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dimanche 16 février 2020

Grève dans les transports, lundi 17 février

Le trafic attendu à la RATP est pronostiqué "peu perturbé" par l'AFP

L'agence de presse française cite la direction de la RATP

“L’Unsa-RATP appelle l’ensemble des salarié(e)s métro et RER à se mobiliser très massivement pour un lundi noir dans les transports” (6 février 20202).
Entreprise publique, la régie fait savoir que les transports parisiens seront peu perturbés lundi, malgré l'appel à une "journée morte" par des syndicats pour protester contre la réforme Macron des retraites, le 17 février.
France Soir ne suit pas la même stratégie de démobilisation:

Selon les prévisions de l'entreprise d'Etat publiées samedi, le trafic ne sera normal que sur les tronçons les plus fréquentés du RER A et B qu'elle gère, mais le reste, qui fait partie du réseau SNCF - à l'est de la ligne A, depuis Nanterre-Préfecture, et au nord de la ligne B, à partir de Gare du Nord - sera impacté, ainsi que sur les réseaux de bus et de tram.
Le magazine du groupe Pinault est sur la ligne officielle de l'AFP

Des perturbations sont à prévoir sur les lignes de métro 2, 5 et 12, précise la RATP.

Quatre syndicats ont appelé à la grève dans les transports: quatre à la RATP et un à la RATP et à la SNCF 

Retraites: cinq syndicats appellent à un 17 février L'intersyndicale (UNSA - premier syndicat à la RATP -, FO, SUD et Solidaires, ainsi que des organisations de jeunes) espère une "journée morte" sur tous les réseaux de la régie (métro, RER, bus et tramway) le jour du début de l'examen du projet de loi de réforme des retraites en séance par les députés, pour obtenir "le retrait" de la réforme.

"Une journée morte dans les transports avec l'unité d'appel SNCF-RATP a du sens pour rappeler à ce gouvernement que c'est toujours 'Non!' " au projet de système de retraite par points", souligne dans un communiqué le syndicat de cheminots, qui "s'engagera également dans la journée d'appel interprofessionnel du 20 février", expliquait le secrétaire général de FO-Cheminots, Philippe Herbeck.

Le mouvement a été lancé par le pôle traction de l'Unsa-RATP jeudi 6 février, rejoint le lendemain par les syndicats SUD, FO et Solidaires, tandis que la CGT-RATP, deuxième organisation syndicale à la régie. a estimé que le 17 février "date symbolique dans l'agenda parlementaire, n'est pas propice à l'élargissement des luttes et des grèves dans les autres secteurs du pays".
La CGT préfère donc faire grève le 20 février, date de la prochaine journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations fixée par l'intersyndicale au niveau national (CGT, FO, Solidaires et des organisations de jeunes).

Perturbations à la SNCF aussi ce lundi 17 février 2020 

Un seul syndicat de la SNCF, FO-Cheminots, a rejoint le mouvement du "lundi noir" initié par la RATP, lançant "un appel national à la grève". Des perturbations pourraient toucher les grandes comme les petites lignes de France (TGV, Ouigo, TER, Intercités, trains internationaux, RER, Transilien...). Les prévisions de trafic n'ont pas encore été communiquées par la SNCF.

A la différence de l'UNSA, la CFDT  - qui avait refusé la trêve des confiseurs - fait bande à part et confirme son réformisme et manifeste son soutien au projet de réforme gouvernementale.

lundi 21 octobre 2019

SNCF : reprise partielle du trafic ce lundi 21 octobre, sur fond de remise en cause du "droit de retrait"

Vers une amélioration du trafic ce lundi 21 octobre

Le conflit entre syndicats et direction n'est pas réglé pour autant



Le gros week-end des départs en vacances de la Toussaint passé, la SNCF mise sur une nette amélioration du trafic ferroviaire ce lundi 21 octobre, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les “problèmes de sécurité” soit résolu.
Les syndicats jugent "légitime" le droit de retrait qu'ils ont exercé après la collision d'un TER avec un convoi exceptionnel bloqué à un passage à niveau dans les Ardennes, mais une grève "sans préavis" selon la compagnie, voire "surprise" d'après son patron, et même "sauvage" pour le chef du gouvernement, Edouard Philippe... Alors que le trafic des trains a été très perturbé au premier week-end des vacances scolaires, les 19 et 20 octobre, les conducteurs et contrôleurs sont attaqués par leur direction et par leurs tutelles conjointes sur la légitimité de leur action. 
"Dès lors qu'un conducteur gréviste a été qualifié en absence irrégulière, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l'ordre de 70 à 100 euros par jour", a lancé, dans un entretien au Parisien, Guillaume Pepy, patron de la SNCF pendant encore dix jours.

Dans l’ensemble et selon la SNCF, ce lundi matin, 
les trains Ouigo circulent “normalement”, de même que les TGV.
Les TER (trois trains sur quatre) et les Intercités (deux trains sur trois) continuent à être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".
🔵 Trafic du lundi 21 octobre
➡️TGV : normal
➡️OUIGO : normal
➡️Transilien : normal
➡️Intercités: 2/3 trains, selon les régions
➡️TER : 2/3 trains, selon les régions

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Des disparités existent d’une région à l’autre, avec des "problèmes résiduels" sur des TGV province-province relevés dans l’Ouest et très peu de TER circulant en Champagne-Ardenne, où l’accident à l’origine de l’arrêt de travail a eu lieu mercredi.
Gare Saint-Lazare à Paris, l’affluence ressemblait à celle d’un lundi matin ordinaire, avec seulement un TER supprimé vers Giverny, et un Intercités vers Le Havre.
A Marseille, gare Saint-Charles, la plupart des TER étaient affichés à l’heure, même si un panneau prévient que "le trafic sera perturbé jusqu’à la mi-journée".

La direction de la SNCF joue les usagers contre les cheminots
Résultat de recherche d'images pour "danger SNCF"
Les billets seront remboursés "à 100%", a annoncé le président de la SNCF, Guillaume Pepy, dimanche soir, précisant que cela concerne aussi ceux normalement non remboursables... 
Il a annoncé la mise en place rapide d’un fonds d’indemnisation d’un million d’euros pour les voyageurs qui ont subi "des dommages exceptionnels", notamment ceux qui ont dû acheter d’autres billets de transport à des tarifs plus élevés ou se loger à l’hôtel.

Polémique gouvernementale sur le "droit de retrait" qualifié de "grève-surprise qui ne respecte pas la loi"

A l’origine du mouvement  de colère cheminote, l'accident du TER reliant Charleville-Mézières à Reims qui a fait 11 blessés dont plusieurs hospitalisés, soulève la
question de la sécurité des passagers et des personnels lorsque le conducteur est seul agent SNCF  à bord du train, face à l'obligation de porter secours aux passagers alors qu’il était lui-même blessé, et qu'il doit dans le même temps sécuriser la voie contre le risque de collision avec un autre train, donc abandonner le train et ses passagers.

Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l’engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).
Lors d’une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, la direction a fait trois propositions qui n’ont pas satisfait les organisations syndicales: modification de "certains équipements" spécifiques de l’AGC (autorail grande capacité); mise en place de... groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé samedi Guillaume Pepy.

Dans le même temps, le patron de l'entreprise publique a également dénoncé une "grève-surprise qui ne respecte pas la loi", puisqu’à la SNCF le préavis est obligatoire. 
Pour les syndicats au contraire, il s’agit bien d’un droit de retrait, une procédure exercée par un salarié lorsqu’il considère que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

Sur les voies à la place de Macron, Edouard Philippe,
le premier ministre a dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires." Le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lui a fait écho, estimant que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles et saisir la justice.
Guillaume Pepy précise dans un entretien avec Le Parisien ce lundi que, "dès lors qu’un conducteur gréviste a été qualifié en ‘absence irrégulière’, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l’ordre de 70 à 100 euros par jour".
Alors que la direction prévoit une réunion "avec les partenaires sociaux dès jeudi", selon Guillaume Pepy, l’Unsa (2e syndicat SNCF) va organiser des réunions en interne à partir de lundi "pour décider de la stratégie à adopter", a souligné Didier Mathis, son numéro un. Mais le syndicat écarte d’emblée l’idée de déposer un préavis de grève.

En revanche,
les trotskistes de SUD-Rail (3e) vont "continuer de soutenir les cheminots qui vont exercer le droit de retrait car la direction ne propose rien de concret pour la sécurité”, selon Julien Troccaz.

L
iant les revendications, la CGT (1er syndicat) appelle à participer “massivement” à la journée d’action du 5 décembre contre la réforme des retraites. Elle accuse le Premier ministre de vouloir “le pourrissement”.

dimanche 20 octobre 2019

SNCF : le droit de retrait, en faveur des usagers comme des personnels

Au delà de leur légitime colère, les passagers ne réalisent pas que leur sécurité est mise à mal par les décisions gouvernementales

La sûreté des installations, c'est la sécurité des usagers.


Le TER roulait entre Charleville et Reims lorsqu'il a percuté le convoi exceptionnel. / © Ali Benbournane / France 3La sécurité des passagers était-elle assurée au passage à niveau ?
Les agents qui font valoir leur droit de retrait s’inquiètent de la sécurité des passagers lorsque les trains circulent en "équipement agent seul" (EAS), c’est-à-dire sans autre agent à bord que le conducteur. 
Depuis trois jours, la circulation des trains en France est perturbée par un mouvement social à la SNCF, suite à un accident survenu mercredi 16 octobre dans les Ardennes, où on a d'abord dénombré onze blessés sur un passage à niveau

La direction dénonce une "grève surprise qui ne respecte pas la loi", puisqu'à la SNCF le préavis est obligatoire. Le premier ministre Edouard Philippe - à qui Macron délègue de plus en plus systématiquement le rôle du croque-mitaine -  a violemment dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires".

Pour les syndicats au contraire, il s’agit bien d’un droit de retrait,
une procédure exercée par un salarié lorsqu’il considère qu’il existe un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection. Ce qui semble bien être le cas sur ces deux points à la fois. 

A l’origine de l’arrêt du travail par les agents :
l'accident de mercredi  met en lumière l'exposition des usagers et des personnels à de gros dysfonctionnements d’organisation, déjà dénoncés par les cheminots dans le passé. La direction et le gouvernement "n’ont pas compris qu’il y a une colère des agents à propos de la sécurité. Ça n’a rien à voir avec le 5 décembre et les retraites", insiste Julien Troccaz, de SUD-Rail, syndicat révolutionnaire trotskiste.

Les agents qui font valoir leur droit de retrait ces jours-ci s’inquiètent à la fois de la sûreté du matériel et de la sécurité des passagers lorsque, comme le 16 octobre, les trains circulent en mode d’exploitation "équipement agent seul" (EAS), c’est-à-dire sans contrôleur, ni autre agent à bord, alors que chacun peut constater une montée vertigineuse du nombre des incivilités et des agressions  sur les lignes de chemin de fer et les lignes RATP de la SNCF.

Un sur-accident évité de justesse et des morts


Le soir de l’accident, le TER reliant Charleville-Mézières à Reims a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau à Saint-Pierre-sur-Vence. 
Malgré son état de choc et ses blessures, le conducteur a dû venir seul en aide aux passagers blessés, 11, dont plusieurs hospitalisés, selon la préfecture. Le sur-accident a été évité de justesse grâce au sang-froid, au sens des responsabilités et à l'abnégation du conducteur.
Blessé à la jambe, le conducteur a notamment dû marcher 1,5 km pour sécuriser les voies, abandonnant à eux-mêmes les passagers, pour déposer lui-même des agrès de protection sur les voies, le système d’alarme destiné à alerter les autres trains étant par ailleurs défaillant. "On a évité un drame parce qu’il y a un conducteur consciencieux, attaché au service public ferroviaire, qui a bossé. Mais on ne peut pas continuer comme ça", a déploré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Le syndicat FO-Cheminots interpelle le gouvernement.  
"L’accident de Reims démontre que ce danger est réel et qu’il est grave et imminent. Comment comprendre qu’un agent de conduite blessé se trouve contraint d’aller appliquer les procédures de sécurité alors même que la présence d’un agent d’accompagnement aurait évité cette prise de risque ?, interroge FO dans un communiqué.

Après cet épisode, les cheminots des Ardennes ont les premiers exercé leur droit de retrait et ont rapidement été rejoints partout en France. "Le droit de retrait, c’est un droit des travailleurs pour dire : attention il se passe quelque chose de grave", a défendu Philippe Martinez (CGT).

L’EAS, un dispositif contesté pour sa mise en danger des personnes

Sur Twitter, un cheminot détaille comment fonctionne le dispositif "équipement agent seul" (EAS), présent sur les trois quarts des TER dans toutes les régions et sur tous les trains en Île-de-France
Le conducteur a tout à faire : grâce à un système de caméras et un système de fermeture automatique des portes, le conducteur peut surveiller les montées et descentes des voyageurs, et ouvrir et refermer les portes à distance. Ce matin sur CNews, le journaliste Jean-Pierre Elkabbach et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports., s'accordaient néanmoins pour penser que la présence du chef de gare sur les quais pour assurer le départ des trains est archaïque à l'ère du digital...



Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité. 
Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l’engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).
Comme le rappelle L’Express, l’objectif de ce dispositif était au départ (en 2002) de lutter contre la fraude, et de "concentrer la présence humaine dans les trains où fraudes et incivilités sont des phénomènes importants".

La direction a mis sur la table trois propositions qui ne les satisfont pas: modification de "certains équipements" de l’AGC ; des groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé samedi le patron de la SNCF Guillaume Pepy, lequel aura quitté la direction de la SNCF dans dix jours...

Mais compte tenu des risques soulevés en termes de sécurité pour les voyageurs, la fédération CGT des cheminots fait savoir qu’elle "exige le retour de contrôleurs sur l’ensemble des circulations afin de permettre aux agents de conduite de se concentrer uniquement sur la gestion de la sécurité ferroviaire"

Les syndicats dénoncent également la mise en place prochaine de nouvelles règles de départ des trains, qui autorisera dès le 15 décembre la suppression des agents sur les quais et laissera au conducteur la mission de s’assurer lui-même que le train peut repartir en toute sécurité.

"Grève surprise", comme l'accident sur la voie...
Le ton est peu à peu monté entre l’exécutif et la direction, d’une part, et les syndicats de l’autre. Les media envenimant le débat en prenant le parti du pouvoir et des passagers en colère, plutôt que d'informer les usagers de la convergence de leur demande de sécurité (contre les agressions et les accidents matériels) avec celle des cheminots. 

Le grand escogriffe de Matignon n'a pas hésité à dresser les uns contre les autres, en dépit de leurs intérêts joints. Edouard Philippe a dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a menacé de représailles du fait de sa "demande à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données et notamment judiciaires". 
En partance, Guillaume Pepy a décoché le coup de sabot de l'âne, jugeant "pas admissible" ce mouvement qu’il a qualifié de "grève surprise".

Quant à Jean-Baptiste Djebbari, il a estimé samedi dans un autre entretien avec Le Parisien (LVMH) que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles envers les cheminots qui ont pris part à ce mouvement social.
Le secrétaire d’Etat aux Transports n'a d'ailleurs pas reculé devant l'accusation d'une action politique concertée : il  "semble organisé de façon collective par des syndicats, et notamment la CGT".

"Le niveau de violence des déclarations donne le ton de la suite, car c’est difficile de dire on se met autour de la table quand on parle de judiciaire et qu’on nous prend presque pour des criminels", s’insurge Julien Troccaz, de SUD-Rail. La direction et le gouvernement "n’ont pas compris qu’il y a une colère des agents à propos de la sécurité. Ça n’a rien à voir avec le 5 décembre et les retraites", insiste-t-il en référence à la prochaine journée d’action contre la réforme des retraites.
"Le droit de retrait aurait dû être réglé en quelques heures si le gouvernement ne s’en était pas mêlé, mais Edouard Philippe veut le pourrissement et use de provocations pour cela", a réagi la CGT cheminots qui elle, n’entend pas séparer les revendications. Elle lance un appel à participer "massivement" à la journée d’action du 5 décembre et en y joignant "les sujets d’entreprise, notamment la sécurité". "Vous évacuez la sécurité, vous aurez un conflit généralisé", avertit le syndicat.

Quant aux usagers, il faudrait qu'ils distinguent leurs désagréments ponctuels passagers des risques que les décisions de compression de personnels et de numérisation leur font courir actuellement et encore davantage à l'avenir.  

vendredi 18 octobre 2019

Pécresse prend le parti des électeurs en colère contre les cheminots en colère

La présidente de la région Ile-de-France n'est pas la modérée qu'elle dit

Les usagers de la SNCF sont "pris en otage" par les grévistes, selon Valérie Pécresse

Le TER roulait entre Charleville et Reims lorsqu'il a percuté le convoi exceptionnel. / © Ali Benbournane / France 3
Valérie Pécresse tient-elle le discours de l'apaisement en jugeant que la SNCF est une prise d'otage? Et si, à y bien regarder, c'étaient ses usagers ?  "Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots de (la) SNCF : il plonge dans la détresse [rien que ça !] des centaines de milliers de voyageurs sur les lignes RER et de trains, car personne n'a pu anticiper cette galère", écrit sur Twitter la présidente de la région Ile-de-France. Pécresse a-t-elle en effet anticipé la sécurité des installations ? 

Cette prise de parole partisane intervient alors que la "pagaille" (AFP) règne aujourd'hui dans toute la France et sur plusieurs lignes franciliennes, à la suite d'un mouvement social non prévu à la SNCF, consécutif à un accident. 

Madame Pécresse prend-elle en compte la sécurité des usagers et des personnels ?

L'AFP fait écho à la présidente de région, mais assez peu aux victimes potentielles.
L'agence de presse peine à poser le problème partagé par les cheminots et les passagers puisqu'ils ne sont pas informés que le mécontentement des personnels est suscité par l'insécurité qui expose pareillement les clients.

Des conducteurs ont en effet fait valoir leur droit de retrait, et à la sécurité.
Un train a percuté mercredi un convoi exceptionnel - à un passage à niveau - près de Charleville-Mézières, à Saint-Pierre-sur-Vence, dans les Ardennes.
Onze personnes, dont le conducteur du train et deux femmes enceintes, ont été légèrement blessées et prises en charge par les secours. Le chauffeur du camion n'était pas dans son véhicule au moment de l'accident.

Le conducteur a dû gérer seul l'"incident" (jugement de l'AFP), qui a fait onze blessés légers, faute d'autres agents à bord et notamment de contrôleurs, ce que dénonce la CGT Cheminots, qui estime que la sécurité ne peut pas être assurée dans ces conditions.

Valérie Pécresse annonce des sanctions...
Le service SNCF non assuré ce jour ne sera "pas payé par Ile-de-France Mobilités," a indiqué l'ancienne ministre du Budget et des Comptes publics (20111-2012) dans un autre tweet. Elle demande de "mettre en place dans le prochain contrat SNCF/IDF-Mobilités un remboursement automatique des voyageurs en cas de service non fait !".

IDF-Mobilités (l'autorité organisatrice de transports, ex-Stif) verse environ 3 milliards d'euros par an à la SNCF. Et V. Pécresse ne veut pas payer le prorata de cette contribution pour le service non assuré ce jeudi, précise-t-on dans l'entourage de la présidente d'Ile-de-France.

dimanche 1 avril 2018

Début d'une grève SNCF usante: lundi 2 au soir; fortes perturbations, mardi

Il ne suffisait pas à la SNCF d'acheter le silence des usagers abandonnées en rase campagne

Les cadres-cheminots ont déjà gagné une prime de plus, avant même que la base ait commencé à nous gâter la vie pendant trois mois

Nostalgie de Mai 68
La direction de la SNCF a proposé à des cadres une prime pour les inciter à conduire des trains pendant la grève qui doit débuter lundi soir, a-t-on appris dimanche auprès de sources syndicales qui dénoncent une tentative de déstabilisation du mouvement.
"Depuis la semaine dernière", la direction "propose une prime de conducteur occasionnel" à des "cadres opérationnels qui ne la touchaient pas jusqu'à présent", a clamé Erik Meyer (SUD-Rail), qui avait commencé par faire fuiter l'information par franceinfo.

Cette prime mensuelle d'un montant de "150 euros" était jusqu'alors versée à des "cadres de direction issus de la conduite" amenés à conduire un train de temps en temps, "une fois par trimestre", a développé E. Meyer. La direction "a commencé à étendre ce dispositif" aux "cadres traction", les "chefs d'équipe" des agents de la conduite, leur proposant cette prime "de manière pérenne", a-t-il précisé.

Il s'agit d'"une prime qui existait déjà" et qu'on rendrait "plus incitative", a commenté Bernard Aubin, du syndicat FiRSTémanation de la CFTC (non-représentatif), en dénonçant des "pressions exercées sur l'encadrement pour remplacer les grévistes". C'est "la politique de la carotte et du bâton" pour "réduire au maximum les impacts de la grève", a-t-il commenté.

La direction de la SNCF a confirmé l'existence de "cette prime forfaitaire de 150 euros", qui "a pris effet au 1er janvier 2018", et a dénoncé "un faux procès", les discussions à ce sujet "remontant à 2017".

Qui sont les "jaunes" ciblés par l'offre ?
Résultat de recherche d'images pour "les jaunes briseurs de greve"Désormais, la prime "va être versée aux chefs conducteurs qui ont quitté la direction de la traction (...), mais qui continuent à entretenir leurs compétences", afin de pouvoir "remplacer des conducteurs au pied levé, quelle que soit la cause du remplacement", a expliqué un porte-parole.

"Jusque là, ils le faisaient sans rémunération supplémentaire", a-t-on précisé de même source. Les briseurs de grèves seront désormais récompensés par cette prime "tous les mois, indépendamment du nombre de jours de conduite effectués" et cela "va aider à assurer la continuité du service public pendant la grève", a ajouté le porte-parole.

Face à la grève dure qui s'annonce, "on voit bien" que la direction est "aux abois", a estimé E. Meyer. 
Cédric Robert (CGT Cheminots) a accusé pour sa part la direction d'être "prête à tous les subterfuges pour casser la grève".

La grève à la SNCF contre le projet de réforme de leur statut démarre lundi soir

CGT, Unsa et CFDT appellent à un mouvement par épisode de deux jours sur cinq jusqu'au 28 juin, SUD-Rail appelle à une grève illimitée, reconductible par 24 heures.

L'opposition des syndicats de la SNCF est unitaire, face à un gouvernement déterminé à ne pas céder. Evoquant les remontées de certaines régions, E. Meyer a parlé par exemple d'"un TER sur dix en Picardie" pour mardi et, en région parisienne, d'une circulation sur le RER D "catastrophique". C'est la ligne du réseau express régional d'Ile-de-France qui dessert une grande partie de la région selon un axe nord-sud. Elle comprend trois arrêts dans Paris intra-muros : Gare du Nord, Châtelet - Les Halles et Gare de Lyon.

Lundi soir, le trafic devrait être peu perturbé, mais la grève entrera dans  le dur mardi, à l'aube, avec la promesse de très fortes perturbations.

En atteignant le "haut du spectre" de la démagogie, la SNCF verse dans le populisme.
Après le remboursement du ticket des usagers abandonnés au milieu de nulle part (sondage PaSiDupes ci-dessous : colonne de droite -> SNCF et catastrophe naturelle) et les chocolats aux voyageuses pour la Journée internationale de la femme (lien PaSiDupes), voici la prime aux "jaunes"...