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jeudi 23 janvier 2020

Rappel à l'ordre du préfet des Pays de la Loire qui émet des réserves sur la loi bioéthique 

Le préfet des Pays de la Loire émet des réserves sur la loi bioéthique lors de ses vœux, le ministre de l'Intérieur le recadre

Je ne veux voir qu'une seule casquette de préfet

"La loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure", a commenté Claude d'Harcourt. 
Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique, en octobre 2019
Ministre de l'Intérieur qui, lui, ne voit jamais rien, casquette sur les yeux de toute façon, Christophe Castaner l'a aussitôt convoqué à Beauvau, mercredi 22 janvier au matin, à sa sortie de boîte, deux jours après que le préfet a émis "à titre personnel" des réserves sur la loi bioéthique, lors d'une cérémonie de vœux au monde économique à la préfecture de Loire-Atlantique
Le préfet Claude d'Harcourt a dû répondre à la convocation de Castaner qui voulait "entendre ses explications" et "lui rappeler ses obligations", révèle franceinfo. L'ancien maire de Forcalquier, qui avait dû jeter l'éponge face à Christian Estrosi dans l'entre-deux tours des Régionales, entendait bien lui "chanter Manon sur l'air de la Tosca", lui qui est pourtant plutôt porté à "baiser Fanny".

En conscience, le préfet Claude d'Harcourt, est sorti de son devoir réserve, lundi soir, lors de cette cérémonie, en émettant des réserves sur la loi bioéthique dont l'examen au Sénat a débuté mardi, ont appris franceinfo et France Bleu Loire Océan de sources concordantes, confirmant une information du site d'investigation Médiacités. 

Des macroniens ont aussitôt dénoncé le préfet

"La loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure" qui n'est "pas sans risque", a mis en garde le représentant de l'Etat.
Et d'ajouter qu'"à titre personnel, il n'est pas sûr que cette loi favorise les repères auxquels aspirent nos concitoyens". Une critique assez nette de la loi bioéthique, actuellement étudiée au Sénat, et qui prévoit l'extension de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes.

"Mon expression était inadéquate, dès lors qu’elle était publique," a admis le préfet de Loire-Atlantique dans un communiqué, même s’il a pris soin de préciser qu’il s’agissait de son opinion personnelle".

Preuve de la perturbation de la population par le projet de loi bioéthique, le préfet - réputé pour son style direct et son franc-parler, n'a pas hésité à s'en faire l'écho, mais les convictions de Claude d'Harcourt lui valent d'aller ce mercredi matin se faire remonter les bretelles au ministère de l'Intérieur à Paris. 

L
e communiqué du préfet confirme qu' "il a eu ce matin l’occasion de fournir ces explications au ministre de l’Intérieur, qui lui a rappelé ses obligations".

Il n'y a toutefois pas de sanction envisagée,
précise le ministère. Ce préfet est en effet chargé de la gestion en cours de la situation sensible des baux agricoles à Notre-Dame-des-Landes et du projet de réaménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique.
  
Le parti du président ne peut virer tous ceux et celles qui commencent à soulever la chape de plomb que Macron a fait s'abattre sur eux dès le premières semaines de son quinquennat. Chez les policiers, ça s'appelle un plaquage ventral... 
A la mi-mandat, une douzaine de députés LREM a déjà préféré quitter le parti du président et traverser la rue. Macron qui a un préféré pour la mairie de Paris a fait adresser un ultimatum au candidat Cédric Villani qui fait de l'ombre à Benjamin Griveaux, et cela à deux mois des municipales, une sorte de menace de mort comme en reçoivent plusieurs des ministres, dont le premier d'entre eux, l'Edouard.

jeudi 8 août 2019

Castaner, visé par des graffs à Lannion, en Bretagne

La férocité tranquille du pouvoir macronien exacerbe le ressentiment partout en France

Après la répression du mouvement des Gilets jaunes, 
l’affaire Steve Maia Caniço suscite des slogans de colère contre le ministre de l'Intérieur et sa police 
au rond-point du Boutil et en centre-ville de Lannion, Côtes-d'Armor.

Des conteneurs explicites Place du Marc’hallac’h, à Lannion  

De Nantes à Lannion, en passant par plusieurs villes de France, des inscriptions ripostent à Castaner, ministre de l’Intérieur de Macron.

Nancy, 28 juillet 2019
Le corps du jeune fêtard de la Fête de la musique à Nantes était encore recherché dans la Loire, 
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quand, derrière la Poste, un anonyme avait interpellé les autorités de police avec un cri d'inquiétude "Où est Steve ?" 

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Cet appel à une volonté plus manifeste du gouvernement de retrouver le disparu relayait le hashtag #OùEstSteve qui s’est répandu à la suite de la disparition de Steve Maia Caniço.

Castaner "assassin" ? Son donneur d'ordre détourne le regard...

Résultat de recherche d'images pour "Lannion Macron sac a merde"Apparues au rond-point du Boutil, mais aussi sur des conteneurs de poubelles ou encore à l’entrée du lycée Saint-Joseph-Bossue, les inscriptions sont restées apparentes dans la ville PS depuis 1989. Depuis des semaines, dans le bas de la rue des Augustins, les passants peuvent savourer d'un nauséabond "Macron, sac à merde"…
Résultat de recherche d'images pour "sweat sac a merde"
En réaction à la charge présumée mortelle de la police, sur ordre du préfet, subordonné au ministre, et au parti-pris de l'IFPN, service juge et partie du ministère, qui refuse d'établir tout lien entre la violence policière et la noyade de la victime retrouvée dans la Loire, Christophe Castaner la colère monte et le ministre est maintenant traité d’ "assassin" ou encore de "tueur", font polémique alors que les deux juges d’instruction de Nantes ont demandé à être dessaisis de l'affaire.

jeudi 1 août 2019

Christianophobie: un calvaire détruit, la croix arrachée, en France

L'auteur de la tuerie de l'hypermarché Walmart à El Paso, Etats-Unis, est un "homme blanc," clame la presse. En France, c'est "un homme" inconnu...

La commune de Montblanc (Hérault) a été la cible d’un acte christianophobe dans la nuit du 26 au 27 juillet


Le calvaire situé à hauteur de la sacristie de l’église Sainte Eulalie a été gravement dégradé. La croix a été brisée, ses éléments de pierre et de ferronnerie, jetés au sol, comme le montre une photo diffusée par Claude Allingri, maire DVD du village.

Pour l'élu, si l’acte n’a pas été revendiqué, "les coupables ne sont pas totalement inconnus". 
Mais on reste dans l'attente que les autorités de police se révèlent plus efficaces dans l'investigation que dans les consignes de fermeté et que les provocateurs soient interpellés  

Qui sont-ils pour commettre ce sacrilège ? Des vandales décérébrés ordinaires, des athées qui tentent de combler le vide de leurs vies en s'en prenant à ce qui compte pour les autres, ou des religieux qui ont la haine des "mécréants" ? Quel(s) qu'il(s) soi(en)t, trouvent-ils le sentiment de puissance qui comble un instant le dégoût de soi, l'illusion d'exister le temps de leurs méfaits. Ils nous font peine et méritent notre compassion. 

Celle de Castaner, ministre des cultes, n'a pas été entendue sur place, à l'occasion de son déplacement sur la base de la Sécurité civile de Nîmes pour l'hommage rendu à Franck Chesneau, le pilote du bombardier d'eau qui a donné sa vie pour sauver les habitants menacés par un incendie, dont il reste toujours à savoir s'il est criminel...

En attendant, Claude Allingri l’affirme : "La croix sera reconstituée et retrouvera sa place."

En mai dernier, c'est le cimetière de Bédarieux, déjà dans l’Hérault, qui était profané

Le carré protestant du cimetière communal a été vandalisé dans la nuit du lundi 20 au mardi 21.

Comme souvent, les profanateurs ont agi de nuit, ajoutant ainsi la lâcheté à l’ignoble : vases cassés, plaques jetées à terre, pots de fleurs retournés. De nombreuses dégradations ont été découvertes au matin dans le cimetière de Bédarieux, commune gérée par un maire PCF, puis PS, à environ 56 km à l'ouest de Montpellier et à 30 de Béziers. 

L’enquête a été confiée aux gendarmes de la commune, mais on attend toujours qu'elle ait produit des effets...

mercredi 17 juillet 2019

Castaner décore certains policiers contestés

Ces policiers sont soupçonnés de violences contre des Gilets jaunes

Le ministre de l’Intérieur de Macron a remis 9.000 médailles aux fonctionnaires de police mobilisés lors des manifestations des Gilets Jaunes 

Résultat de recherche d'images pour "castaner décorations policiers"La distinction, censée récompenser un comportement "honorable", semble avoir été dévoyée par le gouvernement, du point de vue du site d’investigation Mediapart, Christophe Castaner a remis le 16 juin des médailles à des fonctionnaires de police impliqués dans des affaires de violences policières, commises principalement lors des différentes mobilisations sociales pour la défense du pouvoir d'achat. Benalla - qui arbora un brassard de la police, le 1er Mai 2018 - n'en fait toutefois pas partie...

Ces médailles de la sécurité intérieure, habituellement remises les 1er janvier et 14 juillet, ont, cette fois, été décernées à titre exceptionnel dans le cadre de la " promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure Gilets jaunes". 
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur confirme, tout en précisant  que ces distinctions peuvent être retirées "en cas de condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire"...

Cette distinction, créée en 2012, récompense ainsi "les services particulièrement honorables", "un engagement exceptionnel", ou encore "des actions revêtant un éclat particulier", rapporte un décret cité par Mediapart. A titre de comparaison, il faut savoir qu'en mai, les pompiers actifs lors de l’incendie de Notre-Dame avaient déjà été récompensés lors d’une "promotion exceptionnelle".
Le texte précise que cette récompense, qui comporte trois échelons (bronze, argent et or), intervient dans les domaines suivants :
"La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes."
A cet égard, les gendarmes intervenus lors du crash de la Germanwings, qui a causé la mort de 149 passagers, dans les Alpes, en mars 2015, ont été récompensés.

Critères élargis

Résultat de recherche d'images pour "castaner décorations policiers"Le parcours de certains fonctionnaires distingués dans ce palmarès spécial Gilets jaunes serait bien moins honorable.

On trouve notamment Grégoire Chassaing, commissaire divisionnaire à Nantes, chargé des opérations de sécurité le 21 juin, lors de la Fête de la musique. Unité SGP-Police assure qu’il a donné l’ordre de disperser la foule à grand renfort de gaz lacrymogènes, entraînant la chute de quatorze personnes dans la Loire, dont Steve Maia Caniço, toujours porté disparu.

Egalement décoré, le capitaine Bruno Félix a été auditionné dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane, atteinte au visage par une grenade lacrymogène à la fenêtre de son appartement lors d’une manifestation de  Gilets jaunes  à Marseille, le 1er décembre.

Responsable des opérations de maintien de l’ordre, lors desquelles Geneviève Legay, une militante de 73 ans, a été gravement blessée à Nice, le commissaire Rabah Souchi a lui aussi reçu les félicitations de Christophe Castaner. Tout comme sa compagne, également commissaire, présente sur place le jour des opérations, et chargée des investigations sur les causes des blessures de la manifestante pacifiste.

Autre médaille : un commandant divisionnaire, membre de la brigade de policiers venue déloger à coups de matraques et à coups de pieds des manifestants retranchés dans un Burger King, lors de l’acte III des Gilets Jaunes ". "Là, on est sur de la bavure policière", avait ainsi reconnu le colonel Di Meo, interrogé sur BFM-TV.

Image associéeS’agissant du processus de recrutement de ces fonctionnaires récompensés d’une médaille de bronze, Mediapart fait savoir que plusieurs appels à candidature ont été passés, notamment par la direction des ressources humaines des CRS, recherchant en premier lieu des "fonctionnaires blessés dans le cadre du mouvement social, et ayant fait l’objet d’une incapacité totale de travail (ITT). Habituellement, cette distinction récompense des policiers "méritants", précise le décret.

Faute d’obtenir suffisamment de candidats, les critères ont été élargis, à plusieurs reprises, pour finalement arriver à une sélection très élargie, incluant les "non méritants". Seuls sont exclus les policiers ayant reçu un blâme ou étant passés en conseil de discipline. Pas ceux visés par des enquêtes de l’IGPN ou des procédures judiciaires. Sur ce point, le ministère de l’intérieur a précisé dans son communiqué : "Les enquêtes disciplinaires ou judiciaires s’effectuent de manière indépendante, à charge et à décharge, et il n’appartient pas à des tiers de désigner nommément des personnels pour des faits qui ne sont pas définitivement établis."

vendredi 5 juillet 2019

Castaner suspend le patron d'un syndicat de policiers

Le gouvernement frappe à la tête le syndicat Vigi, émanation de la CGT, minoritaire chez les flics et partie civile dans le dossier Benalla

Alexandre Langlois a été sanctionné pour avoir offensé sa hiérarchie

Résultat de recherche d'images pour "syndicat policier Vigi"



Castaner vise haut et tape fort. 
Alexandre Langlois, secrétaire général de Vigi, "syndicat de la colère des policiers", a été sanctionné le 21 juin dernier d'une d'exclusion temporaire de douze mois, dont six avec sursis pour avoir tenu des propos jugés "injurieux" envers  son ministre et la haute hiérarchie policière. Une décision effective depuis jeudi.

Eric Morvan, nouveau Directeur Général de la Police Nationale.
Des "accusations impertinentes", des "articles indignes", des "critiques outrancières", des "remises en cause injurieuses" ou "offensantes" et des "sous-entendus infamants", du point de vue de l'ancien préfet des Pyrénées Atlantiques... Entre le patron du syndicat minoritaire Vigi Alexandre Langlois (photo ci-contre) et le directeur général de la police nationale Eric Morvan, Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), la coupe est pleine. Nommé à ce poste à 60 ans par Collomb, il reproche au syndicaliste d'extrême gauche, depuis au moins le début de l'année 2018, des attaques répétées à l'égard de l'institution et de la haute hiérarchie policière, à grand renfort de tracts syndicaux et de déclarations fracassantes sur les plateaux télé. 

Des "critiques outrancières et injurieuses"
La directrice-adjointe des ressources et des compétences de la police nationale, Martine Sanchez-Coudert, inspectrice générale de la police nationale, auteure de la décision de suspension, pour le compte du ministre de l'Intérieur,  reproche au patron de Vigi  de nombreux manquements "à ses devoirs de réserve, de loyauté et d'exemplarité" dans ses prises de position publiques. En "formulant à plusieurs reprises des critiques outrancières et injurieuses nominatives" envers la haute hiérarchie policière, le fonctionnaire a notamment porté "atteinte au crédit et au renom" de l'institution.

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Tract de Vigi, en date du 16 octobre 2017, donnant des conseils aux collègues marseillais
de pas céder aux pressions de demande de "trucage" des statistiques.

Un tract de Vigi, daté du 10 janvier 2018, est à l'origine du conflit, ouvert par les violences policières avec énucléations et amputations 
Il accuse le directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, et le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône de l'époque, Jean-Marie Salanova (devenu depuis directeur central de la sécurité publique), "d'avoir falsifié des statistiques de la délinquance". En illustration, un photomontage des deux hommes porte la mention "Criminels ?", à la forme interrogative. Un texte assorti d'un signalement pour faux en écriture publique auprès de l'IGPN, la police des polices. Ces accusations, est-il notamment écrit dans la décision de la place Beauvau, mettent "gravement en cause la probité des deux autorités".

Des "sous-entendus infamants"

Score-Morvan-criminelAlors que l'institution policière est secouée par une série inédite de suicides, elle a un autre grief. Dans un tract du 19 février 2018, Alexandre Langlois écrit, que la hiérarchie policière pourrait être jugée coupable de "provocation au suicide", voire de "complicité de meurtre de fonctionnaires de police". Là encore, les formulations, cinglantes, sont jugées "particulièrement indignes" par la direction de la police nationale.
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Troisième motif,
des "critiques outrancières et des sous-entendus infamants" formulées dans un tract, daté du 24 octobre 2018, évoquant les agissements du médecin-chef de la police de Metz (qui a depuis été condamné pour agressions sexuelles et interdit définitivement d'exercer). Le Parisien en rend compte en ces termes "Christian Frey, un médecin-chef de la police, a été condamné mardi à Reims à un an de prison avec sursis et une interdiction définitive d'exercer pour avoir agressé sexuellement des élèves d'une école de police, a-t-on appris auprès de l'avocate d'une des victimes."

Dans le tract syndical, Vigi caricature notamment plusieurs huiles de l'institution policière sous les traits des personnages de la série 'Game of Thrones', à renfort de surnoms peu amènes : "le traître", le "seigneur des sangsues" ou encore " l'enfant-roi capricieux". Des caricatures dont ne se prive pas par ailleurs LREM dans son opération de main mise sur les socialistes les moins couillus  : Lien PaSiDupes - Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée: La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS
Le tract demande leur "expertise psychiatrique", pour savoir si ceux-ci sont, ou non, des "pervers narcissiques". "On me fait payer le fait d'avoir révélé le scandale", rétorque Alexandre Langlois.

"Nous resterons acides et irrévérencieux"

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Castaner en visite au Pays basque,
sous la houlette d'Eric Morvan,
ancien préfet des Pyrénées Atlantiques
Le syndicaliste estime être également être sanctionné pour deux autres raisons, qui ne sont pas mentionnées. Tout d'abord, pour ses "prises de position" syndicales sur "la gestion du maintien de l'ordre pendant la crise des Gilets jaunes". Ensuite, la place Beauvau ne lui pardonnerait pas d'avoir "déposé plainte" et de s'être constitué "partie civile dans le dossier Benalla", affirme-t-il.

Dans sa décision, le ministère de l'Intérieur reconnaît toutefois qu'Alexandre Langlois a exprimé ses "regrets" lors de son conseil de discipline le 20 janvier, et qu'il "s'est engagé à modifier la ligne éditoriale de son site syndical en supprimant les propos infamants y figurant". 
"Nous ne sommes pas là pour blesser, mais nous resterons acides et irrévérencieux", prévient Alexandre Langlois, qui entend bien poursuivre ses activités syndicales le temps de sa mise à l'écart. 
Pour faire face à sa perte sèche de revenus, ce père de deux enfants a lancé une cagnotte, qui a déjà récolté, pour l'heure , plus de 20.000 euros. Contactés, ni la direction générale de la police nationale, ni le ministre de l'Intérieur ne communique.

Vigi dénonce une "discrimination syndicale" envers un satellite de la CGT.
Le patron du syndicat policier Vigi va porter plainte contre le ministre. Affecté au Renseignement territorial des Yvelines, le gardien de la paix va contester devant le tribunal administratif en référé, a-t-il indiqué ce vendredi.

L'un de ses avocats, Me Yassine Bouzrou, confirme qu'il va déposer plainte ce vendredi contre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour " discrimination syndicale aggravée". "Ce sont des sanctions extrêmement lourdes, alors que je suis très bien noté par ma hiérarchie", souligne Alexandre Langlois, ce vendredi. "C'est uniquement pour mes prises de position syndicales que je suis attaqué."

jeudi 2 mai 2019

1er mai à la Pitié-Salpêtrière : les mensonges des autorités confirmés par une nouvelle vidéo

La version officielle est une dramatisation politicienne malsaine
"A la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital," avait grondé Castaner

Image associéeLe ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est désormais accusé de "mensonge", un an après l'affaire Benalla, ancrant dans les esprits la notion de mensonge permanent au sommet de l'Etat

Dans les deux cas, des documents et des témoignages contredisent en effet les allégations macroniennes qui désignent à la vindicte populaire les deux bêtes noires du gouvernement, gilets jaunes et black bloc.
"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République", a ainsi tweeté le premier flic de France. "Nos forces de l'ordre sont intervenues pour sauver le service de réanimation", a même insisté le ministre devant la presse.
Or, tous les éléments réunis dès le lendemain des faits indiquent que l'intrusion n'a rien de commun avec l'ampleur décrite par les histrions au pouvoir. Les infirmiers et urgentistes de La Pitié-Salpêtrière tentent d'empêcher l'accès à des manifestants à leur service
Si un petit groupe de manifestants a effectivement pénétré dans l'hôpital, il n'est pas entré dans le service de réanimation de public, les vidéos et témoignages rassemblés, ainsi que le bilan des dégâts, en font fois et contredisent la version d'un raid.

Dans la chaîne officielle des accusateurs,
citons un médecin, le professeur Mathieu Raux, qui accuse les "réfugiés" d'un vol de "l'ensemble du matériel informatique du service":

Résumons : le professeur Mathieu Raux de la Pitié-Salpêtrière atteste que l'ensemble du système informatique d'un service a été vandalisé, mais ce serait tout de même une fake news de dire que des manifestants s'en sont pris à cet hôpital ? Ce pays va mal.https://t.co/rZIqOEd5yr
on trouve aussi la directrice de l'hôpital, Marie-Anne Ruder, qui n'a pas mieux à faire que de formuler son faux-témoignage à l'antenne de RTL:
Puis Martin Hirsch, patron de l'AP-HP : 

Et d'ajouter :

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été plus circonspecte.

L'AFP transforme des tentatives en actes délictueux. 
"Plusieurs personnes ont tenté de pénétrer, via une passerelle, au sein du service de réanimation chirurgicale. Une cinquantaine d'entre elles étaient montée sur cette passerelle, selon des témoins [qui ne sont pas identifiés !]. Le secret des sources autorisent aux journalistes toutes les manipulations...

Un interne de l'hôpital infirme les accusations d'attaque, selon Castaner :

L'AFP colle toujours à la thèse officielle, évoquant "la confusion [qui] règne toujours au lendemain de l'intrusion d'individus dans l'enceinte de l'hôpital parisien. Edouard Philippe s'est élevé contre un acte "totalement irresponsable", et l'agence de presse n'hésite pas à dénoncer "des membres de l'opposition [qui] accusent le gouvernement d'instrumentaliser l'incident".

Pour quelles raisons des individus ont-ils pénétré dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière? 
L'enquête déterminera s'il y a eu volonté d'envahissement d'un hôpital ou nécessité pour des manifestants "nassés" de chercher refuge contre les forces de l'ordre et leurs grenades lacrymogènes. 
Ce qui est avéré par l'AP-HP, c'est que l'accusation de vols d'ordinateurs à l'intérieur de l'hôpital est pure diabolisation visant à donner des manifestants l'image de délinquants. Or, "à ce stade aucun lien ne peut être fait" avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er mai, a commenté la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dirigée par Martin Hirsch.
Suite à la dénonciation par Castaner d'une "attaque" de l'hôpital, Jean-Luc Mélenchon accuse le ministre de l'Intérieur de "mensonge". 

Une nouvelle vidéo, filmée depuis l'intérieur du service, a depuis été publiée jeudi 2 mai dans l'après-midi.
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Les "attaquants" ne sont visiblement pas agressifs
La vidéo montre des manifestants fuir soudainement vers des soignants, installés sur la passerelle, alors que des policiers entrent sur le site. Le personnel de l'hôpital se replie en quelques secondes dans le bâtiment et s'emploient à plusieurs pour bloquer la porte d'accès à leur service. Les premiers manifestants, sur une vingtaine au total (entre dix et cinquante, selon d'autres versions), arrivent déjà sur la passerelle et tirent sur la poignée pour entrer. Parmi eux, quelques Gilets jaunes, certains âgés, mais aucun personne encagoulée, ni masquée. Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.

"Monsieur Castaner doit démissionner", estime Adrien Quatennens
Jeudi soir sur Europe 1, le député La France insoumise du Nord a demandé à Christophe Castaner de "partir sans délai".

Des mauvais traitements, voire des brutalités policières, et l'urgence de se protéger ?