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mardi 7 avril 2020

Coronavirus : appel à la grève de la CGT du commerce et des services

Le syndicat réclame" un vrai sas de sécurité" 

"Mais nous ne sommes pas entendus", déplore le syndicat.
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A Carrefour Balaruc ou à Auchan Pérols, une caisse sur deux est en service,
notait Midi Libre, le 28 mars 2020
Le moment paraît mal-à-propos à une grève en période de pandémie mortelle, mais l'extrême gauche syndicale entend sensibiliser le pouvoir sur l'exposition des personnels du commerce et des services et l'urgence de leur sécurisation. Cette décision a été prise à l'issue d'une consultation des syndicats des deux secteurs, a précisé la CGT.

La CGT du commerce et des services appelle les salariés de ces deux secteurs à la grève à partir de mercredi pour réclamer des mesures de protection qui selon elle "manquent cruellement" face à la crise du coronavirus, a indiqué cette fédération, lundi.
"On paie le prix fort de l'inaction du gouvernement et du patronat dans cette crise. Les salariés travaillent sept jours sur sept pour des besoins qui sont loin d'être tous absolument essentiels, mais pour lesquels ils risquent leurs vies", a déclaré Amar Lagha, secrétaire général du bureau fédéral de la CGT Commerce et Services. 

"Le taux d'absentéisme est énorme; il y a des morts et notre rôle n'est pas de les compter. Nous demandons un vrai sas de sécurité, mais nous ne sommes pas entendus", a-t-il ajouté.

Macron a négliger de nommer un(e) secrétaire d'Etat spécifique chargé(e) du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation...
C'est la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, Agnès Pannier-Runacher, qui cumule cette fonction avec la...reconquête industrielle. Son domaine de compétence est d'ailleurs extrêmement large puisqu'elle commence dans le public comme directrice de cabinet du directeur général de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris et membre du comité de direction, mais s'oriente évidemment vers le privé comme directrice de la division clients recherche et développement de Faurecia Interior Systems, sans jamais manifester ni appétence ni expérience du secteur commercial. Rien ne la trouble d'ailleurs : elle a grandi dans le XVIe arrondissement et y vit, mais se présentait aux municipales dans le très stratégique XVe arrondissement, sur la liste LREM dirigée par Benjamin Griveaux. 
Lorsque la diffusion des sex-tapes de harcèlement sexuel par ce proche de Macron furent diffusées, elle s'indigna non pas des images de masturbation, mais de la démission de sa tête de... liste : "cela met la campagne à un niveau de caniveau totalement indécent," commenta-t-elle, sans déplorer aucunement l'agression sexuelle d'une femme.
Sont appelés à la grève "tous les salariés de la grande distribution, mais aussi ceux de la sécurité et des services en général," précise la CGT : "tous ceux qui se sentent concernés par le manque de moyens de protection".

La CGT veut "la santé des travailleurs avant l'argent" et a déposé un préavis de grève d’un mois dans les services publics à partir du 1er avril. 

Plusieurs décès de salariés contaminés. 
"Face à nos demandes réitérées, à l'impossibilité d'exercer son droit de retrait, ça suffit. On siffle la fin de la récré", a encore dit Amar Lagha.

Cet appel à la grève est lancé à la suite de l'annonce d'un nouveau décès d'un salarié de Carrefour Bercy-2 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). La fédération déplore sur son site internet "cinq décès, plusieurs centaines de salariés contaminés, dont certains dans des situations critiques"
Selon Amar Lagha, les délégués syndicaux du magasin de Charenton-le-Pont vont demander une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE) pour déclencher une enquête à travers sa commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT).

Le délégué déplore en outre "le décès d'un employé à la sécurité travaillant à l'aéroport Charles-de-Gaulle".

La CGT a porté plainte contre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la direction de Carrefour.

 

lundi 21 octobre 2019

SNCF : reprise partielle du trafic ce lundi 21 octobre, sur fond de remise en cause du "droit de retrait"

Vers une amélioration du trafic ce lundi 21 octobre

Le conflit entre syndicats et direction n'est pas réglé pour autant



Le gros week-end des départs en vacances de la Toussaint passé, la SNCF mise sur une nette amélioration du trafic ferroviaire ce lundi 21 octobre, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les “problèmes de sécurité” soit résolu.
Les syndicats jugent "légitime" le droit de retrait qu'ils ont exercé après la collision d'un TER avec un convoi exceptionnel bloqué à un passage à niveau dans les Ardennes, mais une grève "sans préavis" selon la compagnie, voire "surprise" d'après son patron, et même "sauvage" pour le chef du gouvernement, Edouard Philippe... Alors que le trafic des trains a été très perturbé au premier week-end des vacances scolaires, les 19 et 20 octobre, les conducteurs et contrôleurs sont attaqués par leur direction et par leurs tutelles conjointes sur la légitimité de leur action. 
"Dès lors qu'un conducteur gréviste a été qualifié en absence irrégulière, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l'ordre de 70 à 100 euros par jour", a lancé, dans un entretien au Parisien, Guillaume Pepy, patron de la SNCF pendant encore dix jours.

Dans l’ensemble et selon la SNCF, ce lundi matin, 
les trains Ouigo circulent “normalement”, de même que les TGV.
Les TER (trois trains sur quatre) et les Intercités (deux trains sur trois) continuent à être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".
🔵 Trafic du lundi 21 octobre
➡️TGV : normal
➡️OUIGO : normal
➡️Transilien : normal
➡️Intercités: 2/3 trains, selon les régions
➡️TER : 2/3 trains, selon les régions

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Des disparités existent d’une région à l’autre, avec des "problèmes résiduels" sur des TGV province-province relevés dans l’Ouest et très peu de TER circulant en Champagne-Ardenne, où l’accident à l’origine de l’arrêt de travail a eu lieu mercredi.
Gare Saint-Lazare à Paris, l’affluence ressemblait à celle d’un lundi matin ordinaire, avec seulement un TER supprimé vers Giverny, et un Intercités vers Le Havre.
A Marseille, gare Saint-Charles, la plupart des TER étaient affichés à l’heure, même si un panneau prévient que "le trafic sera perturbé jusqu’à la mi-journée".

La direction de la SNCF joue les usagers contre les cheminots
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Les billets seront remboursés "à 100%", a annoncé le président de la SNCF, Guillaume Pepy, dimanche soir, précisant que cela concerne aussi ceux normalement non remboursables... 
Il a annoncé la mise en place rapide d’un fonds d’indemnisation d’un million d’euros pour les voyageurs qui ont subi "des dommages exceptionnels", notamment ceux qui ont dû acheter d’autres billets de transport à des tarifs plus élevés ou se loger à l’hôtel.

Polémique gouvernementale sur le "droit de retrait" qualifié de "grève-surprise qui ne respecte pas la loi"

A l’origine du mouvement  de colère cheminote, l'accident du TER reliant Charleville-Mézières à Reims qui a fait 11 blessés dont plusieurs hospitalisés, soulève la
question de la sécurité des passagers et des personnels lorsque le conducteur est seul agent SNCF  à bord du train, face à l'obligation de porter secours aux passagers alors qu’il était lui-même blessé, et qu'il doit dans le même temps sécuriser la voie contre le risque de collision avec un autre train, donc abandonner le train et ses passagers.

Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l’engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).
Lors d’une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, la direction a fait trois propositions qui n’ont pas satisfait les organisations syndicales: modification de "certains équipements" spécifiques de l’AGC (autorail grande capacité); mise en place de... groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé samedi Guillaume Pepy.

Dans le même temps, le patron de l'entreprise publique a également dénoncé une "grève-surprise qui ne respecte pas la loi", puisqu’à la SNCF le préavis est obligatoire. 
Pour les syndicats au contraire, il s’agit bien d’un droit de retrait, une procédure exercée par un salarié lorsqu’il considère que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

Sur les voies à la place de Macron, Edouard Philippe,
le premier ministre a dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires." Le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lui a fait écho, estimant que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles et saisir la justice.
Guillaume Pepy précise dans un entretien avec Le Parisien ce lundi que, "dès lors qu’un conducteur gréviste a été qualifié en ‘absence irrégulière’, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l’ordre de 70 à 100 euros par jour".
Alors que la direction prévoit une réunion "avec les partenaires sociaux dès jeudi", selon Guillaume Pepy, l’Unsa (2e syndicat SNCF) va organiser des réunions en interne à partir de lundi "pour décider de la stratégie à adopter", a souligné Didier Mathis, son numéro un. Mais le syndicat écarte d’emblée l’idée de déposer un préavis de grève.

En revanche,
les trotskistes de SUD-Rail (3e) vont "continuer de soutenir les cheminots qui vont exercer le droit de retrait car la direction ne propose rien de concret pour la sécurité”, selon Julien Troccaz.

L
iant les revendications, la CGT (1er syndicat) appelle à participer “massivement” à la journée d’action du 5 décembre contre la réforme des retraites. Elle accuse le Premier ministre de vouloir “le pourrissement”.

mercredi 26 juin 2019

En colère, les sapeurs-pompiers sont en grève

Ils demandent plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions et de l'insécurité

Les sapeurs-pompiers ont débuté leur grève ce mercredi 

Sept syndicats de pompiers ont déposé un préavis de grève à partir du 26 juin jusqu'au 31 août prochain.

"Le service public de secours est malade. On veut alerter les Français", a déclaré André Goretti, président de l'organisation FA/SPP-PATS, premier syndicat chez les 40.000 pompiers professionnels, affilié à la fédération autonome de la fonction publique territoriale, au nom des six autres (Fédération CGT Services Publics, Avenir-Secours, FO-SIS, SPASDIS-CFTC, CFDT Interco et UNSA-SDIS de France) ont déposé un préavis de grève à partir de demain jusqu'au 31 août prochain pour demander plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions. 

Mercredi dernier, ces sept syndicats, qui représentent plus de 85 % des sapeurs-pompiers professionnels, ont adressé un courrier  au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans lequel ils dénoncent "un déni de dialogue social" et "les politiques et projets néfastes du gouvernement".
"Considérant comme un déni de dialogue social l'absence de réponse de votre part, comme de la part de l'Association des départements de France et de l'Association des maires de France, à nos demandes formulées par courrier, et dans le cadre de nos rencontres stériles, et ce, depuis le 14 mars 2019, nos organisations syndicales représentatives ont décidé unanimement de déposer une série de préavis de grève", écrivent les syndicats dans le courrier adressé à Christophe Castaner.

Cinq revendications

Le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique
le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques
la revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risques à 28 % minimum ; 
la garantie de la pérennité de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) 
et l'institution d'un dispositif de portabilité des droits pour les agents de la catégorie active et une meilleure prise en compte des préoccupations relatives aux questions de protection de la santé et de la sécurité pour les agents des Services départementaux d'incendie et de secours (temps de travail, dispositions adaptées face aux agressions subies par les sapeurs-pompiers, cancers liés à la toxicité des fumées, etc.) ; 
le recrutement massif d'emplois statutaires afin de répondre aux besoins des Sdis, Service départemental d’incendie et de secours.

"Il faut nous donner les moyens de réaliser nos missions, a expliqué André Goretti. Il y a un profond malaise au sein de la profession : nous devons répondre à une sur-sollicitation avec de moins en moins d'effectifs et de moyens, poursuit le responsable. Nous assumons de plus en plus de missions qui ne relèvent pas de nos compétences, à cause des manquements des services de l'état."

Cette grève intervient alors qu'ont eu lieu des agressions contre les pompiers.
Les pompiers sont en outre confrontés "à de plus en plus de violences verbales et parfois physiques", dénonce le responsable syndical. 

Création d’un groupe de travail ?
Pour Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours, "le dialogue doit se poursuivre, " et les syndicats ont indiqué à Christophe Castaner que "pendant la durée du préavis, ils demeurent ouverts à toutes négociations favorables"
Le président du Conseil départemental de la Mayenne, qui avait déjà proposé aux syndicats la création d’un groupe de travail, envisage de reformuler cette proposition, demain mercredi. "Nous pourrons ainsi définir un calendrier et une méthode […] et conduire une réflexion plus large sur l’augmentation constante des missions de secours d’urgence aux personnes", a-t-il déclaré.

Pendant la grève, les pompiers restent soumis à une obligation de service minimum et assureront évidemment le secours des Français.

samedi 1 novembre 2014

Galère mardi: SNCF et RATP nous reprennent en otages

Les "djihadistes" de la CGT lancent un appel à la mobilisation nationale

La CGT a déposé des préavis de grève à la SNCF et à la RATP pour mardi
La CGT retourne son instrument de travail contre les usagers
dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale pour la défense du service public dans les transports, a-t-on appris vendredi. Les deux entreprises ne communiquent pas de prévisions de trafic dans l'immédiat: les agents peuvent se déclarer grévistes jusque 48h à l'avance.

Il s'agit d'une "mobilisation inter-catégorielle" et non d'un mouvement social propre à la SNCF, a nuancé l'entreprise ferroviaire, qui indique que les usagers n'auront pas droit à "l'éventuel impact sur le trafic" avant dimanche.

Les mots d'ordre
Dans le viseur du syndicat, également, le projet d'Emmanuel Macron de libéraliser le transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes".

Parmi les syndicats, la fédération d'extrême gauche semble être la seule à penser  "la course du patronat contre le 'coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports".

La CGT s'inquiète en outre de "l'abandon définitif de l'écotaxe", qui "va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures, déjà mis à mal depuis le désengagement de l'État (...) et conduire à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant... payantes !" 

Le lieu des réjouissances varie selon la catégorie de transport 

Des préavis de grève ont été aussi déposés dans les aéroports parisiens et dans les transports urbains en province, a précisé l'Union interfédérale des transports, qui coiffe les fédérations CGT des transports.

La CGT entend dénoncer la réforme du rail, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots, qui "fragilise encore plus l'entreprise nationale SNCF avec des effets qui ne se font pas attendre (fermetures de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppressions de contrôleurs sur les TER)".

Le préavis de grève national à la SNCF court du lundi 3 novembre à 19h00 jusqu'au mercredi 5 à 08h00, a précisé la CGT-Cheminots.

Du côté de la RATP, qui régit les transports publics à Paris et en Ile-de France (métro, bus, tramway, certains RER), un préavis de grève a été déposé du lundi à 22h30 au mercredi à 06h30.

Des perturbations à prévoir du fait des cortèges syndicaux
Les agents en grève descendront dans la rue pour défendre "l'emploi, les salaires et le service public", selon la CGT-RATP.

A Paris, entre les 14e-15e et 7e arrondissements  
Un rassemblement est prévu mardi à 14h00 autour la gare Montparnasse avant un défilé jusqu'au ministère des Transports (7e arrondissement), où une délégation sera reçue par le cabinet du secrétaire d'Etat, Alain Vidalies.


samedi 21 juin 2014

Les intermittents haussent le ton: Valls inaudible ne convainc pas

A la promesse de Valls, la CGT répond par une journée de "grève massive"

Manuel Valls, une voix qui crie dans le désert
Réponse des intermittents à Valls
La CGT-spectacle reconduit son préavis de grève à partir du 1er juillet et appelle à une journée de "grève massive" dans l'ensemble des secteurs le 4 juillet, jour de l'ouverture du festival d'Avignon. "Si le gouvernement ne nous entend pas pour sortir un plan d'apaisement équilibré et durable qui prenne en compte nos propositions, l'été ne se passera pas normalement", a prévenu vendredi le syndicat par communiqué.
Les intermittents du spectacle rejettent la nouvelle convention d'assurance-chômage,
Elle durcit en effet les conditions d'indemnisation de plusieurs catégories de chômeurs, dont les leurs. Alors que de nombreux festivals sont menacés, le Premier ministre a pomis jeudi que l'Etat - c'est-à-dire les Français imposables - prendraient à leur charge le délai de carence pour l'indemnisation des intermittents du spectacle. 

Le premier ministre a refusé de reporter l'agrément de la nouvelle convention chômage, et la CGT estime qu'il s'agit d'une "mesurette pour passer l'été". 

La CGT dénonce une collusion MEDEF-CFDT 

Dans les "cintres" de la DRAC de Lille
"Manuel Valls annonce que l'Etat va financer le régime des intermittents du spectacle, préfigurant une caisse autonome que souhaite le MEDEF et la CFDT depuis des années", accuse la CGT dans son communiqué. "Pas plus qu'une subvention à l'industrie ou au commerce, l'assurance chômage n'est pas une subvention culturelle, c'est un droit de tous les salariés." 

Plusieurs autres coordinations ont appelé à poursuivre la mobilisation. 
Une coordination nationale est notamment prévue les 2 et 3 juillet prochains à Avignon. 

Manuel Valls dessaisit Filippetti

Le Premier ministre a annoncé que trois experts seront chargés de plancher jusqu'à la fin de l'année pour formuler des propositions pour une remise à plat du système des intermittents
Intermittents sur le Pont d'Avignon,
Vaucluse, le 2 juin 2014
"La concertation avec les 'trois sages' peut être acceptable, à condition que nos propositions soient examinées, celles partagées dans la profession, popularisées comme 'plateforme du comité de suivi'. Elles sont portées depuis plus de dix ans tandis que les signataires de l'UNEDIC ont toujours refusé de les étudier", répond la CGT.
La nouvelle convention Unedic plafonne le cumul revenus d'activités-indemnités des intermittents à 175% du plafond de la Sécurité sociale, soit 5.475,75 euros bruts par mois

Une autre annexe introduit un délai de carence pour leur prise en charge par l'assurance chômage et augmente le taux global de leurs cotisations et de celles de leurs employeurs de 10,8% à 12,8%. De quoi réduire les avantages des plus précaires et le sur-nombre d'intermittents attirés par des conditions d'indemnisation exceptionnelles.

vendredi 16 mai 2014

Rentrée 2014: Benoît Hamon rétropédale face aux enseignants

Hamon décale la rentrée d'une journée pour satisfaire les enseignants

Le ministre bac+3 détricote Peillon: il repousse au 1er septembre la "pré-rentrée" des enseignants
fixée au 29 août par Peillon. 

Chez les uns le nez s'allonge,
chez lui, les oreilles s'élargissent
Les élèves rejoindront l'école le mardi 2 septembre. Une décision que la presse socialiste présente comme un "cadeau" du ministre au SNES-FSU, syndicat hégémonique d'enseignants, mais qui constitue une première reculade grave: le ministre se soumet aux professeurs et suscite l'incompréhension des parents.

Les parents des 12 millions d'élèves français ont appris la nouvelle aujourd'hui, de la bouche du ministre de l'Éducation. Leur rentrée aura lieu un jour plus tars, le mardi 2 septembre, et non le lundi 1er, comme le prévoyait le calendrier scolaire arrêté en janvier. 
"En cette période de déception et de défiance croissante vis-à-vis de l'école, ce n'est pas un bon signe envoyé aux parents", déplore Valérie Marty, la présidente de la PEEP, fédération modérée de parents, voire molle et imprévisible, qui pointe au passage les difficultés matérielles que ce changement va provoquer. "Le calendrier scolaire, c'est cauchemardesque. Il y a toujours une contrainte supérieure à une autre", poursuit-elle, évoquant au passage l'industrie du tourisme et le casse-tête du zonage.

Le SNES se félicite d'avoir fait plier le camarade ministre

Benoît Hamon inaugure sa fonction en se soumettant aux enseignants,  leur concédant une pré-rentrée le 1er septembre, plutôt que le 29 août. C'est par le biais d'un tweet du puissant SNES co-gestionnaire du ministère de l'Educationue la communauté éducative a appris le 15 mai ce décalage, permettant de préserver ce mois de vacances. 


Dans un contexte de campagne pour les élections professionnelles  en décembre, le syndicat d'extrême gauche du second degré menaçait il y a quelques jours de déposer un préavis de grève pour le 29, ralliant ainsi le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) qui appelait dès février) un mouvement de contestation.

"Le ministre a entendu les personnels, et notamment ceux du secondaire, qui ont été les moins écoutés au moment de la refondation de l'école lancée par Vincent Peillon", commente Albert-Jean, vice président du syndicat.

Mais des représentants d'enseignants désapprouve la volte-face de Hamon
"Ce décalage est loin d'être un cadeau", assure Richard Michel, secrétaire adjoint du syndicat des personnels de direction (SNPDEN). "Cela ne va pas contribuer à redorer leur image auprès du grand public. Politiquement, le fait de ne pas respecter un calendrier est un mauvais signe envoyé aux usagers du service public", estime-t-il.

VOIR et ENTENDRE Hamon rivaliser d'hypocrisie avec des Le Roux et Royal. Il faut en effet l'entendre ici invoquer une démocratie moderne -sans qu'on voie bien le rapport- et des "conditions optimales" et l'incontournable "intérêt des ...enfants" valable en toute occasion !  


L'alibi de l'informatique 

Comble de l'hypocrisie, le ministre de l'Education a invoqué un motif informatique: un logiciel prévoyant une affectation des enseignants au 1er septembre. Juridiquement, les assurances ne les auraient donc pas été "couverts" le 29 août… "On va faire comme si on y croyait !", se gausse Paul Raoult, le président de la FCPE, la fédération de parents proche et complice de la FSU.

La question se pose maintenant de savoir si la journée du 1er septembre devra et sera rattrapée. Le ministre a répondu par l'affirmative. En l'état et réglementairement, il ne peut en faire l'économie, alors qu'il est question de réduire la durée des vacances. 
Mais quand cette journée perdu pourra-t-elle être casée? Les emplois du temps des enseignants et des élèves sont déjà émaillés de rattrapages divers et variés, le mercredi après-midi ou en fin d'année scolaire. Or, on sait que l'année s'achève quand se déroule le brevet des collèges, les 26 et 27 juin 2014, et du baccalauréat, le 16 juin cette année pour le bac S, alors que le calendrier officiel annonce une sortie des classes officielle le 4 juillet au soir.

Le projet de modification des rythmes scolaires prend un nouveau coup
Ministre dilaté de joie,  
face à Y. Barthès
"A l'heure où l'on parle de meilleure organisation du temps scolaire, ces histoires de rattrapages sont absurdes", lâche la présidente de la PEEP.
La FCPE, de son côté, s'oppose à l'idée même de ce rattrapage, pour les élèves. "En revanche, si les enseignants y sont tenus, sous forme d'une journée pédagogique (qui a effectivement lieu, ou non!), ils pourront peut-être réfléchir à une meilleure organisation des rythmes ?", ironise Paul Raoult.

Les parents devront trouver une solution de garderie pour le lundi 1er septembre
Sur le terrain, au-delà des postures politiques et positions syndicales, les enseignants semblent saturés par cette course après le temps. Cet électorat réputé à gauche sera-t-il reconnaissant au ministre de lui avoir laisser son mois d'août intact ? Au final, la FCPE et la FSU devraient trouver un point d'accord...

samedi 19 octobre 2013

Les syndicats de France Télévisions appellent à la grève

"361 départs en vue " et "50 millions d'euros par rapport au niveau des effectifs de 2012"

Le service public payé en retour de son soutien à Hollande !...


Friture sur les ondes
Un préavis de grève a été déposé mercredi pour le 7 novembre en protestation contre la suppression de 361 postes. 
La direction espère trouver une solution d'ici là, un jeudi, comme à la CGT ou à la FSU (le 7, avec FO, la CGC et la ... CFDT).
Pour Eric Vial, délégué FO,
il ne s'agit pas de départs volontaires mais forcés car, selon lui, les postes qui doivent être supprimés sont déjà identifiés. Par ailleurs, "on ne parle pas du plan social qui concerne les non permanents de l'entreprise, les CDD, soit une personne sur quatre" selon lui.

La grogne est montée d'un cran chez France Télévisions. 

Le détail des destructions de postes avait été présenté la veille par la direction. "Nous appelons l'ensemble des salariés du groupe à cesser le travail le 7 novembre prochain durant 24 heures", confirme Antoine Chuzeville, le secrétaire général du SNJ, syndicat hégémonique de France Télévisions, situé très à gauche, à l'Union syndicale Solidaires, dont SUD (3,47% de représentativité). Ce qui aurait pour effet d'empêcher la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés. Reste le groupe Canal+ pour cirer les pompes du pouvoir.


La levée du préavis est conditionnée par l'acceptation de deux exigences. 
D'une part, le retrait du plan de départs volontaires portant sur 361 postes, accusé par les syndicats d'organiser "l'asphyxie des services administratifs, techniques et des rédactions". 
D'autre part, la négociation d'un projet alternatif permettant de rajeunir les effectifs. "Un plan de départ, pourquoi pas? Il y a des salariés qui veulent partir, souligne Antoine Chuzeville, diplômé de l'ESJ de Lille, qui recrute à bac +4 et repaire de gauchistes. Mais à condition de les remplacer par des jeunes, ce qui permettrait de requalifier des précaires et de faire face aux enjeux de développement». «Quelles que soient les réunions, on demandera à ce que le plan actuel soit retiré», martèle Dominique Pradalié, déléguée syndicales au SNJ. 


Parmi les anciens de l'ESJ de Lille , citons Patrick Cohen (ex-militant UNEF, sur France Inter), Benoît Duquesne (Public Sénat), Ulysse Gosset (BFMTV), Laurent Greilsamer (ancien directeur adjoint du Monde), Thomas Hugues (i-télé, puis France 5), Hélène Jouan (directrice des magazines d'information de France Inter), Jean-Paul Kauffmann (ex-AFP et L'Événement du Jeudi, enlevé enlevé à Beyrouth en 1985 avec Michel Seurat), Patricia Loison (France 3), Bruno Masure (licencié de France 2 pour son parti-pris socialiste, journaliste-chroniqueur sur France Inter et présentateur de l'émission Impertinences sur La Chaîne parlementaire), Philippe Rochot (France Inter et Antenne 2 puis France 2, ancien otage de l'OJR), Airy Routier, ex-sulfureux rédacteur en chef du Nouvel Observateur, auteur du vrai-faux SMS contenant le message "Si tu reviens, j'annule tout" attribué à Sarkozy, et époux de la journaliste Valérie Lecasble, ex-patronne de i-télé/Canal+ et présélectionnée battue pour diriger Public Sénat). 
Manquent, et pour cause, Fabrice Arfi (un instable, fils de policier de la brigade financière placé à l'AFP, Libération et au Monde, comme au Figaro et à Mediapart !), comme Fabrice Lhomme (à la dérive du Parisien, à France-Soir, L'Express, Le Monde, puis rédacteur en chef adjoint à L'Équipe magazine et au pôle 'enquêtes' du site d'information Mediapart, dédié au "Karachigate") comme Gérard Davet (enquêteur à charge sur l'affaire Bettencourt au Monde), Alain Marschall (ancien pigiste gracieux), Julian Bugier (autodidacte, fils de journaliste au Monde), Francois-Xavier Ménage (Celsa, BFMTV), Jérémy Brossard (élégant jounaliste BCBG de BFMTV), Adrien Gindre (petit cire-pompes maniéré du pouvoir à BFMTV) ou, bien sûr  Bruno Roger-Petit (IEP mais illettré prétentieux et partisan, recasé de lepost.fr à Nouvel Observateur, près de la sanisette) !
Lien PaSiDupes
-2009 : Racisme - Faut-il faire une charrette de Valls et du préfet ? Plus clément qu'Hortefeux, LePost tempère !... 
- juillet 2012 : " F. Hollande n'est pas le président de tous les Français et le fait savoir Le Nouvel Observateur discrimine les Français.

Changement permanent

Or, le projet de réduction des effectifs stipule que
les emplois concernés ne seront pas remplacés. Pas question pour la direction de retirer son plan pour le moment, même si cette dernière se dit "ouverte à des aménagements" et a invité les organisations syndicales à négocier dès ce jeudi. "Les syndicats souhaitent un projet alternatif, il y a peut-être un niveau intermédiaire à trouver", explique Patrice Papet, le directeur général délégué à l'organisation, aux ressources humaines et aux projets d'entreprise. "Ce qui est sûr, c'est qu'on ne fait pas un plan de départ simplement parce que des gens désirent partir. Il faut que ça corresponde à des économies."

Le coût global de la réorganisation portant sur la suppression de 650 postes a été chiffré à 90 millions d'euros environ. 
La moitié du chemin a déjà été fait, les 361 emplois du plan permettront d'arriver à un effectif de 9750 personnes fin 2015, contre un peu moins de 10.200 aujourd'hui. "L'économie attendue est de 50 millions d'euros par rapport au niveau des effectifs de 2012", précise Patrice Papet. Malgré la grogne, il se veut rassurant: "Je suis optimiste, j'espère qu'on trouvera une solution avant la grève." 

Dans le cas contraire,
les choses pourraient se gâter. "Ce mouvement sera visible, bruyant, et sur tous les fronts, prévient déjà Patrice Christophe à la CFDT. Si rien ne bouge, il ira crescendo. Ce peut être long." Le climat social est tendu. "Depuis cinq ans à France Télévisions, le changement, c'est tout le temps", persifle Antoine Chuzeville (ESJ, délégué SNJ). "Comment peut-on prôner la suppression de centaines de postes pour combler un déficit qu'on a soi-même organisé en supprimant la publicité sans compensation?", s'insurge la CGT,
en dépit de ses partenariats, comme avec Orange, donc Dailymotion, et des exclusivités de programmes de type monopolistique: France Télévisions diffuse les Jeux Olympiques, du football (Coupe de France), du rugby (Top 14, Coupe d'Europe), du cyclisme (Tour de France, "classiques"), de l'athlétisme, etc.

Avec MFP, France télévisions est aussi  
productrice de cinéma. C'est ainsi que la Vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche, 2012) ou L'Ecume des Jours (de Michel Gondry,2013) sont co-produits par France 2 et la redevance audiovisuelle.  Les redevables sont victimes de la double peine, par la taxe audiovisuelle et les entrées en salles.; color: #ead1dc; font-family: Verdana, sans-serif;"> 

La direction a justifié les 101 millions d'euros qu'a coûté la création de l'entreprise unique, selon Le Canard enchaîné. Le calendrier de la fusion (6 chaînes, souvent en doublons) était très serré et le coût est à mettre en perspective par rapport à la taille du groupe et ses 10.200 salariés. "À terme, les économies seront là", assure la direction.