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vendredi 18 janvier 2019

PMA : sacrilège d'une députée LREM associant "parent d'intention" à "écoles coraniques"

Atteinte à la démocratie et à la liberté d'expression, le politiquement correct profite à certains 

Les dénis de race et de genre font leur chemin

PMA : une députée LREM associe "parent d'intention" et "écoles coraniques"
"Grand débat national" pour la galerie, avec les maires,
mais censure  des élus, dans le parti présidentie
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La députée LREM Agnès Thill est opposée à l'extension de la PMA et elle n'a pas le droit !
"L'absence de genre dans le mot 'parent' favorise l'éclosion d'écoles coraniques", a estimé jeudi 17 janvier, ce membre de la Commission des Affaires culturelles et de l'Education à l'Assemblée nationale. Et ses propos sont condamnés par des élus de son groupe. Déjà rappelée à l'ordre à plusieurs reprises par le parti présidentiel pour certaines de ses prises de positions, parce qu'elles étaient publiques, l'élue LREM de l'Oise a jugé que le rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la bioéthique franchit une "ligne rouge" dans certaines de ses recommandations.

Dans une lettre adressée à ses collègues du groupe majoritaire,cette ex-membre du Parti socialiste (1981- 1990) estime notamment qu'accepter dans la future révision de la loi le "parent d'intention" - le parent n'ayant pas de lien biologique avec l'enfant - "permet la multiplication des parents" et que le mot parent "n'a alors plus aucun sens". "Il en découle politiquement, que cette absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci", écrit la directrice d'école en disponibilité.


Nos amis musulmans créent un monde parallèle dans la République 

"Nos amis musulmans, que nous savons opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme (...) ne vont point dans la rue, ni dans les urnes, pour exprimer leur conception.
Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République, où les choses sont comme ils veulent (...) Il n'y a pas, chez nos amis musulmans, de parent 1 et de parent 2", ajoute la députée du Beauvaisis qui, dans sa lettre, cite "juristes", "scientifiques", "associations" mais aussi "francs-maçons" parmi les experts à s'être prononcés sur l'extension de la PMA.

"Marre qu'une députée @LaREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement... 
Le courrier reçu par mes collègues et moi-même est un tapis de sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n'y a pas de 'parallèle' à la République", a réagi sur Twitter Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LREM de l'Allier et fonctionnaire de police.

Cette élue, qui traita des dossiers de violences faites aux femmes, de problèmes intrafamiliaux et d’urbanisme au commissariat de Vichy, est la mère biologique d'une fille qu'elle a eue par procréation médicalement assistée en Belgique, la PMA n'étant pas autorisée en France pour les femmes seules et les couples homosexuels.Elle s'est séparée de son ex-compagne avant l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en 2013. N'ayant pas porté l'enfant de son ex-compagne, elle n'a pas pu adopter légalement la fille de celle-ci, situation qu'elle déplore : "s'il arrive quelque chose à la plus jeune, il faudra appeler la “mère du ventre” [sic] pour prendre d’éventuelles décisions médicales".
Porte-parole du groupe LREM, Marie Lebec, a cinglé sa collègue de l'Oise sur Liberation.fr, dénonçant une lettre "caricaturale, comme Agnès Thill peut l'être". LREM avait, en novembre, mis une "dernière" fois en garde Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de position publiques", après des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale"

"Aucun propos homophobes ni islamophobes"

L'élue de l'Oise a ensuite "assumé" son constat sur l'extension de la PMA, récusant toute "homophobie" : "aucun propos homophobes ni islamophobes dans ma contribution", a-t-elle répondu à Laurence Vanceunebrock-Mialon.

Rédigé par le député LREM Jean-Louis Touraine,
le rapport de la mission sur la bioéthique, qui vise à préparer le débat législatif, a proposé des changements majeurs en matière de bioéthique. 
Parmi eux, l'ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes seules et l'autorisation de la PMA post-mortem (la conjointe d'un homme décédé aurait le droit de se faire inséminer avec son sperme, congelé avant son décès).


lundi 24 juillet 2017

Omar Sy dénigre la France; sa femme se plaint de ripostes racistes

Le racisme des uns diffère-t-il du racisme des autres ?

L'acteur issu de la diversité crache dans la soupe française

Bien que la France ait fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, le comique du duo Omar et Fred (Testot), qui se sont rencontrés en bac professionnel chauffage et climatisation, estime qu'avant de juger ses voisins, la France devrait balayer devant sa porte. C'est en quelque sorte le message qu'Omar Sy a voulu faire passer, mardi 2 février, sur France Info qui lui a tendu la perche sur un manque de diversité parmi les nommés aux Oscars.
"Avant d'aller regarder ce qui se passe là-bas, [...] on a des choses à faire ici", a réagi un petit gâté, Omar Sy. L'acteur est à l'affiche du film 'Chocolat' dans lequel il campe le rôle de Rafaël Padilla, alias Chocolat, un esclave noir devenu clown avant de tomber dans l'oubli et l'aigreur. "L'exception qu'était Chocolat sur la scène française existe encore sous une certaine forme. Il n'y a encore pas assez de diversité représentée sur la scène artistique en général", a jugé l'acteur, véhiculant un poncif que les faits contredisent : en août 2016, un sondage IFOP pour le Journal du dimanche l'a en effet désigné il est dans comme étant la "personnalité préférée des Français", qui plus est à la suite de Jean-Jacques Goldman... La mentalité des nantis du microcosme parisien a de quoi irriter la France profonde et laborieuse.

En fait, les délocalisés du spectacle reproduisent les exemples de l'Outre-atlantique qui les fascinent. En janvier, de nombreuses personnalités d'Hollywood, comme Will Smith et sa femme Jada, avaient en effet assuré qu'elles boycotteraient la cérémonie des Oscars 2016 à cause du manque de diversité parmi les nommés. Et les artistes français arrivés croient juste (et bon pour leur carrière) de leur emboîter le pas, tout en se donnant des airs d'initiateurs d'une lutte franco-française commencée ailleurs. La liste des nommés aux César 2016 a mis en avant une plus grande diversité que celle des Oscars. Mais "on a toujours des problèmes" chez nous, regrette l'acteur de Chocolat. Peu importe si les artistes endogènes sont chocolats, pas assez femmes, de couleur ou différents.  

Omar Sy prend parti pour Théo contre les forces de l'ordre

L'affaire Théo serait "une barbarie", selon l'acteur.
Bien que Théo, grand gaillard sportif de 1,93m, livre différentes versions de son affaire, des people choisissent de braver la présomption légale d'innocence. Le jeune majeur de 21 ans soutenait la thèse de la pénétration anale au moyen d'un bâton de police ou tonfa, mais sa dernière audition met à mal la version du pantalon volontairement baissé par les policiers : il aurait été grièvement blessé d'un coup de matraque télescopique, le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mais sans le viol allégué, lors d'une interpellation à laquelle il se refusait.

L'accusation de cet éducateur de quartier a choqué la France, entraînant la mise en examen de 4 policiers dont un pour viol et provoquant plusieurs nuits d'émeutes dans les banlieues. Les célébrités Théo balaient d'un revers de la main la version des policiers qui affirment que Théo s'est vivement interposé pendant que l'unité procédait à l'interpellation d'un dealer, qui aurait donc pu s'enfuir. Selon cette version des faits, l'immobilisation du jeune homme aurait eu lieu après que celui-ci aurait donné, entre autres, un coup de poing au visage de ce policier.
Fin mars 2017, la presse annonce que Théo a modifié son témoignage: lors de ses premières déclarations, il affirmait que les policiers lui avaient "volontairement" baissé son pantalon. Or, le 3 mars, devant le juge d’instruction, il déclare : "Si tu ne serres pas ton pantalon avec le cordon, logiquement il se descend tout seul. Et puis je prends mes pantalons en XL, ce n'est pas ma vraie taille", suivi de " Mon pantalon n’était pas bien attaché, il tombait. Ils tiraient vers le bas quand même, mais je ne pense pas que c’était volontaire. Ils essayaient de me maîtriser.'
Alors que, le 30 mars 2005, l'actrice Agnès Soral lui a reproché de faire de l'humour à propos du viol dont elle a été victime, le comique Stéphane Guillon parle de "barbarie" à propos de Théo, 
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ainsi que le réalisateur Mathieu Kassovitz (tweet ci-dessous) et l'acteur Vincent Cassel (photo ci-contre) du film anti-flics "La Haine" sur la banlieue y voient une "honte nationale". "Pas d'excuse pour les bâtards. Flic ou racaille, même combat", écrit l'acteur. 
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Les rappeurs Kaaris (né en Côte d'Ivoire) et Gradur (famille originaire du Congo) ont appelé à la justice pour Théo. Le rappeur Youssoupha (né en République démocratique du Congo) : "C'est extrêmement grave, honteux et insupportable, ce qu'il se passe dans ce pays." 
La chanteuse Imany fait le procès de la police "Pourquoi? Des flics violent et ils essaient de minimiser... ça ne vous dégoûte pas vous? Ils salissent l'uniforme et leur fonction, non?", s'interroge-t-elle sur Twitter. Booba (né d'un père sénégalais et d'une mère française) a choisi Instagram pour soutenir le témoignage du jeune homme, un émoji poing levé en guise de commentaire. La haine est visiblement politique.
Sur Twitter, Omar Sy a ainsi posté une photo du blessé, citant en légende Martin Luther King. "Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier." 

Son épouse, Hélène Sy, ne fait pas dans la littérature:

Le règlement du réseau social doit être respecté par tous les utilisateurs du média. Le document comporte notamment la mention "conduite haineuse", qui explique clairement que l’internaute ne doit pas "attaquer ni menacer d’autres personnes, ni inciter à la violence envers elles sur la base des critères suivants : race, origine ethnique, nationalité, orientation sexuelle, appartenance religieuse, âge, handicap ou maladie". 'Connards' est probablement de ces insultes tolérables selon l'envoyeur ou le destinataire. De même que la notion de 'race', pour le CRAN.
La femme d'Omar Sy se dit pourtant victime de propos racistes au créneau

Omar et Hélène Sy, le 10 octobre 2016.
Des airs de respectabilité hautaine que ne corrobore pas le langage
Bien qu'elle le pratique elle-même, Hélène, la femme du comique est bien décidée à dénoncer le racisme dont le couple a été victime sur Twitter mercredi 18 juillet 2017. Furieuse, elle réclame aujourd'hui la suppression du message posté par un certain twitto. Paris Match publie les termes de son tweet : "Le mélange des races est une abomination sur le plan de la Création divine", opinion illustrée d’une photo d’Omar Sy et de sa femme.

Omar et Hélène Sy sont déterminés à dénoncer ces propos politiquement incorrects.
Mercredi 18 juillet dernier, l'homme qui se dit directeur de service à la DGSE. Aucune des deux parties n'est défendable.

Depuis, les Californiens ont obtenu la censure du message en question
et une certaine presse, par ailleurs jalouse de sa propre liberté d'expression, signale que le compte de l'auteur n'a pas été bloqué. 
N'oubliez jamais ces photos lorsqu'on vous fera culpabiliser sur la sécheresse en Afrique !
Ce gaspillage de l'eau, ce n'est pas en Mauritanie,
mais en France, par solidarité citoyenne vertueuse
Née en 1979, Hélène Sy est maman de quatre enfants avant de convo­ler en 2007 à Trem­blà la téay-sur-Mauldre. Elle n'est pas que l'épouse du créa­teur du SAV des émis­sions et de l'acteur du film français 'Intou­chables' (2011) dont le succès lui permet de vivre entre Paris et Los Angeles. Elle est aussi la prési­dente de l’as­so­cia­tion CéKeDuBon­heur qui vise à rendre meilleur le quoti­dien des enfants hospi­ta­li­sés, et elle s’im­plique égale­ment pour l’Afrique de l’Ouest : marraine d’un petit garçon au Niger, elle super­vise à travers diffé­rentes ONG l’en­voi de caisses alimen­taires en Mauri­ta­nie ou au Mali. En effet, le père de ses enfants est le fils d'une mère mauritanienne et d'un père sénégalais, ce qui n'a pas été une entrave à sa réussite en France.

mercredi 7 octobre 2015

Race: les Français ont-ils peur des mots qui évoquent la réalité ?

Pourquoi le mot "race" pose-t-il problème? 

Les Américains parlent de 'colored people', mais notre terme 'les bronzés' nous pose problème...

"La France est un pays de race blanche." En réaffirmant cet état de fait vécu par l'immense majorité des Français, et dont elle rappelle qu'il est établi par le général De Gaulle, Nadine Morano a choqué les jocrisses qui ont saisi l'occasion d'une énième controverse pourtant créée de toutes pièces par les thuriféraires d'Aimé Césaire et de l'académicien français Léopold S. Senghor qui vanta -dès 1934 -  la "négritude" dans 'L'Etudiant noir'
Evocation des racines
comme les Américains des années 60 promurent le "black is beautiful". En France, certains insistent pour dire que l'origine du monde se situe en Afrique. 

Malgré cet affichage de caractéristiques du peuple noir, suggérant sa supériorité, il devrait en coûter à Nadine Morano de perdre son investiture aux régionales sous les couleurs Les Républicains. Les contestataires les moins regardants sont allés chercher la caution du  Front national pour se féliciter que Marine Le Pen ait vivement réagi à ces déclarations et rappelé le multiculturalisme de la société française. 

Cette réalité a-t-elle sa place dans la Constitution ?

Le Front de gauche, lui, est ...radical et a profité de l'occasion pour proposer de déconstruire la Constitution en commençant par retirer une bonne fois pour toutes le mot "race" de la législation française, comme l'avait promis François Hollande en 2012. Reste au Sénat à approuver ou non ces mises à jour. A gauche, c'est en cassant le thermomètre qu'on fait tomber la température. Si seulement ces casseurs appliquaient leur énergie réformiste à la courbe du chômage...

francetv info a interrogé l'historien Jean-Frédéric Schaub, auteur de 'Pour une histoire politique de la race'. Cet entretien vise à juger de la légitimité du mot "race" dans le discours politique et le langage... Nul doute que nous sommes en France !
Nadine Morano a suscité un tollé cette semaine en utilisant l'expression "race blanche". Existe-t-il un tabou autour de ce mot ?


Jean-Frédéric Schaub : Oui, il est lié à deux facteurs : l'horreur liée au nazisme  [ce risque est en vérité antérieur: dès  la fin du xixe siècle, il dérive de l'idée selon laquelle les premiers peuples parlant les langues indo-européennes et leurs descendants jusqu'à l'époque moderne auraient constitué une race distincte] et la démonstration scientifique par les biologistes et les anthropologues que ce concept [?] de race est totalement faux. Jusqu'en 1945, ce que l'on peut dire du mot "race", c'est qu'il est polysémique. Il a eu, dans la première moitié du XXe siècle, un usage banal et très ouvert jusqu'à la seconde guerre mondiale dans les langues européennes. Par exemple, "être de bonne famille", c'est "avoir de la race".
Et puis "race" peut vouloir dire, selon les contextes, simplement nation. Dans certains de ses grands discours, Winston Churchill pouvait dire que "la bataille qui est engagée est celle de la race britannique contre la barbarie allemande"Il ne pense évidemment pas au sens biologique du terme [qu'on ne peut donc nier ! ]. Dans sa bouche, il n'y a aucune connotation raciste ni aucune idée de hiérarchie entre les races. En France, après la seconde guerre mondiale, le mot "race" a vu sa signification se restreindre considérablement pour ne plus désigner que les fondements biologiques de l'unité d'une population. A ce moment-là, il devient inacceptable [jugement de valeur qui dépasse la compétence du scientifique] parce qu'erroné, il n'a aucune validité scientifique.
Pour se défendre [sic: elle est déjà jugée coupable !], Nadine Morano assure citer le général De Gaulle. En fait, ces propos sont rapportés par son biographe, Alain Peyrefitte, dans C'était de Gaulle, en 1994.

En tant qu'historien [et l'histoire n'est pas une science exacte], je ne peux pas spéculer sur ce que De Gaulle a dit ou non en privé. Je m'en tiens à ce qu'est cette citation : des propos rapportés par un ancien ministre de l'Information gaulliste trente ans après qu'ils sont supposés avoir été tenus [en mars 1959, en plein guerre d'Algérie].
 [Cet ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice est-il suspect ? ]
Concernant Nadine Morano, on ne peut accorder aucune valeur à cette référence à De Gaulle et il n'y a aucune raison de lui faire crédit de quelconques recherches historiques qui justifieraient qu'elle puisse s'abriter derrière De Gaulle.  [historien hispaniste élu à EHES et juge].  Elle se situe dans un combat politique qui s'appuie sur un message provocateur.
Même le Front national [une référence, désormais] n'utilise plus ce terme de "race".
En effet, Nadine Morano brise un tabou que Marine Le Pen n'a pas brisé à ma connaissance. Si on s'en réfère uniquement à la sémantique comme seul indice des positions politiques, on peut dire très clairement que Nadine Morano, par la répétition de l'expression "race blanche", double le Front national sur sa droite. [L'historien est véritablement un observateur partisan de son époque, la tête dans le guidon] Elle prend au mot la consigne lancée par une partie de son mouvement en faveur de la "décomplexion" de la droite. [C'est ainsi la droite républicaine qui "prend" au passage, quand la droite radicale sert de caution aux allégations de la gauche ...]
Dans "race blanche", qu'est-ce que "blanc" veut dire ? La députée socialiste Ericka Bareigts a rappelé à tout le monde une chose totalement évidente [selon les normes édictées par le "politiquement correct", éthique sectaire de la 'pensée unique'] : ses ancêtres sont citoyens français émancipés de l'esclavage depuis 1848 [que vient faire cette pratique dans le débat sur la citoyenneté? L'esclave était privé d'identité et des droits du citoyen], elle incarne des personnes qui ont derrière elles plus de cent-cinquante ans de citoyenneté française alors que Manuel Valls, par exemple, n'a lui qu'une génération de citoyenneté française [mais était citoyen espagnol]. Mais il est blanc et elle, noire.
Utiliser le mot "race" est-il raciste ?
Lorsque le mot "race" permet d'établir une corrélation entre la réalité de la transmission biologique d'un certain nombre de traits physionomiques et un quelconque phénomène social, alors oui le mot est raciste. S'il sert à désigner des réalités physionomiques, non. Mais il n'est pas employé dans ce sens. En France, le mot n'a pratiquement plus aucune utilité active. [En France, on nie les réalités scientifiques ( biologiques et physionomiques), sur la base du rejet de la conception de l'"outil animé" remontant à Aristote (!) et dans l'optique politique d'un multiculturalisme communautariste ]
En fait, le racisme [comme le rejet du fait scientifique de 'race'] est une idéologie politique qui présuppose deux choses : d'abord que les caractères moraux et sociaux de personnes se transmettent de façon intergénérationnelle par le biais du corps, c'est-à-dire que c'est parce que l'on naît juif que l'on va avoir les traits moraux que l'on attribue péjorativement aux juifs [C'est au passage le déni de la "culture" du groupe social]. Le racisme, c'est aussi une idéologie qui postule que les gens individuellement et collectivement sont incapables de changer [ou qui prend en compte l'appartenance à un groupe biologique]. C'est-à-dire que l'arabe serait toujours voleur, etc. [Ou le Français, blanc, raisonneur et chauvin, et le Sénégalais, noir, grand et fort ]
En 2012, François Hollande promettait de supprimer le mot "race" de la législation française. Ce que l'Assemblée a validé, mais pas le Sénat. Là, le Front de gauche profite de la polémique pour relancer les sénateurs. Pourquoi ?
Joséphine Baker
Le Front de gauche ou François Hollande veulent éliminer ce mot, parce que, selon eux, il désigne quelque chose qui n'existe pas. Est-ce que, en retirant le mot des textes de loi, on veut dire que, en France, il n'y a pas de racisme  [ou plusieurs races que les intellos-bobos laisseraient co-habiter en paix] ? La réponse est évidemment non [si on est historien lecteur de Libération ou Mediapart]: il existe bien entendu des discriminations à l'embauche [les plombiers polonais et les ferrailleurs roumains ne sont-ils pas discriminés mais Blancs], à l'attribution de logements sociaux [dans cette présentation schématique, les sans-dents seraient-ils tous de couleur ?] etc. Je pense [bonne nouvelle] qu'au fond, plutôt que de se demander s'il faut supprimer le terme de la législation, les politiques français devraient surtout se poser la question de quels instruments ils peuvent se doter pour corriger les effets de la discrimination raciale [ou "simplement" sociale, valable pour tous, sans -précisément- de discrimination...] qui existe en France. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait répondu que, l'important, c'était de réduire les effets de discrimination. Là-dessus, il avait raison. Supprimer le mot de la loi est purement symbolique. C'est simplement une espèce de mise en conformité de la législation avec l'état de la science [l'historien ne vient-il pas d'indiquer que la science -biologie et physiologie, à la fois- distingue les 'races' que la politique discrimine ?] .
La France est-elle plus raciste aujourd'hui qu'à d'autres époques ? Quid du discours politique ?
J'ai le sentiment que la société française est beaucoup plus cosmopolite qu'il y a 40 ou 50 ans et qu'en réalité elle est plus ouverte. Pourtant, celui des partis politiques qui s'enracine le plus dans une pensée raciste, le Front national, est celui [auquel la gauche se réfère]  et qui connaît le plus de succès électoral. Je ne pense pas qu'il faille imaginer un âge d'or selon lequel pendant les Trente Glorieuses, par exemple, quand les immigrants] étaient là parce que l'on avait besoin d'eux [et ils étaient polonais, italiens ou portugais], on avait une société française peu raciste. C'est faux. La France des années 1960, au moment des ratonnades [et de la guerre civile en Algérie...], était une France extrêmement raciste [ce qui n'était pas le cas à l'arrivée des réfugiés Espagnols des années 40 ]. Ce n'est pas dans les années 2000 que des groupes de fascistes poursuivaient les Arabes dans les rues avec des gourdins et les battaient jusqu'à ce que mort s'ensuive. [Dans un souci d'équité, et en appui à la démonstration biaisée de l'historien, on peut citer des attentats djihadistes de fraîche date pourtant : nul de bonne foi ne peut ignorer qu'en janvier 2015 des terroristes islamistes se sont livrés à une tuerie au journal libertaire Charlie hebdo !] 
Rendre tabou le mot "race" peut-il poser problème ?
Qu'évoquaient-ils, sinon la "race" ?
A force d'évacuer le terme du langage, on se prive d'un outil pour étudier des phénomènes de racisme, ou de racialisation, dans la société française. On prend le risque de ne pas tenir compte de l'élément racial dans des phénomènes de discrimination. Ce que réclame le CRAN par exemple. En l'absence de statistiques ethniques, puis en gommant le mot "race" du vocabulaire, on pourrait donner à croire qu'un idéal républicain français d'une égalité parfaite entre les citoyens est effectivement réalisé. Ce qui n'est pas le cas.
C'est ce qu'on appelle aux Etats-Unis la "colour blindness" : la cécité à l'égard de la couleur de peau. C'est se refuser à interpréter des phénomènes de discrimination sociale dans des termes qui renvoient à l'origine des personnes discriminées (non pas de classe, mais de race). Cela ne veut pas dire que les Américains croient aux théories de la race, mais ils considèrent que, être "chicano" [ou 'Black', comme l'a fait Valls dans sa ville d'Evry], cela vous catégorise dans la société américaine.
Aux Etats-Unis, par exemple, la présence du mot "race" dans la législation ne suscite pas de débat. Est-ce un problème français ?
Aux Etats-Unis, les seuls autochtones sont les descendants des Amérindiens. Même les WASP, les "blancs anglo-saxons protestants", descendants des propriétaires d'esclaves, viennent d'Europe. Ce sont des migrants comme les autres [mais chrétiens, faut-il le nier ?]. Du coup, il n'est pas question de renvoyer les Afro-Américains en Afrique, où personne ne les attend. En Europe occidentale, le discours sur l'autochtonie est plus difficile à démonter.
Il y a aussi là-bas un héritage des lois d'apartheid. [La France peut-elle être pointée du doigt sur le sujet ? ] Certains Etats américains ont mis en place des législations de type racial, avec par exemple des interdictions de mariage mixte. En 1930, un juge ne pouvait pas marier un héritier japonais avec une Afro-Américaine à Los Angeles (Californie). Ce n'est pas le cas en France. En tout cas, pas en métropole : il a existé de telles dispositions dans les colonies. 
Les histoires des deux pays sont très, très différentes et, aujourd'hui, outre-Atlantique, le terme "race" est utilisé par ceux qui s'estiment victimes de discrimination raciale comme la manière de dire la différence dont ils font l'objet. En France, on le voit bien dans tous les mouvements associatifs [dont c'est la préoccupation], les gens se plaignent du racisme des autres mais ils ne se revendiquent pas en tant que race. Parce qu'ici le mot "race" a perdu son contenu de "classe" et il n'en reste que le sens biologique.
Nadine Morano n’entend pas rester silencieuse. 

Alors que la Commission nationale des Républicains doit se réunir mercredi pour lui retirer son investiture en Meurthe-et-Moselle pour avoir exprimé ses convictions sur la France, pays de "race blanche", Nadine Morano est allée se recueillir samedi sur la tombe du général de Gaulle, dont elle rappelle l'affirmation qui agite les moutons et les caniches, de Landerneau à Paris.

dimanche 27 septembre 2015

Absurdité de la pensée unique: le Mali est-il un pays de race blanche ?

Reproche à Nadine Morano de penser que la France est un pays de "race blanche'" 

Tabou du politiquement correct: les races sont une invention 
Laïcité ne signifie pas oecuménisme

La théorie du genre fait disparaître les caractères sexuels, alors les ''races' et les religions !...
Nadine Morano a transgressé les tabous en disant l'impensable que tout le monde pense sans le dire. La presse s'est emparée d'une déclaration pour en faire une polémique, sorte de piqûre de rappel de ce qu'il faut penser, n'en déplaise aux penseurs libres et davantage encore aux libres penseurs, qui s'accommodent des atteintes aux libertés de pensée et d'expression.

L'eurodéputée regrette l'"envahissement" du pays, mais n'aurait pas le droit de le dire au "pays des libertés" ! 
Pour contester le droit supposé de migrants -dont les origines d'un sur trois ne sont pas toujours attestées - elle fait d'ailleurs valoir que les racines de la France sont ''judéo-chrétiennes" et non pas syriennes, ni maliennes, ni afghanes. Mais ses rappels ne satisfont pas les chroniqueurs Léa Salamé, franco-libanaise née à Beyrouth, d'un père universitaire libanais et d'une mère arménienne, et Yann Moix, découvert par Bernard-Henri Lévy. 
Hormis Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef au service politique de Valeurs Actuelles - "venu faire la promotion de son livre 'Une Election ordinaire', selon les hôtes maltraitants d'ONPC sur YouTube, le plateau était garni de contradicteurs potentiels: Frédéric Chau, un humoriste (du Jamel Comedy Club) et acteur né à Hô-Chi-Minh-Ville de parents chinois originaires du Cambodge et authentique réfugié du Viêt Nam dans les années 70 et Xavier Durringer, un scénariste et réalisateur français, également venu vendre un livre paru il y a plusieurs semaines et auteur d'un film de mai 2011 évoquant certains aspects à charge de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, comme Frédéric Chau, mais à la différence de Nadine Morano, candidate à la primaire Les Républicains.

Après avoir tenté en vain d'opposer Nadine Morano à Nicolas Sarkozy, les chroniqueurs l'ont harcelée de questions sans la désarçonner, jusqu'à la fin, quand leurs questions se chevauchaient. Nadine Morano est une débatteuse coriace que les charges de ses interlocuteurs ne font pas vaciller sur ses convictions. Et elles sont pourtant à contre-courant de la pensée unique qui dirige les arrogants du microcosme parisien. Dans l'arène, les amateurs de polémiques en furent pour leurs frais. Ils avaient ouvert le questionnement sur l'affaire des insultes de Guy Bedos qui la traita de "conne" à Toul, la ville où elle est domiciliée avec ses enfants et où le public pouvait retirer des places gratuites distribuées par la mairie socialiste... Mais, l'air niais (même refait), Ruquier n'y trouva rien à redire, puisqu'il employa le fils Bedos, et railla même l'ancienne ministre d'en être offusquée, puisque Bedos est un  comique grossier et un  misogyne invétéré de quatre-vingts ans. 

La députée européenne a assumé de précédentes déclarations passées au crible
  
La candidate à la primaire Les Républicains était invitée pour développer ses propos sur l'immigration et l'Islam. Ils ont provoqué de vifs échanges sur le plateau, mais aussi des applaudissements du public et des huées dirigées contre Ruquier. Face à Laurent Ruquier, ses deux chroniqueurs et des invités mal disposés (Durringer, F. Chau et Marc Lavoine dans le rôle de l'humaniste populiste qui aime les voitures), Nadine Morano a été appelée à s'exprimer une fois de plus sur  le port du voile, dans le (secret ?) espoir de faire du buzz, alors que l'émission est boudée par les responsables politiques, enfin las de se faire malmener, notamment François Fillon qui s'est juré de ne jamais entrer dans la cage aux fauves et l'a rappelé ce dimanche. 
''Et quand vous voyez le nombre de personnes qui portent des voiles intégraux en France, ça c'est un envahissement '', a-t-elle fait observer. Les commentateurs sautent allègrement des phrases et des minutes d'échanges pour enchaîner sur sa mise en garde: il s'agit d'''une question de sécurité (...) Vous ne savez pas du tout qui se cache là-dessous'', a-t-elle insisté, farouche. 

Souvent décrié, Twitter est appelé à la rescousse de l'émission à scandales de politique spectacle 

La Morano est aimée pour ce qu'elle dit. Si les bobos parisiens à la traîne du pouvoir socialiste la pointent, les Français se reconnaissent en elle. Authentiquement populaire pour n'avoir pas été rééduquée à Science Po ou formatée à l'ENA, elle est du peuple, pour le peuple. 

Reprochant à Nadine Morano d'être obsédée" par la religion musulmane, Yann Moix a cité les déclarations de sa cible en juillet dernier dans les colonnes de Valeurs Actuelles : ''Il faut préserver nos racines, ça veut dire aussi qu'il faut maîtriser l'immigration, il faut que la religion musulmane reste une religion minoritaire, je le dis''. La députée reste ferme: ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a souligné l'ex-ministre, ce qui fait réagir le comédien Frédéric Chau qui se qualifie de ''jaune.''

Froidement, Moix estime même que la France pourrait tout aussi bien devenir un pays musulman et déplore que l'invitée de l'émission ne le souhaite pas. Il est ainsi fait grief à Nadine Morano de répondre fermement: "je n'ai pas envie que la France devienne musulmane".


Le polémiste Yann Moix fait aussi son trou dans l'émission sur le mot ''race'', répliquant avec véhémence : ''N'utilisez pas ce mot, c'est indécent''. A part cet interdit, la police de la pensée n'est pas totalitaire...  ''Je suis désolée, c'est un mot qui est dans le dictionnaire; je ne vois pas en quoi il est choquant'', oppose Nadine Morano au moraliste. 

L'intervention de l'ex-ministre a suscité de nombreuses réactions sur Twitter. 
Ainsi le journaliste David Perrotin a rappelé que le mot ''race'' figurait bien au dictionnaire, mais avec ''une précision de taille'', c'est-à-dire une connotation qui s'applique aux régimes communistes aussi bien. Perrotin est à BuzzFeed France, après avoir été à Rue89 (c'est-à-dire Le Nouvel Observateur, à 66% propriété de Bergé-Niel-Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) et Libération (détenu par Bruno Ledoux et Patrick Drahi, également propriétaire de L’Express et L’Expansion. Le dernier de cette triade d'hommes d'affaires, le banquier Pigasse est également actionnaire du journal Le Monde et du... Huffington Post
Nadine Morano fait face à du lourd, une mafia d'hommes d'affaires qui dicte sa loi aux décrypteurs et chroniqueurs.
 
Le site TerraFemina qui soutint Ségolène Royal en 2007 et fait aujourd'hui le procès de Nadine Morano s'est ainsi appliqué à provoquer des prolongements à l'émission. 
Exemple d'amalgame délirant instrumenté par ce media:
(en arabe, s'il vous plaît!)
Sans mise au point, ce site publie des tweets de téléspectateurs (d'un niveau intellectuel remarquable) "qui ont largement réagit (orthographe dans son jus) à ces propos qu'ils jugent racistes et insultants."
TerraFemina cautionne ces débordements, Moix rappelle les autres à la décence et Ruquier valide les insultes de Bedos à Morano "dézinguée" par les internautes, se félicite le media dédié aux... femmes ! 
La précédente internaute avoue ne pas savoir de quoi elle parle...
TerraFemina qui publie le premier ne peut ignorer le second, niaisement insultant, qu'il passe sous silence. 
Quand la république se porte mal, la démocratie entre en souffrance et le peuple en révolte.

dimanche 14 septembre 2014

Le Jules Ferry occulté dans les livres scolaires choisis par la FSU

"Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures" (Jules Ferry, 28 juillet 1885) 

Jules Ferry est connu pour être l'auteur des lois de la IIIe République restaurant l'instruction obligatoire et gratuite
 
En effet, elle avait déjà été instituée en 1793, sous l'impulsion de Louis-Joseph Charlier, un ami de Marat et père spirituel de l’enseignement obligatoire voté par la Convention nationale favorable au maintien du gouvernement révolutionnaire, du dirigisme économique (dont la sur-fiscalité) et de la Terreur, mais contre la majorité réactionnaire de l'assemblée, regroupant les montagnards dantonistes et les députés du Marais, autour de Sieyès et Cambacérès, prônant un retour au social-libéralisme  libéralisme économique et au gouvernement constitutionnel. 
Or, l'hiver 2014-2015  1794-95 fut particulièrement rude, le prix du pain augmenta, et le peuple de Paris connut une grave disette, aggravée par la politique libérale de Manuel Valls la Convention. Aussi, la colère grondait parmi les frondeurs  sections populaires, d’autant que la France subissait depuis 2008 à cette époque-là une crise économique et financière et que le cours des assignats s'effondra. La réaction thermidorienne supprima donc l'obligation scolaire, puis la gratuité (qui creusaient les déficits publics), et il fallut attendre 1882 pour que Jules Ferry récupérât l'idée et fît voter la loi. Considéré comme le promoteur de "l'école gratuite et obligatoire", le coucou s'est ainsi vu attribuer la paternité biologique par PMA de l'enseignement laïc, obligatoire et gratuit.

Il fut le ministre de l'instruction publique de Jules Grévy, président de la République contraint à la démission.
En 1887, éclata en effet le scandale des décorations du fait de son gendre accusé de conflit d'intérêts   trafic d'influence. Il mettait à profit sa situation familiale pour monnayer des nominations dans l'ordre national de la Légion d'honneur. Le peuple chante alors:
Son austère bienséant
À l’Élysée s’trouve à l’aise ;

Y colle au fond de la chaise,

Qui colle à l’appartement.
Afin d’chasser d’son repaire
L’vieux à son fauteuil ancré
Va falloir foutre par terre
Tout l’faubourg Saint-Honoré.
Parallèlement, Jules Ferry manifesta une volonté forte d'expansion coloniale, en particulier en Indochine, ce qui provoqua sa chute. 

Najat Vallaud-Belkacem rétablira-t-elle la vérité historique?

Voici quelques propos que Jules Ferry  tint devant les députés le 28 juillet 1885, tels qu'ils sont transcrits au Journal Officiel. Ils constituent les fondements de la pensée coloniale de la IIIème République, alors autant que les nouvelles générations soient éclairées sur les pensées d'une icône de la gauche et que la diversité, en même temps que cette gauche moralisatrice qui les berne, puisse porter sur elles, ici comme sur tant de sujets, le regard édifiant du XXIe siècle.



La légende située sous le dessin "la France va pouvoir porter librement au Maroc la civilisation la richesse et la paix"  traduit l’esprit de la plupart des Européens de l'époque.



"La première forme de la colonisation, c'est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante.[...]
Mais il y a une autre forme de colonisation, c'est celle qui s'adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[...] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[...] Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d'une colonie, c'est la création d'un débouché.[...]

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures.[...]

(extrait de Le tour de la France par deux enfants, cours moyen par G.Bruno)
Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.[...]
A l'heure qu'il est, vous savez qu'un navire de guerre ne peut pas porter, si parfaite que soit son organisation, plus de 14 jours de charbon et qu'un navire qui n'a plus de charbon est une épave sur la surface des mers abandonné au 1er occupant. D'où la nécessité d'avoir sur les mers des rades d'approvisionnement, des abris, des postes de défense et de ravitaillement."

Toute ressemblance avec François Hollande serait purement fortuite

Le député Vernhes, radical de l'Hérault, répondit à Ferry: "[...] De même que Napoléon III cherchait une diversion aux idées de liberté par des expéditions lointaines [il ne s'agissait encore ni du Mali, ni de la Syrie ou l'Irak], de même la politique suivie par nos politiciens, qui se sont crus républicains et qui, pour nous, ne l'ont jamais été, cherche également une diversion dans l'expansion coloniale, afin de faire oublier au peuple français qu'il a été vaincu et qu'il doit, non point prendre l'offensive, mais rester sur une défensive absolument logique, correcte et rationnelle [...]" 

Dans cette déclaration de Jules Ferry, l'historien SFIO (ancêtre du PS) et militant anticolonialiste Charles-André Julien voit "le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la tribune".
Ces propos sur les "races" supérieures et inférieures sont la définition même du racisme et ouvrent la voie à des actes génocidaires, surtout sortant de la bouche du père de l'école publique laïque et obligatoireLe timbre ci-contre a été émis en 1981, sous la présidence du socialiste François Mitterrand...

Jules Ferry a dû démissionner de son poste de premier ministre en mars 1885.
Aujourd'hui, le PS préfère se tourner vers Jean Jaurès que le PCF ne veut pas les laisser récupérer.