POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est marxisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marxisme. Afficher tous les articles

mercredi 7 décembre 2016

Ségolène Royal maintient que "Cuba n'est pas une dictature"

Seul le PCF applaudit à cet entêtement de la ministre

Ségolène Royal a de nouveau défendu le régime totalitaire cubain
Afficher l'image d'origine
Hostile à Poutine, mais amie-ami avec les Castro:
ici, à l'Arc de Triomphe de Paris, au côté du frère du dictateur
(1er février 2016)
La numéro trois du gouvernement de Hollande s'y est encore reconnue cet après-midi à l'Assemblée nationale. En sa qualité de ministre de... l'Ecologie, Ségolène Royal ré-écrit l'Histoire, après avoir été l'une des rares en Europe à s'être rendue  aux funérailles de Fidel Castro.

Dès le samedi 3 décembre 2016 et depuis Santiago de Cuba l'ex-concubine du président Hollande, Ségolène Royal, a salué à la mémoire de Fidel Castro, "un monument de l'Histoire", affirmant que personne n'est en mesure de fournir "des listes de prisonniers politiques" cubains.

VOIR et ENTENDRE la numéro 3 du gouvernement Valls s'encanailler avec les révolutionnaires, 
vantant le régime castriste, lors des funérailles du dictateur Fidel Castro, le samedi 3 décembre 2016, à Santiago de Cuba :

Lors de son déplacement à Cuba - par avion, producteur de CO2 - , la socialiste avait affirmé que Cuba n'est pas une dictature, provoquant colère et indignation parmi les démocrates de gauche comme de droite.
Depuis, elle n'en finit pas de s'enliser dans la polémique 

Elle défend mordicus le régime totalitaire cubain, 
récidivant aujourd'hui 7 décembre 2016, à l'Assemblée nationale. 
"Un pays qui accueille 4 millions de touristes, ne peut pas être une dictature" a notamment (dé)raisonné la malheureuse Ségolène Royal, dans le même registre que Valls qui nie avoir pu exercer des pressions sur un chef de guerre tel que Hollande, pour qu'il renonce à se présenter à un second mandat présidentiel.   

VOIR et ENTENDRE ce chef d'oeuvre de désinformation - digne des totalitaires communistes de l'époque soviétique  -  par cette gauche amnésique qui rend hommage à un tyran :

Les laïcs apprécieront que la socialiste fasse référence au pape latino-américain pour justifier son nouveau déraillement.

La castriste a omis d'évoquer le premier des deux voyages d'un membre de l'ex-couple Hollande-Royal à Cuba pour le révolutionnaire :
le président socialiste François Hollande, ci-contre, auprès du dictateur.


mercredi 28 septembre 2016

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse de 600 millions, sauf manipulation des chiffres

Dilma Rousseff destituée par le Sénat brésilien pour maquillage des comptes publics. Et Sapin ?

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse
Hollande n'a toujours pas ramené son niveau
à la situation avant la crise internationale de 2007 
Comme la baisse du chômage devait être légère en août 2016, mais a connu un rebond historique, l'estimation gouvernementale du déficit du budget de l'Etat français en 2017 promet une "légère baisse", à 69,3 milliards d'euros, selon les chiffres du projet de loi de Finances (PLF) pour l'an prochain présenté mercredi.
La loi de Finances pour 2016 prévoyait un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d'euros (contre 70,5 milliards en 2015). Mais comme annoncé la semaine dernière par le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, cette estimation a été revue à la baisse, à 69,9 milliards d'euros.

Le gouvernement a clairement une tournure politique à la présentation de son projet de Budget pour 2017
Il réaffirme son objectif d'un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en fin d'année, pour l'annonce de candidature du président Hollande, et prévoit la compensation intégrale des dépenses supplémentaires annoncées ces derniers mois.

Une annonce fort peu fiable

Sapin n'en a plus pour longtemps à nous prendre pour des billes
A sept mois de la présidentielle, le dernier projet de loi de Finances du quinquennat, qui concrétise le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, mais mise progressivement en place à partir du 1er janvier 2018, officialise une autre promesse, la baisse d'un milliard d'euros de l'impôt sur le revenu annoncée au début du mois, mais d'abord promise à 2 milliards (et quoi qu'il en soit en vérité difficile à mettre en œuvre), et consacre le renforcement des moyens aux secteurs considérés comme prioritaires (emploi, qui n'a pas "concrétisé" les promesses du pouvoir socialiste, sécurité, après plusieurs prolongations de l'état d'urgence, et éducation, au moment où une enquête du 
du Cnesco confirme l'ampleur des inégalités à l'école après bientôt cinq ans de socialisme sanctionné par un échec de l'éducation prioritaire, alors que Bruxelles s'inquiète de la stagnation de la croissance.

L'opposition, mais de droite, dénonce une entourloupe 
Et de citer une accumulation de factures impayées, le gouvernement doit également faire face aux réserves émises par le Haut conseil des finances publiques (HCFP), dans un avis rendu public mercredi. 

Organisme indépendant mais placé auprès de la Cour des comptes et créé par la loi organique du 17 décembre 2012, le HCFP fait part de son scepticisme sur la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du PIB l'an prochain. PIB de la France ? Le grand manitou de Bercy est-il un illuminé ? La croissance est en baisse au deuxième trimestre 2016...

Pour toute preuve, "cet engagement, nous le tiendrons", a néanmoins rétorqué à la presse un ministre de l'Economie et des Finances, Michou Sapin, violet comme ses chaussettes, une couleur en soi désagréable, celle de la mélancolie, de la solitude et du deuil.
"Ce n'est pas parce que nous [et surtout les contribuables] assumons des dépenses supplémentaires pour financer nos priorités que ce budget n'en est pas moins un budget responsable", a raconté le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert. Qui conteste qu'il soit "responsable" d'assumer ses priorités ? Mieux vaudrait toutefois être en capacité de les réaliser. Et pendant six mois avant une année d'élections perdues d'avance, Eckert n'assumera pas grand chose. Avant qu'Hollande se retourne, il fait déjà nuit.

Au Brésil, le maquillage des comptes publics est passible de destitution

En octobre 2015, le Tribunal des comptes de l'Union (TCU) appela les parlementaires brésiliens à rejeter les comptes publics de l'État de 2014, année de la réélection de Dilma Rousseff, au motif qu'ils avaient été sciemment entachés d'irrégularités.
Pour minimiser l'importance des déficits publics, la présidente avait en effet signé, en 2014 et 2015, des décrets faisant supporter provisoirement à des banques publiques des milliards de réaux de dépenses incombant au gouvernement. En juillet 2016, un pseudo "Tribunal international pour la démocratie" ( ! ), convoqué à
l'initiative de mouvements syndicaux et politiques de gauche, conclut symboliquement à l'absence de crime de responsabilité dont était accusée Rousseff (ci-contre avec Ségolène Royal). 
Peu impressionné par la mascarade judiciaire de ses partisans, le Sénat la destitua le 31 août 2016 par 61 voix pour et 20 contre.
Le Parti des travailleurs, PT, est le parti de l'ex-présidente brésilienne qui avait succédé à Luís Inácio da Silva, dit Lula, comme elle, membre du Parti des travailleurs, marxiste.

mercredi 11 novembre 2015

11 novembre: que sont les patriotes devenus?

Plus patriotes, tu meurs ? 

Ahmed Meguini regrette le manque de ferveur des Français autour de la cérémonie du 11 novembre. 

Quand un rouge nous parle du "bleuet"...
Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière ? s'interroge ce journaliste et co-fondateur du Mouvement de l’utopie concrète, avec Roland Castro (ex-militant de l’Union des étudiants communistes, puis du Parti communiste français et candidat à la présidence de la République), Gaspard Delanoë (militant en faveur des squats d'artistes et fondateur de plusieurs collectifs d'artistes) et Éric Halphen (un ex-juge, pas "rouge" du tout, donc), en 2002.

La frontière apparaît ténue entre aimer son pays dans la défaite et aimer la défaite dans son pays. La dénonciation perpétuelle, l'indignation qui ne produit pas d'engagement, de la peur panique justifiée à la lâcheté honorable, chacun cherche la victime qui est en lui. Du patriotisme "en contre", un amour vache qui se transforme en une relation néfaste. Par amour de la France, intellectuels, éditorialistes et politiques dessinent les contours des craintes associés à leurs croyances, étrangement convaincus qu'un projet pourrait naître en négatif de ces peurs. Le contre ne fabrique pas du pour [et ce sont des révolutionnaires qui nous le disent], redouter une invasion migratoire, craindre une perte d'identité ne crée pas le moindre projet . La peur en trop forte dose produit l'inverse de ce sursaut souhaité par les dénonciateurs et leur clairvoyance et leurs prophéties. [le marxisme s'est dirigé seul vers sa propre chute, entraînant avec lui les rêves des utopistes. Ils n'ont plus peur de rien, aujourd'hui, pas même de stigmatiser leurs voisins.]

Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Combien de fosses communes et d'ossements inconnus du fait du bolchévisme et du stalinisme, du maoïsme et des Khmers rouges, de l'autre côté du Rideau de fer, partout en Orient ?]

A partir d'un certain niveau d'angoisse, il devient impossible d'agir ; un peuple entier pris dans les phares d'un monde en mutation se résigne, alors naissent en lui fatalité et renoncement. [De quel droit ce mépris des leurs par les compagnons de route des bourreaux communistes?] C'est ce même renoncement qui rend les guerres inévitables et fait surgir une passion pour le spectacle de notre propre malheur. [L'amertume des Cassandre ne participe-t-il pas de ce renoncement qu'ils dénoncent chez l'Autre?] Et c'est cette fatalité qui, il y a un siècle, jeta plus de 18 millions d'êtres humains dans le hachoir de la guerre, dont 1.700.000 civils et militaires Français. Le 11 novembre 1918 à 11h partout en France, dans chaque bourg, chaque village, des clochers sonnaient la victoire sans joie, sans triomphe mais dans le deuil, la dignité, le souvenir et le recueillement. Un million et demi de noms gravés sur autant de monuments qu'il y a de mairies. Chacun de nous a eu l'occasion de lire les noms de ces enfants du pays, morts pour la France. [Refrain]

Un petit village comme tant d'autres où une liste de cinq "Durand", une autre de huit "Grenier" nous donnent cruellement la mesure du sacrifice. [Aucun 'Ndiaye' ou 'Fofana' ? Nul 'Ari' ou 'Belkacem' ?] Un petit village comme tant d'autres [peut-être aussi une commune de Seine-Saint-Denis profonde ?] qui s'inquiète de l'âge d'un porte-drapeau rongé par l'arthrite et à qui on ne trouve pas de remplaçant. Où sont les patriotes apeurés et les terrorisés de l'identité le 11 novembre à 11h ? Où se trouve ce million de Français que l'on devrait apercevoir sur les trottoirs de Paris [pendant que Meguini rédige ces lignes de condamnation] quand des cercueils pleins de jeunesse nous reviennent du Mali? [Qui les y envoie, froidement ? Quels autres les attirent en Syrie, aussi froidement ?] Où sont les patriotes davantage pour la France que contre l'étranger? Où sont les bleuets qui dans mon enfance fleurissaient à chaque boutonnière? Où est la France que j'ai apprise à l'école, glorieuse et courageuse, éternelle et lumineuse, cette France dure au mal qui ne redoute personne? [Cette France que les amis de Meguini n'enseignent plus] Autour de moi, je n'entends que gémissements et complaintes [car Meguini ne s'entend pas], chacun a trouvé son bourreau, un responsable à tous ses maux: les immigrés, les banquiers, les technocrates ou encore l'Europe. [admirable bric-à-brac d'un individu qui se pense au-dessus du lot !]

J'ai connu un ancien combattant qui ne parlait pas beaucoup de la France, encore moins de politique mais qui jusqu'à sa mort n'aura jamais manqué une commémoration, ni l'occasion d'y conduire ses fils. [Et ce n'est ni Eva Joly, ni Christiane Taubira qui refusent pêle-mêle La Marseillaise et les défilés du 14-Juillet...] L'ex-Caporal Abdel-Ouahab Meguini n'a jamais eu peur pour la France, il connaissait trop sa valeur et sa puissance. Mon père aimait sa patrie comme un soldat, nourri par la seule satisfaction du devoir accompli, il lui donna tout, sans jamais rien attendre en retour, ni reconnaissance, ni amour. Seul amour honnête peut-être, tatoué sur son épaule, l'on pouvait lire: "souffre et tais-toi pour ceux que tu aimes". 

Essentiellement dû à Ahmed Meguini [immense 'patriote' qui n'a pas peur d'écrire... Et de parler de ceux qu'il n'aime pas.] 

mardi 10 novembre 2015

La carte scolaire de Najat Vallaud-Belkacem (PS) discrimine les élèves en France

Mixité sociale au collège:  votre enfant servira d'aspirateur vers le haut, mais qu'a-t-il à y gagner ? 

La ministre de l'Education renonce toujours plus à l'intégration des immigrés

La marxisante Najat Vallaud-Belkacem a encore confirmé ses intentions mardi en présentant -sous couvert de la "mixité sociale"- les détails de son plan pour relever le niveau dans les collèges, tout en rabattant: finies l'orientation étatique 1/3, 1/3, 1/3... A quand l'enfant unique pour les couples indigènes depuis plusieurs générations ? 

Une vingtaine de territoires, dans 17 départements pilotes, va notamment mettre en oeuvre
dès la rentrée 2016 des secteurs multi-collèges. 
L'obligation scolaire jusqu'à 16 ans était faite pour favoriser l'accès équitable du jeune scolarisé à l'ensemble de la culture de son pays. Puis, les CAP et les BEP furent dépréciés par l'idée que les métiers manuels étaient dévalorisants. Et montèrent les incivilités et violences scolaires: les jeunes inappétents au bourrage de crane et au brassage des idées commencèrent à faire imploser la marmite. Pas grand chose à voir donc avec l'origine sociale ou ethnique: les chirurgiens ne font pas des chirurgiens: des kinés, peut-être, et l'ascenseur social redémarre à l'entresol... 
Aujourd'hui, les "sachants" qui défendaient hier le choix des 'mathématiques modernes' pour tous ou des thèmes transversaux en défendant la transdisciplinarité et la perte des repères, dénoncent encore aujourd'hui l'enseignement professionnel et les formations en apprentissage réservés aux enfants des autres. Quoi qu'ils en disent, les jeunes sont nombreux à les réclamer, mais se les voient refuser au prétexte qu'ils ont droit, bon gré mal gré, à se frotter à l'abstraction. La vérité est tout autre: ces enseignements professionnels coûtent cher à la collectivité, tout comme les redoublements, dont une nouvelle chance a été retirée aux enfants en difficulté, au nom d'exigences plus comptables que pédagogiques. Les jeunes retenus en otage du système scolaire le prennent en exécration et, avec lui, la société qui lui impose ces brimades "pour leur bien" ! Et on entend maintenant les proches de la Rue de Grenelle (et les journalistes, qui se flattent de les manipuler l'opinion) assurer que l'enseignement professionnel et les formations en apprentissage font obstacle à la mixité sociale dans les établissements scolaires. "Tout le monde trouve ça formidable, mais seulement pour les enfants des autres", affirment les petits porteurs des éléments de langage gouvernementaux, ceux-là même qui se plaignent de ne pas trouver de plombier et placent leurs enfants dans l'enseignement privé. Ca va avec les avantages fiscaux des journalistes: une idée de "marronnier" (sujet de presse récurrent à chaque saison) qui a peu de chances de prendre !

C'est dire si Najat Vallaud-Belkacem, ministre nourrie de marxisme dégénéré, est embarquée sur un mauvais cheval de bataille, un de plus, après la théorie des genres ou ses rythmes scolaires consistant à remettre les enfants aux mains des associations militantes pour leur rééducation. Passons donc sur les cris d'orfraie poussés par les collectivités qui ont dû se plier à cette réforme autoritaire et ne bouclent plus leurs budgets, puisque le "compte n'y est pas" dans la redistribution des dotations gouvernementales aux communes endettées, comme l'est, depuis le 8 novembre, l'Etat socialiste, insolvable...  

Ce mardi, la ministre de l'Education nationale présente les grandes lignes d'
une expérimentation destinée à être étendue pour améliorer la mixité sociale de "certains" collèges. La ministre a prévenu: elle ne veut pas refaire la carte scolaire, mais persuader tous les parents de l'intérêt d'aller collectivement vers plus de mixité, à l'encontre de ce qu'ils perçoivent peut-être comme l'intérêt de leur enfant. En février dernier, il y a seulement huit mois, le ministère envisageait encore de revoir la carte scolaire des collèges pour améliorer la mixité sociale dans les collèges, l'un des objectifs de la loi sur la Refondation de l'école. Aurait-elle changé de méthode ou aurait-elle décider d'imposer sournoisement la mixité, par le biais de conclusions tirées par un groupe d'experts politiques désignés par ses soins ?
Vaste gageure en tout état de cause que de démontrer que les familles ont tout faux et que la ministre a seule raison. N'est-ce pas d'ailleurs une caractéristique des régimes totalitaires?  Tout vient d'en haut et la base doit se soumettre ou craindre les sanctions et représailles.

Une circulaire passée inaperçue (car publiée au Bulletin officiel de l'Education nationale le 8 janvier 2015, dans le brouhaha des attentats par des djihadistes français), invite à se rapprocher des départements, qui financent les collèges et définissent la carte scolaire. L'objectif est de renforcer la mixité sociale, en la rendant plus contraignante pour les familles. C'est ainsi que le cloisonnement des dossiers ne doit pas occulter le fait que les dérogations deviennent de plus en plus difficiles à obtenir et que Najat Vallaud-Belkacem rappelle obstinément l'objectif d'amélioration de la mixité sociale à l'école. On comprend donc que, si complexe soit-il à mettre en oeuvre, ce dossier tient particulièrement à coeur à la ministre franco-marocaine. 

La réalité des chiffres est d'autant plus dure qu'on leur fait dire ce qu'on veut

La composition sociale de la population des collèges français est mieux connue que l'appartenance religieuse des collégiens... 
  • 21% de collégiens issus des catégories sociales et professionnelles (CSP) très favorisées (cadres supérieurs, professions libérales)
  • 12% de collégiens issus des CSP favorisées (cadres intermédiaires)
  • 28% de collégiens issus des CSP moyennes (employés)
  • 39% des collégiens issus des CSP défavorisées (ouvriers, inactifs, chômeurs)
Le tableau dressé est d'autant frappant qu'il est la représentation concrète de la politique économique de Hollande, marquée par le chômage et la précarité d'une part grandissante de la population, laquelle est d'autant plus exposée qu'elle vient d'ailleurs, ajoutant de la précarité à la précarité des plus défavorisés d'origine. Pour le coup, les familles doivent ce besoin nouveau de mixité sociale à la majorité de gauche au pouvoir depuis plus de trois ans.  
Sur le papier, pour qu'un collège bénéficie d'un bon niveau de mixité sociale, il faudrait donc -outre un vrai contrôle des flux migratoires- que la répartition des élèves de chaque catégorie s'approche au plus prés de cette répartition nationale. Mais, nous en sommes loin. D'après les chiffres du ministère de l'Education nationale, les 7075 collèges publics et privés sont très hétérogènes en termes de composition sociale:
  • 1% des collèges accueillent 82% de collégiens d'origine défavorisée (les collèges "ghettos"),
  • 10% des collèges accueillent plus de 42% d'élèves d'origine sociale très favorisée (collèges de centres-villes dans les quartiers huppés).
Ces collèges "ghettos" sont la résultante de la circulation incontrôlée des migrants qui ne parlent pas la langue pratiquée dans les écoles, mais qui sont pourtant scolarisés dans des établissements déstabilisés par les arrivants qu'ils accueillent tant bien que mal.
"C’est un peu comme un voyage sur place", s'émerveille Vanda Derkac, une enseignante de français langue étrangère ('FLE', dans le jargon de l’école), en se glissant entre les rangées d’élèves. Ce vendredi 10 septembre-2015, elle sert d'alibi à la pseudo-politique d'accueil des migrants, à dose homéopathique, le temps d’une matinée. "Les langues autant que les voix se mêlent : au premier rang [!], si l’anglais et le chinois dominent, l’hindi et le serbe se devinent. A droite, c’est en arabe que les adolescents chuchotent [ils ne s'agitent pas...]; à gauche, ils parlent le russe ou l’italien ; un peu plus loin le coréen…" C'est le récit du journal officieux du PS, Le Monde, qui présente comme une joyeuse Babel cette mascarade de classe, un stage d’une demi-journée dans des locaux du rectorat de Paris, à deux pas de la porte des Lilas (Paris-20e) où une quarantaine d’adolescents se succède chaque matin, depuis la rentrée. Des jeunes que l’Education nationale qualifie, dans sa novlangue, d’ "élèves allophones nouvellement arrivés" – autrement dit, des élèves parlant une autre langue que le français. Et qui ne parviennent pas à échanger entre eux... Vous avez dit ghetto ? Oui, mais un ghetto, à cet égard, de bon aloi... 
C'est aux collégiens autochtones de s'adapter. Pas facile, car cette hétérogénéité varie en fonction des secteurs géographiques mais aussi des types de collèges. Et de pointer ce qui fonctionne: la plupart des collèges privés sont moins "mixtes" socialement parlant que les collèges publics. Dit autrement, "l'entre-soi y est plus courant". Un ghetto de mauvais aloi ?

Liberté, égalité, fraternité, mixité. Et nivellement par le bas ?

NVB renforce le système D et le pouvoir de l'argent
Les chiffres officiels sont posés somme des seuils à respecter. La mixité sociale est donc loin d'être une réalité dans nombre de collèges français publics et privés. Mais pourquoi culpabiliser les communes, bon gré, mal gré, accueillantes? Le pouvoir socialiste n'a-t-il pas aggravé un problème identifié existant ? L'air de ne pas y toucher, la ministre franco-marocaine pointe désormais certains départements. "La mixité sociale n'est ni un slogan, ni une chimère, ou un totem, assure la ministre. Il s'agit de développer le sentiment de tous les enfants de France d'appartenir à la République". Enfants de France et enfants en France, indistinctement. Et la presse établit des liens artificiels pour justifier l'obsession de la ministre, détectant "une nécessité qui a sauté aux yeux de tout le pays dans 'l'après-Charlie' ", selon la journaliste spécialisée de L'Express qui est tout aussi experte en "aurores boréales dans le nord de la France" ou en "transat Jacques Vabre: des marins costauds de l'innovation"...
Une telle récupération politique n'est pas plus acceptable que celle de la mixité sociale tombée d'en haut sur les collèges où tous les parents, allogènes et indigènes mêlés, connaissent les mêmes galères d'emploi, de logement et de pouvoir d'achat. 

Une mixité sociale obligée est-elle un pré-requis approprié à plus de cohésion sociale et à un climat scolaire apaisé ? Nombre d'études françaises (notamment Grande pauvreté et réussite scolaire, mai 2015) ou internationales ont prouvé que les jeunes issus de milieux défavorisés sont plus exposés à l'échec scolaire, et qu'ils ont tout à gagner à fréquenter des classes dans lesquelles règnent une réelle mixité sociale. Une immersion en nombre peu être bénéfique, mais une bombe à plusieurs dans la piscine éclabousse toute la collectivité des nageurs.

17 département volontaires

Reste à passer à la pratique. Pour parvenir à davantage de mixité, l'un des outils retenus par Najat Vallaud-Belkacem est l'instauration desecteurs multi-collèges. 17 départements, bientôt 20 promet la ministre, ont accepté d'expérimenter cette mesure sur une ou deux communes. Des départements aux profils politiques et sociologiques variés: droite, gauche, urbain, rural, etc:
  • le Doubs (DVD), la Haute-Loire (LR), le Puy-de-Dôme (PRG), la Seine-Saint-Denis (PS), la Haute-Savoie (LR), la Loire (LR), l'Hérault (PS), la Meurthe-et-Moselle (PS), le Maine-et-Loire (UDI), l'Eure-et-Loir (LR), l'Indre-et-Loire (UDI), Paris (PS), la Charente-Maritime (LR), l'Ile-et-Vilaine (PS), le Bas-Rhin (LR), le Tarn (PS)et la Haute-Garonne (PS).
Le principe de ces secteurs multi-collèges: dans une commune donnée, les élèves entrants en 6e peuvent être affectés à plusieurs collèges différents, à condition que ceux-ci soient tous suffisamment proches de leur domicile ou accessibles simplement en transport en commun. En fin de primaire, les parents émettent des voeux et les futurs 6es sont affectés en tenant compte de trois éléments discriminants :
  • les voeux des parents,
  • le respect d'un ensemble de critères définis par la communauté éducative (y compris les parents délégués): santé, boursier ou non, rapprochement de fratrie, etc
  • le profil socio-économique de la famille.
L'enseignement privé -catholique- s'est dit prêt (et les autres?) à se montrer solidaire de cette expérimentation qui entrera en vigueur dès la rentrée 2016.

Et les enfants dits favorisés ?

La ministre socialiste, hostile à la notion de "race", redéploie celle, marxiste, de "classe sociale" 
Pour faire avancer la mixité sociale dans les collèges de France, Najat Vallaud-Belkacem veut démontrer aux parents étiquetés 'favorisés' (on disait 'bourgeois') "qu'ils peuvent à la fois être de bons parents et de bons citoyens". La culpabilisation de certains est en marche.   Si la plupart d'entre eux sont -au départ et en théorie- convaincus de l'intérêt de la mixité sociale dans les collèges, ils changent souvent d'avis au contact des réalités, en découvrant que l'établissement qui est désigné à leurs enfants -discriminés parce que privilégiés- est un ghetto notoire. D'où l'obligation de se replier sur un privé en pleine expansion. 

Nombre de parents se posent des questions fondamentales et naturelles.
La mixité sociale tant vantée profite-t-elle aussi bien aux enfants indigènes sur plusieurs générations assimilées, polonais ou portugais, italiens ou espagnols d'origine et donc statistiquement meilleurs élèves, qu'aux allogènes fraîchement arrivés, déracinés et inadaptés ? Sans surprise, "Toutes les études que nous avons pu consulter sur le sujet montrent qu'il n'y a pas d'effet significatif sur les résultats scolaires des bons collégiens suivant qu'ils soient dans une classe de bons ou de moins bons élèves", résume Catherine Moisan, directrice de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), balayant toutes les évidences constatées sur le terrain et qui ont échappé aux experts aveuglés d'idéologie. 

Les temps ont changé:
la gauche inverse les inégalités
Et Florence Robine, la directrice de la DGESCO et véritable instigatrice des projets controversés successifs du ministère (théorie du genre, rythmes scolaires, notation, etc), d'interroger: "Comment mesure-t-on la réussite scolaire? Pas seulement avec  les notes. Etudier dans un collège où règne une vraie mixité sociale, c'est aussi avoir l'occasion de rencontre d'autres que soi-même, d'acquérir de nouvelles compétences sociales et psychologiques, de développer son empathie." Un effort exigé des enfants et non pas une aide accordée aux arrivants. Quant à l'école, lieu de rencontres, on ne nous l'avait pas encore fait !
Rendez-vous dans un an pour savoir si cet appel à l'esprit citoyen des parents et au renoncement des enfants soumis à des ralentissements inutiles a porté ses fruits. Ou simplement contribué, dans les territoires-tests, à faire gonfler les rangs du privé et monter le Front national. 

mercredi 23 septembre 2015

François, le pape sous influence marxiste de la "théologie de la libération"

Le pape François et la théologie de la libération: les liaisons dangereuses ?

Sa Sainteté diffuse-t-elle la "théologie de la libération" 

Cadeau accepté
Le pape François désoriente la gauche radicale qui se surprend à le trouver à sa convenance...
A son arrivée à La Paz (Bolivie) le 08 juillet 2015, le pape François a d'ailleurs reçu un cadeau un brin provocateur du président socialiste Evo Morales: la réplique en bois d’un crucifix en forme de faucille et de marteau réalisé dans les années 70 par le père... jésuite espagnol Luis Espinal (1932-1980). Pour cette fois, il a échappé à une réplique de la sculpture monumentale érigée Place Vendôme: le "sapin de Noël" de Paul McCarthy...
Luis Espinal mena à partir de 1968, date de son arrivée en Colombie, un apostolat engagé auprès des pauvres, comme journaliste et réalisateur de films qui dénonçaient les injustices et les abus de la dictature militaire. Il participa également aux grèves des mineurs et des travailleurs. Le 21 Mars 1980, il fut enlevé, torturé, et finalement abattu sur ordre du dictateur luis Garcia Meza Tejada.

Ce crucifix 'revisité' souligne l'influence que put avoir sur l'Eglise latino-américaine la théologie de la libération, apparue dans les années 1960 en réponse à des situations de grande instabilité politique et d'injustices sociales criantes. Sa résurgence semble avoir frappé les esprits en éveil. 
4L du cardinal Bergoglio
Avant son entretien avec le président Morales, le pape François alla se recueillir devant la croix érigée à l'entrée du quartier d'Achachicala, à La Paz, où fut retrouvé le corps supplicié du prêtre, et loua le courage de ce défenseur du droit des opprimés: "Il prêcha l'évangile, cet évangile qui nous apporte la liberté, qui nous rend libre, comme tout enfant de Dieu."
En recevant ce présent, le pape laisse paraître un embarras certain, pourtant démenti le lendemain par son porte-parole, le père Federico Lombardi: selon les précisions du père Lombardi, ce crucifix n'aurait pas été, pour le père Espinal, un signe idéologique, mais le signe d'une réflexion intime sur le christianisme et le marxisme. "Il n'était pas communiste [disons qu'il n'était pas encarté], mais c'était une manière de chercher le dialogue avec les ouvriers et les paysans, qui était selon lui absolument nécessaire", déclara le père Albo, lui-même jésuite, un ami proche d'Espinal. 
"Il mettait cependant en garde contre la tentation d'idéologiser le message évangélique par une "réduction socialisante", "une prétention interprétative sur la base d'une herméneutique selon les sciences sociales, (qui) recouvre les champs les plus variés : du libéralisme de marché aux catégories marxistes".
Après le voyage du pape à Cuba et en Amérique du Sud, ses discours continuent de faire débat. Grand reporter au Figaro, Isabelle Schmitz rappelle quel fut le rapport du Cardinal Bergoglio à la théologie de la libération.

En acceptant ce cadeau, et en allant de recueillir sur la tombe du père Espinal, le pape François aurait-il légitimé la théologie de la libération?

Si l'élection du pape François, qui fit immédiatement le vœu d' "une Eglise pauvre et pour les pauvres", a été saluée par Leonardo Boff, l'une des figures éminentes de ce courant théologique, le pape argentin n'a jamais adhéré à la théologie de la libération telle que l'ont définie ses principaux leaders, (Gustavo Gutierrez en tête) dans le contexte tourmenté des années 1960: une "théologie contextuelle", qui, à partir d'une relecture marxiste de l'Evangile, conçoit l'histoire comme un processus de libération de l'homme, "qui conduit à une révolution culturelle permanente, à la construction d'un homme nouveau" et à l'établissement du Royaume de Dieu sur terre sous la forme d'une société sans classes.
Le Christ y est à la fois le libérateur du péché et le chef de file des révolutionnaires, parfois représenté, en croix, sous les traits de Che Guevara. Le pauvre de l'Evangile est entendu comme le prolétaire, considéré comme le seul interprète légitime de l'Evangile et comme le sacrement même du salut. C'est cette inversion fondamentale qu'exprimait le jésuite Joao B. Libanio, au IVe Congrès international de théologie (20 février-3 mars 1980) à Sao Paulo: "Avant, c'était le riche, ou l'Eglise, qui faisaient Grâce au peuple. Aujourd'hui, c'est celui qui réussit à s'approcher du peuple qui reçoit la grâce. Cette découverte: que le peuple simple, le pauvre, est le sacrement du Salut, est la grâce pour nous."

Tout en luttant pour la défense et le respect des pauvres, le cardinal Bergoglio n'adhéra jamais à cette herméneutique marxiste, et il rappela avec force la primauté de la foi sur toute vision "idéologisée" de la réalité et de la figure du pauvre. En 2007, il présida la rédaction du document final de la Ve réunion du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) à Aparecida, dans lequel il insista sur l'urgence d'annoncer le Christ à tous, et sur la mission des chrétiens à "faire de ce continent un modèle de réconciliation, de justice et de paix". Dans son discours au comité de coordination au CELAM, prononcé à Rio de Janairo le 29 Juillet 2013, le pape François rappelait la nécessaire conversion pastorale, qui impliquait de croire en Jésus Christ porteur du Royaume de Dieu, et de l'annoncer en adoptant "les joies et les espérances, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, surtout des pauvres et de ceux qui souffrent" [un discours religieux que pourraient tenir les rabbins et les imams]. Il mettait cependant en garde contre la tentation d'idéologiser le message évangélique par une "réduction socialisante", "une prétention interprétative sur la base d'une herméneutique selon les sciences sociales, (qui) recouvre les champs les plus variés: du libéralisme de marché aux catégories marxistes".

La théologie du peuple dont s'inspire le pape François est-elle une excroissance de la théologie de la libération?

Arrivée du pape François aux Etats-Unis 
en Fiat 500 noire :
s'est-il assombri et embourgeoisé ?
La "théologie du peuple", que l'on a beaucoup citée lors du voyage du pape en Amérique latine, émane de la théologie de la libération (elle est née dans son sillage mais se présente comme "autonome") en ce sens qu'elle recherche, selon les mots de Bergoglio en 2012, "les chemins de la libération intégrale de notre peuple, en mettent en avant la nouveauté évangélique, sans tomber dans les réductions idéologiques". En aucun cas elle ne prône la lutte des classes. [Pas plus que la "théologie du peuple" n'est la théologie de la libération"...]

Elaborée par les argentins Rafael Tello et Juan Carlos Scannone (qui fut professeur de Bergoglio lors de son noviciat jésuite), elle porte une attention particulière aux pauvres et à la justice sociale, tout en se tenant "loin d'un idéalisme sur les pauvres, loin d'un paupérisme théologal", précise Bergoglio, mais accueillant la culture et la religiosité des gens ordinaires, leur piété, comme une richesse missionnaire et un don de Dieu.

Alors que les théologiens de la libération identifient le Peuple de Dieu au peuple comme classe, la théologie du peuple entend le "Peuple de Dieu" comme les peuples de la terre [suivez la filiation de l'expression passe-partout actuelle: "nous sommes tous des êtres humains"], chacun avec sa culture propre et son enracinement [d'où la justification de tous les communautarisme]. En Amérique latine, les garants de la culture et des valeurs de chaque peuple sont avant tout les pauvres. Ce sont eux qui maintiennent vivante la notion de peuple [dont se méfient pourtant certains, tel Michel Onfray], qui sont le plus attachés à leur culture [fut-elle infantile et superstitieuse]. D'où une sollicitude et une attention supplémentaires aux pauvres. D'où l'importance, pour la théologie du peuple que prône le pape, de l'évangélisation de la culture, et de l'inculturation de l'Evangile. En plus de la justice sociale et de la lutte évangélique pour le respect des plus humbles.

En charge du Figaro Hors-Série Isabelle Schmitz a fait pendant des années de l'information religieuse notamment à Spectacle du Monde et à Radio Vatican. Elle est l'un des auteurs du Dictionnaire du Vatican (éditions Robert Laffont, collection Bouquins) notamment sur les sujets qui concernent la théologie de la libération. Elle participe régulièrement à l'émission La curiosité est un vilain défaut sur RTL.

lundi 11 mai 2015

Réforme du collège: Valls et Vallaud-Belkacem se bunkérisent contre le monde de l'éducation

Valls aux enseignants et chercheurs: 
"Tu vas voir ta gueule à la récré"

Valls joue au grand frère avec Najat Vallaud-Belkacem


Le premier ministre veut faire passer la réforme du collège en force
,
"Pourquoi tu fais la gueule:
qu'est-ce que j't'ai fait?"
alors que Najat Vallaud-Belkacem provoque les critiques du monde enseignant et des chercheurs. Manuel Valls, qui s'exprimait dimanche 10 mai à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, a défendu la réforme du collège défendu par sa ministre de l'Education nationale.


Il pose en clair le problème
"Il n'y a pas une histoire officielle; nous ne sommes pas tous descendants de Gaulois, mais nous sommes tous Français et c'est ça aussi l'histoire de la République. Et c'est ça aussi que nos jeunes doivent apprendre. Najat Vallaud-Belkacem y veille", a déclaré le Catalan naturalisé français.

La bi-nationale franco-marocaine a-t-elle la confiance du peuple?

"Elle a la confiance du président de la République, elle a ma confiance, elle a autour d'elle tout le gouvernement rassemblé, parce que plus que jamais, la réforme de l'école, qui produit aujourd'hui trop d'inégalités, est un élément indispensable du réveil de la conscience nationale", a-t-il ajouté.

Malgré la lettre de Bruno Le Maire et 159 parlementaires de droite et du centre qui demandent au président le retrait de la réforme du collège, François Hollande a répliqué à leur mise en garde contre le "naufrage pour notre Nation" en raillant "le concert des immobiles", sans . Les signataires dénoncent en effet "une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation". "Avec cette réforme, votre majorité abandonne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas", déplorent les signataires, parmi lesquels figurent, outre Bruno Le Maire, plusieurs parlementaires importants de la droite et du centre: Hervé Morin, Patrick Balkany, Bernard Debré, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Eric Woerth ou François Sauvadet.

"Il faut que cette réforme soit reprise, retirée et rebâtie,"
 a déclaré François Bayrou, président du MoDem. Au Sénat, Catherine Morin-Desailly sur la même ligne dénonce "la suppression de dispositifs qui marchent par égalitarisme" et ce "en dépit du bon sens".

La gauche dénonce pareillement ce projet de déculturation
L’appel de l’intersyndicale FSU-FO-CGT-SUD-SNALC à la grève le 19 mai prochain est soutenu par le Parti de Gauche qui réaffirme son opposition à la réforme du collège qu'accepte le PS seul. Pourtant, au moment où l’on atteint les 3 ans de François Hollande à l’Elysée,  seuls 3.856 postes de titulaires ont été créés bien loin donc des 60.000 promis.
"Ce n’est pas en décapitant le meilleur, les filières d’excellence, que l’on peut construire une école de l’égalité et de la démocratie," a déclaré Jack Lang, lui-même à l’initiative de la création des classes européennes, lorsqu’il était ministre de l’Education.

NVB fait mine de calmer le jeu

Avant que le pétainiste d'Emmanuel Todd ne fasse une nouvelle crise d'autorité, Najat Vallaud-Belkacem avait assuré avoir "entendu les inquiétudes" qui planent sur l'enseignement de l'allemand en raison de la réforme des collèges et va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue. De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.

L'enseignement du latin et du grec est également sapé par la réforme
. 
La stratégie visant à éradiquer le grec et le latin de l’école publique entre désormais dans sa phase terminale, avec la suppression programmée du CAPES de lettres classiques, principal concours pourvoyeur des professeurs de langues anciennes dans les collèges et lycées de France. Plus de professeurs, plus d'enseignement, car les petits immigrés ne sont pas jugés capables d'en profiter…  Il y aura dès le mois de novembre un Capes de lettres  flambant neuf n'aura plus de classique que le nom, sans latin, ni grec… Les nouveaux arrivants nous valent ainsi la suppression de l'accès à la culture classique. 

S'agissant de la réforme des programmes d'histoire
,
l'autre point d'achoppement ne semble concerner que l'opposition, à en croire une certaine presse, mais les historiens qui sont vent debout contre le projet du collège non plus pour tous, mais pour la diversité, sont aussi bien de gauche. 

L'exécutif nous prend pour des billes quand François Hollande dit être "très attentif" et que la ministre se veut également rassurante. Elle compte ainsi réunir "prochainement" -c'est-à-dire sans date, alors que le vote du parlement est annoncé pour le mai- "des historiens de renom comme Pierre Nora, Jean-Pierre Azéma et bien d’autres," choisis pour leur souplesse, en sorte que "le travail en cours bénéficie de leur regard et de leur expertise". 
"L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", admet-elle finalement. L'Histoire avec un grand H, c'est fini: elle pourra être revisitée un conte pour enfant, dans le meilleur des cas, en propagande idéologique, dans l'hypothèse la plus sombre, mais vraisemblable.

Le pouvoir socialiste développe l'idéologie marxiste  en France 

Françoise Cartron, vice-présidente PS du Sénat et ex-directrice d'école maternelle Rue de... l'Espéranto à Lormont (PS depuis 55 ans, possède une pagode bouddhiste et un collège avec SEGPA pour élèves en difficultés), Gironde, est catégorique: "pour encourager l’excellence, il n’y a pas besoin de filières d’excellence", "elle doit se pratiquer dans toutes les classes". "Je suis contre la vision selon laquelle il faudrait mettre les excellents élèves entre eux, et les mauvais entre eux". Ce qu’il faut, ce sont "des classes hétérogènes où l’excellence est prônée pour les meilleurs et stimulante pour les autres", insiste la sénatrice socialiste. Or, cette pédagogue retraitée qui n'a que des certitudes a fait carrière en ZUP et tient à sauvegarder son mandat électif en maintenant son électorat dans son jus. Car son expérience professionnelle lui interdit objectivement de nier que le plus grand nombre impose sa domination à la minorité et que s'il est majoritairement en difficulté, le nivellement par le bas s'impose à tous et pénalise les plus aptes. "Cette réforme s’appuie sur l’exigence de mixité sociale et la nécessité de donner à tous les élèves les moyens d’apprendre", confirme-t-elle, dans un splendide amalgame idéologique sans fondement. La partisane a ainsi le sentiment qu'elle "va donner plus de possibilités à tous les enfants"...

"
S’il soulève tant de remous, c’est que le projet de loi s’attaque "à des privilèges, à des offres qui étaient jusque là réservées à une minorité de collégiens," maintient Najat Vallaud-Belkacem, déterminée à faire aboutir sa réforme porteuse de l'esprit de la "lutte des classes".