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vendredi 2 décembre 2016

CSA, police de la pensée "politiquement correcte"

Les ayatollahs du CSA menacent Eric Zemmour par le biais de France 5 et RTL  

Chasse aux sorcières et dénonciations

Résultat de recherche d'images pour "schrameck hollande""Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé un discours qu’ils percevaient comme une forme de racisme et d’islamophobie", indique le CSA qui se contente de plaintes partisanes.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n'a pas hésité à mettre en garde RTL et France 5, se ralliant en novembre au sentiment de militants selon qui la maîtrise de leur antenne aurait été "insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus" par Eric Zemmour dans des émissions diffusées en septembre.

Le CSA avait reçu de nombreuses plaintes - qu'il ne chiffre pas précisément- de téléspectateurs pour des points de vue que rejettent les tenants anonymes de la pensée unique d'Etat. Les plaignants - dont l'identité n'est pas révélée - visent le polémiste pour des émissions C à vous (France 5) du 6 septembre, 6 minutes pour trancher (RTL) du 7 septembre et Bourdin Direct (BFMTV-RMC) du 16 septembre. 
Conseillers désignés par le Président de la République
Olivier Schrameck, présidentjusqu'en janvier 2019
Francine Mariani-Ducrayjusqu'en janvier 2017
Conseillers désignés par le Président du Sénat
Nicolas Aboutjusqu'en janvier 2017
Mémona Hintermann-Afféjeejusqu'en janvier 2019
Nicolas Curienjusqu'en janvier 2021
Conseillers désignés par le Président de l’Assemblée nationale
Patrice Gélinetjusqu'en janvier 2017
Sylvie Pierre-Brossolettejusqu'en janvier 2019
Nathalie Sonnacjusqu'en janvier 2021
Que signifie "une maîtrise de l’antenne 
"Une volonté de censure"

"Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé auprès du Conseil un discours qu’ils percevaient [subjectivité] comme une forme [amalgame] de racisme et d’islamophobie", indique le CSA par communiqué. Si tout est dans le flou, les faits ne sont pas caractérisés et le CSA sombre dans la sujétion aux groupes de pression associatifs et le procès d'intention contre la liberté de pensée.

Bourdin Direct est blanchi: proche du pouvoir ? Dans le cas des amis, le CSA ne pas cède pas à l'accusation de manquement. Le régulateur [!] estime que "la maîtrise de l’antenne doit être proportionnée au discours de l’invité et donc particulièrement forte lorsque ce dernier se caractérise par l’exacerbation des antagonismes au sein de la société française et la justification de comportements discriminatoires". Le CSA a-t-il dressé une liste noire des penseurs a l'Index de la Socialie ?

L'exception faite de l’émission Bourdin Direct se justifierait, selon le CSA.
"La maîtrise de l’antenne avait été effectuée par le journaliste, dans la mesure où les propos de l’invité ont fait, le plus souvent, l’objet d’une contradiction parfois vive".
 Bourdin, censeur officieux mais agréé par le CSA ?

En revanche, le Conseil a estimé que "la maîtrise de l’antenne avait été insuffisamment assurée" par C à vous et 6 minutes  et a "mis en garde les responsables de RTL et de France Télévisions contre le renouvellement d’un tel manquement.

samedi 16 juillet 2016

Deux erreurs de François Hollande ont conduit au carnage de Nice

Les frappes aériennes de Hollande sur la Syrie, suite aux attentats du 13 novembre, n'ont pas empêché les carnages de Paris ou Nice 

Atlantico a interrogé à ce sujet Alexandre del Valle, un géopolitologue et essayiste franco-italien. 


Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme. Il est notamment auteur des livres
Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

Atlantico : En réponse à l'attaque de Nice, François Hollande a affirmé : "Nous allons renforcer nos actions en Syrie et en Irak. Nous allons continuer à frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire". Cette rhétorique guerrière ne sert-elle pas à détourner le problème de sa réalité, à savoir que les auteurs des dernières attaques de nature terroriste en France sont des ressortissants français ?
Alexandre del Valle : On retrouve cette analyse dans l'un des rapports de Malek Boutih, co-fondateur de SOS racisme, qui a fait couler beaucoup d'encre. Il évoque une haine de type nazifiante, sous couvert d'islamisme, qui grandit dans les banlieues, sans rapport avec la misère - il affirme lui-même que les miséreux n'ont pas le temps de préparer des attentats terroristes.

Cette haine est produite en partie par notre société qui ne sait plus intégrer [où s'en défend pour des raisons idéologiques], transmettre le patriotisme, appliquer les règles. L'Etat a démissionné dans ces zones de non-droit où la haine peut prospérer, tant appuyée par des voyous que par des islamistes [sans compter les associations qui pullulent et s'activent, à l'instar des MJC auxquelles on ne pensent pas en matière de populisme communautariste]. Les théâtres [militaires] syrien et irakien n'ont donc pas une influence fondamentale dans cette haine qui s'est aujourd'hui autonomisée. 
Un véritable chaudron est en train d'exploser dans des zones de non-droit [hexagonales]des ressortissants français, souvent aux origines étrangères [ce qui soulève la question de la binationalité], mais pas toujours, vouent une haine farouche à notre société [en conséquence de l'anticolonialisme rampant et de la culpabilité post-coloniale insufflés par les réseaux et collectifs relayés par la presse de gauche], à tout ce qu'elle représente, et sont prêts à mourir pour cela. 

Sur le dossier syrien, le problème de la communauté internationale, et de la France notamment, réside dans l'absence de vision stratégique consensuelle quant à l'avenir des territoires sous contrôle de l'EI, lorsque celui sera défait. En lieu et place d'envoyer toujours plus de moyens pour frapper l'EI, le gouvernement français ne pêche-t-il pas par cette absence de réflexion et de conviction de ses partenaires dans cette voie ?

Alexandre del Valle : On le voit bien en Syrie : le fait de ne pas avoir désigné clairement la nature de la menace - à savoir l'islamisme radical ['islam radical' ne serait pas un pléonasme] - et préférer plutôt désigner Daesh [sur injonction de Laurent Fabius à la presse], a permis d'affaiblir ce dernier dans les zones ciblées par les frappes occidentales, tout en permettant la progression d'autres groupes djihadistes comme al-Nosra, le Front islamique, Jaich al-Islam, etc. En désignant l'islamisme radical, on aurait ainsi pu privilégier l'action contre cet ennemi principal dans son ensemble et trouver une solution de paix en Syrie, évitant ainsi le blocage des pourparlers, car en dehors de l'intransigeance de Bachar al-Assad, ces derniers sont bloqués parce que les Occidentaux, les Turcs, les Saoudiens et les Qataris ont réussi à mettre en place une représentation permanente dite de "l'opposition syrienne" (HCN) qui englobe plusieurs mouvements djihadistes dangereux, dont certains sont très proches sur le terrain d'Al-Qaeda. 
Le fait d'avoir intégré ces mouvements aux rebelles dits "fréquentables" a donné un prétexte à Bachar al-Assad, mais aussi à la Russie, pour dire qu'il n'est pas possible de mettre en place une transition en Syrie pour laquelle on identifie Daesh comme le grand méchant, tout en excluant les autres mouvements djihadistes de cette liste des méchants. C'est là où réside le problème quant au fait de ne pas avoir désigné la nature philosophique de l'ennemi principal et d'avoir cantonné la campagne de bombardements à Daech. 
C'est d'autant plus déstabilisant pour la Syrie qui avait fait du chemin sur la voie de la sécularisation et dans la lutte contre l'islamisme avant 2011 et que ni l’Occident ni les monarchies du Golfe ne peuvent être crédibles quand ils affirment que les djihadistes d’Al-Nosra et de Da’ech doivent être exclus des pourparlers de paix en vue de la transition, mais qu’au contraire d’autres djihadistes aussi barbares, comme Jaich al-Islam, doivent être acceptés comme le noyau-dur de l’opposition sunnite anti-Bachar fréquentable et destinée à prendre les commandes de la Syrie post-Assad… 
De ce point de vue, l’obstination de Moscou à demander que les Nations unies classent Jaich al-Islam ou Ahrar al-Sham dans la liste des organisations terroristes afin de les exclure de la solution de transition en Syrie ne me paraît pas du tout stupide et est bien plus cohérente que la schizophrénie occidentale pro-saoudienne et pro-qatarie

En l'absence de consensus et de vision quant à l'avenir du territoire syrien en cas de défaite de l'EI, qu'apportent concrètement les frappes menées actuellement en Syrie, notamment par la France ? Ne s'agit-il pas d'une erreur stratégique dont nous payons aujourd'hui le prix ?

Alexandre del Valle : Si l'ennemi principal avait été désigné - celui qui a frappé à Nice, au Bataclan, à Bruxelles, aux Etats-Unis, etc. - nous aurions ainsi fait comme les Russes, c'est-à-dire nous aurions bombardé les positions de l'ensemble des mouvements djihadistes précités, et pas seulement de Daesh, même si cela risquait de servir les intérêts du régime syrien. Même s'il nous déplaît, nous aurions également collaboré avec le régime de Damas. Contrairement à ce qu'on nous dit, ce dernier n'est pas responsable des 200 000 à 300 000 morts du conflit annoncés, dans la mesure où près de la moitié sont des membres du régime ou des civils qui en étaient partisans. 
Nous sommes donc en présence d'une vraie guerre civile où il y a autant de morts des deux côtés et où les rebelles "syriens" sont souvent des moujahidines venus du monde entier dont le dernier souci est l’intérêt de la Syrie. La vision occidentale d'un Bachar al-Assad sanguinaire qui aurait fait 200/300.000 morts est donc simpliste et elle n’aide pas à désigner l’ennemi principal, celui qui menace notre civilisation, notre mode de vie, nos intérêts vitaux et notre population, comme on l’a vu à Nice entre autres. 

L'ennemi, c'est celui qui vous menace chez vous, qui menace votre territoire, votre population, votre intégrité même. Aujourd'hui, la Syrie de Bachar al-Assad - comme l'Irak hier - ne menace pas du tout l'Occident, à la différence des islamistes radicaux qui veulent islamiser leur population et à terme toute planète de gré ou de force. Si nous avions hiérarchisé l'ennemi, nous aurions eu la possibilité d'une plus grande entente avec les Russes - et donc d'une plus grande efficacité quant aux frappes menées - et d'une collaboration avec ceux qui connaissent le mieux le terrain, c'est-à-dire le régime syrien lui-même dont nous n’avons aucun droit de violer la souveraineté et à qui nous n’avons aucun droit de déclarer la guerre comme le voulaient les adeptes du régime, pour la bonne et simple raison qu’il ne nous a pas agressé ni menacé. 
De façon selon moi stupide et contre-productive, depuis le début du printemps arabe, toutes les communications ont été rompues avec le régime de Damas, y compris avec nos services de renseignement les plus hauts placés et notre armée. Il ne faut pas oublier que depuis la fin de la Guerre froide, la Syrie collaborait étroitement avec les Occidentaux en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme islamique, de même que la Libye de Kadhafi que nous avons agressée en détournant honteusement une résolution onusienne et là aussi pour complaire à nos étranges "amis" que sont la Turquie et les monarchies du Golfe devant lesquels tous nos hommes politiques s’agenouillent. La stratégie occidentale a ainsi été complètement renversée puisqu'elle a consisté à désigner comme ennemi celui qui ne nous menaçait pas -ou plus - (Syrie et Libye) et à désigner comme allié ceux qui nous menacent objectivement puisqu’ils veulent conquérir-islamiser la planète… 

Certes, plus il y a d'attentats commis en Occident, plus nos dirigeants semblent devenir plus raisonnables ou adoptent un discours plus réaliste sur ce constat. mais il est triste qu’ils sortent du formatage de guerre froide et des erreurs stratégiques uniquement après des attentats terroristes commis sur leur sol que l’on aurait pu éviter, si l’on avait adopté d’autres politiques et stratégies depuis des décennies. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard -même si cela était prévu avant - si John Kerry est allé à Moscou pour mieux coordonner la coopération militaire entre les Etats-Unis et la Russie. 

Les temps changent. Et le coup d’Etat perpétré par l’armée en Turquie hier le 15 juillet 2016 montre bien que l’ennemi principal n’est pas seulement Daesh, mais l’islamisme radical dans son ensemble qui est un tout et dont Erdogan était l’un des leaders au même titre que Khomeyni [Iran], Tourabbi [ancien chef des Frères musulmans soudanais], [Rached] Ghanouchi [islamiste tunisien], Morsi  [Egypte] ou même Bagdadi [djihadiste irakien de État islamique d'Irak], quoi que plus rusé et apparemment moins violent.

Au regard de ces deux constats et des erreurs commises, quelles seraient les réponses appropriées à apporter à une telle situation, aussi bien en France, que sur le terrain syrien ?


Alexandre del Valle : Pour ce qui est de la France, comme le dit Malek Boutih, mais également Samia Ghali (PS), George Fenech, Thierry Mariani, donc les rares politiques lucides de tous bords, il convient d'appliquer la loi sans complexe, sans exceptions communautaires et sans compromission. Si besoin, il ne faut pas hésiter à envoyer l'armée dans certaines banlieues [une requête de Samia Ghali à Marseille] où les premières victimes sont les personnes qui y vivent, ne l’oublions jamais, car elles sont prises en otage et abandonnées par les forces de l’ordre alors qu’elles aussi un droit à la sécurité. 
C'est une extrême minorité qui terrorise ceux qui y habitent. Il est temps que l'Etat français renverse le sens de la peur : comme le disait Charles Pasqua dans les années 1990, il faut que celui qui est dans le camp des terroristes ou de la délinquance ait plus peur des forces de l'ordre que l'inverse. Or, aujourd’hui, hélas c’est largement l’inverse. 

Leur idéologie de haine culpabilise-t-elle les "rouges" de France ?
Quand on parle de répression, il n'est pas question du délit de faciès ou de l'islamophobie, il ne faut plus se laisser impressionner par la manipulation culpabilisante du politiquement correct et de l’antiracisme dévoyé, mais il est question de l'application de la loi, sans exception, et sans plier. Nulle "dérive sécuritaire" dans l’application de la loi, car sans la force qui l’appuie, la loi n’est rien, et sans le règne de la loi et le respect des forces de l’ordre, c'est le retour de la jungle et de la violence privée.

Il convient également de développer une pédagogie, un contre-argumentaire intelligent, afin de ne pas laisser la seule extrême-gauche occuper ce terrain de la communication. Or, c’est ce qui se passe depuis des mois quand des extrémistes gauchistes violents ouvertement hostiles aux lois en vigueur et aux forces de l’ordre ont ridiculisé l’Etat et bloqué des zones publiques en quasi totale impunité, de surcroît en médiatisant des messages révolutionnaires hostiles à la nation. A mon avis, le discours de l'extrême-gauche [anarchiste], révolutionnaire, anti-patriotique, antisioniste, tiers-mondiste, anti-patrons, anti-flics et anti-occidental prépare le terrain à la radicalisation islamiste que l'on observe. En effet, lorsqu'elle désigne les forces de l'ordre comme l'ennemi, comme l'Occident, et au contraire les casseurs, le Tiers-Monde anti-occidental et les terroristes islamistes comme étant des victimes, sur fond de haine de soi et de théories conspirationnistes anticapitalistes, le terrain du discours de haine islamiste et djihadiste est largement préparé. 

Mais il n’y a rien en face. La gauche la plus extrême est si banalisée et tellement légitimée depuis des décennies, qu’aucun discours ne parvient ou n’ose la remettre en cause [voire diabolisée et étiquetée 'fasciste']. A l'inverse, l'Etat et la nation doivent d’urgence produire un discours d'amour de la collectivité nationale plutôt que de laisser des idéologues subversifs haineux qui prônent la désobéissance de la loi, l'agression des policiers et la haine de la Nation fanatiser nos jeunes et légitimer indirectement les kamikazes. Il ne faut pas oublier non plus le contrôle des réseaux sociaux qui sont aujourd'hui la caisse de résonance principale des recruteurs djihadistes mais qui sont presque totalement hors contrôle.

Pour ce qui est de la Syrie, il est temps de désigner l'ennemi principal (lien Atlantico). L'ennemi principal n'est pas celui qu'on n'aime pas ou qui n'a pas nos valeurs, mais celui qui vient vous menacer concrètement chez vous. Aujourd'hui, Bachar al-Assad ne représente pas une menace pour l'Occident. De même que nous avions fait le choix de la collaboration avec les communistes pour défaire les nazis - soit le choix d'un moindre mal pour vaincre un plus grand mal - il faut désormais ne pas hésiter à collaborer avec certaines dictatures arabes, comme l'Egypte - injustement vouée aux gémonies, selon moi, lorsque le maréchal al-Sissi a pris le contrôle du pays - l'Algérie, les Emirats Arabes Unis ou la Syrie qui ont le même ennemi islamiste (Frères musulmans) commun [Ayons également une pensée pour Ben Ali, en Tunisie]. Face à l'ennemi principal, malheureusement, nous n'avons pas le choix, nous devons collaborer avec tous les Etats qui ont le même ennemi si leur collaboration s’avère être précieuse. Qu'on le veuille ou non, ceux qui agressent les populations civiles pro-régime en Syrie et veulent renverser Assad par le djihad sont les mêmes que ceux qui commettent des attentats en Occident. Ceux qui ne jouent pas le jeu comme la Turquie d’Erdogan, le Qatar ou l'Arabie saoudite, doivent être sanctionnés, car notre amitié et notre alliance sont conditionnés par le respect de nos intérêts vitaux que ces Etats violent depuis des décennies en armant, formant et appuyant ceux qui veulent clairement notre perte en tant que civilisation judéo-chrétienne européenne. 

Le pétrole n'est pas le seul moyen de pression qui existe; nous disposons également de moyens de pression à l'encontre de ces pays, à commencer par nos bases militaires et accords de défense qui maintiennent en vie les dynasties en place incapables de gérer une armée et qui auraient été balayées depuis longtemps sans notre protection militaire. Nous ne pouvons pas accepter que nos alliés, protégés par nous, proposent à la fois des coalitions contre le terrorisme tout en finançant et instruisant les djihadistes anti-occidentaux. 
Prenons l'exemple du Koweït, Etat en faveur duquel nous sommes intervenus militairement contre le régime de Saddam Hussein 1990 : sous ses apparences pro-occidentales, celui-ci constitue le plus grand contributeur financier pour les mouvements terroristes. Sa façon d’être notre "allié" et de nous rendre la pareille a consisté à financer les djihadistes qui nous combattent… avec des amis comme ceux-là, pas besoin d’ennemis !

dimanche 27 septembre 2015

Absurdité de la pensée unique: le Mali est-il un pays de race blanche ?

Reproche à Nadine Morano de penser que la France est un pays de "race blanche'" 

Tabou du politiquement correct: les races sont une invention 
Laïcité ne signifie pas oecuménisme

La théorie du genre fait disparaître les caractères sexuels, alors les ''races' et les religions !...
Nadine Morano a transgressé les tabous en disant l'impensable que tout le monde pense sans le dire. La presse s'est emparée d'une déclaration pour en faire une polémique, sorte de piqûre de rappel de ce qu'il faut penser, n'en déplaise aux penseurs libres et davantage encore aux libres penseurs, qui s'accommodent des atteintes aux libertés de pensée et d'expression.

L'eurodéputée regrette l'"envahissement" du pays, mais n'aurait pas le droit de le dire au "pays des libertés" ! 
Pour contester le droit supposé de migrants -dont les origines d'un sur trois ne sont pas toujours attestées - elle fait d'ailleurs valoir que les racines de la France sont ''judéo-chrétiennes" et non pas syriennes, ni maliennes, ni afghanes. Mais ses rappels ne satisfont pas les chroniqueurs Léa Salamé, franco-libanaise née à Beyrouth, d'un père universitaire libanais et d'une mère arménienne, et Yann Moix, découvert par Bernard-Henri Lévy. 
Hormis Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef au service politique de Valeurs Actuelles - "venu faire la promotion de son livre 'Une Election ordinaire', selon les hôtes maltraitants d'ONPC sur YouTube, le plateau était garni de contradicteurs potentiels: Frédéric Chau, un humoriste (du Jamel Comedy Club) et acteur né à Hô-Chi-Minh-Ville de parents chinois originaires du Cambodge et authentique réfugié du Viêt Nam dans les années 70 et Xavier Durringer, un scénariste et réalisateur français, également venu vendre un livre paru il y a plusieurs semaines et auteur d'un film de mai 2011 évoquant certains aspects à charge de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, comme Frédéric Chau, mais à la différence de Nadine Morano, candidate à la primaire Les Républicains.

Après avoir tenté en vain d'opposer Nadine Morano à Nicolas Sarkozy, les chroniqueurs l'ont harcelée de questions sans la désarçonner, jusqu'à la fin, quand leurs questions se chevauchaient. Nadine Morano est une débatteuse coriace que les charges de ses interlocuteurs ne font pas vaciller sur ses convictions. Et elles sont pourtant à contre-courant de la pensée unique qui dirige les arrogants du microcosme parisien. Dans l'arène, les amateurs de polémiques en furent pour leurs frais. Ils avaient ouvert le questionnement sur l'affaire des insultes de Guy Bedos qui la traita de "conne" à Toul, la ville où elle est domiciliée avec ses enfants et où le public pouvait retirer des places gratuites distribuées par la mairie socialiste... Mais, l'air niais (même refait), Ruquier n'y trouva rien à redire, puisqu'il employa le fils Bedos, et railla même l'ancienne ministre d'en être offusquée, puisque Bedos est un  comique grossier et un  misogyne invétéré de quatre-vingts ans. 

La députée européenne a assumé de précédentes déclarations passées au crible
  
La candidate à la primaire Les Républicains était invitée pour développer ses propos sur l'immigration et l'Islam. Ils ont provoqué de vifs échanges sur le plateau, mais aussi des applaudissements du public et des huées dirigées contre Ruquier. Face à Laurent Ruquier, ses deux chroniqueurs et des invités mal disposés (Durringer, F. Chau et Marc Lavoine dans le rôle de l'humaniste populiste qui aime les voitures), Nadine Morano a été appelée à s'exprimer une fois de plus sur  le port du voile, dans le (secret ?) espoir de faire du buzz, alors que l'émission est boudée par les responsables politiques, enfin las de se faire malmener, notamment François Fillon qui s'est juré de ne jamais entrer dans la cage aux fauves et l'a rappelé ce dimanche. 
''Et quand vous voyez le nombre de personnes qui portent des voiles intégraux en France, ça c'est un envahissement '', a-t-elle fait observer. Les commentateurs sautent allègrement des phrases et des minutes d'échanges pour enchaîner sur sa mise en garde: il s'agit d'''une question de sécurité (...) Vous ne savez pas du tout qui se cache là-dessous'', a-t-elle insisté, farouche. 

Souvent décrié, Twitter est appelé à la rescousse de l'émission à scandales de politique spectacle 

La Morano est aimée pour ce qu'elle dit. Si les bobos parisiens à la traîne du pouvoir socialiste la pointent, les Français se reconnaissent en elle. Authentiquement populaire pour n'avoir pas été rééduquée à Science Po ou formatée à l'ENA, elle est du peuple, pour le peuple. 

Reprochant à Nadine Morano d'être obsédée" par la religion musulmane, Yann Moix a cité les déclarations de sa cible en juillet dernier dans les colonnes de Valeurs Actuelles : ''Il faut préserver nos racines, ça veut dire aussi qu'il faut maîtriser l'immigration, il faut que la religion musulmane reste une religion minoritaire, je le dis''. La députée reste ferme: ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a souligné l'ex-ministre, ce qui fait réagir le comédien Frédéric Chau qui se qualifie de ''jaune.''

Froidement, Moix estime même que la France pourrait tout aussi bien devenir un pays musulman et déplore que l'invitée de l'émission ne le souhaite pas. Il est ainsi fait grief à Nadine Morano de répondre fermement: "je n'ai pas envie que la France devienne musulmane".


Le polémiste Yann Moix fait aussi son trou dans l'émission sur le mot ''race'', répliquant avec véhémence : ''N'utilisez pas ce mot, c'est indécent''. A part cet interdit, la police de la pensée n'est pas totalitaire...  ''Je suis désolée, c'est un mot qui est dans le dictionnaire; je ne vois pas en quoi il est choquant'', oppose Nadine Morano au moraliste. 

L'intervention de l'ex-ministre a suscité de nombreuses réactions sur Twitter. 
Ainsi le journaliste David Perrotin a rappelé que le mot ''race'' figurait bien au dictionnaire, mais avec ''une précision de taille'', c'est-à-dire une connotation qui s'applique aux régimes communistes aussi bien. Perrotin est à BuzzFeed France, après avoir été à Rue89 (c'est-à-dire Le Nouvel Observateur, à 66% propriété de Bergé-Niel-Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) et Libération (détenu par Bruno Ledoux et Patrick Drahi, également propriétaire de L’Express et L’Expansion. Le dernier de cette triade d'hommes d'affaires, le banquier Pigasse est également actionnaire du journal Le Monde et du... Huffington Post
Nadine Morano fait face à du lourd, une mafia d'hommes d'affaires qui dicte sa loi aux décrypteurs et chroniqueurs.
 
Le site TerraFemina qui soutint Ségolène Royal en 2007 et fait aujourd'hui le procès de Nadine Morano s'est ainsi appliqué à provoquer des prolongements à l'émission. 
Exemple d'amalgame délirant instrumenté par ce media:
(en arabe, s'il vous plaît!)
Sans mise au point, ce site publie des tweets de téléspectateurs (d'un niveau intellectuel remarquable) "qui ont largement réagit (orthographe dans son jus) à ces propos qu'ils jugent racistes et insultants."
TerraFemina cautionne ces débordements, Moix rappelle les autres à la décence et Ruquier valide les insultes de Bedos à Morano "dézinguée" par les internautes, se félicite le media dédié aux... femmes ! 
La précédente internaute avoue ne pas savoir de quoi elle parle...
TerraFemina qui publie le premier ne peut ignorer le second, niaisement insultant, qu'il passe sous silence. 
Quand la république se porte mal, la démocratie entre en souffrance et le peuple en révolte.

jeudi 17 septembre 2015

André Santini (UDI) condamné pour injure publique; Guy Bedos, relaxé, pour le même motif...

Face à la justice, les élus sont-ils égaux, qu'ils soient de droite ou de gauche ?

Difficile d'apprendre aux enfants de ne pas traiter les petites filles de 'connes'

La Justice distribue donc des primes à l'agression verbale des opposants au régime...
 
Poursuivi pour avoir insulté l'eurodéputée Nadine Morano (Les Républicains) en la traitant de "conne" en public, pour faire rire son public de beaufs, Guy Bedos a été relaxé lundi: eu égard à son âge ?

Bien que Guy Bedos soit allé provoquer l'élue jusque dans sa circonscription de 
Toul
(Meurthe-et-Moselle) en octobre 2013 devant 1.300 spectateurs et électeurs potentiels, le tribunal correctionnel de Nancy a estimé que l'octogénaire est resté dans "la loi du genre" en tant que comique, et qu'il n'a "pas dépassé ses outrances habituelles", lorsqu'il avait copieusement insulté l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy.

"Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l'avez échappé belle ! On m'avait promis qu'elle serait là… Quelle conne !" avait notamment lancé l'artiste sur scène, entre autres injures à l'intention de l'élue. L'humoriste était resté "dans son registre habituel", a tranché le tribunal.  Tout bien considéré, ce commentaire prononcé par le juge est beaucoup plus sévère sur le fond qu'une peine correctionnelle. Il est aussi révélateur du niveau du juge: peut-être n'est-il pas abonné à Télérama...

Cette relaxe n'était que la première partie du grand spectacle judiciaire
"Je demande à mon avocat de faire appel de cette décision" de relaxe, a indiqué en fin de journée sur Facebook Nadine Morano, alors en déplacement au Liban. Me Alain Behr a en effet affirmé un peu plus tôt que "déterminée comme elle est, Nadine Morano fera sûrement appel de cette décision" bien que le tribunal ait qualifié les propos de l’humoriste "d’injures bedossiennes". Plus vous en dites, mieux c'est ! 
Sa cliente "ne partage pas la décision du tribunal, s’étant sentie insultée personnellement par l’humoriste." Pour lui, la décision du jour "n’est que la première mi-temps de leur match".

Guy Bedos avait récidivé avant le jugement.
Il en effet a renouvelé son injure dans l'émission "On n'est pas couché" sur France 2 le samedi précédent. "Pas un mot, ni pour, ni contre Nadine Morano. Elle est trop chère. J'aurai le jugement lundi, d'ici là, je me tais", avait-il répondu dans un premier temps à Laurent Ruquier, avant de s'emporter une nouvelle fois. "15.000 euros quand même ! 15.000 euros ! Ça ne va pas non ? Connasse !", avait-il hurlé, suscitant les rires du public, répondant à l'incitation de l'animateur du service public. Interrogé sur cette sortie, Me Alain Behr a précisé que sa cliente "ne portera pas plainte pour cette nouvelle insulte".

Il serait naturel que les associations mettent un terme à cet engrenage de l'insulte, mais leur orientation politique ne les y incite pas. 
Et Mme Laurence Rossignol serait bien inspirée de prendre le parti de sa consoeur, en qualité de ministre, non pas de femme, féministe et ..., comme dirait Bedos !  
Et un Bedos peut en cacher un autre: les chiens ne font pas des chats.

Le député-maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), André Santini (UDI), a été condamné jeudi à 1.000 euros d'amende pour injure publique
A-t-il traité de "con" son adversaire politique EELV, lors de la campagne des municipales? 



La décision de la cour d'Appel de Versailles est identique à celle prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Nanterre, en décembre 2014: solidarité corporatiste oblige ! De plus, A. Santini devra verser au plaignant, l'étudiant de 22 ans, Serge Brière, un euro de dommages et intérêts.

Connu pour ses bons mots, l'ancien ministre n'est donc ni humoriste, ni dessinateur de son état, or, l'insulte est leur domaine réservé. Le 20 octobre 2013, il avait taxé S. Brière, candidat sans étiquette, de "petit con". "Regardez-le bien, vous ne le verrez pas longtemps", avait ajouté l'édile, prenant à partie les personnes présentes à une terrasse de café. A un petit garçon déçu de tomber sur Hollande au Salon de l'Agriculture 2013, à la place de Nicolas Sarkozy, le président ne lui avait-il pas lancé : "Sarkozy? Tu ne le reverras plus !" Le juge a feint de ne pas faire le lien entre les mots de Hollande et ceux d'A. Santini en écho 

Aux yeux de la justice que l'on dit aveugle, l'insulte "conne" - franc et massif, sans demi-mesure, ni repentance,  serait plus respectueux que l'apostrophe d'homme à homme. Mais sans doute que, en effet, l'adjectif "petit" est-il plus humiliant que le mot "con" dans le langage viril des hommes. Il est probable que si A. Santini maniait le langage "politiquement correct" avec l'aisance du fieffé hypocrite, son appréciation sur ce  "con à verticalité contrariée" aurait été salué de la relaxe... 

Quoi qu'il en soit, prononcée sur une estrade publique, cette gracieuseté langagière lui aurait valu la relaxe

"Monsieur Santini ne saurait se draper dans son statut d'humoriste politique pour justifier les injures proférées à l'encontre de ses opposants politiques", s'est réjoui l'avocat de l'élu écologiste, Me Tewfik Bouzenoune, prolongeant le procès par communiqué.

"Cet arrêt rappelle la nécessité de respecter ceux que l'on combat politiquement sans débordement langagier. En qualité d'homme politique expérimenté, il a un devoir d'exemplarité", a encore estimé le bavard.

Maire depuis 1980 de sa commune située au sud de Paris, André Santini avait déjà été condamné à deux reprises pour "injure publique": une première fois à l'encontre d'un élu socialiste traité de "minable", une deuxième contre une édile écologiste qualifiée de "complètement givrée".  A. Santini a été aussitôt excusé par ce jugement que le blog livre à l'appréciation du juge friand d'insanités plutôt que d'humour : "La preuve que le pape ne connaît rien à l'utilisation du préservatif, c'est qu'il l'a mis à l'index."


Dans le même registre, on se demande pourquoi Bourg-la-Reine n'a pas été rebaptisé, puisqu'il a fallu rebaptiser Tremblay-lès-Gonesses en Tremblay-en-France, à cause  d'une contrepèterie anti-féministe pourtant peu accessible. Maintenant, le mot "con" est interdit  au masculin; au féminin, il est de bon aloi. Le combat des femmes continue ! 


Le machisme du dessinateur Alex ne s'étale-t-il pas sur les réseaux ?



Les femmes et les féministes - ici dépoitraillées comme des Femen - apprécieront-elles d'être croquées en chiennes en chaleur ?

mardi 24 février 2015

Le déni de l'islamisme en France favorise la montée des communautarismes

La répression tout azimut, solution Hollande au terrorisme religieux comme à l'homophobie 

Il est reproché au président du CRIF, Roger Cukierman, des propos stigmatisants sur les "jeunes 
musulmans"

Le président Hollande accueilli au 30e dîner annuel du CRIF
 
par son président et son vice-président, Roger Cukierman 
et Francis Kalifat, le 23 février 2015 à Paris
et équivoques sur Marine Le Pen, à quelques heures du dîner de son organisation.
  
Au cocktail apéritif, le socialiste Jean-Paul Huchon, président PS de l'Ile-de-France, prenait parti: "C'est très embêtant (...) Là il fait la totale, l'ami Cukierman", a-t-il lâché. Quant à Jean-Vincent Placé (EELV), il a regretté que ce dîner n'ait pas été un "temps d'unité nationale maximale". Latifa Ibn Ziaten, mère d'Imad, le militaire assassiné par Mohamed Merah, terroriste islamiste franco-algérien et auteur des tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban campait dans le communautarisme: "Les jeunes musulmans se sentent déjà montrés du doigt. Ce n'est pas la peine d'en rajouter".

A son arrivée, l'ancien président Nicolas Sarkozy a pris le contre-pied de Serge et Arno Klarsfeld, qui avaient les premiers condamné les mots de R. Cukierman sur Marine Le Pen: "Heureusement qu'il y a des gens dans la communauté (juive) qui tiennent des propos sensés," a-t-il commenté, avant  un vif échange, quelques minutes plus tard,  avec le numéro 2 du Crif, Francis Khalifa.

Roger Cukierman a tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son «vif regret» de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", a déclaré R. Cukierman, rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec D. Boubakeur. 

Il a réitéré sa mise au point sur la présidente du Front national, qui n'est «ni fréquentable ni irréprochable» tant qu'elle ne se désolidarisera pas des propos de son père. "Nous continuerons à ne pas inviter Mme Le Pen au dîner du Crif et à ne pas conseiller de voter pour le Front national".

Marion Maréchal-Le Pen, au secours de Cukierman, "broyé par le politiquement correct"

La classe politique française aurait remonté les
 bretelles du président du CRIFselon l'élu FN du Vaucluse, suite à ses propos objectifs sur Marine Le Pen, lundi.  "Le président du Crif ne peut pas établir un état de fait sans être immédiatement broyé par le politiquement correct", a souligné,  mardi, Marion Maréchal-Le Pen sur France 2, après la déclaration de Roger Cukierman sur Marine Le Pen, lundi, suivie d'un rétropédalage. 
"Le fait que Marine soit irréprochable sur la question de l'antisémitisme est un état de fait. Elle n'a jamais été condamnée. (Le fait) que la majorité des actes antisémites en France sont le fait de musulmans est une réalité", a poursuivi la députée du Vaucluse.

Lundi matin, le jour du dîner annuel du CRIF, Roger Cukierman avait déclaré que Marine Le Pen est "irréprochable personnellement".  
Mais il avait dû revenir sur cette déclaration: "Marine Le Pen n'est pas une personne fréquentable, ni irréprochable, aussi longtemps qu'elle continuera à ne pas se désolidariser des propos de son père pour lesquels il a été condamné par la justice" et qui " continue d'accepter au Front national des personnalités qui sont des négationnistes, des vichystes, des pétainistes". A noter que si François Mitterrand a été pétainiste (photo ci-contre), il n'a jamais adhéré au Front national.

Le président du CRIF a subi des pressions de toutes parts, la bouderie du Conseil français du culte musulman, une espèce de réaction médiatique très forte. Bref, le mécanisme habituel de terroriser toute réflexion politique dans ce pays qui sort du cadre établi par la classe politique française", a-t-elle dénoncé.
"Marine Le Pen, à plusieurs reprises, s'est expliquée sur les propos de son père, elle a dit d'ailleurs qu'elle n'en partage pas le contenu; il n'y a là-dessus aucune espèce d'ambiguïté", a rappelé sa nièce. 

Hollande promet des sanctions accrues contre la "lèpre" de l'antisémitisme

Au 30e dîner annuel du Crif, le président Hollande a annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite, alors que les représentants musulmans du CFCM, choqués par des propos de son président Roger Cukierman, boycottaient le repas.
"Il n'y a pas d’antisémitisme ordinaire", a affirmé Hollande parlant d'une "lèpre» qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse".  Manuel Valls présentera "dans les prochains jours" un plan "aussi complet que concret", a précisé le président. Des "sanctions plus rapides et plus efficaces" vont être prises:  Hollande "a souhaité" que "tout propos de haine, raciste, antisémite ou homophobe ne relève plus du droit de la presse mais du droit pénal". C'est l'annonce d'une répression sur des bases subjectives et donc des règlements de comptes. De plus, sera renforcé le caractère aggravant de la connotation antisémite d'un délit.

"Nous allons renforcer les outils du droit" contre les personnes tentées par le djihadisme, a ajouté Hollande, annonçant la présentation en conseil des ministres, le 18 mars prochain, d'un projet de loi sur le renseignement"Pour être efficace", Hollande a insisté sur la dimension européenne de la lutte contre le terrorisme et s'est félicité de l'application "d'ici la fin de l'année" du PNR (Passenger Name Record), la communication des données des fichiers de passagers aériens. 
Outre ses voisins européens, Hollande a également mis en cause les "majors" américaines, les mettant face à leurs responsabilités: "Si vraiment les grands groupes d'internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation". Lors de leur venue en avril, «nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'internet et je vous assure que nous contrôlerons son application". "

Roger Cukierman a appelé à une minute de silence en hommage aux victimes du "cauchemar effroyable que nous avons vécu au début de cette année".

Le président du CRIF faisait notamment référence aux tueries -par des djihadistes de France- provoquées par les dessinateurs libertaires de la feuille anarcho-révolutionnaire Charlie Hebdo et contre un supermarché casher près de Paris, qui ont fait 17 morts dont quatre juifs, ainsi qu'aux récents attentats de Copenhague qui ont fait deux morts, dont un juif mi-février.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et son président Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait choisi de bouder le dîner, une politique inédite de la politique de la chaise vide à ce rendez-vous œcuménique religieux et politique.

Le président du Consistoire israélite de France a apporté aujourd'hui son soutien au président du CRIF

Joël Mergui a dénoncé un "islamisme radical".
"On est dans un moment de vérité en France, on ne peut pas dire, faire comme si l'islamisme radical n'existe pas", a déclaré Joël Mergui, interrogé par i-télé (groupe Canal+).

"C'est une question de transparence de dire que quand des actes sont commis en disant 'Allah Akbar' ils sont commis au nom de l'islam", a-t-il ajouté, en référence notamment aux attentats commis depuis janvier à Paris.

"Quand des meurtres ont été faits en France, ou dans différents pays, en instrumentalisant l'islam, on a le devoir de le dire", a martelé le président du Consistoire, précisant que cela "ne concerne pas tous les musulmans" mais que "tous les musulmans doivent dénoncer ces actes faits au nom de l'islam". Plutôt que de poser un lapin aux CRIF...