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lundi 16 novembre 2015

Contrôle aux frontières: Cazeneuve prend prétexte d'un risque islamiste pour bloquer les "réfugiés"

Les migrants pâtissent de la COP21 et de la lutte contre le terrorisme 

La France va SUSPENDRE l'espace Schengen le temps de la COP21
Une manière pour l'Élysée et l'Intérieur de montrer que le pouvoir ne reste pas les bras ballants sur une question explosive. 
Cazeneuve, premier flic de France, manie aussi la sémantique politique avec un art consommé de l'élégance, de la litote et de la tromperie.  Après son rétropédalage tardif sous la pression des circonstances sur le "rétablissement des contrôles aux frontières" pendant la grande conférence sur le climat qui se déroulera en France en décembre prochain, Cazeneuve a ensuite fait du Cazeneuve: ciseler sa présentation politique et ne pas perdre la face.  

Des précautions de langage trop travaillées pour être honnêtes
Un porte-parole de la Place Beauvau a d'abord assuré qu'il ne s'agit nullement de "fermer les frontières" mais "d'instaurer un contrôle transitoire". Certes, le droit européen permet à un pays d'égratigner transitoirement l'espace de Schengen si un événement exceptionnel, sportif, politique survient. Et la COP21 en est un, c'est entendu ! 
Mais Hollande et Cazeneuve sont des récupérateurs trop chevronnés pour avoir pris cette décision dans ce seul but. On pourrait rêver d'un pouvoir soucieux de la sécurité de ses concitoyens à l'approche des fêtes de fin d'année, mais c'est, en vérité, la proximité des élections régionales qui, de l'avis des observateurs, a motivé l'exécutif, car elles s'annoncent comme un carnage d'une rare violence pour le Parti socialiste et ses alliés. François Lamy n'a-t-il pas fait un caca nerveux à propos d'un sondage IFOP qui, selon lui, desservirait plus qu'il ne mobiliserait le candidat de Martine Aubry dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie?
Or, jeudi, Bruxelles annonçait que ses services avaient comptabilisé l'arrivée potentielle de 3 millions de migrants d'ici 2017 dans l'Union européenne… Le locataire de l'Élysée tente donc de reprendre la main sur cette
question du flux migratoire qui est en train de faire exploser l'unité politique de l'Europe et renforce les partis qui réclament plus d'énergie à préserver les intérêts des Français fragilisés par la crise et la fiscalité confiscatoire des gouvernements Ayrault et Valls. 

Fermer les frontières de la France, Hollande veut démontrer qu'il peut le faire! 

Même si la nuance d' "instaurer un contrôle transitoire" est d'importance... 
Il veut tout à coup donner un signe de sa volonté politique sur la question des migrants, alors que l'État donne depuis plus de trois années la preuve de sa frilosité sur le dossier de la "jungle" de Calais, plus grand bidonville d'Europe, et d'avoir perdu toute prise sur les événements.Il ne bouge que s'il a le feu aux fesses, comme ce fut le cas quand des islamistes kamikazes ont tenté de pénétrer dans le Stade de France alors qu'il y faisait de la com' à l'occasion d'un match amical France-Allemagne en Seine-Saint-Denis. Bien mal a failli lui prendre...
Plus que jamais en réalité, l'espace Schengen, au-delà de sa personne, est menacé. 
Comment peut-on construire des "murs" dans certains états européens pour bloquer le flux migratoire, et, dans d'autres, surtout l'Allemagne, accueillir des centaines de milliers et préserver, in fine, l'unité de l'Europe sur cette question centrale ? D'autant que Hollande prend cette initiative au moment où la Suède, citée en exemple d'humanisme, commence à dresser des barbelés entre elle et les "réfugiés" malheureux du Proche Orient. 
La France ne veut pas de débordements de groupes anarchisants -notamment les Black blocs - sur son sol pendant sa grande messe sur le climat et Hollande prend prétexte des arrivées massives de migrants -jusqu'ici décrits comme inoffensifs et en détresse -  pour "se replier sur elle-même" !  
En réalité, Paris envoie également un message très clair à tous ses partenaires : la France peut rétablir le contrôle aux frontières. Ou les fermer ?
Tout l'y pousse et les "réfugiés" sont redevenus des "migrants" ordinaires... Et suspects.

vendredi 6 novembre 2015

La COP21 fait rétablir les contrôles aux frontières pendant un mois

C'est l'angoisse: Cazeneuve ferme les frontières par peur de "trouble à l'ordre public" !

La mesure motivée par la COP 21 "n’est pas du tout une suspension de Schengen", assure le ministricule de l'Intérieur. 

Une exigence de sécurité pour la conférence de l’ONU sur le climat (COP 21) que la France héberge à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur sur RMC et BFMTV. "Pendant un mois, nous allons établir des contrôles aux frontières, ce qui n’est pas du tout une suspension de Schengen [...] qui prévoit dans un de ses articles la possibilité pour des Etats de le faire dans des circonstances particulières qui correspondent à la COP21", a précisé Bernard Cazeneuve, évoquant "un contexte de menace terroriste ou de risque de trouble à l’ordre public"

Le ministre a nié tout lien avec la crise migratoire que traverse l’Europe ces derniers mois

CHSn5GVWsAADlib"Ce n’est pas parce que nous allons suspendre pendant quelques semaines la libre-circulation en mettant en place des contrôles aux frontières qui sont prévus par le code frontières Schengen que nous nous engageons dans un chemin qui consisterait, face à une crise migratoire majeure, à remettre en cause les principes de Schengen". "La France va fermer ses frontières pendant quelques semaines [...] comme cela a été le cas dans d’autres pays au moment de l’organisation de la conférence climat", s'est-il jusifié.


"Ce qu’il faut rendre étanche, ou en tout cas davantage contrôler, c’est les frontières extérieures de l’Union Européenne", a pourtant indiqué Cazeneuve.
"Si nous ne sommes pas capables de contrôler, nous ne serons pas capables d’accueillir durablement ceux qui relèvent du statut de réfugié en Europe et il n’y aura bientôt plus de capacité de maintenir la libre-circulation à l’intérieur" de l’espace Schengen.

mardi 8 septembre 2015

Coût de l'immigration clandestine: Sapin veut jouer avec nos millions

L'Europe joue à qui veut mes millions d'euros

L'Allemagne va renouveler sa population vieillissante en accueillant un demi-million de réfugiés par an, à moyen terme et passagèrement

Forts de la puissance économique de l'Allemagne, "nous pouvons certainement gérer un chiffre de l'ordre du demi-million (de réfugiés par an) pendant plusieurs années (...) peut-être même plus", a déclaré lundi soir le vice-chancelier Sigmar Gabriel (ci-contre) à l'antenne de la chaîne publique ZDF. 
"Nous ne pouvons pas accepter chaque année près d'un million de personnes et les intégrer sans problème", a en revanche mis au point le ministre  social-démocrate de l'Economie, alors que l'Allemagne s'attend à recevoir 800.000 demandes d'asile cette année, quatre fois plus qu'en 2014.

"La politique européenne doit changer," a-t-il encore affirmé, du fait que les Etats européens ne parviennent pas à trouver une réponse coordonnée pour répondre à la crise migratoire frappant le continent, engendrée par le "printemps arabe", la guerre de religion entre musulmans sunnites et chiites et la pauvreté exploitées par les islamistes du Moyen-Orient et d'Afrique.

L'Allemagne peut continuer d'accueillir plus de migrants que ses partenaires, a enfin clamé S. Gabriel, "car nous sommes économiquement un pays fort", s'est-il félicité.

La France a-t-elle les mêmes besoins et les moyens économiques et budgétaires de faire de la surenchère?


"Sigmar Sapin" peut faire mieux avec nos impôts !

L'accueil des réfugiés "est une question de quelques millions" d'euros, selon Sapin. A la louche, ce bras cassé, réfugié socialiste que la bénévole Marianne héberge à Bercy, a estimé à plusieurs millions d'euros ce mardi le coût de l'accueil de 24.000 réfugiés en France.
Le ministre des Finances assure aussi que cela "ne se fera pas au détriment d'autres politiques." Ses affirmations floues à l'emporte-pièce inquiètent pourtant les gens sensés qui ne se fient pas à la bonne mine, fussent-ils ministres et certains en particulier. 

L'accueil de 24.000 réfugiés sur deux ans en France ne fait pas peur au ministre de la dette publique. Car, à part Pruneau Le Roux, l'idiot du village parlementaire, qui lâche des brèves de comptoir avec l'aplomb d'un consommateur du Café du Commerce, Sapin a derrière lui un lourd passif de promesses fallacieuses et mensonges éhontés divers, de détermination molle et de convictions spécieuses variées appelant à une forte dose de foi du charbonnier et de calva à jeün.

"Un geste à la hauteur de la générosité nécessaire"
Les Français n'auront rien à dépenser: "c'est l'Etat qui paie" ! Interrogé sur RMC/BFM TV ce mardi, Sapin a garanti que l'argent qui sera dégagé pour ces personnes "n'a rien à voir avec les enjeux globaux qui sont ceux de l'équilibre du budget de l'Etat et des collectivités locales"
"Nous faisons un geste à la hauteur de la générosité nécessaire", a estimé Michel Sapin. Mais "c'est totalement à la mesure de ce que nous pouvons faire", a-t-il ajouté en reconnaissant que l'accueil des réfugiés représente également "un poids"...  Les bénévoles qui ont la capacité d'offrir une chambre ou deux ont-ils les moyens de régler la facture d'eau, d'électricité et de chauffage de six personnes supplémentaires pendant un an et plus  ?
Il suffit à Sapin de créer "une ligne budgétaire spéciale"...
Interrogé sur la possibilité que l'Etat dégage dans le budget une ligne spéciale consacrée à l'accueil des réfugiés, le ravi de Bercy a répondu "évidemment" ! "Le travail est en cours", notamment avec les collectivités locales, "car ce sont elles qui vont les accueillir", a cyniquement précisé Michel Sapin. 

La Commission européenne va répartir d'autorité l'effort des populations des Etats membres pour 120.000 réfugiés au cours des deux prochaines années. Et ce n'est rien considérant les masses déjà arrivées mais aussi et surtout à venir ! Mercredi, l'UE ne fera qu'amorcer la pompe qui devra rapidement passer au régime supérieur du fait du seul appel d'air ainsi réalisé avec le Proche-Orient.  

Ces quotas d'accueil placent l'Allemagne en première ligne (26,2%, 31 443 réfugiés), suivie de la France (20%, 24 031) et de l'Espagne (12,4%, 14 931). Et l'UE entend-elle décider de sanctions à l'encontre de quatre de ses premiers pays qui restent avec détermination hostiles aux quotas: la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque et la Pologne ?

dimanche 2 août 2015

Calais: X. Bertrand (LR) menace d'ouvrir les vannes de migration sur l'Angleterre

Bertrand (LR) met en garde l'Angleterre

David Cameron n'a pas "pris la mesure de l'ampleur et de la gravité du problème" des migrants à Calais, 
accuse l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand (Les Républicains).  

Le député de l'Aisne, candidat à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie menace le Premier ministre britannique de "laisser partir les migrants" en Angleterre. "Les dernières mesures qu'il a annoncées sont décalées et dérisoires. S'il continue à ne rien proposer d'autre, laissons partir les migrants et que Monsieur Cameron gère sa politique à sa façon, mais sur son île", estime-t-il dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD).
"Ce n'est pas une question d'argent. Ce ne sont pas quelques millions de plus qui vont régler le problème", ajoute-t-il.
"Nous ne demandons pas l'aumône. Nous demandons le règlement du problème. Il faut bien comprendre que les solutions gentillettes, les demi-mesures ne régleront plus rien. Il faut prendre ce dossier à bras-le-corps", s'agace le député.

Le député de l'Aisne rappelle que "géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres"

Disant "faire (s)ien" "le ras-le-bol de la population et de Natacha Bouchart, la maire (LR) de Calais, que ceux qui ne vivent pas dans la Région ont peut-être du mal à mesurer", X. Bertrand estime que "nous avons été bien bons, lors de la signature des accords franco-britanniques du Touquet en 2003 (4 février), d'accepter que la frontière soit à Calais, avec seulement une micro-aide britannique".

"Si les Anglais ne veulent rien entendre, rien comprendre, s'ils ne veulent pas prendre leur part au règlement de ce dossier, les accords du Touquet doivent être revus", affirme-t-il.

"Les Anglais doivent changer leurs règles sur le travail des migrants parce qu'en Angleterre, même si, en théorie, il faut certains papiers, la réalité est qu'il est possible d'y travailler sans papiers, et que beaucoup de patrons en profitent pour payer ces travailleurs-là moins cher", lâche le député LR.

"Messieurs les Anglais, cessez votre dumping social et mettez de l'ordre dans votre réglementation du travail illégal ! (...) Il faut absolument que les Anglais bougent. Ou alors il faudra bouger la frontière", dit-il.

Quid du 
fonds commun annoncé par le ministère de l'Intérieur de Hollande et Valls ?

En septembre 2014B. Cazeneuve l'avait promis 
dans le cadre de l'accord sur la lutte contre l'immigration clandestine au port de Calais entre la France et la Grande-Bretagne. Le ministre Bernard Cazeneuve avait donné son accord pour l'ouverture d'un centre d'accueil de jour réclamé par la maire UMP de Calais, où un millier de migrants sont toujours prêts à tout pour rejoindre le Royaume-Uni.
Il avait en outre ouvert des discussions avec son homologue britannique Theresa May afin de coordonner les efforts de lutte contre l'afflux de candidats à l'entrée à Grande-Bretagne et de travailler sur leurs conditions d'accueil en France.
Les deux ministres avaient conclu un accord "qui permettra de dénouer la crise que connaît la question migratoire à Calais depuis plusieurs années", affirmait un communiqué du ministère.
"Le Royaume-Uni reconnaît en effet qu'il est responsable avec la France des mesures urgentes et de long terme qui doivent être mises en place face à cette situation. Cette reconnaissance permet d'appliquer l'accord du Touquet", signé en 2003 après la fermeture du centre de Sangatte, disait le texte.

L'accord prévoyait des "mesures concrètes" !
La création d'un fonds serait abondé de 15 millions d'euros par la Grande-Bretagne, afin de "sécuriser le port de Calais et protéger les personnes vulnérables", précise le ministère. Il s'agit notamment d'installer à terme des barrières solides le long de la rocade menant à la zone portuaire et de renforcer la sécurité du parking situé à l'est du port.
VOIR et ENTENDRE ce reportage sur les fortes rafales de vent qui ont eu raison en décembre 2014 de la nouvelle barrière anti-migrants installée autour du port de Calais:


S'agissant des personnes "vulnérables, telles que
les victimes de la traite des êtres humains", disent les deux ministres, le fonds permettra de "s'assurer que ces victimes reçoivent l'aide et le soutien appropriés".

Paris et Londres étaient en outre convenus de renforcer la coopération pour démanteler les filières d'immigration, de modifier l'agencement du port pour améliorer les contrôles et de mener des "campagnes d'information" à destination des clandestins.
C'était voilà douze ans.

samedi 13 juin 2015

La police de Hollande a fait disperser des clandestins bloqués à la frontière franco-italienne

Dur face-à-face entre gendarmes français et policiers italien 

200 migrants venus d'Afrique manifestent pacifiquement à la frontière italienne 
dans l'espoir de transiter par la France. 
Des gendarmes bloquent l'accès au poste-frontière entre Vintimille en Italie et Menton à des immigrants souhaitant passer en France, le 12 juin 2015
Jamais des clandestins n'avaient ainsi organisé une manifestation à Vintimille, à la frontière italienne. Certains ont entamé une grève de la faim. La police italienne est intervenue vendredi 12 en fin d'après-midi à Vintimille (Italie) pour disperser sans ménagements quelque 200 migrants rassemblés à 5km de la frontière avec la France, empêchés depuis deux jours d'entrer dans ce pays par des gendarmes françaisDepuis qu'ils ont échoué à passer en France jeudi soir, empêchés par les autorités françaises, entre 150 et 200 migrants demandent pacifiquement qu'on les "laisse passer", afin de gagner le pays européen de leurs rêves.
 
Samedi matin, après une deuxième nuit passée sur place, ils ont repris vers 8 heures leur manifestation pacifique côté italien, sous la forme d'un sit-in, face à une dizaine de gendarmes français qui leur bloquent le passage vers la France, au niveau de Menton, sous les yeux des touristes en voiture qui, eux, continuent à traverser la frontière sans souci.

Les associations complices 

Installés sur une pelouse en bord de mer, les victimes de l'islamisation panafricaine se lavent dans la Méditerranée et font leurs besoins dans les rochers avoisinants. Parmi eux, une vingtaine de femmes et d'enfants, soulignent les associations. "La situation sanitaire n'est pas catastrophique. Mais politiquement, c'est honteux. Le silence de la classe politique locale et nationale est assourdissant", analyse le docteur Philippe de Botton, membre de Médecins du monde.
Beaucoup portent des pancartes "We need to pass" ("Nous avons besoin de passer"), "We need freedom" ("Nous avons besoin de liberté") ou encore "Political response from European Union" ("Une réponse politique de l'UE"). Un membre de la police locale avait affirmé samedi que ces illégaux allaient être conduits en car dans des centres d'accueil de la province d'Imperia. Mais "j'ignore pourquoi cela n'a pas été fait", a déclaré le responsable de la gendarmerie de Vintimille.
La Croix-Rouge italienneprésente "en assistance médicale avec un traducteur et une ambulance en cas d'urgence" selon un de ses membres Walter Muscatello, a fait avec son homologue française une distribution de nourriture samedi matin: sur une table, du café, des jus de fruit, des viennoiseries, dont seuls les femmes et les enfants ont profité. "Pour l'instant, la préfecture italienne n'a pas pris la décision d'ouvrir un camp d'accueil à Vintimille", a-t-il précisé. "Devant l'afflux de migrants, nous sommes en train avec les autorités locales de chercher un centre d'accueil provisoire dans les bâtiments de la gare", a cependant affirmé le président de la Croix-Rouge de la région d'Impéria, Vincenzo Palmero.

Grève de la faim des hommes
Les hommes, eux, même s'ils ont l'air fatigué, ont choisi de ne pas s'alimenter pour faire pression sur les autorités françaises et italiennes. Le slogan "We don't need food, thanks Italy" ("Nous n'avons pas besoin de nourriture, merci l'Italie") apparaît sur une pancarte.
"Nous refusons de manger", a confié Mustapha Ali, qui se présente comme un Soudanais de 20 ans. "Nous avons passé toute la journée ici hier en pleine chaleur, et la nuit sous la pluie et dans le froid", souligne-t-il. "Si nous devons mourir ici, pas besoin de manger..."

"Nous voulons la paix"
Les clandestins présents à la frontière viennent notamment de Somalie, d'Érythrée, de Côte d'Ivoire ou du Soudan, a indiqué à un jeune homme disant se prénommer Mohamed et être né au Darfour, au Soudan, en 1992. Lui-même explique être arrivé avec son frère à Catane, en Sicile, et être remonté vers le Nord de l'Italie en car et en train.
Arrivés vendredi à Vintimille, ils ont été arrêtés en France, à la gare de Menton puis reconduits en Italie à pied, a dit Mohamed. "Nous voulons la tolérance pour rester en France", a-t-il expliqué: "Au Darfour, il y a beaucoup de guerres et de violence; on massacre les gens, nous voulons la paix." Et de poursuivre: "Moi, je veux aller en France, mais d'autres veulent aller en Suisse, en Allemagne ou en Grande-Bretagne. (...) Je ferais n'importe quel travail tout de suite." Ce jeune soudanais n'a aucun lien historique avec la France, aucun lien colonial avant l'indépendance proclamée en 1956.

Pression migratoire record à Vintimille

Durant les sept derniers jours, un nombre record de 1.439 immigrants illégaux ont été interpellés par les forces de l'ordre françaises dans les Alpes-Maritimes, a précisé vendredi le préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat. Parmi eux, 1.097 ont été réadmis en Italie.
Selon A. Colrat, la "pression migratoire" à la frontière franco-italienne connaît "depuis quelques jours" un pic supérieur aux semaines records de 2014. Les clandestins venus par le sud de l'Italie, en provenance de Libye, depuis le "printemps arabe"ne cachent pas leur présence dans les gares de Vintimille ou de Nice, ainsi que dans les trains locaux transfrontaliers. 

"Des contrôles ont été renforcés au fil des semaines à la frontière italienne. Ils ont deux objectifs:
permettre l'interpellation de passeurs et de trafiquants qui ont été nombreuses ces dernières semaines et éviter les troubles à l'ordre public que peut entraîner la constitution de camps en France", avait expliqué samedi l'entourage du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

mardi 17 mars 2015

Ils veulent museler l'hebdomadaire "Valeurs actuelles"

Cri d'alerte du directeur général de Valeurs actuelles: tous terroristes ?

"La liberté d’expression est indivisible"

Il ne peut pas y en avoir une pour "Charlie Hebdo". Et aucune pour "Valeurs actuelles", Philippe Tesson ou Éric Zemmour.

Chacun connaît la célèbre chanson de Guy Béart qui commence par ces mots : « Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié / D’abord, on le tue / Puis, on s’habitue / On lui coupe la langue, on le dit fou à lier / Après sans problèmes / Parle le deuxième. / Le premier qui dit la vérité / Il doit être exécuté. » Pour avoir dit la vérité sur les phénomènes migratoires qui affectent la France et créent des réflexes identitaires compréhensibles, j’ai été condamné, il y a un mois, par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, à la demande de SOS Racisme et d’autres chiens de garde de l’angélisme multiculturel. Ce qui a choqué les plaignants et la procureure, qui s’est fendue d’un réquisitoire digne de Kafka, c’est la couverture de Valeurs actuelles du 26 septembre 2013, où nous avions choisi d’illustrer le passage d’une immigration de travail à une immigration de peuplement par une "Marianne voilée". Plutôt que de s’indigner de toutes les femmes qui se promènent en niqab dans les espaces publics, en contravention avec la loi, la justice de Mme Taubira a préféré s’en prendre à la liberté d’expression et d’illustration de votre journal.

Mais ce coup de règle sur mes doigts a été jugé insuffisant. Comme j’ai fait appel de cette décision, la même cour m’a condamné, le 5 mars dernier, à 3. 000 euros d’amende pour avoir publié, le 22 août 2013, un dossier sur les campements illégaux de Roms. Les juges ont été notamment choqués que l’un de nos reporters, après avoir visité un camp de Roms dans la région nantaise et interrogé un grand nombre de voisins, ait utilisé les mots de « fléau » ou de « plaie ». Des termes qui, pour la cour, constituent donc une provocation à la haine, à la discrimination et à la violence. Rien que cela. Et comme si tout cela n’était pas suffisant, me voilà encore condamné à verser 2.000 euros à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) [qu'il faut bien aider à vivre].

Le 26 novembre 2013, Christiane Taubira avait justement reçu à la chancellerie M. Alain Jakubowicz, président de la Licra, afin d’évoquer le manque de sévérité des sanctions requises par le parquet en matière de supposées infractions commises par la presse. Curieusement, mais c’est sans doute un hasard du calendrier, le même jour, la Licra déposait sa plainte contre Valeurs actuelles. Notre dossier n’avait naturellement rien de raciste. D’abord, parce que ce mot est antinomique des valeurs républicaines que nous portons haut et fort. Mais surtout parce que, comme il a été démontré pendant l’audience, les Roms ne constituent ni une race ni même une ethnie [sauf pour Taubira, le Parquet et la Licra]. Mais ce n’est pas un hasard si la Licra, à peine le jugement publié, a souhaité que celui-ci marque « un coup d’arrêt à la surenchère à laquelle Valeurs actuelles a l’air de se livrer avec elle-même ».

Tout est dit dans cette phrase terrible. La réputation des Roms importe moins à ces nouveaux chiens de garde du politiquement correct que la nécessité d’enrayer la formidable envolée des ventes de Valeurs actuelles et le succès croissant que notre magazine rencontre auprès de Français qui en ont assez que la plupart des médias leur serinent une propagande insupportable et niaise. Deux condamnations en un mois complétées par trois mises en examen. [Mais la Justice est libre et indépendante] Et il faudrait n’y voir que l’effet du hasard au moment précis où les ventes en kiosque de votre journal dépassent désormais celles de grands news-magazines de gauche. Allons donc ! la ficelle est un peu grosse, Mme Taubira ! Personne n’est dupe de vos manoeuvres grossières. Comme l’a montré la manière dont vous avez insulté, la semaine passée, le député Gérald Darmanin.

Le plus grave, c’est qu’il y a juste deux mois, tout ce que la République compte de grandes voix défilait dans Paris pour défendre notamment la liberté d’expression. 
Et Valeurs actuelles s’est bien évidemment associé au drame terrible de l’attentat dont Charlie Hebdo a été l’objet. Mais cette liberté d’expression, qui est l’un des fondements de notre République, est une et indivisible. Il ne peut pas y en avoir une sans limite pour certains et une autre systématiquement censurée, attaquée et bridée, pour Valeurs actuelles, Philippe Tesson ou Éric Zemmour.

A l’occasion de ces condamnations, comme aucun journal n’en a subi depuis un demi-siècle, 

vous avez été très nombreux, chers lecteurs, à nous faire part de votre indignation et de votre soutien. Vous l’avez fait par de très nombreux messages de solidarité, par des vagues d’abonnements massifs et par une hausse des ventes en kiosque de 60 % depuis le début de l’année. Ces marques de confiance nous obligent à une responsabilité encore plus grande vis-à-vis de vous tous : témoigner des maux qui défont la France, dénoncer la politique de destruction socialiste et continuer à porter la plume dans les plaies violemment infectées de notre si cher pays. Quoi qu’il nous en coûte, vous pouvez compter sur nous."

mardi 5 août 2014

Immigration clandestine: la police aux frontières tire la sonnette d’alarme

Sans transition, du déni à l'alerte rouge à l'immigration clandestine 
Une réunion de crise s’est tenue à Nice
révèle Le Figaro, suite à une note confidentielle de la Police aux Frontières (PAF), qui s’inquiète de l’entrée en France de très nombreux immigrés illégaux, notamment des Erythréens, qui viennent de la Corne de l'Afrique, voisine de l'Éthiopie, en passant par l’Italie.

Alerte maximale sur l’immigration clandestine en France

La pression de l’immigration clandestine est "devenue intenable à la frontière entre la France et l’Italie", rapporte la PAF, relayée par le quotidien, qui précise que cette note interne est "un compte-rendu d’une réunion exceptionnelle" qui a eu lieu à Nice, le 9 juillet dernier, dans les locaux de la préfecture des Alpes-Maritimes. L’objet de la réunion de crise était "le phénomène migratoire érythréen".

Le préfet a tenu cette réunion, qui rassemblait une trentaine de hauts-gradés, "dont des chefs de service de Menton, Nice, Marseille, Toulon, Avignon, et jusqu'aux Alpes-de-Haute-Provence. Des responsables locaux de la gendarmerie, des douanes et de la SNCF étaient également conviés», précise le quotidien.

La note révèle des chiffres

"État statistique des migrants par voie maritime en Italie : entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, 61.591 migrants irréguliers ont débarqué en Italie, ils n'étaient que 7.913 pour la même période en 2013, et seulement 4.301 pour les six premiers mois de l'année 2012. Les Érythréens représentent 31 % de ces migrants (18.282). Les Syriens arrivent en seconde position, avec 10.371 (17 %)." 
La suite du document concerne la situation en France : "ce sont les répercussions en France, et nous les vivons maintenant (…) les migrants en provenance de la Corne de l'Afrique et du Soudan sont au nombre de 5.757 au 30 juin 2014. Il s'agit principalement d'Érythréens (ou de personnes se déclarant érythréennes), pour 5.235 (d'entre eux), soit 91 % des personnes interpellées".

"Du jamais vu" depuis le printemps arabe

Le quotidien précise que ce compte-rendu est arrivé sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. "
La pression migratoire sur la frontière avec l'Italie s'est accentuée à partir du début du mois d'avril 2014. 694 Érythréens étaient interpellés contre seulement 68 interpellations entre janvier et mars 2014. Les interpellations progressaient de + 165 % au mois de mai (1845) et encore de 43 % au mois de juin (2628). 
Au total, pour le premier semestre, 2014, la PAF procédait à 5.235 interpellations".
 
Le document  précise les méthodes des immigrés clandestins pour venir en France: "les clandestins arrivent principalement par TGV, avec des billets en règle [le plus souvent fournis par les collectifs de sans-papiers d'Italie et de France], par dizaines désormais dans certaines rames de train (…) pour le seul site de la gare de Menton, 3.462 interpellations ont été effectuées par la PAF depuis le début de l'année".

Désarmés, les pouvoirs publics n'ont pas prévu

La note précise que des remises immédiates en Italie ont été faite pour certains clandestins, mais certains clandestins "ont été laissés libres après procédure".
 
D’autres encore ont une obligation "libre" de quitter le territoire, à savoir de quitter par leurs propres moyens. 

Certains immigrés illégaux demandent également le statut de réfugié. "Une demande d’asile est alors instruite, avec logement en centre d’accueil pour demandeur d’asile», précise le document.

A Nice, Ciotti préoccupé par l'immigration clandestine

Pour le député UMP, "la France devient le maillon faible dans les politiques migratoires" en UE contre l'immigration clandestine.
Sur RTL, le président du Conseil général des Alpes-maritimes a accusé : "Il n'y a quasiment pas de reconduites à la frontière. On n'a plus de politique de contrôles des flux migratoires depuis que ce gouvernement est en place".
Le député filloniste souligne que "ce gouvernement a désarmé face à l'immigration clandestine".

Il ne juge d'ailleurs "pas logique" que "nationaux et étrangers" bénéficient des mêmes prestations sociales.

Erythréens à Calais, Pas-de-Calais,
où des rixes éclatent en ville 
"Il faut aujourd'hui limiter les capacités d'attractivité de notre pays, notamment au plan social", a-t-il demandé. "Cela passe peut-être par des réformes constitutionnelles que j'appelle de mes vœux. Il n'est pas logique que des étrangers aient les mêmes prestations sociales que les nationaux".

"C'est ce débat qui est ouvert en Grande-Bretagne, il faut aujourd'hui l'ouvrir en France", a-t-il souhaité, estimant qu'il "faut arrêter avec la naïveté, une forme d'angélisme".

mercredi 5 juin 2013

Encore et toujours des Rom dispersés par la maire de Lille

Les associations entretiennent-elles les flux ?

Nouvelle dispersion d'un camp de Rom mercredi
Le collectif Solidarité Rom et Gens du voyage de Lille-métropole rassemble la Fondation Abbé Pierre, le Cimade et Pastorale des migrants, CCFD Terre solidaire, les Verts, LDH, ATDQM et plusieurs représentants du  Conseil régional

Quelque 200 policiers, dont deux compagnies de CRS, s'étaient déplacées vers 6 heures du matin pour évacuer ce camp occupé à l'origine par 200 personnes, Les associations de soutien à la communauté rom ont-elles fuité ?
Ce matin, il ne restait plus qu'environ 60 Rom. 
Le juge des référés administratifs, saisi par la ville, avait enjoint les Rom installés depuis juin 2011 sur la plaine Winston-Churchill de quitter d'eux-mêmes, avant le 30 avril, ce terrain qui jouxte la voie express autour de Lille.

Le père Arthur avait ressorti sa soutane
Ce prêtre lillois n'est pas le moins du monde traditionnaliste, mais il est un homme des media et mercredi était un grand jour, celui d'afficher ses positions militantes sur le camp. "Aujourd'hui, j'ai l'impression que ça va mal, donc il faut des responsables et ce sont les Roms", a-t-il estimé en des termes que ne renierait pas Mélenchon. "Ils vont partir ? Pour aller où ?" a-t-il interrogé, affirmant que la majorité des enfants du camp étaient scolarisés. Un appel à RESF ?

Le double jeu de la maire de Lille 

Nous sommes tous stigmatisés
Une politique de sédentarisation obligée
Si les familles ne quittent pas le terrain, l'ordonnance prévoit la possibilité d'une expulsion, si besoin avec le concours de la force publique. La ville de Lille avait assuré qu'elle ne mettrait pas à exécution l'ordonnance d'expulsion avant qu'une solution de relogement - prioritaire - ne soit trouvée par la préfecture du Nord, donc le camarade M. Valls. Et très accessoirement C. Duflot, car nul ne sait vraiment au gouvernement à quoi elle s'occupe au ministère du Logement. 

Madame Aubry, épouse Brochen, avocat, par la voix de son avocate, avait brandi un "danger immédiat" pour ces Rom, installés depuis juin 2011 dans des cabanes, sans eau courante ni toilettes, avec un seul groupe électrogène. Me Myriam Traverse avait rappelé que neuf cabanes avaient brûlé en janvier dernier et que le terrain avait été inondé en décembre 2012. Elle avait également évoqué les risques d'accident liés à la proximité d'une voie rapide.

Environ 2 600 Roms sont installés dans une quarantaine de campements dans la région lilloise. 
La maire de Lille semble les attirer.  Et la présidente de Lille Métropole, Martine Aubry, insiste d'ailleurs pour que l'ensemble du territoire soit aussi accueillant qu'elle. Ainsi réclame-t-ele depuis des mois que l'État assure une meilleure répartition des communautés rom à l'échelle nationale   pour alléger le fardeau de l'agglomération et prenne en même temps des mesures permettant leur hébergement dans des conditions décentes.

Le reliquat trouvé sur son camp insalubre correspond-il à la proportion de 
Rom d'origine roumaine et bulgare désireuse d'abandonner leur mode ancestral de vie itinérante ?
Martine Brochen-Aubry parviendra-t-elle à les fixer en France ?