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samedi 13 janvier 2018

Affaire Trump des "pays pourris" : Jack Lang se vautre dans la merde

Lang traite Trump de "président de merde"

L'ancien ministre de la Culture Jack Lang adopte un langage peu académique 

Pour dénoncer une traduction de merde des propos de Donald Trump sur les "pays de merde", Jack Lang, 78 ans, qualifie en retour le président américain de "président de merde". L'ancien ministre de l'Education nationale de François Mitterrand dans les gouvernements Bérégovoy (pendant moins d'un an), puis Jospin (2 ans) a utilisé cette expression que pratiquent les lycéens des quartiers à l'encontre de leurs professeurs, samedi sur son compte Twitter et sur sa page Facebook.
"C'est un cri du cœur, un cri de révolte après ce qu'il a dit sur les Haïtiens", s'est justifié Lang. "J'ai envie qu'on dise dans le monde entier 'président de merde', comme un cri de ralliement contre ce personnage humiliant et offensant", a insisté le président septuagénaire de l'Institut du monde arabe (Ima).
"Ce qui m'a motivé, a commenté ce socialiste vertueux, c'est d'entendre ce type [Donald Trump] chaque heure chaque jour dire n'importe quoi, insulter".

L'ancien ministre qui se déclare ainsi "solidaire" d'Haïti, "pays que j'aime", et bien peu des pays africains qu'il ne mentionne pas, a dénoncé le "mépris" du président américain à leur encontre. "Ce mépris est inqualifiable. C'est blessant, offensant (...) Tous les jours, il déverse du mépris sur les uns sur les autres".

Selon Jack Lang, Donald Trump serait "un xénophobe et un raciste maladif". "C'est indigne de l'Amérique, grand pays de liberté, de grandes aventures d'émancipation", a estimé l'ancien ministre, à propos d'un grand pays esclavagiste.

Donald Trump a dénoncé vendredi lors d'une réunion à la Maison Blanche l'immigration en provenance de "shithole countries ("trous perdus"), des propos qu'il a ensuite contestés, mais qui ont suscité une vague d'indignation à travers le monde socialo-communiste qui a voté Hillary Clinton et a perdu la course à la Maison Blanche.

Un socialiste emmerdé par des soupçons de pratiques pédophiles

En 1977, signataire d'une lettre ouverte, parue dans le journal Le Monde, D'Jack Lang a demandé la libération d'adultes accusés d'actes de pédophilie sur des mineurs pubères de plus de douze ans. 
Dans les années 70, la pédophilie n'était pas une pratique de merde dans les milieux intellectuels et le journaliste du Nouvel Observateur, Jean-Claude Guillebaud, écrivait à ce propos: "Des crétins dans le vent allaient jusqu'à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu'ils appelaient 'l'aventure pédophile'."
En janvier 1977, trois hommes comparurent devant la Cour d'assises de Versailles pour "attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans". Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. "Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire?", demande la pétition. Le texte estime qu'il n'y a pas "crime" et que "trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit". Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Patrice Chéreau et bien d'autres encore, dont Jack Lang. 
En 1975, Daniel Cohn-Bendit publia un livre dans lequel il évoquait ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort, théorisent au passage l'éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignant de rapports physiques à connotation sexuelle que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux (il parle notamment, de façon explicite, de "caresses" qu'il donnait et d'attouchements qu'il recevait). Il évoquait également cette question lors de l'émission Apostrophes du 23 avril 1982 : "Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. […] Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller, c’est fantastique ! C’est fantastique, parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque!"
Les féministes, telles Caroline de Haas et Osez le féminisme, ont-elle rouvert ce dossier avec l'affaire #BalanceTonPorc des harcèlements sexuels et viols entre adultes?


Une autre fois, en 1979, défendant à pleines brassées de mots et de pages un moniteur d'éducation physique condamné pour détournement de mineur, Libé titra "baudruche" une affaire qu'il estimait se dégonfler.
Un accusé, Bruno, mêlait des enfants à ses saloperies d'adulte. Le journaliste de Libération interrogea le juge d'instruction chargé de l'enquête. "Cet homme était-il violent avec les enfants?" "Non, répondit le juge, mais il les faisait pisser et chier dans les partouzes." "Mais y a-t-il proxénétisme?", continua le journaliste. "Non, mais il leur faisait faire des horreurs, jouer avec leurs excréments, ils en mangeaient." Presque victorieusement, l'article estime avoir démonté la machination de dénonciation (un complot ?) parce qu'aucune violence n'avait été exercée sur les enfants. Voilà. Alors "lâchez-nous les baskets", grondait l'article juste à côté, pour lequel cette "baudruche dégonflée" n'est rien de plus que l'expression d'"une campagne d'ordre moral". Les traces du mai des barricades traînent alors sur les murs et dans les têtes: il était "interdit d'interdire". Conspuée, la morale est alors balayée, au mieux relâchée. A Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l'ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d'une ligne conservatrice. Un jour, un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s'invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n'est pas mis à la porte. Aujourd'hui, Libération publie une tribune dédiée au harcèlement de rue et très spirituellement intitulée 'Un porc, tu nais ?' écrite par la romancière franco-marocaine Leïla Slimani, née à Rabat d'un père banquier et haut-fonctionnaire marocain et d'une mère alsacienne de père algérien, prix Goncourt 2016,  qui réclame "le droit de ne pas être importunée", en France. Elle y vante les pays (de merde?) où les femmes sont voilées : "En moi résonne le cri de celles qui se terrent, qui ont honte, des parias qu’on jette à la rue parce qu’elles sont déshonorées. De celles qu’on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunée. Dans les rues du Caire, de New Delhi, de Lima, de Mossoul, de Kinshasa, de Casablanca, les femmes qui marchent s’inquiètent-elles de la disparition de la séduction et de la galanterie ? Ont-elles le droit, elles, de séduire, de choisir, d’importuner ?


Les pratiques privées des années 70 sont hyper-permissives, mais, en revanche, la violence politique est un moyen revendiqué de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. 1968-2018 : les censeurs de Trump ont de nouvelles pudeurs.
A partir de 1982, son nom est cité et des rumeurs de participation à l'affaire du Coral. 
Dite également affaire du lieu de vie, dans une ancienne exploitation agricole à Aimargues, dans le Gard, à trente kilomètres de Nîmes, ou affaire des 'ballets bleus du Coral', c'est une affaire d'abus sexuels sur mineurs qui a éclaté en France en 1982, dans les années Mitterrand. Très médiatisée à l'époque, l'affaire se signale par la mise en cause de plusieurs personnalités publiques, qui hurlèrent au complot politique ou policier.  Jack Lang, alors ministre de la Culture, fait partie des personnes citées, de même que le magistrat Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour ...enfants de Bobigny, conseiller au cabinet de la secrétaire d'État à la famille Georgina Dufoix et président du bureau international des droits de l'enfant (IBCR). L'enquête conclut à l'absence d'implication de Jack Lang, comme des autres personnalités politiques incriminées. Des années plus tard, l'un des clichés sur lesquels certains prétendaient avoir reconnu Jean-Pierre Rosenczveig se retrouve sur un CD-ROM découvert à Zandvoort par Marcel Vervloesem, dans le cadre d'une affaire qui contribue à alimenter les rumeurs sur l'existence de réseaux pédophiles.
En 2010, Jack Lang prit aussi la défense de Roman Polanski, poursuivi pour crime sexuel sur une mineure de 13 ans.

Lang n'a jamais été interdit d'approcher des collèges et des lycées,
mais il n'est pas lavé du doute sur la possibilité qu'il ne soit pas un ministre socialiste de merde.

dimanche 10 septembre 2017

Ouragan Irma: début de polémique sur l'impréparation du gouvernement français

Le gouvernement français meilleur dans l'enfumage que dans la prévoyance et l'action

Les oppositions de droite et de gauche ont dénoncé dimanche un manque de préparation des autorités face à l'Ouragan Irma

L'exécutif et la majorité présidentielle sont contents d'eux.
L'opposition a exprimé  dimanche son insatisfaction du gouvernement pour son imprévoyance depuis l'annonce de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dénonçant notamment un manque de préparation des autorités. 
"Il y a une défaillance de l'Etat à Saint-Martin et Saint Barthélemy, car le phénomène était attendu. Il y aujourd'hui, on le constate, un défaut d'anticipation", a ainsi déclaré le député Les Républicains Eric Ciotti, pour qui "l'Etat n'assume pas son rôle". "Il faut un retour d'expérience et je pense qu'une commission d'enquête parlementaire doit être mise sur pied pour établir si l'anticipation a été bien menée, après que le temps du secours soit passé", a ajouté le député des Alpes-Maritimes lors du Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL.  Irma a fait dix morts et 112 blessés dans la partie française de Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, dans les Antilles, selon un bilan provisoire. Sept personnes sont portées disparues.

Le ministre de l'Intérieur assurait dimanche soir que l'ordre républicain était rétabli...Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a une nouvelle fois promis d'y "projeter des moyens extrêmement importants".  
Mais Pepito fait des promesses après le passage d'Irma - - et avant l'arrivée de José, le tout pour dans les deux jours qui suivront... 

Le premier ministre et le chef de l'Etat ont décidé samedi de doubler les effectifs des forces présentes sur place , a insisté Gérard Collomb lors d'un point presse."
A la fois GIGN, GIPN, Légion étrangère qui arrivera sur place, afin de prendre en compte un certain nombre de problèmes", a-t-il précisé.  "Ces forces vont nous aider à rétablir la sécurité", alors que de nombreux témoignages font état de pillages, en particulier à Saint-Martin. 


"Pourquoi toutes ces mesures n'ont-elles pas été prises avant ?", s'est interrogé le député du Front national Gilbert Collard. 

"Quand on a des pouvoirs d'Etat, on doit toujours aller au-delà du prévisible dans la catastrophe. Il y a un manque de maturité, un manque de sens du déploiement de l'Etat", a-t-il ajouté sur BFM TV. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, s'est défendu de tout manquement. 
"On peut toujours faire plus, mais c'est une île. On ne peut pas, comme en Floride, organiser une évacuation, parce que ce n'est pas possible d'évacuer 80.000 personnes en 48 heures", a-t-il estimé lors du "Grand Rendez-vous d'Europe1/Les Echos/CNews". 

Il n'a pas hésité en outre à se retrancher derrière la succession de "deux épisodes climatiques d'une grande gravité", les ouragans Irma et José. Ce dernier est passé au large des deux îles dans la nuit de samedi à dimanche sans faire de nouveaux dégâts. "Les deux sont passé
s, aujourd'hui. Alors, dès aujourd'hui, dimanche 10, des militaires vont arriver sur place," a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.
"Sur place, c'est-à-dire en Guadeloupe...

VOIR un document aérien de la BBC concernant les îles britanniques voisines de Saint-Martin et Saint-Barthélémy :


Ile Saint-Martin dévastée par l'ouragan : peur et colère face à l'insécurité

Les habitants de Saint-Martin partagés entre peur et colère 

Aux destructions de l'ouragan Irma s'ajoute la peur des pilleurs : 

à Saint-Martin, la colère des habitants monte

La Baie orientale de Saint-Martin jeudi 7 septembre après le passage d'Irma.


Les pilleurs profitent du chaos pour se servir en toute impunité.
Depuis le passage de l'ouragan Irma, des magasins détruits sont pillés et des pillards s'en prennent aussi à des maisons dévastées sur l'île de Saint-Martin (Antilles françaises). Les forces de l'ordre sont dépassées par la situation : des renforts de sécurité ont été envoyés sur place mais n'arrivent pas sur l'île d'accès extrêmement difficile et les sinistrés se sentent abandonnés à leur sort. 

Des groupes agissent en plein jour, à la vue de tous.
Les habitants de l'île redoutent d'être pris pour cible des voyous. 

"Ils arrivent avec des camions entiers; c’est le chaos; on a peur," a encore déclaré, sur RTL, Murielle, paniquée. Cette habitante de l’île de Saint-Martin a décrit une situation inquiétante, où de nombreux pilleurs profitent des dévastations de l’ouragan Irma pour voler. 
"On ne peut pas nettoyer nos maisons; on est obligés d’être enfermés même en plein jour" a-t-elle précisé. 

Les forces de l’ordre sont complètement débordées par les dégâts de l’ouragan Irma, alors même que l’arrivée des renforts est encore partielle.
Pour Murielle, la situation est critique : "les gendarmes sont, quoi, une quinzaine, ils sont démunis; les pauvres ils sont fatigués."

"Ce qui règne sur l'île, c'est une grosse insécurité. 
Il y a des pilleurs; les gars sont armés, sortent de quartiers plus ou moins respectables et, après avoir pillé les magasins, après avoir pillé les entrepôts, ils vont venir piller les particuliers", déclare une habitante désabusée.
Sur l’île, entre pillage et rumeurs d’évacuation, "on n’arrive pas à sécuriser tous les points", a admis le major Mertz, détaché à Marigot.

VOIR et ENTENDRE Murielle, l'une des 35.107 habitants de l'île française de Saint-Martin, a dénoncé une situation de "chaos", d'insécurité et d'imprévoyance : lien RTL 

Cynique "On vous souhaite beaucoup de courage !" d'un journaliste - et humaniste - interrompant le témoignage d'une sinistrée pour passer un écran de pub... Priorité à l'information ! RTL s'autoriserait-elle un tel manque de compassion si Macron 1er était lancé dans l'une de ses péroraisons ?

Au-delà de l'insécurité et de la peur, 
c'est la colère qui anime les habitants de Saint-Martin 

Les rescapés d'Irma dénoncent le manque d'information et la gestion de la crise par les pouvoirs publics.
Certains se plaignent du manque d’information. 
"On ne sait pas comment se préparer, ni même ce qui nous attend", a raconté Steeve, âgé d’une trentaine d’années, à l'AFP. Seules les radios de la partie néerlandaise et de l’île d’Anguilla sont reçues à Saint-Martin. Neuf abris capables d’abriter "1.600 personnes" ont été ouverts à Saint-Martin, selon la ministre des Outre-mer Annick Girardin, restée dans l’île pour la durée de l’ouragan.

Dans une école de Galisbay (ouest de Saint-Martin) transformée en abri, un réfugié, Ludovic Coupan, n’a pas confiance: "Je ne me sens pas en sécurité, il y a trop de fenêtres", craint ce Parisien de 30 ans en vacances sur l’île, resté seul après l’évacuation de sa femme enceinte et de leur fille.

Dans l’île jonchée de détritus, morceaux de tôles, murets ou poubelles pourraient devenir des projectiles dangereux. L’eau et la nourriture, "acheminées sur place et stockées", doivent "désormais être distribuées à la population dans des conditions d’acheminement difficiles" [mais prévisibles, si des plans de secours et d'assistance existent] avec un "quadrillage" du territoire, a indiqué le premier ministre Edouard Philippe.

"Il nous reste 12 bouteilles d’eau, pour trois, pour se laver et boire", alors qu’il fait "une chaleur torride", a dénoncé au téléphone Olivier Toussaint, habitant de Saint-Barth, calfeutré. Il a mis du ruban adhésif sur ses vitres, au cas où elles exploseraient, ses volets anticycloniques ayant été détruits par Irma.

L'exécutif est-il à la hauteur ?

Un gendarme à Saint-Martin après le passage de l\'ouragan Irma, le 8 septembre 2017
Les pilleurs ont aussi bien dévalisé des pharmacies. 
Or, le pouvoir et la presse assurent que 410 gendarmes et 80 policiers seraient déjà sur place, outre trois escadrons de gendarmerie mobile, soit "240 gendarmes supplémentaires", vont ainsi être déployés dans les deux îles, a-t-il déclaré. Deux seront "opérationnels lundi". 

Le dispositif sera complété rapidement par des moyens militaires avec la mobilisation de trois compagnies supplémentaires, "un détachement du GIGN et un autre du GIPN". Une interdiction de circulation s’apparentant à un couvre-feu est instaurée à Saint-Martin entre 19 heures et 7 heures jusqu’à mercredi.

L’ouragan Irma a fait au moins dix morts et sept disparus dans les îles françaises, selon le dernier bilan. Cela porte à 25 le total des personnes ayant "trouvé la mort" dans les Caraïbes, si l’on ajoute six décès dans les îles Vierges britanniques, quatre dans les îles Vierges américaines, deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, deux à Porto-Rico, un à Barbuda.

Une insécurité constatée sur place par la ministre des Outre-mer.
 
A la demande d'Annick Girardin, plus de 400 gendarmes "sont déjà en route," selon la presse gouvernementale, relayant la propagande officielle. Le gouvernement entend contenir au plus vite cette violence. Des interpellations ont déjà eu lieu". Elles sont au nombre de 11, selon le ministère de l’Intérieur. 

Mais, tout en assurant qu'il a été a la hauteur du défi, la ministre des Outre-mer, a implicitement avoué l'imprévoyance de l'État en amont :
Résultat de recherche d'images pour "Haiti ouragan Matthew"
"L'État a fait le maximum. Oui, ce qui est arrivé à Saint-Martin n'est jamais arrivé ailleurs. Et oui, on est ici sur une île au bout du monde. Ce n'est pas la métropole, où on prend des voitures et on trouve la solution", s'est agacée Annick Girardin. 

A. Girardin n'a-t-elle donc jamais entendu parler d'une île à seulement 980 kms de Saint-Martin, Haïti où, il n'y a pas un an, l'ouragan Matthew a fait un millier de morts, en octobre 2016 ?... Voir photo ci-dessus à gauche.

S
amedi soir, après une réunion de crise à l’Elysée, "conscient de la peur, de l’épuisement et de l’angoisse" sur place, le premier sinistre Edouard Philippe a fait part  de la "mobilisation totale de l’Etat", critiquant ceux qui "voudraient faire vivre telle ou telle polémique".

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, invitée sur RTL vendredi 8 août, a déclaré que des renforts allaient arriver "dès que possible" et qu'ils "contribueront à rétablir l'ordre dans les plus brefs délais". 
Le rétablissement de l'ordre est-il dans les fonctions de la ministre de la Justice ? 

En Floride, les autorités ont anticipé les ravages d'Irma et plus du quart de la population est sous le coup d’un ordre d’évacuation.

Le coût des dommages provoqués par l'ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy est évalué désormais à 1,2 milliard d'eurosselon la Caisse centrale de réassurance (CCR). 
Probablement sous-estimé, ce coût sera répercuté sur les cotisations d'assurances et l'Etat devra effectuer des arbitrages qui pèseront sur les budgets des contribuables.

dimanche 21 février 2016

Tahiti: Hollande fait virer les "sans dents" sur son passage

Les SDF Thaïtiens, sommés de quitter les lieux, le temps de la visite du socialiste

La mairie de Papeete a dû demander à ses sans-abri de quitter les lieux, e
n prévision de la visite de François Hollande, lundi à Tahiti

En Polynésie française, 25 % de la population vit
au-dessous du seuil de pauvreté
(à 50.000 Fcfp, soit 400 euros, 2014)
François Hollande avait la volonté de visiter le monde avant de quitter le pouvoir. Il s'est offert une virée de quelque 46.000 km commencée par Wallis et Futuma, dimanche 21 février.
Mais à Tahiti  lundi,  Papeete, ce n'est seulement son port aux eaux claires, ses bougainvilliers en fleurs, son marché aux étals colorés, car cette île de la Polynésie française en Outre-mer, a aussi ses SDF. Pour donner au président François Hollande une image idyllique de carte postale, la capitale de la Polynésie a demandé aux 'sans-dents' d e Hollande au centre-ville de laisser la place au président Blanc et à toute sa suite: pas question d'offenser sa vue et de le rappeler à ses engagements de candidat à l'Elysée. 

Le chef de l'Etat doit déambuler dans le marché Mapuru a Paraita, explique la chaîne Polynésie 1ère, mais des baraquements précaires sont situés autour et c'est l'enfer au paradis. Ce bidon-ville de 150 à 200 sans-abris devait donc être évacué.
Aucune caisse de chômage, de faibles allocations familiales, des aides alimentaires très limitées... Quand on n'a pas de travail, on est dans la dèche totale, car la vie coûte environ 50 % plus chère qu'en métropole.
"Pour le président, il faut qu'on dégage de là!" 

"Je vis sur ce terrain vague depuis trois ans. Les responsables du marché et de la mairie viennent nous dire que c'est pour la sécurité du président. Où allons nous ? Nous ne sommes pas méchants!", s'indigne au micro de Polynésie 1ère Tehihira Tuihaa, l'un des SDF sommés de partir, qui s'inquiète pour ses affaires, qu'il ne peut laisser sur place. Il précise d'ailleurs qu'aucune solution de relogement ne lui a été proposée. 
Coco, un autre sans-abri, vit dans un abri de fortune, près du marché de Papeete et ne comprend pas non plus la démarche de la mairie de Papeete, à l'instigation de la préfecture de Tahiti: "Ils ne se sont jamais inquiétés avant. Et voilà, pour le président, il faut qu'on dégage de là. Ils ne sont même pas venus me voir." 
L'homme indique que tous les baraquements seront détruits pour la visite présidentielle. "On pourra revenir trois jours après son départ", indique-t-il. Mais il leur faudra alors reconstruire leurs abris de fortune. Lundi, la mairie fera également fermer sept écoles et cinq lycées et interdira tout stationnement aux alentours du marché.

Le président Hollande est attendu dimanche à Wallis-et-Futuna, première étape d'un périple de plus de 45.000 kilomètres.

Sans rechigner, Hollande a adopté cet 
Airbus A330, surnommé Air Sarko One
En juillet 2010, Ségolène Royal demanda au président de "sacrifier son avion de luxe" en raison de la crise. Qu'a-t-elle à ajouter en 2016, en tant que ministre de l'Environnement et de présidente de la COP 21?

Le président de la République s’est envolé samedi pour la Polynésie avant d’enchaîner par une tournée en Amérique latine.
Un périple de sept jours durant lequel il va parcourir près de 46.000 kilomètres, a révélé Le Parisien vendredi, soit largement plus qu’un tour du globe.

46.000 kilomètres pour 7 jours de voyage. 

Dans la foulée du Conseil européen consacré vendredi au Brexit et alors qu'une certaine presse lui trouvait "les traits tirés" (!), François Hollande s'est lancé  samedi dans un voyage de 60 heures pour la Polynésie et Wallis-et-Futuna dans cet avion présidentiel dont il critiquait l'usage par son prédécesseurIl vient honorer une promesse de campagne, se justifie-t-il: visiter tous les territoires d’outre-mer, sans aucune arrière-pensée de campagne présidentielle, à 16 mois de l'échéance. Comme le souligne le quotidien, le dernier président à avoir posé le pied à Wallis est Valérie Giscard d’Estaing, tandis que Futuna n’a tout simplement jamais reçu la visite d’un président de la République. 
Lundi soir (mais mardi en France), le chef de l’Etat partira ensuite pour l’Amérique latine au Pérou, en Argentine et en Uruguay. A l’origine, il devait se rendre en Argentine en novembre, mais les attentats du 13 novembre ont bouleversé son calendrier.

Un Conseil des ministres a été annulé, sans état d'âme, pour que le président François Hollande puisse vivre deux lundis en une seule fois... Il va franchir deux fois la ligne de partage des jours qui passe entre Tahiti et Wallis. Ce qui explique son agenda en double sur le site de l’Elysée. Ses dévots s'inquiètent des conséquences de son dévouement. Rendez-vous compte, le capitaine de pédalo va devoir supporter des décalages horaires variant de plus 13 heures à moins 11 heures.

Mais quel bilan carbone ? 
"C’est un voyage logistiquement très compliqué", raconte l’Elysée à Europe 1. François Hollande devra changer d’avion pour aller de Tahiti à Wallis, car la piste est trop courte pour l’A330. Il empruntera ensuite un avion militaire entre Wallis et Futuna. 

Europe 1 a demandé à un expert en bilan carbone de se pencher sur ce voyage présidentiel.
Trois ministres écologistes au gouvernement:
Cosse, Placé, Pompili
Selon Arnaud Dore de la société Ecoact, si l’on considère qu’
environ 150 personnes sont du voyage, un tel périple va émettre 1.400 tonnes d’équivalent (teq) par CO2, soit 138 tours de la Terre en voiture, 541 allers-retours Paris-New York ou les émissions de gaz à effet de serre annuelles de 115 Français. Mais attention, ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de précaution.

Avec Air-Flanby-One, Hollande voyage à bas coût. 
Si, deux mois après la COP21, la planète n’est pas épargnée par un tel voyage, la tirelire de l’Elysée - c'est-à-dire le nôtre - serait peu entamée. En enchaînant plusieurs destinations, la présidence parvient à réduire les coûts, font valoir ses services. "On essaye systématiquement de grouper les voyages, comme on l’avait fait avec l’Australie et la Nouvelle-Calédonie", insiste-t-on au Château. 
Les comptables des deniers de l'Etat ne sont pourtant pas en mesure de communiquer sur le coût total du voyage. Ils déclarent aux uns: "on multiplie les devis", mais avouent aux autres qu'ils n'ont pas évalué l'addition totale des dépenses par anticipation, puisque ce n'est pas leur argent, leur budget et leurs fins de mois : "il y a le coût du transport, de l'hébergement, de la nourriture du personnel que l’on déplace mais il y a aussi les chefs d’entreprises, hors PME, et les journalistes qui eux payent leur voyage". "Tout est fait pour limiter les coûts", assure-t-on néanmoins. De quoi se plaint-on? 
Vous ne voudriez pas qu'il croise le Français "normal" sur les pistes enneigées ! D'autant que sa côté de "popularité" est tombée à 19 %... Ils auraient pourtant beaucoup à se dire.

samedi 9 mai 2015

Hollande confond campagne électorale, voyage officiel et vacances aux Caraïbes

Mélange de l'utile à l'agréable ou conflit d'intérêts?

Visite de cinq îles au soleil en... cinq jours 

Hollande aime les riches
de Saint-Bath, de loin
Les UV pour Valls, mais les tropiques pour Hollande. Le président s'est éloigné de Paris pendant les vacances du grand pont du 8 mai pour faire une tournée de dans la Caraïbe commencée vendredi à Saint-Barthélémy et Saint-Martin, deux petites îles antillaises un peu oubliées où aucun locataire dilettante de l'Elysée n'avait osé venir depuis au moins quinze ans. "Merci d'être ici (...) Merci d'avoir attendu si longtemps", a lancé le président de la République à peine posé sur l'aérodrome de Saint Barthélémy, confetti de 21 km2, peuplé de 9.000 habitants.
La 
précédente visite présidentielle est celle d'un président vivant, Valéry Giscard d'Estaing, en 1980, avant la venue de François Hollande. Et l'accueil a été à la hauteur, même si "Saint-Barth", "l'île des milliardaires" au tourisme de luxe, n'a donné que 17% de ses voix à François Hollande en 2012. "Vive la France. On est en France ici !", ont lancé des enfants des écoles rassemblés sur son passage, après une Marseillaise chantée à tue-tête par une jeune chorale devant le monument aux morts. Christiane Taubira a-t-elle consenti à entonner l'hymne national et parmi des riches ? "On n'est pas pas toujours d'accord avec vous mais vous êtes formidable", aurait lancé une habitante anonyme, si on veut bien croire l'AFP....

Un échange de bons procédés: des sourires contre des millions
Les Segollande en vacances
au frais de Marianne
La presse n'a entendu que des mots gentils d'encouragement... "Bravo!", "continuez!" "courage!", à Saint-Martin, île binationale franco-néerlandaise où il posait le pied quinze ans après Jacques Chirac en 2000, François Hollande a fait une cure de calinothérapie comme il n'en connaît plus depuis des mois en métropole. "Il est enfin entré dans un halo d'amour, ça fait du bien", s'étonnait la ministre de l'Outre-Mer, George-Pau Langevin, Guadeloupéenne soumise à l'ISF, comme Victorin Lurel, et ils se comptent pourtant sur les doigts de la main... "Sur ces terres éloignées l'accueil est toujours généreux", constatait l'ex-compagne du président, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, dans cette collectivité de 40.000 habitants qui ont voté à 51,5% Hollande en 2012. Les Ségollande ne prenaient pas de risques: que du bon temps...

En retour, François-le-généreux s'est efforcé de combler les attentes de ces deux collectivités devenues en 2007 des collectivités territoriales d'outre-mer (COM), émancipées de la Guadeloupe. Le chef-de-l'Etat-qui-paie a ainsi proposé à Saint-Barthélémy, un "compromis" pour régler un contentieux fiscal entre l'Etat et l'île, né d'une situation inédite de dotation négative -d'un montant de 40 millions d'euros- depuis le changement de statut. Selon ce "compromis", l'île ne rembourserait que "la moitie de sa dette, soit un effort de 20 millions d'euros" pour la métropole"L'autonomie, ça ne veut pas dire que la solidarité nationale a disparu", a de lui-même rassuré François Hollande, déterminé à être le bienfaiteur des îliens avec l'argent commun. 
Devant les élus de Saint-Martin, le président-candidat aux frais de la princesse a énuméré une série d'annonces: adaptation des règles concernant le RSA, qui plombe les finances de la collectivité, renforcement du contrôle de l'immigration et du nombre de gendarmes mobiles, création d'une chambre détachée du tribunal de Grande instance de Basse-Terre...


2017 vaut bien ce déplacement record du quinquennat
Un catalogue que le bienheureux a conclu sur une remarque désopilante sur son inconscience: "Si le ministre des Finances était là, il commencerait à s'inquiéter de mes propos !" Si ses promesses sont officiellement des "propos", les badauds risquent d'être déçus.


La tournée de cinq jours de Hollande dans la Caraïbe se caractérise par un bric-à-brac incohérent  : proximité avec les Français, grands thèmes internationaux (la mémoire de l'esclavage, le climat) et diplomatie à bon compte avec une visite historique à Cuba, lundi. La levée de l'embargo a été décidée par le président américain, mais le coucou français s'est précipité pour lui griller la politesse, misant sur ce manque de savoir-vivre pour rebondir.


A la Martinique, François Hollande préside samedi un sommet régional sur le climat, en prévision de la COP 21 en décembre à Paris. 



Dimanche en Guadeloupeil inaugurera un grand centre de mémoire sur l'esclavage, en présence des représentants de la Caraïbe, ainsi que de plusieurs présidents africains. Hollande laissera 6 millions sur son passage, valables pour la Martinique et la Guadeloupe, au profit des pêcheurs des Antilles, ainsi que de sa popularité.



Il passera deux des cinq jours à l'étranger

Dans la foulée, il ira les lundi 11 et mardi 12 mai à Cuba où il sera le premier président français à se rendre en visite officielle depuis plus d'un siècle.
Il fera un arrêt symbolique en République de Haiti. En janvier 2010, l’ouest de la " Perle des Antilles" a pourtant été ravagée par un violent tremblement de terre qui a tué environ 200.000 personnes, doublé d'une épidémie de choléra qui, à elle seule, a fait 6.500 morts. Les États-Unis y avaient dépêché 16.000 militaires, l’Union européenne, 1.500.

Pentecôte dans l'hémisphère sud ? 
Wallis-et-Futuna ou Tahiti...

dimanche 12 mai 2013

Des droits des descendants d'esclaves outre-mer à ceux des serfs en France

Nous sommes tous des descendants de serfs

Rendons la Savoie au royaume de Piémont-Sardaigne, donc à l'Italie

La Savoie fut soumise par les révolutionnaires en 1792 et fut conservée sous la Terreur ! 

En guerre contre l'empereur d'Autriche, les révolutionnaires français se méfiaient du souverain sarde Victor-Amédée III, allié de l'Autriche, alors ils annexèrent les terres sardes. Les descendants des acheteurs de biens nationaux, rarement des paysans propriétaires, mais plutôt des bourgeois,  au premier rang desquels  des notaires. Tremblez notaires de père en fils! 

Le traité de Paris rendra l'ensemble de la Savoie à Victor Emmanuel Ier, rentré de son exil en Sardaigne pour récupérer le Piémont, Nice et la Savoie. Et voilà que nous pourrions aussi avoir à rendre Nice !

La Lorraine et la Corse, aussi, et la Bourgogne ? Descendants des Burgondes, à vous les vignobles...
Or, à l’occasion de la journée de commémoration de l’esclavage, vendredi, les illuminés du Comité représentatif des associations noires (CRAN) ont indiqué qu’ils allaient déposer plainte contre la Caisse des dépôts pour avoir "profité de l’esclavage ", selon lui en recueillant notamment la "rançon" imposée à Haïti pour son indépendance. Une initiative hallucinante, mais le CRAN est coutumier du fait…
François Hollande a souligné vendredi "l'impossible réparation" des ravages de l'esclavage, "outrage fait par la France à la France" (sic), à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Evoquant "l'impossible réparation" de la traite négrière, François Hollande a cité le poète antillais Aimé Césaire, dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance.
"'Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini ? Non, ce ne sera jamais réglé'", a dit le président français, en écho à cette figure de la vie martiniquaise, célébrée au Panthéon, non loin des jardins du Luxembourg où se tenait la cérémonie.
"L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas", a-t-il ajouté. "Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tous points impossible à établir. Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, le plus responsable, c'est celui de la mémoire, c'est la vigilance, c'est la transmission."
Le chef de l'Etat s'exprimait en présence de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui est à l'origine de la loi de 2001 reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité.
"Tout crime appelle réparation, et quand on refuse la réparation, c'est qu'on refuse qu'il y ait eu véritablement crime. Il faut une réparation globale : morale, culturelle, financière, symbolique, matérielle", a dit Louis-Georges Tin à des journalistes. "Ce chemin de justice doit être ouvert", a-t-il ajouté.


François Hollande : "l'histoire ne s'efface... par lemondefr
 
Et de reprocher au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,  de ne "pas avoir tenu parole", puisque des conseillers avaient reçu des membres de son association en octobre.

Le CRAN a besoin d'huile dans les rouages mentaux


La position du CRAN n'est pas partagée par Serge Romano, président du Comité marche du 23-Mai, qui a notamment aidé de nombreux Antillais à retrouver la trace de leurs ancêtres.

Lui-même refuse la "posture de la réparation", qu'il juge "politiquement dangereuse". "Une fois qu'on aura donné de l'argent, tout sera fini ? Vous serez réhabilité, réparé ? Non, ce n'est pas sérieux et c'est surtout dangereux parce que se baser sur le ressentiment, c'est encore une fois être dans le confit et ne pas être dans la solution", a-t-il fait valoir auprès de journalistes.


Le sujet laisse "sceptique" la nouvelle présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, Myriam Cottias.
"Que la question des réparations soit posée, je le comprends", a-t-elle déclaré. "Mais les enjeux sont beaucoup plus de travailler à lutter contre les représentations racialisées, racialisantes des personnes issues de l'esclavage. C'est un enjeu sociétal et politique beaucoup plus important."

Pas plus de races que de sexes différents...
Un projet de loi demandant la suppression du mot "race" de la Constitution, une promesse de campagne de François Hollande, a été déposé par des parlementaires ...communistes.

François Hollande temporise en amusant la galerie de sémantique
Il a dénoncé l'esclavage, "outrage fait par la France à la France, à son propre honneur, à sa grandeur", et a rappelé la nécessaire lutte contre "toute discrimination, ce poison contre l'égalité".
"Si l'esclavage a disparu en France, la haine, le mépris qui l'ont rendu possible sont, eux, toujours là", a-t-il dit, appelant à combattre le racisme "sans répit, sans faiblesse et sans silence". Stéphane Hessel n'aurait pas pu dire mieux !

Au cours de sa visite d'une exposition sur la traite des Noirs, il a repassé une couche, évoquant la construction, qui vient de commencer, d'un "Mémorial ACTe" en Guadeloupe, voulu par Victorin Lurel.
"La traite nous renvoie à la dette souscrite à l'égard de l'Afrique", a ajouté François Hollande, qui avait salué la mémoire des esclaves sur l'île de Gorée, au large de Dakar, en octobre dernier.
Il a fait un lien entre cette dette et l'intervention de l'armée française lancée en janvier contre les rebelles islamistes au Mali. "Aujourd'hui, c'est au nom de cette solidarité que la France est intervenue au Mali pour lutter contre l'intolérance, le fanatisme et la terreur", a-t-il dit.


Mais Hollande n'a rien dit du servage


Le servage personnel a sensiblement chuté en France après la guerre de Cent Ans, mais il faut attendre
l'ordonnance du 8 août 1779 pour que le servage soit aboli par Louis XVI ce qui démontre que les serfs étaient privés du droit d'héritage.


Amis, Taubira nous ouvre de grands espoirs.