Vel d'Hiv' en juillet 1942, au cours de laquelle les autobus parisiens de la STCRP, l'entreprise qui a précédé la RATP, ont transporté les Juifs raflés. La prévention par les journées de sensibilisation, les enseignements et les documentaires de la bien-pensance prend encore un rude coup. La gauche est sous le choc, vexée par ce retour de ce désir de discrimination et de ségrégation qui pèse toujours sur l'histoire de l'entreprise. Est-ce en connaissance de cause que ce pauvre Manu Valls avait évoqué, oeil noir et sourcil froncé, l'existence d' " un apartheid territorial, social, ethnique" en France ? A l'époque, les autorités policières avaient ordonné la participation des véhicules et des employés des transports en commun. En 1942, certains pointaient la responsabilité individuelle des conducteurs de bus ou de tramway face aux ordres supérieurs. En 2015, c'est un encarté FO de base -  son patron Jean-Claude Mailly, est lui-même encarté au PS - qui lance cette proposition à sa hiérarchie... 

Il faut encore rappeler que lors de la manifestation des Algériens de Paris et de la répression qui s'en suivit, le 17 octobre 1961,  les autobus de la RATP furent aussi utilisés pour transporter les personnes arrêtées. "Ce n'est pas à nous de transporter des convois de personnes qui ne sont pas forcément volontaires pour monter dans les tramways", avait déclaré un délégué syndical de la RATP. La gare de Bobigny, Seine-Saint-Denis, terminus de cette ligne de tramway, avait pourtant joué un rôle central durant la Seconde Guerre mondiale dans la déportation vers les camps de la mort de 22.000 Juifs du camp de Drancy. Elle abrite aujourd'hui un mémorial...  
Le président Hollande va-t-il occulter le malaise ou s'emparer au contraire du sujet pour lâcher une de ses phrases empathiques et définitives?

 

lundi 23 juin 2014

Ecotaxe: Sapin se joue des chiffres et des Français

Pour combler le manque à gagner, Sapin promet un complément ...qui reste à déterminer !

Michel Sapin, quinze tonnes fou lancé à pleine vitesse

Feu l'écotaxe?
Sapin attise les flammes sous la cendre
Le compte n'y est pas, mais Sapin assure qu'il a des idées pour tenter de couvrir une partie des 300 millions d'euros de recettes en moins avec l'abandon de l'écotaxe. Le système qui devait rapporter près de 800 millions d'euros par an en taxant 15.000 kilomètres de routes a été enterré au profit d'un "péage de transit poids lourds", qui s'appliquera seulement aux camions de plus de 3,5 tonnes, sur 4 000 km de routes nationales et départementales.

Un contrôle radar s'impose sur Sapin

Quand l'alcootest pour Michel Sapin?
Pourtant aucune annulation de projets, dit-il
"Il n'y aura pas moins d'argent, nous allons trouver d'autres sources", a déclaré le ministre sur France Info. Mais, a-t-il ajouté, il n'est "pas question que ce budget en faveur (...) des transports alternatifs à la route diminue". Le produit de l'ex-écotaxe devait notamment servir à financer des projets de transport collectif.


"La quantité de travaux restera la même que celle qui était prévue, martèle Sapin. Il faudra seulement compléter les ressources de ce 'péage de transit poids-lourds' par d'autres ressources qui nous permettront de maintenir ce budget transport", a poursuivi le magicien, jugeant que les critiques du nouveau système - bonnets rouges ou écologistes - sont des ânes puisqu'ils l'ont mal compris...

De nouveaux péages sur autoroute?

Les deux visages de la comédie politique
Le gouvernement "travaille" sur plusieurs pistes, a-t-il lancé, sans plus de précisions.
"Il y a des possibilités s'agissant des péages sur autoroute. D'autres solutions sont également envisageables dans le cadre des directives européennes qui encadrent légitimement ces dispositifs", a-t-il "précisé", estime La Tribune.

Clash de propos avec Ségolène Royal 
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal n'a, elle, pas eu exactement les mêmes propos ce matin sur France Inter. Si elle a confirmé que les sociétés d'autoroute seraient "amenées à participer (...) avec leurs bénéfices" au financement des grandes infrastructures, Ségolène Royal a écarté l'idée d'une "taxe supplémentaire, car je ne veux pas que les tarifs autoroutiers augmentent". Cela doit se faire de "façon contractuelle" avec ces sociétés, a-t-elle assuré.

De nouvelles divergences au gouvernement
Ségolène Royal avait pris la parole la première sur le prix de l'électricité, pensant probablement court-circuiter ses collègues. Mais le premier ministre a disjoncté et annoncé que, contrairement à la déclaration de Royal qui promettait un gel des tarifs jusqu'au 1er octobre, une hausse interviendra bien dès le 1er août... Lien PaSiDupes

Entrée de l'État au capital d'Ecomouv : l'oeil de Moscou !

Valls instaure un régime de suspicion. On ne nationalise pas: on encadre... La ministre a par ailleurs confirmé l'entrée de l'État dans le capital d'Ecomouv, la société chargée de collecter les recettes, pour " contrôler le dispositif " en raison du "contrat assez exorbitant qui avait été conclu par le gouvernement Fillon". Mais Royal et Valls conservent néanmoins la société Ecomouv qui n'a commis aucune action illégale.

Nouvelle annonce à la hâte de mesures ni finalisées, ni financées 
C'est actuellement la course à l'échalote de celui qui, au gouvernement, prendra l'avantage sur l'autre. 
Ségolène Royal n'a toutefois pas non plus précisé à quelle hauteur entrerait l'État: "On verra; c'est la Caisse des dépôts qui va participer à ce capital".



mercredi 1 janvier 2014

Voeux de Hollande: une avalanche de hausses

TVA, transports, électricité, logement, etc : tout ce qui augmente ce 1er janvier

Français, coeurs de cible
Ce 1er janvier 2014, le matraquage fiscal contredisent les promesses de changement de Hollande.

La France détient, avec la Belgique, le record de la taxation du salarié moyen.
Notre vie quotidienne sera handicappée par les hausses en avalanche : 
Augmentation de la TVA, de la facture d'éléctricité,  du prix du tabac, des timbres, ou du logement...

Petit tour d'horizon
Voici la liste noire des changements du 1er janvier 2014. 

SMIC. +10 centimes, à ranger dans les changements relativement positifs, il y a l'augmentation du salaire minimum. Le SMIC prendra 1,1 point par rapport à 2013. Il passera de 9,43 à 9,53 euros bruts de l'heure. Concrètement, un salarié à temps plein gagnera 12 euros nets de plus par mois.

Carte d'identité. La durée de validité de la carte nationale d'identité passera de 10 à 15 ans, sauf pour les mineurs.

Justice. Le timbre fiscal à 35 euros n'existera plus en 2014. Depuis octobre 2011, il devait être acquitté par tout justiciable désirant saisir la justice pour un problème civil, commercial, prud'homal, social, rural ou la justice administrative.

Environnement.
 
Il sera désormais possible de faire mesurer l'expositions aux ondes électromagnétiques d'une habitation ou d'un lieu public. Pour ce faire, une simple demande à l'Agence nationale des fréquences sera nécessaire.


Jeux. Les tirages du Loto et d'Euro Millions seront désormais retransmis par TF1 et non plus par France 2... Un changement d'envergure pour les Français !

Les prestations familiales. Il s'agit par exemple de l'allocation rentrée scolaire (ARS) ou encore de la prestation d'accueil du jeune enfant. Ces prestations augmenteront de 1,9%.


Les coups de gourdins fiscaux de 2014

TVA. La taxe sur la valeur ajoutée va passer de 19,6% à 20%. Le taux intermédiaire, qui concerne l'hôtellerie, la restauration ou encore les transports, va passer de 7% à 10%. Quant au taux réduit, celui à 5,5%, il ne bougera pas. Les livres, les spectacles vivants ou encore les tickets cinéma verront leur TVA baisser de 7 à 5,5%. En ce qui concerne les centres équestres, la taxe augmentera de 7 à 20% à moins que le gouvernement ne parvienne à retarder cette mesure voulue par Bruxelles.
VOIR et ENTENDRE 


Boissons énergisantes. Une taxe sur les boissons énergisantes entrera en vigueur à hauteur de un euro par litre.

Quotient familial. Le plafond de ce dispositif va baisser de 2000 à 1500 euros par demi-part. Pour rappel, ce dispositif réduit l'impôt des familles en fonction du nombre d'enfants et des revenus.

RSA. Le revenu de solidarité active "socle" sera revu à la hausse. Il augmentera de 1,3% ce qui représente un revenu de 499euros pour une personne seule et de 749 euros pour une personne avec un enfant.

Les fonctionnaires. Leur journée de carence, non indemnisée en cas d'arrêt maladie, sera abrogée. En revanche, les fonctionnaires de catégorie C (47% des agents), c'est-à-dire les moins bien payés, bénéficieront, au 1er février, d'un coup de pouce de 4,6 euros à quelque 46 euros mensuels.

Emploi. La durée minimale des temps partiels passera à 24 heures par semaine.

Législation européenne. Elle
autorisera les Bulgares et Roumains à venir travailler librement en France au nom du principe de la libre circulation des travailleurs européens.

Timbre. Le prix des timbres classiques va augmenter de trois centimes. La lettre verte passera à 0,61 euro et la lettre prioritaire à 0,66.

Tabac. Dès le 13 janvier, le prix du tabac augmentera. Le paquet de cigarettes coûtera 20 centimes de plus et le tabac à rouler, 50 centimes. A titre d'exemple, le paquet de cigarettes le plus onéreux coûtera sept euros de plus à compter du 13 janvier.

Energie. Les factures d'électricité devraient augmenter en 2014 de 2%. Une augmentation due à une hausse de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe sur la facture d'électricité. Aussi, les tarifs TTC de l'énergie vont varier selon les changements de TVA. Le gaz et l'électricité passeront ainsi de 19,6 à 20% alors que les abonnements resteront au taux de 5,5%.

Transports en commun. En Ile-de-France, les tarifs seront majorés de 3% à l'exception du ticket à l'unité qui restera à 1,70 euro et du passe mensuel Navigo des zones 1-5 qui sera maintenu au tarif de 113,20 euros.

Police. Les policiers et gendarmes disposeront d'un nouveau code de déontologie. Celui-ci préconise le vouvoiement, encadre les contrôles d'identité ainsi que la palpation des suspects et prévoit que les forces de l'ordre portent sur leur uniforme un numéro permettant de les identifier.

Retraite. Les pensions complémentaires du privé, à savoir Agirc et Arrco, seront désormais versées mensuellement et non plus de façon trimestrielle. De plus, les cotisations acquittées par les entreprises et les salariés augmenteront, ainsi que celle du régime général de base. 
A noter, les majorations de pension des retraités ayant trois enfants ou plus seront soumises à l'impôt.

mercredi 19 juin 2013

Le Brésil, pays émergent, se soulève pour son pouvoir d'achat

Le marxiste Lula a-t-il bâti sur le sable ?

Quelque 50.000 Brésiliens ont de nouveau manifesté mardi soir à Sao Paulo


Un groupe de manifestants a tenté de forcer l'entrée de la mairie mais la police les a repoussés avec quelques tirs de gaz lacrymogènes. Puis ils ont mis le feu à un camion de transmission de la chaîne de TV Record, à une cabine de police et à une agence bancaire situés près de la mairie.
Des boutiques ont été saccagées et pillées et la façade récemment restaurée de l'Opéra a été taguée. L'opposition trotskiste au sein du PT semble agir en sous-main.

Dans une trentaine de villes plus petites des manifestations avaient lieu également comme à Sao Gonçalo près de Rio avec 5.000 personnes ou Juazeiro do Norte (nord-est) où 8.000 manifestants empêchaient le maire de la ville de sortir d'une agence bancaire, mais aussi Manaus et Florianopolis.

Le matin à Brasilia, Mme Rousseff avait pourtant promis qu'elle prêterait une "écoute" attentive aux aspirations légitimes des 250.000 manifestants qui ont envahi lundi les grandes villes du pays, en pleine Coupe des Confédérations et à un an du Mondial-2014.

Dilma Rousseff est allée consulter Lula

Rien n'a filtré de l'entretien de Mme Rousseff avec l'ancien président Lula (2013-2011) auquel, selon le site de la Folha de Sao Paulo, aurait également participé le maire Fernando Haddad, lui aussi membre du Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), d'inspiration marxiste.

A l'ordre du jour de la consultation, les moyens de faire marche arrière en abaissant le prix des transports publics, selon la Folha.
Porto Alegre, Recife et d'autres villes brésiliennes ont déjà annoncé mardi des réductions des prix des transports publics, dont la hausse est à l'origine de la révolte actuelle, née à Sao Paulo et qui s'est étendue comme une traînée de poudre à l'ensemble du pays.

"Ne tire pas, écoute !"
Outre le prix du billet d'autobus ou de métro, les manifestants les manifestants s'insurgent contre les dépenses colossales (11 milliards d'euros) engagées par le pays pour le Mondial dans un an, alors que certains services publics -comme la santé- sont sinistrés.

Printemps Tropical?


Un basculement de l'Amérique du sud à gauche s'est opéré, notamment en Argentine et au Venezuela, deux pays en proie à une insatisfaction populaire montante: Rousseff et Maduro, les successeurs de Lula et Chavez semblant dépassés par la crise.


Brésil: manifestation contre la hausse des... par afp
 
(Noter le stalinisme des compères de Dailymotion et de l'AFP,
inconnu à Euronews...)

"
Je suis venue d'abord parce que mon budget est très juste maintenant avec la hausse des transports", déclare Isabela Neves, un étudiante de 21 ans au visage peint en vert et jaune, les couleurs du Brésil. "Mais surtout parce que je me rends compte qu'on en a ras-le-bol, que c'est le moment de dire 'basta!' ".

"C'est le début du 'Printemps tropical' !", lance un activiste de gauche à la foule, en référence aux mouvements populaires du monde arabe.


Avec l'essor économique et social du pays qui s'est hissé au rang de septième puissance économique mondiale au cours de la dernière décennie, "ont surgi des citoyens qui réclament plus et ont droit à plus", avait analysé dans la matinée Dilma Rousseff.


Mais des experts critiquaient la lenteur des autorités à réagir
A la télévision Golbo news mardi soir l'un d'eux a déclaré:  "Le gouvernement ne sait pas quoi dire, n'a pas de Plan B" .
"Les manifestations s'organisent très vite et de façon suivie et on ne sait pas quand cela prendra fin parce qu'il n'y a pas d'organisateurs définis", selon ces experts.

L'AFP y voit une ..."fronde" !


"Il y a un profond changement social en toile de fond, marqué par l'ascension d'une nouvelle classe sociale", avait en fait expliqué dans la journée l'économiste André Perfeito.
"De grandes parties de la population, principalement urbaine, sont mécontentes de l'état pitoyable des transports collectifs, du système de santé désastreux et de la grande violence, une situation compensée pendant des années par une amélioration des salaires et de l'emploi" qui atteint ses limites, a affirmé Ricardo Antunes, sociologue à l'Université de Campinas.

La Coupe du monde a servi de vecteur à l'expression de cette indignation, "avec ces stades monumentaux qui ont coûté des sommes faramineuses".

La journée de jeudi sera sensible, avec des marches prévues dans plusieurs villes du pays, notamment à Rio, où elle coïncidera avec le match Espagne-Tahïti comptant pour la Coupe des Confédérations qui se dispute jusqu'au 30 juin.
Des joueurs de la "Seleçao" brésilienne, Dani Alves, Hulk et David Luiz, ont exprimé leur solidarité avec "le peuple".