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mardi 15 septembre 2015

Affaire du dessin de Chaunu: Aylan, à toutes les sauces aigrelettes

Depuis la tuerie de Charlie, le dessin de presse reste létale

Exercer une activité publique sans avoir à en assumer les contreparties, notoriété et déraillements ?
Dessin originel...
Suite à son dessin contesté du petit Aylan, FigaroVox offre à Emmanuel Chaunu la capacité de réagir après les insultes et les menaces dont il dit avoir été victime, alors que les 5èmes Rencontres internationales des dessinateurs de presse auront lieu à Caen ce week-end.

Vous avez publié un dessin du petit Aylan qui a suscité de violentes critiques sur les réseaux sociaux. On reconnait la position du petit garçon dont la photo a fait le tour du monde, allongé ["échoué", face contre "terre", si on veut bien faire face à la réalité cruelle de la mort d'un enfant, tout en se portant au secours d'un dessinateur vivant] sur la plage [en fait, "une plage" de Turquie et non celle que fréquentent les familles qu'il ne sert à rien de culpabiliser]. Au dessus on peut lire: «C'est la rentrée». 
Que désiriez-vous dire à travers ce dessin?
[Allons-y, mais si son auteur doit s'en justifier, le dessin n'est-il pas raté?]
Emmanuel Chaunu: Quand l'image est diffusée, on est en plein dans le grand marronnier de la rentrée. [Aïe, ça démarre mal: la période est propice au grand n'importe quoi...] Les reportages sur le stress des enfants, les angoisses des parents etc. se multiplient. [Aveu de l'hypocrisie de la presse qui contribue donc à ce malaise pour faire du papier et combler le vide de l'actualité !] Puis, cette photo déclenche un tsunami émotionnel et nous bouscule, nous renvoyant aux angoisses un peu futiles de notre monde. [Quelles sont précisément ces futilités floues? Le chômage des Français? La hausse déguisée des impôts et la baisse réelle du pouvoir d'achat? L'augmentation de la mortalité sur les routes et la traque des automobilistes? Les mensonges de la presse partisane?] Je ne donne pas de leçon, je me brocarde aussi car on est tous égoïstes et, parfois, éloignés des réalités. [Autocritique vague et indulgente] Pour la rentrée et mon dessin pour L'Union, j'ai voulu rendre hommage à cet enfant qui est le nôtre. [Car nous sommes "citoyens du monde" et tous des "êtres humains": le discours dérape dans la philosophie de comptoir !] Alors que la rentrée des classes fait l'actualité, il y a la guerre et la montée de Daesh. Des peuples vivent ce que nous avons vécu en 1940. [en termes à peine voilés, Chaunu suggère l'exode des Français à l'incontournable "période la plus sombre de notre histoire", mais  l'exorciste s'écarte ainsi de l'actualité en évitant d'ailleurs de désigner les "nazis" qu'il évoque pourtant: le "dictateur" syrien ou les islamofascistes?]

Etes-vous surpris par la violence des réactions ?


J'ai été littéralement surpris par ces réactions incroyables. On a des gens qui réagissent de façon épidermique, sans analyse, se revendiquant de l'esprit du 11 janvier, alors que c'est beaucoup plus complexe que ça. [Les réactions incriminées sont de celles auxquelles on doit s'attendre en considération du sujet abordé, du choix du support internet et de l'ampleur de la cible recherchée.] Mon dessin n'est pas une caricature: on est plus proche du dessin publié au lendemain des attentats (où l'on voit des crayons transformés en poteaux d'exécution, ndlr) [qui  se revendique de l'esprit du 11 janvier ?] et dans le registre du symbolique et du poétique. [comment peut-on assumer une proximité avec le dessin et se retrancher derrière le "symbolique"? Quant à la poésie de la mort violente d'un enfant, il faut être Victor Hugo pleurant sur sa propre fille disparue...] L'enfant est restitué tel qu'il est sur la plage. C'est un dessin hommage. [Avec le cartable bien en place, pour faire plus symbolique et poétique...]

Que disent-elles de la société française?

Ce n'est pas attaché uniquement à la société française mais signe des temps, la toile est un vide-ordures, une grande décharge. [Chaunu y porte ses dessins -  ses encombrants, parfois - , à charge de ne pas participer à la pollution] Plus rien ne se structure. On lapide, on dégobille. [Une prise de conscience salutaire: Chaunu est-il en train de nous dire que les internautes sont des lanceurs d'alerte utiles ?] Il est temps d'analyser les réseaux sociaux, cette fantastique technologie. 
Que peut-on opposer à cette diarrhée du net? [Ne pas distribuer des produits pourris, par exemple !] 
Cela pose aussi la question du temps long et celui de la réflexion. [Emmanuel le dessinateur, fils de l'historien Pierre Chaunu, va-t-il réserver sa production à l'édition? Fini le numérique; retour au papier ?] On réagit de suite, simultanément, ne donnant pas le temps à la pensée de se construire. [Reproche valable pour les dessinateurs qui, à la différence des historiens, collent à l'actualité] Or, cette question du temps, on se la pose, dans notre métier de dessinateur, en même temps que nous surfons sur l'actualité. On est à la croisée des chemins.

A propos, le dessin reproduit par francetvinfo est amputé...
Dessin tronqué: pourquoi? (lien)
Pourquoi, croyez-vous, le service public a-t-il cru bon de censurer le titre malsain non tronqué en tête d'article? 

Ce week-end auront lieu les 5èmes Rencontres internationales des dessinateurs de presse à Caen
[où est né E. Chaunu], dont vous êtes l'un des organisateurs. Les premières depuis les attentats. Quel message voulez-vous y faire passer ?

Le Mémorial nous donne la chance de
pouvoir tous nous retrouver pour pouvoir échanger sur notre métier, notre passion. Des dessinateurs du monde entier seront présents. Mon message? le dessin de presse comme toutes les œuvres réclame un peu d'éducation: Il n'y a pas de caricature sans culture !
[Bienvenue aux lecteurs de Télérama: les ferrailleurs de grandes décharges et les raclures de vide-ordures y sont indésirables ...]

Chaunu dessine mieux qu'il ne se justifie, mais "peut mieux faire" toutefois, en cette rentrée des enfants des écoles et ce retour des marronniers. Il le doit, en hommage authentique et durable à tous les Aylan dont on ne parle pas. Et aux innocentes victimes des dessinateurs.

mercredi 27 mai 2015

Panthéon: Hollande recouvre l'Histoire et ses figures du linceul glacé de sa médiocrité sectaire

Panthéonisation de la Résistance ou pantalonnade?

Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et essayiste, est devenu éditorialiste. Voici ce qu'il publie ce jour.

L’hommage aux morts est devenu la spécialité de François Hollande. 

Drapeau du front al-Nosra
lors d'une manifestation pro-palestinienne
(Paris-23 juillet 2014)
[Aussi tourné vers l'avenir qu'il se dise et homme de progrès prétendu, le président socialiste exploite tous les vieux filons que l'Histoire met au jour et qu'il peut exploiter à des fins personnelles: impopularité oblige, les fleuristes n'arrivent plus à fournir ses multiples commémorations à la demande !] 

Il visera l’excellence, ce mercredi après-midi, avec son discours sur la panthéonisation de quatre grandes figures de la Résistance (Germaine Tillon, Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, Pierre Brossolette, Jean Zay). [Tous socialistes, radicaux ou gaulliste de gauche: pas de communiste au Panthéon...] 
L’Elysée présente cette prise de parole, très mise en scène, comme l’une des plus importantes du quinquennat. Des quatre cercueils qui entreront au Panthéon, deux pourtant seront vides, les familles s’étant opposées au transfert des dépouilles ; elles resteront, pour celles de Germaine Tillon, dans le caveau familial de Saint-Maur-des Fossés (Val-de-Marne), et pour celles de Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, à Bossey (Haute-Savoie). [Mais rien n'arrête Pépère ! Point de cendres, mais de grands mots et belles photos pour raconter l'histoire] 

Antifa (extrême gauche) à Paris
rendent hommage
à l'anarchiste Clément Méric
Or cet étrange artifice vient souligner l’aspect théâtral que le chef de l’Etat a donné aux commémorations, qu’il multiplie à mesure que sa politique s’enlise dans l’improductif. Les archives débordent de ces mêmes photos montrant un Hollande figé, les bras collés le long du corps, la mine grave, rendant indifféremment hommage aux soldats du Mali, aux disparus de la Grande Guerre ou aux victimes du crash d’un avion de ligne en Haute-Provence. [Sa proximité morbide avec les morts imprègne ce quinquennat]. 
Le 11 janvier 2015, ce jour de sursaut de la nation face à la barbarie islamiste, avait été un moment solennel dans lequel le chef de l’Etat avait tenu son rôle à la perfection. Et [ce goût du macabre, grandiloquent et passéiste, afflige un peu plus les Français dont la vie n'est déjà pas si rose.] 

C’est bien cette image d’un président incarnant sa fonction que tente de perpétuer celui qui flotte dans ses habits. Le vide de deux des cercueils fait écho au vide de la politique et, plus particulièrement, au vide des idées d’un progressisme qui s’accroche à son passé. Il est peu probable que les Français, certes sensibles au culte retrouvé des héros [ou des grandes figures pompeusement glorifiées pour combler ce vide sonore comme un discours  creux], se laissent prendre à l’instrumentalisation des symboles.

[Moins "républicain" qu'Hollande, tu meurs, à jamais]

Ce mercredi, L’Humanité dénonce d’ailleurs cet hommage incomplet [sectaire] à la Résistance, qui ne mentionne pas les communistes [respect et parité politiques vidés de leur sens par un inculte, "effet Charlie" et "front républicain" ensevelis sous six pieds de terre]. Ceux-là, en effet, ont raison d’être frustrés.

Mais la droite pourrait l’être tout autant [indignée].
Elle qui eut dans ses rangs Honoré d’Estiennes d’Orves, officier de marine catholique et légitimiste, le colonel Rémy, venu de l’Action française, André Dewavrin (colonel Passy), chef des services secrets gaullistes, mais aussi Alain Griotteray, Henri Frenay, Marie-Madeleine Fourcade, Georges Loustaunau-Lacau, le colonel Groussard, etc.
 
Si la gauche eut ses hautes figures du refus du nazisme, elle eut aussi sa palanquée de "collabos", issus du pacifisme. 
L’amiral Darlan fut initialement lié au parti radical-socialiste, Doriot fut l’ancien numéro deux du parti communiste, Déat fut l'un des anciens chefs de file de la SFIO, Bousquet [quand ils ne furent pas amis de François Mitterrand] et Papon furent d’anciens membres de cabinets ministériels du Front populaire, etc. 

Hitler et le mufti (28 novembre 1941)
Hadj Amin al-Husseini affirme que les Juifs 
sont les ennemis communs de l’islam 
et de l'Allemagne nazie
Tout à l’heure, Hollande magnifiera avec raison "l’esprit de Résistance". Mais c’est bien cette réactivité qui aujourd’hui fait défaut à cette même gauche pacifiste, cette fois accommodante avec l’islam radical, ce nouveau danger totalitaire. Il y a, oui, le risque d'un retour aux années trente, mais il n’est pas dans la fascination des peuples pour des dictatures. Il est dans la pusillanimité des belles âmes, prêtes à transiger avec le nazislamisme. Si Hollande devait, dans son discours, négliger de nommer ce danger, cette panthéonisation deviendrait une pantalonnade.

mardi 17 mars 2015

Ils veulent museler l'hebdomadaire "Valeurs actuelles"

Cri d'alerte du directeur général de Valeurs actuelles: tous terroristes ?

"La liberté d’expression est indivisible"

Il ne peut pas y en avoir une pour "Charlie Hebdo". Et aucune pour "Valeurs actuelles", Philippe Tesson ou Éric Zemmour.

Chacun connaît la célèbre chanson de Guy Béart qui commence par ces mots : « Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié / D’abord, on le tue / Puis, on s’habitue / On lui coupe la langue, on le dit fou à lier / Après sans problèmes / Parle le deuxième. / Le premier qui dit la vérité / Il doit être exécuté. » Pour avoir dit la vérité sur les phénomènes migratoires qui affectent la France et créent des réflexes identitaires compréhensibles, j’ai été condamné, il y a un mois, par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, à la demande de SOS Racisme et d’autres chiens de garde de l’angélisme multiculturel. Ce qui a choqué les plaignants et la procureure, qui s’est fendue d’un réquisitoire digne de Kafka, c’est la couverture de Valeurs actuelles du 26 septembre 2013, où nous avions choisi d’illustrer le passage d’une immigration de travail à une immigration de peuplement par une "Marianne voilée". Plutôt que de s’indigner de toutes les femmes qui se promènent en niqab dans les espaces publics, en contravention avec la loi, la justice de Mme Taubira a préféré s’en prendre à la liberté d’expression et d’illustration de votre journal.

Mais ce coup de règle sur mes doigts a été jugé insuffisant. Comme j’ai fait appel de cette décision, la même cour m’a condamné, le 5 mars dernier, à 3. 000 euros d’amende pour avoir publié, le 22 août 2013, un dossier sur les campements illégaux de Roms. Les juges ont été notamment choqués que l’un de nos reporters, après avoir visité un camp de Roms dans la région nantaise et interrogé un grand nombre de voisins, ait utilisé les mots de « fléau » ou de « plaie ». Des termes qui, pour la cour, constituent donc une provocation à la haine, à la discrimination et à la violence. Rien que cela. Et comme si tout cela n’était pas suffisant, me voilà encore condamné à verser 2.000 euros à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) [qu'il faut bien aider à vivre].

Le 26 novembre 2013, Christiane Taubira avait justement reçu à la chancellerie M. Alain Jakubowicz, président de la Licra, afin d’évoquer le manque de sévérité des sanctions requises par le parquet en matière de supposées infractions commises par la presse. Curieusement, mais c’est sans doute un hasard du calendrier, le même jour, la Licra déposait sa plainte contre Valeurs actuelles. Notre dossier n’avait naturellement rien de raciste. D’abord, parce que ce mot est antinomique des valeurs républicaines que nous portons haut et fort. Mais surtout parce que, comme il a été démontré pendant l’audience, les Roms ne constituent ni une race ni même une ethnie [sauf pour Taubira, le Parquet et la Licra]. Mais ce n’est pas un hasard si la Licra, à peine le jugement publié, a souhaité que celui-ci marque « un coup d’arrêt à la surenchère à laquelle Valeurs actuelles a l’air de se livrer avec elle-même ».

Tout est dit dans cette phrase terrible. La réputation des Roms importe moins à ces nouveaux chiens de garde du politiquement correct que la nécessité d’enrayer la formidable envolée des ventes de Valeurs actuelles et le succès croissant que notre magazine rencontre auprès de Français qui en ont assez que la plupart des médias leur serinent une propagande insupportable et niaise. Deux condamnations en un mois complétées par trois mises en examen. [Mais la Justice est libre et indépendante] Et il faudrait n’y voir que l’effet du hasard au moment précis où les ventes en kiosque de votre journal dépassent désormais celles de grands news-magazines de gauche. Allons donc ! la ficelle est un peu grosse, Mme Taubira ! Personne n’est dupe de vos manoeuvres grossières. Comme l’a montré la manière dont vous avez insulté, la semaine passée, le député Gérald Darmanin.

Le plus grave, c’est qu’il y a juste deux mois, tout ce que la République compte de grandes voix défilait dans Paris pour défendre notamment la liberté d’expression. 
Et Valeurs actuelles s’est bien évidemment associé au drame terrible de l’attentat dont Charlie Hebdo a été l’objet. Mais cette liberté d’expression, qui est l’un des fondements de notre République, est une et indivisible. Il ne peut pas y en avoir une sans limite pour certains et une autre systématiquement censurée, attaquée et bridée, pour Valeurs actuelles, Philippe Tesson ou Éric Zemmour.

A l’occasion de ces condamnations, comme aucun journal n’en a subi depuis un demi-siècle, 

vous avez été très nombreux, chers lecteurs, à nous faire part de votre indignation et de votre soutien. Vous l’avez fait par de très nombreux messages de solidarité, par des vagues d’abonnements massifs et par une hausse des ventes en kiosque de 60 % depuis le début de l’année. Ces marques de confiance nous obligent à une responsabilité encore plus grande vis-à-vis de vous tous : témoigner des maux qui défont la France, dénoncer la politique de destruction socialiste et continuer à porter la plume dans les plaies violemment infectées de notre si cher pays. Quoi qu’il nous en coûte, vous pouvez compter sur nous."

dimanche 1 mars 2015

Polémique sur la chanson des "Enfoirés" : Le Forestier et Lavoine soutiennent Goldman

Tout va très bien Mme la Marquise, hymne des jeunistes ? 

La dernière chanson des "Enfoirés" serait "anti-jeunes"

Comparant les comportements de deux générations sur des thèmes sociaux, la chanson suscite l'émoi de faiseurs d'opinion qui orchestrent la colère exemplaire d'internautes vertueux. "Hymne anti-jeunes", "cacophonie indécente", "chanson malaise" : Sourds à l'appel du président Hollande à lutter contre le dénigrement, les auteurs des critiques les plus virulentes accusent la nouvelle chanson des "Enfoirés", "Toute la vie", depuis sa diffusion en début de semaine. Le clip vise à "encourager la jeunesse à se bouger pour faire changer les choses", mais des pisse-vinaigres n'ont pas la tête à la fête et à l'humanitaire et en font leur propre lecture, suscitant l'émoi et la colère d'internautes se disant à leur tour consternés par le ton jugé "paternaliste" de leurs aînés sur la jeune génération.

Des polémistes professionnels s'en prennent à la lutte contre la pauvreté
Pour ses 30 ans, l'avenir des Restos du cœur, association à but non lucratif et reconnue d'utilité publique créée par Coluche en 1985, est menacé par les arbitres anonymes de la bien-pensance parisienne. 
Pour @FabienTipon, "le clip des Enfoirés est l'inverse total de la chanson de Coluche sur les Restos du coeur" sans idéologie, discours ou baratin". "Les enfoirés n'ont jamais aussi bien porté leur nom! " écrit carrément @louisdefroment. J



Parce qu'on est jeune, on est nécessairement actif?
Et parce qu'on est vieux, forcément c*n?
Le clip montre un groupe de jeunes aigris interpellant les Enfoirés
"Vous aviez tout: liberté, plein-emploi. Nous, c'est chômage, violence et sida". Qui n'a entendu des jeunes exprimer cette nostalgie pour une époque qu'ils n'ont pas connue? Les chanteurs des Restos du Coeur leur répondent en choeur "tout ce qu'on a, il a fallu le gagner; à vous de jouer, mais faudrait vous bouger". "Vous avez raté, dépensé, pollué", poursuivent les jeunes, "je rêve ou tu es en train de fumer ?",  interrogent les Enfoirés. Mais le refrain est  enjoué et les paroles optimistes: "Vous avez toute la vie, c'est une chance inouïe. (...) C'est à ton tour et vas-y". Paroles stigmatisantes donc, pour les uns, mais stimulantes pour les autres, pour un débat tabou: le recours par Hollande à l'article 49.3 a définitivement annihilé l' "effet Charlie".
S'offrant une cure de jouvence sur Twitter également, Jacques Attali, 71 ans, a dénoncé - avec l'outrance d'un ado - un "monument de vulgarité et de haine des jeunes."


Qui écrit les tweets du plagiaire?

Nouvelle querelle des Anciens et des Modernes
Parmi les chanteurs des Enfoirés aperçus dans le clip, des artistes marqués à droite, comme à gauche: Matt Pokora (29 ans), Lorie (32), Zaz (34), Jenifer (33), aux côtés de Maxime Le Forestier, Gérard Jugnot, Michèle Laroque, Patrick Bruel, Pascal Obispo, MC Solaar, Jean-Louis Aubert, Julien Clerc, Mimie Mathy ou encore Bénabar, Michaël Youn, et l'auteur de la chanson, Jean-Jacques Goldman (né à Paris dans une famille juive du populaire 19e arrondissement de Paris, d'un père juif polonais et communiste), personnalité préférée des Français depuis décembre 2012.

Les détracteurs se situent clairement aux extrêmes du paysage politique:


Accusés d'être "anti-jeunes", les Enfoirés se défendent. Quelques jours après sa diffusion sur les réseaux sociaux de leur nouvelle chanson, "Toute la vie", des chanteurs de la troupe décryptent le texte pour les bisounours professionnels, apportant leur soutien à son auteur, Jean-Jacques Goldman, mélodiste à succès de 63 ans, plus que François Hollande (60 ans), mais moins que Martine Aubry (65 ans) ou Laurent Fabius (69 ans).

Plusieurs chanteurs  soutiennent le texte de Jean-Jacques Goldman

Depuis mardi soir, le compte Twitter des Enfoirés n'a eu de cesse que de répondre aux invectives. "Ce n'est pas le sens du message, qui est positif. désolé que vous en ayez une autre interprétation". La chanson "se veut être un message d'espoir pour la jeunesse". "Ce qu'il faut comprendre dans les paroles, c'est qu'au lieu de rester sur un désaccord générationnel où chacun se renvoie la balle, il faut encourager la jeunesse à faire bouger les choses car c'est elle qui peut le faire", plaide-t-il encore. Prouver en somme qu'elle n'est pas la génération d'assistés que l'on dit...

On notera un rassemblement multiculturel avec Amel Bent notamment ou la présence du chanteur canadien Corneille, dont on ne peut dire qu'il est un vieux privilégié puisque, fils d'une mère Hutu et d'un père Tutsi, il est l'unique rescapé du génocide rwandais dont sa famille a été victime.

Plusieurs chanteurs participants défendent le texte de Jean-Jacques GoldmanParmi eux, son complice de toujours Michael Jones, Marc Lavoine ou encore Maxime Le Forestier, qui soulignent que, dans le clip, "les vieux (sont présentés comme) aussi cons que les jeunes". 

Jean-Jacques Goldman s'est livré à un décryptage pour les Nuls vendredi, insistant sur le second degré de la chanson. Selon l'interprète de "Je marche seul", les Enfoirés "jouent le rôle des adultes qui leur répondent [aux jeunes], comme trop souvent, en se dédouanant et avec mauvaise foi, mais en espérant qu'ils feront mieux".

Un peu plus tard vendredi, le comédien et chanteur Marc Lavoine -pourtant généralement consensuel- a soutenu l'auteur. "Il est des injustices plus cruelles que d'autres quand elles s'attaquent à des êtres doux et fraternels. Accuser Goldman d'être réactionnaire, par-delà son caractère absurde, c'est aussi vouloir empêcher un artiste de jouer avec ses mots pour tenir à distance les maux qui nous gangrènent : refus de la faim et de la misère, refus têtu, obstiné, de toutes les discriminations", fait-il valoir.

Les casseurs envahissent les media


Depuis 1989, Les Enfoirés, groupement d'artistes et personnalités publiques bénévoles investissent temps et énergie pour chanter au profit de l'association caritative des Restos du Cœur, créée par Coluche - l'humoriste anarchiste Michel Colucci - qui est aussi à l'origine de cette appellation. Cette nouvelle polémique est aussi affligeante que celle lancée en 2009 par l'illustre socialiste Pierre Bergé pour soutenir le Sidaction contre le Téléthon... 

Chaque année, le concert des Enfoirés constitue une part non négligeable des recettes de l’association.
Qui veut sa mort - Jacques Attali ? - sachant que chaque CD ou DVD vendu des Enfoirés - dont les bénéfices sont intégralement reversés -représente 18 repas servis à des naufragés de la vie ?

Le concert sera diffusé le 13 mars sur TF1 et l'album sera disponible le lendemain. En 2014, les bénéfices avaient rapporté à l'association près de 23 millions d'euros, soit 12,5 % de son budget. Et pourquoi Bercy ne réclamerait-il pas aussi les droits de la Sacem pour payer les déplacements de Hollande, sauveur de la planète ?

lundi 23 février 2015

Salon de l'Agriculture: Hollande fait censurer les huées et sifflets à sa sortie

Liberté d'expression: qu'a fait Hollande de l' "effet Charlie" ?

Salon musclé pour protéger Hollande de la colère populaire

Le service d'ordre de Hollande fait taire
le porte-parole de la Confédération paysanne
A chacun son "Casse-toi, pauv' con"...
Le président socialiste n'a pas voulu se salir en serrant la main d'un militant paysan d'extrême gauche altermondialiste, proche d'Europe Ecologie-les Verts (EELV)... 

C'est un César du plus long passage aseptisé au Salon de l'Agriculture que la presse asservie a tenté de remettre à Hollande le samedi 19 février, à l'occasion de sa visite à huis-clos, avant l'ouverture officielle au public. 

Le porte-parole de la Confédération paysanne était invité à participer à l’inauguration du Salon de l’agriculture par le locataire de l’Élysée. Or,  Laurent Pinatel a eu la surprise de se faire expulser du cortège sur ordre de François Hollande.
Eleveur bovins bio près de Saint-Étienne, dans la Loire, ce quadra a un lourd pedigree et la traçabilité de ses antécédents judiciaires est révélatrice des méthodes activistes de la Confédération paysanne, plus respectueuse de l'environnement que des biens et des personnes. Il monta dans la Somme et en première ligne de la lutte contre la ferme des mille vaches à Drucat. Il fut placé deux fois en garde à vue. Poursuivi pour "incitation à la dégradation" et pour "recel", il fait partie des neuf militants convoqués le 28 octobre devant le tribunal d'Amiens.

VOIR et ENTENDRE l'expulsion du paysan par la force. Il explique le motif du refus présidentiel de dialogue:



Rappel
Lorsque, le 15 février 2011 au Salon de l'Agriculture, le président Sarkozy avait tendu la main à Fernand Buron, le militant qui se cache sous ce pseudonyme avait refusé de lui serrer la main, lançant: "touche-moi pas, tu m'salis". La presse partisane monta en épingle la réponse virile d'un homme offensé, mais passa sous silence les mots qui justifiaient un réaction réflexe et qui portaient atteinte à la fonction présidentielle. Or, le paysan grossier de 2011, 75 ans, est militant de la Confédération paysanne..
L’apéro Casse-toi pov’con que son entourage disait vouloir organiser n'avait pas eu lieu. Il pourra se tenir cette année et Hollande et Le Foll l'intituleront: "T' vas voir ta gueule à la récré"....

Les JT ont-ils montré Hollande conspué à sa sortie ? 
Les chaînes de télévision ont-elles montré la scène, jouant le rôle d'information, de décryptage et d'analyse indépendants qu'elles prétendent ? 

VOIR et ENTENDRE la foule huer et siffler Hollande à sa sortie par une petite porte de derrière:
On note la présence remarquable d'un service d'ordre excessif que justifierait le danger islamiste de France, selon l'Elysée. Le risque vient en fait de la France profonde de toujours.

vendredi 13 février 2015

Ingrat et libertaire, Charlie Hebdo conchie ses nouveaux abonnés !

"Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation", dénonce Luz

Charlie Hebdo dit "vomir" sur tous ses "nouveaux amis" opportunistes:
impertinent ou débectant ?

Le dessinateur Willem bave sur les "nouveaux amis" de l'hebdomadaire satirique 
"Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis", s'emporte un des dessinateurs de Charlie Hebdo, Willem, après l'attentat de djihadistes de France contre le torchon satirique. Dans un entretien au quotidien néerlandais Volkskrant, publié samedi 10 janvier, le dessinateur néerlandais ironise : "Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le pape, la reine Elizabeth ou Poutine : ça me fait bien rire." Et il ajoute :"Marine Le Pen est ravie lorsque les islamistes se mettent à tirer un peu partout."

Les soutiens venus du monde entier "n'ont jamais vu Charlie Hebdo", accuse Willem, de son vrai nom Bernard Holtrop. "Il y a quelques années, des milliers de gens sont descendus dans les rues au Pakistan pour manifester contre Charlie Hebdo. Ils ne savaient pas ce que c'était", assure-t-il pareillement. Et de conclure : "Maintenant, c'est le contraire, mais si les gens manifestent pour défendre la liberté d'expression, c'est naturellement une bonne chose." Savent-ils davantage pour quoi ils manifestent ?

Luz leur reproche de faire peser sur leurs dessins un poids symbolique.

Face à l’horreur, le slogan "Je suis Charlie" est devenu l’étendard de la liberté et de la résistance à l’obscurantisme. Le journal communiste L’Humanité a titré en Une: "C’est la liberté qu’on assassine."

Et comme ils ne savent rien mieux que critiquer, 
Luz, quant lui, s'interroge, quant lui,  dans un long entretien aux Inrocks: "Dans un an, que restera-t-il de ce grand élan plutôt progressiste sur la liberté d’expression ?

Mais surtout, il dénonce le "contre-sens" fait par tous ceux qui brandissent Charlie Hebdo et ses caricatures comme un symbole de la liberté d'expression.
"On fait porter sur nos épaules une charge symbolique qui n’existe pas dans nos dessins et qui nous dépasse un peu. Je fais partie des gens qui ont du mal avec ça", confie-t-il. "Au regard du monde on est un putain de fanzine, un petit fanzine de lycéen", proteste le dessinateur. "Ce sont des gens qui ont été assassinés, pas la liberté d’expression ! Des gens qui faisaient des petits dessins dans leur coin."

Luz est inquiet pour l'avenir du journal
"Au final, la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé : détruire les symboles, faire tomber les tabous, mettre à plat les fantasmes, déplore-t-il. Le symbolisme au sens large, tout le monde peut en faire n’importe quoi. Même Poutine pourrait être d’accord avec une colombe de la paix." Quant à Staline, Mao, Castro ou Chavez ? 

A la première conférence de rédaction de Charlie Hebdo après la tuerie islamiste qui a décapité la feuille satirique, Luz s'est inquiété pour l'avenir de son journal, désormais privé de ses figures historiques dépositaires de l'esprit Charlie.

Luz s'inquiète des réactions des abonnés naïfs qui ont cru que les terroristes avaient exterminé des enfants de choeur. Ils vont découvrir qu'ils ont donné leur argent à des anarcho-révolutionnaires qui ne croient qu'en la violence, des dessinateurs qui ne respectent rien ni personne et des journalistes radicaux  extrémistes avec lesquels ils n'ont rien en commun.

Le 13 janvier 2015 à Ramallah, pour les caricaturistes palestiniens comme Ramzy Taweel, Charlie-Hebdo va trop loin. "On redevient alors de dangereux provocateurs qui font fermer des ambassades et terrorisent les Français de l’étranger," reconnaît Luz.


mercredi 11 février 2015

Hollande reperd huit points de popularité: rechute du grand corps malade

Le soufflet de Charlie hebdo retombe

Avec 30% d'opinion favorable, la popularité de François Hollande est en net recul

Sale temps pour Hollande
   
Manuel Valls perd lui aussi sept points, à 52%, c'est-à-dire sept points de moins, selon le baromètre mensuel Ipsos-Le Point publié lundi. 

Fin de l' "effet Charlie" pour l'exécutif. Ce recul ne les ramène toutefois pas encore aux niveaux critiques d'avant les attentats de djihadistes de France à Paris, il y a un mois. La cote du chef de l'État reste en effet 12 points supérieure à celle de décembre. Celle du Premier ministre est de 16 points supérieure à celle de la fin d'année.

Globalement, 67% des personnes interrogées (+10 pts en un mois) ont une opinion défavorable du président de la République. Seulement 3% ne se déterminent pas. Concernant Manuel Valls, elles sont 43% à émettre un jugement défavorable (+7). 5% ne se prononcent pas.

Juppé reste le leader politique préféré des Français sondeurs



Sifflé par des militants UMP et en recul de quatre points, Alain Juppé (56% d'avis positifs) reste nettement en tête du palmarès des leaders politiques, devant la directrice générale du FMI, Christine Lagarde (47%, +2 pts), et les ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de l'Écologie, Ségolène Royal (43% tous les deux). Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, arrive cinquième à 42% d'avis favorables (-5 pts).

Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, rassemblerait 38% de jugements favorables). Parmi les sympathisants de l'UMP, il est 1er avec 76% d'avis favorables.

Une des seules à ne pas reculer, Marine Le Pen, gagne un point et se trouve avec 31% d'avis positifs au 20e rang.

* Sondage réalisé par téléphone les 6 et 7 février auprès d'un échantillon de 963 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

lundi 9 février 2015

Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l'oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité


"Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix", s'est félicitée la candidate frontiste. L'appel du PS à un "front républicain" a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté" son duel contre la candidate du Front National d'une courte tête. Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l'autorisent à se réjouir.
"Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d'écart. [...] C'est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%."
Sur i-télé, elle a ajouté :
"Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d'un côté le Front national (...), de l'autre côté le reste, incarné par l'UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l'évidence incapables de gagner seuls."
Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

"Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national", a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel. Le candidat victorieux ne pavoisait d'ailleurs pas dimanche soir. Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l'industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d'une politique désastreuse d'austérité. "Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux".

L'élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d'un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique. 

Il a aussi tenu des propos violents à l'encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été "lynché par la direction de son parti" qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

 
L'effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société.

Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour. 

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste. Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.