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dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroin, à 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements. 
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
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Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement national. Pour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

Résultat de recherche d'images pour "manicheisme"
Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

samedi 15 septembre 2018

Européennes 2019 : Odoxa installe dans l'opinion un duel LREM vs. RN, excluant d'office les rivaux

La préférence d'Odoxa ne serait-elle pas justement la situation idéale pour la majorité présidentielle ?

LREM et le Rassemblement national seraient donc au coude-à-coude

La République en marche n'arriverait que légèrement en tête des intentions de vote (21,5%), pour les élections européennes du 26 mai 2019, devant le parti de Marine Le Pen (21%) si les élections avaient lieu dimanche prochain. 
Mieux, alors que Macron fait des appels du pied à gauche, pour le PS, c'est un "record absolu de gadin" qui s'annoncerait, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié jeudi 13 septembre.

L'impopularité d'Emmanuel Macron ne se vérifierait pas ?
LREM, associée au MoDem de Bayrou, qui exprime pourtant ses aigreurs vis-à-vis  du parti présidentiel, fait les frais de l'impopularité de la politique du président de la République. Avant l'été, les entreprises commerciales de sondages accordaient royalement au parti majoritaire à l'Assemblée nationale entre 23 et 26% des intentions de vote au mois de juin : l'Ifop (23%) et Ipsos (26%).

Le score de septembre se situe près de trois points en dessous du score de Macron au premier tour de la présidentielle. LREM fait même huit points de moins que son score aux législatives. Et, si on compare aux élections européennes de 2014, le MoDem avait enregistré à lui seul 14% des suffrages.

Le Rassemblement national résiste plutôt bien

Les difficultés judiciaires créées à Marine Le Pen peu son parti. Bien que frappé au porte-feuille, il est crédité de 21% des intentions de vote. Et le RN progresse par rapport aux enquêtes du mois de juin. Il était alors crédité de 18% des suffrages selon Ipsos, et de 19% selon l'Ifop.

Les Républicains perdent du terrain, le PS en chute libre

La France insoumise ne profite pas vraiment de l'impopularité d'Emmanuel Macron. Avec 12,5% des intentions de vote, le parti de Jean-Luc Mélenchon n'arriverait que quatrième du scrutin européen, soit à la même place que lors de la présidentielle de 2017.

L'enquête d'Odoxa-Dentsu Consulting déclasse LR et le PS. 
Avec 14% des intentions de vote, Les Républicains perdrait du terrain depuis la présidentielle. LR recule de six points par rapport à l'échec de François Fillon en 2017. Le parti de Laurent Wauquiez engrangerait même moitié moins de suffrages que lors du scrutin européen de 2014. A l'époque, l'UMP avait remporté 27% des voix.

Enfin, le Parti socialiste poursuivrait sa chute aux enfers. Selon le sondage, il n'est crédité que de 4,5% des suffrages, soit "le record absolu de gadin pour ce parti toutes élections confondues et toutes époques confondues", soulignent les auteurs de l'enquête. 
Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le PS ferait jeu égal avec la liste EELV de Yannick Jadot (5%) et celle de Génération.s soutenue par Benoît Hamon (4%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 12 et 13 septembre 2018, sur un échantillon de 998 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus. L’intention de vote a été établie sur la base de 535 personnes se déclarant certaines d’aller voter.

mardi 13 juin 2017

Moralisation : l'Elysée et Matignon soutiennent un candidat différent dans la même circonscription

Macron joue sur tous les tableaux

M. El Khomri (En marche!) affirme avoir reçu le soutien officiel de Macron, tandis que son adversaire LR P.-Y. Bournazel a celui de Philippe

Née à Rabat (Maroc), et candidate investie par le PS dans la très multiculturelle 18e circonscription de Paris, l'ancienne ministre du Travail de Manuel Valls a tweeté elle-même pour revendiquer le "soutien officiel" d'Emmanuel Macron, lundi 12 juin .
"Merci au président de la République, Emmanuel Macron, de m'avoir confirmé sa confiance en m'apportant son soutien officiel pour ce second tour", a écrit Myriam El Khomri sur le réseau social. 

Pierre-Yves Bournazel (LR), 39 ans, a lui-même obtenu le soutien 
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du Premier ministre Edouard Philippe, la semaine dernière. C'est le Premier ministre soi-même qui tweete en faveur du conseiller municipal de l'arrondissement (depuis 2008) : "Faites le bon choix, ne vous trompez pas et portez à l'Assemblée nationale un excellent député, Pierre-Yves Bournazel", a écrit aux électeurs le chef du gouvernement dans une vidéo postée sur le compte Twitter du candidat.
Pierre-Yves Bournazel (IEP) prend position contre la réforme des rythmes scolaires, dès la rentrée 2013, dans la capitale, une mesure de Najat Vallaud-Belkacem - elle-même en ballottage défavorable dans le Rhône, et abandonnée par son successeur au ministère de l'Education, Blanquer 

Un soutien clair qui pourrait contribuer à l'élimination de El Khomri

L'équipe de campagne de Myriam El Khomri assure, mais sans preuve, 
Résultat de recherche d'images pour "el khomri"qu'"il y a eu des échanges" entre l'ex-ministre et Emmanuel Macron, ce lundi.

La présidente par intérim de La République en marche, Catherine Barbaroux, a en effet affirmé le 25 mai que le parti n'a pas choisi entre les deux candidats. "C'est le cas, presque le seul, où le mouvement se met en situation d'être témoin d'une primaire, entre deux candidats qui, l'un comme l'autre, sont dans la recomposition souhaitée par le président de la République", avait-elle indiqué.
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Jean-Yves Bournazel est arrivé en tête dimanche avec 31,76% des voix
, loin devant Myriam El Khomri (20,23%). 
La porteuse de la loi Travail de Valls est en mauvaise posture et pourrait à nouveau glisser dans sa douche. En mars 2016, la ministre avait séché un déplacement du président de la République :  "Myriam El Khomri a été victime d'un accident domestique," avait précisé François Hollande, en marge d'une conférence de presse.
Liens PaSiDupes  

Que peuvent donner les ambiguïtés de Macron  à l'Assemblée,
sinon le désordre?

mercredi 8 mars 2017

Duel socialiste fratricide : Hamon charge violemment Macron à Marseille

Les juges s'attaquent à Fillon et Hamon se charge de Macron

A Marseille, Hamon accuse Macron de manquer du "plus élémentaire sens de la justice sociale" 

Benoît Hamon a également reproché à Emmanuel Macron de porter un projet qui pourrait favoriser le Front national au lieu de lui faire barrage.
Confronté au changement de trottoir de plusieurs responsables du PS, du ministre de la Ville, Patrick Kanner, rival de Martine Aubry dans le Nord, au président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, Hamon a décidé de faire feu tous azimuts contre le candidat d'En marche!, au cours d'un meeting qui a réuni environ 2.000 personnes dans le chef-lieu des Bouches-du-Rhône.

Sa réforme des retraites fera diminuer les pensions de ceux et surtout "celles qui ont déjà un temps de travail plus subi que choisi, les carrières les plus hachées", "au mépris de la justice sociale la plus élémentaire".

Son projet pour l'école, pas mieux, revient à "accepter de remettre en cause l'égalité à l'école", et à "donner raison aux plus mauvais élèves de la République", en permettant aux collectivités locales de ne plus mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires, a estimé Hamon, visant le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin.
"Qui peut croire qu'aujourd'hui, réduire les dépenses publiques, diminuer le nombre de fonctionnaires, remettre en cause le système de retraite, remettre en cause le compte pénibilité, renvoyer le recrutement des écoles à la liberté des établissements, la remise en cause des rythmes scolaires, qui peut croire que ces solutions là, qui sont les solutions qui partout ailleurs en Europe ont précipité la montée des extrémismes, qui peut croire que c'est le bon projet pour battre le Front national ?", s'est interrogé l'apparatchik du PS.

"Qui peut croire que c'est le vote utile ? 
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"Pas utile aux enseignants, pas utile à celui qui a travaillé dur, pas utile à celle qui travaille dans un hôpital... (..) oui utile à qui ? Aux grands lobbys industriels, à celles et ceux qui veulent la suppression de l'ISF. Ce projet là, ça n'est pas le vote utile contre le Front national. C'est au contraire le projet qui en France comme ailleurs peut accélérer la montée en puissance du Front national", a-t-il fustigé.

L'aile gauche du Parti socialiste se radicalise et fait fuir les caciques, faisant craindre au trentenaire Macron de se retrouver, comme à la maison, à la tête d'une Résidence des Hespérides avec services, selon Jean-Luc Mano, pour seniors "passifs, usés, vieillis", dirait Jospin... 

Quels ateliers Macron pourra-t-il bien organiser pour occuper les après-midis tout en faisant cohabiter
Bayrou (chant choral ou scrabble), Bartolone (pizza ou stimulation cognitive), Christophe Caresche (coiffure), Delanoë (peinture sur soie ou boules), Royal (jardinage ou atelier mémoire) ou Cohn-Bendit (garde d'enfants ou sorties à vélo), tenant compte des admissions annoncées de Cazeneuve (shopping et poésie) et Le Drian (voyages en groupe et soirées loto).

dimanche 6 octobre 2013

Présidentielle 2017: Fillon s'assume "de facto en compétition" avec Sarkozy

L'ex-Premier ministre reprend sa liberté...

François Fillon est sorti du bois

Cette fois c'est clair et sans détour ni intermédiaires: Fillon s'est positionné face à Sarkozy. 
Au Journal du Dimanche, l'ex-Premier ministre déclare être "de facto en compétition" avec Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2017.

Le duel est-il ouvert ? "C'était inévitable. je ne peux pas assumer toutes les conséquences d'une candidature à la présidentielle et ne pas être en conflit avec Nicolas compte tenu de son état d'esprit. On est de facto en compétition", lance l'ex Premier ministre.

Fillon s'émancipe

Cela fait déjà plusieurs mois que François Fillon, 
par diverses déclarations, a pris ses distances avec l'ancien chef de l'Etat, provoquant l'ironie de ce dernier. 
Vendredi 27 septembre, lors d'un déjeuner à Nice avec une quinzaine d'élus locaux UMP, Nicolas Sarkozy a raillé François Fillon, le "drôle de programme" de l'opposition, et ceux qui "réclament un inventaire" de son quinquennat. "C'est un drôle de programme de promettre les 39 heures payées 35 et la retraite à 65 ans. Bon courage à celui qui veut se faire élire là-dessus!", s'est exclamé l'ancien président de la République.

François Fillon a dû également revenir sur sa déclaration revendiquant son choix de voter "pour le moins sectaire" en cas de duel PS/FN. Il concède une "maladresse" dans la formulation mais assure son expression n'était "pas improvisée". "Derrière, il y a une idée. On ne peut pas se laisser enfermer dans une doctrine de parti peut-être confortable mais qui ne règle rien", estime l'ex-Premier ministre UMP. D'ailleurs, affirme-t-il, "de toute façon, moi je ne veux plus de consigne. Je suis libre." 
Une déclaration qui rappelle la proclamation d'indépendance d'une Ségolène Royal. Pour renouer avec la méthode qui avait fait son succès pendant la campagne des primaires socialistes, elle avait à nouveau pris ses distances avec le PS qui l'avait pourtant investie. "Je reprends toute ma liberté", avait annoncé la candidate sur le plateau d'"A vous de juger", sur France 2, jeudi 15 mars 2007. Au risque de braquer l'état-major socialiste, la candidate avait multiplié les exemples de son indépendance, avant de revenir dans le giron du Parti socialiste, dès que François Bayrou fit illusion dans les sondages.

Une désolidarisation qui semble vraiment tenir à coeur du député de Paris
A propos de son image, cette fois, Fillon répète sa volonté de s'émanciper. "Il faut que je me libère. Évidemment, je vais casser un peu de vaisselle. Tout le monde m'a reproché une image lisse et des sondages à la Simone Veil ou à la Balladur. Eh bien, l'image ne colle pas à la réalité", affirme-t-il. 
18 mois après la défaite de son parti, le nouveau Fillon semble bien arrivé et il semble déterminé à jouer sa carte.