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lundi 4 mai 2020

Les maires d'Ile-de-France demandent à Macron de "repousser la date de réouverture des écoles"

Ces maires ne veulent pas porter "la responsabilité juridique, politique et morale" de la décision de Macron

"Nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes" dès le 11 mai, a affirmé le président sans enfants, le 13 avril dernier.

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Mais les collectivités et certains parents ne sont tellement pas d'accord que l'exécutif a préféré marche marche-arrière alors que Macron a prévu de se rendre mardi dans une école.
Désormais, seules les écoles maternelles et primaires seront concernées, tandis que les collèges ne rouvriront qu'"à compter du 18 mai" et les lycées, "début juin". Le tout sur la base du... volontariat.

Or, un peu partout sur le territoire, de très nombreux élus protestent toujours contre cette décision, qu'ils trouvent soit dangereuse, soit irresponsable, outre qu'elle est inapplicable, ne serait-ce que parce que les familles avec trois enfants devraient jongler avec trois dates et régimes particuliers. 
Ce dimanche, l'Association des maires d'Ile-de-France a publié une lettre ouverte adressée au président de la République, pour lui demander "solennellement de repousser la date de réouverture des écoles s'agissant des départements classés rouges et en particulier de l'Ile-de-France à une date ultérieure au 11 mai".

Les maires appellent le chef de l'Etat au bon sens

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Les 316 élus franciliens se demandent "pourquoi l'Etat se dégage de ses responsabilités en la matière, alors même que l'éducation d'une part, et la santé d'autre part, sont des compétences régaliennes". Dans leur lettre ouverte, publiée dans La Tribune, ils soulèvent aussi un sujet de fond: "Notre région capitale devrait avoir une place plus forte dans la concertation nationale menée pour la stratégie de déconfinement", déplorent-ils, réclamant "de ne pas faire reposer sur les maires la responsabilité juridique, politique et morale de la réouverture des écoles".

Si rien ne garantit à ce stade que leur message imprimera, les élus franciliens semblent avoir capté l'attention de parlementaires sur au moins une de leurs revendications. Ce dimanche matin, quelque 138 députés et 19 sénateurs de La République en marche ont en effet publié une tribune dans Le Journal du dimanche pour annoncer qu'ils vont proposer une meilleure "protection juridique" des maires, contre les tribunaux et  contre le Conseil d'Etat.

Macron a finalement réagi aux inquiétudes élus des communes et des départements.
Mais, dimanche soir, l'Elysée n'a fait que rappeler le "volontariat des parents" et le "volontariat des communes" dans le processus de réouverture des écoles. Macron aurait simplement révélé son intention de se rendre mardi dans une école des Yvelines sur la commune de Poissy, gérée depuis 2014 par un footeux, Karl Olive, un Juppéiste et fondateur de 'Génération terrain': il est journaliste sportif... Un déplacement balisé : le maire avait été investi par La République en marche aux municipales de mars 2020 pour avoir clairement soutenu la politique de Macron dans les media.

Baroin refuse que les maires deviennent "des kamikazes" malgré eux

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Demandez à Macron !
Les parlementaires expliquent: "Nous avons pu mesurer leurs légitimes appréhensions [celles des maires] devant les responsabilités qui sont les leurs, notamment au plan juridique" et ils rappellent que plusieurs maires "ont annoncé refuser d'ouvrir les écoles, d'autres demandent à être simplement rassurés quant à leur éventuelle mise en cause, en cas de contamination d'un enfant par exemple".
Dans le cadre de l'examen du projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire et organisant le déconfinement, lundi au Sénat et à partir de mardi à l'Assemblée, "nous [parlementaires signataires] proposerons une adaptation de la législation pour effectivement protéger les maires pénalement mais aussi toutes les personnes dépositaires d'une mission de service public dans le cadre des opérations de déconfinement et ce, pour une période limitée", écrivent les parlementaires, qui s'appuient sur les "échanges nombreux avec les maires de (leurs) circonscriptions".

Une initiative appréciée du président LR de l'Association des maires de France, François Baroin, selon qui les maires ne doivent pas devenir "des kamikazes" malgré eux.

mercredi 26 février 2020

Municipales - Dati fédère Les Républicains : ils serrent les rangs derrière elle à Paris

Baroin, Sarkozy et maintenant Bertrand lui apportent leurs soutiens

Jeudi, Rachida Dati, la candidate Les Républicains à Paris, a reçu aussi le soutien de Xavier Bertrand


Ils se sont affichés ensemble lors d'un déplacement de campagne, à trois semaines des municipales, ajoutant un nouveau trophée, après François Baroin et avant Nicolas Sarkozy, deux poids lourds de la droite républicaine.
Le président de la région Hauts-de-France a rejoint Rachida Dati à la gare du Nord, objet d'un vaste projet de transformation, où ils ont rencontré agents de sécurité et voyageurs avant d'aller à la rencontre des commerçants du quartier.
"Si les gens veulent que ça change à Paris ils ont compris une chose: c'est Dati", a affirmé X. Bertrand, saluant "le courage" et "l'énergie" de la candidate, avec qui il a "un point commun: on ne sort pas du moule préfabriqué de la politique".
Mardi soir déjà, lors d'un café politique, Rachida Dati avait reçu François Baroin, le maire de Troyes, donné comme un possible candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle.

Le 9 mars, c'est Nicolas Sarkozy qui sera présent lors de l'unique meeting de campagne de la candidate. 

Le 11 mars, elle-même participera à un atelier de Force républicaine, le mouvement du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, a-t-on appris auprès de son équipe.

La dynamique de Dati ne faiblit pas 


"Cela montre une chose: elle sait rassembler", a souligné X. Bertrand.
Si ce soutien à Rachida Dati lui "fait plaisir", l'ancien ministre et président de région a précisé qu'il ne participera pas au meeting du 9 mars, auquel il a été invité, ayant "d'autres engagements".
Bertrand, qui a pris ses distances du parti mais est lui aussi régulièrement évoqué pour 2022, n'honore que rarement de sa présence les personnalités LR, ce qui donne d'autant plus de valeur à la confiance qu'il accorde à la candidate à la mairie de Paris.
Lors d'un meeting, fin janvier à Saint-Quentin, il avait ainsi répondu positivement à l'invite du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier,  et avait en février adressé un message vidéo de soutien sur les retraites aux députés LR.

"Ce qui me touche chez lui est cette volonté de ne pas tourner le dos aux classes populaires, a-t-elle ajouté.
Bertrand a été ministre du Travail a deux reprises de mai 2007 à janvier 2009 et de novembre 2010 à mai 2012.

Quant à une apparition avec Valérie Pécresse, la présidente du mouvement Libres!, avec qui un accord a échoué à Paris, R. Dati a assuré qu'"elle ne nous l'a pas proposé et on n'a pas discuté de cela". 
"Ce n'est pas parce qu'à un moment vous pouvez prendre des distances avec une vision politique que vous vous éloignez de votre famille politique", a affirmé Mme Dati, précisant: "je n'ai jamais considéré qu'il s'en était éloigné".

Pas sûr que les instituts de sondage rendent justice de la remarquable percée de l'ancienne garde des Sceaux au sommet.
1.000. Le comité de soutiens de Rachida Dati affiche déjà plus d’un millier de membres, révèle Le Parisien en juillet dernier. Un message de mobilisation de la maire du 7e arrondissement à ses troupes avait alors exhorté à ce que Paris "ne soit plus une ville qu’on quitte, mais redevienne une ville où chacun peut se réaliser." "Je veux que vous trouviez toute votre place dans cette campagne".
Parmi ses 1.000 soutiens, on retrouve notamment Arnold Munnich, pédiatre-généticien, chef du département de génétique médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris ou encore Carla Bruni, épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy, détaille le quotidien. 
La Commission nationale d’investiture de LR désignera le candidat à la mairie de Paris à la rentrée. Actuellement, Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, et Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe, sont en lice.

vendredi 22 novembre 2019

Sondage : Macron jugé moins compétent que Baroin, un présidentiable

Actuel président de l'Association des maires de France, Baroin  est mieux apprécié que Macron

L'ancien ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de Sarkozy fait reculer Macron dans l'électorat de droite

Le banquier et l'avocat
Dans le duel, Baroin-Macron, c'est le maire de Troyes (Aube) qui l'emporte, selon un sondage de l'entreprise commerciale Odoxa-Dentsu Consulting publié jeudi 21 novembre pour Le Figaro et franceinfo

55 % des personnes interrogées jugent François Baroin plus compétent qu'Emmanuel Macron (37 %).

49 % estiment également Baroin plus charismatique que le locataire de l'Elysée (44 %), d'après ce dernier sondage Odoxa Consulting.

59 % des sondés ont davantage confiance en Baroin qu'en Macron (33 %) 

Et ils sont 60 % a estimé que l'ancien protégé de Jacques Chirac est plus rassembleur que le président (33 %). Baroin a d'ailleurs été vice-président de l'Assemblée pendant plus de trois années (il en avait été le benjamin en 1993).

Enfin, 70 % des personnes interrogées estiment que François Baroin est plus proche des gens, contre seulement 22 % pour Emmanuel Macron. Le maire de Reims a été porte-parole du gouvernement Juppé et préside actuellement l'AMF depuis 2014.

Macron remporte toutefois le match contre Baroin dans trois domaines à double tranchant. 
54 % des sondés pensent que l'ancien ministre de l'Economie de Hollande a plus ... d'autorité que l'ancien de Sarkozy (38 %). A noter toutefois que Baroin a été ministre de l'Intérieur de Chirac, à la suite de Nicolas Sarkozy, démissionnaire pour se consacrer à sa campagne présidentielle, avant d'être nommé ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat, avec la charge de ramener le déficit public à son niveau d'avant la crise économique internationale de 2008.

Il est enfin jugé plus dynamique par 48 %, contre 45 % pour François Baroin. Trois petits points qui apparaissent comme une sanction de l'omniprésence du premier. Or, le sondage n'appelle pas non plus à distinguer l'un, qui est polémique et clivant, de son challenger, qui est plus rond et posé et a été ministre de l'Outre-Mer (2005-2007).

48 % voient nécessairement un peu mieux Macron dans le costume d'homme d'Etat à la télévision que Baroin (44%): ce faible écart s'explique par les nombreux (et coûteux) déplacements de Macron à l'étranger, alors que Baroin n'a jamais été vu à l'international où il ne provoque pas les tensions que suscite Macron avec l'UE ou l'OTAN. 

Mais François Baroin a-t-il envie d'être candidat à la présidentielle de 2022 ? 

Baroin apparaît comme un bon candidat pour représenter le parti Les Républicains dans la course à la présidentielle de 2022, alors que les figures présidentiables peinent à émerger à LR, même si les noms de Valérie Pécresse et de Xavier Bertrand sont souvent cités. "François Baroin est une promesse, demain et même dès aujourd'hui," a souligné le député européen Brice Hortefeux au micro de BFMTV.

Baroin ne ferme pas la porte à une candidature à la présidentielle 2022
Il n’a pas dit non, ce mardi 19 novembre et plusieurs responsables des Républicains considèrent le président de la puissante AMF comme une "valeur sûre", en capacité de rassembler et porter les espoirs d’une droite en reconstruction

L’actuel maire de Troyes a été interrogé sur cette perspective élyséenne ce mardi matin chez Jean-Jacques Bourdin, sur RMC/BFM TV.
"Le poste n’est pas ouvert:  Emmanuel Macron est président de la République. Il sera ouvert en 2022, puis il sera peut-être ouvert en 2027, après il sera ouvert en 2032", a-t-il d’abord balayé. L'ancien député et sénateur a finalement répondu qu’il songera à se présenter "dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, pour répondre positivement à une question de cette nature" par une éventuelle candidature.

"J’ai encore la passion de la politique", a-t-il glissé.
"Je n’y pense pas matin, midi et soir, ça, c’est sûr", a-t-il toutefois nuancé. "Ce qui m’intéresse, c’est le débat; j’ai encore la passion de la politique, […] j’adore porter ce combat des territoires", a-t-il poursuivi, en contexte, puisqu’il allait recevoir le président de la République mardi après-midi dans le cadre du 102e Congrès des maires, alors que Macron n'avait pas daigné se déplacer pour les maires en 2018, à deux ans des municipales.

L’ancien ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie d Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy s’inquiète du "piège" d’un duel annoncé entre Emmanuel Macron et la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen en 2022, scénario que le président de la République s’emploie à installer dans les esprits, avec la complicité des media soumis, commanditaires de sondages. "La dualité entre Macron et Le Pen, entre le Front national et En Marche, l’accepter sans rien dire, les bras ballants, dans un silence assourdissant […] c’est accepter l’alternance" en faveur de l'extrême droite, a réaffirmé l’ancien ministre.

" On a perdu deux présidentielles. Tout est à recommencer. Comment imaginer parler de l’incarnation si on ne parle pas du fond ?", a mis en garde François Baroin, alors que Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ne masquent pas leurs ambitions pour 2022. "Il faut d’abord se rassembler; il faut ensuite travailler sur l’évolution du pays et essayer d’apporter des réponses, l’incarnation viendra […] le moment venu."

* Enquête Odoxa-Dentsu Consulting réalisée auprès d'un échantillon de Français interrogés par internet les 20 et 21 novembre 2019.

dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroinà 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
Résultat de recherche d'images pour "bipartisme"
Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement nationalPour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

Résultat de recherche d'images pour "manicheisme"
Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

mercredi 21 novembre 2018

Macron établit un rapport de forces avec les maires

Le Congrès des maires se tient à Paris dans un climat de fortes tensions entre les élus locaux et Macron

Macron n'affrontera pas les maires :
ce soir l'Elysée, aux maires qui se rendront à son invitation, il fera un de ses longs discours d'hommage.


Promesse non tenue : Macron ne se rendra pas au Congrès des maires de France, le 22 novembre, bien qu'il en ait pris l'engagement en 2017. Il a préféré s'exprimer la veille à l'Elysée devant le seul bureau de l'AMF et quelques centaines de maires qui acceptent de partager les petits-fours et le champagne de l'Elysée, en pleine période de tension entre Etat et collectivités, mais aussi et surtout de révolte citoyenne des automobilistes pour leur pouvoir d'achat.

Alors que le chef de l'Etat avait promis l'an dernier de venir chaque année "rendre compte des engagements" du gouvernement devant le Congrès de l'Association des Maires de France, c'est le premier ministre Edouard Philippe qui ira prononcer le discours de clôture sous de probables huées et sifflets. Il dira qu'il a "entendu" et compris" le mécontentement des maires, mais, voilà, dans l'intérêt des "gens" qui ne comprennent rien, quant à eux, il tiendra le cap...

Lors de l'édition 2017, devant des milliers de maires dont une partie l'avait hué et sifflé à son arrivée, Macron avait lancé : "Je m'engage à une chose, si vous l'acceptez, c'est venir chaque année rendre compte des engagements que je viens de prendre parce que c'est cela l'esprit de responsabilité dans la République", avait-il lancé.
Esprit de la République où es-tu ?

Le locataire de l'Elysée a préféré recevoir à l'Elysée le bureau de l'AMF et plusieurs centaines de maires

C'est devant des groupies qu'il prononcera son discours, a expliqué la présidence. L'an dernier, il avait déjà invité plus de 1.000 maires pour une soirée au Palais. Soit une note salée, que les républicains devraient alléger cette année en boudant le raout et l'épouse, ne serait que par respect des Gilets jaunes qui passeront la nuit dans le froid.

Les relations restent tendues entre Etat et collectivités, qu'il s'agisse des communes, des départements ou des régions, qui reprochent à l'exécutif des décisions trop autoritaires tombées de l'Olympe macronien et l'inéquité de la contribution de l'Etat à la décentralisation du fait de ses réformes des aides sociales et des impôts locaux.

L'AMF a même lancé le 26 septembre un "appel de Marseille" pour les libertés locales et contre l'ultra-centralisation.

Les maires sont dans "une logique de revendication et de négociation", a confirmé la semaine dernière François Baroin, évoquant des "tensions assez fortes", sur les pactes financiers Etat/collectivités pour réduire les dépenses ou la compensation pour les communes de la suppression de la taxe d'habitation.

Lors de son "itinérance mémorielle" de cinq jours à l'occasion de cérémonies du 11-Novembre, dans l'Est et le Nord de la France, Macron a mené la campagne d'En Marche! aux Européennes 2019, multipliant les caresses aux petits comme aux grands et les rencontres avec les élus locaux, avec le sentiment d'une urgence à tenter de renouer le dialogue. Le 16 octobre, il avait rendu un hommage appuyé aux maires, "premiers porteurs de la République au quotidien", ce qui ne coûte rien.

Ses simagrées avaient été diversement reçues
Lors de sa tournée des popotes, censée amorcer une reconquête de l'opinion, Macron avait pris plusieurs camouflets et les échanges avaient été souvent houleux. "Un vrai bonheur," avait-il commenté, méprisant et provocateur. 

Une part des ratés tenait à la surtaxation des carburants et à la baisse du pouvoir d'achat, sans l'excuse de la crise économique internationale de 2008, et à son manque d'écoute sur le maintien d'un haut niveau de chômage, la baisse du niveau de vie, la réforme des retraites et aussi l'immigration qui draine les aides sociales et abaisse le niveau scolaire. L'arrogant président je-sais-tout s'est même autorisé une controverse inutile déclenchée d'abord par son intention de panthéoniser le général Pétain, puis par son parallèle hasardeux entre la montée de la "lèpre nationaliste" des années 30 et la progression actuelle du populisme dans une Europe apaisée, mais incapable de remettre en cause ses choix impopulaires.
Emmanuel Macron lors de sa courte allocution aux Éparges, dans la Meuse, le 6 novembre 2018.
Macron lors de sa courte allocution aux Eparges, 
dans la Meuse, le 6 novembre 2018

Le jour même, dans sa lancée, le quadra sentit le souffle de la balle : "Votre politique, elle est en train de nous détruire. On subit vos réformes injustes", lui décocha à bout portant un passant à Verdun lors d'un bain de foule. 
Plus loin, Emmanuel Macron s'en est pris à un autre, qui se revendiquait militant gaulliste depuis 1976, de "raconter des carabistouilles" sur sa politique. "Vous ne sentez pas le malaise en France, qui monte ?", lui a retourné ce retraité.



Macron préfère aller au devant des "gens qui ne sont rien" et ne sont pas formés au débat, plutôt que des élus, maires ou syndicalistes, qui connaissent leur sujet, mais l'ex-banquier s'en prend plein la tête face aux gens simples mais remontés contre lui et les blancs-becs de sa majorité. Sur Europe 1, dans un entretien diffusé durant la matinale, il n'hésita pas à dire qu'il inciterait les régions à compenser une partie du prix à la pompe
"La hausse des carburants, c'est pas bibi", a-t-il tenté de se justifier, en termes censés "faire  peuple", comme si les maires influaient sur les taxes ou le cours du pétrole, et avant d'expliquer que la hausse des prix du carburant découle "aux trois-quarts des cours mondiaux". Or, le sachant prononçait une "fake news", car le cours du Brent n'a cessé de baisser en octobre...

Mieux, les taxes de l'Etat sur les carburants ne sont presque pas affectées à la transition énergétique
Un tiers de la contribution obtenue avec le TIPCE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (32,6% en 2019), sera reversé aux collectivités locales, 12,3 milliards d'eurosen financement de dépenses sociales comme le RSA, assumé par les départements. 
Mais c'est le budget général de l'Etat qui est le grand gagnant de la TICPE, avec 17 milliards d'euros, soit 45,1% en 2019) qui lui seront reversés l'année prochaine.

Et Macron se paie aussi la tête des Français avec lesquels il prétend renouer.
En effet, la TVA porte à la fois sur le prix du carburant et sur le montant de TICPE, si bien que les taxes et surtaxes sur les produits pétroliers sont une manne pour les coffres de l'Etat, pour les ministères indistinctement ou objectif particulier, voire personnel à la la présidence.
A une dame dont il caresse les mains - comme Tron, les pieds de quelques autre - et qui lui faisait observer que "30 euros" de hausse du minimum vieillesse, "ça fait pas beaucoup" quand la facture de gaz augmente de "250 euros", il a fait mine de déplorer que "les choses ne se font pas comme ça tout d'un coup". "Tout le monde est pressé, je l'entends [!], mais il faut faire les choses sérieusement et sans mentir", a raconté le bonimenteur.

Au bonneteau, jeu d'argent, jeu de dupes de l'ordre de l'escroquerie, il ne faut pas se démonter... Or, le lendemain, dans les Ardennes et l'Aisne, à Rozoy-sur-Serre, Macron se fait alpaguer lors de la visite d'un Ehpad. "Je suis aide-soignante dans un foyer. La hausse du carburant fait que je me demande si je ne vais pas être obligée de démissionner", lui a innocemment expliqué une dame au bord des larmes. "Ceux qui sont obligés de se déplacer chaque jour pour travailler" seront "mieux aidés", a répliqué le débagouleur, ajoutant que le gouvernement planche sur le mécanisme...  

Un homme interpelle Emmanuel Macron devant la préfecture de Charleville-Mézières, le 7 novembre 2018
Un homme interpelle Macron à  Charleville-Mézières, le 7 novembre 2018 
Il se fait entortiller : toucher, c'est tromper...
"Le problème avec tous les présidents, c'est que vous ne savez pas ce que ça veut dire de vivre avec 1.000 ou 2.000 euros par mois. Avec mon mari, on a 2.000. J'ai 880", lui a expliqué une retraitée. "Je ne dis pas que c'est facile", lui répond l'ex-banquier, avant de défendre son choix d'augmenter la CSG pour réduire les charges des salariés. Suite à quoi la dame, qui sait ce que sont un budget familial et les fins de mois difficiles, soupçonne à haute voix le gouvernement de faire un tour de passe-passe, "Vous le [compensez par une hausse] sur les carburants !", réplique cette femme de bon sens. Il suffit à l'autre de poursuivre sa déambulation vers de plus crédules, sous bonne escorte.

Harponné chez Renault
La visite présidentielle à l'usine Renault de Maubeuge (2.200 salariés) n'a pas été une promenade de santé. Bien que le PDG de la marque automobile, Carlos Ghosn, ait accueilli Macron avec l'annonce d'un investissement de 450 millions d'euros sur le site (ajouté à celui d'un milliard d'euros dans les véhicules électriques sur cinq ans, annoncé par le groupe en juin), le fauteur de troubles tomba sur un mauvais coucheur, un syndicaliste de SUD, qui mit le bololo: "M. Macron, vous n'êtes pas le bienvenu ici !", lui a crié Samuel Beauvois. 


S'adressant au personnel de l'usine, le prêcheur réplique : "On est là tous ensemble pour réussir", a répliqué le président. "On réussit sans vous...", a souligné le salarié du premier groupe automobile mondial, devant Toyota et Volkswagen. Alors que le travailleur le lançait sur la hausse de l'essence, le président perd alors ses nerfs et lâche un jugement de valeur méprisant : "Là vous êtes ridicule, pardon de vous le dire"...

Macron, patron paternaliste du 20e siècle.
Dans une autre tentative malheureuse pour aller "au contact" dans un bar PMU près de Lens, à Bully-les-Mines, l'ex-banquier Rothschild lança à la cantonade : "Salut, les gars! C'est ma tournée...", avant de retrouver la première ministre britannique Theresa May dans la Somme sur un lieu symbolique de la Première Guerre mondiale. 
Emmanuel Macron a rencontré des habitants dans un bar PMU de Bully-les-Mines, dans le nord de la France le 9 novembre 2018
"Bibi" prenant un canon avec des prolétaires,
 à l'insu de mamie qui lui avait donné un cache-col contre le froid
"Il faut aller au contact de la colère. Il ne faut pas chercher à l'éviter, il ne faut pas chercher de réponse démagogique. Je sais contre qui j'étais au second tour", a déclaré le président par défaut - 24% au premier tour - (28,6 à Hollande en 2012) aux clients du Café de la Place, où il s'était déjà rendu pendant la dernière campagne présidentielle. 
Une "itinérance" qui fut son Chemin des Dames, théâtre de plusieurs batailles meurtrières de la Première Guerre mondiale....
"J'ai creusé le lit où je coule en me ramifiant en mille petits fleuves qui vont partout" (Apollinaire)
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vendredi 16 novembre 2018

Macron se barricade dans son palais et préfère inviter les maires de France à l'Elysée

Macron renonce à se rendre au Congrès des maires de France, le 22 novembre

Le président pusillanime n'osera pas faire la leçon aux maires de France !

"Un extraordinaire pied de nez à la décentralisation" : Macron assure le service minimum en s'exprimant la veille à l'Elysée devant le bureau de l'AMF et plusieurs centaines de maires, a indiqué la présidence, en pleine période de tensions entre Etat et collectivités.

Alors que le chef de l'Etat avait promis l'an dernier de venir chaque année "rendre compte des engagements" du gouvernement devant le Congrès de l'Association des Maires de France, il ne tiendra pas parole et le 'premier de cordée' se défilera: c'est le premier ministre Edouard Philippe qui s'y collera pour prononcer le discours de clôture, à Paris, Porte de Versailles.

Le président a-t-il perdu tout sens des responsabilités" ?
Lors de l'édition 2017, devant des milliers de maires dont une partie l'avait hué et sifflé à son arrivée, Macron avait lancé : "Je m'engage à une chose, si vous l'acceptez, c'est venir chaque année rendre compte des engagements que je viens de prendre parce que c'est cela l'esprit de responsabilité dans la République", avait-il  imprudemment lancé.

Le chef de l'Etat itinérant est fatigué : il fait venir les maires à lui

Centralisation et verticalité jupitériennes, pour les uns, mais peur, pour les autres : le "président des villes" a convoqué à l'Elysée le bureau de l'AMF et plusieurs centaines de maires, devant lesquels il prononcera un discours, a expliqué la présidence. L'an dernier, il avait déjà invité plus de 1.000 maires pour une soirée au Palais, mais avait fait le déplacement sur les lieux de leur Congrès. Déplacer plusieurs centaines de maires participe-t-il de sa politique de protection de la planète et de "transition écologique" ? 

Macron a échoué à détendre les relations entre Etat et collectivités, qu'il s'agisse des communes, des départements ou des régions, qui reprochent à l'exécutif des décisions trop verticales et s'estiment lésés par les réformes des aides sociales et des impôts locaux. L'AMF a même lancé le 26 septembre un appel de Marseille contre l'ultra-centralisation.
Emmanuel Macron a l'impression d'avoir tenté d'aplanir les difficultés avec les élus locaux ces derniers mois. Le 16 octobre, il avait rendu un hommage appuyé aux maires, "premiers porteurs de la République au quotidien", des paroles.

Les maires restent dans "une logique de revendication et de négociation", a affirmé la semaine dernière François Baroin, évoquant des "tensions assez fortes", sur les pactes financiers Etat/collectivités pour réduire les dépenses ou la compensation pour les communes de la suppression de la taxe d'habitation.