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mardi 28 mai 2019

La sous-ministre Schiappa "réveillée" à son domicile, convaincue de mensonges par des Gilets jaunes

Une vidéo de Gilets jaunes démontre l'affabulation de Marlène Schiappa chahutée devant son domicile ?

Des bobards de Schiappa, ça ferait mauvais genre...


Mytho ou parano ? Etait-elle à son domicile au moment des faits qu'elle rapporte ?


Lundi 27 mai 2019, à 8h17, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les genres et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a posté un statut sur Facebook, dans lequel elle dramatise "les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité". Crime contre l'humanité ?  
Y a- t-il eu "attaque", façon Castaner, comme à la Pitié-Salpétière? Intrusion ?

Trois jours après les faits, Marlène Schiappa a raconté que des manifestants avaient terrorisé sa famille vendredi 24 mai pendant la nuit, en faisant exploser des pétards et en la menaçant de mort devant la porte de sa maison au Mans. Des Gilets jaunes contredisent la version de la blogueuse du gouvernement.

Est-elle témoin directe ?
"Peu avant une heure du matin, nous [Marlène Schiappa, présente ou absente ?], son mari, ses deux filles et une amie de sa cadette] avons été violemment [sic] tirés du lit [on croirait une action physique] par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous [à son domicile du Mans] sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils, sifflets, cornes de brunes, etc."
L’agression [selon Libération] de la secrétaire d’Etat a été reprise par la presse française, qui présente principalement la version de la féministe radicale. 

Par chance, une dépêche AFP, partagée par Libération, révèle l’existence d’une vidéo diffusée vendredi sur Facebook - mais très peu reprise par la presse institutionnelle - et décrit : 
"On voit un groupe de "gilets jaunes", déambulant de nuit dans les rues du Mans, s’arrêter devant le domicile de Marlène Schiappa, au bout de deux heures. "Debout là-dedans !", lance un homme, tandis que des pétards explosent et que des klaxons retentissent. "Collabo! Schiappa démission !", lancent plusieurs personnes, tandis qu’une femme crie "sors de là, salope !" Un homme sort de la maison et parle avec les manifestants avant de rentrer à nouveau [pléonasme] chez lui. La scène, sans violence, dure environ 3 minutes."
La vidéo à laquelle fait référence l’Agence de presse française a été diffusée en direct par la page Facebook Direct 21 INFO officiel, vendredi 24 mai, à partir de 22h04. Le live, qui n’est aujourd’hui plus accessible, durait 3 heures et 8 minutes. Il affichait plus de 42.000 vues et 1.400 partages dans de nombreux groupes de Gilets jaunes avant sa disparition mardi en fin de matinée. Plusieurs Gilets jaunes le relayaient en mentionnant "la soi-disant" ou "la fausse agression de Schiappa".

Un Gilet jaune filme en direct sur Facebook le tapage devant la maison de Marlène Schiappa

De manière générale, le live Facebook montrait une cinquantaine de Gilets jaunes prendre part à une manifestation "pas déclarée", selon les propos de l’auteur de la vidéo, et déambulant dans les rues du Mans. Au cours des trois heures de direct, on peut entendre le groupe scander des slogans anti-Macron ou révolutionnaires, chanter à maintes reprises l’hymne des Gilets jaunes ("On est là, on est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous on est là !") ou appeler les habitants de la ville à les rejoindre. 
Plusieurs fois aussi, et pas seulement devant la maison de Marlène Schiappa, des hommes vont allumer des pétards et des fusées d’artifices dans les rues du Mans, coller des affiches et taguer à l’aide d’une bombe blanche les mots "Gilets Jaunes" sur le bitume.

Conformément à ce qu’indiquait l'AFP dans sa dépêche, la scène - qui n'était pas préméditée - devant la maison de la secrétaire d’Etat n’a duré que trois minutes vers 00h23. 
Invitée des Grandes Gueules sur RMC lundi 27 mai, Marlène Schiappa avait estimé: "Je crois qu’ils sont restés un peu plus d’un quart d’heure, mais c’est toujours difficile à dire dans ces moments-là, parce que vous êtes sous le coup de la surprise."

"On est là !", "Salope !", "Schiappa démission !"
Remontant une des nombreuses rues du Mans, dont le maire est le socialiste Sébastien Le Foll, le groupe s’arrête devant une maison et s’efforce de faire un maximum de bruit, puisque le président reste sourd aux revendications sociales. 

Sur la vidéo, on entend surtout le vidéaste répondre aux commentaires du live Facebook et un homme faire des bruits de klaxon avec une petite trompette. Un homme crie "Debout là-dedans", tandis que des pétards éclatent devant la porte d’entrée. Un autre va coller une affiche sur la porte. Des manifestants crient tour à tour "Le Mans debout, soulève-toi !", "On va chercher les impôts !", "Enfoirés", "Collabos", "Et la rue, elle est à qui ? Elle est à nous", "ahou, ahou, ahou !". On distingue la voix d’une femme criant à plusieurs reprises les insultes sexistes : "Salope !" (suivi des rires des manifestants), "Sors de là, salope !".

L’auteur du direct va finalement identifier le lieu : "Nous sommes devant la maison de Schiappa", commente-t-il, tandis que les manifestants d'extrême gauche scandent "Anti, anticapitaliste, aha" et chantent "on est là!". 

Un homme sort de la maison, mais ses propos sont inaudibles sur la vidéo, car couverts par les bruits de trompette et les chants du groupe. L’homme lève ironiquement les deux pouces en l’air et rentre finalement chez lui, après être sorti durant une trentaine de secondes.

Le cinéaste amateur le présente comme le mari de Marlène Schiappa. Les Gilets jaunes continuent de chanter. Des pétards sont de nouveaux jetés devant la maison. D’autres scandent "Ne nous regardez pas, rejoignez-nous". La même femme crie "Grosse salope !", puis un homme hurle énervé "capitalistes". 

Le groupe se remet en marche, environ 40 secondes après que le mari a claqué la porte de la maison, et trois minutes après l’arrêt des Gilets jaunes devant la maison. En partant, on peut entendre l’attroupement crier : "Castaner en prison. Macron démission. Schiappa démission."

VOIR et ENTENDRE
la video du Gilet jaune:
Le vidéaste déclare alors "Voilà, le monsieur que vous avez vu, c’est son mari. Elle n’était pas là." 
Quelques secondes plus tard, alors que le groupe continue sa marche, il indique que les manifestants "ont décidé de faire les maisons des élus de La République en marche (LREM) de la Sarthe. Enfin, ceux qui sont au Mans !". 
Un visionnage de l’intégralité du live montre que seule la maison de Marlène Schiappa a été dérangée sur les trois heures de vidéo.
Certaines accusations de Marlène Schiappa sont inaudibles sur la vidéo des Gilets jaunes

Lors de son intervention en terrain ami dans 'les Grandes Gueules', émission de RMC (groupe Altice de Patrick Drahi, comme BFMTV), animée par les journalistes Alain Marschall et Olivier Truchot, la secrétaire d’Etat a fait le récit d’une "quarantaine de Gilets jaunes en furie, sous nos fenêtres, en train de jeter des pétards sur la maison, de crier des insultes, des menaces de mort, des slogans, de taper sur les portes et fenêtres. Ils avaient également tagué, dégradé la porte, collé des affiches, de façon extrêmement violente, qui ont évidemment tiré les enfants du lit, qui étaient en pleurs et en cri, face à ces menaces extrêmement violentes, d’une violence inouïe et d’une surprise inouïe aussi". 
Invitée à donner des exemples d’insultes, la menteuse paranoïaque cite : "Schiappa, on est venu pour te crever", "c’est ton dernier jour". "Il y avait au milieu de ça des "Macron démission", "Castaner démission", "Schiappa démission", des chants…"

VOIR et ENTENDRE le témoignage réaliste de celle dont on pense qu'elle n'était pas présente sur les lieux au moment des faits :

Si la vidéo consultée montre bien des Gilets jaunes faire un baroufe de tous les diables devant la maison de Marlène Schiappa, notamment en jetant des pétards, en scandant des slogans, on ne voit aucune trace de tags ni de coups sur la porte, mais uniquement une personne qui va coller une affiche dessus.

Schiappa n'hésite pas à calomnier

Dans sa première version postée Facebook, Marlène Schiappa évoquait uniquement qu’"après avoir tagué les environs et la chaussée, ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / antiordre." L’affiche collée sur la porte de la secrétaire d’Etat n’a pas été filmée de près, cependant à un autre moment du live, on peut voir plusieurs affiches collées dans les rues du Mans, dont une ressemblant à celle du domicile de Marlène Schiappa.
Concernant les insultes, Marlène Schiappa insiste sur des menaces de mort. 
Or, si on entend très clairement des insultes sexistes et les chants de Gilets jaunes, en revanche, la vidéo du manifestant Gilet jaune ne confirme à aucun moment la moindre menace de mort. Il est possible qu’ils aient été couverts par les bruits de trompette ou les chants. Il est encore plus probable que Schiappa a fait un faux témoignage.

Enfin, aussi bien sur les Grandes Gueules que sur Facebook, la ministre a évoqué l’intervention de son mari qui aurait fait reculer les manifestants, parce qu’il est un homme, précise la sous-ministre des genres. 
Elle écrit : "Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente, mais sa simple présence les a fait reculer. Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait…"
La vidéo filmée par les Gilets jaunes ne permet pas d’entendre les propos du mari. On peut voir que la tentative de dialogue n’a duré qu’une trentaine de secondes avant qu’il ne fasse demi-tour face à des manifestants chantants "On est là !", ce que Marlène Schiappa qualifie d’action violente. Les Gilets jaunes quittent le devant de la maison une quarantaine de secondes plus tard, mais ils expriment des doutes, comme l’évoquait le vidéaste, sur la présence de Marlène Schiappa au Mans ce soir-là. Dans la même vidéo, un homme va même se demander si la maison n’est pas habitée par une autre personne, qui aurait été dérangée à sa place.

Marlène Schiappa a porté plainte

La secrétaire d’Etat a annoncé qu’elle allait porter plainte. Sur le plateau de RMC, elle indiquait déjà que : "La police est arrivée, quand ils venaient juste de partir. Mais une grande partie d’entre eux ont été identifiés. Ils étaient déjà connus des services de police. Et oui, il y a une plainte qui est en cours, parce que je crois que là on franchit une ligne rouge."

A l’inverse, les Gilets jaunes estiment que la diffusion de la vidéo permet de débusquer une deuxième "Pitié-Salpêtrière", évoquant ainsi la supposée "attaque" par les Gilets jaunes de l’hôpital parisien, dénoncée par Christophe Castaner, avant que les vidéos ne prouvent également le contraire...

Le procureur de la République Fabrice Bélargent "confirme qu’une plainte a été déposée hier après-midi par madame Schiappa, par l’intermédiaire de sa cheffe de Cabinet, pour des faits de menaces de mort. Une enquête est actuellement en cours par la Sûreté départementale." 

Concernant les antécédents des manifestants, le procureur élude, indiquant qu'il n'a pas de "commentaire à faire" et qu'il lui "appartient d’identifier le ou les auteurs d’infractions afin d’individualiser les responsabilités. Il n’existe en effet pas en droit pénal de responsabilité collective. Dans ce cadre, nous sommes au début des investigations et nous nous attachons à caractériser la ou les infractions commises et identifier la ou les personnes susceptibles d’être poursuivies à raison des infractions établies."

Un nouvel "attentat de l'Observatoire", affaire montée de toutes pièces par Mitterrand en octobre 1959. A son tour, 
Schiappa aura-t-elle un destin national ?

mercredi 20 août 2014

EELV: Jean-Vincent Placé est un grand cachottier Vert

L'écologiste a-t-il une mémoire de perruche ?

Un "choc  de transparence" pour Jean-Vincent Placé 

L'élu EELV a omis de déclarer sa société de conseils à la Haute Autorité de transparence de la vie publique. 
En juin 2013, Jean-Vincent Placé s'en était pris au projet de loi sur la transparence de la vie publique. C'est une loi "ratée, ennuyeuse et complexe", vitupérait-il. Un an plus tard, le patron des Verts au Sénat est l'une des premiers élus piégés par le texte adopté par le Sénat dans la nuit après l'affaire Cahuzac. "L'important n'est pas de savoir si les élus sont riches, mais s'ils sont honnêtes", entendait-on clamer. Une avancée: on pouvait don être riche et pourtant honnête !

Or, dans sa déclaration d'intérêts remise à la Haute Autorité de transparence de la vie publique, l'élu EELV a laissée vierge la case "participations financières indirectes dans le capital d'une société". À en croire le document, il n'est lié de près ou de loin à aucune entreprise lui appartenant: un péché par omission ?

La presse d'investigation a pourtant identifié une société lui appartenant. Une SARL baptisée Norcomm, créée en 1996 avec un autre élu, Antoine Casini, actuel collaborateur de la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali. Une élue en faveur de laquelle Placé a pris publiquement fait et cause - contre P. Mennucci - lors des dernières municipales à Marseille. 
Placé-les-gros-bobards s'embrouille dans ses explications
Placé ne joue pas le jeu

D'après ses statuts,
Norcomm affiche un vaste champ d'action allant de la communication à l'édition, en passant par "toute opération financière, commerciale, civile, mobilière ou immobilière". 
Interrogé sur cette omission, Jean-Vincent Placé explique avoir "oublié" l'existence de cette société, qui, selon lui, n'aurait eu "aucune activité" et "aucun client". En somme, les altermondialistes sont des entrepreneurs modèles...
Et de promettre qu'il va au plus vite liquider la société : "Grâce à vous, je vais appeler le Casini en question et lui dire qu'il faut dissoudre ce truc-là. (...) Je pense qu'il vaut mieux dissoudre ce truc qui n'a pas eu d'activité en dix-sept ans..." Dix-sept ans de coma !
Mais, contrairement à ce que le sénateur Verts affirme, sa discrète boîte de conseils n'est pas restée en veille. On a en effet trouvé trace d'un chiffre d'affaires de 120.000 euros en 2000. Nul doute que Jean-Vincent Placé profitera des journées d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour éclairer ses camarades sur les clients de Norcomm...

mercredi 26 février 2014

Michel Sapin refait le coup du redressement de la courbe de l'emploi

C'est ça, c'est ça, "nous allons faire reculer ce chômage en 2014"!...

Frappé d'Alzheimer, Sapin a eu des absences en 2013; les Français, non !
Le Sapin perd la boule. Alors que les chiffres du chômage de janvier seront publiés ce mercredi à 18h00, le ministre du Travail et de l'Emploi, le gros Sapin des forêts socialistes, épaises et profondes, s'est moqué du monde et pas seulement paysan, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture: "Nous maîtrisons ce chômage, qui était à des niveaux terribles" (et qui le reste),  a-t-il osé déclarer mais, il est vrai, au micro de i-télé du groupe Canal+... après bientôt deux années de bobards et de polémiques stériles
"Ce qui compte, ce sont les tendances, ce qui se passe mois par mois n'a pas d'intérêt", s'est rassuré le ministre sans rassurer les travailleurs de la terre. 

Il y a des oeufs pourris qui se perdent
Le ministre du chômage a aussi prétendu le gouvernement est parvenu à "faire reculer la montée du chômage". Son augmentation aurait été moins forte en 2013 qu'en 2012, a-t-il estimé, après que François Hollande ait pourtant lui-même reconnu que l'objectif  promis par le candidat du même nom n'a pas été atteint. 

Le conifère avait pourtant dû reconnaître lui-même l
e mois dernier que l'inversion de la courbe du chômage "ne s'est pas encore réalisée"
, malgré une légère baisse chez les 25-50 ans. Les chiffres de décembre connaissaient une nouvelle dégradation: la hausse établissait un record de 3,3 millions de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité). Fin 2013, Pôle Emploi dénombrait 4,89 millions d'inscrits, en comptant les chômeurs ayant eu une petite activité. 

Le chômage devient la préoccupation majeure pour 36% les Français, d'après un sondage YouGov, alors que le marchand de sable cherche à travestir la vérité et à calmer les peurs des Français. Les "niveaux terribles" sont toujours d'actualité, à un autre record historique.

Des emplois avec 1% de croissance?

"Nous allons faire reculer ce chômage en 2014", assure pourtant le ministre du futur, qui parie sur le début de reprise enregistré dans les derniers mois. Le PIB français a augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, après avoir stagné le reste de l'année. 
C'est nouveau, "avec 1% de croissance, il est possible de créer de l'emploi", selon ce Sapin-là. Il a en effet le sentiment qu' "on a des croissances plus riches en emploi aujourd'hui". Un des enjeux des politiques d'aujourd'hui serait justement "de créer plus d'emplois avec des croissances plus faibles", mais ça ne marche pas comme ça!  Et puis, il est aux affaires, alors qu'il dépollue le marché du travail, plutôt que de manier la langue et d'intoxiquer l'environnement.  

Pour 2014, le gouvernement attend 
Il attend 0,9% de croissance. "On y est presque!", s'exalte de lourdaud. L'imposteur cite notamment l'agriculture (au Salon !) comme secteur qui, un jour, "peut redevenir créateur d'emplois". 

"Nouveau pâturage réjouit les boeufs "?
Problème, la plupart des économistes contredisent le rêve éveillé de Sapin selon lequel on pourrait créer des emplois avec des taux de croissance aussi faibles (à 0,1%): ils estiment à 1,2% le taux minimum pour arrêter les destructions d'emplois et à 1,5% celui pour en créer de nouveaux. Etrange qu'aucune étoile scintillante n'ait éclairé le Sapin à Bercy.

Selon l'INSEE, le chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 11% fin juin. 
Il était à 10,5% au troisième trimestre 2013. Et Bruxelles se montre tout aussi pessimiste.
Le service public de France Info participe à l'intox du ministre et manipule l'opinion jouant sur les mots. "Le taux de chômage devrait se stabiliser en 2014 et 2015, à 11% de la population active, après 10,8% en 2013, des prévisions plus favorables que celles de novembre. La Commission attendait à l'époque un taux de chômage à 11,2% en 2014 et 11,3% en 2015, après 11% en 2013." L'objectif est-il une stabilisation ou une réduction? Les demandeurs d'emploi font, eux, la différence.

Mais, à la vérité, Bruxelles n'est pas optimiste. La Commission ne voit pas le chômage reculer pour l'heure en France. Elle prédit un taux de chômage de 11% en 2014 contre 10,8% l'année précédente. Il se stabiliserait ensuite à 11% en 2015. Une vision moins optimiste que celle du gouvernement français, qui espère gagner sa "bataille" pour l'emploi par la sémantique  

Sapin a-t-il publié son bulletin de santé mentale?
Les cônes des sapins se désagrègent à maturité...

dimanche 15 décembre 2013

Mythe socialiste du héros Hollande en Centrafrique

Frayeur à Bangui: François Hollande a peut-être échappé au pire   

Lors de son escale expresse en Centrafrique
,

au retour de l’hommage à Nelson Mandela en Afrique du Sud, il est 19h15 mardi quand le Falcon 7X de Hollande se pose sur le tarmac de l’aéroport M’Poko, dans la capitale centrafricaine. Le chef de guerre est accueilli par l'état-major des armées françaises. Cinq jours après le début officiel de leur intervention en Centrafrique, les troupes font désormais face à des "accès de violence", pillages et tentatives de représailles contre les civils, lourds de menaces pour la suite des événements.

L'opération Neptune de Hollande en Centrafrique, décembre 2013L’Elysée avait annoncé cet épisode africain, mais le service de communication a encore frappé fort et la presse en a fait une étape surprise "à haut risque, calée dimanche dans le plus grand secret, sécurité oblige."  Dans leur désir de louanger et face aux critiques d'amateurisme, les petits rédacteurs en treillis ne résistent pas au plaisir de suggérer que rien n'est pour autant improvisé: le chef d’état-major particulier du président, le général Benoît Puga, qui a servi en Centrafrique, a tout préparé avec les militaires français sur place pour sécuriser la zone car, insiste-t-on, les hommes du président savent la situation chaotique… 
En termes de sacrifice, Hollande arrive pourtant troisième, puisque dans la nuit précédant la visite, deux soldats français de 22 et 23 ans sont morts dans une embuscade, sans doute tendue par les Séléka, des rebelles musulmans. "Et ça tirait encore autour de l’aéroport quand l’avion s’est posé", assure une source anonyme, mais "en haut lieu". C'est bien la peine que Hollande se décarcasse pour les musulmans de France, si c'est pour laisser sa carcasse aux mains des islamistes d'Afrique.

Hollande met son entourage en péril. Dans l’appareil qui compte une quinzaine de sièges, François Hollande, Laurent Fabius, Valérie Trierweiler, Benoît Puga, la Madame Afrique de l’Elysée, Hélène Le Gal, une conseillère com, un photographe et, côté "bodyguards", la chef du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) Sophie Hatt, ainsi qu’un officier qu’on appelle le Siège, chargé de porter la valise de protection en kevlar. Sur neuf personnes exposées en temps de guerre, quatre femmes. 

Deux 4 x 4 et cinq pick-ups surgissent dans la nuit

Le président français devise dans le pavillon présidentiel de la base militaire qui jouxte l’aéroport depuis une quinzaine de minutes avec Michel Djotodia, président de transition imposé par les Séléka, ces miliciens musulmans qui ont chassé le président Bozizé en mars
En République centrafricaine, la population est à 80 % chrétienne, mais, en dissolvant la Seleka, Djotodia a renforcé l'opposition musulmane minoritaire et les rebelles se livrent depuis à de nombreuses exactions contre la population chrétienne, notamment en octobre 2013. 
Les interlocuteurs musulmans du président laïc se plient de très mauvaise grâce à l’opération Sangaris de désarmement engagée par  la triade Hollande-Fabius-Le Drian à Bangui, il y a moins d'une semaine. "Djotodia était en panique de rencontrer Hollande. Il avait peur qu’il lui demande de dégager", raconte-t-on anonymement à Paris. Les mêmes assurent aussi que la "gauche molle" se montre inflexible sur l’organisation d’élections d’ici un an, mais fait savoir à son "homologue" qu’il lui accordera de rester en fonction d’ici là. L'ingérence de la force coloniale est  patente. Gérard Araud, ambassadeur de la France aux États-Unis, assurait Hollande en novembre que la situation en Centrafrique n'est pas la même qu'au Mali. "Nous n'avons pas à faire à des groupes terroristes armés, nous avons en face de nous, disons-le, des petits voyous qui profitent de l'effondrement de l'État, qui pillent, tuent et violent mais ne se battent pas vraiment." Et de conclure, "l'opération sera certainement plus facile qu'au Mali." Hollande, qui comptait quant à lui sur le déploiement d’une force africaine dans le pays, accumule les blâmes de la communauté européenne: certains états promettent de réfléchir à l'envoi de matériel, mais tous refusent de sacrifier des vies humaines en Centrafrique.

Dans ce contexte, les hommes de Djotodia ont-ils alors tenté une manœuvre d’intimidation? 
A en croire l'Elysée, les terroristes auraient dû logiquement ignorer le passage de Hollande à Bangui. 
Mais à peine le Falcon 7X est-il stationné sur le tarmac que, soudain, deux 4 x 4 et cinq pick-up font irruption dans la nuit. Ils se postent en face de l’avion présidentiel. "Ça a été la panique du côté des forces spéciales qui protègent l’appareil", témoigne une source locale en décrivant la scène. A bord de chaque véhicule, "une dizaine d’hommes en uniforme, armés jusqu’aux dents." 

Il apparaît vite que les narrateurs sont de fabulateurs.
 
Les pseudo-témoins de l'Elysée précisent que les terribles Séléka (de petits voyous) sortent des pick-ups, kalachnikovs à la main. Personne n’est mis en joue, mais la situation reste très critique. A ce moment du récit, nous conseillons aux femmes et aux enfants de passer au chapître suivant du roman de l'Elysée.  Car Hollande n’est qu’à quelques dizaines de mètres des canons de leurs mitrailleuses. Et dans l’un des véhicules, un jerrican fait craindre le pire aux militaires français… Un général soudanais de la Séléka sort d’un des véhicules et discute avec eux, puis finit par ordonner à ses acolytes de remonter à bord des pick-ups et de quitter les lieux. 

Sécurisé par les troupes française, "cet aéroport  est une vraie passoire…"  
Plus de peur que de mal, certes. Au final, la scène n'aura duré que cinq minutes. Mais malgré le couvre-feu et l’interdiction de sortir armé, les Séléka sont parvenus à s’approcher dangereusement du chef de l’Etat, à deux pas d’un camp militaire français ! "On a eu chaud, raconte un témoin de la scène. On ne sait pas comment ils ont fait pour arriver là. Cet aéroport est une vraie passoire…" "Ça a été très, très tendu", ajoute-t-on à l’Elysée. De fait, seuls des barbelés séparent le début de la piste d’atterrissage du campement de fortune des réfugiés, où sont massées 40.000 personnes. 
Sur le tarmac de Bangui, Hollande est donc peut-être passé à côté d’un drame, conclut cette presse jobarde… "mais n’y a vu que du feu", note-t-elle, au comble de la sottise.  Lorsqu’il quitte le pavillon présidentiel, les Séléka ont déjà rebroussé chemin, s’évanouissant dans le noir de la nuit profonde.
Restent les réfugiés, qui sont bien gardés...

Fabius n'a "pas entendu parler de ça"
Interrogé ce dimanche au Grand-Rendez-Vous Europe1/Le Monde/iTélé sur cet incident, Laurent Fabius nie en bloc, déclarant qu'il était "dans cet avion présidentiel. Nous [avec François Hollande] avons passé une partie de la nuit à Bangui et je n'ai absolument pas entendu parler de ça." Quand il a été demandé au ministre des Affaires étrangères si le président de la République en avait eu connaissance, il a simplement répondu : "Nous étions ensemble." Il est vrai que l'un comme l'autre est sujet à la narcolepsie, ou maladie de Gélineau", un trouble chronique du sommeil caractérisée par un temps de sommeil excessif durant lequel un individu, même "normal", ressent une extrême fatigue et peut s'endormir involontairement à un moment inapproprié, comme au travail ou sur un champ de bataille ...

VOIR et ENTENDRE Hollande à Bangui défendre l'ingérence française: