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mercredi 15 janvier 2020

Démission collective de 1.000 médecins hospitaliers 

Ce millier de médecins hospitaliers adopte-t-il la bonne méthode ?
Le Pr. Michael Peyromaure, chef de service à l’hôpital Cochin de Paris, soutient les revendications de ses collègues mais conteste la méthode.




A la suite d’un appel national, dans une lettre à la ministre de la santé, d'abord 15 médecins du centre hospitalier du Mans ont annoncé leur intention de démissionner de leur fonction administrative, un acte fort pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de moyens.

Le plan "Ma santé 2022" annoncé par le gouvernement le 20 novembre dernier n'a pas convaincu les professionnels de santé. Ce plan prévoyait notamment de "restaurer l'équilibre financier des hôpitaux" (3,3 milliards d’euros par an) avec une promesse : "privilégier la qualité des soins plutôt que les logiques comptables, replacer le patient au cœur des soins et réorganiser la médecine de ville de manière à mieux l’articuler avec l’hôpital." 

Le professeur Michael Peyromaure conteste le protocole suivi par ses collègues.
Des quelque 1.000 médecins hospitaliers, dont quelque 600 chefs de service, collectivement démissionnaires de leurs fonctions administratives, il dit : "Je les comprends, je les soutiens, je partage le constat de la dégradation de l’hôpital public. Simplement, je trouve que la méthode utilisée n’est pas la bonne. Malgré toute la solidarité que je leur dois, sur ce coup-là ils ont tort", estime mardi sur Europe 1 le jeune chef de service en urologie à l’hôpital Cochin de Paris, élève du Pr Bernard Debré, qui rendit public dans l'entre-deux tours son vote pour Macron. Il est ainsi de ceux qui font dire que l'ex-conseiller et ministre de Hollande a été élu par défaut. 

"Ce n’est techniquement pas tenable", mais la réforme Macron l'est-elle humainement ?

"Ce n’est techniquement pas tenable de démissionner des tâches administratives, parce qu’on ne peut pas aussi facilement dissocier les soins quotidiens de l’administration, soutient l'urologue En plus, ça risque d’être totalement contre-productif et d’aggraver la situation dans les services", poursuit Michael Peyromaure, qui cite plusieurs exemples pour illustrer son propos.
"A Cochin, à Paris, on fait le recensement des équipements, notamment en chirurgie. Les équipes médicales demandent le matériel nécessaire pour fonctionner, et font remonter leurs besoins à l’administration. Il n’est pas possible de ne pas faire cette tâche, sinon les médecins n’auront plus d’équipements."

"Les médecins n’arrivent pas à franchir le cap de la désobéissance".
Le professeur suggère des alternatives à la démission pour protester. "Il y a deux actions qui pourraient avoir un impact : la grève des soins, à laquelle on se refuse évidemment, et la grève du codage, qui consiste à ne pas retranscrire les codes des actes qu’on fait à l’hôpital, et qui assèche les finances de l’administration", explique-t-il. Comme si cet assèchement permettait un bon fonctionnement des services, notamment en chirurgie, et de meilleurs soins aux patients...

"400 services, dont le mien, ont entamé cette grève du codage, mais comme ça ne prend pas d’ampleur, ça reste marginal, admet-il. Dans leur ensemble, les médecins sont de bons élèves et sont habitués à faire ce que l’administration leur demande. Donc, ils n’arrivent pas à franchir ce cap de la désobéissance."

"Des décennies d’incurie," l'argument tarte à la crème rance

Surprise ! Michael Peyromaure n'est pas cohérent : il s'abstient d’accabler l’actuelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, tout en reprochant au gouvernement dans lequel elle s'incruste de refuser d’entamer une réforme en profondeur du système de santé. "Agnès Buzyn hérite de décennies d’incurie de gestion de l’hôpital public [Mais en connaissance de cause, puisqu'elle est issue du milieu]Mais elle ne veut pas réformer véritablement le système, c’est-à-dire changer la gouvernance, rééquilibrer le pouvoir entre l’administration et les médecins. On pourrait par exemple, comme dans d’autres pays, faire des départements autonomes, avec leur propre budget", note-t-il. Que fait-elle donc encore à ce poste, si elle ne veut pas réformer alors que son gouvernement se veut réformiste ?

Il faudrait augmenter le temps de travail des agents hospitaliers, qu’il juge "très bas," estime le très macronien chef de service à l’hôpital Cochin. Et leurs annuités ?
"Il faudrait aussi revoir les rémunérations, et le temps de travail. Le temps de travail des agents hospitaliers est très bas, à 35 heures à l’hôpital et 32 heures la nuit. Si on revenait aux 39 heures, ça comblerait beaucoup de lacunes dans les services. Je suis tout à fait d’accord pour dire que les salaires des infirmiers sont bas, mais on pourrait aussi revoir les grilles et les statuts."

"L’hôpital public va se dégrader, je ne suis pas très optimiste," avoue-t-il, "en même temps".
Les préconisations de Michael Peyromaure manifeste un certain pessimisme sur l’avenir de l’hôpital public. "L’hôpital public va se dégrader, je ne suis pas très optimiste sur son devenir. A mon avis, dans les cinq ans à venir, il y aura une déliquescence continuelle. Je ne vois pas comment, sans réforme globale du système de santé, on pourra dégager les marges suffisantes pour revaloriser les salaires et remettre du personnel. Ça me semble impossible. Ce n’est pas une fatalité, mais il faudrait un gouvernement courageux qui réforme de fond en comble le système. Et ce n’est pas le cas."

Lors de la g
rève des urgences, cet urologue dénonçait une "gouvernance très autoritaire qui n'écoute plus le terrain"

Les soignants sont "bien obligés d'être en arrêt de travail" pour se faire entendre d'une direction qui "régit les soins sur des tableaux Excel," estimait  ce chef de service urologie à l'hôpital Cochin.

Des soignants en grève à Paris, le 6 juin 2019.

"Les soignants sont infantilisés" et "ne peuvent plus faire leur métier correctement", affirme mardi 11 juin sur franceinfo le professeur Michaël Peyromaure, alors que tous les personnels des hôpitaux étaient encore appelés à faire grève pour protester contre les baisses de moyens. Après trois mois de protestation dans les services d'urgences, le mouvement s'étendait donc, notamment à cause d'une "gouvernance très autoritaire qui n'écoute plus le terrain", selon Michaël Peyromaure.

franceinfo : Est-ce que vous soutenez les grévistes, y compris quand ils utilisent des modes d'action controversés, comme poser des arrêts maladie en série ?
Michaël Peyromaure : Oui, je les soutiens à 100%. Il faut comprendre que les soignants ont été plongés dans un malaise - cela n'est pas nouveau, cela date déjà d'une dizaine d'années - qui s'est accentué ces derniers temps. Ils ne peuvent tout simplement plus faire leur métier correctement. Même si je sais que ce n'est pas très conforme, il faut reconnaître que la technique habituelle de grève - celle que j'ai connue depuis dix ou vingt ans, qui consiste à mettre un brassard "en grève" mais à travailler quand même au service des patients - n'a plus aucune efficacité. Les malheureux sont donc bien obligés d'être en arrêt de travail, mais à mon avis ils le font à contrecœur.

Le gouvernement a-t-il sous-estimé les motifs de grogne à l'hôpital ?
Oui. Ça fait pourtant longtemps qu'il y a des alertes un peu partout dans les médias. Les soignants sont malheureux. Cela fait quelques années que les médecins, les infirmières et les aides-soignants - tout ce petit monde qui vivait heureux à l'hôpital il y a encore dix ou vingt ans - est devenu malheureux. Ils n'arrivent plus à assurer correctement leur travail et n'ont pas cessé de le dire ces derniers mois. Pourtant, ils n'ont pas été entendus donc je crois que la coupe est pleine.

Est-ce qu'aujourd'hui la France a un hôpital à deux vitesses, avec d'un côté des services comme le vôtre, en pointe, et de l'autre des urgences qui n'arrivent plus à accueillir dignement les patients ? [nouvelle question qui appelle une réponse positive...]
Oui. Les urgences cristallisent évidemment toutes les tensions, puisque c'est l'interface entre l'extérieur et l'intérieur de l'hôpital. Il y a un accroissement de la demande de soins et une réduction des moyens pour y répondre. Les urgences sont un peu un fourre-tout. Vous avez des patients qui viennent pour des vraies urgences, des patients qui viennent à tort pour des pathologies bénignes mais qui, faute de trouver un médecin ailleurs, doivent se rendre aux urgences, des personnes âgées dont la famille parfois se débarrasse avant de partir en vacances parce qu'elle ne sait pas comment s'en occuper, des gens en situation de grande précarité sociale... [le système de retraites à points que veut imposer Macron combat-il l'individualisme que les gouvernements ont développé ?] Tout ce beau monde va converger vers les urgences qui est le seul endroit [une cour des miracles]où la lumière est allumée.

Sentez-vous aussi à l'hôpital Cochin les effets des différentes mesures d'économies décidées ces dernières années ? [idem]
Bien sûr ! C'est le cas dans tous les hôpitaux, pas seulement dans les établissements périphériques. Nous vivons la même chose au cœur de Paris. Nous avons des réductions drastiques de lits et de salles d'opération, des suppressions de personnel et aussi une gouvernance très autoritaire qui n'écoute plus le terrain. Il y a un phénomène quantitatif, qui est celui de la réduction des budgets, mais il y a aussi un phénomène qualitatif, qui est celui de l'organisation et de la gestion de l'hôpital. Les soignants ont été très infantilisés ces dernières années. Ils ne sont plus écoutés par des gens qui dirigent l'hôpital et qui régissent les soins sur des tableaux Excel. Cela crée beaucoup de frustration aussi.

lundi 15 octobre 2018

L'ENA, qui forme des hauts fonctionnaires de l'Etat, est en déficit

L'école des énarques affiche un déficit de près de 3 millions d'euros...

La controversée Ecole nationale d'administration (ENA), qui forme les gestionnaires de l'Etat et les dirigeants politiques français, va devoir réduire ses coûts de fonctionnement, a annoncé dimanche le ministère des Comptes publics.

L'ENA a affiché 2,8 millions d'euros de déficit l'an dernier, sur un budget total de 40,8 millions d'euros, notamment en raison de l'élargissement de ses missions qui n'a pas été suffisamment compensé par l'Etat, affirme dimanche Le Parisien.

C'est le problème partagé par les maires qui ne reçoivent pas de Bercy les dotations qui leur permettraient de faire face à l' "élargissement de leurs missions", mais qui subissent pourtant les attaques de la macronie sur les réseaux sociaux, par le biais de #balancetonmaire.

"Si rien ne change, l'école, qui dispose encore d'une petite réserve pour éponger, fera banqueroute d'ici quatre ans", s'alarme le quotidien, au vu des documents comptables de l'ENA via le think tank libéral iFrap - lequel a saisi pour cela la Commission d'accès aux documents administratifs.

L'ENA perçoit une subvention de 31,1 millions d'euros des contribuables français
, via l'Etat, 



Résultat de recherche d'images pour "interieur ENA Strasbourg"ainsi que diverses recettes, pour atteindre un total annuel de 38 millions d'euros. Mais ces recettes ne suffisent pas à équilibrer les comptes. 

Or, de nombreuses factures impayées par des "clients" - soit plus de 600.000 euros - sont également en cause, apprenait-on encore dimanche.
L'ENA a en effet des créances impayées de plusieurs institutions publiques françaises, pour qui elle a organisé des formations, comme l'Ecole nationale supérieure de la police, rattachée directement à la direction générale de la Police nationale et du ministère de l'Intérieur, qui lui doit 10.000 euros ou encore l'Association des maires de France présidée par François Baroin depuis 2014, qui présente une ardoise de 5.200 euros. 
Plusieurs Etats étrangers sont encore de plus gros mauvais payeurs auprès de l'ENA : le Koweït lui doit ainsi 569.700 euros, le Brésil 31.500 euros, la République dominicaine 22.588 euros ou encore la Jordanie 7.268 euros.

Mais le poste de dépenses le plus lourd pour l'institution est celui lié aux personnels, singulièrement les personnalités cumulardes qui s'affichent en parallèle dans les media, et qui s'établit à 30,9 millions d'euros.

Les élèves coûtent 14,8 millions d'euros par an à la nation

Image associéeCette enveloppe sert à rémunérer le personnel permanent (13,8 millions d'euros), les intervenants (2,2 millions d'euros), les stagiaires et les étudiants boursiers (5,6 millions d'euros), ainsi que... les élèves (9,2 millions d'euros). 

A l'ENA, chaque élève est en effet payé 1.682 euros brut par mois pendant ses deux ans de scolarité. Ces salaires d'élèves, au nombre de 117 par promotion, "plombent la ligne 'dépenses de personnel'", affirme Le Parisien.
Résultat de recherche d'images pour "interieur ENA Strasbourg"De plus, les frais de missions des élèves sont également pris en charge par l'école : l'ENA dépense ainsi chaque année 1,5 million d'euros de frais de déplacements, de repas, de nuitées aux étudiants en stage ou sur le terrain.

De plus, l'ENA a dû absorber en 2002 l'Institut international d'administration publique, puis en 2005 le Centre d'études européennes de Strasbourg. "L'Etat lui a imposé de grossir sans vraiment revaloriser la subvention qu'il lui verse", analyse Le Parisien. D'autant que si l'ENA a déménagé ses locaux à Strasbourg, elle a tout de même gardé une antenne parisienne. Une double localisation qui compte dans le budget. 

Déficit de 1,4 million d'euros cette année. 
Le secrétaire général de l'ENA, Thierry Rogelet, reconnaît que l'école est "en difficulté financière", mais souligne qu'elle n'a "pas de dettes". Le secrétaire général table sur un déficit de 1,4 million d'euros cette année, puis 400.000 l'an prochain, avant "un retour dans le vert, à +500.000 euros", en 2020. Pour y parvenir, l'établissement a supprimé 38 postes ces dernières années, plus quatre autres cette année.

Un plan de retour à l'équilibre. Le ministère de l'Action et des Comptes publics a réagi dimanche en rappelant dans un communiqué que "lors de l'arrivée du nouveau gouvernement, le constat d'une fragilité financière de l'école avait été posé". "Dès l'été 2017", le ministre Gérald Darmanin a "demandé à Patrick Gérard (un conseiller d'Etat de 61 ans en décembre), nouveau directeur de l'ENA, de lui faire des propositions en vue d'un redressement durable de ses comptes. Cette demande a donné lieu à un travail approfondi d'analyse" et "les mesures retenues ont été définitivement validées par le ministre en septembre dernier pour mise en oeuvre dès l'exercice budgétaire 2019". Le ministère précise qu'un plan de retour à l'équilibre a été présenté au conseil d'administration de l'ENA, le 10 octobre. Les mesures portent "notamment sur la diminution des coûts de fonctionnement de l'école, une modernisation des modalités d'accès à l'école, un recentrage de la formation continue et de l'action internationale, ainsi que sur la dimension immobilière". "Une école dont la mission est d'enseigner la bonne gestion publique doit plus qu'aucune autre être exemplaire", souligne le ministère.

mercredi 28 septembre 2016

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse de 600 millions, sauf manipulation des chiffres

Dilma Rousseff destituée par le Sénat brésilien pour maquillage des comptes publics. Et Sapin ?

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse
Hollande n'a toujours pas ramené son niveau
à la situation avant la crise internationale de 2007 
Comme la baisse du chômage devait être légère en août 2016, mais a connu un rebond historique, l'estimation gouvernementale du déficit du budget de l'Etat français en 2017 promet une "légère baisse", à 69,3 milliards d'euros, selon les chiffres du projet de loi de Finances (PLF) pour l'an prochain présenté mercredi.
La loi de Finances pour 2016 prévoyait un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d'euros (contre 70,5 milliards en 2015). Mais comme annoncé la semaine dernière par le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, cette estimation a été revue à la baisse, à 69,9 milliards d'euros.

Le gouvernement a clairement une tournure politique à la présentation de son projet de Budget pour 2017
Il réaffirme son objectif d'un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en fin d'année, pour l'annonce de candidature du président Hollande, et prévoit la compensation intégrale des dépenses supplémentaires annoncées ces derniers mois.

Une annonce fort peu fiable

Sapin n'en a plus pour longtemps à nous prendre pour des billes
A sept mois de la présidentielle, le dernier projet de loi de Finances du quinquennat, qui concrétise le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, mais mise progressivement en place à partir du 1er janvier 2018, officialise une autre promesse, la baisse d'un milliard d'euros de l'impôt sur le revenu annoncée au début du mois, mais d'abord promise à 2 milliards (et quoi qu'il en soit en vérité difficile à mettre en œuvre), et consacre le renforcement des moyens aux secteurs considérés comme prioritaires (emploi, qui n'a pas "concrétisé" les promesses du pouvoir socialiste, sécurité, après plusieurs prolongations de l'état d'urgence, et éducation, au moment où une enquête du 
du Cnesco confirme l'ampleur des inégalités à l'école après bientôt cinq ans de socialisme sanctionné par un échec de l'éducation prioritaire, alors que Bruxelles s'inquiète de la stagnation de la croissance.

L'opposition, mais de droite, dénonce une entourloupe 
Et de citer une accumulation de factures impayées, le gouvernement doit également faire face aux réserves émises par le Haut conseil des finances publiques (HCFP), dans un avis rendu public mercredi. 

Organisme indépendant mais placé auprès de la Cour des comptes et créé par la loi organique du 17 décembre 2012, le HCFP fait part de son scepticisme sur la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du PIB l'an prochain. PIB de la France ? Le grand manitou de Bercy est-il un illuminé ? La croissance est en baisse au deuxième trimestre 2016...

Pour toute preuve, "cet engagement, nous le tiendrons", a néanmoins rétorqué à la presse un ministre de l'Economie et des Finances, Michou Sapin, violet comme ses chaussettes, une couleur en soi désagréable, celle de la mélancolie, de la solitude et du deuil.
"Ce n'est pas parce que nous [et surtout les contribuables] assumons des dépenses supplémentaires pour financer nos priorités que ce budget n'en est pas moins un budget responsable", a raconté le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert. Qui conteste qu'il soit "responsable" d'assumer ses priorités ? Mieux vaudrait toutefois être en capacité de les réaliser. Et pendant six mois avant une année d'élections perdues d'avance, Eckert n'assumera pas grand chose. Avant qu'Hollande se retourne, il fait déjà nuit.

Au Brésil, le maquillage des comptes publics est passible de destitution

En octobre 2015, le Tribunal des comptes de l'Union (TCU) appela les parlementaires brésiliens à rejeter les comptes publics de l'État de 2014, année de la réélection de Dilma Rousseff, au motif qu'ils avaient été sciemment entachés d'irrégularités.
Pour minimiser l'importance des déficits publics, la présidente avait en effet signé, en 2014 et 2015, des décrets faisant supporter provisoirement à des banques publiques des milliards de réaux de dépenses incombant au gouvernement. En juillet 2016, un pseudo "Tribunal international pour la démocratie" ( ! ), convoqué à
l'initiative de mouvements syndicaux et politiques de gauche, conclut symboliquement à l'absence de crime de responsabilité dont était accusée Rousseff (ci-contre avec Ségolène Royal). 
Peu impressionné par la mascarade judiciaire de ses partisans, le Sénat la destitua le 31 août 2016 par 61 voix pour et 20 contre.
Le Parti des travailleurs, PT, est le parti de l'ex-présidente brésilienne qui avait succédé à Luís Inácio da Silva, dit Lula, comme elle, membre du Parti des travailleurs, marxiste.

dimanche 8 novembre 2015

Depuis le dimanche 8, l'Etat français est dans le rouge

Désormais, l'Etat socialiste dépense l'argent qu'il n'a pas 

L’Institut économique Molinari a constaté qu'à partir de dimanche soir, la France aura dépensé toutes ses recettes fiscales. 

Et pendant ce temps, la presse nous distrait
avec l'affaire de la sex-tape de Valbuena et Benzema...
Et vivra à crédit jusqu’à la fin de l’année. 

Dimanche, la France basculera dans la dette.
L’institut Molinari a passé au crible les budgets des 28 états de l'Union européenne et publie une étude qui leur est consacrée. Et l'exécutif socialiste hexagonal figure parmi les plus mauvais gestionnaires. Dès lundi matin, les comptes publics de la nation tomberont donc dans le rouge. La France aura dépensé l’ensemble de ses quelques 390 milliards d’euros de recettes et Bercy commencera à emprunter pour finir l’année et boucler son budget. En gonflant encore un peu plus ses 2.100 milliards d’euros de dettes.
Le dimanche 8 novembre est le dernier jour de l'année avant que les comptes publics de la France ne tombent dans le rouge. A partir de ce soir l'État français aura épuisé ses 390 milliards d'euros de recettes et vivra, dès dimanche, à crédit jusqu'à la fin de l'année, en gonflant un peu plus ses 2.100 milliards d'euros de dette. Le think tank libéral a ainsi déterminé le jour à partir duquel l'État emprunte pour assumer ses quelque 460 milliards d'euros de dépenses. La France est en queue de classement, avec des pays comme le Portugal, l'Espagne ou Chypre dont les comptes ont basculé en déficit dès le mois d'octobre.

La France, "pays européen aux finances systématiquement dégradées"

"La France est le seul pays européen à avoir des finances dégradées systématiquement depuis trente-cinq ans et, ce, dans toutes ses composantes, insiste Cécile Philippe de l'institut Molinari. Cela ressemble à des cas du type de la Grèce.En Europe, seuls l'Allemagne, le Danemark, l'Estonie et la Lituanie tiennent toute l'année sans emprunter grâce à leurs recettes fiscales.

Mêmes déficitaires, de nombreux pays n'ont pas tous leurs voyants dans le rouge: l'Italie et le Portugal affichent des comptes positifs pour leurs organismes de Sécurité sociale et leurs collectivités territoriales. La France présente un profil plus critique dans la mesure où aucun de ses piliers n'affiche d'excédent budgétaire : la Sécurité sociale, les collectivités locales et les administrations centrales. Vendredi, Bercy a néanmoins publié des comptes publics pour les neuf premiers mois de l'année plutôt... positifs. Le déficit budgétaire a diminué de 80,5 à 74,5 milliards d'euros par rapport à l'an passé.

La "bombe à retardement" de la dette des retraites

L'analyse comparative est sans conteste. Elle est d'autant moins flatteuse que, d'après le classement de l'institut, des pays comme la Hongrie, la Slovaquie ou la Pologne ont vu leur situation budgétaire s'améliorer. Leur entrée dans l'Union européenne les a obligés à réaliser des réformes. D'autres, comme les Pays-Bas, membre fondateur de l'Europe, ou la Suède, ont mené des réformes drastiques de leur système public de santé. 
La Sécurité sociale est la branche publique la plus ciblée par l'étude. "La dette des retraites pèse pour 388% du PIB français, ajoute Cécile Philippe. C'est une vraie bombe à retardement." La privatisation du système de santé reste la principale proposition des théories libérales, soutenues par l'institut Molinari, afin d'alléger le coût du travail et de relancer l'emploi.

vendredi 18 septembre 2015

France Télévisions veut renoncer à une gestion saine pour plus de pub, malgré un privilège d'exclusivités ?

France Télévisions : un déficit multiplié par cinq en 2016 ?

Après 10 millions d'euros prévu en 2015, le déficit des chaînes publiques est estimé à  50 millions d'euros l'an prochain

France Télévisions avait enregistré 38 millions d'euros de pertes en 2014 et 85 millions d'euros en 2013.
Dans un courrier, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, met en accusation d'une part la mauvaise situation du marché publicitaire et d'autre part la réduction des ressources publiques.

France Télévisions fait sa pub sur le dos des redevables:
une chemise siglée pour tous !
France Télévisions se prépare donc à un déficit de 50 millions d'euros en 2016, selon une "source proche du dossier", donc anonyme et probablement partisane. Ces chiffres ont été communiqués aux administrateurs du groupe audiovisuel public par sa nouvelle patronne, Delphine Ernotte, dans un courrier. Cette dernière  assure que l'insuffisance des rentrées publicitaires plomberait les comptes de France Télévisions, alors que les "ressources publiques seraient au mieux stables" l'année prochaine.

Est-il indipensable d'habiller les chroniqueurs?
France Télévisions a confirmé fin juillet l'estimation prévue de son déficit à 10 millions d'euros en 2015.
C'est considérablement moins que la perte de 38 millions d'euros enregistrée en 2014, et des 85 millions d'euros en 2013. 

Réduction des subventions et augmentation de la taxe des FAI 

France Télévision fait également face aux coupes budgétaires dans ses subventions décidées par le gouvernement

De nouvelles augmentations des taxes
L'arbitrage final concernant les projets gouvernementaux pour renflouer les chaînes publiques a été annoncé par la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, le 13 septembre. Outre l'augmentation de 1 euro de la redevance (fixée à 136 euros actuellement), a également été décidée l'augmentation de la taxe des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) de 0,9% à 1,2% du chiffre d'affaires. 

Le gouvernement a écarté certaines mesures qu'il avait fait filtrer dans la presse.
Parmi les pistes testées sur l'opinion avec la participation de la presse, le retour de la publicité entre 20 heures et 21 heures a finalement été écarté, suite à la forte opposition des media privés, M6 et TF1 en tête, ainsi que de nombreux réalisateurs, dont Claude Lelouch et Michel Hazanavicius. 
François Hollande a reculé sur la piste ouverte d'une hausse ou d'un élargissement  de la redevance télévisuelle aux objets connectés (smartphones et tablettes), estimant le 7 septembre qu'il "faut maîtriser l'appel à la contribution". 

Delphine Ernotte n'a pas reculé sur la gabegie dans la gestion du bateau ivre France Télévisions, notamment la multitude de chaînes publiques aux offres
 redondantes et aux doublons des services, notamment de presse et de... publicité.

mardi 8 septembre 2015

Coût de l'immigration clandestine: Sapin veut jouer avec nos millions

L'Europe joue à qui veut mes millions d'euros

L'Allemagne va renouveler sa population vieillissante en accueillant un demi-million de réfugiés par an, à moyen terme et passagèrement

Forts de la puissance économique de l'Allemagne, "nous pouvons certainement gérer un chiffre de l'ordre du demi-million (de réfugiés par an) pendant plusieurs années (...) peut-être même plus", a déclaré lundi soir le vice-chancelier Sigmar Gabriel (ci-contre) à l'antenne de la chaîne publique ZDF. 
"Nous ne pouvons pas accepter chaque année près d'un million de personnes et les intégrer sans problème", a en revanche mis au point le ministre  social-démocrate de l'Economie, alors que l'Allemagne s'attend à recevoir 800.000 demandes d'asile cette année, quatre fois plus qu'en 2014.

"La politique européenne doit changer," a-t-il encore affirmé, du fait que les Etats européens ne parviennent pas à trouver une réponse coordonnée pour répondre à la crise migratoire frappant le continent, engendrée par le "printemps arabe", la guerre de religion entre musulmans sunnites et chiites et la pauvreté exploitées par les islamistes du Moyen-Orient et d'Afrique.

L'Allemagne peut continuer d'accueillir plus de migrants que ses partenaires, a enfin clamé S. Gabriel, "car nous sommes économiquement un pays fort", s'est-il félicité.

La France a-t-elle les mêmes besoins et les moyens économiques et budgétaires de faire de la surenchère?


"Sigmar Sapin" peut faire mieux avec nos impôts !

L'accueil des réfugiés "est une question de quelques millions" d'euros, selon Sapin. A la louche, ce bras cassé, réfugié socialiste que la bénévole Marianne héberge à Bercy, a estimé à plusieurs millions d'euros ce mardi le coût de l'accueil de 24.000 réfugiés en France.
Le ministre des Finances assure aussi que cela "ne se fera pas au détriment d'autres politiques." Ses affirmations floues à l'emporte-pièce inquiètent pourtant les gens sensés qui ne se fient pas à la bonne mine, fussent-ils ministres et certains en particulier. 

L'accueil de 24.000 réfugiés sur deux ans en France ne fait pas peur au ministre de la dette publique. Car, à part Pruneau Le Roux, l'idiot du village parlementaire, qui lâche des brèves de comptoir avec l'aplomb d'un consommateur du Café du Commerce, Sapin a derrière lui un lourd passif de promesses fallacieuses et mensonges éhontés divers, de détermination molle et de convictions spécieuses variées appelant à une forte dose de foi du charbonnier et de calva à jeün.

"Un geste à la hauteur de la générosité nécessaire"
Les Français n'auront rien à dépenser: "c'est l'Etat qui paie" ! Interrogé sur RMC/BFM TV ce mardi, Sapin a garanti que l'argent qui sera dégagé pour ces personnes "n'a rien à voir avec les enjeux globaux qui sont ceux de l'équilibre du budget de l'Etat et des collectivités locales"
"Nous faisons un geste à la hauteur de la générosité nécessaire", a estimé Michel Sapin. Mais "c'est totalement à la mesure de ce que nous pouvons faire", a-t-il ajouté en reconnaissant que l'accueil des réfugiés représente également "un poids"...  Les bénévoles qui ont la capacité d'offrir une chambre ou deux ont-ils les moyens de régler la facture d'eau, d'électricité et de chauffage de six personnes supplémentaires pendant un an et plus  ?
Il suffit à Sapin de créer "une ligne budgétaire spéciale"...
Interrogé sur la possibilité que l'Etat dégage dans le budget une ligne spéciale consacrée à l'accueil des réfugiés, le ravi de Bercy a répondu "évidemment" ! "Le travail est en cours", notamment avec les collectivités locales, "car ce sont elles qui vont les accueillir", a cyniquement précisé Michel Sapin. 

La Commission européenne va répartir d'autorité l'effort des populations des Etats membres pour 120.000 réfugiés au cours des deux prochaines années. Et ce n'est rien considérant les masses déjà arrivées mais aussi et surtout à venir ! Mercredi, l'UE ne fera qu'amorcer la pompe qui devra rapidement passer au régime supérieur du fait du seul appel d'air ainsi réalisé avec le Proche-Orient.  

Ces quotas d'accueil placent l'Allemagne en première ligne (26,2%, 31 443 réfugiés), suivie de la France (20%, 24 031) et de l'Espagne (12,4%, 14 931). Et l'UE entend-elle décider de sanctions à l'encontre de quatre de ses premiers pays qui restent avec détermination hostiles aux quotas: la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque et la Pologne ?

mardi 8 avril 2014

Déficits publics: cacophonie de Sapin et Montebourg auprès des Allemands à Berlin

Premier couac entre Sapin et Montebourg sur les déficits publics
Les ministres de Valls sont venus à deux et en ordre dispersé 
pour tenter de démontrer le sérieux économique de la France.
 
Ministre allemand hermétique
à la sémantique socialiste française
Lundi, le nouvelle paire de Bercy, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg, ont rencontré leurs homologues allemands, Wolfgang Schäuble et Sigmar Gabriel dans la capitale, mais sans se croiser de la journée. Ils n'ont même pas pris les mêmes avions de ligne. La faute aux agendas des ministres allemands, accuse Michel Sapin, qui ne semblait cependant pas mécontent de laisser Arnaud Montebourg à l'écart.

À midi, tandis que le premier s'attardait au ministère des Finances, le second déjeunait à l'ambassade de France, à quelques centaines de mètres. "Nous pouvons avoir des personnalités différentes, des manières de s'exprimer différentes et travailler dans une seule direction, au service d'une seule politique", a assuré Michel Sapin. Les deux rivaux avaient même mis en scène leur arrivée conjointe lors du premier Conseil des ministres du gouvernement Valls.
Or, les "conjoints" ont effectué leurs voyages simultanés en solos 
Un voyage le même jour pour la même destination, mais réalisé dans deux avions différents, avec un souci évident d'économie et de sauvegarde de la planète.

Sapin entendait bien faire comprendre que le ministre des Finances était porteur du message principal au gouvernement allemand. Il refusa d'ailleurs de commenter la visite parallèle d'Arnaud Montebourg: "c'est avec Sigmar Gabriel qu'il va discuter". À la veille du discours de politique générale du premier ministre, Manuel Valls, Michel Sapin a présenté à son homologue le pacte de responsabilité en avant-première. Sans rien dévoiler ensuite à la presse, il a plaidé pour un équilibre entre "respect des engagements budgétaires" et "retour de la croissance".

Langue et têtes de bois

Dans l'incapacité d'atteindre les 3% de déficit prévus en 2015,
 la France quémande l'assentiment de Berlin sur une révision du "rythme" de réduction de la dette publique de la France. "Je sais à quel point il faut aller chercher chez l'autre la confiance", a expliqué Michel Sapin dans un parallèle avec la coopération entre la France et l'Allemagne en 1992, quand les deux pays faisaient face à des difficultés économiques.

L'Allemagne accueille avec scepticisme les annonces françaisesLa France "est consciente de ses responsabilités", avait ironiquement déclaré Wolfgang Schäublela semaine dernière . Si un nouveau délai est accordé à Paris, Berlin craint d'envoyer un mauvais signal aux autres économies en crise en Europe. 

Lundi, le ton avait changé. "La France est sur un très bon chemin", a assuré le ministre des Finances allemand, tout en se disant diplomatiquement "convaincu" par les explications françaises. "On ne se donne pas des notes l'un l'autre", a-t-il commenté. Du côté de Michel Sapin, on s'est officiellement félicité, après la rencontre, d'un climat de "compréhension" qui pourrait, s'il se concrétise, faciliter les discussions avec la Commission européenne. "Est-ce que cela se fera sans difficultés? Elles font partie du chemin", a raconté le ministre des Finances, qui rencontrera à la fin de la semaine les représentants de la Commission.
Arnaud Montebourg ne compte pas laisser le monopole du débat à Michel Sapin. 
"La question des comptes publics est accessoire par rapport à la croissance", a-t-il en revanche estimé à i-télé depuis Berlin, quitte à brouiller le message global. En parallèle à la visite du ministre des Finances, qui avait été prévue seule dans un tout premier temps, le ministre de l'Économie a paradé pour marquer son existence: avant de s'entretenir avec Sigmar Gabriel, il a rencontré des chefs d'entreprise, puis des économistes, dont Peter Bofinger, économiste auprès du "conseil des sages" qui épaule le gouvernement allemand.
Montebourg a survolé un champ large de questions: politique industrielle, politique européenne, politique énergétique… Il a notamment plaidé pour une approche "économique et non sociétale" des questions énergétiques. Il a aussi répété sa résolution à une réorientation européenne: "Notre objectif est que l'Europe change et bouge." Montebourg veut être partout, sûr de porter le message de la gauche française.

Les deux ministres de Bercy 
tiennent des propos discordants

Moins d'une semaine après avoir été nommés à la tête de Bercy, Michel Sapin et Arnaud Montebourg tiennent déjà
des propos aux tonalités bien différentes sur les déficits publics.
Ils ne devaient parler que d'une seule voix. "Nous sommes deux jambes pour faire avancer le même corps", disait Arnaud Montebourg au sujet de la direction bicéphale de Bercy, confiée à un ancien ministre du Redressement productif incapable d'empêcher les fermetures d'usines et à Michel Sapin, ancien ministre du Travail 
impuissant à faire reculer le chômage mais devenu ministre des Finances et des comptes publics. 

Un premier signe d'incompatibilité d'humeurs du couple ?  

"Pas du tout, tout va bien entre les deux", nie au Scan l'entourage du ministre de l'Economie et du Redressement productif. "Rien d'autre que l'envie pour d'aucuns de repérer un signe de dysfonctionnement", polémique-t-ils.

Les comptes publics tenus par Sapin ? "Accessoires", selon Arnaud Montebourg 
La dysfonctionnement vient pourtant bel et bien de Bercy. Interrogé depuis l'Allemagne par i-Télé, 
Montebourg a néanmoins estimé que les déficits publics peuvent détruire des emplois: "La question des comptes publics est accessoire par rapport à la croissance. La croissance, c'est elle qui créé les emplois. Les comptes publics, ça ne crée aucun emploi, ça peut même en détruire. C'est le message que j'adresse à mes amis allemands."

Problème. Quelques heures auparavant, Sapin vantait les efforts de la France pour tenir ses engagements sur la question des déficits. Le nouveau ministre des Finances est venu vendre les réformes "difficiles" que doit exposer mardi le premier ministre devant l'Assemblée nationale.

S'imaginant en "Schäuble français", le Sapin de nos forêts a garanti la "poursuite de la remise en ordre des finances publiques", soulignant que la France a déjà fait "des efforts considérables", si improductifs soient-ils, et va les "amplifier", mais pas à n'importe quel prix. 


Deux délais n'y ont pas encore suffi
La France s'est engagée à ramener son déficit public sous la barre de 3% du PIB l'an prochain. Un défi auquel plus personne ne croit, le déficit public français ayant atteint 4,3% en 2013. Mais ce "nouveau" gouvernement continue sur sa lancée des mensonges: en reprenant les mêmes, Hollande  espérait-il qu'ils fassent leur auto-critique ?