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mardi 4 novembre 2014

EELV à l'Assemblée nationale: Duflot instrumentalise la mort d'un activiste

Demande des Verts d'une minute de silence, en se défendent de tous pathos et récupération... 

Cécile Duflot a demandé qu'une minute de sa question soit consacrée
 à une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse 
Demande EELV de minute de silence: 
de Rugy incertain, Mamère théatral, 
Baupin compagnon mou d'E. Cosse,
Pompili droite, etc... Assemblée Nationale 
Le coup de force contre le réglement de l'Assemblée nationale a été tenté par les Verts,  à l'occasion du drame de Sivens, lors de la séance de questions au gouvernement de ce 4 novembre. 
Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, y a fait obstacle, faisant valoir que la minute de silence n'est autorisée qu'en cas de "décès parmi les forces armées et les otages": "je vous demande donc de poursuivre votre question."

VOIR et ENTENDRE 
un extrait de la manifestation du groupe Europe Ecologie-les Verts: Cécile Duflot, voix chevrotante, joue l'émotion avant de mettre en cause Ségolène Royal:

Cécile Duflot a bafoué le règlement pendant une poignée de secondes malgré les demandes répétées du président de l'Assemblée de poursuivre sa question.

Le député Rassemblement bleu marine, Gilbert Collard, a exprimé sa désapprobation face à cette demande en secouant vivement la tête. 

Cécile Duflot a, sans surprise, obtenu le soutien sur Twitter de députés EELV godillots, Danielle Auroi ou Sergio Coronado. Seuls les écologistes se sont d'ailleurs levés pour tenter une minute de silence :


Coronado ajoute un jugement





mardi 30 septembre 2014

EELV: la justice ouvre une enquête sur le financement du siège des Verts

Une plainte contre Europe Ecologie-les Verts (EELV) contraint à agir le Parquet de Taubira 

L'Union des contribuables franciliens porte plainte contre le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis


Des soupçons de détournement de fonds publics et financement illégal en lien avec l'achat du siège d'EELV pèsent sur les Ecologistes radicaux. Au lendemain des Sénatoriales, on apprend qu'une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris en mai, suite à une plainte déposée contre X par l'Union des contribuables franciliens (UCF), visant le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis. 

Elle met en cause l'achat en 2004 par le Cédis, dirigé jusqu'à 2011 par le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé, de parts, pour 75. 000 euros, de la société civile immobilière (SCI) qui a acheté le siège social du parti à Paris, Un toit pour les VertsCette affaire était déjà évoquée dans un reportage de l'émission Cash investigation diffusée sur France 2 en octobre 2013, présentée par Lise Lucet et produite par "Premières Lignes", l'agence de presse militante de Paul Moreira, ex-enquêteur our l'émission Droit de réponse de Michel Polac, ex-rédacteur en chef du "Vrai Journal", l'émission présentée par Karl Zéro sur Canal+ qu'il intègre en 1999 pour créer 90 minutes où il est nommé directeur adjoint de l'information.

Le "buzz" provoqué sur Twitter en octobre 2013 par Xavier Cantat, le compagnon de Cécile Duflot, qui accuse Manuel Valls d'avoir tenu des propos racistes, était, selon certains, une diversion après la mise en cause de la ministre du Logement et de son parti dans l'émission Cash investigation.

Le Cédis étant financé par les impôts locaux, l'UCF considère dans sa plainte qu'"il y a nécessairement financement du parti et détournement de bien public"

L'officine d'EELV avait tenté de justifier

Débusqué par la diffusion du reportage, le Cédis avait affirmé qu'il "avait envisagé d'utiliser les salles de réunion de l'immeuble qui devait abriter le siège des Verts plutôt que de payer très cher des locaux privés à Paris pour y tenir des formations"

"De façon tout à fait légale et transparente", selon lui, il avait ainsi acheté des parts de la SCI. "Il s'est avéré très vite que l'utilisation de ces salles de réunion n'était pas une solution fonctionnelle. Le Cédis a donc, conformément à la loi, revendu ses parts l'année suivante et a finalement fait en 2008 l'acquisition de locaux à Montreuil", poursuivait le texte. La maire de Montreuil (2008-2014) était d'ailleurs Dominique Voynet, ancien ministre de l'Environnement de Jospin, ancienne candidate à la présidentielle de 1995, ex-porte-parole de la campagne présidentielle d'Eva Joly et depuis recasée à l'IGAS, comme François Chérèque ou Aquillino Morelle...
En 2014, il est composé de : Sylvette Amestoy, Henri AREVALO (président, qui a pourtant reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Claude Alphandéry en août dernier), Véronique BEREGOVOY (petite-fille de Pierre Bérégovoy et présidente du groupe Verts au Conseil régional de Haute-Normandie), Maryvonne Boileau, Emmanuel Cuffini, Virginie Drapier, Claire Grover (secrétaire), Jean-Patrick Masson, Jacques Picard, le sénateur Jean-Vincent PLACE, Clément ROSSIGNOL (militant des Droits de l'homme, élu de Bégles et de la Communauté Urbaine de Bordeaux, porte-parole EELV), Pierre SERNE (trésorier, vice-président EELV de la région Ile-de -France chargé des transports et des mobilités, et vice-président du Syndicat des Transports et ancien du cabinet ministériel de Dominique Voynet), Jean-François Tallio (adjoint écologiste de St Herblain, près de Nantes).

"Des pratiques insupportables"

Duflot en campagne 2012,
escortée de Julien Bayou,
membre de l'équipe d'Eva Joly)
La plainte vise également une somme de 20.000 euros qu'aurait payé le Cédis à EELV pour la location d'une salle aux universités d'été des Verts à Toulon en 2004, afin d'y dispenser une formation de quatre jours. 
"Les journées de formation de fin août organisées par la Cédis ont lieu en début de semaine, avant les journées d'été d'EELV. Il est donc possible pour les élus de consacrer leur début de semaine à la formation et leur fin de semaine à des réunions politiques", racontait le  Cédis, par communiqué.

Le documentaire faisait également apparaître que plus récemment, des élus auraient émargé des feuilles de présence pour des formations auxquelles ils n'auraient pas participé, faits également visés par la plainte.

"Ce sont des pratiques qui deviennent aujourd'hui insupportables pour l'opinion publique, pour les contribuables", souligne l'avocate de l'UCF, Me Beryl Brown.

Pourquoi Cécile Duflot a-t-elle quitté le gouvernement?
Nous disposons aujourd'hui d'un nouvel élément de réponse... Après l'affaire Cahuzac ou celle d'Aquillino Morelle, ces soupçons sur le parti que dirigeait Cécile Duflot risquaient de porter un nouveau coup à l'exécutif. 

mercredi 20 août 2014

EELV: Jean-Vincent Placé est un grand cachottier Vert

L'écologiste a-t-il une mémoire de perruche ?

Un "choc  de transparence" pour Jean-Vincent Placé 

L'élu EELV a omis de déclarer sa société de conseils à la Haute Autorité de transparence de la vie publique. 
En juin 2013, Jean-Vincent Placé s'en était pris au projet de loi sur la transparence de la vie publique. C'est une loi "ratée, ennuyeuse et complexe", vitupérait-il. Un an plus tard, le patron des Verts au Sénat est l'une des premiers élus piégés par le texte adopté par le Sénat dans la nuit après l'affaire Cahuzac. "L'important n'est pas de savoir si les élus sont riches, mais s'ils sont honnêtes", entendait-on clamer. Une avancée: on pouvait don être riche et pourtant honnête !

Or, dans sa déclaration d'intérêts remise à la Haute Autorité de transparence de la vie publique, l'élu EELV a laissée vierge la case "participations financières indirectes dans le capital d'une société". À en croire le document, il n'est lié de près ou de loin à aucune entreprise lui appartenant: un péché par omission ?

La presse d'investigation a pourtant identifié une société lui appartenant. Une SARL baptisée Norcomm, créée en 1996 avec un autre élu, Antoine Casini, actuel collaborateur de la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali. Une élue en faveur de laquelle Placé a pris publiquement fait et cause - contre P. Mennucci - lors des dernières municipales à Marseille. 
Placé-les-gros-bobards s'embrouille dans ses explications
Placé ne joue pas le jeu

D'après ses statuts,
Norcomm affiche un vaste champ d'action allant de la communication à l'édition, en passant par "toute opération financière, commerciale, civile, mobilière ou immobilière". 
Interrogé sur cette omission, Jean-Vincent Placé explique avoir "oublié" l'existence de cette société, qui, selon lui, n'aurait eu "aucune activité" et "aucun client". En somme, les altermondialistes sont des entrepreneurs modèles...
Et de promettre qu'il va au plus vite liquider la société : "Grâce à vous, je vais appeler le Casini en question et lui dire qu'il faut dissoudre ce truc-là. (...) Je pense qu'il vaut mieux dissoudre ce truc qui n'a pas eu d'activité en dix-sept ans..." Dix-sept ans de coma !
Mais, contrairement à ce que le sénateur Verts affirme, sa discrète boîte de conseils n'est pas restée en veille. On a en effet trouvé trace d'un chiffre d'affaires de 120.000 euros en 2000. Nul doute que Jean-Vincent Placé profitera des journées d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour éclairer ses camarades sur les clients de Norcomm...

dimanche 6 juillet 2014

Grenoble: la pastèque bio, Eric Piolle, un maire EELV pas très clean

Le maire EELV de Grenoble, un anti-libéral ouvert sur les paradis fiscaux

E. Piolle est le fondateur-actionnaire d'une société spécialisée en gestion des risques financiers aux clients basés dans des paradis fiscaux...


Il avait fait campagne en promettant d'exclure les banques en lien avec les paradis fiscaux, mais il est lui-même actionnaire d'une société ayant des clients basés, notamment, aux îles Caïman, selon les informations d'Europe 1.

maire Europe Ecologie-Les Verts de Grenoble, qui a notamment fait alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour remporter la ville en mars dernier (lien), Eric Piolle possède des parts dans Raise Partner, une société qui ne correspond pas forcément aux idéaux que l’on imagine être ceux d'un écologiste à la gauche de la gauche.

Ce n'est pas Bercy qui a mené l'enquête 

L'UMP locale a découvert  l'existence de cette sociétéau tribunal de commerce de Grenoble .Co-fondée par Eric Piolle, elle est spécialisée dans la gestion de risques financiers à destination des professionnels du secteur. En gros: pour toute entreprise financière ayant placé de l'argent en bourse, Raise Partner a des logiciels permettant de limiter la casse et d'investir là où les profits seront les plus juteux.

L'UMP-Grenoble précise que Raise Partner possède une filiale à Londres ainsi qu'à Singapour  et assure que, selon elle, elle vend ses "logiciels miracles" à des clients basés à Guernesey et aux Iles Caïman, paradis fiscaux par excellence.

Dans son programme de candidat à la mairie de Grenoble, ce Cahuzac se voulait pourtant très vigilant face aux paradis fiscaux. 
Il assurait même qu'il exclurait de Grenoble les banques en lien avec ces pays (engagement 64 ici) :
"La Ville exclura les établissements bancaires concernés par des activités directes ou indirectes dans les paradis fiscaux de ses contrats de prêts. Comme l’ont initié de nombreuses régions françaises, la Ville demandera un rapport annuel sur leurs activités aux établissements bancaires avec qui elle contracte des prêts."
Ce dimanche 6 juillet, Eric Piolle assure qu'il n'y a rien de contradictoire là-dedans. S'il confirme avoir co-fondé la société, il tempère également en assurant ne disposer que de 900 actions sur un total de 100.000, conformément à sa déclaration de patrimoine.
"J'ai été assez actif de 2001 à 2003, mais j'ai levé le pied depuis."
Le maire de Grenoble présente d’ailleurs Raise Partners comme une entreprise servant plutôt la régulation financière que la maximisation des profits :
"C'est une société qui sert à identifier les risques. Elle travaille effectivement pour aider les professionnels du secteur à mesurer les risques, qui est une problématique réelle de la finance. Raise Partners travaille aussi avec les régulateurs européens sur la nouvelle directive européenne Mifid."
Piolle et Mélenchon
Eric Piolle nie qu'il était pas du tout au courant que la société dont il est toujours actionnaire avait certains clients basés aux Caïmans ou à Guernesay.
Mais cela ne le choque pas outre mesure :
"Je ne regarde pas leurs clients. J'ai une chemise, je pense que toute la chaîne de production n'est pas située en France..."
 Pas très regardant, il relativise l’importance de l’information :
"Moi en tant que maire de Grenoble j'ai aussi des prestataires que je fais travailler, comme des entreprises du BTP ou des banques qui ont des filiales dans les paradis fiscaux... C'est un combat contre les paradis fiscaux qu'on mène, que j'ai porté personnellement fortement."

vendredi 4 avril 2014

Grenoble: le nouveau maire Verts envoie les caméras de vidéo-surveillance à la casse

Le maire altermondialiste fait du tri sélectif 
aux dépens de la sécurité
Le premier maire Verts de Grenoble va donner le signal des abandons  vendredi soir  
Il a un p'tit vélo, le Verts radical !
Pendant que les Verts quittent le gouvernement Valls, de nouveaux élus écologistes aux municipales investissent les mairies. Et ça s’annonce déjà tendu à Grenoble, 16e ville de France, symbole de la poussée altermondialiste et du laisser-aller. Qu’il vise à 100% de bio dans les cantines ou qu’il créé des boulevards urbains réservés aux vélos, passe encore, mais qu’il mette fin à la vidéosurveillance dans la commune, ses nouveaux opposants s’étranglent.  Eric Piolle annonce le démontage des 18 caméras gérées par la ville de Grenoble et, même si cette mesure permet d'économiser 700.000 euros en frais de fonctionnement, elle crée la polémique. Outre les gâchis financier et matériel, c'est la sécurité de la population que l'idéologie met en jeu.  

Le bisounours Verts veut "responsabiliser" plutôt que filmer

Il avait l'idéologie sectaire,
Piolle a maintenant les attitudes...
Responsabiliser les malfrats, telle est la prétention d'Eric Piolle. "Je ne suis pas trop pour les caméras. Je crois que le mieux, c'est de responsabiliser les gens plutôt que de mettre des caméras vidéos", penseun partisan grenoblois de l'écologiste illuminé. "Moi je ne les enlèverai pas. Pour la sécurité des habitants c'est mieux de les laisser", estime  au contraire une habitante. 

Inquiétude des professionnels de la sécurité
Plus encore que les habitants, ce sont les policiers qui s’inquiètent, à l’image de Valérie Mourier, du syndicat de police Alliance : "C'est un outil, on s'en sert pour identifier des auteurs (de délits). Je pense que la mesure que va prendre le maire est inconsciente". 
Daniel Chomette, du syndicat de police SGP-FO à Grenoble, est plus catégorique encore : "Attention danger ! Aujourd’hui, les services de police, diminuées en nombre, ont des difficultés à retrouver les auteurs des faits. Ça va très largement compliquer la tâche de mes collègues en matière d'enquête, y compris sur des affaires extrêmement sensibles".

Le maintien de Christiane Taubira aura été un signal fort pour un regain de laxisme
Et c'est un altermondialiste (EELV) qui prend le parti de l'impunité contre expose les braves gens.
Alors ministre, Cécile Duflot est venue à Grenoble
faire campagne pour Eric Piolle
 
Les Grenoblois en ont-ils voulu ainsi ?
Elu à la tête d'une liste réunissant des collectifs de la gauche citoyenne, EELV et le Parti de Gauche, Piolle, 41 ans, conseiller régional depuis 2010, succède à Michel Destot (PS), maire de la ville depuis 1995. Après Dominique Voynet, maire de Montreuil (103.000 habitants, Seine-Saint-Denis) de 2008 à 2014, c'est le premier écologiste à diriger une ville de cette taille en France (160.000 habitants). Sur 59 conseillers municipaux, 50 ont voté Piolle, les 42 élus de sa liste de "Rassemblement citoyen". Les huit élus de la liste conduite par le socialiste Jérôme Safar ont apporté leur soutien à Piolle et sont donc d'ores et déjà responsables de cette première mesure de renoncement à la sécurité à Grenoble. 
Les sept élus de droite ont en revanche voté pour leur tête de liste Matthieu Chamussy (UMP) et les deux représentants du Front national ont voté pour leur candidate Mireille d'Ornano.

Pour mémoire, "Taubira devait soutenir un candidat écologiste mais a raté son train", titra Le Parisien

Taubira, Joly, Duflot, Bové
Alors qu'elle devait venir soutenir l'écolo Éric Piolle, Taubira avait dit avoir manqué son train... En fait, les socialistes qui estimaient que sa présence pourrait nuire à leur candidat, ne voulaient pas qu'elle vienne.  Au final, son absence et son mensonge ont rendu service à Piolle, au détriment des Grenoblois.
Dans un message relayé par l'équipe de Grenoble, une ville pour tous, la Garde des Sceaux écrit ainsi : "Les modifications portées à mon agenda n'ont pas suffi pour me permettre de vous rejoindre. Je vous exprime mon soutien dans ces derniers jours de campagne, pour porter l'espoir de celles et ceux qui veulent de toutes leurs forces revivifier la politique et croire à nouveau que nous pouvons agir sur notre destin".

dimanche 10 novembre 2013

Ecomouv: le directeur de cabinet de Cécile Duflot (EELV) a validé le contrat en 2011

Anne Hidalgo en a le sifflet coupé

La première adjointe PS à la mairie de Paris croyait pouvoir s'en prendre à la droite

Anne Hidalgo a eu l'occasion de revenir sur le Partenariat public privé signé lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy avec la société Ecomouv, dans la foulée du Pacte écologique de javier 2007.
.
Sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach a pu demander à son invitée du Grand rendez-vous Europe 1-Le Monde-iTélé, de donner son avis sur le fait que Frédéric Lénica, directeur de cabinet de la ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement Cécile Duflot depuis juillet 2013, était directeur général des affaires juridiques du ministère de l'Ecologie au moment de la négociation du partenariat. Et qu'il l'a donc validé.

Anne Hidalgo commence par assurer qu'elle se "réjouit qu'il y ait une enquête parlementaire" :"Je me réjouis qu'on aille voir ce qu'il y a derrière. Il y a quand même une forme d'incompétence de celles et ceux qui ont signé avec une entreprise un contrat dans lequel si on ne le respecte pas il faut payer 800 millions d'euros."

Jean-Pierre Elkabbach balance alors sa "colle" à Anne Hidalgo :
"Les principaux acteurs du texte, du partenariat, ils sont encore en place ! Le directeur des infrastructures et des transports il est en place. Le secrétaire général du gouvernment il est en place.

Et le directeur général des affaires juridiques du ministère de l'Ecologie de l'époque qui a validé toutes les clauses de rupture du contrat, il est encore en place. Et vous savez où il est ?"

Désemparée, Anne Hidalgo ne peut que répondre que "non, (elle) n'a pas suivi ça de près...". Le présentateur du Grand Rendez-vous procède alors  à la révélation : "C'est monsieur Frédéric Lénica, il est aujourd'hui directeur de cabinet de Cécile Duflot."

Frédéric Lénica était  déjà au ministère de l'Ecologie en 2011, lorsque le contrat contesté avec la société Ecomouv a été négocié puis signé.

L'échange est évidemment relevé par l'équipe de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet - qui était pour sa part la ministre de l'Ecologie en 2011 - , dont Agnes Evren-de Fressen, secrétaire nationale UMP et porte-parole de campagne de NKM.


Stupéfaite, Anne Hidalgo demande s'il peut y avoir erreur sur la personne du directeur de cabinet :

"Oui bah écoutez, il y a peut-être des changements à faire à certains moments pour que des choses qui ont posé problème ou qui risquent de poser problème ne se reproduisent pas."



A plusieurs reprises au cours de l'entretien, la candidate du PS à la municipale de Paris en mars prochain, Anne Hidalgo a évité de se réclamer de François Hollande. Bien qu'elle soit si proche du président qu'on lui attribue la paternité de son enfant, la candidate du maire sortant, Bertrand Delanoë, a marqué ses distances avec le gouvernement Ayrault, allant jusqu'à suggérer un remaniement dont Delanoë pourrait profiter.


Tout le monde il était vert...


dimanche 29 septembre 2013

Duflot met le souk d'EELV à l'Elysée

Cécile Duflot contamine l'Élysée

La peste prend le dessus sur le choléra


Les socialistes n'en peuvent plus du harcèlement des Verts: de l'ultimatum de Pascal Durand à la dernière invective de la ministre du Logement sur la politique de Manuel Valls, notamment à l'égard des Rom.

Les Verts quittent le gouvernement, sixième épisode. 
Après la violente attaque de Cécile Duflot sur Manuel Valls jeudi dans la polémique qui les oppose sur les clandestins venus de Roumanie et de Bulgarie, la question de la présence des écolos dans la majorité n'a pas tardé à se poser à nouveau, mais cette fois directement à François Hollande. Le président de la République ne devait pas intervenir dans l'immédiat.

"Pas de commentaire", esquivait-on piteusement à l'Élysée. François Hollande devrait attendre lundi et profiter d'un déplacement à Cherbourg sur le thème des énergies marines renouvelables pour glisser un mot sur le sujet. Car chez les socialistes, qu'ils soient à l'Élysée, à Matignon, au gouvernement, au Parlement, Rue de Solferino ou à la base, une petite phrase tourne en boucle: "Ça a assez duré !"

Un lourd contentieux de guérilla

Il y avait déjà eu la
polémique sur la fiscalité verte dans le budget 2014 (septembre 2013), le coup de colère après le limogeage de Delphine Batho (juillet 2013), le coup de semonce des parlementaires écolos votant unanimement contre le projet de loi sur l'enseignement supérieur (mai 2013), les mises en garde face au rapport Gallois (novembre 2012), l'opposition à la ratification du traité budgétaire européen (septembre 2012)… À chaque fois, les Verts s'étaient posé la question du maintien de Cécile Duflot et de Pascal Canfin au gouvernement. Sans suite. 
Cohérent? "Ni plus ni moins que d'habitude. On les connaît, on fait avec. Ils ont plus besoin de nous que nous n'avons besoin d'eux", soupirait récemment un député socialiste anonyme.

Menaces sur le pacte social 

Cette fois, Cécile Duflot est plus concrète: plus altermondialiste qu'écolo, c'est une activiste. En accusant Manuel Valls d'avoir mis "en danger le pacte républicain" sur les Rom, la ministre du Logement a implicitement rappelé le texte qui justifie la présence des écolos dans la majorité: l'accord de gouvernement passé entre le PS et Europe Écologie-Les Verts. Signé à l'époque entre Martine Aubry et Cécile Duflot, ce texte ne parle pas explicitement du dossier des Rom. En revanche, dans sa partie consacrée à "améliorer la vie quotidienne des Français", en réaction au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, les deux formations politiques dénoncent "la stigmatisation de certaines catégories de population" qui a "affaibli notre pacte social". Pour les socialistes et les écologistes, "la promesse républicaine, c'est l'égalité réelle des citoyens. Nous lutterons donc sans relâche contre toutes les formes de discrimination".

"En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas " décrète Cécile Duflot, ministre du Logement.
Dès lors que Cécile Duflot juge Manuel Valls hors pacte républicain et somme François Hollande de trancher, c'est la place des Verts au sein du gouvernement qu'elle lui demande de conforter, contre Manuel Valls, ou d'infirmer en la limogeant. "En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas", prévenait Cécile Duflot il y a un mois aux journées de rentrée des Verts.

Jusqu'à présent, le président de la République préférait maintenir les Verts dans sa majorité pour bénéficier d'une assise plus large que celle du seul PS et du petit PRG. Jusqu'à quand? Selon un sondage OpinionWay pour Metro, près de 70 % des Français jugent qu'Europe Écologie-Les Verts ne propose pas d'"alternatives politiques".
Duflot sera-t-elle limogée ?
Pour constater que nul n'est indispensable.

vendredi 5 juillet 2013

Delphine Batho met en cause les lobbies autour de Hollande

Matignon nie sa proximité avec avec Vallourec...

"Certaines forces économiques"?
Le pédalo a
heurté le Batho
Les lobbies sont les principaux responsables de son éviction, selon Delphine Batho, limogée mercredi de son poste de ministre de l'Ecologie,  jeudi 4 juillet après-midi .
"Certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique", notamment sur la question du gaz de schiste et de la transition énergétique, dont la réduction de la part du nucléaire en France, a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse

Un complot pour éliminer une ministre de Hollande
"Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues", a-t-elle déploré.

Et Delphine Batho de viser nommément le patron de Vallourec, patron du CAC 40.
L'entreprise fabrique des tubes en acier. C'est l'UMP qui établit un lien suspect, dans un communiqué de mai 2012: le parti affirmait qu' "il n'y a pas si longtemps, la gauche criait au conflit d'intérêt pour moins que ça" [pdf].
Or, son patron, Philippe Crouzetmajor de l'ENA, tout comme sa femme (issue de la fameuse promotion Voltaire, comme François Hollande, Michel Sapin, Ségolène Royal, Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Elysée...) n'est autre... que l'époux de Sylvie Hubac, la directrice de cabinet du président François Hollande. 
"Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux USA ?", a-t-elle interrogé. 

"Que le patron de Vallourec dise que je suis un désastre parce que je fais rempart au gaz de schiste et que je veux réduire la part du nucléaire, c'est une chose, qu'il annonce ma mise à l'écart à l'avance, c'en est une autre. De quelle informations disposait-il pour être si sûr de lui?" a-t-elle insinué.
Challenges racontait en effet ce 3 juillet que le mois dernier, lors d'un voyage aux Etats-Unis, il avait dit que Batho était "un vrai désastre":
"Philippe Crouzet [...] avait ajouté que le problème Batho était
en passe d'être réglé,
car son influence au gouvernement
allait désormais décroître
."
Delphine Batho a ensuite mis en cause directement les "conseillers de Matignon et de l'Elysée"

Est-il normal "qu'ils me critiquent publiquement dans la presse"? a-t-elle lancé amèrement. 
Dans la soirée de jeudi, Matignon a tenté de clore la polémique, en assurant simplement que l'éviction de Batho - en sept heures- est "liée à ses déclarations sur son budget".

Petite liste rose des patrons, amis de Hollande
Deux hommes l’ont beaucoup aidé,son ami de toujours Jean-Pierre Jouyet, tout récemment nommé patron de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), dont la femme Brigitte Taittinger est une cousine de Christophe de Margerie, le patron de Total) et Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild et actuel secrétaire général adjoint de l’Elysée. 
Hollande a recroisé la route du banquier d’affaires Philippe Villin, ancien patron du Figaro et supposé proche de Sarkozy. Les deux hommes s’étaient croisés à l’ENA. Résultat : Villin le soutiendra à la primaire ; il versera même 7 500 euros à son comité de soutien présidentiel et lui organisera à son tour deux dîners avec des patrons français. 
Mais le réseau ne s'arrête pas là et si tout est plutôt clair concernant l'échouage de Batho,  il est permis de se demander si Sarkozy a été rejeté par les Français ou par le monde des affaires.


mardi 2 juillet 2013

Ayrault va-t-il débarquer Batho ?

Batho convoquée à Matignon: les Verts menacent de quitter le navire

Jean-Vincent Placé (EELV) fait du chantage au départ des Verts du gouvernement.

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho et le sénateur Jean-Vincent Placé, lors du congrès d'Europe Ecologie les Verts à Nantes, le 18 septembre 2012. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP)
La députée Barbara Pompili (EELV), la ministre de l'Ecologie Delphine Batho et le sénateur Jean-Vincent Placé, 
lors du congrès d'Europe Ecologie les Verts à Nantes, le 18 septembre 2012

Son parti n'est "pas loin de la sortie" du gouvernement, a estimé mardi 2 juillet, Jean-Vincent Placé, chef du groupe écologiste au Sénat, estime, alors que la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a déploré que son ministère ait "un mauvais budget" 2014"Il est clair que, pour les écologistes, il est impossible de voter un budget où l'écologie baisse autant", juge Jean-Vincent Placé. "Là, on n'est pas loin de la sortie", menace-t-il.


Placé réclame des taxes supplémentaires 

"L'enjeu budgétaire sera à la fois de mettre en place une fiscalité écologiste, en particulier une augmentation du prix du diesel et l'instauration d'une taxe carbone, et un budget positif pour l'écologie", explique-t-il.

"J'ai déjà dit que ce budget est un signal désastreux donné aux associations et aux écologistes", a insisté le sénateur de l'Essonne.


Delphine Batho (PS) "a fait preuve de lucidité", selon lui
Placé ajoute que "c'est bien de dire les choses".
Avec une baisse de 7% de ses crédits, le ministère de l'Ecologie est l'un des plus sévèrement touchés par les économies que le gouvernement compte réaliser l'an prochain. "C'est un mauvais budget", a lancé Delphine Batho mardi matin sur RTL, quelques heures avant le début du débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée nationale.

Des propos qui ont provoqué la convocation de la ministre par le chef du gouvernement


Batho en partance ?


Batho devrait bientôt écoper, voire s'échouer
Après sept partielles perdues sur huit, la majorité présidentielle en est à 2% près à l'approche des municipales:  en 2014, les écolos ne pourront pas être écartés de sa barque de sauvetage.

lundi 15 avril 2013

Nantes: les problèmes de Hollande redoublent avec les "fachos" de l'Ayrauport

Regain de tension à Notre-Dame-des-Landes: au moins quatre blessés

Trois gendarmes et au moins un manifestant ont été blessés dans des heurts entre forces de l'ordre et opposants au projet de nouvel aéroport de Nantes, lundi matin sur le site de Notre-Dame-des-Landes, fait savoir la préfecture de Loire-Atlantique.
"Ces groupes fanatisés et fascisants
doivent être condamnés", a déclaré Désir H,
en marge du Conseil national du PS,
mais ce n'étaient pas des mots hostiles aux Verts!
Parmi les gendarmes blessés l'un d'eux a été brûlé par un cocktail Molotov, a indiqué  Patrick Lapouze, directeur de cabinet du préfet.
Le collectif d'opposants fait pour sa part état de trois blessés parmi les manifestants et a dénoncé "une pluie des grenades assourdissantes et de lacrymos".

Quand Harlem Désir et la presse ne voient plus de fascistes partout...

Des heurts violents ont pourtant éclaté en début de matinée près d'un carrefour jugé stratégique de la Zone d'aménagement différé (ZAD), celui dit de Fosses Noires - Chemin de Suez, dont les forces de l'ordre s'étaient retirées vendredi, à la veille d'une manifestation de "remise en culture des terres" qui avait pacifiquement réuni plus d'un millier d'opposants samedi.

Les écolos radicaux refusent le dialogue
avec le gouvernement tant que
 les forces de l'ordre sont sur les lieux.
Le collectif d'opposants avait annoncé dès dimanche son intention de conserver le contrôle de ce carrefour, dans un communiqué intitulé "soit ils nous virent, soit ils se cassent".

Ils ont également annoncé une manifestation devant la préfecture à Nantes lundi à 16h00.

Il s'agit des premiers heurts notables sur le site depuis plusieurs mois, une trêve relative ayant accompagné les travaux de la Commission du dialogue qu'avait mis en place le gouvernement fin novembre pour tenter de calmer les esprits. 
Cette commission a rendu ses conclusions la semaine dernière, soulignant la pertinence du projet d'aéroport tout en recommandant d'amender celui-ci.

Traitements médiatiques partisans

Alors que La Manif pour Tous se fait gazer à Paris mais ne fait pas de blessés et ne manipule pas de cocktails Molotov, à la différence des écolos de Notre-Dame-des-Landes, le Nouvel Observateur prend parti contre les pacifistes: "La droite pousse-au-crime", estime Renaud Dély, mais que dire alors des violences dans le fief de Ayrault ?
Le chef du gouvernement a une nouvelle fois invectivé la droite, la déclarant "otage de ces forces les plus réactionnaires".

Ces journalistes-là sont tout bêtement et servilement sur la même ligne que le premier secrétaire du PS, Harlem Désir 
 qui a dénoncé samedi matin le "silence assourdissant de l'UMP", après la manifestation "inattendue" de plusieurs milliers d'opposants au projet de loi sur le mariage pour tous, lui-même voté subrepticement au Sénat de manière pour le moins ...inattendue.
Radicalisation, vous avez dit radicalisation des Verts ou radicalisation  des attaques du PS ?

Fermeté sectaire  des consignes du ministère de l'Intérieur
à l'encontre des familles