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mardi 18 juillet 2017

Le général Soubelet dénonce l'incohérence de Macron: les coupes budgétaires des Armées entravent la lutte contre le terrorisme

Le général s'engage avec Macron en février, se désengage en mars et passe à l'offensive en juillet

"On ne peut pas lutter contre le terrorisme en diminuant de 850 millions le budget des Armées" (
Bertrand Soubelet)


Bertrand Soubelet : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme en diminuant de 850 millions le budget des Armées »



La déclaration de politique générale d'Edouard Philippe a fait sourciller nombre de Français. Le Premier ministre annonçait fonder l'action du gouvernement sur une méthode préconisée par le Président de la République dont le premier point consiste à dire la vérité. 
Résultat de recherche d'images pour "sans autorité quelle liberté"
A la demande des élus de la République, le général Soubelet expliqua les carences et les défis auxquels nous devons faire face. "Cette vérité, détaillée dans un livre, m'a coûté cher : Tout ce qu'il ne faut pas dire a provoqué mon exclusion de cette institution qui était ma vie." Valls, ministre de l'Intérieur, le limogea... Le 25 avril 2016, l'ancien Premier ministre Alain Juppé déclara, le concernant, qu'"un militaire, c'est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s'en va"(En février 2016, le général Piquemal a été interpellé par la police à Calais après s'être exprimé lors d'une manifestation contre les migrants et l'« islamisation de l'Europe".)
Le Saint-Cyrien 
B. Soubelet fut un temps macronien, ayant « besoin de croire qu'une nouvelle façon de faire de la politique était en train de naître », et candidat aux élections législatives de 2017 dans les Hauts-de-Seine.
Aujourd'hui, le pouvoir macronien confond 
autoritarisme et autorité et sanctionne ses serviteurs. Ainsi, Pierre de Villiers, le chef d'état major des Armées, est-il en attente de la décision de son exclusion par Jupiter pour avoir  défendu les intérêts - et la sécurité - de ses hommes, menacés par des coupes budgétaires. Cf. PaSiDupes :
lien 1 : "L'Etat, c'est moi !" : Macron confond fermeté et autoritarisme
- lien2 : Le chef d'état major des Armées dénonce la "confiance aveugle" envers les supérieurs... 
Les Français ont montré en mai qu'ils y aspiraient, mais la présentation en juillet de certains grands chantiers n'a pas tardé à faire surgir des inquiétudes.

Ainsi, pour Bertrand Soubelet, général de corps d'armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, la politique générale définie par le Premier ministre a vraiment de quoi inquiéter les Français. Sur les questions du terrorisme, des fractures françaises et de la partition du territoire, les orientations du nouveau gouvernement ne sont pas à la hauteur. 

Les revirements de l'exécutif inquiètent le pays. 

Deux des mesures phares, la disparition de la taxe d'habitation et la réforme de l'ISF, ne figuraient plus dans les priorités du début de quinquennat. Le Président vient d'annoncer in extremis que ces deux chantiers débuteraient quand même en 2018. Or, de la cohérence et une nécessaire continuité sont capitales pour conduire les affaires publiques et les annonces ne peuvent pas être contredites à quelques jours d'intervalle. Désormais, les décideurs  sont fondés à s'interroger sur la fiabilité de toutes les autres annonces  de cette déclaration devant la représentation nationale.


Si, en quelques jours, le pouvoir est capable de tout dire et son contraire, on peut déjà considérer que cette déclaration a perdu tout son sens et son porteur, sa crédibilité. On attend des responsables publics davantage de recul et de la constance dans la mise en œuvre des décisions annoncées. De tels comportements, révélateurs d'une impréparation déjà dommageable pendant le précédent quinquennat, ne sont pas à la hauteur des enjeux de notre pays et des attentes des Français.

Cette déclaration laisse 
en outre deux sujets importants pour notre pays en friche

En premier lieu, la question de notre système de santé.
Le gouvernement envisage de multiples projets pour améliorer l'efficacité et le service aux patients. Parfait ! Mais une telle mise en œuvre supposerait que tout notre système soit consolidé, en particulier sur le plan financier. Quand maîtriserons-nous les dépenses de santé? Quand les comptes de la sécurité sociale retrouveront-ils l'équilibre?

A propos de la sécurité sociale, le chef du gouvernement souhaite la traiter comme un "véritable patrimoine en l'entretenant en la préservant et en la rénovant". Chacun apprécie cette approche littéraire : de la bonne vieille langue de bois qui ne renouvelle rien.


Quelles mesures Macron compte-t-il prendre pour éviter ce gouffre financier à ciel ouvert permanent qui impacte le pouvoir d'achat des Français et qui aggrave notre dette? Cette année, ce seront 8 milliards d'euros qui manqueront pour équilibrer les comptes de la sécurité sociale, soit quasiment le budget du Ministère de la Justice... 

La ministre de la Santé de Hollande, Marisol Touraine, n'a-t-elle pas promis qu'en 2017 le"trou de la Sécu' aura disparu"? Le déficit du régime général de la Sécurité sociale sera de 400 millions d'euros en 2017, contre 3,4 milliards en 2016, avait-elle raconté. "Pour un budget de 500 milliards, c'est l'épaisseur du trait", avait-t-elle certifié dans un entretien avec Les Echos (LVMH).

Aucune proposition concrète ne vient crédibiliser cette priorité affichée du gouvernement, alors même que la Cour des Comptes a déjà pourtant fait la proposition d'un certain nombre de solutions. Mais l'exécutif, qui devait bouleverser ses habitudes, continuerait-il de souffrir dans son ego de s'appuyer sur les institutions sérieuses de notre pays?


Un deuxième thème est essentiel à l'harmonie du pays, celui de la sécurité.

Au-delà des sempiternels hommages démagogiques aux forces de sécurité, aux armées, aux services de secours, et à leurs victimes, aucune annonce de mesures profondes n'a encore été faite:  le pouvoir campe sur du flou et du strict minimum en matière de lutte contre le terrorisme. On devait voir ce qu'on allait voir... 

Le chef du gouvernement assure qu'il va donner les moyens à ceux qui défendent la société, mais "en même temps" il leur coupe les vivres : son administration a déjà annoncé 400 millions d'euros de gels de crédits à la gendarmerie et à la police nationales et Bercy a indiqué le 11 juillet une diminution de 850 millions d'euros pour les Armées. Cette duplicité est insupportable.


Quelle sécurité le président m'as-tu-vu garantit-il?
Les 10 millions de Français qui vivent dans des zones où la légalité républicaine n'est plus complètement respectée, où les forces de sécurité et les services de secours sont agressés, ont besoin de savoir quel sort leur réserve Jupiter.
Pendant que le souverain républicain se pavane avec les grands de ce monde et s'exhibe dans tous les lieux de commémoration pompeuse, tous ces citoyens défavorisés attendent de pouvoir vivre normalement dans ces quartiers où une minorité développe une économie souterraine juteuse. Des dizaines de milliers de jeunes s'y sentent marginalisés et sont la proie d'idéologies qui les conduisent au pire.
Des décisions assorties de moyens sont nécessaires pour redonner à ces millions de Français en souffrance un espoir de pouvoir bénéficier de toutes les libertés républicaines dont ils sont privés depuis trop longtemps par le manque de courage des responsables politiques, et parfois le fonctionnement erratique de notre administration. S'ils ont écouté le premier ministre, ils ont entendu que Philippe n'a pas eu un mot pour eux et l'équilibre de notre société. Ce silence coupable trahit le désir affiché d'obtenir des "résultats concrets le plus rapidement possible". Il faut arrêter de demander du courage aux Français alors que l'État fait preuve de faiblesse sur tous ces sujets fondamentaux.

Le général interpelle le pouvoir sur bien d'autres questions pendantes

"Ce gouvernement envisage-t-il de mettre en œuvre les décisions prises par l'État, confirmées par les citoyens?"

Il pointe quelques  pistes, comme l'affaire de Notre Dame des Landes.

Quand une politique efficace mettra-t-elle un terme à la pratique trop répandue de la fraude dans notre pays? 

Il est largement temps de redonner à la France ce visage de bienveillance mais de fermeté et de fidélité à nos valeurs.

Malheureusement, ces premières annonces déjà démenties sont les prémisses d'une politique qui ne rendra pas aux Français leur confiance en eux, cette fierté et cet esprit conquérant dont le Premier Ministre a émaillé la fin de son propos.

Etre conquérant n'est pas une affaire de paroles, mais d'actes.
Or, la parole du chef gouvernement est déjà bien dévaluée, estime le général qui incrimine une déclaration de politique générale rendue caduque par cette infidélité au programme du candidat. "Il a pris un bien grand risque", prédisant que "la déception du pays tout entier sera à la hauteur des espoirs que le Président de la République a fait naître."
Et de terminer sur une note d'espoir : "il n'est jamais trop tard pour poser des actes courageux."
Ma foi Il n'est jamais trop tôt non plus... 

mardi 3 juin 2014

Tribune: La droite et la défense de l'ordre naturel

De l'ordre naturel en économie, social et politique

L'éternelle querelle des Anciens et des Modernes

Il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde, que de défendre une marche du monde prétendument sacré et immuable.

Le débat sur le mariage homosexuel (sur lequel je me suis déjà exprimé) conduit à exacerber le clivage entre la droite et la gauche quant à leurs visions respectives de la société [un stratagème de la majorité présidentielle qu'on avait-dit productif en termes de fracture, jusqu'aux municipales et aux européennes qui ont sévèrement sanctionné les gauches].

En première approximation, c'est une opposition entre une approche conservatrice, qui passe par la défense d'un ordre naturel, et une approche progressiste, selon laquelle la société doit au contraire s'émanciper de ce déterminisme naturel. Elle dépasse largement les seules questions de société comme le mariage pour tous ou l'euthanasie et concerne les différents débats économiques, sociaux et politiques. C'est ce qui rend son analyse particulièrement intéressante.

Le paysage médiatique et le politiquement correct sont à ce point imprégnés par le progressisme que ce débat est censé ne pas faire débat, pour reprendre la formule du regretté Philippe Muray. En effet, il y aurait un sens de l'Histoire, une émancipation progressive de l'Humanité qui quitterait progressivement sa condition naturelle pour s'élever vers le progrès humain, fruit de son génie propre. Le passage de l'ombre à la lumière en quelque sorte. Selon cette vision, les conservateurs sont identifiés aux réactionnaires comme des empêcheurs de réaliser la destinée humaine.

Il s'agit là d'une caricature du conservatisme qu'il convient de dénoncer avec force. Contrairement au réactionnaire, le conservateur ne refuse pas l'idée de progrès humain, mais il croit que ce progrès ne va pas de soi, qu'il n'est pas écrit à l'avance et il est donc enclin à considérer le passé avec humilité et intérêt.

Ce n'est pas un culte du bon vieux temps

Non pas que le passé serait, par essence, meilleur que le présent, mais parce que ce qui nous parvient du passé aujourd'hui [en résistant au temps] a été sélectionné: les grands auteurs, les grands enseignements historiques, les grandes lois de la science, les grands principes d'organisation sociale. C'est ce passé "sélectionné" [plus fort que le temps] qui est digne d'intérêt, qui nous oblige et qui doit nous aider à déceler, au sein de la modernité, ce qui a de la valeur et ce qui n'en a pas.

Incontestablement, il y a donc à droite la défense d'un ordre hérité du passé qui, s'il n'est pas figé, ne peut évoluer que lentement et avec discernement. Le caractère "révolutionnaire" du libéralisme qui s'est imposé à droite depuis les années 1980 est en ce sens un choc trop souvent sous-estimé et qui pourrait à terme constituer un péril.

Reste à savoir si cet ordre que la droite cherche à défendre est issu, ou pas, d'un ordre naturel.

Il y a, c'est incontestable, une partie de la droite pour qui l'ordre social découle de l'ordre naturel qui découle lui-même de l'ordre divin. Cette vision de la société, qui est assez indissociable de la prédominance de la religion catholique en France au cours des décennies et siècles passés, est en déclin progressif, malgré certains regains de vigueur [sous-estimé par les gauches] comme aujourd'hui avec la mobilisation contre le mariage et l'adoption homosexuels.

La progression des idées du protestantisme

En effet, la société continue à se laïciser et le catholicisme lui-même ne cesse d'être gagné par les idées du protestantisme: l'individualisme libéral, hérité des révolutions cartésienne et luthérienne, gagne peu à peu les consciences et exerce son esprit critique chaque jour plus aiguisé contre un ordre du monde prétendument sacré et immuable.

Si les progressistes sont si sûrs de leur fait, c'est parce qu'ils ne savent (ou ne veulent) voir que cette tendance strictement naturaliste dans la droite conservatrice. Ils se complaisent dans ce dialogue de sourds avec des catholiques réactionnaires. Mais il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde.

Il faut pour cela partir du fait que la société est un système complexe, comme peuvent l'être les systèmes naturels étudiés par la thermodynamique, la chimie, la biologie ou encore l'écologie. Par système complexe il faut comprendre système composé de multiples entités imbriquées avec des interactions et des rétroactions permanentes entre les différentes échelles.

On peut se référer à l'ordre naturel sans être réactionnaire

Ces systèmes échappent assez largement à l'analyse réductionniste cartésienne qui nous permet de comprendre les systèmes simples: impossible de décomposer un problème compliqué en plusieurs problèmes simples ou d'aboutir à une interprétation causale univoque. Ces systèmes partagent entre eux des caractéristiques communes comme une capacité spontanée d'évolution dans le temps, une lutte permanente contre l'entropie ou encore l'émergence de propriétés au niveau macroscopique qui ne sont pas "souhaitées" au niveau microscopique.

Dès lors que la société partage ces caractéristiques avec des systèmes naturels complexes, il est légitime que des modes d'analyse communs soient utilisés. La droite est donc parfaitement fondée à se référer à l'ordre naturel et à mettre en exergue des analogies entre ordre social et ordre naturel, sans que cela ne la range du côté réactionnaire pour autant.

Il s'agit simplement de reconnaître que la complexité du monde appelle la politique à une bonne dose d'humilité et que l'observation de systèmes complexes, fussent-ils naturels, pour résoudre des problèmes similaires (auto-organisation, échanges avec l'extérieur, transmission de l'information...) est digne d'intérêt.

Une telle approche n'a rien à voir avec des doctrines dangereuses comme celle du darwinisme social, qui s'appuient le plus souvent sur une profonde méconnaissance de la théorie de l'évolution et réduisent l'être humain à sa composante biologique, mettant de côté les composantes culturelles et sociales.

Souvenons-nous que l'homme est doué de libre-arbitre

Car s'il y a bien une spécificité des systèmes complexes sociaux, c'est que leurs constituants de base, les individus, sont doués de libre-arbitre. On peut même penser que la liberté joue sur le plan politique le rôle que le hasard joue dans les systèmes naturels : il est cet élément perturbateur qui vient faire évoluer l'ordre existant, cette irruption créatrice du présent dans le passé.

C'est donc l'alliance de l'ordre et de la liberté, par analogie avec les systèmes complexes naturels, qui doit être à la base de la doctrine de la droite. Cette approche consiste à refuser une dichotomie de la droite en une composante conservatrice et une composante libérale qui ne mène à rien.

En effet, l'ordre sans la liberté, c'est le risque de l'autoritarisme, de la fermeture et de la stagnation, tandis que la liberté sans l'ordre c'est le risque de l'anarchie, de l'absence totale de régulation ou de l'individualisme triomphant.

Ordre et liberté forment donc un couple dialectique pour la droite, qui joue un rôle similaire au couple égalité/progrès pour la gauche. Ces deux visions de la société sont légitimes: il n'y a pas l'ombre d'un côté et la lumière de l'autre.

Vincent Le Biez, secrétaire national de l'UMP et secrétaire général du mouvement Droit au Cœur.
Tribune publiée par Slate, le le 23/01/2013

lundi 28 octobre 2013

Marianne: Ségo, c'est trop rigolo, c'est Royal, c'est d'la balle

L'amère Royal, ça craint: voyez les meilleurs détournements de sa photo en Marianne 
L'original d'Eugène Delacroix:
c'est le talent, inspiré et vibrant
On peut retrouver Ségolène Royal posant dans ce qu'elle croit être  Marianne (ci-dessous) dans La liberté guidant le peuple d'après Delacroix (1830), ci-dessus.
Pâle copie recyclée

La Marianne de bazar,
en chemise de nuit:
sentez-vous le souffle épique 
de la ménagère charentaise
de plus de soixante ans ?

Toujours moqueurs mais drôles, les internautes ont sanctionné l'iconoclaste en détournant le cliché au gré de leur imagination. 
Et l'imagination au pouvoir, ça donne ça :
Segolene - Titanic
Segolene - Lune
Segolene - Star Wars 1
Segolene - Star Wars
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BXUyMjgCUAAkSeK
BXUzgzKCcAI80yR


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BXVHjJ4CAAABmxm
BXVJ_3XCAAA9SKH
Segolene Royal - Ninja
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BXXN7UDCYAAJW4z
BXZzs-aCcAAbk-D
BXVuKQjCAAAMBwL
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La liberté, depuis 2012,
a pris un sacré coup de vieux


Et ça





dimanche 6 octobre 2013

Présidentielle 2017: Fillon s'assume "de facto en compétition" avec Sarkozy

L'ex-Premier ministre reprend sa liberté...

François Fillon est sorti du bois

Cette fois c'est clair et sans détour ni intermédiaires: Fillon s'est positionné face à Sarkozy. 
Au Journal du Dimanche, l'ex-Premier ministre déclare être "de facto en compétition" avec Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2017.

Le duel est-il ouvert ? "C'était inévitable. je ne peux pas assumer toutes les conséquences d'une candidature à la présidentielle et ne pas être en conflit avec Nicolas compte tenu de son état d'esprit. On est de facto en compétition", lance l'ex Premier ministre.

Fillon s'émancipe

Cela fait déjà plusieurs mois que François Fillon, 
par diverses déclarations, a pris ses distances avec l'ancien chef de l'Etat, provoquant l'ironie de ce dernier. 
Vendredi 27 septembre, lors d'un déjeuner à Nice avec une quinzaine d'élus locaux UMP, Nicolas Sarkozy a raillé François Fillon, le "drôle de programme" de l'opposition, et ceux qui "réclament un inventaire" de son quinquennat. "C'est un drôle de programme de promettre les 39 heures payées 35 et la retraite à 65 ans. Bon courage à celui qui veut se faire élire là-dessus!", s'est exclamé l'ancien président de la République.

François Fillon a dû également revenir sur sa déclaration revendiquant son choix de voter "pour le moins sectaire" en cas de duel PS/FN. Il concède une "maladresse" dans la formulation mais assure son expression n'était "pas improvisée". "Derrière, il y a une idée. On ne peut pas se laisser enfermer dans une doctrine de parti peut-être confortable mais qui ne règle rien", estime l'ex-Premier ministre UMP. D'ailleurs, affirme-t-il, "de toute façon, moi je ne veux plus de consigne. Je suis libre." 
Une déclaration qui rappelle la proclamation d'indépendance d'une Ségolène Royal. Pour renouer avec la méthode qui avait fait son succès pendant la campagne des primaires socialistes, elle avait à nouveau pris ses distances avec le PS qui l'avait pourtant investie. "Je reprends toute ma liberté", avait annoncé la candidate sur le plateau d'"A vous de juger", sur France 2, jeudi 15 mars 2007. Au risque de braquer l'état-major socialiste, la candidate avait multiplié les exemples de son indépendance, avant de revenir dans le giron du Parti socialiste, dès que François Bayrou fit illusion dans les sondages.

Une désolidarisation qui semble vraiment tenir à coeur du député de Paris
A propos de son image, cette fois, Fillon répète sa volonté de s'émanciper. "Il faut que je me libère. Évidemment, je vais casser un peu de vaisselle. Tout le monde m'a reproché une image lisse et des sondages à la Simone Veil ou à la Balladur. Eh bien, l'image ne colle pas à la réalité", affirme-t-il. 
18 mois après la défaite de son parti, le nouveau Fillon semble bien arrivé et il semble déterminé à jouer sa carte.

jeudi 29 novembre 2012

Iran: poignardée et découpée parce que juive


Femme, juive et vieille, elle n'intéresse pas les féministes

Le magazine Elle et les Femen détournent le regard

L'expo Our body – À corps ouvert
avait indigné:
elle avait été interdite en France

Silence: le meurtre antisémite se passe en Iran !

Des extrémistes musulmans ont tué une femme juive et ont découpé son corps dans la ville d'Ispahan, en Iran. 

Profitant de l’absence du mari pour forcer la porte de Touba N., de pieux musulmans ont attaché ses deux sœurs et l’ont poignardée à mort. Ils lui ont ensuite coupé les mains, puis les membres.

Des parents de la victime précisent qu'une mosquée a été récemment construite près de leur domicile et que de bons croyants ont exigé que la famille abandonne leur maison pour permettre une extension de la mosquée. 
Les propriétaires de la maison avaient porté plainte contre les fondamentalistes.

Autre avatar de ce meurtre soumis à la double peine du silence et impunité: la presse  française ne veut pas en entendre parler, car les faits sont rapportés par Israel Radio. 

Laïcité et liberté,
tel est pourtant  le slogan
des féministes aux seins nus sur la voie publique.
Essayez donc, vous,
pour voir !

La nouvelle du meurtre fait grandir l'inquiétude dans la communauté juive d'Iran qui redoute de nouvelles agressions.
Certains pourraient nous reprocher d'oublier de mentionner l'indignation de la LICRA et du MRAP. Hélas, ils n'ont pas été sensible au sort réservé par leurs frères musulmans à cette quinqua de l'âge pourtant de Marie-Ségolène Royal...

mercredi 7 mars 2012

Les nègres blancs de Lilian Thuram pour l'égalité

L'égalité est, à gauche, affaire de couleur de peau

Qu'ont-ils fait de l'égalité française ?

Il fut un temps où la lutte des classes concernait toutes les civilisations
, toutes les sociétés donc et les hommes des villes comme des campagnes, de l'Est comme de l'Est et sans distinctions de couleur de peau. Mais aujourd'hui, à l'époque du tout planétaire et galactique, ce combat éternel est devenu beaucoup plus sélectif et réducteur. L'universalité du problème n'apparaît bientôt plus qu'au travers du prisme singulier des hostilités raciales. Il semble limité à l'axe nord-sud et ignorer les inégalités subalternes qui aussi bien frappent banalement les blancs défavorisés de la capitale comme de la France profonde. Ce clivage exclut donc l'européen pauvre, oublié et méprisé. Pour être digne d'intérêt, de compassion et mobilisation médiatique, il faut être réfugié, immigré, sans papiers, avec enfants à scolariser, anciens à loger et adultes à employer, à des tâches nobles et bien rémunérées, il va de soit: affaire de dignité. Si donc vous êtes Auvergnat, les vertueux vous préféreront le Rom qui remplit tous les critères "politiquement correct", sauf la nationalité, seul bien constitutionnel restant à nombre de Français , sans aucun droit à s'en prévaloir sur celui venu de loin. A y bien regarder, les discrimations sociales et morales frappent donc plus cruellement l'autochtone, même vieux, malade et seul.
Le PS ne distingue que la couleur et n'a d'yeux que pour la diversité.

L'égalité sélective de Lilian Thuram, ancien joueur antillais de l’équipe de France

En mai 2009, il refusa sa présence médiatique à la manifestation du "Mois de l’Autre ", en Alsace. Il demandait 20 000 euros au Conseil régional. La sortie de son livre : " Mes étoiles noires " avait pourtant reçu un lourd support médiatique, mais sans retour d'ascenseur, car cette nouvelle icône socialiste de l’antiracisme et de la réconciliation des peuples monnaye ses apparitions et se rendit inaccessible. Si vous ne le saviez pas c’est que vous avec oublié de payer votre redevance télé, Lilian, , sélectionné 142 fois en équipe de France, est partout.

Thuram est-il plus Kosovar et européen qu'Alsacien et Français

En effet il accepta en revanche de se rendre au Kosovo, au nom de sa fondation " Education contre le racisme ", aux frais du Conseil de l’Europe, dans le cadre de la campagne " Dites non à la discrimination ". Le Kosovo, qui fut une province historiquement serbe de religion orthodoxe, au fil du temps et du conflit des Balkans est devenu un petit pays à majorité albanaise de confession musulmane.
Bien que la rencontre ne soit pas dans les cordes de notre joueur guadeloupéen, le vainqueur de la Coupe du monde de foot s'en alla pourtant arbitrer un match entre Serbes et Albanais du Kosovo. Séduit par la dimension européenne de l'opération, Thuram alla se fourvoyer dans un derby qui n'était ni ethnique ni raciste, mais nationaliste: droit du sol contre droit du sang.

Le champion ne sait pas s'employer dans son domaine de compétences

Dans un combat antiraciste, il aurait sans doute été plus efficace, mais son ego le conduit à des erreurs de jugement préjudiciables à sa crédibilité. En avril 2009, quand Adrien Zeller, feu le Président de la région Alsace, le sollicita pour prêcher la tolérance entre les gosses, le célèbre arrière réclama un chèque de 20.000 euros, selon le journal régional des Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA)… Voire même 30.000 euros, selon Le Nouvel Observateur. Têtu, Zeller proposa 1500 euros et les frais. Mais Thuram se sentit probablement déprécié, voire humilié, et démentit le montant de ses exigences en janvier 2010 sur France Inter, ainsi qu’à DNA.
Lilian avouera-t-il en revanche que sa tolérance infinie ne l'autorisait pas se montrer au côté d'un président de Région UMP et que la géopolitique et la finance régissent l’organisation de ses prestations humanitaires et égalitaire ?

Le salaire mensuel de Thuram est estimé à 400 000 € .


Le Noir anti-raciste se vend aux négriers socialistes

Qui est l'esclavagiste, qui est le "nègre" ? On ne sait plus qui est l'esclave, qui est le maître?

"Tu-Tu", un défenseur à l'attaque

Depuis sa retraite sportive, en 2008, et la création d'une fondation vouée à l'éducation contre le racisme, Thuram est ambassadeur de bonne volonté auprès des Nations unies. En 2010, pour contrer le débat sur l'identité nationale, il parraina un "Appel pour une république multiculturelle et postraciale". Sur le terrain des idées, Thuram s'est rendu, en avril, en Cisjordanie, afin d'inaugurer un stade. Sa poignée de main avec Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a fait grincer des dents. "Invité en Israël, je serais allé en Israël", a-t-il rétorqué. En novembre 2011, il était fait commissaire d'exposition au musée du Quai-Branly. Titre de l'expo: "Exhibitions. L'invention du sauvage".

Les premiers signataires de l'appel contre le sexisme lancé samedi 21 mai 2011 par les associations Osez le féminisme et La Barbe ont reçu vendredi 27 mai 2011 un mail les informant que :"Cet appel contre le sexisme a mis en lumière une attente très forte d'égalité dans la société française. Nous n'en resterons pas là et continuerons à agir au quotidien pour que l'émancipation de toutes et tous devienne une réalité."
Parmi les signataires : Audrey Pulvar, Clémentine Autain, Françoise Héritier, Virginie Despentes, Christine Ockrent, Isabelle Alonso, Marie-Françoise Colombani, Annie Ernaux, Julien Bayou, Dominique Méda, Annick Coupé, ...


Un manifeste pour des idées peut être un appel politicien

A deux mois de la présidentielle, l'ancien footballeur publie un récit flatteur de son propre combat pour vaincre le racisme, aux éditions Autrement.
L'équipe Hollande semble rompre avec la méthode 2007 de mobilisation de signataires d'appels en tous genres dans tous les domaines des arts et de la culture. Les procédés du candidat socialiste 2012 sont plus sournois. Il fait appel à des personnalités pour travailler l'opinion. C'est ainsi que Lilian Thuram a encore servi la soupe du PS en publiant un manifeste sur l'égalité, le 7 mars.
Dans ce manifeste, le champion du monde 98 cherche à démontrer comment les inégalités sociales seraient avant tout le fruit de constructions politiques. Afin de lutter contre les discriminations, le retraité du foot donne plutôt la parole d'autres: le paléoanthropologue Yves Coppens sur les origines de la pluralité, Odon Vallet sur le monde des religions, le dessinateur Plantu ou Arsène Wenger à propos d'un football sans frontières. Mais les nègres de Thuram sont véritablement maîtres d'oeuvre sont essentiellement Henriette Walter, au sujet du métissage linguistique, et l’anthropologue honoraire Françoise Héritier (1929) sur l'inégalité homme-femme (elle a signé la pétition pour"l'espéranto au bac"), sous forme d'entretiens croisés. Ces textes incitent chacun à mieux se connaître et mieux appréhender notre société actuelle, mais au final la part est fort réduite qui peut être attribuée à Thuram, simple appeau mercatique des bobos des Marais parisien et poitevin, leurre du peuple.

Ce manifeste est un appel collectif d'un genre nouveau

On découvre que le footballeur n'est en fait que le prête-nom d'une opération politicienne.
Aux signatures déjà citées, il faut encore ajouter celles d'artistes (Bruce Clarke, Chéri Samba), illustrateurs (Gérard Dubois, Philippe de Kemmeter, Jean-François Martin, Christophe Merlin, Muzo, etc.), ainsi que les portfolios des photographes JR et Patrick Zachmann. Ce qui laisse peu de place au sportif intello sur le terrain de la vertu.
Mais on retrouve les mêmes qu'en 2007 et il fallait dissimuler...
Pour s'en tenir aux chevilles ouvrières, on retrouve Françoise Héritier (1933) faisait partie des conseillers de Marie sEGOl'haine Royal en 2007 et intégra l'équipe de campagne de Martine Aubry pour l'élection présidentielle de 2012 en juillet 2011.
On prend les mêmes et on recommence.

mercredi 25 janvier 2012

Les députés assurent la liberté de circulation aux Français

Confisqué par les syndicats, le droit de circuler est rendu aux Français

Les députés de la majorité votent la liberté de circulation

Les députés français ont adopté une proposition de loi UMP -contestée par la gauche- dont l'objet est de libérer les usagers pris en otages dans les aéroports en encadrant le droit de grève dans les transports aériens.

Une grève des agents de sûreté avait gravement perturbé l'activité des aéroports à compter du 20 décembre dernier, alors que le gouvernement avait inscrit ce texte à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée.
Cette proposition de protection des Français était soutenue par Nicolas Sarkozy pour éviter "la prise en otage" des passagers par les grévistes. "Nous, nous prenons nos responsabilités et c'est par des actes que nous montrons que nous prenons en compte les attentes des usagers", a déclaré le ministre du Travail Xavier Bertrand.

Les Français refusent d'être instrumentalisés par les syndicats
"Les Français, face aux problèmes qu'ils peuvent rencontrer, attendent des réponses et le gouvernement apporte donc tout son soutien à cette proposition de loi indispensable."

Le texte n'instaure encore pas le service minimum dans l'aérien
Il prévoit la mise en place d'un dialogue social préventif à l'exercice du droit de grève et l'obligation pour chaque salarié de signer une déclaration individuelle et confidentielle de participation à une grève 48 heures à l'avance.
En fait, il ne fait qu'étendre au transport aérien un dispositif mis en place en 2007 dans les transports terrestres, à la SNCF et à la RATP, et prévoit que les passagers devront disposer d'informations fiables sur leur vol 24 heures à l'avance.


La gauche oppose le droit de grève au droit des usagers

Les dispositions du texte sont dramatisées par les syndicats des personnels des transports aériens - pilotes, hôtesses et stewards, notoirement défavorisés - et par l'opposition de gauche qui estime, comme Roland Muzeau, président du groupe Front de gauche (communistes et Mélenchon) de l'Assemblée, qu'il s'agit "d'une nouvelle attaque contre le droit de grève". Ce démocrate-là n'est visiblement pas le représentant de tous les citoyens de sa circonscription...
Lien PaSiDupes : "Des syndicats de nantis appellent au blocage des aéroports "

Une accusation rejetée par l'auteur de la proposition de loi
"L'objet de ce texte n'est en rien de mettre obstacle à l'exercice du droit de grève", affirme Eric Diard dans son rapport.
"Il n'est pas non plus de créer un 'service minimum' du transport aérien", ajoute le député UMP, mais "d'éviter la paralysie du transport aérien" grâce à la conclusion d'accords qui préviendraient les conflits, comme en Allemagne, par exemple.

L'opposition compte s'opposer aux usagers
Le Sénat, où la gauche est majoritaire, devrait voter contre cette proposition de loi examinée dans le courant du mois de février.
Le texte a été voté sans surprise par l'Assemblée, le groupe UMP, qui dispose de la majorité absolue au Palais-Bourbon, et celui du Nouveau centre (NC) y sont en effet favorables.

De plus, la Constitution prévoit que c'est la Chambre basse représentant le peuple et non les notables, qui a le dernier mot lors d'un différend avec la Chambre haute.

Le gouvernement devrait recourir à la procédure dite "accélérée", qui limite le nombre de lectures entre les deux assemblées, afin que le texte soit adopté pendant les congés scolaires de février, et avant le début du mois de mars, date de la suspension des travaux du Parlement pour cause de campagnes électorales.
Et avant les vacances de Pâques, puisque les syndicats vertueux avaient lancé leur dernier mouvement en date précisément avant celles de Noël 2011. Par bienveillance respectueuse de leurs concitoyens...