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lundi 13 avril 2020

Le déconfinement est soumis à la mise en place de tests massifs et de confinement strict

Qui l'INSERM cherche-t-il à placer  face à ses responsabilités, le président ou le peuple français ?

L'INSERM prépare les esprits avant la prise de parole de Macron

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Déplacement de Macron dans les rues de Pantin,mardi 6 avril, sans respecter les règles de distanciation sociale
Le déconfinement ne pourra pas intervenir avant fin mai-début juin. 
Si Macron ne met pas en place un système de tests massifs et d'isolement des personnes infectées, une fin brutale du confinement provoquera une nouvelle vague épidémique, prévient une étude de l'INSERM, notamment.  Après l'insouciance dans le réapprovisionnement en masques et le mauvais exemple dans les sorties de Macron au théâtre, en mars, ou dans les rues de Pantin, sans aucune distanciation sociale, encore en avril, l'heure est donc à la punition, comme dirait le préfet Lallement. 
Coronavirus: Polémique après l'attroupement autour d'Emmanuel ...
"La levée du confinement sans stratégie de sortie entraînerait une deuxième vague écrasant largement le système de santé", selon le résumé de l'étude, mise en ligne dimanche et révélée lundi 13 avril dans la presse, quelques heures avant la quatrième allocution de Macron, comme la reine d'Angleterre...
"Le tracement et dépistage massif de cas-contacts pour les isoler rapidement sont nécessaires" 

PaSiDupes: Confinement bafoué : Macron donne le mauvais exemple en ...
Un préalable à toute stratégie de déconfinement progressif "tout en maintenant les écoles fermées et les personnes âgées isolées", selon ces travaux réalisés conjointement par l’équipe de Vittoria Colizza et Pierre-Yves Boëlle (Institut national de la santé et de la recherche médicale, INSERM, et l'Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique et Médecine Sorbonne Université (dirigé par Fabrice Carratet situé à la fois sur le site de l'hôpital de la Salpêtrière - où on retombe sur la très agressive Karine Lacombe (dans l'équipe CLEPIVIR) - et du site de l'hôpital Saint-Antoine - où on retrouve Eric Caumes (qui s'est lui aussi déjà pareillement beaucoup manifesté dans les media contre le professeur Didier Raoult).

L'étude évalue l'effet en Ile-de-France du confinement instauré le 17 mars à l'échelle nationale - et peu respecté par les joggeurs et les désoeuvrés de Seine-Saint-Denis, ou les Parisiens briseurs de confinement repérés à Saint-Malo ou La Baule, comme sur l'île de Ré ou dans les campagnes de France - plutôt que dans les 'clusters' de Strasbourg, de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, ou de l'Oise - et modélise l'efficacité de différentes stratégies de sortie possibles "à partir de mai ou juin" laissant entendre qu'il ne faut pas rêver d'une levée de confinement avant. 

"Des formes intensives de distanciation sociale seront nécessaires dans les prochains mois en raison de l'immunité assez faible de la population"

Paris interdit les exercices en plein air et menace de frapper les ...
C'est l'une des autres recommandations de Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé comme directeur général  et croque-mort qui comptabilise chaque soir les morts de la journée et qui travailla à l'INSERM, de Karine Lacombe (chef de service à La Pitié Salpêtrière) et de Eric Caumes (chef de service à La Pitié Salpêtrière), selon l'étude qui estime le pourcentage de la population infectée au 5 avril à entre 1% et 6%.

Le locataire démasqué de l'Elysée doit se prononcer lundi soir sur la stratégie française contre la pandémie et la prolongation du confinement près d'un mois après l'avoir instauré


mardi 28 mai 2019

La sous-ministre Schiappa "réveillée" à son domicile, convaincue de mensonges par des Gilets jaunes

Une vidéo de Gilets jaunes démontre l'affabulation de Marlène Schiappa chahutée devant son domicile ?

Des bobards de Schiappa, ça ferait mauvais genre...


Mytho ou parano ? Etait-elle à son domicile au moment des faits qu'elle rapporte ?


Lundi 27 mai 2019, à 8h17, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les genres et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a posté un statut sur Facebook, dans lequel elle dramatise "les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité". Crime contre l'humanité ?  
Y a- t-il eu "attaque", façon Castaner, comme à la Pitié-Salpétière? Intrusion ?

Trois jours après les faits, Marlène Schiappa a raconté que des manifestants avaient terrorisé sa famille vendredi 24 mai pendant la nuit, en faisant exploser des pétards et en la menaçant de mort devant la porte de sa maison au Mans. Des Gilets jaunes contredisent la version de la blogueuse du gouvernement.

Est-elle témoin directe ?
"Peu avant une heure du matin, nous [Marlène Schiappa, présente ou absente ?], son mari, ses deux filles et une amie de sa cadette] avons été violemment [sic] tirés du lit [on croirait une action physique] par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous [à son domicile du Mans] sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils, sifflets, cornes de brunes, etc."
L’agression [selon Libération] de la secrétaire d’Etat a été reprise par la presse française, qui présente principalement la version de la féministe radicale. 

Par chance, une dépêche AFP, partagée par Libération, révèle l’existence d’une vidéo diffusée vendredi sur Facebook - mais très peu reprise par la presse institutionnelle - et décrit : 
"On voit un groupe de "gilets jaunes", déambulant de nuit dans les rues du Mans, s’arrêter devant le domicile de Marlène Schiappa, au bout de deux heures. "Debout là-dedans !", lance un homme, tandis que des pétards explosent et que des klaxons retentissent. "Collabo! Schiappa démission !", lancent plusieurs personnes, tandis qu’une femme crie "sors de là, salope !" Un homme sort de la maison et parle avec les manifestants avant de rentrer à nouveau [pléonasme] chez lui. La scène, sans violence, dure environ 3 minutes."
La vidéo à laquelle fait référence l’Agence de presse française a été diffusée en direct par la page Facebook Direct 21 INFO officiel, vendredi 24 mai, à partir de 22h04. Le live, qui n’est aujourd’hui plus accessible, durait 3 heures et 8 minutes. Il affichait plus de 42.000 vues et 1.400 partages dans de nombreux groupes de Gilets jaunes avant sa disparition mardi en fin de matinée. Plusieurs Gilets jaunes le relayaient en mentionnant "la soi-disant" ou "la fausse agression de Schiappa".

Un Gilet jaune filme en direct sur Facebook le tapage devant la maison de Marlène Schiappa

De manière générale, le live Facebook montrait une cinquantaine de Gilets jaunes prendre part à une manifestation "pas déclarée", selon les propos de l’auteur de la vidéo, et déambulant dans les rues du Mans. Au cours des trois heures de direct, on peut entendre le groupe scander des slogans anti-Macron ou révolutionnaires, chanter à maintes reprises l’hymne des Gilets jaunes ("On est là, on est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous on est là !") ou appeler les habitants de la ville à les rejoindre. 
Plusieurs fois aussi, et pas seulement devant la maison de Marlène Schiappa, des hommes vont allumer des pétards et des fusées d’artifices dans les rues du Mans, coller des affiches et taguer à l’aide d’une bombe blanche les mots "Gilets Jaunes" sur le bitume.

Conformément à ce qu’indiquait l'AFP dans sa dépêche, la scène - qui n'était pas préméditée - devant la maison de la secrétaire d’Etat n’a duré que trois minutes vers 00h23. 
Invitée des Grandes Gueules sur RMC lundi 27 mai, Marlène Schiappa avait estimé: "Je crois qu’ils sont restés un peu plus d’un quart d’heure, mais c’est toujours difficile à dire dans ces moments-là, parce que vous êtes sous le coup de la surprise."

"On est là !", "Salope !", "Schiappa démission !"
Remontant une des nombreuses rues du Mans, dont le maire est le socialiste Sébastien Le Foll, le groupe s’arrête devant une maison et s’efforce de faire un maximum de bruit, puisque le président reste sourd aux revendications sociales. 

Sur la vidéo, on entend surtout le vidéaste répondre aux commentaires du live Facebook et un homme faire des bruits de klaxon avec une petite trompette. Un homme crie "Debout là-dedans", tandis que des pétards éclatent devant la porte d’entrée. Un autre va coller une affiche sur la porte. Des manifestants crient tour à tour "Le Mans debout, soulève-toi !", "On va chercher les impôts !", "Enfoirés", "Collabos", "Et la rue, elle est à qui ? Elle est à nous", "ahou, ahou, ahou !". On distingue la voix d’une femme criant à plusieurs reprises les insultes sexistes : "Salope !" (suivi des rires des manifestants), "Sors de là, salope !".

L’auteur du direct va finalement identifier le lieu : "Nous sommes devant la maison de Schiappa", commente-t-il, tandis que les manifestants d'extrême gauche scandent "Anti, anticapitaliste, aha" et chantent "on est là!". 

Un homme sort de la maison, mais ses propos sont inaudibles sur la vidéo, car couverts par les bruits de trompette et les chants du groupe. L’homme lève ironiquement les deux pouces en l’air et rentre finalement chez lui, après être sorti durant une trentaine de secondes.

Le cinéaste amateur le présente comme le mari de Marlène Schiappa. Les Gilets jaunes continuent de chanter. Des pétards sont de nouveaux jetés devant la maison. D’autres scandent "Ne nous regardez pas, rejoignez-nous". La même femme crie "Grosse salope !", puis un homme hurle énervé "capitalistes". 

Le groupe se remet en marche, environ 40 secondes après que le mari a claqué la porte de la maison, et trois minutes après l’arrêt des Gilets jaunes devant la maison. En partant, on peut entendre l’attroupement crier : "Castaner en prison. Macron démission. Schiappa démission."

VOIR et ENTENDRE
la video du Gilet jaune:
Le vidéaste déclare alors "Voilà, le monsieur que vous avez vu, c’est son mari. Elle n’était pas là." 
Quelques secondes plus tard, alors que le groupe continue sa marche, il indique que les manifestants "ont décidé de faire les maisons des élus de La République en marche (LREM) de la Sarthe. Enfin, ceux qui sont au Mans !". 
Un visionnage de l’intégralité du live montre que seule la maison de Marlène Schiappa a été dérangée sur les trois heures de vidéo.
Certaines accusations de Marlène Schiappa sont inaudibles sur la vidéo des Gilets jaunes

Lors de son intervention en terrain ami dans 'les Grandes Gueules', émission de RMC (groupe Altice de Patrick Drahi, comme BFMTV), animée par les journalistes Alain Marschall et Olivier Truchot, la secrétaire d’Etat a fait le récit d’une "quarantaine de Gilets jaunes en furie, sous nos fenêtres, en train de jeter des pétards sur la maison, de crier des insultes, des menaces de mort, des slogans, de taper sur les portes et fenêtres. Ils avaient également tagué, dégradé la porte, collé des affiches, de façon extrêmement violente, qui ont évidemment tiré les enfants du lit, qui étaient en pleurs et en cri, face à ces menaces extrêmement violentes, d’une violence inouïe et d’une surprise inouïe aussi". 
Invitée à donner des exemples d’insultes, la menteuse paranoïaque cite : "Schiappa, on est venu pour te crever", "c’est ton dernier jour". "Il y avait au milieu de ça des "Macron démission", "Castaner démission", "Schiappa démission", des chants…"

VOIR et ENTENDRE le témoignage réaliste de celle dont on pense qu'elle n'était pas présente sur les lieux au moment des faits :

Si la vidéo consultée montre bien des Gilets jaunes faire un baroufe de tous les diables devant la maison de Marlène Schiappa, notamment en jetant des pétards, en scandant des slogans, on ne voit aucune trace de tags ni de coups sur la porte, mais uniquement une personne qui va coller une affiche dessus.

Schiappa n'hésite pas à calomnier

Dans sa première version postée Facebook, Marlène Schiappa évoquait uniquement qu’"après avoir tagué les environs et la chaussée, ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / antiordre." L’affiche collée sur la porte de la secrétaire d’Etat n’a pas été filmée de près, cependant à un autre moment du live, on peut voir plusieurs affiches collées dans les rues du Mans, dont une ressemblant à celle du domicile de Marlène Schiappa.
Concernant les insultes, Marlène Schiappa insiste sur des menaces de mort. 
Or, si on entend très clairement des insultes sexistes et les chants de Gilets jaunes, en revanche, la vidéo du manifestant Gilet jaune ne confirme à aucun moment la moindre menace de mort. Il est possible qu’ils aient été couverts par les bruits de trompette ou les chants. Il est encore plus probable que Schiappa a fait un faux témoignage.

Enfin, aussi bien sur les Grandes Gueules que sur Facebook, la ministre a évoqué l’intervention de son mari qui aurait fait reculer les manifestants, parce qu’il est un homme, précise la sous-ministre des genres. 
Elle écrit : "Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente, mais sa simple présence les a fait reculer. Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait…"
La vidéo filmée par les Gilets jaunes ne permet pas d’entendre les propos du mari. On peut voir que la tentative de dialogue n’a duré qu’une trentaine de secondes avant qu’il ne fasse demi-tour face à des manifestants chantants "On est là !", ce que Marlène Schiappa qualifie d’action violente. Les Gilets jaunes quittent le devant de la maison une quarantaine de secondes plus tard, mais ils expriment des doutes, comme l’évoquait le vidéaste, sur la présence de Marlène Schiappa au Mans ce soir-là. Dans la même vidéo, un homme va même se demander si la maison n’est pas habitée par une autre personne, qui aurait été dérangée à sa place.

Marlène Schiappa a porté plainte

La secrétaire d’Etat a annoncé qu’elle allait porter plainte. Sur le plateau de RMC, elle indiquait déjà que : "La police est arrivée, quand ils venaient juste de partir. Mais une grande partie d’entre eux ont été identifiés. Ils étaient déjà connus des services de police. Et oui, il y a une plainte qui est en cours, parce que je crois que là on franchit une ligne rouge."

A l’inverse, les Gilets jaunes estiment que la diffusion de la vidéo permet de débusquer une deuxième "Pitié-Salpêtrière", évoquant ainsi la supposée "attaque" par les Gilets jaunes de l’hôpital parisien, dénoncée par Christophe Castaner, avant que les vidéos ne prouvent également le contraire...

Le procureur de la République Fabrice Bélargent "confirme qu’une plainte a été déposée hier après-midi par madame Schiappa, par l’intermédiaire de sa cheffe de Cabinet, pour des faits de menaces de mort. Une enquête est actuellement en cours par la Sûreté départementale." 

Concernant les antécédents des manifestants, le procureur élude, indiquant qu'il n'a pas de "commentaire à faire" et qu'il lui "appartient d’identifier le ou les auteurs d’infractions afin d’individualiser les responsabilités. Il n’existe en effet pas en droit pénal de responsabilité collective. Dans ce cadre, nous sommes au début des investigations et nous nous attachons à caractériser la ou les infractions commises et identifier la ou les personnes susceptibles d’être poursuivies à raison des infractions établies."

Un nouvel "attentat de l'Observatoire", affaire montée de toutes pièces par Mitterrand en octobre 1959. A son tour, 
Schiappa aura-t-elle un destin national ?

mardi 7 mai 2019

1er-mai : l’IGPN saisie après une intervention policière musclée dans une cité universitaire

L'Etat macronien ne laisse aucun répit à l’IGPN


Gazés par les forces de l’ordre, des manifestants étaient venus se réfugier dans cette cité universitaire parisienne



Une charge de CRS lors des manifestations du 1er-Mai à Paris.
Une charge de CRS lors des manifestations du 1er-Mai 2019 à Paris 
L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a dû ouvrir une enquête administrative, suite à une intervention violente de policiers dans la résidence universitaire de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, au cours des manifestations du 1er-Mai 2019.

Saisie après un signalement du préfet de police de Paris Didier Lallement, la "police des polices" dispose d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. On y aperçoit des policiers brutalisant un étudiant, lui assénant au moins un coup matraque à l’intérieur des locaux de cette résidence où il a été pourchassé.

Le site trotskiste d’information Mediapart présente sa versionL'étudiant était sorti voir ce qui se passait en bas de la résidence, où des dizaines de manifestants étaient regroupés. Il était reparti en courant chez lui, "effrayé" par une charge des forces de l’ordre. Des policiers l’auraient alors poursuivi jusqu'à ce qu'il arrive à se réfugier dans la chambre d’un autre étudiant.
"Je leur ai dit à plusieurs reprises : "J’habite ici." J’avais mes papiers, les clefs de ma chambre et j’étais prêt à tout leur montrer", a-t-il expliqué à Mediapart, ajoutant que ni lui, ni son frère, également présent et blessé, n’avaient l’intention de porter plainte.
Macron va-t-il couvrir son ministre encore longtemps 

C’est au pied de cette résidence universitaire que des manifestants étaient venus se réfugier le 1er mai après l’utilisation massive de gaz lacrymogènes. Sans prendre le temps d'une vérification, ni de la réflexion, le ministre Castaner avait alors dénoncé une "attaque" contre cet hôpital, version bientôt démontée par la diffusion de vidéos et de témoignages sur les réseaux sociaux - jouant le rôle d'information que ne jouent pas les media institutionnels frileux et partisans -  appuyant la réalité d’un mouvement de panique face au mensonge gouvernemental.

Le préfet Didier Lallement a dû saisir l’IGPN après la diffusion de deux vidéos filmées lors du 1er-Mai, montrant un policier fourrageant le pantalon d'un homme à terre avec sa matraque​, et un CRS lancer un pavé en direction de manifestants.
Liens PaSiDupes 


Après son épisode de délire à l'hôpital La Pitié-Salpétrière, Castaner réclamé en audition au Parlement

Les oppositions réclament la création d'une commission d'enquête pour y être examiné

Plusieurs élus, sénateurs et députés de l'opposition, réclament la création de commissions d'enquête sur la gestion des manifestations du 1er mai par l'Intérieur

Castaner dans l'oeil du cyclone
A l’issue des manifestations du 1er mai, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est rendu le soir même dans les locaux de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Prenant la presse à témoin, sans prendre aucun temps de réflexion, mais juste guidé par sa volonté d'instrumentalisation de l'opinion,  il a dénoncé "une attaque" du service de réanimation par des militants anticapitalistes
Ces éléments de langage ont été repris par les professionnels de presse institutionnelle sans vérification des faits, mais cette présentation fallacieuse a été démentie par plusieurs vidéos mises en ligne jeudi 2 mai. 
Depuis, plusieurs élus de l’opposition réclament son audition devant les commissions Lois du Sénat et de l’Assemblée nationale, ainsi que la création de commissions d’enquête.

Le ministre de l'Intérieur "Christophe Castaner a perdu ses nerfs. 
Toutes les semaines il s’exprime à chaud, sans vérifier les faits et c’est grave. Il est discrédité dans sa fonction de ministre de l’Intérieur". Pour l'extrême gauche, la communiste Elianne Assassi, présidente du groupe CRC (Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste) au Sénat a été l’une des premières, jeudi 2 mai, à exiger la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Le joueur de poker a en effet désigné des activistes anticapitalistes de l’ultragauche agissant en black bloc.
Une multitude de voix s'élève désormais dans l'ensemble du paysage politique - exception faite du parti présidentiel - pour que l'irresponsable ministre de Macron soit auditionné.

"Le ministre de l’Intérieur doit cesser de mettre de l’huile sur le feu et doit maintenant s’expliquer sur ses déclarations démenties par les faits », a écrit Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur Twitter.

"Monsieur Castaner est un menteur, en plus d’être un incompétent", a lancé un peu plus tôt à Marseille le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, accusant le ministre de l’Intérieur d’avoir "inventé" l’attaque de l’hôpital parisien.

"On peut arrêter de monter en épingle l’histoire de "l’attaque" de l’hôpital et revenir aux revendications sociales des mobilisations massives du premier mai ? Christophe Castaner doit répondre de ce mensonge !", a aussi twitté Manon Aubry, tête de liste LFI aux Européennes.

"S’il s’agit d’un mensonge délibéré dans le seul et unique but de disqualifier et salir une mobilisation sociale, le ministre de l’Intérieur doit être démis de ses fonctions sans délai", a aussi estimé Benoit Hamon (non élu parlementaire, Génération.s), demandant que "le gouvernement produise les preuves de ce qu’il affirme".

"Le Gouvernement pris en flagrant délit de #FakeNews, assez de cette propagande ! Christophe Castaner a manipulé les faits pour discréditer ses opposants : il doit démissionner. Il y a suffisamment de violences à condamner pour ne pas en inventer", a jugé de son côté Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France.

Pour la sénatrice EELV Esther Benbassa, "si Christophe Castaner s’appelait Pinocchio, on n’ose imaginer quelle longueur aurait son nez".

A l'Assemblée nationale, le porte-parole des députés communistes Sébastien Jumel, a estimé que "Christophe Castaner se sert de la parole ministérielle comme d’un LBD [lanceur de balles de défense]. Mais par #PitieSalpetriere que le ministre garde son sang-froid, tienne des propos mesurés sur des infos circonstanciées et arrête de dégoupiller des grenades verbales d’enfumage politique !".

"Les détenteurs de la parole publique ne sont-ils pas tenus à plus de prudence et de sérieux dans leurs déclarations ? Ce gouvernement se discrédite chaque jour davantage," a observé Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen et candidat sur la liste RN aux européennes.

Castaner en est à une deuxième demande de simple audition

Moins de deux mois après son audition devant la commission des Lois du Sénat pour la gestion chaotique de 'l'Acte XVIII' des Gilets jaunes à Paris, le ministre de l’Intérieur pourrait retrouver les élus de la Chambre haute dans les prochaines semaines. C’est ce que souhaite Jean-Pierre Sueur, sénateur PS, qui précise  avoir d’ores et déjà déposé une demande formelle d’audition auprès du bureau du président de la commission des Lois, Philippe Bas.

Un souhait formulé également dès le 2 mai sur Twitter par son collègue Patrick Kanner. "Nouvelle bavure du Ministre de l’Intérieur ? L’analyse objective des faits à la Pitié-Salpêtriere et leurs commentaires pour le moins hasardeux justifient pleinement la convocation que je vais solliciter de Mr Castaner devant la commission des lois du Sénat", justifiait-il. 

D’autres élus exigent, eux, la mise en place d’une commission d’enquête sur les manifestations du 1er mai. 
Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, confirme vouloir déposer une proposition en ce sens à l’Assemblée nationale. "C’est nécessaire, l’année dernière on avait déjà fait cette demande qui avait été refusée, avant que l’affaire Benalla n’éclate quelques mois plus tard. Il y a eu cette année encore des faits anormaux, et une gestion du maintien de l’ordre totalement anarchique", dénonce-t-il. Selon l’élu, la tentative des manifestants pour entrer au sein de la Pitié-Salpêtrière découle de cette gestion du maintien de l’ordre par le gouvernement : "Si les gens s’y sont réfugiés, c’est parce qu’il y a eu des charges policières", souligne Eric Coquerel.
Le groupe @FranceInsoumise va faire la proposition d’une commission d’enquête de l’assemblée nationale sur la gestion du maintien de l’ordre lors de la manifestation parisienne du 1er mai incluant la communication du gouvernement

Au Sénat, la création d’une commission d’enquête proposée par l'élue communiste Elianne Assassi serait plus contraignante pour le ministre qu’une simple "audition" devant les parlementaires. "A l’évidence, plusieurs éléments montrent que la réalité n’est pas celle décrite dans un premier temps par Christophe Castaner. On a besoin d’explications parce que c’est aussi la question de la doctrine du maintien de l’ordre qui est posée", fait-elle valoir.

Consigne d'un soutien aveugle à l’exécutif

Au sein de la majorité, le député LREM et membre de la commission des Lois, Raphaël Gauvin, reconnaît pudiquement que le ministre a peut-être "réagi trop tôt", pour ne pas dire trop prématurément. En même temps, il fustige en revanche sur ordre les demandes formulées par ses collègues de l’opposition. "Il ne faut pas trop abuser des commissions d’enquête. Les faits qui se sont déroulés à la Salpêtrière relèvent de l’autorité judiciaire. Il ne faudrait pas que le parlement se substitue à la justice", argue-t-il, ressortant ainsi les critiques déjà formulées par les élus de la majorité lors de la création de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla. 
Edouard Philippe avait alors cru pouvoir se réfugier derrière le respect par la commission d’enquête du Sénat de la "séparation des pouvoirs" législatif et exécutif. Il avait estimé, en vain, qu'il n’appartient ni à l’Assemblée nationale, ni au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la présidence de la République." 
Marie-Laure Basilien-Gainche, professeur de droit public à l’université Jean Moulin à Lyon lui avait donné tort, jugeant que le Sénat est pleinement dans son rôle en menant cette commission d’enquête et en présentant son rapport d’information.
Mais, dans l'impasse où s'est à nouveau fourré Castaner, le contrôle du gouvernement est sans conteste possible une prérogative constitutionnelle du parlement.

Si le député Gauvin, dont la mère se remaria à l'ancien ministre de la Justice, Dominique Perben (ancien Garde des Sceaux de Chirac), estime "normal" que le ministre de l’Intérieur soit "au centre des débats politiques", l’élu réfute toute "pression" à l’égard de Christophe Castaner. Ce député LREM de Saône-et-Loire n'en subit pas davantage, mais il faut pourtant savoir qu'il est en charge d’une mission sur les mesures de protection des entreprises françaises confrontées à des procédures donnant effet à des législations de portée extraterritoriale, et placé, pour ce faire, auprès de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. Croyez-vous que sa parole soit libre ?

Face à la polémique, le ministre de l'Intérieur est exprimé des regrets pour ses propos ce vendredi 3 mai. "Je n’aurais pas dû employer le terme "attaque" après l’irruption de dizaines de manifestants le 1er mai dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière", a concédé le ministre (bachelier au rattrapage), évoquant une approximation sémantique malheureuse lors d’un déplacement dans le Var. Interrogé quelques heures plus tard à Marseille sur une éventuelle audition du ministre par les parlementaires, l’entourage du ministre s’est contenté de préciser, en langue de bois- que "ce n’est pas à l’ordre du jour".

Des demandes de démission formulées par les opposition. 
Edouard Philippe y a répondu fermement ce vendredi soir : "S’agissant des polémiques qui ont agité le monde médiatico-politique pendant les 24 dernières heures, je crois savoir que le ministre de l’Intérieur a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire en choisissant le terme qu’il a utilisé. Et je n’ai pas d’autres commentaires à faire sinon qu’il a évidemment, et comme depuis le début, toute ma confiance".

Castaner s'est pareillement déclaré "fier de nos policiers":