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mercredi 25 décembre 2019

Macron condamne le colonialisme de son propre pays

Ce grand Européen français condamne du même coup les Britanniques, les Hollandais, les Italiens ou les Espagnols...  

"Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République," selon Macron, Tartufe de la repentance, après 80 ans
Résultat de recherche d'images pour "Macron Ouattara"
Macron est-il partisan d'un métissage éthnique ?
Ces mots irresponsables de circonstance ont été prononcés à l'occasion d'une visite en Côte d’Ivoire, où le président démagogue a aussi appelé à "bâtir [ouvrir ou tourner ?] une nouvelle page", bien qu'il peine, en France, à bâtir le "monde nouveau" que promettait le candidat.

La sortie du président français a jailli lors d’une conférence de presse à Abidjan en compagnie du président ivoirien Alassane Ouattara. "Trop souvent aujourd’hui la France est perçue" comme ayant "un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République", a-t-il déclaré en des termes alambiqués ("regard d'hégémonie" ou plus simplement "hégémonique" et les "oripeaux" étant des vêtements voyants mais usagés et ridicules est péjoratif, voire méprisant). On notera à cette occasion que le regard que porte Macron sur l'Histoire de son pays est exclusivement dépréciatif. Il ne la convoque que pour l'instrumentaliser, semblant la réduire au colonialisme et, avant lui, à ses "heures les plus sombres", la "peste brune" qualifiant, pour lui, la "lèpre populiste" qui atteindrait les Gilets Jaunes et tous ceux et celles qui lui résistent.

Bâtir "un partenariat d’amitié"

Macron croit-il pour autant gagner les coeurs des Corses, des Antillais ou des Réunionnais ? 
"Moi, je...," dit le prétentieux. "Moi, j’appartiens à une génération qui n’est pas celle de la colonisation. Le continent africain est un continent jeune. Les 3/4 de votre pays n’ont jamais connu la colonisation", a rappelé le président Macron, faisant preuve d'incohérence ou d'une volonté de salir tout ce qui l'a précédé, mais l'a fait. Ce qui donne à craindre que son arrogance dissimule en fait un mal être profond en lien avec son enfance : n'est-il pas en rupture aussi avec sa propre famille ? "Parfois les jeunes reprochent à la France des troubles, des difficultés qu’ils ont pu vivre auxquelles la France ne peut rien. Alors, je sais, on (la France) est parfois la cible toute désignée, c’est plus simple (…) Quand c’est difficile, on dit "c’est la France" ", s'est-il embourbé. Macron déraille en effet puisque, comme il vient tout juste de le dire, les jeunes n'ont pas vécu la colonisation. Ce qu'ils en connaissent est le résultat d'un enseignement partisan et d'une idéologie.

La "France nouvelle" de Macron, un affront au passé de la France

La visite du président français a pourtant été l’occasion d’une rupture.
"En même temps" qu'il rêve de liens renforcés d'amitié avec la Côte d'Ivoire, Macron annonce la fin du franc CFA.

Le président a conclu en quémandant. 
Il espère en effet que "cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié (…) beaucoup plus fécond"

Ces propos rappellent ceux qu'il a déjà tenus en février 2017. 
Macron récidive. Alors candidat à la présidentielle, Il avait déclaré - sur une chaîne étrangère (algérienne) -  que "la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité". "Il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation", avait-il sermonné, précisant qu’il "l’a toujours condamné".

lundi 5 novembre 2018

Nouvelle-Calédonie : l'indépendance, c'est non dans les urnes

Les Calédoniens choisissent par référendum de laisser flotter le drapeau tricolore

Les résultats du référendum sur l'autodétermination sont clairs et nets.


La victoire du "'Non" est plus modeste qu'annoncée par les sondages et les partisans du Oui en tirent des conclusions. 56,4% des électeurs ont préféré rester Français, mais ils font un pas vers les indépendantistes. "Il faudra qu'on tende la main à ceux qui ont perdu, parce que nous respectons le combat qui est le leur", expliquent les vainqueurs par la voix de Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicains calédoniens.
Depuis l'Élysée, Emmanuel Macron appelle d'ailleurs aussi au dialogue entre toutes les parties.

Référendum : les Calédoniens disent "non" à l'indépendance
Les militants indépendantistes donnent en revanche l'impression d'avoir gagné. Ce n'est pas le cas, mais s'ils ont perdu cette bataille, ils n'ont pas perdu la guerre.
Les accords de Nouméa prévoient en effet l'organisation d'autres référendums, alors les indépendantistes donnent rendez-vous au prochain scrutin. 

Avec une participation exceptionnelle de plus de 80% des électeurs, ce scrutin marquera quoiqu'il arrive l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.

Macron devra gérer la "lèpre nationaliste" dans les territoires français

"Les Kanaks, très majoritairement, ont envie de construire ce pays qui est le leur," a déjà conclu le président autonomiste du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, qui "prend acte du résultat démocratique" en Nouvelle-Calédonie, mais ajoute que "les mécanismes d'aliénation coloniale n'ont pas disparu".

franceinfo :
Que pensez-vous des résultats de ce référendum ?

Gilles Simeoni : Je pense qu'il faut prendre acte du résultat démocratique, qui intervient au terme d'un processus qui a été validé par toutes les parties. Un résultat qui a toute sa légitimité. J'ai une pensée pour celles et ceux qui ont eu le courage il y a 30 ans de choisir le chemin de paix. Je pense notamment à Michel Rocard, à Jean-Marie Tjibaou à Jacques Lafleur et dix ans après à Lionel Jospin. Maintenant, que faire avec ce résultat ? Parce que l'écart est beaucoup plus mince que ce qui avait été annoncé.

On se rend compte, si on affine un peu la lecture, que les Kanaks représentent environ 40% de la population totale de la Nouvelle-Calédonie, cela veut dire que la quasi-totalité des Kanaks a voté en faveur de l'indépendance. Ce que démontrent ce résultat et la réalité de l'état actuel de la société en Kanaky [Siméoni va un peu vite en besogne : ce terme désigne la Nouvelle Calédonie, et c'est le nom du futur Etat indépendant rêvé par le Front de libération nationale kanak et socialiste, FLNKS], c'est que les mécanismes d'aliénation coloniale n'ont pas disparu. Je pense notamment aux disparités économiques et sociales, en matière d'éducation. Le combat du peuple kanak va continuer. Les Corses, celles et ceux qui partagent nos idées, sommes solidaires de ce peuple.

Que doit-on faire et de quelle manière pour garantir le respect de la dignité du peuple kanak et de toutes les composantes de la Nouvelle-Calédonie ?

Dans le discours du président Emmanuel Macron, pas une fois il n'a cité le peuple kanak. Je pense que c'est une omission qui est regrettable. Il suffit de voir les statistiques, notamment le taux de jeunes qui accède à l'enseignement supérieur, je crois que c'est 4% sur les dernières statistiques. On disait que les jeunes Kanaks allaient se désintéresser de ce scrutin et manifestement ils s'y sont largement investis pour revendiquer leur fierté d'appartenir à ce peuple. Les Kanaks, très majoritairement, ont envie de construire ce pays qui est le leur.

On est dans une logique de paix et pas dans une logique d'hostilité, de rejet, mais simplement d'affirmation de la dignité de ce peuple, des prises en compte d'une histoire qui a été injuste, qui a été une histoire coloniale. Il y a aussi la volonté de redéfinir librement le rapport à la France et à la République. L'indépendance ne peut se concevoir en 2018 comme elle pouvait se concevoir dans les années 50.

La Nouvelle-Calédonie est la collectivité la plus autonome de France avec des pouvoirs régaliens, notamment sur les programmes scolaires. Cela explique-t-il le choix exprimé aujourd'hui ?

Je dirais, avec un petit sourire, souvent lorsqu'on revendique pour la Corse l'autonomie, on dit que l'autonomie, c'est l'antichambre de l'indépendance. Or, je note qu'en Nouvelle-Calédonie, il y a une autonomie très large et pour autant les électeurs n'ont pas choisi l'indépendance

La situation corse et la situation en Nouvelle-Calédonie ne sont pas identiques, même si il y a des traits de similarité entre les deux peuples et un grand respect. En ce qui concerna la Corse, une très large autonomie comme celle que connaissent actuellement les Kanaks nous suffirait largement, mais la situation n'est pas la même. Nous allons continuer, nous aussi de façon démocratique, pour faire prendre en compte ces attentes. 


dimanche 12 février 2017

L'affaire Théo enflamme Bobigny, ville PS emblématique de la justice

37 interpellations dans la capitale de Seine-Saint-Denis, siège de la deuxième juridiction de France

Les organisateurs de la manifestation anti-policière de Bobigny avaient l'autorisation


Quelque 2.000 manifestants s'étaient rassemblées dans l'après-midi devant le tribunal de Bobigny en soutien au jeune Théo, violemment interpellé à Aulnay-sous-Bois la semaine dernière. Ils réclamaient "Justice pour Théo". Trente-sept parmi les plus radicalisés ont été interpellés dans la soirée de samedi en Seine-Saint-Denis

Après plus d'une heure de manifestation dans le calme, des policiers postés sur une passerelle ont reçu des projectiles et des pétards ont été lancés pour créer des mouvements de foule. S'en sont suivies la casse de vitres d'immeubles et de mobilier urbain, ainsi que l'incendie de deux voitures "en marge de" la manifestation, comme il est convenu de dire et écrire pour dégager la responsabilité des auteurs des appels à manifester.


Ce qu'écrit ce collectif
Les actes et discours racistes se banalisent et structurent de plus en plus le discours dominant en France. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser le
viol en réunion par 4 policiers sur Théo, un jeune de 22 ans de la cité des 3000 à Aulnay Sous-Bois. Même si les faits ont été requalifiés et qu’un seul des policiers est poursuivi pour viol, la violence physique et psychologique n’en reste pas moins confinée dans le champ de la barbarie.
"Après la fin du rassemblement", souligne l'AFP, des "incidents isolés" se sont poursuivis jusqu'à minuit environ, à Bobigny et dans les communes proches, selon les éléments de langage proposés par une source policière non précisée par l'AFP qui diffuse à ses confrères copieurs-colleurs. 
La lumière du jour indique que un véhicule de presse (RTL) a été incendié en pleine manifestation

Des véhicules et des poubelles ont notamment été incendiées et des commerces dégradés par des jets de pierre à Drancy, ville de Jean-Christophe Lagarde, maire démagogue UDI, à Noisy-le-Sec, gérée par maître Laurent Rivoire, UDI, ou Bondy (PS).
Un policier a été "très légèrement blessé" au cours de ces "incidents".

VOIR et ENTENDRE
ce que l'AFP appelle des "incidents" :


Selon la version de Théo (Théodule), que l'AFP présente comme un "jeune homme noir" de 22 ans, 
ce sportif d'un mètre 90 aurait été la victime le 2 février d'un violavec une matraque télescopique au cours d'une interpellation publique et en plein jour, dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois. Toujours hospitalisé en raison de graves blessures dans la zone rectale, il s'est vu prescrire 60 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
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Les récupérateurs et casseurs habituels :
Collectif « Ni guerres, ni état de guerre » Réseau Sortir du colonialismeAFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique), Survie (signataire de l’appel "Nous ne céderons pas", opposé à l'état d'urgence), association Droits devant!! (créée par Albert Jacquard, Jacques Gaillot, Jacques Higelin ou Léon Schwartzenberg pour la défense de l’égalité des droits, contre la précarité et les exclusions), association culturelle Les Oranges (présidée par M'Hamed Kaki), MRAP, PCF, Conseil National Représentatif des Associions Noires de France (CRAN), Comité d'Organisation du 10 Mai (pour l'abolition de l'esclavage), Debout l'Afrique (activité statutaire floue: "autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire"), collectif Fathy Koumba (CFK, contre les violences policières), Maison du Tamil Eelam (pour une meilleure compréhension de la situation du peuple Tamoul), Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la Guerre (4 ACG,) Comité pour le respect des libertés et des Droits de l’homme au Sahara Occidental (Corelso), Association des familles de Prisonniers et Déportés Saharaouis (AFAPREDESA), CDISCOM (Collectif de Défense de l'Intégrité et de la Souveraineté des Comores), Comité Maoré (Comores), USTKE, Collectif Solidarité Kanaky, AISDPK, MJKF (mouvement des jeunes kanak en France), La JC (Mouvement des jeunes communistes de France),

ainsi que :  Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT) ; Ailes-Femnes ; Alternative Libertaire (AL) ; Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) ; CAPJPO-Europalestine ; CGT ; Collectif des Féministes pour l’Egalité (CFPE) ; Comité anti-impérialiste ; Confédération nationale du travail (CNT) ; Emancipation tendance intersyndicale ; Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI, participante à de nombreuses coordinations comme le GISTI, la Cimade, les Amoureux au ban public, Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat des avocats de France (SAF, de "sensibilité de gauche" mais qui soutient les manifestants violemment anti-libéraux lors des sommets des G8), etc...) Femmes plurielles ; Fondation Frantz Fanon ; Front Uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) ; Marxistes Unitaires ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ; Organisation Communiste - Futur Rouge (OC-FR) ; Organisation de Femmes égalité ; Parti des Indigènes de la République (PIR) ; Parti communiste des ouvriers de France (PCOF, marxiste-léniniste et révolutionnaire) ; Rassemblement organisé des communistes (ROCML) ; Sangha-Paris ; Section française de la LIFPL/WILPF (Women International League for Peace and Freedom) ; Survie, Union juive française pour la paix (UJFP, organisation juive et laïque, universaliste opposée à l'occupation des territoires palestiniens, militant notamment dans le Collectif Palestine) ; Union des Femmes Socialistes de Turquie (SKB) ; Union pacifiste de France (UPF), Ecologie sociale (anarchiste, libertaire), Idle No More Kabylie USTKE, Mouvement des Jeunes Kanaks de France, Génération Palestine, BDS-France, ATMF, ...
Le "jeune homme noir" a-t-il menti ?

Les premiers éléments de l’enquête de l’IGPN écartent la qualification de “viol”, mais retiennent celle de "violences volontaires" et, selon les informations de M6, la justice disposerait du témoignage d’un riverain qui confirmerait cette version. Ce témoin oculaire n'aurait observé aucun action des policiers apparentée à un "viol". Les circonstances de l’interpellation jeudi dernier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Théo, 22 ans - et qualifié de "costaud" - se font plus précises. Selon M6info, le compte rendu de l’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) transmise au juge de Bobigny en charge de l’affaire, tendrait à démontrer que le jeune homme n’a pas été victime d’un acte de viol intentionnel.
Selon les mêmes sources, l’analyse d’une vidéo de neuf minutes filmée par les caméras de la police municipale aurait permis aux enquêteurs de la "police des police” de s’assurer que le jeune homme n’a pas été "violé délibérément" par l’un des fonctionnaires, mais victime notamment "d’un coup de matraque qui a occasionné de sérieuses blessures sans que celui-ci ait été porté dans l’intention de le violer," précise une source judiciaire.

L’enquête confirme les premiers chefs d’accusation retenus vendredi par le Parquet de Bobigny, qui avait alors qualifié les faits en "violences volontaires". Dimanche soir, le juge d’instruction 
a pourtant été mis en examen l'un des quatre policiers pour viol. Les trois autres pour violences.

dimanche 14 septembre 2014

Le Jules Ferry occulté dans les livres scolaires choisis par la FSU

"Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures" (Jules Ferry, 28 juillet 1885) 

Jules Ferry est connu pour être l'auteur des lois de la IIIe République restaurant l'instruction obligatoire et gratuite
 
En effet, elle avait déjà été instituée en 1793, sous l'impulsion de Louis-Joseph Charlier, un ami de Marat et père spirituel de l’enseignement obligatoire voté par la Convention nationale favorable au maintien du gouvernement révolutionnaire, du dirigisme économique (dont la sur-fiscalité) et de la Terreur, mais contre la majorité réactionnaire de l'assemblée, regroupant les montagnards dantonistes et les députés du Marais, autour de Sieyès et Cambacérès, prônant un retour au social-libéralisme  libéralisme économique et au gouvernement constitutionnel. 
Or, l'hiver 2014-2015  1794-95 fut particulièrement rude, le prix du pain augmenta, et le peuple de Paris connut une grave disette, aggravée par la politique libérale de Manuel Valls la Convention. Aussi, la colère grondait parmi les frondeurs  sections populaires, d’autant que la France subissait depuis 2008 à cette époque-là une crise économique et financière et que le cours des assignats s'effondra. La réaction thermidorienne supprima donc l'obligation scolaire, puis la gratuité (qui creusaient les déficits publics), et il fallut attendre 1882 pour que Jules Ferry récupérât l'idée et fît voter la loi. Considéré comme le promoteur de "l'école gratuite et obligatoire", le coucou s'est ainsi vu attribuer la paternité biologique par PMA de l'enseignement laïc, obligatoire et gratuit.

Il fut le ministre de l'instruction publique de Jules Grévy, président de la République contraint à la démission.
En 1887, éclata en effet le scandale des décorations du fait de son gendre accusé de conflit d'intérêts   trafic d'influence. Il mettait à profit sa situation familiale pour monnayer des nominations dans l'ordre national de la Légion d'honneur. Le peuple chante alors:
Son austère bienséant
À l’Élysée s’trouve à l’aise ;

Y colle au fond de la chaise,

Qui colle à l’appartement.
Afin d’chasser d’son repaire
L’vieux à son fauteuil ancré
Va falloir foutre par terre
Tout l’faubourg Saint-Honoré.
Parallèlement, Jules Ferry manifesta une volonté forte d'expansion coloniale, en particulier en Indochine, ce qui provoqua sa chute. 

Najat Vallaud-Belkacem rétablira-t-elle la vérité historique?

Voici quelques propos que Jules Ferry  tint devant les députés le 28 juillet 1885, tels qu'ils sont transcrits au Journal Officiel. Ils constituent les fondements de la pensée coloniale de la IIIème République, alors autant que les nouvelles générations soient éclairées sur les pensées d'une icône de la gauche et que la diversité, en même temps que cette gauche moralisatrice qui les berne, puisse porter sur elles, ici comme sur tant de sujets, le regard édifiant du XXIe siècle.



La légende située sous le dessin "la France va pouvoir porter librement au Maroc la civilisation la richesse et la paix"  traduit l’esprit de la plupart des Européens de l'époque.



"La première forme de la colonisation, c'est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante.[...]
Mais il y a une autre forme de colonisation, c'est celle qui s'adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[...] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[...] Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d'une colonie, c'est la création d'un débouché.[...]

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures.[...]

(extrait de Le tour de la France par deux enfants, cours moyen par G.Bruno)
Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.[...]
A l'heure qu'il est, vous savez qu'un navire de guerre ne peut pas porter, si parfaite que soit son organisation, plus de 14 jours de charbon et qu'un navire qui n'a plus de charbon est une épave sur la surface des mers abandonné au 1er occupant. D'où la nécessité d'avoir sur les mers des rades d'approvisionnement, des abris, des postes de défense et de ravitaillement."

Toute ressemblance avec François Hollande serait purement fortuite

Le député Vernhes, radical de l'Hérault, répondit à Ferry: "[...] De même que Napoléon III cherchait une diversion aux idées de liberté par des expéditions lointaines [il ne s'agissait encore ni du Mali, ni de la Syrie ou l'Irak], de même la politique suivie par nos politiciens, qui se sont crus républicains et qui, pour nous, ne l'ont jamais été, cherche également une diversion dans l'expansion coloniale, afin de faire oublier au peuple français qu'il a été vaincu et qu'il doit, non point prendre l'offensive, mais rester sur une défensive absolument logique, correcte et rationnelle [...]" 

Dans cette déclaration de Jules Ferry, l'historien SFIO (ancêtre du PS) et militant anticolonialiste Charles-André Julien voit "le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la tribune".
Ces propos sur les "races" supérieures et inférieures sont la définition même du racisme et ouvrent la voie à des actes génocidaires, surtout sortant de la bouche du père de l'école publique laïque et obligatoireLe timbre ci-contre a été émis en 1981, sous la présidence du socialiste François Mitterrand...

Jules Ferry a dû démissionner de son poste de premier ministre en mars 1885.
Aujourd'hui, le PS préfère se tourner vers Jean Jaurès que le PCF ne veut pas les laisser récupérer.

lundi 12 mai 2014

La Marseillaise ne se chante plus au gouvernement: Valls, solidaire de Taubira

Le premier ministre a mieux à faire que de défendre l'hymne national

Taubira exprime son mépris du 
"karaoké d'estrade" des Français
 qui entonnent la Marseillaise

Hollande ne chante pas la Marseillaise
"en entier". Et la franco-marocaine
Vallaud-Belkacem ?
Catalan d'origine, le Premier ministre n'est pas choqué et dénonce lundi des "polémiques absurdes"... Il a donc balayé d'un revers de manche l'insulte aux Français respectueux de l'hymne national et dit refuser d'accorder de l'attention à la provocation de sa ministre de la Justice. Tête dans le guidon et non sans légèreté, le chef du gouvernement mono-tâche a insisté, ajoutant que  "le pays crève de ces polémiques absurdes qui font perdre du temps et détournent nos compatriotes de l'essentiel". 

Indépendantiste un jour, indépendantiste toujours

Christiane Taubira assume ne pas avoir eu envie de chanter la Marseillaise 
La Française de Guyane a même argué qu'elle a préféré écouter les grandes voix que d'y mêler la sienne, bien qu'il s'agisse de la commémoration de l'abolition de l'esclavage. 
Louant les solistes qui chantaient l'hymne national et rappelant l'avoir chanté à d'autres reprises, Christiane Taubira a expliqué que "certaines circonstances appellent davantage au recueillement... qu'au karaoké d'estrade".

La garde des Sceaux de Hollande a récidivé  samedi 10 mai, confirmant deux fois n'avoir pas chanté la Marseillaise.  Au point que la présidente du FN, Marine Le Pen, a appelé au limogeage de Christiane Taubira.
Le président de l'UMP, Jean-François Copé s'est dit "extrêmement choqué", "comme des millions de Français" que la garde des Sceaux se justifie  de manière aussi outrageante.


Benoît Hamon a témoigné du même état d'esprit que Taubira
A l'antenne de RMC-BFM-TV, le ministre de l'Education s'est en effet vanté lundi de ne pas avoir desserré les dents, tandis que  l'ex-ministre millionnaire de Ayrault, la Guadeloupéenne, George Paul-Langevin ne fait que remuer les lèvres. Ce qui fait beaucoup de ministres socialistes.

L'AFP prend parti 

L'Agence française de presse juge incompréhensible la polémique
Images à l'appui,  l'AFP en veut pour preuve que ni Benoît Hamon, ni François Hollande n'a chanté l'hymne national (à partir de 2 min 12), samedi, à Paris, place du Général-Catroux (17e arrondissement). Pour des raisons à l'évidence  politiques et  contraires aux discours socialistes de réconciliation.

Tous ont l'oreille tellement musicale qu'ils laissent humblement aux autres le soin de rendre hommage 

Et puis on a BFMTV qui fournit un contre-exemple malin...
L'équipe de Ruth Elkrief argumente comme elle peu, croyant servir ses maîtres. Elle a présenté une video du président Sarkozy, place de l'Etoile. 


Qu'il soit seul face au drapeau ne plaide donc pas en sa faveur.

A l'avenir, BFMTV devra accorder ses violons avec Hamon: 



La franco-norvégienne Eva Joly chante-t-elle l'hymne national de la République qu'elle entendait gouverner depuis l'Elysée? Si elle n'a pas l'oreille musicale non plus, ne connaît-elle pas la musique?

Les socialistes renient La Marseillaise, chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté.
Le jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage, les réfractaires sont très mal inspirés, s'ils sont Blancs. Mais que dire si elles sont Noires?
La dignité aurait dû leur inspirer de se faire porter pâles.

dimanche 30 mars 2014

Najat Vallaud-Belkacem, "Viêt minh souriante" ou "Khmère rose"

Najat Vallaud-Belkacem voit du machisme partout

Mais voit-elle le sexisme féministe?

C'était pas bien...







Mais ça, c'est bien !

Comme porte-parole godillot d’un gouvernement verbeux, NVB remplit bien son rôle, à cela près que personne ne l'écoute: à force de sectarisme, elle est devenue inaudible. Elle a donc des progrès à faire pour être crédible et efficace. 
Au point que l’opposition parlementaire ne peut pas la souffrir: ni indulgence, ni clémence pour une totalitaire de type soviétique, époque guerre froide.  

La nouvelle ligne “Boss au féminin” des célèbres marqueurs Stabilo n’a pas du tout plu aux féministes
Selon la publicité de la marque, le design des feutres, en forme de tube de gloss, concilie "élégance et sens pratique" dans un style "délibérément féminin". Problème : beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux n’ont pas du tout apprécié l’initiative commerciale de la marque et les sarcasmes ont fusé toute la journée de mardi. Stabilo s’est finalement excusé en fin de journée sur son compte Twitter.
Qui nous gâte la vie?
Toute notre vie publique, mais aussi privée devient invivable, car elle est désormais passée au crible de l'idéologie dominante, tantôt sur l'indifférenciation des sexes, tantôt sur le féminisme, comme le font déjà les écologistes radicaux qui entendent régler nos existences jusque dans nos foyers.  Qu'il soit vert ou rose, ce totalitarisme excède les Français. Quelques voix fortes s'élèvent toutefois pour demander que cessent  les pressions et intimidations, les stigmatisations et entraves, les culpabilisations et sanctions fiscales.

Le Figaro Magazine consacre un article à "NVB", "symbole de cette gauche sociétale"
écrivait l’hebdomadaire le vendredi 14 février

Une qualification de la ministre des Droits des Femmes,  Najat Vallaud-Belkacem, tirée du commentaire fait par le député UMP Hervé Mariton, fervent opposant au mariage homosexuel lors des débats à l’Assemblée nationale, qui décrit la ministre comme une "Viêt-minh souriante". Au sourire jaune. 
La porte-parole du gouvernement a d’abord jugé ces qualificatifs "insignifiants". Un adjectif qu’elle accole également à l’hebdomadaire du Figaro: "Tout ce qui est excessif est insignifiant. C’est ce que m’inspire souvent ce magazine." La socialiste a une idée approximative du pluralisme... 
Et, ajoutant la caricature à l'amalgame, NVB de poursuivre, sur la ligne éditoriale du magazine: "Vivement que le Figaro magazine revienne à ses sujets de prédilection : où acheter son champagne [français], où acheter son caviar [d'Aquitaine], où aller skier". "C’est totalement incongru", estime-t-elle.

Hervé Mariton l'a, quant à lui, gratifiée sur Twitter d'une petite explication de texte sur les notions de "colonialisme" et de "misogynie", faisant observer que "Viêt-Minh" est un "qualificatif politique" et que "souriant" peut être associé aussi bien à un homme qu'à une femme.

Des propos dénoncés par Laurence Rossignol, sénatrice et porte-parole du PS, qui les a qualifiés de "sexistes" et "racistes".
Pour cette ex-révolutionnaire trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dans un réflexe qu'elle partage avec H. Désir (SOS Racisme, comme elle), Hervé Mariton allierait à la fois racisme et sexisme, évitant de peu le stigmate du fascisme.
L'ayatollah du féminisme va jusqu'à taxer de "sexiste" la mention d'un sourire de femme par un homme. Elle a néanmoins accepté les fonctions de chargée de mission, puis chef de cabinet auprès d'un président de l’Assemblée nationale qui passe pourtant pour voir dans la femme un produit de consommation, Laurent Fabius.

Dans une tribune publiée le 6 avril 2012 sur le site Mediapart, Rossignol a aussi défendu la position de Najat Vallaud-Belkacem favorable à l'abolition de la prostitution
Contrairement aux trilles de son homonyme à plumes, la complainte de Rossignol est binaire. Vice-présidente PS de la région Picardie, c'est sans circonstances atténuantes qu'elle a condamné Anne Sinclair que la presse socialiste sanctifiait : "C'est un personnage des chansons d'Edith Piaf : 'I'm'fout des coups, I'm'prend mes sous, mais c'est mon homme, je l'aime.' Et de conclure que la richissime socialiste "Anne Sinclair incarne l'universalité de la domination des femmes."

Ex-Pétroleuse du MLF, 
Mlle Rossignol ne craint
 d'ailleurs  pas la caricature et l'outrance


"Khmère rose", aussi.

Le Figaro intitulait son article "la Khmère rose", une comparaison empruntée à l'ex-UMP Christian Vanneste en 2006.  Montrant quelques heures plus tard que le PS est plus réactif sur le sociétal qu'au social, Bruno Le Roux, le patron du groupe socialiste à l'Assemblée, avait estimé qu'il s'agissait d'un propos "colonialiste et misogyne" et tirait également sur le traitement journalistique du Figaro : "La conclusion grossière et pathétique qu’en tire Le Figaro Magazine est de titrer son article "La Khmère rose", ajoutant aux relents colonialistes, la référence à un mouvement qui a causé la mort de millions de Cambodgiens. 60 ans après Dien Bien Phu, le débat public et notre mémoire collective méritent mieux que ces propos outranciers et blessants.
Le Roux omet de préciser que le mouvement qu'il évoque est communiste d'inspiration maoïste et qu'il s'est rendu coupables de déportation massive et de massacres de la population.

Autre élu en première ligne contre le mariage pour tous et interrogé sur la porte-parole du gouvernement, le député du Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson. Pour lui, NVB évoque "le beau visage de l’idéologie".

Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob ne ménage pas non plus la franco-marocaine du gouvernement.
Pour lui, la ministre n’est que dans l’apparence. Et manque de fond. "Elle parle beaucoup, affiche son sourire, mais derrière,cela sonne creux."
Sexisme politiquement correct 
et de bon goût

Investie par les féministes et les écologistes radicaux, la gauche politique ne serait-elle pas devenue le refuge des aigri(e)s en tout "genre"?