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dimanche 20 octobre 2019

SNCF : le droit de retrait, en faveur des usagers comme des personnels

Au delà de leur légitime colère, les passagers ne réalisent pas que leur sécurité est mise à mal par les décisions gouvernementales

La sûreté des installations, c'est la sécurité des usagers.


Le TER roulait entre Charleville et Reims lorsqu'il a percuté le convoi exceptionnel. / © Ali Benbournane / France 3La sécurité des passagers était-elle assurée au passage à niveau ?
Les agents qui font valoir leur droit de retrait s’inquiètent de la sécurité des passagers lorsque les trains circulent en "équipement agent seul" (EAS), c’est-à-dire sans autre agent à bord que le conducteur. 
Depuis trois jours, la circulation des trains en France est perturbée par un mouvement social à la SNCF, suite à un accident survenu mercredi 16 octobre dans les Ardennes, où on a d'abord dénombré onze blessés sur un passage à niveau. 

La direction dénonce une "grève surprise qui ne respecte pas la loi", puisqu'à la SNCF le préavis est obligatoire. Le premier ministre Edouard Philippe - à qui Macron délègue de plus en plus systématiquement le rôle du croque-mitaine -  a violemment dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires".

Pour les syndicats au contraire, il s’agit bien d’un droit de retrait,
une procédure exercée par un salarié lorsqu’il considère qu’il existe un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection. Ce qui semble bien être le cas sur ces deux points à la fois. 

A l’origine de l’arrêt du travail par les agents :
l'accident de mercredi  met en lumière l'exposition des usagers et des personnels à de gros dysfonctionnements d’organisation, déjà dénoncés par les cheminots dans le passé. La direction et le gouvernement "n’ont pas compris qu’il y a une colère des agents à propos de la sécurité. Ça n’a rien à voir avec le 5 décembre et les retraites", insiste Julien Troccaz, de SUD-Rail, syndicat révolutionnaire trotskiste.

Les agents qui font valoir leur droit de retrait ces jours-ci s’inquiètent à la fois de la sûreté du matériel et de la sécurité des passagers lorsque, comme le 16 octobre, les trains circulent en mode d’exploitation "équipement agent seul" (EAS), c’est-à-dire sans contrôleur, ni autre agent à bord, alors que chacun peut constater une montée vertigineuse du nombre des incivilités et des agressions  sur les lignes de chemin de fer et les lignes RATP de la SNCF.

Un sur-accident évité de justesse et des morts


Le soir de l’accident, le TER reliant Charleville-Mézières à Reims a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau à Saint-Pierre-sur-Vence. 
Malgré son état de choc et ses blessures, le conducteur a dû venir seul en aide aux passagers blessés, 11, dont plusieurs hospitalisés, selon la préfecture. Le sur-accident a été évité de justesse grâce au sang-froid, au sens des responsabilités et à l'abnégation du conducteur.
Blessé à la jambe, le conducteur a notamment dû marcher 1,5 km pour sécuriser les voies, abandonnant à eux-mêmes les passagers, pour déposer lui-même des agrès de protection sur les voies, le système d’alarme destiné à alerter les autres trains étant par ailleurs défaillant. "On a évité un drame parce qu’il y a un conducteur consciencieux, attaché au service public ferroviaire, qui a bossé. Mais on ne peut pas continuer comme ça", a déploré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Le syndicat FO-Cheminots interpelle le gouvernement.  
"L’accident de Reims démontre que ce danger est réel et qu’il est grave et imminent. Comment comprendre qu’un agent de conduite blessé se trouve contraint d’aller appliquer les procédures de sécurité alors même que la présence d’un agent d’accompagnement aurait évité cette prise de risque ?, interroge FO dans un communiqué.

Après cet épisode, les cheminots des Ardennes ont les premiers exercé leur droit de retrait et ont rapidement été rejoints partout en France. "Le droit de retrait, c’est un droit des travailleurs pour dire : attention il se passe quelque chose de grave", a défendu Philippe Martinez (CGT).

L’EAS, un dispositif contesté pour sa mise en danger des personnes

Sur Twitter, un cheminot détaille comment fonctionne le dispositif "équipement agent seul" (EAS), présent sur les trois quarts des TER dans toutes les régions et sur tous les trains en Île-de-France. 
Le conducteur a tout à faire : grâce à un système de caméras et un système de fermeture automatique des portes, le conducteur peut surveiller les montées et descentes des voyageurs, et ouvrir et refermer les portes à distance. Ce matin sur CNews, le journaliste Jean-Pierre Elkabbach et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports., s'accordaient néanmoins pour penser que la présence du chef de gare sur les quais pour assurer le départ des trains est archaïque à l'ère du digital...



Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité. 
Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l’engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).
Comme le rappelle L’Express, l’objectif de ce dispositif était au départ (en 2002) de lutter contre la fraude, et de "concentrer la présence humaine dans les trains où fraudes et incivilités sont des phénomènes importants".

La direction a mis sur la table trois propositions qui ne les satisfont pas: modification de "certains équipements" de l’AGC ; des groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé samedi le patron de la SNCF Guillaume Pepy, lequel aura quitté la direction de la SNCF dans dix jours...

Mais compte tenu des risques soulevés en termes de sécurité pour les voyageurs, la fédération CGT des cheminots fait savoir qu’elle "exige le retour de contrôleurs sur l’ensemble des circulations afin de permettre aux agents de conduite de se concentrer uniquement sur la gestion de la sécurité ferroviaire". 

Les syndicats dénoncent également la mise en place prochaine de nouvelles règles de départ des trains, qui autorisera dès le 15 décembre la suppression des agents sur les quais et laissera au conducteur la mission de s’assurer lui-même que le train peut repartir en toute sécurité.

"Grève surprise", comme l'accident sur la voie...
Le ton est peu à peu monté entre l’exécutif et la direction, d’une part, et les syndicats de l’autre. Les media envenimant le débat en prenant le parti du pouvoir et des passagers en colère, plutôt que d'informer les usagers de la convergence de leur demande de sécurité (contre les agressions et les accidents matériels) avec celle des cheminots. 

Le grand escogriffe de Matignon n'a pas hésité à dresser les uns contre les autres, en dépit de leurs intérêts joints. Edouard Philippe a dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a menacé de représailles du fait de sa "demande à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données et notamment judiciaires". 
En partance, Guillaume Pepy a décoché le coup de sabot de l'âne, jugeant "pas admissible" ce mouvement qu’il a qualifié de "grève surprise".

Quant à Jean-Baptiste Djebbari, il a estimé samedi dans un autre entretien avec Le Parisien (LVMH) que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles envers les cheminots qui ont pris part à ce mouvement social.
Le secrétaire d’Etat aux Transports n'a d'ailleurs pas reculé devant l'accusation d'une action politique concertée : il  "semble organisé de façon collective par des syndicats, et notamment la CGT".

"Le niveau de violence des déclarations donne le ton de la suite, car c’est difficile de dire on se met autour de la table quand on parle de judiciaire et qu’on nous prend presque pour des criminels", s’insurge Julien Troccaz, de SUD-Rail. La direction et le gouvernement "n’ont pas compris qu’il y a une colère des agents à propos de la sécurité. Ça n’a rien à voir avec le 5 décembre et les retraites", insiste-t-il en référence à la prochaine journée d’action contre la réforme des retraites.
"Le droit de retrait aurait dû être réglé en quelques heures si le gouvernement ne s’en était pas mêlé, mais Edouard Philippe veut le pourrissement et use de provocations pour cela", a réagi la CGT cheminots qui elle, n’entend pas séparer les revendications. Elle lance un appel à participer "massivement" à la journée d’action du 5 décembre et en y joignant "les sujets d’entreprise, notamment la sécurité". "Vous évacuez la sécurité, vous aurez un conflit généralisé", avertit le syndicat.

Quant aux usagers, il faudrait qu'ils distinguent leurs désagréments ponctuels passagers des risques que les décisions de compression de personnels et de numérisation leur font courir actuellement et encore davantage à l'avenir.  

jeudi 13 juillet 2017

Macron veut s'attirer les faveurs de Trump, mais le critique

Macron inquiet de préserver "une relation incontournable dans la sécurité"

Le président français Macron a tenu à justifier jeudi l'invitation faite à Donald Trump pour le 14 Juillet

Trump broie la main de Macron
Le président jupitérien a exprimé sa volonté de "célébrer une relation incontournable dans le domaine de la sécurité". Dans un entretien commun aux journaux français Ouest-France et allemands du groupe Funke, il a expliqué que la France et les Etats-Unis ont "un point de convergence essentiel : la lutte contre le terrorisme et la protection de nos intérêts vitaux. Que ce soit au Proche ou Moyen Orient et en Afrique, notre coopération avec les Etats-Unis est exemplaire". 

Rappelant que les Etats-Unis sont "nos premiers partenaires en termes de renseignement, en termes de coopération militaire, en termes de lutte conjointe contre le terrorisme", il souligne que "c'est aussi un partenaire historique".

"C'est pour cela que j'ai invité Donald Trump pour le 14 Juillet, pour célébrer l'entrée en guerre à nos côtés des troupes américaines il y a 100 ans, leur rendre hommage et célébrer une relation qui est incontournable dans le domaine de la sécurité", a-t-il affirmé.

"Nous avons besoin des Etats-Unis d'Amérique", reconnaît le chef de l'Etat français.

Pour autant, son discours "complexe" n'est pas sans ambiguïtés. En effet, il estime aussi que "le monde occidental se fissure depuis l'élection" de Donald Trump et il évoque des "différends", et en particulier "un désaccord sur le climat". "Je le regrette, je le combats, avec beaucoup de force", assure le gamin, par ailleurs en demande de protection, qui promet - en s'appuyant sur l'opposition américaine à Trump - de faire "tout pour convaincre les villes, les Etats fédérés, les entrepreneurs américains de nous suivre. Les Américains seront de fait dans l'accord de Paris, que l'Etat fédéral le veuille ou non, grâce à cette mobilisation locale très forte". 

Résultat de recherche d'images pour "Trump macron"Il souligne également des "différends sur le commerce", en déplorant "une tentation protectionniste (qui) renaît aux Etats-Unis". 
"Je souhaite qu'on défende le libre et juste commerce. Le protectionnisme est une erreur, c'est le frère jumeau du nationalisme et cela conduit à la guerre", insiste-t-il, tout en assurant "qu'on peut trouver des espaces communs pour lutter contre les pratiques inacceptables comme le dumping".

Macron est-il pour Trump un allié fiable ?

samedi 1 juillet 2017

"No-Go Zone", une appli qui liste les "zones de non droit" de la région parisienne

A zone sensible, sujet sensible, tabou et encadré par l'idéologie dominante  

Une nouvelle application permet désormais à ses utilisateurs de signaler les "zones de non droit" de la région parisienne

"No-Go Zone" est apparue sur le Google Store le mardi 27 juin. Grâce à une carte de géolocalisation, l'appli permet à ses utilisateurs de "signaler, repérer et éviter les lieux à risques se trouvant autour d'eux et partout ailleurs". 
Au moyen de quatre catégories, l'application permet de localiser les agressions, les vols, le harcèlement ou les incivilités qui sont signalés, en temps réel, par les autres utilisateurs, leur évitant ainsi de tomber sur une rixe ou l'attaque d'une voiture de police. 
Pour le moment, les "signalements" de "No-Go Zone" ne s'affichent que dans la région parisienne et satisfait un réel besoin, puisqu'elle a été téléchargée plus de 500 fois. Elle est disponible gratuitement, mais possède une version premium à 0,99 centimes. Seule cette version est disponible sur l'App Store. 
N'importe qui peut l'utiliser pour signaler ces actes d'incivilité ou ces délits rendant la vie impossible dans certains quartiers. Il suffit désormais de cliquer sur un petit bouton "Signaler", situé en bas de la carte de géolocalisation. Une petite fenêtre pop-up s'ouvre alors et indique que faire un faux signalement "est susceptible d'engager notre responsabilité pénale". Une fois cette fenêtre fermée, le signalement est enregistré et directement disponible aux autres utilisateurs. 
Il n'y a donc, en apparence, aucun filtre permettant de contrôler les dires des utilisateurs. Qu'est-ce qui fait donc qu'autre application communautaire (de circulation et de navigation), Waze est validée, mais que "No-Go Zone" est critiquée, puisque les deux s'appuient sur une cartographie élaborée par ses propres utilisateurs, dans la philosophie des outils collaboratifs du web 2.0, où "n'importe qui" peut effectuer des signalements ?

L'idée est suspectée et l'appli vouée au boycottage  

Principal grief: les critères de référencement de ces zones ne sont pas mieux connus que ses auteurs. Ceux de Google sont connus, mais sont-ils pourtant exempts de malice et de manipulation des usagers ? En mars 2009, l'Américain Mashable, l'un de ces sites en alerte, fit l'acquisition de Blippr, un service - avec pub commerciale - de micro-critique permettant aux utilisateurs d'évaluer des jeux, des livres, des films ou encore des applications en ligne, et cela, en moins de 160 caractères (ou moins)... L'utilisateur anonyme peut également leur attribuer une note. On pourrait encore citer les comparateurs d'hôtels et autres produits.
 
Certains s'intéressent avant tout aux propriétaires de "No-Go Zone"
Bien que seulement "supposée", l'absence de contrôle sur les signalements leur sert à justifier leur scepticisme. L'appréciation de ces cafards est subordonnée à l'identification des créateurs et à leur estampille politiquement correcte. 
Selon le Google Store, l'application a été développée par Laty Corporation, située à Nantes, selon Mashable. Or, leurs investigations ne leur ont pas permis de trouver une quelconque Laty Corporation à Nantes ou sur le territoire français. Google Play la localise  à Bordeaux.
De la même manière, sur l'App Store, l'application appartiendrait à un certain "mous diop" – ou est-ce le nom d'une entreprise ? – , parfaitement introuvable. 

Suspicion contre utilité 

Deuxième grief : l'outil ne détaille ni sa manière de fonctionner, de modérer les contenus proposés sur son interface, ni l'identité des créateurs et il semblerait que les détracteurs juge secondaire le fait qu'elle soit fiable ou non, bien qu'il s'agisse d'un utilitaire. Une volonté de chercher des noises qui détourne de l'essentiel, sans troubler L'Express ou public.fr, notamment..  

Il n'en fallait pas plus pour que les sites de gauche se mobilisent. Leur tentative d'étouffement de l'appli à sa sortie s'applique (!) à reprocher à l'extrême droite d'en assurer la promotion. Fdesouche et Breizh Info ont été les premiers sites français à signaler son existence, dénonce Mashable, considérant que l'occultation des autres est louable. Les media anglophones comme Breibart (Breitbart, si on cherche à savoir de quoi on parle) ou le Daily Mail se refusent à la désinformation dont se flattent ses collègues français. 

Rappelons que le terme de "no-go zones" a été popularisé par la chaîne conservatrice américaine Fox News, qui avait qualifié ainsi, en janvier 2015, certains endroits de la capitale française qu'elle pointait comme des "zones de non droit" (en fait, des "zones interdites" "où les non-musulmans ne peuvent pas se rendre sans se mettre en danger", racontait L'Obs, sous la plume irresponsable d'une finaude Audrey K. au brushing impeccable), dans le contexte des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 et dans le but salutaire de mise en garde des visiteurs américains. 
Photo published for Sur Fox News, un expert évoque des zones interdites aux non-musulmans en plein ParisLa journaliste de L'Obs s'esclaffait en 2015 : "Ces zones, d'après la carte présentée à l'écran, se situeraient dans le XVIIIe arrondissement de Paris, dans le quartier de Ménilmontant, à Saint-Denis et à la Goutte-d'Or (toujours dans le 18e), et seraient habitées par des islamistes qui recruteraient dans la rue." Est-ce tellement faux qu'il lui faille se gausser dans l'intérêt de ses concitoyens-nes ?
Mais l'étiquette "conservateur" est rédhibitoire, parmi les partisans. Mieux, la terminologie avec 'No-' évoque aussi bien l'extrême gauche révolutionnaire, tels le 'réseau No pasaran', 'No-vox' ou les 'No border', tous plus radicaux (voire violents) les uns que les autres. 
Le quartier de la Chapelle n'est-il pas situé dans le 18ᵉ arrondissement?
Fox News connaît-elle mieux ces quartiers de Paris
que les bobos parisiens de L'Obs
ou bien nous dissimulent-ils la vérité ?
La mairie de Paris n'a pas manqué de porter plainte : son idéologie de la 'prévention' a des limites qui desservent la sécurité de la population.

mardi 13 juin 2017

Harcèlement de rue : Marlène Schiappa a encore dérapé

La benjamine du gouvernement est-elle bien dans sa tête ?

La jeunesse des recrues de Macron commence à inquiéter

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La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes a voulu démontrer qu'il est faux que les femmes ne peuvent plus circuler librement. 
C'est au moyen de trois photos publiées, puis supprimées à la hâte de son compte Twitter, mais repérées par Europe 1, que l'intrépide Marlène Schiappa a voulu faire la preuve qu'il est tout à fait possible pour une femme de se promener sans danger dans dans le quartier Chapelle-Pajol, au nord-est de Paris, une partie du 18e arrondissement qui s'est beaucoup distingué depuis plusieurs mois. 

De nombreux témoignages d'habitantes ont en effet décrit un quotidien à risque, dans les rues contrôlées par des migrants n'hésitant pas à harceler les femmes et non pas seulement par une population de vendeurs à la sauvette ou de dealers.

Résultat de recherche d'images pour "quartier Chapelle-Pajol"Une pétition de femmes du quartier de la Chapelle-Pajol a même été lancée pour dénoncer leur mise à l'écart de certaines rues du fait de la présence de groupes d'hommes souvent irrespectueux et entreprenants. La mairie et la préfecture se disent "déterminées à agir", des associations dénoncent quant à elles "une manipulation".


La secrétaire d'Etat s'est fait des frayeurs pour défendre une cause indéfendable.


Gouverner, c'est tweeter ?
Secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, 34 ans, a donc souhaité mettre en scène son équipée en terres hostiles, suivie par un photographe (et escortée de gardes du corps à courte distance) payant de sa personne avec une initiative inconsciente, qu'elle a, semble-t-il, regrettée. 
D'autant que c'est la circonscription dont l'ex-ministre du Travail de Manuel Valls, Myriam El Khomri, brigue actuellement le siège à l'Assemblée nationale... 


Alors l'entourage de la partisane des migrants contre les femmes

Résultat de recherche d'images pour "quartier Chapelle-Pajol"
a expliqué que le message contenant les photos d'elle se promenant seule et de nuit dans ce quartier, supprimé peu de temps après sa publication, était le résultat d'un "bug communicationnel" [sic] en prélude à la réception par Marlène Schiappa, mardi 13 juin, de deux associations de lutte contre le harcèlement de rue. Dans ce tweet, elle rappelait que "Les lois de la République protègent les femmes, elles s'appliquent à toute heure en en tout lieu".


L'activité nocturne de cette secrétaire d'Etat tend à démontrer que le gouvernement n'a pas lieu d'intervenir pour rétablir la sérénité dans le quartier et que les femmes doivent rester aux fourneaux.

Une candidate socialiste -féministe, de surcroît- à la législative 2017 s'était également faite remarquer sur plusieurs sujets.
Liens PaSiDupes : 

L'irresponsable s'était déjà signalée. 
La presse a ainsi rappelé qu'elle expliquait comment frauder la sécurité sociale dans l'un de ses bouquins.





lundi 31 octobre 2016

Assassinats ciblés: ses opérations 'Homo' disqualifient Hollande, selon la classe politique

Fillon: Hollande "disqualifié" par ses révélations sur les opérations "Homo" 

François Hollande est "disqualifié" par le livre de ses confidences
  
François Fillon se dit étonné que ces révélations ne constituent pas "un énorme scandale"
L'ex-Premier ministre pointe notamment les opérations sécrètes dites "Homo", dimanche. "Je pense que François Hollande est disqualifié en particulier par le livre qui vient de sortir de ses entretiens avec les journalistes", "en particulier sur un point fondamental qui est la manière dont il parle des opérations secrètes à des journalistes du Monde - qui ont par ailleurs une réputation sulfureuse - et dont il se vante au fond d'avoir conduit des opérations d'assassinats ciblées de terroristes", a-t-il déploré. 

Le président de la République a reconnu avoir autorisé "quatre" opérations "Homo"

Le président sortant a réagi au scandale pour la première fois depuis la sortie du livre destiné à glorifier son bilan !
Dans ses confidences aux vicieux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Hollande avait confirmé à demi-mot ces opérations. "Chaque fois qu'il y a eu des attaques contre nos soldats, chaque fois qu'il y a eu des otages qui ont été pris, enlevés et retenus, à chaque fois il y a eu des réponses appropriées", a admis le chef de l'Etat. "C'est ce que j'ai toujours annoncé publiquement", avait-il fait valoir. 

Autre candidat à la primaire interrogé sur le problème cette semaine, Alain Juppé avait estimé que François Hollande n'aurait pas dû faire ces révélations, déplorant "une espèce d’obsession de la transparence". "Gouverner, c'est parfois gouverner dans le secret", avait-t-il soutenu. 

Le député LR et ancien ministre Pierre Lellouche avait lui aussi critiqué mercredi des "révélations intolérables, et même dangereuses", et il avait posé la question d'une éventuelle destitution, à l'occasion d'un débat parlementaire sur les opérations extérieures.

Les responsables socialistes et leurs journalistes de gauche, tous dissimulateurs

"Quand on pense qu'il y a un scandale aux Etats-Unis parce que Madame Clinton utilisait son téléphone personnel pour envoyer des mails, et que chez nous cela ne fait même pas débat !", s'est-il indigné. "Cela veut dire quand même qu'il y a un problème de fonctionnement de notre système politico-médiatique", a-t-il déploré. "Il y a un problème moral. Ce devrait être un énorme scandale, qui disqualifie le président de la République", a-t-il dénoncé. 

Sur France Inter/France Info/Le Monde, un autre candidat à la primaire, Bruno Le Maire s'est lui aussi  estimé que François Hollande "menace la sécurité des Français". "Parce que quand on commence à mettre sur la table publique des informations aussi confidentielles que celles-là, on menace la sécurité des Français", a-t-il souligné, jugeant cela "inquiétant". 

Hollande nie, mais n'est plus audible, jusqu'au sein du gouvernement 

Déjà minée par les sondages et bloquée au plus bas dans l'opinion, la santé politique de François Hollande ne semblait pas pouvoir s'aggraver davantage. Mais c'était sans compter avec la fascination que le "bras cassé" a de sa propre puissance, comme l'atteste la parution de son livre-confessions 'Un président ne devrait pas dire ça…' .

Le président 4% y révèle donc avoir ordonné ces exécutions ciblées. Une pratique et un aveu qui provoquent une onde de choc jusqu'au gouvernement.
Dépeint à droite comme à gauche comme un "suicide politique", l'ouvrage de Fabrice Lhomme et Gérard Davet regorge d'informations compromettantes, si ce n'est classées secrètes. Dont la révélation d'au moins quatre homicides ciblés de terroristes, ordonnés par l'Élysée et exécutés par les services de la DGSE. Une pratique illégale, selon les accords internationaux ratifiés par la France.

Interrogé sur les "opérations Homo" [homicides, dans le vocabulaire militaire] le 9 octobre 2015, François Hollande se flatte devant les deux journalistes de confiance, puisqu'ils sont salariés par Le Monde, le journal officieux du PS: "J'en ai décidé quatre au moins, mais d'autres présidents en ont décidé davantage," insinue le vicelard. 

Un mois plus tard, sensibilisé au fait d'avoir livré des informations sensibles, Hollande tente de relativiser ses assassinats ciblés. "C'est totalement fantasmé", rétro-pédale-t-il. "On ne donne pas de permis de tuer", nie le fanfaron pris à son propre piège. "On a une liste de noms de tous les gens qu'on a éliminés, ça, je l'ai dit, mais on ne fixe pas une liste de noms en disant: "voilà, il faut les éliminer". Si on les trouve, on les trouve", raconte encore le chef de l'État et des armées.

"C'est proprement insupportable"
Interrogé sur France 2 ce mercredi matin, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé peine à contenir son indignation (ci-dessus). "Je demande d'abord que le président de la République assume sa fonction - je crois qu'il est trop tard - de manière digne", assène le favori des sondeurs à la primaire de la droite. "Quand on est chef de l'État, on ne tient pas des propos de ce type. Et il faut bien se mettre dans la tête que la transparence absolue, ça devient un danger pour la démocratie et pour la sécurité de nos démocraties", poursuit le maire de Bordeaux. 
"C'est une manière d'exposer sur la place publique ce qu'il y a de plus lourd dans la fonction présidentielle. Ça ne peut se faire qu'en conscience profonde et sûrement être étalé devant les media, à pour sa part brocardé, sur RTL, François Bayrou, soutien des candidats socialistes en 2007 et 2012.

Soutien de François Fillon, Gérard Longuet dénonce un livre "consternant de la part d'un président en activité", qui contrevient à son devoir de "discrétion totale". "Quand on porte la responsabilité de la République, il faut avoir la décence de taire ses états d'âmes", ajoute le sénateur de la Meuse. "Se confier à des journalistes par une sorte de narcissisme émerveillé de soi-même, c'est proprement insupportable parce que cela se fait au détriment de l'autorité de la République".

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, consterné
A gauche, Jean-Luc Mélenchon a été l'un des premiers responsables à pointer l'incroyable aveu du chef de l'État. Invité sur BFM-TV mardi, le candidat de "la France insoumise" a menacé le président: "Je mets en garde François Hollande. Il ferait bien d'y réfléchir. La France a signé (pour) le tribunal pénal international et le Mali aussi. Il y a un problème, il y en aura un bien vite. La vérité, c'est que c'est un assassinat décidé en haut lieu. En principe, ce genre de comportements relève du tribunal pénal international".

Mais le désaveu suprême provient d'un proche fidèle du président, Jean-Marc Ayrault, qui fut son ancien premier ministre. Interrogé mardi par la presse diplomatique sur ces révélations, le ministre des Affaires étrangères s'est fendu d'une réponse sans appel: "Un président ne devrait pas dire ça... la réponse est dans le titre, c'est la seule chose intéressante du livre". 
L'ancien premier ministre de 2012 à 2014 en a profité pour se défendre, en faisant mentir les commentaires de François Hollande à son sujet dans l'ouvrage. Le chef de l'État y décrit un locataire du Quai d'Orsay qui "fait le métier sans enthousiasme excessif", et "tellement loyal qu'il est inaudible". Une loyauté dont le chef de l'État vient d'éprouver les limites.

>Le budget de la DGSE, opératrice des exécutions, est constitué d'une part du budget de la Défense, dont Jean-Yves Le Drian est en charge, et de crédits provenant des fonds spéciaux des services du Premier ministre, successivement Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls...
Bien que la DGSE soit placée sous son autorité, Le Drian est en vacances: c'est Hallowe'en ! Et injoignable...

vendredi 14 octobre 2016

Primaire de la droite : bromure pour tous !

La prudence et la réserve font le bonheur de la gauche et de l'Etat islamique

Le premier débat de la primaire à droite ? BCBG

Le leurre de la gauche et des sondeurs a donné le ton: la prudence

Les sept candidats à la primaire de la droite exposaient hier leurs propositions dans un débat télévisé corseté où aucune sortie de route n'était guère possible. Sur plusieurs grands thèmes, le spectateur a pu juger du comportement des prétendants et d’une partie de leur programme, sans ennui.

La première impression  dominante est que la droite la plus bête du monde est plus maligne qu'il y paraît. Les échanges sont restés relativement corrects. Il semble qu’étant donnée la situation du pays, intelligemment mise en valeur en début d’émission, chacun des intervenants ait compris qu’il fallait gommer les querelles personnelles et souligner les différences. Chacun des candidats s’est d'ailleurs engagé à respecter le résultat de la primaire et à soutenir le vainqueur. On peut y croire, tout en s'attendant à un service minimum des perdants: Juppé et Fillon, aigris de nature, ne feraient pas de zèle, et les blessés, tel Copé, pourraient lâcher quelques flèches pour tracer leur route future, mais le débat est enregistré et les engagements resteront opposables.

En choisissant une primaire ouverte, la droite privilégie donc :
- son image, face à une gauche qui n’aurait pas manqué de lui reprocher un défaut de démocratie avec une primaire fermée,

- l'avenir, en préservant indirectement le vote centriste, rassembleur en vue du premier tour où, a priori, il suffira d’être deuxième pour l’emporter,

- l’exposition médiatique entretenue par la possibilité pour tout le monde ou presque de participer à la désignation du candidat qui s'imposera à toutes et tous: la mobilisation du plus grand nombre assure une large implication populaire et le respect des media acquis à la gauche.

Les favoris, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, se sont montrés très prudents
 
Entre un ancien premier ministre attentif, mais frileux et un ancien président qui maîtrise jusqu'à sa diction et ne laisse rien passer de la caricature de ses propositions, il n’y a pas eu de grande prise de risque: rien qu'une grande fermeté sur les convictions. Les poursuivants sont, quant à eux, suffisamment loin derrière, qu'il leur a suffi de poser des jalons, quitte à risquer de perdre une place au second tour.

Les poursuivants doivent fournir l’effort derrière Juppé, le leurre de la presse 
Mais, eux aussi, ils se sont gardés de toute attaque à risque, si bien que leur ancien a pu paraître dominer le lot. 
Ainsi, Bruno Le Maire s’est présenté sans cravate, pour se donner une image plus jeune et détendue, mais son comportement sans compromission, notamment avec les journalistes, a pu agacer la profession. 
François Fillon s’est montré pugnace mais sans agressivité, tranquille et sûr de lui, quant il n'était pas en cause, avec la bonne connaissance des dossiers d'un gestionnaire resté dans le mouvement. Sentencieux, aussi.  
Bien que souriante, Nathalie Kosciusko-Morizet a souffert d’une image hautaine, peut-être trop policée et trop peu naturelle pour réellement convaincre, mais c'est surtout son discours binaire opposant les hommes du passé aux jeunes pleins d'avenir qui a souligné ses limites. 
On a retrouvé le Jean-François Copé des batailles à la tête de l’UMP, celui qui est pugnace et sans peur. 
Enfin, l'inconnu du lot, Jean-Frédéric Poisson avait tout à gagner et il a montré une réelle proximité d'homme de terrain avec le peuple et ne s'est pas laissé impressionner par les "éléphants".

Économie et sécurité : de la demande de libéralisme à la tentation de l'austérité

Au plan économique, l’idée que tout ou partie des solutions libérales est parmi les meilleures fait clairement son chemin. 
Si Alain Juppé a raté sa réponse à la spectatrice qui l’interrogeait sur la différence avec 1995, il présente certaines mesures plutôt libérales comme la baisse de l’impôt sur les sociétés, tout en renforçant les fonctions régaliennes de l’État.
Nicolas Sarkozy propose une baisse de l’impôt sur le revenu de tous, ainsi que de ramener la dépense publique à 50% du PIB. 
La maîtrise de la dépense publique et la gestion des retraites tient aussi une place importante pour François Fillon. 
Dans ce domaine, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet qui est la grande innovante avec une proposition de flat-tax, pas de nouveaux fonctionnaires en dehors du régalien, la retraite par points et l’incitation au travail indépendant.
Bruno Le Maire propose aussi une baisse du nombre de fonctionnaires et une maîtrise de la dépense publique, mais marque sa volonté d’emprise forte de l’État sur l’économie. 
Les autres candidats se sont révélés plutôt étatistes (J.F. Poisson) ou plutôt dans un registre pragmatique, proche des aspirations du Medef (J.F. Copé).

Sur le terrain sécuritaire, on note une abondance de propositions contraignantes. 
Alain Juppé s’est prononcé pour le renseignement, la prison et l’État de droit, dans l’optique la plus traditionnelle qui soit vis-à-vis de ces questions. 
Face à lui, expulsion de fichés S, retraits de nationalité, interdiction du salafisme et autres mesures de grande fermeté se sont affrontées. Les candidats de la gauche devront jongler avec leur idéologie pour manifester toute la fermeté qu'impose l'époque.

Les élections approchent : les germes du libéralisme renaissent

Aucun des candidats ne s'affiche strictement libéral. Mais lorsque la droite a la possibilité de gagner, elle répond à l'attente de libéralisme économique du monde de l'entreprise et de production de richesse et de pouvoir d'achat pour tous.

Une fois au pouvoir, il y a toujours le risque de l'apparaître moins que prévu. Mais, cette fois-ci, la gauche a échoué dans la générosité à-tout-va, si bien que ses gaspillages sont vécus comme de lourdes pertes pénalisant gravement et durablement l'ensemble. 
Quel que soit le vainqueur, il devra réussir le tour de force de satisfaire cette demande libérale, même partiellement, tout en redressant l'économie et en rétablissant la sécurité du pays, en sorte que puissent être mesurés tous les effets positifs du libéralisme.