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jeudi 12 juillet 2018

Collomb suspend un policier pour violences sur un détenu rebelle

Le policier est placé en garde à vue sur la foi d'une vidéo

Cette vidéo montre-t-elle ce qui a précédé les coups ?

Le policier stagiaire suspendu par Collomb à la suite de la diffusion d'une vidéo le montrant en train de frapper un détenu dans l'enceinte du tribunal de grande instance de Paris a été  aussitôt placé en garde à vue jeudi.

Des images de vidéosurveillance, d'une durée de près de six minutes, montrant ce gardien de la paix menottant, puis frappant au sol un homme qui devait être jugé en comparution immédiate pour vol, avaient été révélées sur internet par un site d'information dans la continuité de l'émission de Daniel Mermet sur France Inter, et qqui se dit "Plus près des jetables que des notables". Mermet, 75 ans, est cofondateur d'Attac et mit le pied à l'étrier à François Ruffin, député La France insoumise

Le Parquet de Paris avait dans la foulée ouvert deux enquêtes

Une première pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" et "faux", et une seconde pour "introduction frauduleuse dans un système automatisé de données", en raison de l'extraction et de la diffusion des images de vidéosurveillance. Les faits se sont déroulés le 9 juin, ce qu'a confirmé une source proche de l'enquête.
Ces deux enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices".

En début de soirée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la suspension du policier mis en cause.
"Le ministre d’Etat a pris connaissance ce jour de l'existence d'une vidéo présentant un comportement violent et inadmissible d'un gardien de la paix stagiaire dans l'enceinte du Tribunal de grande instance de Paris. Le ministre d’Etat condamne avec la plus grande fermeté ce comportement inadmissible qui vient nuire à l'image de l'ensemble des forces de sécurité", a fait savoir le ministère de l'Intérieur.
"Par conséquent, il a immédiatement décidé de la suspension, à titre conservatoire, du fonctionnaire en cause, dans l'attente des conclusions des enquêtes judiciaires et administratives", a-t-il ajouté.

Ce que montre la vidéo (et ce qu'elle ne montre pas)

La vidéo montre un homme qui semble refuser de retourner dans sa cellule. Après environ 45 secondes de lutte au corps à corps, le gardien de la paix qui l'escorte l'immobilise au sol et le menotte.
Il le ramène par la force jusque dans sa cellule, avant de lui asséner des coups de pied, alors qu'il est au sol et menotté - suite à une provocation, injure ou geste insultant - sous le regard de deux témoins, des collègues arrivés en renfort et qui éloignent ensuite le policier.

Selon le site militant, créé en 2015 après le licenciement de Daniel Mermet, c'est un policier (syndiqué ?) qui leur a transmis la vidéo pour dénoncer ces agissements.

Selon le bilan de l'IGPN pour 2017 publié récemment, les enquêtes sur des violences volontaires imputées à des policiers ont augmenté de 6% par rapport à 2016. A mesure que se sont développées les incivilités et agressions de policiers.
Dans le cadre professionnel, ces violences relèvent pour 19% de faits commis dans les locaux de police, notamment lors du déroulement d'une garde à vue ou d'une rétention (10%).

dimanche 12 février 2017

L'affaire Théo enflamme Bobigny, ville PS emblématique de la justice

37 interpellations dans la capitale de Seine-Saint-Denis, siège de la deuxième juridiction de France

Les organisateurs de la manifestation anti-policière de Bobigny avaient l'autorisation


Quelque 2.000 manifestants s'étaient rassemblées dans l'après-midi devant le tribunal de Bobigny en soutien au jeune Théo, violemment interpellé à Aulnay-sous-Bois la semaine dernière. Ils réclamaient "Justice pour Théo". Trente-sept parmi les plus radicalisés ont été interpellés dans la soirée de samedi en Seine-Saint-Denis

Après plus d'une heure de manifestation dans le calme, des policiers postés sur une passerelle ont reçu des projectiles et des pétards ont été lancés pour créer des mouvements de foule. S'en sont suivies la casse de vitres d'immeubles et de mobilier urbain, ainsi que l'incendie de deux voitures "en marge de" la manifestation, comme il est convenu de dire et écrire pour dégager la responsabilité des auteurs des appels à manifester.


Ce qu'écrit ce collectif
Les actes et discours racistes se banalisent et structurent de plus en plus le discours dominant en France. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser le
viol en réunion par 4 policiers sur Théo, un jeune de 22 ans de la cité des 3000 à Aulnay Sous-Bois. Même si les faits ont été requalifiés et qu’un seul des policiers est poursuivi pour viol, la violence physique et psychologique n’en reste pas moins confinée dans le champ de la barbarie.
"Après la fin du rassemblement", souligne l'AFP, des "incidents isolés" se sont poursuivis jusqu'à minuit environ, à Bobigny et dans les communes proches, selon les éléments de langage proposés par une source policière non précisée par l'AFP qui diffuse à ses confrères copieurs-colleurs. 
La lumière du jour indique que un véhicule de presse (RTL) a été incendié en pleine manifestation

Des véhicules et des poubelles ont notamment été incendiées et des commerces dégradés par des jets de pierre à Drancy, ville de Jean-Christophe Lagarde, maire démagogue UDI, à Noisy-le-Sec, gérée par maître Laurent Rivoire, UDI, ou Bondy (PS).
Un policier a été "très légèrement blessé" au cours de ces "incidents".

VOIR et ENTENDRE
ce que l'AFP appelle des "incidents" :


Selon la version de Théo (Théodule), que l'AFP présente comme un "jeune homme noir" de 22 ans, 
ce sportif d'un mètre 90 aurait été la victime le 2 février d'un violavec une matraque télescopique au cours d'une interpellation publique et en plein jour, dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois. Toujours hospitalisé en raison de graves blessures dans la zone rectale, il s'est vu prescrire 60 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
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Les récupérateurs et casseurs habituels :
Collectif « Ni guerres, ni état de guerre » Réseau Sortir du colonialismeAFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique), Survie (signataire de l’appel "Nous ne céderons pas", opposé à l'état d'urgence), association Droits devant!! (créée par Albert Jacquard, Jacques Gaillot, Jacques Higelin ou Léon Schwartzenberg pour la défense de l’égalité des droits, contre la précarité et les exclusions), association culturelle Les Oranges (présidée par M'Hamed Kaki), MRAP, PCF, Conseil National Représentatif des Associions Noires de France (CRAN), Comité d'Organisation du 10 Mai (pour l'abolition de l'esclavage), Debout l'Afrique (activité statutaire floue: "autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire"), collectif Fathy Koumba (CFK, contre les violences policières), Maison du Tamil Eelam (pour une meilleure compréhension de la situation du peuple Tamoul), Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la Guerre (4 ACG,) Comité pour le respect des libertés et des Droits de l’homme au Sahara Occidental (Corelso), Association des familles de Prisonniers et Déportés Saharaouis (AFAPREDESA), CDISCOM (Collectif de Défense de l'Intégrité et de la Souveraineté des Comores), Comité Maoré (Comores), USTKE, Collectif Solidarité Kanaky, AISDPK, MJKF (mouvement des jeunes kanak en France), La JC (Mouvement des jeunes communistes de France),

ainsi que :  Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT) ; Ailes-Femnes ; Alternative Libertaire (AL) ; Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) ; CAPJPO-Europalestine ; CGT ; Collectif des Féministes pour l’Egalité (CFPE) ; Comité anti-impérialiste ; Confédération nationale du travail (CNT) ; Emancipation tendance intersyndicale ; Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI, participante à de nombreuses coordinations comme le GISTI, la Cimade, les Amoureux au ban public, Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat des avocats de France (SAF, de "sensibilité de gauche" mais qui soutient les manifestants violemment anti-libéraux lors des sommets des G8), etc...) Femmes plurielles ; Fondation Frantz Fanon ; Front Uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) ; Marxistes Unitaires ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ; Organisation Communiste - Futur Rouge (OC-FR) ; Organisation de Femmes égalité ; Parti des Indigènes de la République (PIR) ; Parti communiste des ouvriers de France (PCOF, marxiste-léniniste et révolutionnaire) ; Rassemblement organisé des communistes (ROCML) ; Sangha-Paris ; Section française de la LIFPL/WILPF (Women International League for Peace and Freedom) ; Survie, Union juive française pour la paix (UJFP, organisation juive et laïque, universaliste opposée à l'occupation des territoires palestiniens, militant notamment dans le Collectif Palestine) ; Union des Femmes Socialistes de Turquie (SKB) ; Union pacifiste de France (UPF), Ecologie sociale (anarchiste, libertaire), Idle No More Kabylie USTKE, Mouvement des Jeunes Kanaks de France, Génération Palestine, BDS-France, ATMF, ...
Le "jeune homme noir" a-t-il menti ?

Les premiers éléments de l’enquête de l’IGPN écartent la qualification de “viol”, mais retiennent celle de "violences volontaires" et, selon les informations de M6, la justice disposerait du témoignage d’un riverain qui confirmerait cette version. Ce témoin oculaire n'aurait observé aucun action des policiers apparentée à un "viol". Les circonstances de l’interpellation jeudi dernier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Théo, 22 ans - et qualifié de "costaud" - se font plus précises. Selon M6info, le compte rendu de l’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) transmise au juge de Bobigny en charge de l’affaire, tendrait à démontrer que le jeune homme n’a pas été victime d’un acte de viol intentionnel.
Selon les mêmes sources, l’analyse d’une vidéo de neuf minutes filmée par les caméras de la police municipale aurait permis aux enquêteurs de la "police des police” de s’assurer que le jeune homme n’a pas été "violé délibérément" par l’un des fonctionnaires, mais victime notamment "d’un coup de matraque qui a occasionné de sérieuses blessures sans que celui-ci ait été porté dans l’intention de le violer," précise une source judiciaire.

L’enquête confirme les premiers chefs d’accusation retenus vendredi par le Parquet de Bobigny, qui avait alors qualifié les faits en "violences volontaires". Dimanche soir, le juge d’instruction 
a pourtant été mis en examen l'un des quatre policiers pour viol. Les trois autres pour violences.

samedi 9 mai 2015

Hollande confond campagne électorale, voyage officiel et vacances aux Caraïbes

Mélange de l'utile à l'agréable ou conflit d'intérêts?

Visite de cinq îles au soleil en... cinq jours 

Hollande aime les riches
de Saint-Bath, de loin
Les UV pour Valls, mais les tropiques pour Hollande. Le président s'est éloigné de Paris pendant les vacances du grand pont du 8 mai pour faire une tournée de dans la Caraïbe commencée vendredi à Saint-Barthélémy et Saint-Martin, deux petites îles antillaises un peu oubliées où aucun locataire dilettante de l'Elysée n'avait osé venir depuis au moins quinze ans. "Merci d'être ici (...) Merci d'avoir attendu si longtemps", a lancé le président de la République à peine posé sur l'aérodrome de Saint Barthélémy, confetti de 21 km2, peuplé de 9.000 habitants.
La 
précédente visite présidentielle est celle d'un président vivant, Valéry Giscard d'Estaing, en 1980, avant la venue de François Hollande. Et l'accueil a été à la hauteur, même si "Saint-Barth", "l'île des milliardaires" au tourisme de luxe, n'a donné que 17% de ses voix à François Hollande en 2012. "Vive la France. On est en France ici !", ont lancé des enfants des écoles rassemblés sur son passage, après une Marseillaise chantée à tue-tête par une jeune chorale devant le monument aux morts. Christiane Taubira a-t-elle consenti à entonner l'hymne national et parmi des riches ? "On n'est pas pas toujours d'accord avec vous mais vous êtes formidable", aurait lancé une habitante anonyme, si on veut bien croire l'AFP....

Un échange de bons procédés: des sourires contre des millions
Les Segollande en vacances
au frais de Marianne
La presse n'a entendu que des mots gentils d'encouragement... "Bravo!", "continuez!" "courage!", à Saint-Martin, île binationale franco-néerlandaise où il posait le pied quinze ans après Jacques Chirac en 2000, François Hollande a fait une cure de calinothérapie comme il n'en connaît plus depuis des mois en métropole. "Il est enfin entré dans un halo d'amour, ça fait du bien", s'étonnait la ministre de l'Outre-Mer, George-Pau Langevin, Guadeloupéenne soumise à l'ISF, comme Victorin Lurel, et ils se comptent pourtant sur les doigts de la main... "Sur ces terres éloignées l'accueil est toujours généreux", constatait l'ex-compagne du président, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, dans cette collectivité de 40.000 habitants qui ont voté à 51,5% Hollande en 2012. Les Ségollande ne prenaient pas de risques: que du bon temps...

En retour, François-le-généreux s'est efforcé de combler les attentes de ces deux collectivités devenues en 2007 des collectivités territoriales d'outre-mer (COM), émancipées de la Guadeloupe. Le chef-de-l'Etat-qui-paie a ainsi proposé à Saint-Barthélémy, un "compromis" pour régler un contentieux fiscal entre l'Etat et l'île, né d'une situation inédite de dotation négative -d'un montant de 40 millions d'euros- depuis le changement de statut. Selon ce "compromis", l'île ne rembourserait que "la moitie de sa dette, soit un effort de 20 millions d'euros" pour la métropole"L'autonomie, ça ne veut pas dire que la solidarité nationale a disparu", a de lui-même rassuré François Hollande, déterminé à être le bienfaiteur des îliens avec l'argent commun. 
Devant les élus de Saint-Martin, le président-candidat aux frais de la princesse a énuméré une série d'annonces: adaptation des règles concernant le RSA, qui plombe les finances de la collectivité, renforcement du contrôle de l'immigration et du nombre de gendarmes mobiles, création d'une chambre détachée du tribunal de Grande instance de Basse-Terre...


2017 vaut bien ce déplacement record du quinquennat
Un catalogue que le bienheureux a conclu sur une remarque désopilante sur son inconscience: "Si le ministre des Finances était là, il commencerait à s'inquiéter de mes propos !" Si ses promesses sont officiellement des "propos", les badauds risquent d'être déçus.


La tournée de cinq jours de Hollande dans la Caraïbe se caractérise par un bric-à-brac incohérent  : proximité avec les Français, grands thèmes internationaux (la mémoire de l'esclavage, le climat) et diplomatie à bon compte avec une visite historique à Cuba, lundi. La levée de l'embargo a été décidée par le président américain, mais le coucou français s'est précipité pour lui griller la politesse, misant sur ce manque de savoir-vivre pour rebondir.


A la Martinique, François Hollande préside samedi un sommet régional sur le climat, en prévision de la COP 21 en décembre à Paris. 



Dimanche en Guadeloupeil inaugurera un grand centre de mémoire sur l'esclavage, en présence des représentants de la Caraïbe, ainsi que de plusieurs présidents africains. Hollande laissera 6 millions sur son passage, valables pour la Martinique et la Guadeloupe, au profit des pêcheurs des Antilles, ainsi que de sa popularité.



Il passera deux des cinq jours à l'étranger

Dans la foulée, il ira les lundi 11 et mardi 12 mai à Cuba où il sera le premier président français à se rendre en visite officielle depuis plus d'un siècle.
Il fera un arrêt symbolique en République de Haiti. En janvier 2010, l’ouest de la " Perle des Antilles" a pourtant été ravagée par un violent tremblement de terre qui a tué environ 200.000 personnes, doublé d'une épidémie de choléra qui, à elle seule, a fait 6.500 morts. Les États-Unis y avaient dépêché 16.000 militaires, l’Union européenne, 1.500.

Pentecôte dans l'hémisphère sud ? 
Wallis-et-Futuna ou Tahiti...

jeudi 30 octobre 2014

Une maire-adjointe musulmane PS refuse de marier un couple lesbien: elle est contrainte de démissionner

Le PS divisé sur le mariage entre personnes du même sexe

La loi Taubira, dite du mariage pour tous,
 fait des remous en milieu PS
Une adjointe à la Famille au maire socialiste du 15-16e arrondissement de Marseille a dû démissionner de la délégation dont elle avait la charge pour avoir refusé - en août dernier - de marier un couple lesbien, apprend-on ce jeudi 30 octobre dans La Provence. 

Samia Ghali reconduit sa conseillère municipale, Sabrina Hout, à la frontière de sa mairie d'arrondissement. La jeune femme a dû renoncer à son poste d'adjoint en charge de la Famille il y a quinze jours. Elle "ne marie plus non plus, et ne touche donc plus aucune indemnité", précise au quotidien régional la maire du secteur, Samia Ghali, unique mairie socialiste de la ville.

Cette élue a subitement fait faux bond, laissant la responsabilité d'assurer la cérémonie à un autre édile non habilité.
Le mariage homosexuel en question doit donc être prochainement annulé.  Le Parquet de Marseille a depuis ouvert une enquête préliminaire pour "faux", car les actes de mariage, les registres et les livrets de famille ont tout de même été signés par Sabrina Hout (photo ci-dessus)...

Liberté de conscience réprimée par la nouvelle législation

Cette jeune conseillère municipale d'origine tunisienne "a expliqué qu'elle ne se sentait pas très bien" au moment de célébrer le mariage de deux femmes d'une cinquantaine d'années, Claude et Hélène,"alors qu'elle avait assuré d'autres mariages ce samedi 16 août". 
Un autre élu, un homme, avait dû célébrer l'union au pied-levé alors qu'il n'était pas administrativement habilité à le faire.
Des adjoints entendus pour cette enquête préliminaire ont dit que la conseillère municipale avait évoqué ses convictions religieuses - elle est de confession musulmane - pour refuser de marier le couple. 
"Je m'en serais bien passée. J'ai été en colère parce qu'on n'a jamais eu ce genre de problème. Après, je reste persuadée que ça n'est pas pour elle qu'elle a agi de la sorte...", raconte toutefois la sénatrice-maire de Marseille Samia Ghali à La Provence.
La réaction de la 11e adjointe était pourtant courue d'avance quand on connaît la position de l’islam sur l’homosexualité. Les propos de Dalil Boubakeur, en janvier 2013, en témoignent : […] "La religion musulmane rejette formellement l’homosexualité en tant qu’orientation, mal vue et condamnée dans les textes sacrés." […]
La conférence des présidents du Tribunal de Grande instance de Marseille recevra mardi prochain les conclusions du Parquet sur cette affaire. 
L'audience civile d'annulation interviendra dans la foulée. L'élue encourt un rappel à la loi.


jeudi 17 juillet 2014

Comparer Taubira à un singe, une injure à l'espèce animale?

Nos ancêtres supportent la comparaison

Le fait de comparer la garde des Sceaux à un singe est respectueux du règne animal
Mais que les juges de Cayenne estiment que ça revient à injurier "l'humanité entière" est méprisant de nos ancêtres: nos aïeux méritaient-ils d'être sévèrement condamné avec Anne-Sophie Leclère, une ex-candidate FN ? 

L'ex-tête de liste FN aux municipales à Rethel (Ardennes), a été lourdement condamnée mardi par le tribunal de Grande Instance de Cayenne à neuf mois de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité pour avoir comparé Christiane Taubira à une gentille petite guenon à ruban rose. Le FN a de surcroît été condamné à 30.000 euros d'amende en tant que personne morale. Faites les comptes!

Les préjugés raciaux des juges de Cayenne

Les protecteurs de la nature faillissent à leur mission de protection des animaux.
"Le fait d'assimiler une personne humaine, quelle qu'elle soit, à un animal, constitue une injure faite à l'humanité entière", estiment les juges dans leurs attendus.
  
Des attendus racistes à l'encontre d'une blanche
"Que cette injure concerne une personne de race noire, supposée arboricole, constitue de toute évidence une injure à caractère racial, mais aussi une provocation à la haine raciale, cette caricature n'étant que le paroxysme des réflexions racistes faites notamment dans le cadre du débat sur le mariage pour tous à l'encontre de Mme Taubira", soutiennent les magistrats.

La vanité des êtres humains oublieux de leurs origines 
Selon eux, "cette atteinte frontale à la dignité de l'homme justifie une sanction qui ne se limite pas à une punition financière, souvent appliquée en matière de délits de presse".

La dignité des animaux ne serait-elle pas remise en cause par les juges ?   Ces juges développent une pensée préjudiciable à nos amis les bêtes. La leçon donnée par les juges de Cayenne aux Européens soutient la thèse que l'outrage "va bien au-delà des assimilations entre immigration et délinquance habituellement réprimées pour ce type d'infractions". 

Les juges attentent un procès à l'occident
 
Alors que le deuxième décret de l'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848, ils continuent de ressasser, ne dissimulant pas leur esprit de vengeance, en soulignant que la Guyane a  été "marquée par l'esclavage, caractérisé par l'assimilation par le code noir des "nègres" - comme disent L.-S. Senghor et Aimé Césaire - à des biens meubles ou à du bétail".

Les magistrats ne se satisfont pas que le FN reconnaisse une "erreur de casting" à propos de l'ex-candidate:  elle "ne saurait suffire à le dédouaner, bien au contraire". 
Ils font le procès du parti de Marine Le Pen. "En ne s'assurant pas des opinions républicaines et en ne mettant pas en oeuvre par une formation minimale destinée à éviter de tels dérapages, le Front national a participé au délit".

Les trois juges rappellent que Jean-Marie Le Pen, "encore président d'honneur (du Front national), a tenu de nombreux propos racistes pour lesquels il a été condamné" ...deux fois pour ce motif. "Son programme pour la France et les Français préconisait l'abolition des lois réprimant le racisme". 
Ainsi les juges de Cayenne révèlent-ils un raisonnement de proche en proche suspect de vouloir éclabousser tout le monde.

Les juges fondent l'accusation de justice pour l'exemple

La peine d'amende est "la seule possible à l'encontre des personnes morales, elle doit être fixée à un montant élevé destiné à marquer la gravité des infractions à caractère racial qui génèrent un préjudice pour la société entière, mais aussi pour les victimes quotidiennes du racisme provoqué par ces injures", disent les juges.

Mme Leclère, exclue fin 2013 du FN, était poursuivie pour injure publique et provocation à la haine ou à la violence à la suite d'une plainte déposée en octobre 2013 par Walwari, le parti politique guyanais de Christiane Taubira.

mercredi 23 mai 2012

Montebourg, condamné pour injure aux ex-dirigeants de SeaFrance

PaSiDupes a peur de Montebourg et n'ose aucun commentaire

Les Aubrystes de la Voix du Nord
avaient fait du zèle...
Lorsque le ministre était député, il avait tenté d'intimider le blog en le menaçant de poursuites.



Les faits bruts, donc...




Alors qu'il était en campagne pour défendre sa candidature lors des primaires socialistes à l'élection présidentielle, Arnaud Montebourg avait effectué un déplacement à Calais, le 26 septembre, où il avait rencontré les responsables du syndicat Maritime Nord CFDT, dans leur local, pour évoquer le sort de la compagnie de ferry SeaFrance.


Lors de la réunion, il s'en était pris aux responsables de cette filiale de la SNCF aujourd'hui liquidée. "On parle souvent de patrons voyous, là, il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux", avait-il déclaré. "On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont des incapables et que s'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever".


Ces propos avaient été retranscrits le lendemain par le jounal La Voix du Nord. Se sentant offensés, le patron de SeaFrance, Pierre Fa, et les quatre autres membres du directoire avaient assigné l'élu socialiste pour injure.

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné mercredi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour avoir publiquement injurié les anciens membres de la direction de SeaFrance.

Arnaud Montebourg devra verser un euro de dommages et intérêts à partager entre cinq: Pierre Fa, Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay pour les avoir traités d'"escrocs" en septembre 2011.


Il devra également leur payer 3.000 euros au titre des frais de justice et faire publier sa condamnation dans la Voix du Nord.


La CFDT SeaFrance était pourtant connue comme une "organisation mafieuse "

Montebourg ne pouvait ignorer que "ses adhérents faisaient corps avec la CFDT dont ils sont redevables, en raison de la mainmise du syndicat sur la compagnie, s'agissant en particulier de la politique d'embauche, d'avancement et d'attribution de primes. Ainsi le rapport de la Cour des comptes évoque-t-il un " recrutement (qui) s'effectue largement par cooptation selon des critères peu transparents. Les recommandations familiales et surtout l'appui de la formation syndicale majoritaire entrent comme un facteur déterminant dans la sélection des candidats ". Rien de tellement exceptionnel !


Après que des salariés ont relaté dans les medias des exemples de pressions, parfois violentes, par les syndicalistes CFDT chez SeaFrance, la confédération avait indiqué son intention de faire le ménage dans ses rangs.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque a désavoué la CFDT locale et a publiquement lâché
sur RTL qu'il avait "un peu honte ce matin" de la CFDT Seafrance, accusant les militants de ne pas avoir "un comportement honorable".



Le jeudi 19 janvier 2012, le bureau confédéral de la CFDT a décidé  d'exclure sa branche maritime du Nord, où siègent les délégués de la compagnie maritime SeaFrance, accusés d'avoir fait échouer la reprise de leur société et soupçonnés de malversations.

mardi 15 mars 2011

Strauss-Kahn, mis en cause dans une affaire d'escroquerie

Présumé ne veut pas dire innocent

Voilà que les Français s'entichent de D. Strauss-Kahn parce qu'il est loin des querelles politiciennes, parce qu'il semble connaître ses dossiers, et parce qu'il occupe une haute fonction internationale, est-il pour autant celui qu'ils croient ?

DSK gagnerait, semble-t-il, à rester un illustre inconnu

Pour son implication dans une escroquerie internationale portant sur une somme de 22 milliards de dollars, Dominique Strauss-Kahn est mis en cause devant le TGI de Paris.

Le 20 septembre 2010, Maître Dominique Kounkou, avocat de Christian Basano, assignait l'Agent Judiciaire du Trésor (AJT) pour faute lourde de l'État devant le TGI de Paris, dans une affaire complexe d'escroquerie internationale, dans laquelle M. Dominique Strauss-Kahn fut un acteur particulièrement impliqué comme Ministre de l'Industrie du gouvernement Cresson en 1991, sous la présidence de François Mitterrand.

Affaire en cours, affaire à suivre

On trouvera ci-dessous le texte de l'assignation, actuellement en instance devant la Première Chambre du TGI de Paris.
Une enquête approfondie devra être diligentée par ce Tribunal dans les prochains mois. Les conclusions en réponse de l'AJT dans cette affaire sont attendues à la prochaine audience du 16 mars prochain.
LIEN (pdf)
Il est étrange que la source soit autant marquée à l'extrême gauche et que la presse d'investigation, décrypteuse et vertueuse ne s'en soit pas emparée.

Entre François Hollande qui n'est pas sûr que les électeurs le confirme bien à la présidence du Conseil Général de Corrèze et DSK qui a maille à partir avec la Justice, les primaires socialistes ont du mal à démarrer...
Le pourront-elles jamais ?

samedi 27 novembre 2010

Trafiquants de stupéfiants libérés par erreur: le juge avait-il fumé?

Stupéfait, le ministre fulmine et le ministère enquête

Nul n'est censé ignorer la loi
mais l'erreur d'un juge est humaine...

Le ministère de la Justice a ouvert vendredi une enquête administrative après la remise en liberté, par erreur, de cinq trafiquants de drogue présumés, par un juge d'Orléans (Loiret).
Les cinq suspects, qui étaient en détention provisoire depuis un an, ont pu quitter la prison par la grande porte, car leurs avocats ont reçu, dans le cadre de la procédure visant à prolonger leur incarcération, une convocation hors des délais légaux.

Les militants sont-ils plus exposés que les autres à l'erreur humaine?
Les 5 trafiquants présumés, impliqués dans trois trafics distincts d'héroïne et de cocaïne sur la région d'Orléans, sont suivis par trois juges d'instruction différents. Le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance qu'ils ont en commun est-il un stagiaire étourdi ou un militant actif ?

Bizutages ?

Le ministre de la Justice, Michel Mercier, après la publication de cette information par le quotidien La République du Centre, a souhaité "diligenter une mission de l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) pour faire toute la lumière sur ce dysfonctionnement", a dit un porte-parole.
Le procureur d'Orléans Franck Rastoul a reconnu devant la presse "un dysfonctionnement qui tient à un délai de convocation lié aux exigences de la procédure pénale".

Le juge ignorait que le 11 novembre est férié...
La procédure prévoit un délai de cinq jours ouvrés entre l'envoi d'une convocation et la date d'une audience visant à prolonger la détention.
Or, le juge des libertés a adressé la convocation aux avocats des innocents aux mains présumées vides, le 10 novembre pour une audience fixée au 16 novembre, sans tenir compte du 11 novembre, férié et donc non ouvré.

Les dealers restent mis en examen

Tout de même !
Les cinq prévenus comparaîtront libres à leur procès et seront d'ici là astreints à un contrôle judiciaire strict, a rassuré le parquet d'Orléans. Ils encourent, selon les cas, entre 10 et 20 ans de prison ferme. Sauf erreur.

La faute au programme informatique !
Les syndicats n'incriminent encore ni la légèreté des effectifs, ni évidement celle du juge, dont l'identité n'est pas révélée: c'est officiellement l'informatique qui endosse la responsabilité de la bulle, sans se plaindre.
Si nous ne mettons pas la ceinture, c'est 11 euros. L'excuse de l'erreur informatique du véhicule est-elle tout aussi recevable ?



Une erreur de la police est une 'bavure':
mieux, une faute
Mais l'erreur d"un juge est une 'bourde' ?
C'est comme çà: c'est politiquement correct...
Il faut tenir le coup, messieurs les flics...
Allez, respirez bien profondément !

mardi 19 octobre 2010

L'opposition veut museler la droite: Zemmour, poursuivi

Eric Zemmour reçoit le soutien de nombreux témoins
Après Ethel et Julius Rosenberg,
faut-il, à son tour, exécuter Zemmour ?

Le PS porte atteinte à la liberté de la presse

SOS Racisme poursuit le journaliste Eric Zemmour pour ses propos sur l'origine ethnique des délinquants, mais l'historien polémiste citera onze témoins en sa faveur lors du procès qui se tiendra en janvier devant le TGI de Paris. L'annonce a été faite mardi à l'occasion d'une audience de fixation de témoins.

Parmi ses témoins de moralité, on note des professionnels qui savent de quoi ils parlent pour l'avoir cotoyé:

Éric Naulleau, son antidote chez Ruquier,
le journaliste Robert Ménard
mais également des socialistes: le député Gaëtan Gorce ou Christophe Girard et le maire-adjoint à la Culture à la Ville de Paris, Pierre Monzani,
ainsi que le préfet de l'Allier, l'écrivain Denis Tillinac, le criminologue Xavier Raufer, Bruno Machet (un policier, ancien de la BAC 93), Lucienne Bui-Trong (ancienne chef de la section Ville-banlieue des renseignements généraux) et Patrick Champion (ancien conseiller spécial de Rama Yade au secrétariat d'État aux droits de l'homme).
"Nous en avions bien plus, comme Jean-Pierre Chévènement ou Jean-Luc Mélenchon, mais nous avons retenu ceux qui étaient les plus sûrs et ceux qui auraient le moins de problèmes de calendrier le jour de l'audience", précise Me Olivier Pardo, l'avocat d'Éric Zemmour, qui entend, à l'occasion de ce procès, défendre la liberté d'expression de son client.

Les socialistes réactivent le délit d'opinion

Les poursuites judiciaires de SOS Racisme contre Éric Zemmour prennent pour prétexte les propos qu'il a tenus le 6 mars dernier dans l'émission Salut les Terriens, animée par Thierry Ardisson, sur Canal+. "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est un fait", avait osé opposer Zemmour à ses contradicteurs. Le tollé déclenché par ces propos avait créé de multiples soubresauts et engagé un débat entre Zemmour et la LICRA à travers un échange de lettres.

Fini le politiquement correct, voici la chasse aux sorcières

"On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n'était qu' une réponse aux arguments [plus que tendancieux] développés par les autres intervenants, selon lesquels la police n'arrêterait que les Arabes et Noirs, observait Zemmour. Cette double stigmatisation - et de la police républicaine et des Arabes et Noirs - ne choque personne [, croit-il]. Les Arabes et Noirs peuvent être distingués du reste de la communauté nationale s'ils sont héros (cf. le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien à mon tempérament assimilationniste. J'ai tendance à ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le préambule de notre Constitution."

Les basses besognes de l'anti-racisme à tout faire

Le président de la pro-palestinienne LICRA, Alain Jakubowicz, rétorquait : "L'essentiel tient dans les statistiques publiées par l'administration pénitentiaire (...), selon lesquelles 81,8 % des personnes détenues en France au cours de l'année 2009 étaient de nationalité française."
Et de décider: "C'est la seule statistique qui vaille, la République ne demandant pas compte à ses enfants de la couleur de leur peau ou du dieu dans lequel [en qui] ils croient. Est-il d'ailleurs si important de savoir combien, parmi nos concitoyens qui ont commis des délits, ne sont ni blancs ni chrétiens ?"
Il est en revanche permis à la LICRA de stigmatiser 81,8 % de Français en bloc...

SOS racisme travaille pour la LICRA

Du fait de son positionnement communiste et de son activisme anti-sioniste (ou antisémite ?), la LICRA avait préféré renoncer à poursuivre Éric Zemmour. Les socialistes de SOS Racisme espèrent-ils lui offrir la tête de Zemmour ?