POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Le Mans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Mans. Afficher tous les articles

mardi 28 mai 2019

La sous-ministre Schiappa "réveillée" à son domicile, convaincue de mensonges par des Gilets jaunes

Une vidéo de Gilets jaunes démontre l'affabulation de Marlène Schiappa chahutée devant son domicile ?

Des bobards de Schiappa, ça ferait mauvais genre...


Mytho ou parano ? Etait-elle à son domicile au moment des faits qu'elle rapporte ?


Lundi 27 mai 2019, à 8h17, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les genres et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a posté un statut sur Facebook, dans lequel elle dramatise "les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité". Crime contre l'humanité ?  
Y a- t-il eu "attaque", façon Castaner, comme à la Pitié-Salpétière? Intrusion ?

Trois jours après les faits, Marlène Schiappa a raconté que des manifestants avaient terrorisé sa famille vendredi 24 mai pendant la nuit, en faisant exploser des pétards et en la menaçant de mort devant la porte de sa maison au Mans. Des Gilets jaunes contredisent la version de la blogueuse du gouvernement.

Est-elle témoin directe ?
"Peu avant une heure du matin, nous [Marlène Schiappa, présente ou absente ?], son mari, ses deux filles et une amie de sa cadette] avons été violemment [sic] tirés du lit [on croirait une action physique] par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous [à son domicile du Mans] sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils, sifflets, cornes de brunes, etc."
L’agression [selon Libération] de la secrétaire d’Etat a été reprise par la presse française, qui présente principalement la version de la féministe radicale. 

Par chance, une dépêche AFP, partagée par Libération, révèle l’existence d’une vidéo diffusée vendredi sur Facebook - mais très peu reprise par la presse institutionnelle - et décrit : 
"On voit un groupe de "gilets jaunes", déambulant de nuit dans les rues du Mans, s’arrêter devant le domicile de Marlène Schiappa, au bout de deux heures. "Debout là-dedans !", lance un homme, tandis que des pétards explosent et que des klaxons retentissent. "Collabo! Schiappa démission !", lancent plusieurs personnes, tandis qu’une femme crie "sors de là, salope !" Un homme sort de la maison et parle avec les manifestants avant de rentrer à nouveau [pléonasme] chez lui. La scène, sans violence, dure environ 3 minutes."
La vidéo à laquelle fait référence l’Agence de presse française a été diffusée en direct par la page Facebook Direct 21 INFO officiel, vendredi 24 mai, à partir de 22h04. Le live, qui n’est aujourd’hui plus accessible, durait 3 heures et 8 minutes. Il affichait plus de 42.000 vues et 1.400 partages dans de nombreux groupes de Gilets jaunes avant sa disparition mardi en fin de matinée. Plusieurs Gilets jaunes le relayaient en mentionnant "la soi-disant" ou "la fausse agression de Schiappa".

Un Gilet jaune filme en direct sur Facebook le tapage devant la maison de Marlène Schiappa

De manière générale, le live Facebook montrait une cinquantaine de Gilets jaunes prendre part à une manifestation "pas déclarée", selon les propos de l’auteur de la vidéo, et déambulant dans les rues du Mans. Au cours des trois heures de direct, on peut entendre le groupe scander des slogans anti-Macron ou révolutionnaires, chanter à maintes reprises l’hymne des Gilets jaunes ("On est là, on est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous on est là !") ou appeler les habitants de la ville à les rejoindre. 
Plusieurs fois aussi, et pas seulement devant la maison de Marlène Schiappa, des hommes vont allumer des pétards et des fusées d’artifices dans les rues du Mans, coller des affiches et taguer à l’aide d’une bombe blanche les mots "Gilets Jaunes" sur le bitume.

Conformément à ce qu’indiquait l'AFP dans sa dépêche, la scène - qui n'était pas préméditée - devant la maison de la secrétaire d’Etat n’a duré que trois minutes vers 00h23. 
Invitée des Grandes Gueules sur RMC lundi 27 mai, Marlène Schiappa avait estimé: "Je crois qu’ils sont restés un peu plus d’un quart d’heure, mais c’est toujours difficile à dire dans ces moments-là, parce que vous êtes sous le coup de la surprise."

"On est là !", "Salope !", "Schiappa démission !"
Remontant une des nombreuses rues du Mans, dont le maire est le socialiste Sébastien Le Foll, le groupe s’arrête devant une maison et s’efforce de faire un maximum de bruit, puisque le président reste sourd aux revendications sociales. 

Sur la vidéo, on entend surtout le vidéaste répondre aux commentaires du live Facebook et un homme faire des bruits de klaxon avec une petite trompette. Un homme crie "Debout là-dedans", tandis que des pétards éclatent devant la porte d’entrée. Un autre va coller une affiche sur la porte. Des manifestants crient tour à tour "Le Mans debout, soulève-toi !", "On va chercher les impôts !", "Enfoirés", "Collabos", "Et la rue, elle est à qui ? Elle est à nous", "ahou, ahou, ahou !". On distingue la voix d’une femme criant à plusieurs reprises les insultes sexistes : "Salope !" (suivi des rires des manifestants), "Sors de là, salope !".

L’auteur du direct va finalement identifier le lieu : "Nous sommes devant la maison de Schiappa", commente-t-il, tandis que les manifestants d'extrême gauche scandent "Anti, anticapitaliste, aha" et chantent "on est là!". 

Un homme sort de la maison, mais ses propos sont inaudibles sur la vidéo, car couverts par les bruits de trompette et les chants du groupe. L’homme lève ironiquement les deux pouces en l’air et rentre finalement chez lui, après être sorti durant une trentaine de secondes.

Le cinéaste amateur le présente comme le mari de Marlène Schiappa. Les Gilets jaunes continuent de chanter. Des pétards sont de nouveaux jetés devant la maison. D’autres scandent "Ne nous regardez pas, rejoignez-nous". La même femme crie "Grosse salope !", puis un homme hurle énervé "capitalistes". 

Le groupe se remet en marche, environ 40 secondes après que le mari a claqué la porte de la maison, et trois minutes après l’arrêt des Gilets jaunes devant la maison. En partant, on peut entendre l’attroupement crier : "Castaner en prison. Macron démission. Schiappa démission."

VOIR et ENTENDRE
la video du Gilet jaune:
Le vidéaste déclare alors "Voilà, le monsieur que vous avez vu, c’est son mari. Elle n’était pas là." 
Quelques secondes plus tard, alors que le groupe continue sa marche, il indique que les manifestants "ont décidé de faire les maisons des élus de La République en marche (LREM) de la Sarthe. Enfin, ceux qui sont au Mans !". 
Un visionnage de l’intégralité du live montre que seule la maison de Marlène Schiappa a été dérangée sur les trois heures de vidéo.
Certaines accusations de Marlène Schiappa sont inaudibles sur la vidéo des Gilets jaunes

Lors de son intervention en terrain ami dans 'les Grandes Gueules', émission de RMC (groupe Altice de Patrick Drahi, comme BFMTV), animée par les journalistes Alain Marschall et Olivier Truchot, la secrétaire d’Etat a fait le récit d’une "quarantaine de Gilets jaunes en furie, sous nos fenêtres, en train de jeter des pétards sur la maison, de crier des insultes, des menaces de mort, des slogans, de taper sur les portes et fenêtres. Ils avaient également tagué, dégradé la porte, collé des affiches, de façon extrêmement violente, qui ont évidemment tiré les enfants du lit, qui étaient en pleurs et en cri, face à ces menaces extrêmement violentes, d’une violence inouïe et d’une surprise inouïe aussi". 
Invitée à donner des exemples d’insultes, la menteuse paranoïaque cite : "Schiappa, on est venu pour te crever", "c’est ton dernier jour". "Il y avait au milieu de ça des "Macron démission", "Castaner démission", "Schiappa démission", des chants…"

VOIR et ENTENDRE le témoignage réaliste de celle dont on pense qu'elle n'était pas présente sur les lieux au moment des faits :

Si la vidéo consultée montre bien des Gilets jaunes faire un baroufe de tous les diables devant la maison de Marlène Schiappa, notamment en jetant des pétards, en scandant des slogans, on ne voit aucune trace de tags ni de coups sur la porte, mais uniquement une personne qui va coller une affiche dessus.

Schiappa n'hésite pas à calomnier

Dans sa première version postée Facebook, Marlène Schiappa évoquait uniquement qu’"après avoir tagué les environs et la chaussée, ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / antiordre." L’affiche collée sur la porte de la secrétaire d’Etat n’a pas été filmée de près, cependant à un autre moment du live, on peut voir plusieurs affiches collées dans les rues du Mans, dont une ressemblant à celle du domicile de Marlène Schiappa.
Concernant les insultes, Marlène Schiappa insiste sur des menaces de mort. 
Or, si on entend très clairement des insultes sexistes et les chants de Gilets jaunes, en revanche, la vidéo du manifestant Gilet jaune ne confirme à aucun moment la moindre menace de mort. Il est possible qu’ils aient été couverts par les bruits de trompette ou les chants. Il est encore plus probable que Schiappa a fait un faux témoignage.

Enfin, aussi bien sur les Grandes Gueules que sur Facebook, la ministre a évoqué l’intervention de son mari qui aurait fait reculer les manifestants, parce qu’il est un homme, précise la sous-ministre des genres. 
Elle écrit : "Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente, mais sa simple présence les a fait reculer. Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait…"
La vidéo filmée par les Gilets jaunes ne permet pas d’entendre les propos du mari. On peut voir que la tentative de dialogue n’a duré qu’une trentaine de secondes avant qu’il ne fasse demi-tour face à des manifestants chantants "On est là !", ce que Marlène Schiappa qualifie d’action violente. Les Gilets jaunes quittent le devant de la maison une quarantaine de secondes plus tard, mais ils expriment des doutes, comme l’évoquait le vidéaste, sur la présence de Marlène Schiappa au Mans ce soir-là. Dans la même vidéo, un homme va même se demander si la maison n’est pas habitée par une autre personne, qui aurait été dérangée à sa place.

Marlène Schiappa a porté plainte

La secrétaire d’Etat a annoncé qu’elle allait porter plainte. Sur le plateau de RMC, elle indiquait déjà que : "La police est arrivée, quand ils venaient juste de partir. Mais une grande partie d’entre eux ont été identifiés. Ils étaient déjà connus des services de police. Et oui, il y a une plainte qui est en cours, parce que je crois que là on franchit une ligne rouge."

A l’inverse, les Gilets jaunes estiment que la diffusion de la vidéo permet de débusquer une deuxième "Pitié-Salpêtrière", évoquant ainsi la supposée "attaque" par les Gilets jaunes de l’hôpital parisien, dénoncée par Christophe Castaner, avant que les vidéos ne prouvent également le contraire...

Le procureur de la République Fabrice Bélargent "confirme qu’une plainte a été déposée hier après-midi par madame Schiappa, par l’intermédiaire de sa cheffe de Cabinet, pour des faits de menaces de mort. Une enquête est actuellement en cours par la Sûreté départementale." 

Concernant les antécédents des manifestants, le procureur élude, indiquant qu'il n'a pas de "commentaire à faire" et qu'il lui "appartient d’identifier le ou les auteurs d’infractions afin d’individualiser les responsabilités. Il n’existe en effet pas en droit pénal de responsabilité collective. Dans ce cadre, nous sommes au début des investigations et nous nous attachons à caractériser la ou les infractions commises et identifier la ou les personnes susceptibles d’être poursuivies à raison des infractions établies."

Un nouvel "attentat de l'Observatoire", affaire montée de toutes pièces par Mitterrand en octobre 1959. A son tour, 
Schiappa aura-t-elle un destin national ?

jeudi 19 octobre 2017

Des centres de villes moyennes se meurent en France

Vierzon, Châtellerault, Carcassonne, Auxerre... parmi les centres-villes sinistrés

Les commerces de proximité ferment les uns après les autres et le phénomène s'aggrave de plus en plus dans les villes moyennes.

Résultat de recherche d'images pour "centres ville sinistres"Un rideau sur quatre est baissé dans le coeur de Vierzon ou Châtellerault. 
Des  travaux d'agrandissement ou des décès de commerçants ne sont pas en cause. Pire encore, raconte le magazine spécialisé LSA, Libre Service Actualités, revue professionnelle hebdomadaire spécialisée dans le commerce, la distribution et la grande consommation, le mouvement ne faiblit pas et les fermetures s'accélèrent. Des boutiques baissent rideau, d'autres migrent en zones périphériques.
Dans les années 80, la rue piétonne du Maréchal-Joffre de Vierzon était très animée. Aujourd'hui,  toujours PCF (depuis 1937), on y compte trente-deux boutiques fermées pour seulement seize ouvertes. Ce même magazine LSA révèle le dernier baromètre Procos, de la Fédération du commerce spécialisé. 

Vierzon et Châtellerault ne sont pas les seules frappées par le phénomène. 
Autres villes qui périclitent : Carcassonne ou Montélimar. Auxerre, PS, c'est un commerce sur cinq qui est fermé. 
On pourrait aussi citer Nevers, dont le maire fut Pierre Bérégovoy (PS) pendant dix ans, Béziers ou encore Cholet et Albi. "Albi, Saint-Brieuc ont perdu 15-20 % de leur offre commerciale de centre-ville. 20 à 25 % pour Perpignan, Béziers, Calais.

Avec 180 magasins fermés en 2016, contre 149 un an plus tôt, le centre-ville de Saint-Brieuc, 45.000 habitants, affiche un nombre record de commerces vides. Près d'une vitrine sur trois a baissé le rideau selon le baromètre exclusif publié par le Journal des entreprises. Avec 31 cellules commerciales vides de plus sur un an en centre-ville, soit la plus forte hausse depuis 2011, la préfecture des Côtes-d'Armor s'enfonce dans la crise.

En fait, les habitants des villes de moins de 100.000 habitants qui ne sont pas un peu touristiques ou en bord de mer n'ont plus de commerces de proximité.

Les causes de l'hémorragie sont identifiées, mais elle continue malgré les cris d'alarme.
Résultat de recherche d'images pour "ouvert 7/7"
Les associations de commerçants crient leur désespoir, mais les élus sont démunis ou insensibles au sujet. Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.
Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.

Les causes sont plurielles

Les grandes surfaces, installées en périphérie sont pointées. 
Image associéeMais il faut aussi incriminer la désindustrialisation, l'exode des populations, les loyers trop élevés en centre-ville, ou la taxe d'habitation qui fait fuir les locataires.

Des maires négligents ou au budget contraint ne se sont pas préoccupés des implantations commerciales ou ont fait des choix hasardeux. 
Ils se sont souvent laissé tourner la tête par de puissants groupes de la grande distribution qui leur ont fait miroiter des créations d'emplois, quand aucun conflit d'intérêts n'est à déplorer...  
A Dijon, ville du sénateur socialiste François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social de Hollande dans les gouvernements Valls I et II (2014-2015), une grosse enseigne de vêtements pas chers a été installée aux abords de la commune. L'argument est social... mais le centre-ville en a ressenti le contre-coup et les personnes âgées ne trouvent plus à se nourrir et s'habiller.
Certains élus ont aussi négligé l'attractivité des rues, sans  bancs, sans bacs de fleurs et autre mobilier urbain de confort et de bien-être, abandonnant à leur triste sort les commerçants qui tentent de résister, seuls.

Au Mans, la concurrence d'enseignes a fait rage. 
Résultat de recherche d'images pour "magasins fermes"
Pas moins de 25 boutiques sont vides dans la seule rue Nationale, certaines très vétustes, abandonnées depuis plusieurs années. La rue Gambetta, un axe fantôme, a "perdu son dynamisme depuis l'arrivée du tramway, estime une commerçante. Depuis, difficile pour une enseigne de tenir". Dans ce quartier en souffrance, le petit marché du samedi matin a réduit sa surface. Le low cost alimentaire Dia a fermé fin octobre, Le Bouquet Manceau a mis la clé sous la porte. "Le phénomène s'accélère depuis dix ans pour bon nombre d'entre elles, en effet, constate Arnaud Gasnier. 

Une sur-concurrence d'enseignes entraîne fermetures des commerces ou leur 'périphérisation'. Et même, leur absorption dans des aires métropolitaines telles que Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse." Le magasin de décoration L'Ensemblier, place de l'Éperon au Mans, a récemment répondu aux sirènes de la métropole nantaise, à deux heures de route.

La faute au tramway, au stationnement payant contre ouverture 7j/7? 
"C'est une hérésie de penser cela, souligne Arnaud Gasnier. L'accessibilité multimodale (marche, vélo, bus, tramway, automobile...) est toujours favorable au commerce, maintient-il. Le manque de vitalité commerciale du haut de la rue Gambetta n'est pas lié à un hypothétique effet tunnel, mais à son éloignement de l'axe dynamique République-Jacobins et à un manque d'attractivité in situ."


jeudi 2 février 2017

Penelopegate : la presse a retrouvé l'un des contrats de travail

Policiers et magistrats ont désormais la preuve que des contrats de travail existent bel et bien.

Deux media publient l'un des contrats de travail de Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire qu'ils sont parvenus à se procurer. 

Alors que la presse entretient le feuilleton ouvert par des media d'extrême gauche et faisant peser des accusations d'emploi fictif sur l'épouse de François Fillon, le Parquet national financier et la police disposent désormais des exemplaires saisis au service dit de "gestion financière" lors d’une perquisition menée mardi 31 janvier.
Pour autant, le document, en date du 7 avril 1998, soulève des questions.
Intégralement publié sur le site du journal Le Parisien, il confirme l'embauche de Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire à la permanence de la droite, qui était encore le RPR.

Le contrat avait été établi pour une durée de quatre ans, soit jusqu'en 2002.
A l'époque, François Fillon occupait le poste de député et de président du conseil départemental de la Sarthe, avant de prendre la tête du conseil régional des Pays de la Loire.
Le contrat fait partie des papiers que les enquêteurs recherchaient lors de la perquisition qui a eu lieu mardi 31 janvier à l'Assemblée nationale.
Comment cette pièce du dossier est-elle arrivée dans la presse ?
Une surcharge suspecte


 -
Dans ce contrat, une précision, notée à la main, intrigue les enquêteurs. Deux adresses figurent sur le document, ou plutôt deux villes. En effet, Penelope Fillon était censée travailler à la permanence du RPR, située au Mans, mais la ville de Sablé-sur-Sarthe est également mentionnée, sans adresse précise. 

Au Mans, malgré ses efforts (!), L'Obs n'a pas trouvé de militants du RPR qui fréquentaient la permanence et qui, 18 ans après, se souviennent avoir vu Penelope Fillon. "A cette époque [1998], si Fillon recevait, c'était à la mairie de Sablé-sur-Sarthe. Le Mans est à 50 kilomètres de Sablé", souligne d'ailleurs l'un d'eux.


Une simple erreur de formulation, selon l'avocat de François Fillon

L'avocat de François Fillon, Antonin Lévy, explique qu'il n'a jamais été question que l'épouse Fillon travaille au Mans. C'est bien à Sablé-sur-Sarthe qu'elle exerçait ses fonctions. "Cette adresse (au Mans), qui figure sur le contrat, a été ajoutée, d'une écriture qui n'est pas reconnue", a-t-il expliqué à L'Obs.

"Cette adresse, en plus, n'est pas celle de la permanence du député mais celle du parti, du RPR, donc ce n'est pas la sienne. Nous n'avons pas d'explication sur les raisons pour lesquelles figure cette mention rajoutée. 
La ville de "Sablé-sur-Sarthe" a en revanche été inscrite par François Fillon. C'est bien cette adresse-là qui est la bonne", a-t-il expliqué.

A noter que, depuis le 20 juin 2012, le député de la Sarthe où est situé le canton de Sablé-sur-Sarthe était ...Stéphane Le Foll.

1998-2002: Le Foll est alors chargé de cours à l'université de Nantes, avec un BTS agricole avéré, opportunément renforcé d'une maîtrise et d'un DEA d'économie en 1988, pendant les années Mitterrand (1981-1995), et à l'université de Nantes où Jérôme Kerviel, Claude Sérillon et Jean-Marc Ayrault ont également été détenteurs d'une carte d'étudiant.

2002 est l'année où Le Foll est battu pour la première fois aux élections législatives, dans la 4e circonscription de la Sarthe, par François Fillon.

Résultat de recherche d'images pour "le foll cabinet noir"Ministre de l'Agriculture et compagnon de route de Hollande, comme porte-valise durant ses onze années Rue de Solférino, Stéphane Le Foll, est soupçonné de l'animation d'un "cabinet noir" lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy dont Fillon fut pendant les cinq années le premier ministre. Ce cabinet noir était chargé de comploter contre le pouvoir, manoeuvrant dans l'ombre, avec la complicité de certains media, Le Monde en tête, notamment les journalistes Davet et Lhomme que le président Hollande recevra - nuitamment et pour son malheur -  pour que sortent ses confidences désastreuses.

vendredi 19 juin 2015

Le président Hollande en campagne distribue des cadeaux

Le chef de l'Etat joue au Père Noël avec nos impôts

Le candidat socialiste multiplie les déplacements et les cadeaux
Le président achète les électeurs
Il emballe son bilan dans du papier-cadeau, à moins de deux ans de la présidentielle. "Quand on se déplace, il faut toujours arriver avec une bonne nouvelle". Le papy-gâteau de l'Elysée a fait sienne cette maxime de François Mitterrand. Au cours de sa tournée aux airs de campagne électorale des dernières semaines, il n'a pas été avare d'annonces et de bonnes nouvelles de toutes sortes: " ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie "! et Le Monde se félicite de l'accueil chaleureux qui lui est réservé.

Il distribue et endort. Ainsi, début mai aux Antilles, François Hollande distribue les rallonges budgétaires et les équipements médicaux comme des petits pains. Hollande s'est efforcé de plaire à la population locale. Ainsi, à Saint-Barthélémy, a-t-il proposé un "compromis" pour régler un contentieux fiscal entre l'Etat et l'île, né d'une situation inédite de dotation négative depuis son indépendance de la Guadeloupe. Selon ce "compromis", l'île ne rembourserait que "la moitie de sa dette, soit un effort de 20 millions d'euros". 
Le chef de l'Etat avait aussi des mesures plein sa hotte pour le reste des Antilles. François Hollande a ainsi annoncé une rallonge de 750.000 euros pour l'université des Antilles, pour faire baisser la pression entre les pôles martiniquais et guadeloupéen, appelant les deux composantes à "faire vivre l'unité". Il a aussi promis samedi que la Martinique et la Guadeloupe seraient dotées chacune d'un cyclotron, équipement de pointe dans le diagnostic du cancer, avec une participation, à définir, de l'Etat dans les deux projets.
Le 20 mai à Carcassonne, il affirme qu'il est "fidèle à mes engagements" et annonce le prélèvement à la source. Samedi dernier au Mans, il réaffirme qu'il n'était pas en campagne électorale et annonce l'ouverture d'un nouveau commissariat, mais il est sifflé aux 24 Heures, lorsque le speaker prononce son nom. Le lendemain à Bordeaux, il rassure les viticulteurs sur la loi Evin, mais les députés ne suivent pas le gouvernement qui demandait la suppression d'un amendement du Sénat faisant la distinction entre information et publicité sur l'alcool.
Cet été, le président de la République ira au festival d'AvignonC'était impensable l'année dernière, tant la relation avec les intermittents était tendue. Mais cette année, la loi Rebsamen pérennise leur régime d'assurance-chômage. François Hollande ira donc s'en féliciter entre deux représentations.

La stratégie électorale est à l'emballage du bilan sous papier-cadeau

C'est la politique des petites graines semées partout en France. A l'Elysée, on assume. "C'est le bon moment car une fois happés par la présidentielle, on ne pourra plus parler du bilan", explique un conseiller anonyme. "Mais il faut qu'il y ait un souvenir de ce qui a été fait [offert], et ce souvenir, on le construit maintenant". On le fabrique.

Et il ne s'arrêtera pas là. Le président a prévu de tenir d'autres discours très politiques pour défendre son bilan, courant septembre. Avant que de suspendre, contraint et forcé, la distribution, une fois engagée la campagne des élections régionales de décembre.

mardi 29 janvier 2013

Renault et PSA : défiance dans les négociations

Les syndicats négocient en faisant monter la tension 

Un nouveau round de négociations a débuté mardi chez les deux constructeurs automobiles


Renault Flins: des grévistes CGT 
brûlent des palettes et des pneus 
en protestation contre l'accord de flexibilité de la direction (29/01/2013)


Des débrayages accompagnent les rencontres sur les sites Renault et la CGT  poursuit la grève dans l'usine PSA d'Aulnay : lien France Info.

Plus de 15.000 suppressions de postes annoncées chez PSA Peugeot-Citroën et Renault, des menaces de fermeture qui pèsent sur un tiers des douze usines françaises d'automobiles, un secteur qui reste en surcapacité de production : l'automobile française, qui pèse un emploi sur dix en France, est confrontée à une crise sans précédent. 

Malgré tensions sociales et débrayages, les groupes automobiles  sont à nouveau présents aux rendez-vous avec les syndicats aujourd'hui mardi : Renault pour négocier un accord de compétitivité, PSA pour discuter d'un plan de sauvegarde de l'emploi et de la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois.

Chez Renault, la CGT relève la barre, malgré la crise dans le secteur automobile
Les syndicats racontent qu'ils espèrent "assister enfin à une réelle négociation" pour ce huitième rendez-vous avec la direction qui vise la signature d'un accord de compétitivité courant février. 

Les syndicats vont mettre la pression mardi sur les négociateurs: la CGT va notamment plaider pour rééquilibrer les volumes de production entre les sites (France, Roumanie, Turquie, Espagne), et pour que l'organisation du travail soit "repensée en profondeur"

Débrayage sur le site Renault
de Sandouville, le 29 janvier 2013
A l'usine de Douai, dans le Nord, des débrayages étaient en cours mardi matin à l'appel des syndicats FO, CGT et SUD, pour protester contre le projet d'accord de compétitivité. "Ils veulent mettre en concurrence tous les sites, c'est malsain", a déclaré Jean-Marie Ravry (FO), accusant de "chantage" la direction de Renault sur des "fermetures de sites et des licenciements secs". D'autres rassemblements sont prévus à Flins, dans les Yvelines, Sandouville en Seine-Maritime, et au Mans dans la Sarthe.

Réunion en cours au siège de PSA 
Dans l'usine d'Aulnay-sous-Bois (ci-contre), la production se poursuit mardi au compte-gouttes, comme la veille après dix jours d'arrêt du site. Ses salariés doivent se rassembler dans la matinée devant le siège de PSA, à Paris. 

Ils se joindront ensuite à la manifestation de salariés d'autres entreprises en difficultés programmée devant le ministère du Travail. Sapin sera absent et fera recevoir les syndicalistes par un collaborateur... 

Au siège du constructeur, une réunion était également en cours sur les plans de sauvegarde de l'emploi prévus à Rennes et Aulnay et sur les autres 3.600 salariés touchés par la restructuration. 

Jean-Pierre Mercier (CGT) a indiqué que 444 salariés se sont déclarés grévistes à Aulnay et qu'
un rassemblement est prévu devant le siège de PSA en fin de matinée. 

De son côté, 
"Négocier plutôt que bloquer : c'est l'intérêt des salariés. On ne lâche rien et on continue avec les organisations syndicales (hors CGT)", écrit sur twitter Tanja Sussest déléguée SIA (syndicat maison majoritaire à Aulnay).
Les syndicats veulent aussi améliorer les propositions faites jusqu'alors par la direction, allonger notamment la durée du congé senior permettant aux salariés les plus anciens de partir. Quid des contrats de générations ?

Par ailleurs, la Cour d'Appel de Paris a décidé de suspendre l'ensemble de la restructuration chez PSA Peugeot Citroën en raison de l'absence de consultation des salariés de l'équipementier Faurecia, filiale à 57% du constructeur. Cette décision - même provisoire - pourrait retarder le processus de restructuration.


VOIR et ENTENDRE la chronique de Nicolas Doze qui interpelle Hollande sur ses engagements de campagne non tenus, ce matin sur BFM Business: