POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est front républicain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est front républicain. Afficher tous les articles

mercredi 2 octobre 2019

Fréjus: vers un mariage de la carpe et du lapin aux municipales ?

Un "front républicain" uni peut-il abattre un bon maire ?

Fréjus est la plus grande ville dirigée par le Rassemblement national et tous veulent donc la peau de son maire sortant, dès le premier tour
La prise de Fréjus, symbole RN, serait un coup de maître. 
Candidat à sa propre succession, l'ex-sénateur David Rachline, 31 ans, pourrait avoir à faire face à un front républicain. LREM, le MoDem, LR, EELV et le PS cherchent à conclure une alliance contre nature dès le premier tour. "Si on est divisés, ce sera impossible de le sortir. Tous ensemble, on a une chance", lance le député MoDem Philippe Michel-Kleisbauer, un bien violente exhortation, de la part d'un centriste! D'autant que le va-t-en-guerre est un collègue du macronien Bayrou, démissionnaire du gouvernement, suite à l'affaire des emplois fictifs de son parti satellite de LREM, est un ancien assistant parlementaire de François Léotard, que la Cour de justice de la République a mis en examen en juillet 2017 pour complicité d'abus de biens sociaux dans l'affaire Karachi... Le MoDem qui hurle au loup serait bien avisé de ronronner dans la garrigue macronienne.

Ce front uni a-t-il d'ailleurs la moindre chance de ravir la mairie à ce proche de la présidente du Rassemblement national ? 
Effacer une des plus belles victoires du Rassemblement national​ aux municipales 2014, ce serait casser la "vitrine" du fonds politique de Marine Le Pen, du travail de 'Black bloc'. 
La mairie FN et son maire, David Rachline, n'envisagent pas de renoncer à un second mandat sous la menace. 
Un front "républicain" se constitue pourtant à Fréjus et, sur Facebook, des militants s’exaltent : "Ensemble, nous allons sauver Fréjus comme Saint François de Paule l’a sauvé de la peste il y a 2000 ans." Les habitants de Fréjus ont-ils envie d'être sauvés? 

Philippe Michel-Kleisbauer rêve de revanche.
Mais, seul, il part de loin : aux élections municipales de Fréjus de 2014, avec seulement 7,65 % des voix au premier touril n'est pas allé au second. Depuis quelques mois, il négocie donc avec les autres partis. "Les négociations avancent très bien, assure le député du Var. Je profite de la période de l’examen budgétaire pour laisser chacun consulter ses bases – ou ses hiérarchies – et à partir de novembre, je remettrai tout le monde autour de la table."

Sa liste a eu cinq ans pour élaborer une base de programme (commun) : valoriser le patrimoine de la ville antique et le patrimoine naturel (forêts, étangs et littoral) de Fréjus. Elle n’a en revanche pas encore de leader pour l’incarner...

"Le choix de la tête de liste, c’est toujours le problème, souffle Françoise Cauwel, sénateur-maire de Fréjus, conseillère municipale et patronne de l’opposition à Fréjus, une ex-LR passée à LREM, une personne aux convictions solidement chevillées au corps, donc. "On ne pourra battre le FN si personne n’est capable de mettre son ego dans ses baskets !" clame-t-elle. "Tout le monde veut faire un front républicain, mais tout le monde veut en prendre la tête," bougonne cet ancien membre (adjointe à la culture) de l'équipe Elie Brun, maire-sortant à qui l'UMP avait refusé l'investiture : le 30 janvier 2014, il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Draguignan à cinq ans d'interdiction des droits civiques et à 20.000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts dans une affaire de concession de plage privée. F. Cauwel se pose pourtant en promotrice locale de "l’éthique en politique"...

Le MoDem Philippe Michel-Kleisbauer se voit bien en tête de liste, par exemple : "J’y réfléchis beaucoup, mais oui, c’est l’hypothèse qui émerge. Il faut suffisamment de notoriété pour battre Rachline, il faut être connu et reconnu, et c’est mon cas. Avec ma notoriété et avec une union, je serai le favori !"
  
"Dans un duel, Rachline peut être battu"

A Fréjus, une association, le Forum Républicain, mène la vie dure à la mairie FN depuis 2014. Ses dirigeants ont organisé de nombreuses rencontres entre les personnalités politiques locales et se convainquent de voir cette union émerger, tout en ayant conscience qu’il y aura plus de deux listes candidates au premier tour. En juin dernier, entre Julien Poussin (LFI) et les leaders du groupe local d'EELV, Jacky Giral et Pierre Barbe, le dialogue était rompu, mais Julien Poussin continue de répéter qu'une "liste de rassemblement de gauche et écologiste" est possible.
Quant au centriste Emmanuel Bonnemain, un avocat au barreau de Draguignan, qui a officialisé sa candidature UDI devant l'association Fréjus 2020, il veut croire en une liste sans étiquette fourre-tout. Il dit tenter lui-même de constituer un front républicain derrière lui. 
Julien Poussin, LFI, quant à lui, qualifie de "fourre-tout contre-nature" un éventuel front républicain.

Ces candidats pourraient détenir la clé du scrutin puisqueselon la présidente du 'Forum républicain', Marie-José de Acevedo, "dans un duel au deuxième tour, Rachline peut être battu. Il est sûr de gagner dans une triangulaire, c’est ce que notre étude électorale nous a permis de conclure ! "
URGENT. Le FN David Rachline remporte la mairie de avec 45% des voix, en triangulaire, selon les premiers résultats
C’est dans cette configuration qu’il avait été élu en 2014… Et c’est ce que ses opposants veulent à tout prix éviter, car ils ont conscience de l’importance du vote FN dans leur commune : 39,18 % des voix aux européennes cette année, 33,5 % au premier tour de la présidentielle en 2017. "Le premier levier pour les battre, c’est de faire une union très large, insiste Marie-José de Acevedo. Le deuxième, c’est la participation : le RN a un plafond qui se situe à 10.000 voix environ…"

Les chiens aboient, la caravane passe

Malgré tous les voyants au vert, Acevedo assure  que "Monsieur Rachline est très inquiet", ce qu’il n'infirme, ni ne confirme. Dans l’entourage du maire, on souligne que le 'front républicain' n’a pas encore été officialisé : "On ne va pas réagir à quelque chose qui n’existe pas !" Et ce n’est de toute façon "pas le moment" de débuter la campagne : "Nous avons été élus pour six ans, pas cinq !"

Si le projet de front "républicain" se concrétise, la défense du maire RN est toute trouvée : c’est le fameux "tous pourris." "Une liste d’union de la gauche à la droite serait du pain béni pour Rachline et son discours sur l’ancien UMPS ou les "ripoublicains", assure Jean-François Minardi, ancien secrétaire de la section PS, qui a disparu. Mais je n’ai pas l’impression qu’ils feront cette erreur !"


Résultat de recherche d'images pour "tricephale"
Malgré la présence - il est vrai incertaine -  d’écologistes sur la liste, le patron des Républicains locaux, Jérémy Campofranco, assure que "ce sera moins un front républicain qu’un rassemblement de la droite et du centre, puisqu’il n’y a plus de PS et pas vraiment de gauche à Fréjus." Conseiller National Les Républicains et délégué LR de Fréjus, il se voit bien lui aussi dans le fauteuil du maire, comme d’ailleurs Laurence Fradj, elle aussi LR. A Fréjus, le front républicain serait tricéphale.

Mais
les municipales risquent de ne plus être l'élection territoriale d'une personnalité de proximité, mais un scrutin de politique nationale.

dimanche 26 mars 2017

Liberté d'expression : quand critiquer Macron, c'est "tirer à boulets rouges"

Fillon revient sur la sellette à tout propos: Fillon-bashing encouragé, Macron-bashing jugé insupportable

Pour la gauche, l'"homme" à abattre n'est pas Marine Le Pen

Quand les équipes de candidats maltraités se rebiffent, leurs réactions sont qualifiées de virulentes, à moins d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle, souvent par soutiens interposés, telle la presse. Celles visant François Fillon se retournent désormais contre les expéditeurs, depuis l'emploi à LVMH de la compagne de Hamon, sur sa "recommandation", aux tenues de l'épouse Macron prêtées par le même LVMH, en passant par les accusations de népotisme en faveur de Maryline Camille, la fille de Mélenchon, embauchée par le Conseil général de l'Essonne alors présidé par Jérôme Guedj, soutien de Montebourg, puis de Hamon.
Les "indélicatesses" de cette gauche vertueuse qui noyaute les organes de presse sont, selon elle, des "fautes" chez François Fillon, mis en examen, tandis que ses rivaux ne sont pas inquiétés.

François Baroin a "fait office de porte-flingue" (sic)

C'est le titre de l'hebdomadaire Le Point et de actu.orange.frDimanche 26 mars, au Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI, ce lieutenant du candidat de la droite et du centre a souligné que Macron est "le candidat du pouvoir": il ne s'agit pas ici de soupçons; il a en effet été conseiller de Hollande dès 2012, puis son ancien ministre de l'Économie en 2014, mais le rappeler est vécu comme de la virulence par les journalistes engagés au côté de l'Etat-PS. 
Aussitôt, le sénateur-maire de Troyes s'est vu reprocher "des mots très durs pour Emmanuel Macron", un intouchable, et pas seulement pour les chaînes de Patrick Drahi, donc (BFMTV, Libération et L'Express qui, pour le coup, ont une telle mauvaise foi qu'en plus de les déshonorer, elle devrait repousser les lecteurs honnêtes en recherche d'information objective).

Selon la presse acquise au banquier, comme à l'Elysée, Baroin, qui ne passe pas pour violent, "n'a pas mâché ses mots", apprend-on. Attaquer les positions du protégé des entreprises de sondages est vécu par la presse dévote comme une agression personnelle. "Il a changé d'avis sur tous les sujets, il ne dit rien sur rien et n'en pense pas plus. Il est temps de dénoncer cette imposture qui, pour moi, représente un saut dans le vide sans parachute", ça ne se dit pas dans une campagne présidentielle ?


VOIR et ENTENDRE une chronique à charge, en miroir de l'état d'esprit de la presse partisane, et qui ne donne pas la parole à Fillon : 


La presse militante censurera-t-elle bientôt les candidats d'opposition ?
François Baroin ajoute qu'Emmanuel Macron est "le candidat du parti socialiste", un tabou pour aucun Français ni étranger dans le monde.

Il dénonce également des tractations entre le PS et le mouvement En Marche!
A l'approche des prochaines élections législatives, après que Cambadélis a menacé les élus sortants du retrait de leur circonscription s'ils ne soutiennent pas Hamon, le pitoyable candidat officiel du PS, les petits mots assassins comme les démonstrations tendancieuses sont autant d'agression de l'opposition. Mélenchon a certes tort de traiter tel journaliste  de "petite cervelle" ou tel autre de "sale con", mais bon, il ne faut pas non plus se placer en position de provocation à l'insulte.
Les boulets rouges de la presse totalitaire volent bas.

VOIR et ENTENDRE l'entretien de Baroin sur RTL, tout au plus "sévère", pour juger sur pièce du fond et de la virulence de ce "porte-flingue" : 



La presse porte Macron pour qu'au second tour il bénéficie d'un barrage au FN, au nom d'un "front républicain", mais au vu des bassesses de campagne à gauche, un appel à l'union nationale anti-Le Pen sera-t-il concevable ?

lundi 9 novembre 2015

Régionales: le coup de pouce de Hollande et Valls au FN, en aggravant les effets de la proportionnelle

Valls sonne la mobilisation générale contre le Front National en s'en prenant à Sarkozy

Les pompiers pyromanes socialistes combattent la droite républicaine pour lui être préférés face à l'incendiaire FN


Les électeurs votent les 6 et 13 décembre prochains pour renouveler les conseils régionaux, première élection depuis la réforme territoriale et la création de nouvelles régions.
En effet, la réforme territoriale décidée par François Hollande réduit, à compter du 1er janvier 2016, le nombre de régions de 22 à 13, privant au passage plusieurs villes de leur statut de capitale régionale (carte 1 , ci-dessous). Elle vise à créer des "super-régions", plus grandes et puissantes, à l’image des Länder allemands. Au delà de ce redécoupage administratif à l'origine d'un scrutin inédit, le vote s’annonce crucial. Il s’agit du dernier avant les présidentielles de mai 2017. Les sondages prédisent déjà une débâcle de la gauche qui détenait la plupart des régions depuis 2004 mais qui se fracture de l'intérieur jusqu'à l'extrême gauche, en passant par les écologistes d'Europe Ecologie-les Verts qui se tournent vers le Front de gauche. En revanche, le parti Les Républicains, épaulé par l’UDI, est en ordre de marche pour remporter plusieurs grandes régions. Mais le Front National pourrait jouer les trouble-fêtes. A l'occasion de leurs réformes, les socialistes ont considéré que l'extrême droite prendrait des voix à la droite républicaine et, quand ils ne l'ont pas favorisée, se sont réjouis de la montée du Front national, passant donc à côté de l'occasion historique de la contrecarrer. L'idéologie socialiste de la proportionnelle - renforcé de la prime majoritaire - est sur le point de faire le reste.    
Adoptée à partir de 2013 sous la présidence de François Hollande, une série de réformes des collectivités territoriales françaises (l'acte III de la décentralisation) impacte les modes de scrutin des collectivités et intercommunalités, un redécoupage en 13 régions, l'encadrement de leurs compétences et le périmètre des intercommunalités.

Les élections régionales ont lieu au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel de liste à deux tours avec prime majoritaire.
Les conseillers régionaux sont élus au scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Puis les sièges sont attribués aux différents partis proportionnellement au nombre de voix qu'ils ont obtenues. Les candidats élus sont pris dans chacune des listes dans leur ordre d'apparition. En France, les électeurs votent pour un parti mais le choix ne leur est pas laissé des candidats de la liste qu'ils souhaitent voir élus: avec le système de "listes bloquées", ce sont les appareils de partis qui en décident.
La prime majoritaire est une modalité du scrutin proportionnel plurinominal dans laquelle un nombre déterminé de sièges est attribué à la liste ayant obtenu le plus de voix. Les autres sièges sont distribués entre les listes gagnantes en fonction du nombre de voix obtenues. La prime majoritaire vise à favoriser la constitution d'une majorité stable en atténuant la représentation proportionnelle.
En décembre prochain, ce sera une prime au FN.
L'attribution des sièges a lieu au premier tour si une liste recueille plus de 50 % des suffrages exprimés, sinon elle a lieu au second tour. Pour se maintenir au second tour, une liste doit recueillir au moins 10 % des suffrages exprimés. Une liste qui a recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés peut fusionner avec une liste qui se maintient au second tour.

Lors de la répartition des sièges, un quart des sièges du conseil régional sont d'abord attribués à la liste arrivée en tête. Le reste des sièges est ensuite attribué à l'ensemble des listes ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés. Ainsi, avec la prime, la liste arrivée en tête peut disposer d'une majorité au conseil régional à partir d'environ 33 % des suffrages exprimés au second tour.

Les élections régionales ont lieu au mois de mars tous les six ans, à l'exception des élections de 2015 qui ont été décalées en décembre. Les assemblées des collectivités territoriales de Corse, de Guyane et de Martinique sont élues le même jour que les conseils régionaux.

Le scrutin proportionnel avec prime majoritaire peut porter le FN à la tête de plusieurs régions 
Au premier tour, le Front national se voit premier dans trois à six régions. Remportera--t-il  le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, mais aussi PACA (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) avec Marion Maréchal-Le Pen ? 
Les réformes de 2013 et 2015 pourraient y participer. Les dynamiques qui installent le vote FN depuis 1984 s'amplifient mois après mois depuis trois ans: impuissance du PS face au chômage, sentiment de délaissement fort dans les territoires ruraux et industriels en crise du pouvoir d'achat, perte de repères dans une économie mondialisée et une société muti-culturelle, méfiance à l’égard de l’islam. Dans les urnes, le FN récupère des déçus venus aussi bien de gauche que de droite. Mécaniquement ses pourcentages sont gonflés par d’autres déçus, plutôt de gauche et du centre, qui optent pour l’abstention.
Selon les sondages, l’accueil de réfugiés divise les Français en deux blocs égaux: celui de l’accueil et celui du refus. Quand on regarde les études dans le détail, la proportion de personnes favorables à l’accueil approche ou dépasse 60 % en Ile-de-France, (69 %) dans le sud-ouest et Rhône-Alpes-Auvergne mais s’effondre à 30 % en PACA qui borde la Méditerranée et fait face au Proche Orient, dans le nord, où la "jungle" de Calais est une plaie régionale, et les régions de l’est, ouverte aux flux migratoires par l'Est et le sud-est. Plus la ligne du pouvoir socialiste en matière migratoire est fluctuante et plus le discours FN est audible: les populations sont d'autant plus réticentes à l’accueil de migrants qu'elles s'enlisent dans les difficultés économiques, financières et fiscales.
L'exécutif socialiste a accumulé les bavures (impôts des retraités, dotations aux collectivités, allocations handicapés) et, à l'heure du vote, les électeurs seront restés sous le coup des agressions fiscales de Michel Sapin et Christian Eckert sur les retraités et les personnes isolées ou l'affichage de son alarmante incompétence par la ministre du Travail, Myriam el Khomri.

La majorité présidentielle a voté comme un seul homme les réformes régionales. Si le FN se heurte à des plafonds de verre dans des confrontations à deux candidats, il est redoutable en triangulaire. Or, le mode du scrutin régional favorise ces seconds tours à trois, voire quatre listes. En outre, cette élection est très politisée parce que la région reste la plus lointaine des collectivités pour l’électeur. Elle le devient d’autant plus avec le redécoupage qui suscite rivalités et crispations, diminue l’impact personnel du candidat, décisif aux municipales par exemple, et renforce le sentiment d’éloignement.

Les 13 nouvelles régions et leurs effectifs

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel a jugé l’article 6 de la loi conforme à la Constitution. "Pour l’élection au conseil régional opérée sur des listes régionales, cet article prévoit un nombre minimal d’élus par section départementale en fonction de la population des départements."

Selon le ministère de l’Intérieur, "les territoires ruraux seront mieux pris en compte dans les nouvelles assemblées régionales, chaque département bénéficiant d’une représentation minimale garantie".

L’effectif du conseil régional et le nombre de candidats par section départementale pour l’élection du nouveau conseil régional seront fixés par décret en Conseil d’État avant le prochain renouvellement général. Ils sont déterminés selon les règles suivantes posées par la loi :
  • l’effectif du conseil régional est égal à la somme des effectifs des conseils régionaux des régions regroupées ;
  • le nombre de candidats par section départementale est déterminé en fonction de la population de chaque département à la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste. A ce nombre, sont ajoutés, pour chaque section départementale, deux candidats.
carte-13-regions

Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine (169 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Ardennes11
Aube11
Marne19
Haute-Marne8
Meurthe-et-Moselle24
Meuse8
Moselle34
Bas-Rhin35
Haut-Rhin25
Vosges14

Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes (183 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Charente13
Charente-Maritime22
Corrèze10
Creuse6
Dordogne15
Gironde48
Landes14
Lot-et-Garonne12
Pyrénées-Atlantiques23
Deux-Sèvres14
Vienne16
Haute-Vienne14

Auvergne et Rhône-Alpes (204 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Ain18
Allier11
Ardèche11
Cantal6
Drôme15
Isère34
Loire22
Haute-Loire8
Métropole de Lyon37
Puy-de-Dôme19
Rhône14
Savoie13
Haute-Savoie22

Bourgogne et Franche-Comté (100 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Côte-d’Or21
Doubs21
Jura11
Nièvre10
Haute-Saône10
Saône-et-Loire22
Yonne14
Territoire de Belfort7

Bretagne (83 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Côtes-d’Armor17
Finistère25
Ille-et-Vilaine28
Morbihan21

Centre (77 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Cher11
Eure-et-Loir15
Indre9
Indre-et-Loire20
Loir-et-Cher12
Loiret22

Ile-de-France (209 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Paris42
Seine-et-Marne25
Yvelines27
Essonne24
Hauts-de-Seine30
Seine-Saint-Denis29
Val-de-Marne25
Val-d’Oise23

Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (158 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Ariège6
Aude12
Aveyron10
Gard22
Haute-Garonne38
Gers7
Hérault32
Lot7
Lozère4
Hautes-Pyrénées9
Pyrénées-Orientales15
Tarn13
Tarn-et-Garonne9

Nord-Pas-de-Calais et Picardie (170 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Aisne17
Nord76
Oise25
Pas-de-Calais44
Somme18

Basse-Normandie et Haute-Normandie (102 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Calvados23
Eure20
Manche17
Orne11
Seine-Maritime41

Pays de la Loire (93 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Loire-Atlantique35
Maine-et-Loire22
Mayenne10
Sarthe17
Vendée19

Provence-Alpes-Côte d’Azur (123 élus)

Nombre de candidats par section départementale :
Alpes-de-Haute-Provence6
Hautes-Alpes6
Alpes-Maritimes29
Bouches-du-Rhône51
Var27
Vaucluse16


La répartition des sièges

Le département dont la population est inférieure à 100.000 habitants disposera de deux sièges de conseillers régionaux au moins au sein de l’effectif régional. Si ce n’est pas le cas après la répartition des sièges, "un ou plusieurs sièges attribués à la liste arrivée en tête au niveau régional sont réattribués à la ou aux sections départementales de cette liste afin que chaque département dispose de deux sièges au moins".


Le département dont la population est égale ou supérieure à 100 000 habitants comptera au moins quatre conseillers régionaux. Si tel n’est pas le cas, "un ou plusieurs sièges attribués à la liste arrivée en tête au niveau régional sont réattribués à la ou aux sections départementales de cette liste".


Lorsqu’un département est inclus dans le territoire d’une région, l’effectif du conseil régional de la région dont est issu ce département et celui de la région dans laquelle il est inclus, ainsi que le nombre de candidats par section départementale pour l’élection du conseil régional de chacune de ces régions, sont fixés par décret en Conseil d’État avant le prochain renouvellement général.


L’effectif des conseils régionaux concernés et le nombre de candidats par section départementale pour l’élection de ces conseils régionaux sont déterminés selon les règles suivantes :

  • il est soustrait à l’effectif global du conseil régional de la région dont est issu le département un nombre de sièges égal à la part de la population de ce département par rapport à la population totale de cette région, arrondi le cas échéant à l’unité inférieure ;
  • il est ajouté à l’effectif global du conseil régional de la région dans laquelle est inclus le département un nombre de sièges égal à la part de la population de ce département par rapport à la population totale de cette région, arrondi le cas échéant à l’unité supérieure.


Valls sonne la mobilisation générale contre le Front National et s'en prend à Sarkozy...

Le dimanche 8 novembre, le Premier ministre a déclaré qu'il faudra "tout faire" pour éviter que des régions soient gagnées par le FN et Valls a réitéré des propos sous-entendant que le PS serait prêt à pratiquer un "front républicain" avec la droite contre la victoire du Front national dans une ou plusieurs régions, qui constituerait un "drame", à exactement quatre semaines du premier tour des régionales où le FN peut espérer l'emporter en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, voire en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, tout en répliquant vertement à Nicolas Sarkozy sur la sécurité et la justice. La cohérence de Valls laisse à désirer, puisque pouvoir socialiste offre une prime de 23% au parti d'extrême droite bien qu'il se présente comme le premier de France.
Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a pris ses distances avec cet avertissement en lançant: "moi, je ne suis pas dans le catastrophisme". Selon lui, il y aura bien "une poussée frontiste" au premier tour mais le FN ne gagnera au final aucune région.
"Le Premier ministre a injurié des millions d'électeurs du FN. C'est un comportement indigne, scandaleux et profondément antirépublicain !", a réagi pour sa part Marine Le Pen sur Twitter. Selon un sondage TNS Sofres pour RTL et Le Figaro publié dimanche, la victoire du FN dans une ou plusieurs régions "gênerait" 48% des Français, mais 35% jugeraient cela "normal" et 17% seraient "indifférents".

Le schizophrène de Matignon

Dans sa fuite en avant, le Parti socialiste aux abois aurait-il avantage à la prise de pouvoir du FN dans plusieurs régions? Le discours de Valls tend à le prouver. Dans les minutes qui ont suivi sa demande ambiguë  d'un "front républicain", le premier ministre s'est lâché contre Nicolas Sarkozy pour s'être fait l'écho du sentiment général qu'il n'y a "plus d'autorité de l'Etat en France",mettant en cause l'action du gouvernement sur la justice et la sécurité. "La conception de l'autorité de Nicolas Sarkozy, elle est aux antipodes de la mienne. C'est 'je ne respecte pas les règles de droit, je ne respecte pas l'Etat de droit, je bafoue les principes mêmes de la République, c'est-à-dire l'indépendance de la Justice' [un tableau indécent de mauvaise foi]. Et c'est en permanence", a ragé le socialiste colérique.

Comme déjà vendredi lors d'un déplacement à Moirans (Isère), théâtre d'émeutes commises par des gens du voyage le 20 octobre, Manuel Valls a défendu l'enquête de police, préjugeant qu'il y aura bien, à son terme, "des arrestations et ensuite des condamnations". Des propos en forme de pression sur les magistrats qui portent atteinte à l' indépendance de la justice.
"Ramasser" des suspects "pour faire plaisir à M. Sarkozy" ferait "capoter totalement l'enquête", a-t-il caricaturé en des termes triviaux, accusant le chef de l'opposition d'"oublier" les émeutes de 2005, celles de Villiers-le-Bel de 2007 ou encore de Grenoble en 2010, quand il était au pouvoir et que le PS agitait des banlieues étonnamment calmes depuis 2012. Est-ce sincèrement la bonne méthode pour obtenir un "front républicain"?
Manuel Valls "n'a rien à proposer aux Français si ce n'est son anti-sarkozysme primaire" et il "pousse des cris de vierge effarouchée face à la montée du FN, dont il porte, avec François Hollande, la responsabilité", a souligné Lydia Guirous, porte-parole des Républicains.

Lionel Jospin attend d'ailleurs, silencieux, que
Valls et Hollande renouvellent et recouvrent d'une nouvelle couche d'opprobre son expérience désastreuse de 2002.